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BelleMuezza

Les plastiques biodégradables

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La supercherie des plastiques dits biodégradables




Les sacs en plastique "biodégradables" n'ont pas les vertus environnementales qu'on leur prête. En effet, la version "écologique" du polyéthylène pourrait se révéler beaucoup plus nocive que prévu.

Les sacs de polyéthylène sont l'un des matériaux les plus couramment utilisés au monde, au point où les déchets de sacs plastiques sont l'un des symboles marquants de l'impact de l'Homme sur son environnement.

... Le plastique "biodégradable" est un plastique qui, en théorie, peut être détruit par des microorganismes (bactéries ou champignons) dans l'eau, le dioxyde de carbone (CO2) et certains biomatériaux.

Attention ! Le plastique biodégradable n'est pas forcément produit à partir de biomatériaux (comme les plantes). Plusieurs types de plastique "biodégradables" sont fabriqués à partir de pétrole, tout comme le plastique ordinaire.

Si ces sacs plastiques "dégradables" se désagrègent en petits fragments dans l'environnement, ces fragments peuvent perdurer très longtemps et aucune étude sur leur évolution à long terme n'est disponible. En effet, ces produits sont qualifiés de "biodégradables" sans qu'aucune référence ne soit faite au temps nécessaire à leur dégadation biologique complète.

... Une étude publiée mi-avril 2011 dans Environmental Science & Technology(1), nous alerte sur le fait que la "dégradabilité des polyéthylènes" est loin d'être établie.

Les pays en développement comme la Chine se mettent aussi au polyéthylène dégradable... Certains pays se tournent vers les produits réellement biodégradables à base de polyactides d'amidon, mais leur coût reste un frein. Les produits à base de papier, par ailleurs, ne sont pas souhaitables du fait de la déforestation.

Les plastiques oxo-dégradables

... Les plastiques oxo-dégradables appelée à tort oxo-biodégradables accèlerent leur décomposition lorsqu'ils sont exposés à la chaleur, la lumière ou sous l'effet de contraintes mécaniques.

Noreen Thomas a montré que la vitesse de fragmentation du plastique dépend essentiellement de la chaleur ambiante et de la durée d'exposition à la lumière – et donc des facteurs environnementaux du site où le plastique a été abandonné. Le rapport du Defra indique que les fragments oxo-dégradables abandonnés à l'air libre au Royaume Uni se délitent en petits fragments dans un laps de temps compris entre deux et cinq ans. Après quoi la biodégradation de ces petits fragments est "très lente", observe-t-elle.

... Ces plastiques ne sont pas compostables car les fragments dénaturent le compost au point de le rendre inutilisable. De plus, ces matériaux ne sont pas recyclables selon la méthode traditionnelle pour les plastiques car les additifs qui favorisent leur délitement corrompent aussi le produit recyclé.

Lire tout l'article sur Notre Planète Info

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Depuis 2010, les supermarchés ne donnent (presque) plus de sacs plastiques, réputés pour leurs dégâts sur l'environnement. Si les cabas et sacs réutilisables sont une bonne habitude pour notre planète, ils sont toutefois source de problèmes d'hygiène.

Par souci citoyen… et peut-être un peu sous la pression des circuits de distribution, vous transportez vos courses dans des sacs réutilisables. L’initiative est louable et vous permet de contribuer à la préservation de la planète. Ce choix écolo peut cependant être à l’origine de problèmes sanitaires éventuellement sérieux. Si vous ne les lavez pas régulièrement, ces contenants risquent en effet de rapidement devenir le nid de bactéries dangereuses. Santé Canada, le ministère canadien de la Santé, vient d’ailleurs d’émettre des recommandations précises pour s’en prémunir.

Certains sacs de courses sont en plastique épais. Vendus aux caisses des supermarchés, ils peuvent être remplacés gratuitement… lorsqu’ils sont hors d’usage. D’autres sont en tissu, naturel ou synthétique. Tous ont été promus au rang de compagnons indispensables pour nos visites hebdomadaires au boucher ou à la supérette du quartier. Le hic, c’est justement qu’ils servent à tout… et un peu à n’importe quoi. Ou pour transporter une semaine de la volaille et la semaine suivante du poisson par exemple.

Si vous n’y prenez garde, vos sacs retiendront « les bactéries provenant des aliments que vous aurez transportés, ou de votre environnement. Du sol, du plancher de la voiture ou… des articles déposés à l’intérieur », souligne Santé Canada.

«La contamination croisée par des bactéries susceptibles de causer des maladies d’origine alimentaire», est alors le risque principal auquel vous serez exposés. Un risque qui fait depuis quelques semaines, la Une de l’actualité.

Un geste pour la planète, quatre gestes pour la santé

Pour prévenir les intoxications alimentaires, c’est aussi à vous de faire un geste.


  • « Lavez fréquemment vos sacs en tissus », en les mettant au lave-linge. Rien de plus facile. « Surtout après avoir transporté des fruits et légumes frais, de la viande ou du poisson », insiste Santé Canada.
  • Si vos sacs sont en plastique, « utilisez de l’eau chaude savonneuse » pour les nettoyer à l’aide d’une éponge ou d’un chiffon propre. Attendez ensuite qu’ils soient parfaitement secs avant de les réutiliser.
  • En outre, évitez de placer la viande et le poisson frais ou congelé, dans les mêmes sacs – même s’ils paraissent propres – que les fruits et les légumes. Vous réduirez ainsi d’autant le risque de contamination entre ces aliments.
  • Pour que les jus des viandes et des poissons ne coulent pas dans vos sacs, « placez-les dans d’autres poches en plastique », ajoute Santé Canada. Ces dernières, plus petites, peuvent également être réutilisables. Pensez évidemment à les laver, elles aussi !

Source : Futura Sciences 23/06/2011

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Les sacs en plastique traditionnel traités pour être "biodégradables" sont-ils vraiment bons pour l'environnement ? Rien ne le prouve, selon un député socialiste qui vient de déposer une proposition de loi pour les interdire, tandis que les industriels furieux, dénoncent une manoeuvre pour les évincer du marché.

"J'espère que cette proposition de loi sera examinée avant juin", déclare à l'AFP Arnaud Leroy, député des Français établis hors de France (5e circonscription), qui l'a déposée la semaine dernière. Pour M. Leroy, le principe de précaution s'applique. "Il y a un gros débat sur la biodégradabilité de ses sacs. Je demande simplement que soit démontrée l'innocuité de la technique avant la poursuite de mise sur le marché".

 Un sac oxo-biodégradable de la société Symphony environmental DR

Les déchets en plastique polluent terres et océans, où ils s'élèveraient à six millions de tonnes par an, présentant de multiples risques pour la faune, les éco-systèmes et, éventuellement, pour la santé.

Deux nouveaux types de plastique se veulent la solution: les bio-plastiques ou hydro-biodégradables à base d'amidon de maïs ou encore de pomme de terre, et les plastiques oxo-dégradablesCe sont ces derniers qui sont visés par la proposition de loi


Ils sont fabriqués à base de polymères traditionnels mais, grâce à des additifs, comme des sels de métaux, le plastique abandonné dans la nature s'oxyde sous l'action de la lumière et/ou de la chaleur puis, assurent ses producteurs, fini par totalement se biodégrader.


 
AlternativePlastics 26/1/2010


Ces plastiques - qui se déclinent essentiellement en sacs et films agricoles - représentent environ 10% du marché aujourd'hui en France, indique à l'AFP Philippe Michon, représentant exclusif en France de la compagnie britannique Symphony environmental, un des principaux fabricants de ces additifs dans le monde.

"Leur intérêt est qu'ils ont un faible surcoût par rapport à un sac plastique traditionnel, 10% à peu près, et le but du jeu est qu'on limite l'influence du plastique abandonné sur l'environnement", explique M. Michon, qui vend ses additifs à une trentaine de fabricants français.

 

CornGourou 2/12/2008


Une affirmation que conteste le projet de loi. Le texte de ce dernier affirme que "contrairement aux matériaux biodégradables, certifiés par la norme européenne EN 13432 et qui ne laissent à la fin du processus de biodégradation que du CO2, de l’eau et de la matière organique ; les plastiques oxo-fragmentables se désagrègent en fines particules de plastique, le plus souvent du polyéthylène fossile, sans jamais atteindre la déstructuration moléculaire finale qui caractérise la biodégradation".

Ils "n'ont pas fait la preuve de leur absence d'innocuité" et "le principe de précaution doit être appliqué dès lors que les risques sur la santé et l'environnement ne peuvent plus être écartés".

Une étude en 2010 du ministère britannique de l'Environnement concluait que "le sort du plastique oxo-dégradable après s'être fragmenté en fine poudre n'est pas clair. Il est recommandé de mener des études pour déterminer s'il y a dégradation complète et à quelle échéance". "Si des particules fines persistent après une longue période, il faudra établir leurs effets sur l'environnement", poursuivait l'étude, qui recommandait également de ne pas recycler ces "oxo" au risque de fragiliser les plastiques traditionnels.

Furieuse, l'Association des plastiques oxo-biodégradables a rejeté ces accusations, mettant en avant d'autres études - dont une de 2011 assurant que 91% du plastique finit biodégradé dans le sol après 24 mois - et dénonce une manoeuvre politique et industrielle.

Cette proposition de loi "relève du lobbying à peine déguisé pour évincer les plastiques oxo-biodégradables du marché français et laisser la place aux bio-plastiques qui ne sont pas aussi compétitifs et ont une utilité limitée", dénoncent les industriels, qui assurent par ailleurs qu'une telle loi contreviendrait au droit européen.

La filière bioplastique, dont les deux plus gros fabricants en France sont Barbier et Sphere, revendique un peu plus de 4.000 emplois sur le sol français. Pour M. Michon, "depuis plusieurs années, il y a une forte volonté d'essayer de développer les filières de fabrication de films à base végétale, en imposant des taxes sur les sacs plastiques traditionnels". "La demande d'interdiction doit être fondée sur des éléments scientifiques qui tiennent la route or je n'en vois pas", ajoute-t-il.

En juillet 2007 Sciences et Avenir avait publié un dossier et évalué le banc d'essai consacré à ces sacs plastiques : quel est l'intérêt écologiques de ces sacs en plastique bio ? Sont-ils une alternative scientifiquement crédible ou un effet de marketing ? (Cliquez sur le lien source en bas à gauche pour y jeter un petit coup d'oeil !)

Sciences et avenir 14/1/2014

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