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Papouasie Nouvelle Guinée : les premiers réfugiés "environnementaux"

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Depuis quelques années déjà, le changement climatique est une évidence et s'il passe encore inaperçu pour beaucoup d'entre-nous, les habitants des îles de Carteret, en Papouasie Nouvelle Guinée le subisse de plein fouet. Ils sont en effet les premiers réfugiés officiels du réchauffement de la planète.

Ils ont vu leurs terres sans cesse submergées par les eaux, détruisant leurs maisons et leurs cultures. Les îles qu'ils appellent leur maison, devraient être complètement sous les eaux d'ici 2015.


Image Global Green House Warming


Cette situation a émergé il ya quelques années, quand il a été suggéré que ces insulaires pourraient devenir des réfugiés du changement climatique. Mais maintenant cela se passe réellement... mais sans, semble-til, attirer beaucoup d'attention de la part des autres habitants de la planète. Et si le scénario n'est pas aussi apocalyptique que certains pourraient l'imaginer, la vie des habitants de l'île est devenue impossible sur les Cartarets :

 Photo TreeHugger


Des marées géantes ont emporté leurs récoltes et la hausse du niveau des mers a rendu inculte ce qu'il reste de terre à cause du sel. Les gens ont donc été contraints de se déplacer. Seule une poignée de médias a couvert cette affaire et un seul journaliste était sur place pour assister à l'évacuation. 

"Les hommes montaient silencieusement dans le bateau. Ils venaient vers nous, ne portant presque rien. À côté de moi, d'autres qui étaient venus à leur rencontre marchaient tranquillement comme un signe de bienvenue. L'ambiance était était à la fois triste et chaleureuse ; convenant à l'atmosphère à ce moment-là. Ce bâteau devant transporter les 5 habitants des lieux, c'est la première vague de ce qui est, on peut le dire, la première évacuation officielle du monde à cause du changement climatique". 

Sun Come UpStephanie Shooting People 5/7/2010


Ainsi commence un exode, même minime, d'un peuple dont les vies ont été directement menacées par le changement climatique. Et si l'ensemble de la communauté, composée d'environ 40 grands familles (environ 2.000 personnes), la perte de leurs maisons et de leur mode de vie est toujours un événement tragique. Les villageois déplacés ont déjà commencé à construire de nouvelles maisons à proximité d'un village, sur une autre plus grande, sur un terrain plus élevé.

C'est la première communauté de notre époque à être vivre à une telle situation, à cause de l'augmentation constante du niveau de la mer et du manque d'action significatif des gouvernements des pays riches et pollueurs. Et au train où vont les choses, il est de plus en plus certain que les communautés les plus démunies seront les victimes de ces déplacements.

 Bien que certains pourraient rapprocher le naufrage des îles au déplacement des plaques tectoniques, LAustralia’s National Tide Facility a mesuré une hausse annuelle de 8,2 mm du niveau de la mer sur les îles chaque année. Couplée à la propension des conditions météorologiques plus sévères (à cause du changement climatique), le changement climatique est au moins un contributeur majeur à la submersion des îles. (Photo L'atoll de Carteret vu de l'espace. Avec l'aimable autorisation de la NASA / domaine public).

Il serait bon qu'une équipe de tournage se rende là-bas afin de montrer des preuves indéniables sur ce qu'il se passe afin d'amener les négateurs (les climatos septiques) à la réalité de la situation.  C'est ce qui peut arriver. Et c'est ce qui va arriver, à terme, à nous aussi. Car ce qui se passe actuellement aux îles Carteret peut arriver ailleurs... Et ce qui va arriver et peut-être à nous aussi, à tous ceux qui habitent des endroits peu élevés par rapport au niveau de la mer !

Earth First Newswire 6/4/2014 Source TreeHugger

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Le réchauffement de la planète va provoquer de nouveaux flux migratoires. Plusieurs organisations ont plaidé mardi à Genève, à l'occasion des négociations sur le climat, pour que la conférence de Paris, en décembre, adopte des mesures préventives et prévoie des plans de réinstallation.

En 2013, 22 millions de personnes étaient déplacées en raison de catastrophes naturelles, pour une majorité liées à des facteurs climatiques, a affirmé le directeur de l'Observatoire des situations de déplacement interne (IDMC) du Conseil norvégien pour les Réfugiés. Cela représente près de la moitié des déplacés et réfugiés dans le monde.

"De 1970 à 2013, les risques de flux migratoires liés à des catastrophes ont doublé. Ces flux vont continuer à augmenter", a averti l'expert lors d'une conférence de presse.

 euronews 1/11/2011


Jose Riera, conseiller auprès de la Division de la protection internationale du Haut Commissariat de l'ONU pour les réfugiés (HCR), a expliqué que la majorité des 46 millions de déplacés et réfugiés dont l'agence de l'ONU s'occupait l'an dernier est concentrée dans des zones vulnérables sur le plan climatique.

"Le document qui sera adopté à Paris doit recommander des mesures pour traiter de la mobilité humaine liée au changement climatique", a déclaré Bernd Hemingway, directeur au Département de la gestion des migrations à l'Organisation internationale pour les migrations (OIM).

Les organisations humanitaires poussent pour que le projet de document de Paris, en discussion à Genève, recommande des mesures concrètes. Elles souhaitent que les gouvernements adoptent des stratégies pour faciliter les migrations ou, si nécessaire, comme dernière option, des plans de réinstallation des personnes qui seraient chassées de chez elles par des événements climatiques extrêmes.

Les petites îles du Pacifique craignent de voir leur territoire être submergé par les eaux à la suite de la montée du niveau de la mer. Des millions de personnes devraient dans ce cas être relogées ailleurs.

Le représentant du HCR a insisté sur le fait que la réinstallation devrait avoir lieu seulement en dernier ressort, et avec le consentement et la participation des populations concernées. Il a rappelé que les migrants climatiques n'ont pas droit juridiquement à la protection offerte par le statut de réfugié.

Cette lacune juridique doit être comblée, a affirmé Jose Riera. Selon des diplomates, les négociations, entamées dimanche, sur un projet de document pour la conférence de Paris progressent à Genève entre les 190 pays. Une conférence de presse finale est prévue vendredi.


Romandie 10/2/2014

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A l'occasion de la Journée mondiale de l'environnement, francetv info revient sur le flou juridique autour de ces personnes dont les conditions de vie sont mises en difficulté par le changement climatique.

Les habitants de l'archipel des Tuvalu, menacés par la montée des eaux. Les 1,2 million d'habitants de la Nouvelle-Orléans (Louisiane, Etats-Unis) contraints de quitter la ville après le passage de l’ouragan Katrina, en 2005. Les Bozos du Mali obligés de migrer vers les villes parce qu'ils ne peuvent plus pêcher à cause de la raréfaction de l’eau et des poissons.

 Des habitants des îles Kiribati construisent un mur de pierres pour tenter de lutter contre la montée du niveau de la mer. Photo rendue publique en 2013 par le secrétariat de la communauté du Pacifique. (SPC / AFP)

Trois exemples parmi tant d'autres... Les réfugiés climatiques sont de plus en plus nombreux. D’après l'Observatoire des situations de déplacement interne, les catastrophes naturelles ont contraint, en 2013, 22 millions de personnes dans le monde à se déplacer. A l'instar des autres réfugiés, humanitaires ou politiques, faut-il une convention internationale pour tenter de leur venir en aide ? 

A l’occasion de la Journée mondiale de l’environnement, vendredi 5 juin, francetv info revient sur ce phénomène.

Pour le moment, il n'existe aucun texte qui définisse un statut ou accorde des droits aux réfugiés climatiques. Les situations sont extrêmement variées, ce qui pose d'emblée un problème de définition. Doit-on parler de raison "environnementale", "climatique" voire de "catastrophe naturelle" ? Difficile de trancher car le tri est quasi-impossible. Des mécanismes lents, comme la désertification, se mêlent à des événements plus ponctuels, comme des ouragans ou des inondations.

"Tout ce que l’on peut dire, c’est que le changement climatique augmente le nombre et la violence de ces catastrophes. On ne peut pas prendre une catastrophe en particulier et dire : 'Celle-là, c’est à cause du changement climatique'", explique François Gemenne, chercheur à Sciences Po, expert des questions de géopolitique de l'environnement.

Les Etats sont réticents à se pencher sur la question. C'est cette force d'inertie qu'entend briser Yvon Martinet, ancien bâtonnier de Paris, qui a choisi de s'emparer du sujet et a rédigé un projet de convention internationale sur les déplacés environnementaux. Le texte a été soumis à différents gouvernements et instances internationales comme l'Organisation internationale pour les migrations ou l'Agence des Nations unies pour les réfugiés.

Mais pour l'instant, les retours officiels et même officieux sont peu nombreux. "La priorité, c’est l’accord sur les émissions de gaz à effet de serre. Donc l’enjeu est de réussir à mettre la question des déplacés environnementaux à l’agenda de la communauté internationale".

Une démarche globale qui suscite quelques réserves. "Les juristes vivent un peu dans un monde à la Disneyland où ils imaginent que c’est une convention qui va régler le problème", tacle François Gemenne, qui salue plutôt l'initiative Nansen (du nom de l'ancien haut-commissaire aux réfugiés). Ce projet, lancé en 2012 par la Suisse et la Norvège, a été rejoint en février 2014 par la France, qui a intégré le club des pays amis de l'initiative. L'ambition de ce mouvement : mettre en place un cadre international dans lequel vont se déployer toute une série de politiques locales et concrètes.

Lesquelles ? Par exemple, aider les Etats à fournir rapidement des papiers d'identité aux déplacés. Dans la précipitation, ceux-ci perdent ou oublient fréquemment leurs papiers. Ce qui est problématique parce qu'ils ne peuvent plus faire valoir leurs droits, prouver qui ils sont et d'où ils viennent. Il peut aussi s'agir d'aider les autorités à créer des quartiers sains pour les réfugiés, qui se retrouvent souvent dans des bidonvilles. "Cela concerne aussi les gouvernements du Nord, souligne François Gemenne. En 2005, pendant Katrina [à la Nouvelle-Orléans], il n'y a eu aucune évacuation collective. Les gens devaient quitter la zone par leurs propres moyens alors qu'un quart de la population n'avait pas de voiture."

"On remarque souvent qu’il n’y a pas de correspondances entre les discussions internationales et la réalité du terrain. Les experts internationaux sont déconnectés de la réalité locale, il y a une grande méconnaissance, remarque Christel Cournil, maître de conférences en droit public à l’université Paris-13 et coauteure du livre Les Migrations environnementales, enjeux et gouvernance (Presses de Sciences Po, 2014). Là, il s’agit de faire des consultations sur place pour faire remonter les informations."  

Autrement dit, l'initiative Nansen renverse le mode de fonctionnement habituel des grandes institutions. "Ce sont les pays en demande qui expriment leurs besoins. C’est un processus qui renouvelle la coopération internationale, explique François Gemenne. On dit simplement aux Etats qui sont prêts à avancer que l’on peut avancer ensemble." Des propositions doivent être finalisées en octobre 2015, deux mois avant la conférence de Paris sur le climat. Reste à savoir si elles seront entendues.


Francetv info 5/6/2015

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Francetv info se penche sur les clichés que nous avons sur ces réfugiés à l'occasion de la Journée mondiale de l'environnement, le vendredi 5 juin.

Ils habitent loin, ils traversent les frontières, ils vont envahir les pays du Nord... A l’occasion de la Journée mondiale de l’environnement, vendredi 5 juin, francetv info s'est penchée sur la question des réfugiés climatiques et met à mal quatre idées reçues.

 Parmi les réfugiés climatiques, il n'y a pas que des personnes qui vivent sur des îles menacées par la montée du niveau des océans. (NIELS BUSCH / CULTURA CREATIVE / AFP)

1Ils vivent dans les pays du Sud : Non, pas seulement. L’Afrique et l’Asie sont effectivement particulièrement touchées. Les îles du Pacifique également. Mais l’ensemble de la planète est concerné. Les zones polaires sont notamment durement frappées par le réchauffement global. Ce n’est pas anodin si l’ours polaire, menacé de disparition avec le recul de la banquise, est un animal emblématique du changement climatique. Or, il ne vit que dans les régions arctiques, au niveau et autour du pôle Nord. On trouve également dans ces régions des personnes qui doivent se déplacer à cause de ce bouleversement : les Inuits, qu'ils soient d'Alaska, du Canada ou encore du Groënland.

Il y a aussi des déplacés environnementaux dans des zones tempérées. François Gemenne, chercheur à Sciences Po et spécialistes des questions migratoires, estime que "les personnes victimes de la tempête Xynthia [qui a frappé la France en 2010] sont des déplacés environnementaux". Ailleurs en Europe, nombre d'individus risquent de migrer à cause du changement climatique dans les décennies ou les siècles à venir. On peut citer les Roms menacés par les inondations en Hongrie, les habitants des Pays-Bas, dont deux tiers du territoire se situent en dessous du niveau de la mer, ou encore les résidents de villes comme Venise et Londres, également menacés, à terme, par l'élévation du niveau des eaux.

De façon plus générale, nous avons l’habitude de penser les réfugiés environnementaux comme des personnes qui vivent loin de nos frontières ou qui sont étrangères. "Dans un discours dominé par des institutions occidentales, le terme "réfugié" semble réservé aux habitants du tiers-monde, à la fois vulnérable et dangereux", écrivent Christel Cournil et Benoît Mayer dans leur livre Les Migrations environnementales, enjeux et gouvernance (Presses de Sciences Po, 2014).

2Ils vont envahir les pays occidentaux : La plupart du temps, les personnes qui sont contraintes de déménager à cause de contraintes environnementales préfèrent rester près de chez elle. Les déplacés environnementaux n’ont généralement pas les moyens de migrer de l'autre côté du globe. Ils se déplacent dans leur pays, sur des distances de quelques kilomètres. Ils veulent rester près de leur famille, de leurs amis, de leur travail. Ils se rendent alors sur des zones voisines, également très vulnérables, qui peuvent être touchées les mois suivants ou peu après.

En revanche, François Gemenne pressent effectivement de grandes migrations à venir d'ici la fin du siècle : "Comme on est à l’aube d’un bouleversement majeur dans l’environnement mondial, il va forcément y avoir une large redistribution géographique de la population d’ici 2100, environ".

3 - Ils sont les premiers réfugiés climatiques de l'histoire : Les Nations unies ont présenté, en 2005, des migrants du Vanuatu (sud-ouest de l'océan Pacifique) comme les premiers réfugiés climatiques. En cause : la montée des eaux induite par le réchauffement de la planète. Entre-temps, des chercheurs ont montré que "le réchauffement climatique n’a pas le rôle dominant qui lui a été attribué dans les inondations observées aux îles Torrès", l'un des archipels du Vanuatu, dont sont originaires ces migrants. Sans compter que ces îles sombrent sous l’eau car la plaque tectonique qui les supporte glisse progressivement sous sa voisine. Pas grand-chose à voir avec le climat, donc.

En 2013, Ioane Teitiota, un habitant des îles Kiribati (centre de l'océan Pacifique) a été le premier au monde à demander le statut de réfugié climatique. Mais ce statut lui a été refusé.

Ces personnes sont-elles pour autant les premières menacées par le climat ? Non, tranche François Gemenne : "Si l’on pense aux temps préhistoriques, l’Europe a été colonisée parce que les Homo sapiens [les hommes modernes] trouvaient que la région avait un climat favorable. L’environnement a toujours été un élément déterminant dans la distribution des populations sur la planète".

4 : Ils sont principalement menacés par la montée des eaux : Nous en entendons beaucoup parler, mais l'élévation du niveau de la mer est loin d'être la seule cause de migration environnementale. Par exemple, le sud de l'Espagne est victime de sécheresse à répétition depuis de nombreuses années, et "les experts s'accordent à dire qu'elles sont une conséquence directe du réchauffement climatique", précise François Gemenne. Or ce phénomène, qui tend à prendre de l'ampleur, a déjà contraint de nombreux agriculteurs de la région à quitter leurs terres pour se rapprocher des villes et tenter de trouver du travail. "Ce sont des déplacés environnementaux", insiste le chercheur.

Le réchauffement de la planète menace également de grands plans d'eau comme le lac Tchad, en Afrique, obligeant les pêcheurs à se déplacer et à changer d'activités.

Dans L'état des migrations environnementales pour l'année 2014 (PDF en anglais), publié par l'Organisation internationale pour les migrations, on constate aussi que les causes de déplacements sont multiples : inondations en Bolivie, assèchement des points d'eau en Angola, ou encore typhons à répétition en Asie du Sud-Est.


 Changements climatiques, une menace pour la paix doc complet : malignedemire95 4/3/2015


Francetv info 5/6/2015

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