Aller au contenu
Rechercher dans
  • Plus d’options…
Rechercher les résultats qui contiennent…
Rechercher les résultats dans…
BreeMeg

L'envoyée de l'ONU sur le climat appelle à changer de cap (sommet de New-York)

Messages recommandés

Sydney (AFP) - Le premier ministre australien, Tony Abbott, qui a par le passé qualifié "de connerie absolue" le réchauffement climatique, a annoncé lundi qu'il ne participerait pas au sommet de l'ONU sur le climat le 23 septembre.

M. Abbott, conservateur, a indiqué qu'il se rendrait à New York peu de temps après ce sommet mais qu'à cette date, il avait mieux à faire au parlement à Canberra. "Dans un sens, mon premier devoir est d'être au parlement australien et c'est là que je serai en début de semaine (prochaine)".

Le premier ministre australien, Tony Abbott, le 6 septembre 2014, près de Kuala Lumpur, en Indonésie (c) Afp

"Il y a pas mal de choses à l'ordre du jour du Parlement", a-t-il déclaré alors qu'une nouvelle loi antiterroriste doit être présentée.

La ministre des Affaires étrangères, Julie Bishop, représentera l'Australie au sommet sur le climat, convoqué par le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, dans l'espoir de préparer la prochaine grande conférence mondiale de Paris en 2015.

Le président Barack Obama devrait pour sa part participer à ce sommet, aux côtés de 125 autres chefs d'Etat.

"Le fait de venir ou pas est un signal envoyé au monde, c'est à votre Premier ministre et votre gouvernement de décider quel message ils souhaitent envoyer sur ce sujet", a déclaré à ABC, Connie Hedegaard, commissaire européenne au Climat.

Peu préoccupé par les questions environnementales, Tony Abbott a abrogé en juillet dernier la taxe carbone, instaurée par le précédent gouvernement travailliste.

Il s'est toutefois engagé à réduire de 5% d'ici à 2020 la quantité de gaz à effet de serre émise par l'Australie au courant de l'année 2000.

S et A 16sep2014

Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites
Nations unies (Etats-Unis) - L'envoyée spéciale des Nations unies sur le changement climatique Mary Robinson a appelé mercredi à changer de cap pour maîtriser le réchauffement de la planète, à quelques jours d'un sommet à New York.

Plus de 120 chefs d'Etat et de gouvernement sont attendus pour cette réunion censée donner un nouvel élan aux négociations climatiques, en prévision d'une conférence décisive l'an prochain à Paris. Tony Abbott, écolo-sceptique sera absent de cette réunion.

Frédérick Moulin 10/9/2014 : Le président du Parlement européen, Martin SCHULZ rencontre Mary Robinson, l'envoyé spécial de l'ONU pour le changement climatique. "Je suis heureux de rencontrer Mary Robinson l'EU doit être un moteur pour parvenir à un accord sur le changement climatique à Paris l'année prochaine.

Il faut changer de cap, prendre des décisions qui nous ramènent vers un monde plus sûr, où la hausse de température ne dépasse pas 2 degrés Celsius. Or nous n'allons pas dans cette direction, a déclaré Mme Robinson dans un entretien avec l'AFP.

L'objectif des négociations est de s'entendre sur les moyens de limiter à deux degrés Celsius le réchauffement de la planète par rapport à l'ère pré-industrielle. Or selon les scientifiques, si les émissions de gaz à effet de serre se maintiennent au niveau actuel, la planète devrait gagner quatre à cinq degrés à la fin du siècle.

Le président américain Barack Obama expliquera mardi sa stratégie pour réduire les émissions de gaz à effet de serre et deux autres grands pays pollueurs, la Chine et l'Inde, seront aussi représentés, à un niveau inférieur.

Pékin enverra à New York un de ses vices-Premiers ministres, Zhang Gaoli, et l'Inde son ministre de l'Environnement. Le Premier ministre indien Narendra Modi arrivera à New York plus tard pour s'adresser à l'Assemblée générale de l'ONU.

Mme Robinson minimise le problème: la Chine sera représentée à un très haut niveau, par un vice-Premier ministre qui est le troisième personnage de l'Etat et la plus haute autorité sur le changement climatique et le développement.

Il s'agira du plus grand rassemblement de chefs d'Etat jamais organisé sur le problème du climat, à un moment où le monde a pris conscience qu'il faut agir d'urgence, souligne-t-elle.

L'ancienne présidente irlandaise a été nommée en juillet par le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon pour préparer le sommet, considéré comme une étape essentielle pour éviter de répéter à Paris l'échec de la conférence de Copenhague de 2009.

Le sommet aura lieu à la veille de la session plénière annuelle de l'Assemblée générale de l'ONU, où les dirigeants mondiaux passeront en revue les crises du moment, de la menace du groupe Etat islamique en Irak et en Syrie à l'épidémie d'Ebola en passant par le conflit israélo-palestinien.

Mme Robinson espère que le sommet climatique suscitera un grand élan et quelques surprises et donnera le sentiment que nous pouvons surmonter ce problème majeur. C'est le problème le plus urgent pour la planète, le plus important.

Bien que le sommet ne fasse pas partie formellement du cycle de négociations climatiques, Ban Ki-moon a demandé aux chefs d'Etat et de gouvernement présents de dévoiler leurs plans d'action et de prendre des engagements afin de faciliter un accord à Paris en décembre 2015.

Selon Mary Robinson, la réunion va déboucher sur des initiatives concrètes, dont une déclaration sur la tarification du carbone et des partenariats dans des secteurs comme l'agriculture, les obligations vertes ou la forêt.

Il y aura une déclaration sur le carbone à laquelle se rallieront un grand nombre d'Etats et d'entreprises importantes, a-t-elle indiqué. Cette déclaration ne fixera pas un tarif unique mais aidera à faire admettre l'idée qu'il faut faire payer les émissions de dioxyde de carbone (CO2).

Mme Robinson participera aussi dimanche à New York à une grande Marche pour le climat où les organisateurs attendent 150.000 personnes.

Romandie 17/9/2014

Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites
Le président des Îles Marshall, menacées d'être englouties par l'océan Pacifique, a été contraint il y a un an de renforcer une digue protégeant sa maison. Mais pour Christopher Loeak, cela ne suffira pas à la protéger de "l'urgence climatique".

Dans une vidéo communiquée à la presse, qui doit être diffusée vendredi en prévision du sommet sur le climat organisé par l'ONU le 23 septembre à New York, Christopher Loeak explique qu'"ici, au milieu de l'océan Pacifique, le changement climatique est déjà arrivé"


Majuro Declaration for Climate Leadership 18/9/2014


Devant sa maison du bord de mer dans la capitale Majuro, le président dit que la digue renforcée "suffit à peine à protéger (sa) famille des vagues qui gagnent du terrain". "Pour les îles Marshall et nos amis du Pacifique, il y a déjà une vraie urgence climatique", poursuit-il.

M. Loeak sera parmi les quelque 120 chefs d'Etat attendus à New York pour cette réunion dont il espère qu'elle contribuera à forger "la plus grande alliance" sur le sujet jamais vue. L'objectif des discussions est de s'entendre sur la façon de limiter à deux degrés Celsius le réchauffement de la planète par rapport à l'ère préindustrielle.

Cependant, des scientifiques prédisent que d'ici la fin du siècle, en l'état actuel des émissions de gaz à effet de serre, les températures pourraient grimper de quatre à cinq degrés.

 Dans la vidéo, on voit des zones résidentielles de Majuro inondées par des grandes marées en mars. L'année passée, "mon pays a subi des sécheresses sans précédent dans le Nord et des marées jamais vues dans le Sud", dit M. Loeak. "Les plages de l'île de Buoj où je pêchais enfant sont déjà sous les eaux, et l'eau douce dont nous avons besoin pour faire pousser notre nourriture devient chaque jour plus salée", a-t-il ajouté. (Image carte des îles Marshall.  Loveless/ domaine public)

Le sommet de New York est censé donner un nouvel élan aux négociations climatiques, en prévision d'une conférence décisive l'an prochain à Paris.

Romandie 18/9/2014

Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites
Les dirigeants du monde entier ont été appelés à prendre leurs responsabilités face au changement climatique qui menace la planète, lors d'un sommet historique mardi à l'ONU. "Nous ne sommes pas là pour parler, nous sommes là pour écrire l'Histoire", a lancé le secrétaire général des Nations unies Ban Ki-moon.

SupportMFM 18/9/2014


"Je vous demande de faire preuve de leadership", a exhorté Ban Ki-moon. Il s'adressait à plus de 120 dirigeants mondiaux réunis au siège de l'ONU pour un sommet sur le climat.

"Le changement climatique menace la paix chèrement acquise, la prospérité et les chances de réussite de milliards de personnes", a-t-il souligné. A la fin du siècle, a-t-il ajouté, "nous ne devons pas émettre plus de carbone que notre planète ne peut en absorber".

Il a appelé les gouvernements à alimenter de 100 milliards de dollars (93 milliards de francs) par an le Fonds vert pour le climat, créé à la Conférence de Copenhague en 2009, mais qui manque cruellement de moyens. La France a annoncé dans la foulée qu'elle contribuerait à hauteur d'un milliard de dollars à ce Fonds vert.

Présente à New York, Doris Leuthard (Suisse) a constaté que "malheureusement trop peu de choses" ont changé à l'échelle mondiale au niveau climatique. "Il faut agir maintenant", a-t-elle martelé à la tribune la conseillère fédérale. "Nous avons besoin d'une vision, d'une volonté politique et d'instruments qu'il faudra traduire en engagements et en actes", a lancé la ministre de l'environnement. Pour cela, chacun doit être disposé à fournir une contribution équitable.

La Suisse examine également un appui financier d'au moins 100 millions de dollars au Fonds vert. Elle devrait l'annoncer officiellement lors de la conférence des donateurs au fonds qui se tiendra en novembre.

Ce sommet représente la plus forte concentration de dirigeants jamais réunis pour discuter du climat. Il a pour but de faciliter un accord contraignant à la Conférence de Paris en décembre 2015, prochaine étape cruciale des négociations sur le climat. L'accord scellé à Paris entrerait en vigueur en 2020.

Romandie 23/9/2014

Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites
Au lendemain du sommet de l’Onu sur le climat, les réactions se font rares. Pourtant, quelques avancées ont été réalisées. Cofondatrice du Comité 21 et ayant participé à de nombreuses négociations sur l'environnement, Bettina Laville revient sur les points clés de cette réunion.

 Les îles Marshall, en Micronésie, dans l'océan Pacifique, sont souvent présentées comme un paradis sur Terre. Pour combien de temps encore ? À 2 m de moyenne au-dessus du niveau de la mer, cet archipel subit déjà les effets du réchauffement climatique et les autorités multiplient les appels à l'aide. ©️ Office du tourisme des îles Marshall

Occultée par une actualité politique très « chaude », la conférence sur le climat organisée au siège de l’Onu est passée plutôt inaperçue. Pourtant, de nombreux chefs d’État avaient fait le déplacement, à la demande de Ban Ki-moon, secrétaire général des Nations unies, seuls quelques-uns ayant boudé le rendez-vous. La Chine et l’Inde ont pour leur part missionné une délégation moins prestigieuse, alors que dans ces deux pays, justement, les émissions de gaz à effet de serre grimpent plus vite que la moyenne mondiale.

La réunion n’a pas débouché sur des décisions historiques, et les ONG n’ont pas montré d’enthousiasme excessif. Ce n'était toutefois pas le but. « La réunion avait lieu dans le cadre de l’Assemblée générale de l’Onu, rappelle Bettina Laville, cofondatrice de Comité 21 et qui a participé aux grands débats sur l’environnement depuis Rio en 1992 jusqu’au Grenelle de l’environnement en passant par le protocole de Kyoto. Il ne s’agissait donc pas de négociations. Ban Ki-moon souhaitait réunir les chefs d’État avant la COP 21 qui se tiendra à Paris en décembre 2015. Car ce qui a été reproché à Copenhague [la COP 15, NDLR], c’est le manque de préparation des négociations. »

Dans le cadre limité de cet ordre du jour, on peut considérer que les résultats sont au moins tangibles. Le fameux Fonds vert, entériné il y a quatre ans à Cancún (Mexique) et par lequel les pays riches doivent aider les autres à se développer avec moins d’impact sur l’environnement, a commencé à réunir les dons promis. Il reste à faire car, avec 2,3 milliards de dollars pour l’instant, dont 1 milliard pour la France, un autre pour l’Allemagne (promis avant le sommet) et le reste pour la Corée du Sud, le Danemark, le Luxembourg, le Mexique, la Norvège, la République tchèque et la Suisse (source : Oxfam Allemagne), ce Téléthon mondial est encore loin des 10 milliards espérés à la fin de l’année. « Une avancée notable est l’intervention du secteur privé, dans les domaines de l’assurance et de la finance, souligne Bettina Laville. Des fonds de pension, notamment, souhaitent prendre des participations dans des opérations qui contribuent à réduire les émissions de CO2. » Selon elle, oui, il y a une demande pour des placements plus vertueux dans le domaine environnemental.

 Les émissions de dioxyde de carbone d'origine humaine dans le monde, en milliards de tonnes par an (GtCO2/yr). Elles ont augmenté d'environ 60 % entre 1990 et 2013. La progression pour 2014 est estimée à 2,5 %. On remarque que l'augmentation s'est infléchie par rapport à la période 2000-2009. ©️ CDIAC/GCP

Pour l’instant, « les grands émergents, c’est-à-dire le Brésil, la Chine et l’Inde, ne bougent pas… Ces pays se disent prêts à s’engager mais dans un cadre qui n’est pas celui du protocole de Kyoto ». Les émissions de gaz à effet de serre continueront sans doute d’augmenter. Il y a quelques jours, le Global Carbon Project, qui regroupe des organismes de recherche de différents pays, a annoncé un bilan pour 2013. Les émissions de CO2 des principales sources (combustibles fossiles et cimenteries) ont atteint 36 milliards de tonnes, soit une hausse de 2,3 % par rapport à 2012. S’y ajoutent environ 3,3 milliards de tonnes dus à la déforestation. En une année, l’augmentation de la concentration de CO2 dans l’atmosphère serait de 2,53 ppm (parties pour million). En 2012, celle-ci atteignait 392,52 +/- 0,10 ppm.

Les sujets de discussion ne manqueront pas pour la prochaine « réunion des parties », la COP 20, qui aura lieu en décembre à Lima (Pérou). Les chefs d’État en seront probablement absents, réservant leur participation pour la COP 21 de Paris en décembre 2015. D’ici là, les négociations vont sans doute être affûtées…

Futura Sciences 26/9/2014

Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites
Washington - Le programme environnemental des Nations unies (UNEP)* a présenté mercredi une feuille de route à long terme pour limiter le réchauffement de la planète à deux degrés durant ce siècle et éviter des conséquences désastreuses du changement climatique.

Soulignant l'urgence à agir, les auteurs de ce document estiment que les émissions de dioxyde de carbone (CO2) provenant notamment de la combustion d'énergies fossiles devront ainsi être plafonnées autour de 2020 et commencer à diminuer d'ici 2030. A cette date, elles devraient être au moins de 15% inférieures à leur niveau de 2010.

Ensuite, ces émissions de gaz à effet de serre devront être au moins 50% plus basses d'ici 2050 pour devenir nulles à un certain point au cours de la deuxième moitié du siècle.

Tout reliquat d'émissions carboniques provenant des activités humaines devra être compensé par la reforestation et d'autres mesures, préconise le rapport de l'ONU présenté avant la conférence de Lima au Pérou où les 190 pays membres de la Convention onusienne sur le climat vont préparer ce que devra contenir l'accord de Paris fin 2015.

Il est également publié peu après l'annonce d'un accord historique entre les Etats-Unis et la Chine, les deux plus grands pollueurs de la planète, pour lutter contre le réchauffement.

Le dernier rapport de l'ONU de mercredi insiste sur l'urgence d'agir maintenant et de parvenir à des réductions des émissions de CO2 avant 2020 encore plus grandes.

Prendre plus de mesures dès à présent diminue le besoin d'actions plus drastiques ultérieurement pour rester dans les limites permettant d'éviter les pires conséquences du réchauffement, a fait valoir Achim Steiner, sous sécretaire général de l'ONU et directeur de l'UNEF.

En maintenant le scénario actuel, avec peu de progrès dans l'élaboration et la mise en oeuvre de politiques climatiques mondiales, les émissions globales de CO2 pourraient augmenter de 87 gigatonnes (milliards de tonnes) d'ici 2050 soit largement au-delà des limites acceptables, a-t-il ajouté.

Selon ce rapport, il est possible de réduire ces émissions de 10 gigatonnes d'ici 2020 et de 17 gigatonnes pour 2030. Ces objectifs peuvent être atteints par le développement des énergies renouvelables et l'efficience énergétique tout en permettant de créer jusqu'à sept millions d'emplois dans le monde.


* (PNUE : en anglais United Nations Environment Programme, UNEP)


Romandie 19/11/2014

Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites

×
×
  • Créer...