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 Non à la "plastification" des océans

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BelleMuezza
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MessageSujet: Les déchets plastiques en mer : un 7ème continent ?   Mar 21 Oct - 14:49

Chaque seconde, 100 tonnes de déchets (sur les 4 milliards produits annuellement) finissent en mer, dont une grande partie est constituée de matières plastiques. Objets flottants ou microparticules, ils se déposent sur les plages, se dispersent en mer, se retrouvent sur les fonds marins. Quels effets ont-ils sur l’homme et son environnement ?

Un 7ème continent, formé de déchets plastiques : réalité alarmante ou exagération de langage ? Dévoilés dès les années 1990, ces amas de déchets, aussi appelés « îles flottantes », ont fait récemment la une des médias.

 Le 7ème continent de plastique, également au fond des oécans. Des plongeurs retirent des filets pris sur les récifs. © Dr. Dwayne Meadows - NOAA/NMFS/OPR - Domaine public

Mais quels sont exactement ces déchets ? D’où viennent-ils ? Quelles sont les conséquences sur notre environnement ? Y a-t-il des solutions pour préserver l’avenir de nos océans ?

Ce dossier de "L'actualité chimique" fait suite à une communication de l’Ifremer (Institut de recherche pour l’exploitation de la mer) et de PlasticsEurope (représentant les industriels du plastique européens). Connaître pour pouvoir agir, c’est le défi relevé par plusieurs organismes de recherche publique, comme l’Ifremer.


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MessageSujet: La production mondiale du plastique   Mar 21 Oct - 14:59

La production mondiale de plastiques augmente chaque année (288 millions de tonnes, soit + 2,9 % en 2012), en lien direct avec l’accroissement de la population, avec pour conséquence l’augmentation de la quantité de déchets. Pourquoi ce succès ?

 Une idée de ce que l'on peut retrouver sur les plages ... © Forest & Kim Starr - CC BY-NC 3.0

Apparus dans les années 1950, ces matériaux pluriels répondent à de multiples usages et sont aujourd’hui incontournables. Du fait de leurs qualités particulières – hygiène, résistance aux chocs et aux variations de température, facilité de mise en forme… et imputrescibilité (une qualité, mais un défaut majeur !) –, on les croise à chaque instant de notre vie quotidienne, en particulier sous la forme d’emballages, qui représentent actuellement 66 % des déchets plastiques.

 Déchets plastiques sur une berge. © DR

La production mondiale de sacs plastiques a explosé dans les années 1970, jusqu’à atteindre 4-5 milliers de milliards par an… En France, 16 milliards de sacs étaient encore distribués en 2000, avec, depuis, une baisse spectaculaire de 90 %, soit 1 milliard quand même !

Ni collectés ni recyclés, la plupart des déchets finissent par emprunter le chemin des égouts, des rivières… poussés par les pluies, les courants, les vents… (voir encadré ci-dessus). Les apports terrestres représentent ainsi 80 % des déchets qui arrivent en mer.

 Bouteilles en plastique, en verre, containers, toutes sortes de plastiques sont trouvés sur nos plages.  © Nigel Mykura - CC BY-NC 2.0

À côté de la négligence, des catastrophes naturelles (crue, tsunami, glissement de terrain de décharge en bord de littoral…), des accidents (perte de conteneurs - 150 t de granulés plastiques industriels furent retrouvés sur les plages de Hong Kong en juillet 2012), c’est l’activité économique qui reste le principal vecteur (industries, activités urbaines et portuaires, zones de pêche, décharges à ciel ouvert, tourisme…). On a constaté par exemple une augmentation de 75 % du volume des déchets en Méditerranée en période estivale près des zones touristiques.

Quant aux déchets marins, on constate qu’ils sont majoritairement d’origine maritime en Atlantique (zone de pêche et de transports maritimes) et terrestre en Méditerranée (tourisme, urbanisation). Six millions de tonnes de débris sont rejetés chaque année par les navires (dont des containers...). Dans la mer du Nord, 90 % des débris rencontrés sont des emballages en plastique (sacs, bouteilles).

 Granulés plastiques industriels ou « larmes de sirène » de couleurs blanches, ambrées, noires, rouges, que l'on trouve sur la plage de la côte Aquitaine (réserve naturelle nationale). © Maldeseine - CC BY-NC 3.0

En fonction de leurs propriétés et de leur épaisseur, ces déchets ont des durées de vie diverses : 1 à 5 ans pour le fil de nylon, 1 à 20 ans pour les emballages plastiques fins, jusqu’à 450 ans pour les bouteilles plastiques et 600 ans pour les fils de pêche en nylon.

Visibles à l’œil nu, bouteilles et sacs plastiques, morceaux de polystyrène… constituent des macrodéchets qui, sous l’effet de l’érosion et de la dégradation (favorisée par la lumière et l’oxygène), finiront par se transformer en microparticules (taille inférieure à 5 mm). On rencontre en grand nombre d’autres sources de microdéchets tels les petits filaments issus du lavage des textiles synthétiques.

 La photo montre l'ensemble des morceaux de plastique qui ont été retirés de l'estomac d'un seul fulmar nord, un oiseau de mer, au cours d'une autopsie à la santé. Laboratoire national de la faune. © Carol Meteyer, USGS - CC BY-NC 2.0

Les déchets d’origine industrielle ne représentent que 10 % et sont principalement constitués de granulés plastiques destinés à être transformés. Ces perles de plastiques, des microdéchets d’un demi-centimètre de diamètre, de formes et de couleurs variées, que l’on retrouve sur toutes les mers du globe, sont surnommées par l’Ifremer « les larmes des sirènes », en référence aux perles de nacre et aux morceaux de verre multicolores érodés par les vagues que l’on trouvait autrefois sur les plages.


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MessageSujet: Les déchets plastique dans les océans   Mar 21 Oct - 15:07

La dispersion des plastiques en mer est devenue un problème mondial. Alors que les polychlorures de vinyle ont une densité supérieure à celle de l’eau de mer et coulent immédiatement, les microdébris de polyéthylène, de faible densité, restent en surface.

Selon les estimations, 30 à 40 000 tonnes de microplastiques flottent sur les océans et peuvent parcourir de longues distances, parfois des milliers de kilomètres d’un continent à l’autre, au gré des courants, vents et marées.

 Déchets de toutes sortes retrouvés sur un pont. © Golbez - CC BY-NC 3.0

Au début des années 2000, des alertes ont été lancées après la découverte de zones d’accumulation de déchets plastiques flottants, ce que certains appellent le « 7ème continent ». Pour l’Ifremer, c’est un abus de langage. La zone de l’Atlantique nord, la mieux connue des scientifiques, fait état de seulement 1 100 t de microplastiques. Dans le Pacifique nord, on estime la présence de microplastiques à quelques cm2 par hectare.

Il existe cependant des zones d’accumulation, comme en Méditerranée, une zone plus exposée aux déchets marins de par ses courants et marées faibles, et une urbanisation et un tourisme importants. Les plastiques y représentent 70 à 80 % des déchets observés sur le littoral, en surface et sur les fonds, avec des différences notables selon les zones : « Dans certains golfes d’Afrique du Nord, par exemple, les pêcheurs arrivent à pêcher 50 % de déchets et 50 % de poissons ! », alors que dans le golfe du Lion, on note une baisse de 20 %.

En réalité, aucune étude n’est suffisamment complète actuellement pour donner des réponses sur les quantités globales de microplastiques flottant en mer dans le monde ou de macrodéchets sur les plages ou les fonds marins. « Les densités sur les fonds varient de 0 à 150 000 objets au km2 et les densités de microplastiques varient en surface de 0 à 900 000 objets au km2 » [1]. Les vitesses de dégradation in situ, estimées en laboratoire, sont également mal connues.

Et il reste encore beaucoup à découvrir sur l’accumulation des déchets dans les fosses abyssales où leur temps de dégradation est d’autant plus long qu’il y manque lumière et oxygène.



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MessageSujet: Océans : les effets du plastique sur l'environnement   Mar 21 Oct - 15:19

Le premier effet est un impact visuel : déchets échoués sur les bords des rivières, des plages, amas d’objets flottants en mer… Mais plus sévères sont certains effets moins directement évidents.

Les filets dits « fantômes », abandonnés ou perdus accidentellement, très résistants, sont une cause de mortalité importante ; les associations estiment à 100 000 le nombre de mammifères marins et à un million celui des oiseaux qui meurent par étranglement ou étouffement dans ces pièges à travers le monde chaque année.

 Filets pris dans les récifs coraliens. © Dr. Dwayne Meadows - NOAA/NMFS/OPR - CC BY-NC 2.0


L’ingestion de déchets est une autre cause de mortalité, qui affecte environ 660 espèces. Les oiseaux de mer piquent les morceaux de plastique flottants, et les tortues les confondent avec des méduses.

Les grands cétacés à fanons filtrent l’eau de mer, ingérant d’importantes quantités de microplastiques. Les mollusques, telles les moules, filtrent des m3 d’eau contenant des microparticules. Des microdéchets peuvent être ingérés également par le plancton, les invertébrés ou les poissons de petites tailles.

 Tortue Tartaruga morte, prise dans les filets dérivants. © Salvatore Barbera - CC BY-NC 2.0

Le taux d’ingestion reste cependant très anecdotique pour les espèces consommées (moins de 0,01 % des poissons commerciaux) et on n’en retrouve pas trace dans nos assiettes. Car si les microdéchets peuvent bloquer les systèmes digestifs et respiratoires de certains individus, ils ne sont pas digérés du fait de l’absence d’équipement enzymatique adapté.

En raison de leurs composants (plastifiants, additifs) et du possible relargage de contaminants adsorbés, les plastiques sont suspectés par ailleurs d’être une source de contamination des eaux. Mais en réalité, les concentrations mesurées sont trop faibles pour que les substances relarguées lors de leur dégradation constituent un risque important de toxicité. Le taux de contaminants chimiques (PCB, pesticides…) reste limité, mais plus dangereux pour les organismes marins filtreurs qui les accumulent.


 Poussin albatros nichant au milieu d'objets en plastique. © Forest & Kim Starr - CC BY-NC 3.0

Pour François Galgani (Ifremer), le vrai danger est l’altération de l’équilibre des écosytèmes engendrée par le transport d’espèces invasives sur de longues distances. « Comment ne pas considérer comme un problème majeur l’arrivée de 54 espèces nouvelles sur les côtes du Canada, fixées sur des débris de grosse taille, ayant circulé des mois dans le Pacifique nord après le tsunami de 2011 au Japon ? » [1]. Certains déchets sont en effet d’efficaces supports flottants pour des bactéries (certaines pathogènes pour les organismes marins comme pour l’homme, les vibrios par exemple), des unicellulaires ou des invertébrés, vers, insectes…, capables de s’acclimater dans une zone autre que leur biotope d’origine, notamment en relation avec le changement climatique.

 Halobates sericeus. © SEM-UBC - CC BY-NC 3.0

La découverte récente de l’insecte Halobates sericeus vivant sur des plastiques flottants dans le Pacifique en est une parfaite illustration. Une étude réalisée en 2005 a démontré que la propagation des espèces dans les eaux subtropicales a quasiment doublé du fait des débris. Elle a triplé dans les eaux tempérées [1].

 Algues ayant colonisé un fragment de microplastique. © F Galgani/J.H. Hecq - CC BY-NC 3.0

Peu d’études ont été menées sur ce thème, mais le risque est bien là, avec ses conséquences environnementales, sanitaires et économiques (algues invasives, bactéries dans les zones ostréicoles ou de pisciculture…).
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MessageSujet: Océans de plastique : lois et programmes d'actions   Mar 21 Oct - 15:34

Les impacts sociaux et économiques se chiffrent en millions d’euros et les solutions sont difficiles à mettre en œuvre (barrages sur rivière, filets en mer, nettoyage des chaluts, des plages, opérations de ramassage, bénévolat…).

La plupart des ports n’ont pas encore d’infrastructure pour récupérer les déchets et certains équipements de pêche obsolètes. Des programmes de surveillance locale des déchets ont été mis en place, mais la surveillance des océans à l’échelle mondiale est complexe et encore plus coûteuse. Trois techniques satellitaires sont actuellement à l’étude pour suivre le devenir des macrodéchets en mer (les microplastiques ne peuvent être concernés par cette méthode).

 Une diatomée, microalgue unicellulaire de 2 µm à 1 mm, s'est fixée sur un fragment de plastique flottant. © M. Duhaime, université du Michigan

Une bonne partie des déchets se trouve dans des zones internationales, le problème est donc à régler à l’échelle mondiale. Nombre de lois, conventions et engagements ont déjà été mis en place : loi sur les déchets en France du 15 juillet 1975 (complétée en 1992), loi sur l’eau du 3 janvier 1992, politique d’application de la directive Habitats réseau Natural 2000 ; Grenelle de l’environnement, Grenelle de la mer ; conventions MARPOL de Londres et de Bâle (qui interdisent le rejet en mer de tous déchets, notamment en matière plastique) ; directive européenne Stratégie Marine (2008) ; engagements d’Honolulu, de Berlin ; Conférence environnementale de 2013…



Les industriels du plastique se sont organisés pour réagir ensemble et se sont engagés dans des actions de sensibilisation. À l’initiative des industriels européens, ils ont signé en mars 2011 un engagement mondial, la Déclaration de Hawaï, avec pour objectifs de mieux comprendre et traiter la question (voir encadré ci-dessus). À ce jour, 58 membres, 34 pays se sont engagés et plus de 140 projets sont en cours (47 membres, 27 pays, 100 projets en 2011). Les actions sont organisées en trois zones (Amériques, 35 % ; Europe/Moyen-Orient/Afrique, 40 % ; Asie/Pacifique, 25 %).

Dans le cadre du soutien aux efforts de recherche, on peut citer le programme mondial de recherche sur les microplastiques, GESAMP GT 40, financé à hauteur de 320 000 euros par PlasticsEurope et l’American Chemistry Council (ACC). Démarré en février 2012, GESAMP GT 40 (groupe de travail du « Group of experts on the scientific aspects of marine environmental protection ») doit permettre une évaluation des sources des déchets, du comportement et des effets des microplastiques dans l’océan, avec un plan d’action mené en trois phases (voir encadré ci-dessous). Après les ateliers de Paris (2012), Londres (2013) et Séoul (2014), un rapport sera présenté à Barcelone en novembre prochain (CIO-UNESCO).



Plusieurs projets de ce type existent dans le monde, fournissant des informations précises sur l’état des lieux. D’après PlasticsEurope, « le bilan actuel n’est pas si catastrophique […] car malgré une production en hausse, la quantité [de déchets] n’augmente pas. »

Comme la plupart des déchets ne devraient pas arriver en mer, il est donc essentiel de les collecter sur terre. Les déchets plastiques, qui sont pratiquement 100 % valorisables, soit par recyclage, soit par valorisation énergétique, constituent une ressource renouvelable mal exploitée à ce jour. Rappelons qu’en Europe, les industriels de la filière se sont lancé le défi d’atteindre « zéro déchet plastique en décharge en 2020 » [2].

En France, il y a une réelle prise de conscience politique qui se traduit sur la feuille de route de la Conférence environnementale 2013 où figurent : le déploiement pour les emballages ménagers de la collecte de tous les plastiques (dont les films et barquettes) afin d’en permettre le recyclage ; la possibilité pour l’État de limiter la mise en décharge aux seuls flux non valorisables (ce qui revient à interdire la mise en décharge des plastiques) ; le développement de filières pérennes de marchés capables d’utiliser des matières plastiques recyclées. Il reste néanmoins beaucoup de progrès à faire [2], la valorisation des déchets plastiques n’atteignant en 2012 que 62 % en France.



Les industriels du plastique européens sont également impliqués dans des actions de sensibilisation et d’éducation, comme « Vacances propres », un programme créé en 1971 à l’initiative des entreprises pour lutter contre les déchets sauvages et les incivilités, qui bénéficie de l’appui des collectivités locales, et bien sûr des citoyens qui ont adopté les gestes propres, répondant au slogan : « Notre environnement n’est pas une poubelle » (voir encadré ci-dessus). Si on estime que 4 millions de personnes ont été sensibilisées, on trouve encore malgré tout plus de 33 000 t de déchets sauvages en France (déchets collectés à la main) : près de 20 000 t sur les routes (en particulier juste après la sortie des stations-service !), 10 000 t dans les cours d’eau (rives et flottaison), 3 000 t sur les plages, 350 t en montagne… Et ces chiffres sont probablement en dessous de la réalité. Parmi ces déchets : 41 % de mégots (quoique dégradables, un autre fléau !), 12 % de chewing-gums, 9 % d’emballages pour boissons (plastiques, 3,6 % ; cannettes, 3,6 %).

En complément, l’opération « Je navigue, je trie », soit « Rien par-dessus bord, tous mes déchets au port ! », parrainée par la navigatrice Catherine Chabaud, a permis de constater en 2013 une augmentation du tri de 80 % dans les 25 ports concernés. En 2014, 100 % des ports inscrits au programme sont motivés pour renouveler l’opération.

Une dernière action concerne la lutte contre la dispersion des granulés plastiques. Lancée en 1992 par les Américains, suivie par le Canada en 1999 puis par les Britanniques en 2009, l’opération « Clean Sweep® » a pour objectif « zéro perte de granulés » à toutes les étapes de la filière (production, transport, transformation). En France et en Europe, dans les usines et les ateliers, le balai est là pour remplacer le nettoyage à l’eau… ! [3].



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MessageSujet: 7ème continent de plastique : pistes d'avenir et références   Mar 21 Oct - 15:42

Pourrait-on envisager moins d’emballages plastiques de la part des industriels de l’agroalimentaire ou des cosmétiques… ? On peut surtout imaginer d’accroître la recherche de nouveaux polymères. Les années à venir devraient favoriser l’utilisation pour les emballages de polymères biodégradables, souvent d’origine naturelle comme l’amidon, la cellulose, l’acide polylactique.

Les biopolymères, transformés chimiquement, le sont fréquemment pour conserver certaines propriétés et ne sont alors dégradables que dans des unités de compostage industriel. « Pour la mer, il reste l’espoir [de concevoir] des matériaux originaux […] se dégradant rapidement, sans conséquence [pour l’environnement, tout en gardant leurs propriétés d’usage]. Un prochain prix Nobel pour un plastique dégradable dans l’eau de mer ! » [1]. Ou encore des bactéries qui s’attaqueraient aux matières plastiques, comme celles qui sont capables de dégrader jusqu’au bitume des routes ? Une étude originale sur la dégradation de trois classes de plastiques les plus retrouvées en mer - polyéthylène téréphtalate (PET), polyéthylène (PE) et polypropylène (PP) - est en cours au Laboratoire d’océanographie microbienne de Banyuls-sur-Mer (projet PlasticMicro) [4].

 Un filet manta de 1 mètre de large placé 20 cm sur et en dessous de la surface de l'eau récoltera le plastique derrière Tara sur des sessions de 15 minutes. © A. Deniaud-Garcia, Tara Expéditions

À noter qu’une nouvelle mission de Tara, « Tara Méditerranée », vient d’être lancée, avec un volet scientifique sur la « pollution plastique » coordonnée par le laboratoire d’océanographie de Villefranche-sur-Mer (CNRS/UPMC) (quantification et qualification des déchets, étude des polluants organiques) [5].

Le problème des déchets marins est d’une grande complexité et chacun y a un rôle à jouer. Les scientifiques participent à l’amélioration des connaissances et à l’identification de possibles solutions. L’engagement des politiques est nécessaire pour atteindre plus rapidement les objectifs en matière de gestion des déchets plastiques (collecte, tri et traitement). Une attitude citoyenne de « bonnes pratiques » par l’ensemble des industriels concernés (producteurs et utilisateurs de matières plastiques) et leur participation généralisée aux actions collectives de prévention, tous ces efforts devraient permettre une réduction significative des dégâts.

Cependant, comme le déplore François Galgani, « la négligence reste le pire des maux ». L’éducation et la sensibilisation du public sont donc primordiales pour préserver notre environnement, notamment nos océans.

Quelques références importantes :

[1] Galgani F., Poitou I., Colasse L., Une mer propre, mission impossible ? 70 clés pour comprendre les déchets en mer, Éditions Quae, 2013.

[2] Messal R., La valorisation des déchets plastiques en Europe et en France : encore des progrès à faire…, L’Act. Chim., 2013, 371-372, p. 12.

[3] Opération Clean Sweep®

[4]    Observatoire Océanologique de Banyuls sur mer et PlasticMicro.

[5] Tara Méditerranée : Expédition à suivre.



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MessageSujet: Plastique : la Méditerranée est la mer la plus polluée du monde   Mer 26 Nov - 1:01

C'est ce qu'a tristement constaté l'expédition océanographique Tara dont le navire est revenu après une expédition de 7 mois sur cette mer.

De retour à Lorient, samedi 22 novembre 2014, après un périple de 7 mois  en Méditerranée pour traquer les microplastiques, les équipes de la goélette d'exploration Tara ont présenté leurs conclusions sur l'ampleur de la pollution. "Les premiers constats de l'expédition sont édifiants", a assuré Gaby Gorsky, directeur scientifique de l'expédition qui a démarré en mai, dans une communication à l'AFP.

 La goélette Tara quitte le port de Lorient le 5 septembre 2009 (c) Afp

"A chaque relevé de filet, il a été prélevé des échantillons de plastique ou de microplastiques, et ce dans toute la Méditerranée", a précisé Stéphane Bruzaud, de l'Université de Bretagne Sud, soulignant des concentrations plus importantes dans les eaux de certains pays, ainsi qu'à proximité des grandes villes, ports et zones touristiques.

Mais des "concentrations non négligeables" ont également été observées en haute mer, "bien qu'on pourrait penser que les microplastiques y sont plus dispersés", a ajouté le Pr Bruzaud, un des nombreux scientifiques associés à cette mission, la première d'une telle envergure dans la Grande Bleue.

Ces microplastiques (moins de 5 mm) sont le résultat d'un processus de dégradation ou d'érosion sur de longues périodes.

"La Méditerranée connaît en moyenne les densités de plastique les plus importantes au monde, avec 250 milliards de microplastiques", a souligné François Galgani, chercheur à l'Ifremer (Institut français de recherche pour l'exploitation de la mer).

La Méditerranée est une mer petite et quasi fermée et qui génère beaucoup d'activités touristiques. "Toutes les conditions sont réunies pour qu'il y ait un degré de pollution extrêmement élevé", a estimé le Pr Bruzaud. Cette mer, qui représente moins de 1% de la surface des océans, est une incroyable réserve de biodiversité (8% des espèces), mais elle subit une forte pression avec 90% de la pollution qui vient de la terre.

Lors de l'expédition --la 10è pour Tara depuis 2003--, à laquelle ont participé 14 laboratoires de recherche (français, italien, allemand ou américain) quelque 2.300 échantillons ont été prélevés lors de 350 traits de filets, tant au large que près des côtes, des embouchures de rivières ou des ports.

Le plastique est déjà rentré dans la chaîne alimentaire...

La composition chimique du plastique collecté sera étudiée, tout comme l'interaction entre le zooplancton, base de la chaîne alimentaire marine, et le plastique. "Il y a déjà des échantillons de microplastiques qui ont pénétré la chaîne alimentaire avec des effets aujourd'hui sur la santé humaine qui sont encore inconnus", a souligné Stéphane Bruzaud, dont le laboratoire, le LIMATB, sera chargé d'analyser et identifier (PVC, polystyrène, polyéthylène...) les microplastiques récupérés afin notamment de pouvoir proposer des produits de substitution.

Les premiers résultats de la mission, dont le coût est de 1,6 million d'euros, devraient être connus à partir du printemps.

L'expédition comportait un volet scientifique, mais également un volet de sensibilisation du public aux enjeux environnementaux. Ainsi, quelque 12.000 personnes et scolaires ont été accueillies à bord de la goélette de 36 mètres lors d'escales dans 13 pays.

"Les enjeux ne sont pas en mer mais sur terre, il faudrait qu'on parvienne à empêcher que ces plastiques arrivent dans les océans", a déclaré Maria Luiza Pedrotti, coordinatrice scientifique de la mission. "Il n'est pas possible de nettoyer les océans", a-t-elle justifié.

En novembre et décembre 2015, Tara sera à Paris à l'occasion de la conférence mondiale sur le climat. Avant cela, à partir de mars, le voilier se rendra dans plusieurs villes de France pour sensibiliser le grand public aux questions liées au climat.

Le voilier appartient au fond de dotation Tara Expeditions qui organise des expéditions scientifiques pour comprendre l'impact des changements climatiques et de la crise écologique sur les océans. S & A 25nov2014
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MessageSujet: Le fléau dramatique des déchets plastiques dans les océans   Sam 7 Mar - 20:25

Des dizaines de millions de tonnes polluent les océans de la Terre. Les chiffres sont aussi terribles que les conséquences pour l'environnement.

Sacs, bouteilles, flacons... Les océans sont remplis de déchets plastiques. Chaque seconde, 412 kilos de plastiques sont déversés dans les mers. On parle aussi de 7e continent. Il faut moins de deux ans pour que les courants marins réunissent les particules de plastiques au centre de chaque océan. "On appelle cela un gyre", rapporte Christophe de Vallambras. Celui du Pacifique Nord est le plus important. "C'est celui-là surtout qu'on appelle 'le 7e continent'. Il fait six fois la France", confie le journaliste de France 2.


Selon l'océanographe François Galgani, d'Ifremer, "ce sont principalement des déchets qui viennent de la grande consommation". On trouve dans l'eau des déchets imposants mais aussi 5 000 milliards de microparticules de plastiques.

A la surface des océans, on compte 270 000 tonnes de déchets plastiques. Mais dans les fonds marins, c'est bien pire : le volume des déchets est de l'ordre de quelques dizaines de millions de tonnes. Les conséquences pour l'environnement sont graves.

Dès lors, que peut-on faire ? "On ne peut pas réparer (...), on ne peut pas revenir en arrière", déclare Christophe de Vallambras. "En revanche, on peut penser à l'avenir et arrêter dès que possible de rejeter nos déchets en mer", conclut-il.



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MessageSujet: Nouvelle alerte à la pollution dans les océans   Sam 7 Mar - 20:29

Selon une étude américaine publiée récemment, des millions de tonnes de déchets plastiques ont été déversés dans les mers, ce qui contamine la chaîne alimentaire.

En 2010, selon cette étude, des millions de tonnes de déchets en plastique ont été déversés dans les océans. Des fines particules qui menacent la chaîne alimentaire à cause des animaux qui les ingèrent. Les coraux de la grande barrière australienne sont en danger. Ils avalent de fines particules de plastique qu'ils prennent pour du plancton, et cela risque de les asphyxier. Ces particules qui polluent l'océan Pacifique se concentrent dans une zone appelée gyre, grande comme six fois la France. Le constat est le même dans l'océan Atlantique et l'océan Indien.


Au total, 8 millions de tonnes de déchets plastiques ont été déversés dans les mers en 2010. Cela représente l'équivalent de cinq sacs de supermarché remplis de déchets tous les 30 centimètres, le long des côtes de 192 pays. La Chine, l'Indonésie et les États-Unis sont parmi les plus pollueurs. Si rien n'est fait, le nombre de ces déchets pourrait être multiplié par 20 d'ici 2025.


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MessageSujet: Bordeaux: Le trimaran Race for water est parti à la chasse aux détritus plastiques   Dim 15 Mar - 22:07

Le trimaran «MOD70 Race for water» a largué les amarres, dimanche à Bordeaux, pour faire cap sur les Açores, première escale d'une expédition scientifique à la voile visant à dresser un état des lieux de la pollution des océans par les plastiques.

Le trimaran de 21 mètres a levé l'ancre dans l'après-midi, par un vent glacial, sous les applaudissements de quelques centaines de badauds, avec à son bord les sept membres d'équipage franco-suisse, âgés de 30 à 60 ans.

 Le Race for water est accosté à Bordeaux jusqu'au 15 mars - M.Bosredon

Il fait route vers l'archipel portugais où «il est attendu jeudi ou vendredi prochain selon les conditions météo», a précisé Marco Simeoni, chef de l'expédition et président de la fondation «Race for Water» (textuellement en français : la course pour l'eau) à l'origine du projet. Le retour du voilier à Bordeaux est «prévu fin novembre début décembre», au terme d'un tour du monde en 300 jours, et «d'une traversée de plus de 40.000 milles marins», ponctuée de 11 escales scientifiques et 9 escales de «sensibilisation à Rio, New York, Tokyo ou Shanghai», a ajouté cet ingénieur vaudois âgé de 50 ans et passionné de voile.

Au cours de l'expédition, le trimaran prévoit de traverser cinq vortex, ces immenses zones océaniques où des centaines de millions de tonnes de détritus ont été accumulés par les courants et la force centripète qui les aspire.

La feuille de route scientifique prévoit 11 étapes: les Açores, les Bermudes dans l'Atlantique Nord; l'île de Pâques, les îles Mariannes et différents atolls dans le Pacifique; les Chagos et l'île de Rodrigues dans l'océan Indien; et l'archipel de Tristan da Cunha dans l'Atlantique Sud.

A chaque escale, des portions de plage feront l'objet de ratissages systématiques et des échantillons de sable seront prélevés afin d'isoler les différentes micro-particules, en vue de leur analyse par un laboratoire de l'École polytechnique fédérale de Lausanne (EPFL), partenaire du projet.

D'autres données, recueillies au moyen de drones embarqués à bord, seront envoyées pour étude aux universités américaines de Duke (Caroline du Nord) et de l'État de l'Oregon. La fondation espère ainsi dresser une cartographie haute définition des nappes de déchets.

Parallèlement au volet scientifique, l'expédition fera 9 escales de sensibilisation, dont une à New York le 9 avril où l'initiative sera présentée au siège des Nations unies.

Marco Simeoni a déboursé 2,6 millions d'euros sur ses fonds propres pour financer l'expédition, car il «très difficile», selon lui, de mobiliser des sponsors «sur un sujet aussi sensible».

Rappel : Environ 25 millions de tonnes de plastique sont déversées chaque année dans les océans, soit 10% de la production mondiale.



20 Minutes 15/3/2015
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MessageSujet: 1000 à 3000 tonnes de plastique en Méditerranée   Sam 4 Avr - 21:10

La concentration de plastiques en Méditerranée est similaire à celle des gyres océaniques où se forment des continents de déchets.

 Il y a dans les océans des zones appelées gyres, des sortes d’immenses tourbillons où les courants contribuent à concentrer les débris rejetés dans les eaux. Au total, des millions de tonnes de déchets venus des côtes et des fleuves flottent dans les cinq principaux gyres océaniques, la force centripète aspirant lentement les détritus vers le centre. (Schéma: Une balle accrochée par un fil tourne autour d'un axe. La force centripète est exercée par le fil sur la balle pour la maintenir en rotation sur la trajectoire spécifiée. C'est cette force qui donne au fil sa tension. Cburnett cc by-sa  3.0)

Une vaste étude d’échantillonnage menée par les équipes de l’université de Cadix a révélé qu’une quantité très importante de plastique s’accumulait en Méditerranée. Entre 1000 et 3000 tonnes, qui flottent à la surface notamment sous la forme de fragments de bouteilles, de sacs, d’emballage et de fils de pêche. Ces déchets ont été retrouvés dans 100% des sites échantillonnés à une concentration moyenne similaire (483 g/km2) à celle retrouvée au niveau des gyres océaniques où se développent des "continents" de plastique. On parle parfois de septième continent pour qualifier ces zones d'accumulation. "Nous identifions la mer Méditerranée comme une grande zone d'accumulation de débris en plastique" souligne Andres Cozar de l'université de Cadix qui a mené cette étude, publiée dans la revue PLOS ONE.

 Déchets de plastique dans le gyre de l'Atlantique Nord. Il y a une concentration similaire de déchets en Méditerranée. Expédition7èmeContinent/VinciSato

Mais les morceaux de plastique de grande taille ne constituent pas la majeure partie de la pollution. Celle-ci est dominée par des fragments de moins de 5 mm de long, appelé microplastiques. Ils sont issus de la dégradation et de l’érosion de parcelles plus grosses. "Ces très petits fragments de plastique peuvent facilement être avalés par les espèces marines et libérer des produits chimiques dans leur intestin" explique David Morritt de l’université de Londres et spécialiste des microplastiques. 

 Carte mondiale des courants et tourbillons marins représentant les principaux gyres océaniques. Avsa CC BY-SA 3.0

La Méditerranée est une mer petite, quasi-fermée et qui génère beaucoup d'activités touristiques. Même si elle représente moins de 1% de la surface des océans elle constitue une incroyable réserve de biodiversité abritant entre 4 et 18 % de toutes les espèces marines. Elle fournit aussi des revenus issus de la pêche et du tourisme pour tous les pays situés sur son pourtour. "Compte tenu de la richesse biologique et de la concentration des activités humaines en Méditerranée, les effets de la pollution plastique pourraient être particulièrement dramatique dans cette zone" conclut Andres Cozar.  


Sciences et avenir 3/4/2015
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MessageSujet: D'ici 2050, 99% des oiseaux marins auront avalé du plastique   Mar 1 Sep - 13:32

La majorité des oiseaux marins à travers le monde a déjà ingurgité du plastique. Mais d'ici 2050, quelque 99% des albatros, manchots, mouettes et autres volatiles des mers seront touchés par cette pollution,rapporte une étude publiée lundi.

Les chercheurs ont passé en revue des enquêtes réalisées entre 1962 et 2012 sur 135 espèces d'oiseaux marins. En comparaison, une étude datant du début des années 1960 montrait qu'à cette époque moins de 5% des oiseaux marins étaient concernés.

 La pollution au plastique atteint en certains endroits le taux record de 580 000 morceaux de plastique par km². CSIRO, Britta Denise Hardesty / Le Monde


La pollution au plastique, qui selon les scientifiques atteint en certains endroits le taux record de 580'000 morceaux de plastique par km2, représente un danger pour les oiseaux qui confondent leur surface colorée avec des aliments. Les oiseaux peuvent développer des maladies ou mourir s'ils ingèrent trop de plastique.

Les chercheurs "prévoient une augmentation de l'ingurgitation de plastique par les oiseaux marins, qui touchera 99% de toutes les espèces d'ici 2050"selon les comptes rendus de l'académie nationale américaine des sciences (PNAS).

"Une gestion efficace des déchets peut réduire cette menace", notent les auteurs. "Pour la première fois, nous disposons d'une prévision globale montrant à quelle échelle la pollution au plastique peut avoir des répercussions sur les espèces marines et les résultats sont frappants", a estimé Chris Wilcox, chercheur à l'agence nationale australienne pour la science (CSIRO).

"Les estimations, basées sur des observations historiques, montrent qu'environ 90% des oiseaux marins ont déjà avalé du plastique. C'est énorme et cela montre l'omniprésence de la pollution au plastique", a-t-il ajouté.

Depuis la commercialisation du plastique dans les années 1950, la production a doublé tous les onze ans, rappelle l'étude. "Entre 2015 et 2026, la quantité totale de plastique produite sera équivalente à tout ce qui a déjà été fabriqué" depuis le début de la production de plastique.

La menace "est géographiquement étendue, généralisée et augmente rapidement" estiment les chercheurs. Ils précisent que les zones les plus à risques se situent "aux limites de l'océan austral, dans la mer de Tasman entre l'Australie et la Nouvelle-Zélande".



Romandie 1/9/2015
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MessageSujet: Les déchets en plastique ont atteint l’Arctique Aujourd'hui à 23:40   Dim 25 Oct - 0:41

31 déchets de plastique repérés par les océanographes du Polarstern dans la mer de Barents et le détroit de Fram. Le chiffre est faible mais, selon les chercheurs, il démontre la formation d’un sixième « continent de plastique » en Arctique, confirmé par la quantité de déchets présents au fond et par les matières plastiques retrouvées dans les estomacs d’oiseaux de mer et de requins.


 Une étude de la Nasa montrant les trajectoires de bouées (en blanc, reconstituées à partir de 35 ans d'observations) et celles, simulées sur ordinateur, de petits déchets se déplaçant à 0,25 m/s (en bleu) sur une période de 2.188 jours, soit 6 ans. Les deux sources fournissent le même résultat : une accumulation dans les régions centrales du Pacifique nord et sud, de l'Atlantique nord et sud et de l'océan Indien. © Nasa, NOAA

En juillet 2012, Melanie Bergmann, de l’institut Wegener (en Allemagne), et ses collègues du Pole (Laboratory of Polar Ecology, Belgique) ont remonté la côte norvégienne. Ils ont continué en faisant route vers le nord, avec la mer de Barents à leur droite et la mer de Norvège à leur gauche, jusqu’à longer l’ouest du Spitzberg (archipel du Svalbard), dans le détroit de Fram qui mène à l’océan Arctique. À bord du navire océanographique Polarstern (de l’institut Wegener), affrété pour une étude sur les mammifères marins et les oiseaux de mer, ces chercheurs ont compté les objets de plastique flottant en surface, depuis le pont du bateau et depuis un hélicoptère.

 Des Fous de Bassan utilisent des restes de filets pour construire leur nid sur l'île de Heligoland, en mer du Nord. © Institut Alfred Wegener Institute, Helmholtz Centre for Polar and Marine Research

Résultat : 23 déchets vus depuis les airs et 8 depuis le navire le long du trajet de 5.600 km. L’observation pourrait sembler anecdotique mais la faible efficacité de la méthode visuelle conduit à conclure que la quantité réelle est très supérieure. L’équipe vient de publier ces résultats dans la revue Polar Biology. Lors d’une précédente étude, Mélanie Bergmann avait rapporté des observations réalisées sur le fond dans l’océan Arctique. Ces résultats montraient une augmentation du nombre de déchets (dont 57 % de matière plastique) entre 2002 et 2011, passant de 3.635 à 7.710 par kilomètre carré, atteignant ainsi, expliquaient les auteurs, la même densité que celle mesurée dans un canyon sous-marin au large du Portugal.

La pollution par les déchets plastiques, qui a longtemps épargné les hautes latitudes, commencerait donc à y être présente. Les conditions de circulation des courants océaniques font dire aux auteurs qu’il se forme peut-être actuellement dans ces régions une zone de concentration des déchets, comme il en existe déjà cinq dans l’océan mondial : deux dans l’Atlantique (au nord et au sud), deux dans le Pacifique et une dans l’océan Indien. Les auteurs soulignent que, contrairement à une idée répandue, le plastique ne reste pas toujours en surface : la moitié coule jusqu’au fond.

 88% des fulmars boréaux ont du plastique dans leur estomac. Photo Couple de Fulmars boréaux (Ile aux Ours). Michael Haferkamp ccby-sa3.0

Enfin, l’article scientifique rappelle que de précédentes études ont montré que 88 % des fulmars boréaux (Fulmarus glacialis), des oiseaux passant leur vie en mer, ont du plastique dans leur estomac. Une étude australienne, publiée cette année, aboutissait à la même proportion : neuf oiseaux de mer sur dix ingéreraient des morceaux de plastique. C’est le cas aussi pour 8 % des requins du Groenland (Somniosus microcephalus), qui vivent jusqu’en Arctique, même en hiver. Des comptages plus vastes seraient sans doute une bonne idée. Dans le communiqué publié par l’institut Wegener, Melanie Bergmann estime qu’il serait « utile de faire réaliser ce genre d’observations par des navires d’opportunité, comme les bateaux commerciaux, les pêcheurs, les plaisanciers ou les garde-côtes ».




FUTURA SCIENCES 24/10/2015
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