LOVE ANIMALIA NATURALIS ENVIRONNEMENTALIS
Bienvenue sur le Forum Love Animalia Naturalis : Actualités, informations et conseils sur les Animaux, la Nature et l'Environnement. Des rubriques exclusives réservées aux membres du forum. Pour satisfaire votre curiosité retrouvez l'actualité ou des conseils et pour satisfaire la nôtre, nous serons heureux de lire les vôtres! Toutes les personnes de 10 ans et plus, partageant ces centres d'intérêts sont les bienvenues.

LOVE ANIMALIA NATURALIS ENVIRONNEMENTALIS

Animaux, Nature et Environnement : Actualités, Informations et Conseils
AccueilPortailS'enregistrerConnexion
Vous avez des photos sur les animaux, la nature et l'environnement ? Si vous êtes prêts à nous offrir l'une d'elles... Ecrivez un message à l'un des administrateurs. Merci

Partagez | 
 

 Changement climatique: ce que mesure et prévoit la science : nature, faune, flore, océans...

Aller en bas 
Aller à la page : 1, 2, 3, 4  Suivant
AuteurMessage
Admin
Fondateur Administrateur
Fondateur Administrateur
avatar

Messages : 20116
Date d'inscription : 15/11/2010
Age : 65
Localisation : Essonnes

MessageSujet: Changement climatique: ce que mesure et prévoit la science : nature, faune, flore, océans...   Mer 22 Juin - 1:19

Le changement climatique pousse les espèces vers l'extinction

Information : Aujourd'hui 28 novembre, ce sujet a été revu de fond en comble. Plutôt que des messages éparpillés, tous les sujets ayant fait l'objet d'une étude, soit scientifique, soit de spécialistes reconnus, ont été regroupés dans ce même sujet. Bien entendu, comme le système de tri ne prévoit pas d'ajouter le nombre de lecture de ces messages pour  les additionner, lors de ce regroupement, le compteur est reparti de zéro. Au bas mot, on peut estimer que l'ensemble des articles a reçu la visite d'environ 3.000 lecteurs...



Les premiers résultats d’une étude de l’UICN révèlent que 35% des oiseaux du monde, 52% des amphibiens et 71% des coraux bâtisseurs de récifs en eaux chaudes risquent d’être particulièrement sensibles au changement climatique.

Ce rapport identifie plus de 90 caractéristiques biologiques qui pourraient rendre les espèces vulnérables au changement climatique.

3 438 espèces d’oiseaux parmi les 9 856 espèces existant dans le monde présentent au moins une caractéristique qui peut les rendre sensibles au changement climatique.

Les oiseaux de mer (albatros, pingouins, pétrels, puffins) risquent tous d’être affectés par le changement climatique, alors que d’autres comme les hérons, les aigrettes, les balbuzards, les milans, les faucons et les aigles seraient moins sensibles.

“C’est la première fois qu’une évaluation systématique de la sensibilité des espèces au changement climatique est effectuée,” selon Wendy Foden, du Programme des espèces de l’UICN. “Le changement climatique est déjà là, mais actuellement le monde de la conservation a très peu d’éléments lui permettant d’identifier les espèces les plus vulnérables.”

D’après cette étude, 3 217 des 6 222 amphibiens du monde risquent d’être affectés par le changement climatique. 3 familles de salamandres pourraient être particulièrement sensibles, alors que 80 à 100% des grenouilles des Seychelles, des grenouilles fouisseuses indiennes, des grenouilles terrestres d’Australie, des crapauds cornus et des grenouilles de verre sont évalués comme sensibles.

Les espèces qui ont besoin d’habitats très spécialisées comme celles dont les larves vivent dans l’eau, ou celles qui ne peuvent pas se déplacer en raison de barrières comme des vastes étendues d’eau, ou des transformations de leur habitat dûes à l’homme, sont plus particulièrement en danger.
Le rapport montre que 566 des 799 coraux bâtisseurs de récifs risquent d’être affectés par le changement climatique. La famille des Acroporidae, incluant les coraux cornes de cerf, présente un nombre particulièrement élevé d’espèces sensibles, alors que la famille des Fungiidae, incluant les coraux champignon, ainsi que la famille des Mussidae, incluant certains coraux cerveau, en comportent relativement peu.

Les espèces de coraux sont concernées en raison de leur sensibilité aux augmentations de température, à la sédimentation et aux dégâts physiques dus aux tempêtes et aux cyclones. D’autres indicateurs importants comme la faible capacité de dispersion et de colonisation ont été pris en compte.

D’après la Liste rouge des espèces menacées, 32% des amphibiens sont menacés d’extinction. Parmi ceux-ci, 75% sont sensibles au changement climatique alors que parmi les espèces non menacées, seulement 41% le sont. Quant aux oiseaux, le pourcentage moyen de ceux qui sont menacés d’extinction est plus faible – 12%. Toutefois, 80% de ceux-ci sont sensibles au changement climatique.
“Il y a une forte corrélation entre le nombre d’amphibiens et d’oiseaux menacés et ceux qui sont sensibles au changement climatique.” d’après Jean-Christophe Vié, Directeur adjoint du Programme pour les espèces de l’UICN. “Le changement climatique peut causer une brusque augmentation du risque et du rythme d’extinction pour les espèces déjà menacées. Mais nous souhaitions aussi mettre l’accent sur les espèces qui ne sont pas encore menacées, mais pourraient le devenir rapidement si le changement climatique s’intensifiait. De cette facon nous espérons promouvoir des actions de conservation préventives et donc plus efficaces.”

Source : Planète Verte - Développement Durable


Dernière édition par Admin le Sam 29 Nov - 3:11, édité 2 fois
Revenir en haut Aller en bas
http://lane.forumgratuit.org
Admin
Fondateur Administrateur
Fondateur Administrateur
avatar

Messages : 20116
Date d'inscription : 15/11/2010
Age : 65
Localisation : Essonnes

MessageSujet: Nouvelle étude sur l'acclamitation des espèces au réchauffement climatique   Sam 25 Juin - 20:18

D'après une étude de l'Université de Californie Davis (UC Davis), parue le 8 Juin dans Proceedings of the Royal Society B., certaines espèces d'animaux et de plantes pourraient ne pas être capables d'évoluer et de s'adapter suffisamment pour survivre au changement climatique. Ces résultats conduisent à s'interroger sur la capacité des modèles actuels à prédire justement les réponses biologiques au changement climatique.

L'équipe de recherche a étudié les capacités d'adaptation d'une espèce spécifique de copépode, un petit crustacé vivant exclusivement dans des mares résiduelles, des points d'eau formés dans la roche par les marées. Nommée Tigriopus californicus, cette espèce est présente sur près de 3000 km de latitude, vivant du sud de l'Alaska à la région de Basse Californie (Mexique), ce qui témoigne d'une capacité d'adaptation à des climats et des températures très différents.

Huit populations de copépodes ont été collectées à plusieurs latitudes différentes. Elles ont été élevées dans des environnements artificiels et soumises à une augmentation progressive de température. Leur réponse en termes d'adaptation et de tolérance thermique a été observée et mesurée sur 10 générations.
"Il s'agit d'une question à laquelle beaucoup de scientifiques s'intéressent : est-ce que les organismes ont la capacité de s'adapter au changement climatique sur une période de quelques décennies ?" déclare Eric Sanford, co-auteur de l'article, professeur en évolution et écologie à l'Université à UC Davis et chercheur au Laboratoire Marin de Bodega de l'Université.

Les résultats d'analyse montrent que la tolérance thermique varie fortement entre les différentes populations, celle-ci étant significativement plus importante chez les populations provenant de basses latitudes, au sein des climats plus chauds. Cependant, l'augmentation de la tolérance thermique au fil des générations reste très limitée, ne dépassant pas 0,5°C maximum. Pour la plupart des populations, cette augmentation de tolérance stagne rapidement avant ce point. De plus, les groupes provenant des hautes latitudes ne parviennent pas à atteindre les niveaux de tolérance plus élevés de ceux des basses latitudes, aussi bien après acclimatation ou évolution sur 10 générations.

... Les résultats de l'étude montrent qu'une espèce dotée d'une forte distribution spatiale et donc d'une grande capacité d'adaptation aux différents climats peut aussi souffrir d'une faible capacité d'évolution. Ces résultats vont à l'encontre de nombreux modèles actuels, qui considèrent que plus une espèce est répandue géographiquement, plus elle aurait la capacité de développer de nouveaux phénotypes résistant à une augmentation de température et moins elle serait vulnérable au changement climatique.

... "L'hypothèse générale a toujours été que les espèces très répandues [géographiquement] disposaient d'une quantité importante de matériel génétique pour assurer leur évolution, mais cette étude montre que cela n'est peut-être pas le cas" déclare Rick Grosberg... Pour cette raison, l'étude conclut que les modèles actuels sont susceptibles de sous-estimer les risques d'extinction d'espèces dus à l'augmentation de température atmosphérique et marine résultant du changement climatique. Elle recommande d'inclure plusieurs facteurs importants au sein de ces modèles, comme la transmission génétique au sein d'une espèce.

Grosberg affirme que de nombreuses espèces d'animaux, d'oiseaux et de plantes ont vu leur habitat fragmenté par l'activité humaine, et sont soumis à la pression du changement climatique. A l'instar des copépodes, nombre d'entre elles pourrait similairement avoir une capacité limitée à s'adapter au rythme rapide du changement climatique. "[...] De nombreux organismes ont déjà atteint leurs limites environnementales, et la sélection naturelle ne pourra pas nécessairement les sauver".

L'intégralité de l'article sur Notre Planète Info
Revenir en haut Aller en bas
http://lane.forumgratuit.org
BelleMuezza
Fondateur Administrateur
Fondateur Administrateur
avatar

Messages : 12462
Date d'inscription : 15/11/2010
Age : 65
Localisation : Essonnes

MessageSujet: Réchauffement des eaux en Antarctique    Mar 28 Juin - 1:12

l'adaptation des espèces est difficile

Selon une étude internationale, les organismes trouvés dans la région antarctique ne s'adapteraient pas aussi rapidement que prévu aux changements environnementaux. L'étude, menée par 200 scientifiques de 15 pays, est l'aboutissement d'une mission de sept mois à bord du vaisseau Polarstern de l'AWI (Alfred Wegener Institute) pour la recherche marine et polaire de l'Association Helmholtz, en Allemagne.

Les vaisseaux de recherche Polastern sont revenus au port de Bremerhaven vers la fin du mois de mai 2011. Au cours de leur périple, les chercheurs ont mesuré les températures de la mer de Weddell, découvrant que le réchauffement des eaux profondes se poursuit, et que les organismes qui y vivent ne s'adaptent que très lentement à ces changements.

... "Une évaluation initiale des mesures montre que les températures dans les fonds marins de la mer de Weddell augmentent toujours", explique le Dr Fahrbach, actif dans la mission depuis novembre 2010 à février 2011.

En ce qui concerne la distribution des températures et la concentration saline, les conditions globales dans les fonds marins de la mer de Weddell sont influencées de manière à ce que l'eau saline froide se retrouve au fond (circulation thermohaline). Ainsi, les changements au niveau des propriétés de ces masses d'eau froide dans l'Antarctique auront un impact global, expliquent les chercheurs.

Ils font remarquer que l'augmentation de la température des eaux profondes peut être détectée sur de larges sections de l'océan Atlantique nord.... "Cette augmentation de température est minime, mais étant donné qu'elle s'étend jusque dans les profondeurs, elle influence un volume de chaleur considérable stocké dans l'océan.

... Selon le World Climate Report (GIEC), plus de 80% de la chaleur que la Terre absorbe en plus suite à l'effet de serre est stocké dans les couches supérieures océaniques allant jusqu'à une profondeur de 1500 mètres. Désormais, nous sommes en mesure de démontrer que les profondeurs océaniques sont également impliquées dans ce processus."

Les plantes et les animaux se sont adaptés aux conditions extrêmes de l'Antarctique. L'expédition CAMBIO (Change in Antarctic Marine Biota), menée par des biologistes a étudié quelles espèces pouvaient s'adapter rapidement aux changements climatiques. Ils ont découvert que certains organismes s'adaptaient plus facilement aux nouvelles conditions que d'autres en raison de leurs caractéristiques physiologiques.

... Après la rupture en 1995 puis en 2002 de pans entiers de la plate-forme glacière, les échanges avec la surface de la mer sont redevenus possibles, entraînant un bouleversement drastique des conditions de vie pour les organismes vivant sur le fond marin.


Lire la totalité de l'article sur NOTRE PLANETE INFO (auteur Christophe Magdelaine)
Revenir en haut Aller en bas
http://www.lane-forumactif.com
Admin
Fondateur Administrateur
Fondateur Administrateur
avatar

Messages : 20116
Date d'inscription : 15/11/2010
Age : 65
Localisation : Essonnes

MessageSujet: Arbres et réchauffement climatique : Moins de branches sur les arbres, ils deviennent plus vulnérables    Sam 13 Aoû - 22:12

Moins de branches sur les arbres, d'où une plus grande vulnérabilité aux parasites, cycle de reproduction perturbé: ces risques découlant du réchauffement climatique mettent en danger l'avenir de la forêt méditerranéenne, selon une étude du Cemagref publié vendredi.

Des chercheurs de cet institut de recherche en sciences et technologies pour l'environnement ont abouti à ces conclusions après avoir observé en continu le développement saisonnier d'un écosystème de quatre étages de végétations comprenant des pins d'Alep, et trois espèces de chênes.

Pour tester les effets de la sécheresse, des zones de 900 m2 d'arbres ont été créées dont certaines ont été privées de 30% des précipitations grâce à un système de gouttières, d'autres bénéficiaient de 30% d'eau supplémentaire par irrigation. Et d'autres parcelles ont servi de zone témoins.

Les chercheurs ont ainsi découvert que la raréfaction des pluies et l'augmentation des températures font que "l'arbre produit beaucoup moins de branches, est donc affaibli et plus vulnérable aux maladies et parasites", selon Michel Vennetier, l'un des auteurs de l'étude.

"Chez les chênes, l'avortement des fructifications compromet leur reproduction", a-t-il ajouté.

De même, la modification de "l'architecture de l'arbre", autrement dit sa forme typique, a des conséquences sur la qualité des sols des forêts méditerranéennes. "Les houppiers (cîmes) des pins étant plus clairsemés, le microclimat au niveau des sols est plus chaud et plus sec", a précisé M. Vennetier.

L'étude, qui s'inscrit dans un projet plus large intitulé "Drought" (sécheresse en anglais) mené avec le CNRS (Institut national de la recherche scientifique), l'Institut national de la Recherche agronomique (INRA) et l'Université d'Aix-Marseille, a également mis en évidence pour la première fois le phénomène de la croissance prolongée des pins d'Alep pendant l'hiver, plus doux depuis quelques années.

Cela a pour conséquence que l'arbre a des pousses inachevées qui sont ensuite abîmées par le gel, des blessures constatées en nombre toujours plus grand depuis une dizaine d'années.

Au final, souligne le Cimagref, la mortalité des pins d'Alep augmentent et la composition des forêts est modifiée. Les pins sylvestres, par exemple, ont complètement disparu après la canicule de 2003 sur les versants de basse altitude des régions méditerranéennes. "Si le réchauffement a pu être bénéfique pour la productivité des forêts jusqu'en 1998, cette étude montre que l'on passe aujourd'hui un seuil critique en terme de résistance des arbres", a souligné Michel Vennetier.



.Sciences et Avenir 13/08/2011
Revenir en haut Aller en bas
http://lane.forumgratuit.org
BelleMuezza
Fondateur Administrateur
Fondateur Administrateur
avatar

Messages : 12462
Date d'inscription : 15/11/2010
Age : 65
Localisation : Essonnes

MessageSujet: Réchauffement: plantes et animaux migrent plus vite que prévu vers des zones plus froides    Ven 19 Aoû - 23:47

Réchauffement: plantes et animaux migrent plus vite que prévu vers des zones plus froides

De nombreuses espèces animales et végétales réagissent au réchauffement climatique terrestre beaucoup plus rapidement qu'initialement estimé, se déplaçant vers des zones plus froides trois fois plus vite, selon une recherche britanniques publiée jeudi.

Animaux et végétaux ont ainsi migré vers de plus hautes latitudes à un rythme moyen de 17,6 km par an et à des altitudes plus élevées deux fois plus rapidement que les scientifiques ne le pensaient jusqu'à présent, à savoir 12,2 mètres en moyenne par an pendant ces quarante dernières années.[/b
]
"Ces changements sont équivalents à un éloignement des végétaux et des animaux de l'équateur de vingt centimètres par heure chaque jour et ce depuis 40 ans et sont sans aucun doute liés au réchauffement climatique", souligne Chris Thomas, professeur de biologie à l'Université de York en Grande-Bretagne, principal auteur de cette étude parue dans la revue américaine Science datée du 19 août.

[b]"Et ce mouvement va continuer pendant au moins le restant de ce siècle", prédit-il.


"Cette étude démontre que le réchauffement est planétaire provoquant un déplacement des espèces vers des latitudes et altitudes plus élevées", indique I-Ching Chen de l'Université de York.

"Nous avons démontré pour la première fois que l'étendue du changement dans la distribution géographique des espèces est liée à l'ampleur du changement climatique dans ces mêmes zones", précise-t-il.

Ainsi, en Grande-Bretagne, le papillon commun a migré ces dernières décennies du centre de l'Angleterre pour se retrouver 220 km plus au nord à Edimbourg, en Ecosse, précise David Roy, du Centre d'Ecologie et d'Hydrologie à Wallingford (GB).

Des migrations similaires ont été observées chez une fauvette de couleur brune au cri perçant qui a migré 150 km vers le nord de la Grande-Bretagne ces vingt dernières années.

A Bornéo, ces chercheurs ont découvert que des papillons de nuit étaient montés en moyenne de 67 mètres en altitude ces dernières décennies.

"Ces migrations animales et végétales rapides en réaction au changement climatique pourraient indiquer que nombre d'espèces seraient en danger d'extinction dans des zones où les conditions climatiques se détériorent", craint le professeur Chris Thomas.

Sciences et Avenir 19/08/2011
Revenir en haut Aller en bas
http://www.lane-forumactif.com
BelleMuezza
Fondateur Administrateur
Fondateur Administrateur
avatar

Messages : 12462
Date d'inscription : 15/11/2010
Age : 65
Localisation : Essonnes

MessageSujet: Les espèces fuient vers le nord et en altitude   Jeu 25 Aoû - 14:01

Les espèces fuient vers le nord et en altitude



Le réchauffement climatique provoque le déplacement des espèces, de nombreuses études l’ont déjà montré. Mais une nouvelle étude est autrement précise : avec en moyenne 17 km d’avancée par décennie, cette migration vers les hautes latitudes serait trois fois plus rapide que prévue !


Des travaux publiés mi-août dans le journal Science par des chercheurs de l’université d’York, en Grande-Bretagne, montrent avec une précision nouvelle certains des premiers effets chiffrés du réchauffement climatique. La tendance qui en ressort est une remontée impressionnante et générale des espèces vivantes depuis l’équateur vers les pôles et des plaines vers les sommets. Attention, il ne s’agit pas d’un déplacement des individus, comme pourrait le laisser penser le terme de « migration », mais bien d’une modification des aires de répartition. Ce sont les zones d’habitat favorables, liées aux conditions climatiques (comme la pluviométrie ou la gamme de températures) qui se déplacent, entraînant avec elles les espèces adaptées à ces conditions.

Le déplacement des zones de vie des espèces peut être causé par de nombreux facteurs, parmi lesquels la destruction par l’Homme de leurs habitats ou l’arrivée d’espèces invasives. Ce genre de données ne peut donc être corrélé à un changement climatique que lorsque sont établies des moyennes sur plusieurs décennies. Ainsi, les variations rapides ou locales liées à d’autres facteurs sont lissées et seules les grandes tendances imposées par le réchauffement global ressortent.

Conscients de ces limites, les chercheurs britanniques ont réalisé une « méta-analyse ». Prisonniers des données existantes, ils n’ont évidemment pu être exhaustifs car il est impossible de prendre en compte toutes les espèces vivantes. Mais leur synthèse compile tout de même 54 publications portant sur le déplacement des aires de répartition de plus 2.000 espèces au cours des quarante dernières années.

Vingt centimètres par heure !

Ce phénomène était connu, mais les résultats obtenus ici sont impressionnants : le déplacement moyen serait de 17 km par décennie vers les hautes latitudes (soit plus de 20 cm par heure vers le nord dans l’hémisphère nord), et une remontée en altitude de 11 m par décennie ! Parmi les plus rapides, le papillon comma (Hesperia comma) a fait un voyage de 220 km en vingt ans jusqu’à atteindre récemment Édimbourg, en Écosse.

S’il y a encore suffisamment de place aux hautes latitudes pour accueillir ces «réfugiés climatiques», le problème est autrement grave pour le déplacement en altitude. Les montagnes ont en effet la fâcheuse propension à être coniques. Et plus on est haut sur le cône, plus la surface est petite. Ce sont ainsi de vrais goulets d’étranglement qui se forment et menacent de disparition de nombreuses espèces, dont les populations ne peuvent que diminuer avec la restriction d’espace qu’impose une altitude plus haute. Au niveau des pôles et des sommets, en bout de chaîne, la migration vers un habitat plus froid est impossible. Seule solution pour ne pas disparaître : s’acclimater à des conditions moins favorables et affronter la concurrence des espèces des étages inférieurs nouvellement débarquées.

Un coupable, le réchauffement climatique

En simplifiant, on peut dire que des paramètres de température sont associés à une latitude ou une altitude. Avec le réchauffement, l’isotherme, cette ligne de même température, se déplace vers le nord (dans l’hémisphère nord) ou vers les hauteurs à un certain rythme. Pour trouver 0,5 °C de moyenne en moins, il faut un déplacement de 50 à 60 km vers le nord ou d’un peu moins de 100 m en altitude. L’équipe de I-Ching Chen montre dans son étude que les espèces bougent au même rythme que l’isotherme. Les régions dont la température a augmenté le plus voient les mouvements les plus forts. Pour les biologistes, cela confirme que ce déplacement est causé par le réchauffement climatique.

En quittant les moyennes et en regardant en détail les données, les chercheurs ont été surpris de constater que tous les groupes (oiseaux, végétaux, insectes ou mammifères) ont un déplacement similaire. Les écosystèmes migrent. En revanche, à l’échelle de l’espèce, les mouvements peuvent être contradictoires. En vingt ans, un petit passereau, la bouscarle de cetti (Cettia cetti) s’est par exemple déplacé de 150 km vers le nord, pendant que le bruant zizi (Emberiza cirlus) descendait de 120 km. La réaction de chaque taxon dépend de ses exigences et capacités d’acclimatation à un nouvel environnement.

Pour les spécialistes de la protection de la biodiversité, comme Wendy Foden de l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN), deux éléments ressortent de ce travail. Il est d’abord clair que les premiers effets du réchauffement climatique, causé par les émissions anthropiques de gaz à effet de serre, impactent en profondeur et de façon quantifiable les écosystèmes. Mais en se déplaçant, la biodiversité résisterait mieux que prévu au changement. L’inquiétude est pourtant bien là, car avec des émissions de CO2 encore en hausse, le réchauffement global risque de continuer en s’accélérant…



Futura Sciences 25/08/2011
Revenir en haut Aller en bas
http://www.lane-forumactif.com
Admin
Fondateur Administrateur
Fondateur Administrateur
avatar

Messages : 20116
Date d'inscription : 15/11/2010
Age : 65
Localisation : Essonnes

MessageSujet: Le changement climatique aura aussi des effets sur notre santé mentale   Mar 30 Aoû - 22:36

Le changement climatique aura aussi des effets sur notre santé mentale

Stress des adultes et angoisse des enfants: le changement climatique pourrait aussi avoir des impacts sur la santé mentale des populations, estime une étude publiée lundi par un organisme de recherche australien, pour qui ce sujet est encore trop peu étudié.

"Les dommages causés par le changement climatique ne sont pas que physiques. Le passé récent montre que les événements climatiques extrêmes entraînent également de sérieux risques pour la santé publique, incluant la santé mentale et le bien-être des communautés", affirme cette étude de l'Institut du climat, un organisme australien.

Au regard des épisodes climatiques -- sécheresse, inondations -- vécus ces dernières années par certaines régions d'Australie, l'étude constate que "le bouleversement et la souffrance provoqués par un événement extrême peuvent persister pendant des années".

Une part significative des communautés touchées par de tels épisodes, jusqu'à 1 personne sur 5, va souffrir des effets du stress, de la blessure émotionnelle et du désespoir, estime l'Institut du climat.

Des abus d'alcool peuvent suivre des événements climatiques extrêmes et certaines études établissent même un lien entre des vagues de chaleur et de sécheresses et des taux de suicides plus élevés, selon l'organisme.

Les enfants apparaissent comme particulièrement vulnérables à l'anxiété et l'insécurité générées par l'incapacité des adultes à lutter contre le dérèglement climatique.

Nombre d'études existent sur les conséquences attendues du changement climatique en termes économiques, mais il y a une lacune sur les "conséquences du changement climatique pour le bien-être et la santé humaine", constate Tony McMichael, professeur de santé publique à l'Australian National University.

"C'est un sérieux angle mort, cela limite notre vision des futurs possibles et la nécessité d'une action efficace et urgente", ajoute-t-il en ouverture de cette étude qui, estime-t-il, "va nous aider à comprendre la +face humaine+ du changement climatique".

Sciences et Avenir 30/08/2011
Revenir en haut Aller en bas
http://lane.forumgratuit.org
BelleMuezza
Fondateur Administrateur
Fondateur Administrateur
avatar

Messages : 12462
Date d'inscription : 15/11/2010
Age : 65
Localisation : Essonnes

MessageSujet: Fer et réchauffement climatique   Lun 5 Sep - 18:25

Quand le fer refroidissait la Terre

Des études de scientifiques espagnols et suisses ont confirmé que le fer avait un impact sur le réchauffement climatique. C'est lui qui aurait dicté la variation du climat au cours des 800.000 dernières années environ. De quoi donner des (mauvaises) idées pour lutter contre le réchauffement à notre époque...

À l’époque du Pléistocène qui a débuté il y a environ 1,8 million d’années et s’est achevée il y a 10.000 ans, la Terre a connu de nombreuses périodes de glaciation, sous forme cyclique. Dans une étude récente, parue dans la revue Nature, une équipe de scientifiques espagnols et suisses a tenté de comprendre les causes de ce mécanisme et d’expliquer le changement brutal dans la période des cycles, intervenu il y a environ 800.000 ans, au début du Pléistocène moyen. Selon les analyses scientifiques, le fer semble avoir une forte influence sur les températures atmosphériques et cela pourrait donner des idées de lutte contre le réchauffement climatique à notre époque.

À l’interface de l’atmosphère et de l’eau, le CO2 présent dans l’air est régulièrement piégé sous la surface de l’océan. La concentration du CO2 dans l’atmosphère diminue alors, ce qui, potentiellement, limite l’augmentation de la température, ou augmente le refroidissement, puisqu’il s’agit d’un gaz contribuant à l’effet de serre. Sous la surface de l’eau, les molécules de dioxyde de carbone sont captées par le phytoplancton qui s’en nourrit, assimilant le carbone dans leurs propres corps, ou dans les coquilles en carbonates. C'est le phénomène de séquestration du carbone.

Cycles de glaciations dictés par le fer

Le fer a la capacité de fertiliser l’océan en favorisant la croissance du phytoplancton. Donc, plus il y a de fer dans l’océan, plus il tiendra son rôle de puits de carbone, ce qui entraînera une diminution de la température atmosphérique. C’est ainsi que les scientifiques ont longtemps supposé que le fer était en partie responsable des variations climatiques du Pléistocène. Mais là où il y a peu de fer en revanche, il y a moins de phytoplancton, et l’efficacité de ce processus est fortement diminuée. C’est le cas dans le sud de l’océan Atlantique, près de l’Antarctique.

Mais cela n’a pas toujours été le cas. À l’époque du Pléistocène justement, les scientifiques ont mis en évidence de fortes concentrations en fer, grâce à l’analyse de carottes prélevées dans le fond de l’océan. Les analyses ont d'abord permis de confirmer le lien qu’il existe entre les fortes concentrations de fer et l’abondance du phytoplancton. En plus, elles ont permis de prouver que le fer était bien, en partie, responsable d’un refroidissement atmosphérique et que la variation au cours du temps des concentrations de fer à la fin du Pléistocène dictait très clairement la période des cycles de glaciations à cette époque : environ 100.000 ans.

De quoi donner des idées aux adeptes de la géoingénierie ? En 1990, John Martin, un chercheur américain, avait déclamé la phrase désormais célèbre dans le milieu des climatologues « Give me half a tanker of iron and I’ll give you the next ice age », que l’on peut traduire par « donnez-moi une demi-citerne de fer et je vous donnerai la prochaine ère glaciaire », supposant qu’il suffisait de fertiliser les océans avec du fer pour réduire le réchauffement climatique. Des expériences de fertilisation avaient alors été amorcées. Sans succès ! Pire, certaines expériences se sont révélées toxiques.

Au chapitre des projets rocambolesques, on notera aussi qu’en 2006, Paul Crutzen – prix Nobel de chimie en 1995 – avait proposé d’envoyer des nuages de soufre dans l’atmosphère, ce qui induit la formation d’aérosols et contribuerait à freiner le réchauffement de l’atmosphère. La pollution par le soufre, effectivement produit un rafraîchissement local...

Futura Sciences 05/09/2011
Revenir en haut Aller en bas
http://www.lane-forumactif.com
BelleMuezza
Fondateur Administrateur
Fondateur Administrateur
avatar

Messages : 12462
Date d'inscription : 15/11/2010
Age : 65
Localisation : Essonnes

MessageSujet: L'impact des UV, nuages et rayons cosmiques sur le réchauffement   Mer 28 Sep - 0:00

Futura Sciences vous propose un dossier fort intéressant sur le réchauffement climatique...

- le rôle des UV, nuages et rayons cosmiques. Ce dossier est le deuxième d'une série de trois qui essaient de faire le point sur les mécanismes susceptibles de modifier le climat de la planète. Le premier abordait les différents forçages. Dans ce celui-ci on examine les mécanismes qui pourraient peut-être les amplifier.



Cliquez sur les liens qui suivent (en rouge) pour avoir accès à l'article complet...

Réchauffement : le rôle des UV, nuages et rayons cosmiques

Le forçage solaire est considéré comme première cause du réchauffement climatique. Or, il impacte moins le climat que les gaz à effet de serre, même s'il est effectivement acteur du réchauffement. Quels sont les mécanismes qui renforcent ce forçage solaire ? Quel rôle ont les UV, les nuages et les rayons cosmiques ?

Les UV : quel lien avec le réchauffement ?

Les observations des variations spectrales de l’irradiance sont assez contradictoires. Que nous disent les instruments sur cette irradiance solaire, et que peut-on en déduire sur le réchauffement ?

Nuages et rayons cosmiques : causalité et mécanisme physique

Le mécanisme amplificateur le plus populaire dans certains milieux est sans doute celui qui met en jeu les rayons cosmiques et les nuages. Les nuages sont le principal modulateur du rayonnement, ils constituent donc un levier efficace et il paraît en tout cas légitime de chercher une possible amplification dans cette direction. Il y a, en fait, deux questions à se poser. Y a-t-il une relation de causalité entre les variations de la couverture nuageuse et celles du rayonnement cosmique ? La corrélation existe-t-elle vraiment ou est-elle un artefact des observations ?

Nuages et rayons cosmiques : études climatologiques

Le rapport entre les nuages et le rayonnement cosmique est donc une question intéressante lorsque l'on considère le réchauffement climatique. Les climatologues ont réalisé de nombreuses études. L’histoire est ici fertile en rebondissements divers, en voici une chronologie certainement non exhaustive.

Nuages et rayons cosmiques : études de cas

Une autre approche consiste à rechercher l'influence de variations rapides du rayonnement cosmique dans l'évolution de la couverture nuageuse. De telles variations sont possibles à la suite des éjections de matières coronales du Soleil (événements de Forbush).

L’expérience Cloud : rayons cosmiques et climat sont-ils liés ?

Cloud (Cosmics Leaving Outdoor Droplets) est une expérience mise en place au Cern pour étudier, dans des conditions contrôlées, l’influence des rayons cosmiques sur la formation des gouttes des nuages. Le concept de la chambre à brouillard ne date pas d’hier : c’est Wilson qui a réalisé en 1912, la première enceinte fermée contenant un gaz maintenu à pression et température constantes et saturé en vapeur d’eau. Wilson était d’ailleurs un précurseur puisqu’il a montré dès 1896 que certains rayons cosmiques, les rayons X et la radioactivité favorisaient la nucléation.

Nucléation, CCN et réchauffement : conclusion provisoire

En conclusion, quel est donc le rapport entre le réchauffement climatique, les phénomènes d'ionisation et les nuages ?

Pour en savoir plus sur le climat, les UV et le réchauffement

Si vous souhaitez approfondir les notions et questions abordées dans ce dossier, parcourez la bibliographie renseignée par l'auteur.

Futura Sciences 25/09/2011
Revenir en haut Aller en bas
http://www.lane-forumactif.com
BelleMuezza
Fondateur Administrateur
Fondateur Administrateur
avatar

Messages : 12462
Date d'inscription : 15/11/2010
Age : 65
Localisation : Essonnes

MessageSujet: Les variations climatiques peuvent conduire aux conflits armés   Ven 30 Sep - 9:55

Une étude publiée jeudi dans le magazine scientifique Nature met en évidence l’impact du changement climatique sur les conflits armés, en particulier dans les pays tropicaux régulièrement victimes de tempêtes. Elle alerte également que le phénomène pourrait s'aggraver à cause de la pollution industrielle.

"L'étude montre indéniablement que même dans notre monde moderne les variations climatiques ont un impact sur la propension des gens à employer la violence", explique Mark Cane, de l'Observatoire de la Terre Lamont-Doherty auprès de la Columbia University de New York. En effet, ce climatologue et ses collègues ont réalisé une nouvelle étude sur le changement climatique, mais ceux-ci se sont intéressés à un aspect bien particulier : le lien entre variations climatiques et les conflits.

Pour cela, ils ont examiné différents phénomènes climatiques observés entre 1950 et 2004. Puis ils ont croisé ces données avec des informations sur les conflits civils internes ayant fait au moins 25 morts par an et par pays. Au total, ce sont ainsi 175 pays et 234 conflits, dont plus de la moitié ont causé plus d’un millier de morts dans des affrontements, qui ont été passés en revue à l’aide de cette méthode. Mais plus précisément, les météorologues se sont intéressés à deux phénomènes bien particuliers : El Nino et La Nina.

Les changements climatiques sont sujets à des cycles. El Nino, ou encore ENSO (El Nino-Southern Oscillation), est un cycle qui fait son apparition tous les deux à sept ans et dont la durée varie entre neuf mois et deux ans. Ce phénomène démarre dans la partie occidentale du Pacifique tropical par une accumulation de masse d’eau chaude et traverse ensuite l’océan. C’est cette partie du cycle qui est nommée El Nino et qui peut provoquer des bouleversements catastrophiques tant au niveau des précipitations que des températures, provoquant canicules, vents violents et secs en Afrique, en Asie du Sud, et du Sud-est ainsi qu'en Australie.

Probabilités d’éclatement de conflits plus élevée avec El Nino

La Nina, est un cycle contraire à El Nino qui débute dans la partie orientale du Pacifique. C'est dans ces régions que les masses d’eau se rafraichissent entrainant de fortes pluies. Or, grâce à leur étude, les chercheurs ont établi que la probabilité d’éclatement d’un conflit s'élevait à 3% pour La Nina contre 6% pour El Nino, soit un taux doublé comparé au premier cycle. Quant au pays non touchés par ces deux phénomènes, la probabilité de risque de conflits tombait à 2%.

Au final, les chercheurs ont alors montré qu’El Nino a pu jouer un rôle dans 21% des cas de guerres civiles dans le monde. Plus grave encore, le résultat avoisine les 30% lorsqu’il s'agit de pays précisément frappés par El Nino. Solomon Hsiang, auteur principal de l’étude, a ainsi qualifié ce phénomène climatique de "facteur invisible" car il a causé des pertes de récoltes, favorisé des épidémies suite à des ouragans dévastateurs, aggravé la famine, le chômage et donc les inégalités, semant ainsi les divisions au sein de la population.

D’autres facteurs indispensables à considérer

Toutefois, d’autres paramètres essentiels sont à prendre en compte : la croissance démographique en premier lieu, ainsi que la prospérité d’un pays, puis les compétences des gouvernements à gérer des crises provoquées par un phénomène tel que El Nino. Au vu de tous ces éléments, selon Solomon Hsiang, la crise actuelle en Somalie qui n’est pas incluse dans l’étude, ne peut être qu’un "parfait exemple" des conséquences camouflées d’El Nino.

En effet, la famine, doublée, en Somalie, d'une guerre civile, qui frappe la Corne de l'Afrique est, selon les auteurs de l'étude, un exemple-type des effets des variations du climat dont les causes sont naturelles, provoquant sécheresse et tensions dans une société déjà fragilisée, rapporte l'AFP.

Maxisciences 28/08/2011
Revenir en haut Aller en bas
http://www.lane-forumactif.com
Admin
Fondateur Administrateur
Fondateur Administrateur
avatar

Messages : 20116
Date d'inscription : 15/11/2010
Age : 65
Localisation : Essonnes

MessageSujet: Moins d'herbivores à cause du réchauffement climatique   Sam 8 Oct - 0:18

De récents travaux de modélisation des écosystèmes prédisent de néfastes conséquences d'un réchauffement climatique : une diminution de la quantité d'herbivores, sur terre et en mer, entraînant une raréfaction des ressources alimentaires pour les humains.


Ces dernières années, d’importants efforts ont été réalisés au sein de la recherche scientifique afin de comprendre les impacts du réchauffement sur telle ou telle espèce, mais les résultats sont parfois divergents. Afin d’apporter une réponse plus globale et théorique, des scientifiques américains, canadiens et australiens ont défini l’impact de l’augmentation des températures sur la dynamique des réseaux trophiques.

Les résultats de leurs analyses, qui paraîtront dans le prochain numéro de The American Naturalist, montrent qu’à cause du réchauffement climatique, les organismes à la base des chaînes trophiques (plantes terrestres et phytoplancton), ainsi que les herbivores, devraient se raréfier, ce qui déboucherait sur un manque de ressources pour les maillons suivants. Et au bout de la chaîne alimentaire se trouvent en général les humains. D'où, prédisent-ils, une une diminution à venir des ressources alimentaires.

Agriculture, pêche et élevage affectés

Pour parvenir à ces conclusions, les scientifiques ont testé différents modèles d’interaction entre proies et prédateurs, en faisant varier la température. Ils ont ainsi découvert que les relations entre proies et prédateurs se modifient lorsque la température augmente.

Plus précisément, sur les cinq modèles que les chercheurs ont testés, tous indiquent que la taille des populations des herbivores est sensible aux variations de température : il y aura moins d'herbivores à cause du réchauffement. De plus, 3 de ces modèles suggèrent qu'à une diminution des herbivores s'ajoutera une diminution de la quantité d'organismes autotrophes (premiers maillons de la chaîne alimentaire). En d’autres termes, les chercheurs prédisent qu'à cause du réchauffement climatique il y aura sans doute moins d'organismes autotrophes et assurément moins d’herbivores.

Quoi qu’il en soit, la quantité de ressources disponibles pour l’Homme va diminuer alors que la population est, elle, en constante évolution et devrait atteindre les 10 milliards d’individus à l’horizon 2050. Pour s’en assurer, les scientifiques ont d’ailleurs testé leurs modèles avec des données récoltées dans le passé sur les populations de phytoplancton et de zooplancton. Les modèles expliquaient à hauteur de 77 % et de 66 % respectivement les variations de ces populations, preuve qu’ils sont justes et précis.

Les auteurs de l’étude ont ainsi posé les bases théoriques de l’impact du réchauffement climatique sur les interactions trophiques au sein des écosystèmes et plus globalement, sur l’évolution de l’abondance des populations. Des travaux qui serviront d’outils pour les scientifiques cherchant à déterminer plus précisément les conséquences du réchauffement sur des espèces données.

Futura Sciences 07/10/2011
Revenir en haut Aller en bas
http://lane.forumgratuit.org
BelleMuezza
Fondateur Administrateur
Fondateur Administrateur
avatar

Messages : 12462
Date d'inscription : 15/11/2010
Age : 65
Localisation : Essonnes

MessageSujet: Les hauts et les bas du Soleil ont un impact sur l'Hémisphère Nord    Lun 10 Oct - 23:06

Les hauts et les bas du Soleil ont un impact sur la météo de l'Hémisphère Nord, et la prise en compte du cycle solaire dans les modèles climatiques pourrait donc améliorer les prédictions sur le réchauffement, suggère une étude publiée dimanche.

Selon de nombreux experts, les variations de l'activité du Soleil, qui suit un cycle d'environ onze ans, seraient -avec le volcanisme- les principales sources naturelles du changement climatique, parallèlement au réchauffement provoqué par les activités humaines.

Mais faute d'instruments adaptés, le lien entre cycle solaire et météorologie n'a jamais été formellement démontré et reste très difficile à reproduire dans les modèles de prédiction climatique à long terme.

Pour lever le doute, une équipe de météorologues britanniques dirigée par Sarah Ineson, du Met Office, a analysé les données les plus récentes sur les rayonnements ultra-violets émis par le Soleil, fournies par le satellite SORCE. Puis elle a bâti son propre modèle océano-atmosphérique en intégrant ces éléments.

Les résultats, publiés dimanche dans la revue scientifique Nature Geoscience, sont parfaitement cohérents avec les observations de terrain dans l'Hémisphère Nord entre 2008 et 2011 : des hivers froids en Europe du Nord et aux Etats-Unis, parallèlement à des hivers doux en Europe du Sud et au Canada.

Curieusement, d'après ce modèle, les variations des UV solaires auraient un impact strictement régional, sans aucune influence notable sur la moyenne des températures au niveau de la planète tout entière.

"Etant donné la quasi-régularité du cycle solaire de onze ans, notre découverte pourrait permettre d'améliorer la prédiction climatique à l'échelle décennale pour les régions situées hors des tropiques, densément peuplées", estime l'équipe de Sarah Ineson.

Autre sujet d'étonnement, les rayonnements ultra-violets émis par le Soleil pourraient être bien plus importants que les scientifiques ne le pensaient précédemment: les UV mesurés par SORCE sur la période 2004-2007 varient quatre à six fois plus que dans les estimations communément utilisées pour construire les modèles climatiques.

"Le sujet est sérieux car les rayonnements UV jouent un rôle particulièrement important dans le réchauffement de la stratosphère -la couche de l'atmosphère comprise entre 12 et 50 km d'altitude- et dans la chimie de l'ozone", explique la climatologue allemande Katja Matthes dans un commentaire séparé publié par Nature.

"Par exemple, une variation de quelques pourcents des UV solaires au cours du cycle de onze ans peut entraîner des changements de l'ordre de quelques pourcents dans la concentration d'ozone, d'un degré dans la température tropicale, et jusqu'à 25% dans la vitesse des vents dans la stratosphère", ajoute-t-elle. Ces changements se répercutent ensuite sur la basse atmosphère et la surface de la Terre selon des processus encore mal connus.

Les résultats de l'étude dirigée par Sarah Ineson "sont intrigants mais, comme toujours, présentent un certain nombre de lacunes", juge toutefois Katja Matthes.

Par exemple les chercheurs n'ont pas intégré dans leur modèle les effets de l'ozone. Ils n'ont pas non plus pris en compte les rayonnements du spectre visible ou infra-rouge qui, contrairement aux UV, ne semblent pas être en phase avec le cycle solaire.

Si le modèle correspond de "manière frappante" aux observations météorologiques, ces résultats, "uniques" dans tous les sens du terme, doivent encore être validés par des observations plus larges et sur une période plus longue, conclut Mme Matthes.

Source : AFP

Sciences et Avenir 10/10/2011
Revenir en haut Aller en bas
http://www.lane-forumactif.com
BelleMuezza
Fondateur Administrateur
Fondateur Administrateur
avatar

Messages : 12462
Date d'inscription : 15/11/2010
Age : 65
Localisation : Essonnes

MessageSujet: Réchauffement climatique : l'albédo compense la déforestation   Sam 22 Oct - 20:42

Les catastrophes naturelles qui déciment les forêts boréales, sont en fait bénéfiques dans la lutte contre le réchauffement climatique. Grâce à l'effet albédo. Ce phénomène, le réfléchissement des rayons du soleil, doit ainsi être pris en compte pour prévoir les variations de la température sur Terre.

Il y a quelques années déjà, des chercheurs avaient suggéré que si toutes les forêts du monde étaient rasées, l’impact sur le climat et plus exactement sur l’augmentation de la température serait neutre, voire bénéfique. Si cela est globalement vrai, des chercheurs ont investigué l’impact local sur le climat que peuvent avoir des événements catastrophiques destructeurs de forêts. Leurs modèles montrent qu’en fonction de la région, il est neutre ou négatif.

Tout est dû à l'effet albédo. Quand les rayons du soleil rencontrent un obstacle, ils sont réfléchis dans une proportion qui dépend directement de la couleur de cet obstacle. Sur un sol sombre, une grande quantité de rayons est absorbée, ce qui réchauffe la terre et contribue à l’augmentation de la température. Si la surface de réfléchissement est claire – comme la neige – les rayons sont majoritairement renvoyés vers le ciel, ce qui freine le réchauffement.

L'albédo compense la déforestation des forêts boréales

Dans les régions froides où le sol est recouvert de neige, l’effet albédo est donc fort. Sauf en présence d’une forêt. Dans ce cas, la quantité de rayons de soleil absorbée par les feuilles est beaucoup plus forte qu'en l'absence d’arbre. Ainsi, des chercheurs ont estimé que la présence des arbres qui séquestrent le carbone et participent au refroidissement du climat était équivalent à leur absence, compensée par un effet albédo plus important.

Lors des trois catastrophes naturelles étudiées (orage, attaque d'insecte parasite et incendie), l'affaiblissement de la séquestration du carbone est compensé par un effet albédo renforcé. © Bruno Scala/Futura-Sciences

Trois grandes catastrophes naturelles sont capables de décimer une forêt :


Les scientifiques ont modélisé l’impact local sur l’effet albédo de la destruction de ces forêts suite à l'une de ces trois catastrophes. Leurs résultats, publiés dans Global Change Biology, montrent que ces épisodes, au même titre que la déforestation, finissent par être compensés par un effet albédo qui devient plus important lorsque le sol enneigé prend la place des arbres.

Effet inverse sous les tropiques

Cette phase, au cours de laquelle l’albédo est plus important, se prolonge pendant toute la reconstruction de la forêt et peut avoir un impact sur le réchauffement climatique pendant une centaine d’années.

À l’inverse, les auteurs de l’étude ont simulé une catastrophe (un orage) dans une région tropicale, au niveau d’une mangrove. En 2005, lorsque l'ouragan Wilma avait dévasté les Everglades (dans l'État de Floride) 2.400 km² de mangrove avaient été détruits. La surface qui a laissé place à la mangrove est plus foncée que cette dernière. L’effet albédo en est amoindri et l'ouragan a ainsi contribué au réchauffement climatique.

La quantité de rayons réfléchis dépend de la couleur de l'obstacle rencontré. © The Johns Hopkins University

Évidemment, le but de l’étude n’est pas d’inciter à décimer les forêts boréales afin de lutter contre le réchauffement climatique. La forêt a en effet un rôle écologique qui ne se limite pas à la séquestration du carbone. Les auteurs insistent sur l’importance de l’albédo et rappellent la nécessité de tenir compte de ce phénomène lors de l’élaboration de modèles visant à prédire l'évolution des températures.

À noter enfin qu’une augmentation de la température engendre une raréfaction de la neige. Dans ce contexte, les conclusions des chercheurs s’appliquant aux régions boréales pourraient rapidement devenir erronées. En plus de toutes les conséquences écologiques qu’elle engendre, la déforestation causée par des catastrophes naturelles pourrait également perdre son effet bénéfique sur le réchauffement climatique.

Futura Sciences 22/10/2011
Revenir en haut Aller en bas
http://www.lane-forumactif.com
Admin
Fondateur Administrateur
Fondateur Administrateur
avatar

Messages : 20116
Date d'inscription : 15/11/2010
Age : 65
Localisation : Essonnes

MessageSujet: Plus de canicules, de sécheresses et d'inondations, suivant les régions    Lun 14 Nov - 13:48

Vagues de chaleur plus intenses en Europe, sécheresses plus régulières en Afrique, submersions plus dévastatrices dans les îles: les épisodes "extrêmes" vont s'accroître à cause du réchauffement climatique, avec des disparités régionales fortes, selon un rapport qui sera publié cette semaine.

Ce document du Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (Giec), discuté cette semaine en Ouganda, est le travail le plus complet mené à ce jour pour tenter de mesurer l'impact que peut avoir le réchauffement sur l'intensité et la fréquence des événements climatiques extrêmes.

Selon les pires scénarios établis par cet organe scientifique de référence sur le climat, certaines régions pourraient devenir franchement inhospitalières, prévient la version provisoire du résumé obtenue par l'AFP.

"Si des désastres surviennent plus fréquemment et/ou avec plus d'amplitude, certaines régions deviendront de plus en plus inadaptées en tant que lieux où vivre ou dans lesquels maintenir des activités de subsistance", indique-t-il.

"Dans certains cas, la migration deviendrait permanente et pourrait introduire de nouvelles pressions dans des zones d'accueil pour des régions comme les atolls", ajoute ce document.


La version définitive du "résumé pour décideurs" sera dévoilée vendredi à Kampala à l'issue d'une réunion qui débute lundi dans la capitale ougandaise, à une dizaine de jours de l'ouverture de la conférence annuelle sur le climat de l'ONU, prévue du 28 novembre au 9 décembre à Durban (Afrique du Sud).

Sur un sujet sensible, où les climatologues s'avancent toujours prudemment, la prise en compte exhaustive de milliers d'études récentes conclut que le changement climatique va accroître la fréquence et l'intensité des vagues de chaleur, des inondations, des cyclones et des sécheresses.

Mais toutes les régions ne seront évidemment pas touchées avec la même intensité et pas de la même façon, soulignent les scientifiques.

En outre, rappelle le rapport avec force, la vulnérabilité des zones peuplées dépend autant - si ce n'est plus - du degré de préparation ainsi que de la capacité à réagir que des événements naturels extrêmes eux-mêmes.

1°C à 5°C d'ici 2100

L'Europe de l'ouest apparaît particulièrement à risque pour les vagues de chaleur, notamment en bordure de la Méditerranée. L'été 2003, où les températures caniculaires avaient causé quelque 70.000 décès supplémentaires à travers le continent, pourrait ainsi n'être qu'un été moyen dès la moitié du 21e siècle, estime le Giec dans ce document.

La température moyenne de la planète a augmenté d'environ 1°C durant le siècle passé. Les scientifiques prévoient une hausse supplémentaire de 1 à 5°C d'ici 2100 en fonction du niveau d'émissions de gaz à effet de serre (GES).

Les Etats-Unis et les Caraïbes devraient eux faire face à des ouragans potentiellement plus dévastateurs en raison de vents plus forts et de pluies plus intenses, indique le rapport.

Dans les petits Etats insulaires, la menace principale est la montée du niveau de la mer, source d'érosion des côtes, de pollution des nappes d'eau, de perte de terres agricoles et, en cas de tempêtes, l'augmentation du risque de submersion.

Déjà mesurables, ces impacts sont "très vraisemblablement" (certains à plus de 90% dans le langage du Giec) appelés à empirer au fil du temps.

"Dans certains cas, il pourrait être nécessaire d'envisager une évacuation permanente", estime le résumé provisoire du rapport.

En Afrique de l'ouest, les modèles climatiques prévoient davantage de sécheresses, dans des régions où la malnutrition est déjà répandue.

En Asie du sud et du sud-est, les scientifiques s'attendent à un doublement de la fréquence des orages violents. A l'est du continent, les canicules, exceptionnelles, deviendront plus intenses.

Ce rapport thématique doit contribuer au contenu du 5e grand rapport du Giec sur le changement climatique, attendu pour 2014, le dernier remontant à 2007.

Sciences et Avenir 14/11/2011
Revenir en haut Aller en bas
http://lane.forumgratuit.org
Admin
Fondateur Administrateur
Fondateur Administrateur
avatar

Messages : 20116
Date d'inscription : 15/11/2010
Age : 65
Localisation : Essonnes

MessageSujet: Le changement climatique amplifie les désastres naturels, selon le Giec    Sam 19 Nov - 1:15

Le changement climatique a déjà amplifié les événements extrêmes, pluies torrentielles ou vagues de chaleur, mais leur impact humain et économique dépendra à l'avenir aussi bien de leur intensité que des mesures de protection qui seront prises, selon le Groupe d'experts sur l'évolution du climat (Giec).

"D'ores et déjà, nous pouvons attribuer l'augmentation du nombre de jours de chaleur au cours des dernières années à un accroissement des gaz à effet de serre", a indiqué vendredi Thomas Stocker, co-président du Giec, organe scientifique de référence sur le climat, en rendant public le rapport à l'issue lors d'une réunion à Kampala.

Publié dix jours avant le début des négociations de l'ONU sur le climat à Durban (Afrique du sud), le rapport spécial du Giec constitue le travail le plus complet mené à ce jour sur les épisodes météorologiques extrêmes.

"Il est quasiment certain qu'il y aura au XXIe siècle des augmentations de la fréquence et du niveau des chaleurs extrêmes, et moins de froids extrêmes", a-t-il ajouté devant la presse. "De très fortes précipitations seront plus fréquentes dans de nombreuses régions du monde".

Le rapport a étudié les possibilités de chaleur et de pluies extrêmes selon trois scénarios, allant d'une forte réduction des émissions de CO2 à une hausse des émissions basée sur nos modes de vie actuels.

Jusqu'en 2050, les pluies et les chaleurs augmentent de façon similaire dans les trois scénarios.

Mais vers la fin du siècle, les trois courbes divergent considérablement, avec des vagues de chaleur et des pics de pluie beaucoup plus importants et plus fréquents dans un monde saturé de gaz à effet de serre.

Ainsi, dans le scénario d'émissions hautes, les pics de températures rencontrés actuellement tous les 20 ans se produiront tous les cinq ans d'ici 2050, et tous les ans ou tous les deux ans vers la fin du siècle.

Les extrêmes de précipitations suivront la même tendance.

Selon Qin Dahe, également co-président du Giec, le panel est "convaincu" que le changement climatique stimulera la fonte des glaciers, un souci majeur pour les pays d'Asie et d'Amérique du sud qui en dépendent pour leur approvisionnement en eau.

Pour d'autres événements extrêmes comme les ouragans ou les cyclones, les scientifiques sont encore incapables d'établir précisément l'impact du changement climatique, du fait du manque de données et "de la variabilité du système climatique", a indiqué M. Stocker.

Certaines études suggèrent qu'une atmosphère et une surface de la mer plus chaudes, combinées avec davantage d'humidité dans l'air, devraient aggraver les orages tropicaux.

Le document en 20 pages publié vendredi résume les conclusions d'un rapport de 800 pages, qui épluche des milliers d'articles scientifiques publiés récemment dans des revues de référence. Quelque 200 chercheurs y ont travaillé pendant trois ans et il a été approuvé cette semaine lors de la réunion des 194 pays du Giec, qui rassemble des experts et des représentants des gouvernements.

"Ce rapport lance une nouvelle alarme", a souligné Connie Hedegaard, commissaire européenne pour le climat, dans un communiqué publié à Bruxelles. "Avec tout ce que l'on sait et les arguments rationnels en faveur d'une action urgente, il est frustrant de voir que quelques gouvernements ne manifestent pas de volonté d'agir".

"Ce rapport ne devrait laisser aucun doute aux gouvernements sur le fait que le changement climatique, par son effet sur les événements météorologiques extrêmes, cause déjà des dommages à la vie et aux moyens d'existence de millions de gens", a souligné Bob Ward, de l'Institut sur le climat de la London School of Economics.

Sciences et Avenir 18/11/2011
Revenir en haut Aller en bas
http://lane.forumgratuit.org
Admin
Fondateur Administrateur
Fondateur Administrateur
avatar

Messages : 20116
Date d'inscription : 15/11/2010
Age : 65
Localisation : Essonnes

MessageSujet: Réchauffement : l’élévation du niveau de la mer menace des îles   Jeu 24 Nov - 19:38

Une des conséquences du réchauffement climatique est l'élévation du niveau de la mer. Mais quel est son rythme dans les différentes régions du globe ? Pour mieux le comprendre, une équipe l'a estimé en prenant comme point de départ l'année 1950. Les conclusions sont parlantes : depuis vingt ans, le niveau de la mer s’est élevé trois à quatre fois plus vite que la moyenne globale dans le Pacifique tropical Ouest, le nord de l’Atlantique et le sud de l’océan Indien.


Une équipe constituée de chercheurs issus du Laboratoire d'études en géophysique et océanographie spatiales (Legos/OMP, UPS/CNRS/Cnes/IRD) et du laboratoire Littoral, environnement et sociétés (LIENSs, université La Rochelle/CNRS) a estimé l’évolution du niveau de la mer de 1950 à nos jours en tout point du Pacifique tropical Ouest. Ils ont ainsi pu mettre en évidence que certaines îles de la région avaient été particulièrement affectées, avec une hausse totale de ce niveau par rapport à leurs rivages quasiment trois fois supérieure à la hausse moyenne de l’océan mondial.

Comme de nombreuses régions côtières continentales d’altitude peu élevée, les îles basses du Pacifique tropical et de l’océan Indien sont souvent considérées comme particulièrement vulnérables face au réchauffement climatique actuel et notamment à l’une de ses conséquences : l’élévation du niveau de la mer.

La hausse moyenne globale du niveau de la mer est aujourd’hui bien comprise et attribuée au réchauffement des eaux océaniques (dilatation thermique) ainsi qu'aux apports d’eau à l’océan causées par la fonte des glaciers de montagne et la débâcle des glaces périphériques du Groenland et de l’Antarctique de l’Ouest. Elle est restée relativement modeste durant les dernières décennies (1,8 mm/an au cours du XXe siècle), même si elle s’est accélérée depuis le début des années 1990.

Cependant, grâce à la surveillance permanente et globale du niveau de la mer depuis deux décennies par les satellites altimétriques, on sait depuis peu que cette hausse est loin d’être uniforme : il existe en effet d’importantes disparités régionales. Depuis vingt ans, le niveau de la mer s’est ainsi élevé trois à quatre fois plus vite que la moyenne globale dans le Pacifique tropical Ouest, le nord de l’Atlantique et le sud de l’océan Indien. Cette variabilité régionale est liée au réchauffement non uniforme de l’océan et est pilotée par les grands modes de variabilité interne du système climatique, comme Enso (El Niño southern oscillation) dans le Pacifique tropical.

Alors qu’en est-il exactement de la variation locale du niveau de la mer autour des îles basses du Pacifique tropical ? Plus précisément, qu’en est-il de la variation locale « apparente » du niveau de la mer, celle effectivement vue par les populations de ces îles et qui tient compte des mouvements verticaux du sol ? D’autant que souvent ces îles subissent un enfoncement du sol dû notamment au pompage des eaux souterraines.

Afin de clarifier cette question, des chercheurs du Legos et du LIENSs ont cherché à déterminer l'élévation apparente totale du niveau de la mer depuis 1950 dans la région du Pacifique tropical Ouest (20°S-15°N; 120°E à 135°W) qui englobe de nombreux archipels dont la Polynésie et les Tuvalus.

Pour estimer la variabilité régionale du niveau de la mer dans le Pacifique tropical Ouest avant l’ère « altimétrique » (avant 1993), les chercheurs ont développé une méthode de reconstruction des variations du niveau de la mer de 1950 à 2010 en combinant de longues séries marégraphiques de bonne qualité (1950 à 2010), les données d’altimétrie spatiale depuis 1993 et les sorties du modèle de circulation générale océanique Nemo (projet Drakkar) qui permet d'estimer les grandes oscillations de l'océan causées par les perturbations climatiques naturelles comme Enso. Cette reconstruction leur a permis de cartographier les vitesses de variation du niveau de la mer sur une période trois fois plus longue que la période altimétrique, ce qui est important car on admet aujourd’hui que la variabilité régionale du niveau de la mer vue par les satellites altimétriques ne permet de mettre en évidence pour l’instant que la variabilité interannuelle du niveau de la mer et pas de variabilité de plus basse fréquence.

Les résultats obtenus ont permis de mettre effectivement en évidence une variabilité régionale « basse fréquence » du niveau de la mer pour la période 1950-2010 dont la distribution géographique est très différente de celle mesurée sur la période altimétrique.

Ils révèlent en particulier une zone de plusieurs milliers de kilomètres d’extension centrée sur l’archipel des Tuvalus, où la vitesse d’élévation du niveau de la mer a été en moyenne de presque 5 mm/an entre 1950 et 2010.

Si l’on ajoute à cette élévation le mouvement vertical du sol mesuré par GPS pour certaines îles, on peut alors estimer l’élévation apparente de la mer. Ainsi, à Funafuti, capitale de l’archipel des Tuvalu, la hausse totale apparente a dépassé 5 mm/an depuis 1950, soit plus de trois fois la hausse moyenne globale durant la même période (de 1.8 mm/an entre 1950 et 2010). Sur ces soixante dernières années, cet atoll dont l’altitude ne dépasse pas 5 m a donc vu la mer s’élever de 30 cm. À Tahiti, la hausse totale apparente a atteint 3,3 mm/an depuis 1950, soit presque le double de la hausse globale.

Même si de tels taux d’élévation du niveau de la mer n’ont pas systématiquement provoqué d’érosion du littoral, ils peuvent s’avérer critiques lors d’événements météorologiques extrêmes. Avec la poursuite attendue de la hausse globale de la mer au cours des prochaines décennies, la superposition de tous ces phénomènes accroîtra sans nul doute la vulnérabilité de ces régions, en particulier de leurs atolls.

Cette étude a été réalisée dans le cadre du projet ANR « Cecile » dédié à l’étude des impacts côtiers de la hausse du niveau de la mer, en partenariat avec le BRGM et le CNRM.

Carte de la distribution géographique des vitesses de variation du niveau de la mer (1993-2007). © Legos, d'après Topex/Poseidon et Jason-1

Futura Sciences 24/11/2011
Revenir en haut Aller en bas
http://lane.forumgratuit.org
BelleMuezza
Fondateur Administrateur
Fondateur Administrateur
avatar

Messages : 12462
Date d'inscription : 15/11/2010
Age : 65
Localisation : Essonnes

MessageSujet: Toujours plus d'indices "sans ambiguité" du réchauffement en cours    Mer 30 Nov - 16:56

Températures, glaces en Arctique, vagues de chaleur: tous les indicateurs montrent "sans ambiguïté" que le réchauffement de la planète se poursuit, selon les relevés les plus récents présentés mardi par l'Organisation météorologique mondiale (OMM).

Les treize années les plus chaudes qu'a connues la planète sont toutes concentrées sur les quinze dernières années, a annoncé mardi l'agence des Nations unies en marge des négociations climatiques à Durban (Afrique du Sud).

La température moyenne de la dernière décennie (2002-11), "supérieure de 0,46 °C à la moyenne à long terme," est la plus élevée jamais constatée, à égalité avec la décennie 2001-2010, selon ce rapport provisoire.

Après une année 2010 record, l'année 2011 s'annonce certes plus fraîche mais tout de même la "dixième plus chaude à l'échelle du globe" depuis le début des relevés en 1850. Et "probablement" la plus chaude pour une année marquée par un fort épisode "La Nina", un phénomène cyclique qui s'accompagne de températures généralement plus fraîches, a-t-elle précisé.

Autre marqueur: la banquise Arctique a connu sa deuxième plus faible étendue mais son plus faible volume jamais observé.

"Notre science est fiable et démontre sans ambiguïté que le climat mondial se réchauffe", a souligné le secrétaire général adjoint de l'OMM, Jeremiah Lengoasa en présentant ces derniers relevés au centre de conférences de Durban, où sont réunis depuis lundi 190 pays pour la conférence de l'ONU sur le climat.

Nombreux records nationaux battus

Une tendance que confirment aussi les premiers résultats d'un rapport sur la décennie 2001-2010 qui sera publié en mars 2012, a-t-il précisé.

Sur un échantillon de 80 pays étudiés, "95% des pays ont vécu leur décennie la plus chaude en 2001-2010" et "des records nationaux ont été battus durant la décennie dans 40% des pays", a expliqué M. Lengoasa, indiquant que de "plus en plus de parties du monde font l'expérience de ces températures plus chaudes".

L'OMM avait annoncé le 21 novembre que les niveaux de concentration des principaux de gaz à effet de serre, à l'originie du réchauffement, ont franchi de nouveaux records en 2010 et que la concentration en CO2, le principal d'entre eux, s'était encore accéléré entre 2009 et 2010.

Quelque jours auparavant, les scientifiques du Giec, l'organe de référence sur le changement climatique, avaient estimé que la fréquence et l'intensité des événements météorologiques extrêmes (inondations, vagues de chaleur) devraient augmenter dans les décennies à venir en raison du réchauffement.

Ce qui rend l'année 2011 particulière, a précisé l'OMM, ce n'est pas tant son niveau de température mais le fait qu'elle soit restée relativement chaude en dépit de l'influence d'un "puissant épisode La Nina qui s'est développé dans le Pacifique tropical au second semestre de 2010 et a persisté jusqu'en mai 2011"

Ce phénomène climatique, "l'un des plus intenses des 60 dernières années" selon l'OMM, a provoqué des sécheresses en Afrique de l'Est, dans les îles de la partie centrale du Pacifique équatorial et dans le sud des États-Unis et des inondations en Afrique australe, dans l'est de l'Australie en en Asie du Sud.

Il a fait particulièrement chaud en Russie avec des températures supérieures à 4°C à la moyenne à long terme dans certains endroits.

Les États-Unis ont eux connu cette année, selon l'OMM, "une série d'extrêmes météorologiques, 14 au total, entre sécheresse ou inondations, qui ont entraîné chacun des pertes économiques se chiffrant à un milliard de dollars ou plus".

Sciences et Avenir 30/11/2011
Revenir en haut Aller en bas
http://www.lane-forumactif.com
BelleMuezza
Fondateur Administrateur
Fondateur Administrateur
avatar

Messages : 12462
Date d'inscription : 15/11/2010
Age : 65
Localisation : Essonnes

MessageSujet: La planète en route pour un réchauffement de 3,5°C, selon une nouvelle étude    Mar 6 Déc - 21:01

Les promesses de réduction de gaz à effet de serre (GES) aujourd'hui sur la table placent la planète sur la trajectoire d'un réchauffement de +3,5°C, dépassant largement l'objectif de 2°C maximum, selon une étude présentée mardi à Durban (Afrique du Sud), où le secrétaire général de l'ONU a déclaré que "l'avenir de la planète" était "en jeu".

Au rythme où augmentent les émissions de gaz à effet de serre (GES), les gouvernements n'ont guère que quatre ans pour inverser la tendance et éviter ensuite des dépenses massives pour atteindre l'objectif des 2°C, cible adoptée par la communauté internationale en 2010, selon ce rapport présenté en marge de la conférence de l'ONU sur le climat.

Le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon a estimé à ce sujet que "l'avenir de la planète" était "en jeu".

"Sans exagération, nous pouvons dire: l'avenir de notre planète est en jeu", a déclaré M. Ban devant les délégués de plus de 190 pays à l'ouverture mardi de la session ministérielle des négociations de Durban (Afrique du Sud) pour tenter d'enrayer le réchauffement climatique en cours.

Soulignant la "gravité du moment", M. Ban a mis en garde contre le danger que représenterait un monde dans lequel la changement climatique serait "hors de contrôle".

Le monde est sur une "trajectoire à haut réchauffement, à haut coûts, et à haut risque", résume le groupe de chercheurs ayant conduit l'étude présentée à Durban et réalisée pour deux sociétés de conseil spécialisées sur le carbone, Climate Analytics and Ecofys.

"Les promesses actuelles nous mettent sur une trajectoire d'émissions globales qui portera le réchauffement à 3,5°C", écrivent-ils dans cette étude présentée en marge de la 17e Conférence de l'ONU sur le climat qui se tient jusqu'à vendredi à Durban, en Afrique du Sud.

L'objectif de contenir le réchauffement à 2°C par rapport à l'époque pré-industrielle, initié à Copenhague fin 2009, a officiellement été entériné par la communauté internationale l'an passé à Cancun, au Mexique.

Il s'agit du niveau de réchauffement qui permettrait, selon la science, de limiter des conséquences trop sévères du changement climatique.

Depuis l'époque pré-industrielle, la température globale a déjà augmenté de 0,8°C.

Pour atteindre cet objectif de 2°C, une majorité des pays ont publié des promesses volontaires de réduction de gaz à effet de serre.

Selon le rapport, ces promesses mèneraient à des émissions globales de 55 milliards de tonnes de gaz à effet de serre en 2020. Soit 11 milliards de tonnes au-dessus des 44 milliards de tonnes qui permettraient de mettre le monde sur une trajectoire de 2°C de réchauffement.

En conséquence, les coûts en efficacité énergétique et de la transition vers une énergie moins carbonée risquent d'augmenter fortement après 2020 pour rattraper le temps perdu et tenter de remettre le monde sur une trajectoire moins brûlante, soulignent les auteurs.

Ces chiffres vont dans le même sens que ceux publiés en novembre par l'Agence internationale de l'énergie (AIE) et le Programme des Nations unies pour l'environnement (PNUE).

Sciences et Avenir 06/12/2011
Revenir en haut Aller en bas
http://www.lane-forumactif.com
BelleMuezza
Fondateur Administrateur
Fondateur Administrateur
avatar

Messages : 12462
Date d'inscription : 15/11/2010
Age : 65
Localisation : Essonnes

MessageSujet: Réchauffement climatique : il pourrait être plus rapide que prévu   Jeu 29 Mar - 14:55

Un nouveau modèle climatique a vu le jour. Avec 9.745 combinaisons différentes des trois paramètres souvent sources d’incertitudes : la sensibilité du climat au CO2 atmosphérique, la présence d’aérosol dans l’air et la quantité de chaleur absorbée par les océans.

Une conclusion s’impose : la Terre pourrait se réchauffer plus vite que prévu d'ici 2050.

De nombreuses simulations sont utilisées pour prédire l’augmentation des températures durant le XXIe siècle. Elles reposent sur la modélisation de divers phénomènes physiques et chimiques. Pourtant, il est difficile d’étudier les conséquences de variations affectant un seul et unique paramètre tant la machinerie climatique est complexe. Par conséquent, les modèles climatiques reposent bien souvent sur un certain nombre d’incertitudes pouvant affecter les résultats.

Les conséquences des perturbations peuvent être étudiées à plusieurs échelles différentes. Certains climatologues développent des modèles couvrant de grandes zones géographiques, souvent le monde entier, mais ils doivent alors simplifier de nombreux paramètres. D’autres établissent des simulations à l’échelle régionale. Celles-ci peuvent être plus complexes mais se focalisent souvent sur des paramètres précis, tels que les échanges de chaleur entre l’atmosphère et les océans, négligeant d’autres pourtant significatifs.

Daniel Rowlands de l’université d’Oxford a présenté, en partenariat avec de nombreux chercheurs, des résultats de simulations dans la revue Nature Geoscience. Le but : tester les rôles joués par les paramètres causant le plus d’incertitudes pour ensuite estimer le réchauffement climatique à court terme. Petite particularité, le nouveau modèle prédit l’évolution des températures pour plusieurs régions ou bassins océaniques du Globe. Une conclusion s'impose, la Terre pourrait se réchauffer plus vite que prévu d'ici 2050.

Les auteurs ont utilisé un modèle exploité par l’agence météorologique britannique (HadCM3L) qui intègre des informations sur le cycle des sulfures (un aérosol) dans l’atmosphère et sur la dynamique des océans (résolution : 3,75 ° de longitude pour 2,5 ° de latitude). Ils ont ensuite cherché à comprendre l'importance de la sensibilité du climat face à l’augmentation de la concentration en CO2 atmosphérique, du taux d’absorption de la chaleur par les océans et du refroidissement causé par la présence d’aérosols dans l’atmosphère en faisant varier ces paramètres selon 9.745 combinaisons différentes.

Tous les modèles ont néanmoins un point commun, la concentration en CO2 intégrée dans les calculs évolue au cours du temps, passant de 392 parties par million (valeur actuelle) à 520 ppm (valeur prévue en 2050). Ce scénario est qualifié d’intermédiaire. Les simulations ont produit des résultats couvrant l’évolution du climat à partir de 1920 et jusqu’en 2080. Les courbes obtenues pour chaque région du monde ou bassin océanique ont été comparées aux valeurs mesurées sur le terrain entre 1960 et 2010, soit sur une durée de cinquante ans. Les modèles fournissant des données différentes de la réalité pour plus de 20 entités géographiques (soit environ un tiers d’entre eux) n’ont pas fait l’objet d’analyses plus approfondies.

Les modélisations ayant franchi le test éliminatoire prévoient une augmentation des températures de 1,4 à 3,0 °C d’ici 2050, par rapport à la période 1961-1990. Les valeurs les plus élevées sont supérieures de 0,5 à 0,75 °C à celles prédites dans le dernier rapport du Giec. Le réchauffement climatique pourrait donc être plus rapide que prévu.


Futura Sciences 28/03/2012
Revenir en haut Aller en bas
http://www.lane-forumactif.com
Admin
Fondateur Administrateur
Fondateur Administrateur
avatar

Messages : 20116
Date d'inscription : 15/11/2010
Age : 65
Localisation : Essonnes

MessageSujet: Réchauffement en Europe: Scandinavie et Méditerranée les plus vulnérables   Ven 4 Mai - 0:10

L'est de la Scandinavie et le bassin méditerranéen seront le plus affectés par le réchauffement climatique qui bouleversera l'Europe dès 2021, selon des projections publiées jeudi par l'Agence Européenne pour l'Environnement (AEE).

"Le réchauffement le plus important est attendu sur l'est de la Scandinavie, le sud et le sud-est de l'Europe" d'après le commentaire qui accompagne une série de cartes élaborées par des experts de l'AEE et publiées sur son site Internet (http://www.eea.europa.eu/highlights/climate-change-what-do-models)

L'Europe sera en moyenne plus chaude de 1,5°C entre 2021 et 2050 qu'elle ne l'était entre 1960 et 1990, précise l'AEE.

En Scandinavie, les températures moyennes pourraient même augmenter de 6°C d'ici 2071 par rapport à la période de référence 1960-1990, selon l'AEE.

Ces hausses peuvent paraître insignifiantes mais "masquent potentiellement de forts extrêmes", précise l'AEE qui remarque "de grandes différences entre les températures hivernales et estivales".

Les températures hivernales seront davantage bouleversées en Scandinavie et en Europe de l'est tandis que les plus fortes hausses de températures estivales s'observeront autour de la Méditerranée, commente l'AEE.

Les précipitations pourraient augmenter de 15% dans le nord de l'Europe et baisser de 15% dans le sud du continent entre 2021 et 2050, d'après l'AEE.

"Ces cartes montrent que beaucoup de pays devront adapter leur système agricole au changement climatique et faire face à moins d'eau, ou avec de l'eau à d'autres périodes de l'année", affirme l'étude qui prévoit également un impact négatif sur l'industrie touristique en Méditerranée.

"L'agriculture est extrêmement intensive dans certains pays méditerranéens, mobilisant jusqu'à 80% de la consommation d'eau", relève l'AEE.

Ce scénario serait toutefois moins dramatique si l'on réduisait rapidement les émissions de CO2 "en remplaçant par exemple les énergies fossiles par des technologies utilisant les énergies renouvelables", rappelle l'AEE.






Sciences et Avenir 03/05/2012
Revenir en haut Aller en bas
http://lane.forumgratuit.org
BelleMuezza
Fondateur Administrateur
Fondateur Administrateur
avatar

Messages : 12462
Date d'inscription : 15/11/2010
Age : 65
Localisation : Essonnes

MessageSujet: Réchauffement climatique : 40% des mammifères américains condamnés ?   Sam 19 Mai - 0:19

Une étude américaine a permis de rapprocher les émissions prévisionnelles de CO2 et les migrations de nombreux mammifères. Il en ressort que plusieurs d'entre eux ne pourront s'adapter aux changements.

Selon une étude, nombre de mammifères se trouvant actuellement sur le sol américain pourraient connaître les pires difficultés à s'adapter aux dérèglements climatiques. Cette étude est parue dans Proceedings of the National Academy of Sciences. Cela pourrait causer la disparition de 40% des mammifères.

Carrie Schloss, de l’université de Washington, explique : "nous sous-estimons la vulnérabilité des mammifères au changement climatique lorsque nous faisons des projections climatiques et surtout nous ne prenons pas en compte leur capacité à se déplacer et se disperser dans de nouvelles régions". Car il existe des espèces qui ne peuvent se déplacer suffisamment vite pour migrer vers de nouveaux habitats. Parmi elles, les primates, tamarins, atèles, ouistitis et singes hurleurs. Au contraire, les coyotes et le loups seraient les espèces les mieux armées pour s'adapter.

Cette étude a consisté a anticiper l’évolution des émissions de CO2 et de les confronter avec la rapidité de déplacement des groupes animaliers Il faut également considérer le renouvellement des espèces : les petites souris ne peuvent pas parcourir d'énormes distances mais se reproduisent rapidement. Ce qui facilite les déplacements qui sont certes davantage progressifs.

Joshua Lawler, co-auteur de l’étude, montre "qu'il est important de souligner que lorsque le climat a changé dans le passé, entre les aires glaciaires et interglaciaires, le paysage n’était pas dominé par les champs agricoles, les autoroutes à quatre voies et les parkings. Les espèces pouvaient se déplacer plus facilement." De ce fait, les primates se retrouveraient sans habitat.

Le chercheur ajoute : "nous pouvons les aider en créant des chemins vers les nouvelles zones habitables qui évitent les zones peuplées par l’homme. Et pour les espèces qui ne peuvent pas tenir le rythme, il faut réduire les stress qui ne sont pas liés au climat. Mais la seule manière d’être sûr que les espèces aient le temps de s’adapter, il faut réduire les émissions de gaz à effet de serre pour ralentir le changement climatique."



Maxisciences 18/05/2012
Revenir en haut Aller en bas
http://www.lane-forumactif.com
BelleMuezza
Fondateur Administrateur
Fondateur Administrateur
avatar

Messages : 12462
Date d'inscription : 15/11/2010
Age : 65
Localisation : Essonnes

MessageSujet: Espèces à sang froid et changements climatiques    Lun 4 Juin - 0:50

leur étude dans Nature Climate Change, des chercheurs canadiens et australiens estiment que le réchauffement climatique aura des effets difficiles à prévoir sur les aires de répartition de nombreuses espèces animales à sang froid.

Des scientifiques de l’Université Simon Fraser (Canada) et de l’Université de Tasmania (Australie) ont passé en revue et compilé la littérature scientifique concernant les seuils de tolérance en termes de températures – froides et chaudes – et les limites géographiques d’habitat de 169 espèces animales à sang froid, marines et terrestres. Le but était de dégager des tendances possibles dans les réponses que ces espèces pourraient donner au réchauffement climatique en cours.

Résultats : une effroyable complexité ! Si les animaux marins semblent bien se cantonner aux régions délimitées par des latitudes où les températures ne sont pas au-dessus ou en-dessous de ce que leur permet leur ‘thermomètre intime’, les animaux terrestres, eux, outrepassent volontiers ces ‘limites’ théoriques. Ils sont en revanche influencés par d’autres facteurs – eau disponible, sécheresse, présence d’espèces concurrentes en termes de niches écologiques, etc.

Ainsi, "la répartition des espèces terrestres pourrait s’étirer vers les pôles – étendant leurs frontières liées au froid, mais répondant de façon erratique en ce qui concerne leurs frontières liées au chaud. Des individus seront submergés par la ‘marche vers les pôles’ d’autres espèces, qui entreront sur leur territoire. Donc, nous allons assister à toutes sortes de nouveautés écologiques, comme des espèces entrant en contact et interagissant comme jamais auparavant", conclut le Dr Nicholas Dulvy, biologiste marin à l'Université Simon Fraser.


Maxisciences 03/06§2012
Revenir en haut Aller en bas
http://www.lane-forumactif.com
BelleMuezza
Fondateur Administrateur
Fondateur Administrateur
avatar

Messages : 12462
Date d'inscription : 15/11/2010
Age : 65
Localisation : Essonnes

MessageSujet: Nos civilisations se dirigent vers un effondrement irréversible des écosystèmes terrestres   Sam 7 Juil - 15:32

En se basant sur des théories scientifiques, des modélisations d'écosystèmes et des preuves paléontologiques, une équipe de 18 chercheurs, incluant un professeur de la Simon Fraser University (SFU, Vancouver), prédit que les écosystèmes de la Terre vont faire face à un effondrement imminent et irréversible.

Dans un article récemment publié dans Nature intitulé "Approaching a state-shift in Earth's biosphere", les auteurs examinent l'accélération de la perte de biodiversité, les fluctuations climatiques de plus en plus extrêmes, l'interconnexion grandissante des écosystèmes et le changement radical du bilan énergétique global. Ils suggèrent que tous ces éléments constituent des précurseurs à l'apparition d'un état planétaire de seuil ou encore d'un point de basculement[1]. Si cela s'avérait exact, ce que les auteurs prédisent pour le siècle en cours, les écosystèmes de la planète, tels que nous les connaissons, pourraient rapidement et irréversiblement s'effondrer.

"Le dernier point de basculement dans l'histoire de la Terre est apparu il y a 12 000 ans, lorsque notre planète est passée de l'âge de glace, qui a duré 100 000 ans, à un état interglaciaire", a déclaré Arne Mooers, un des auteurs de l'article et professeur de biodiversité à SFU. "A ce moment, des changements biologiques les plus extrêmes menant à notre état actuel sont apparus en seulement 1000 ans. C'est comme passer de l'état de bébé à l'âge adulte en moins d'une année. Mais la planète est en train de changer encore plus rapidement aujourd'hui".

CLIQUEZ ICI pour lire la totalité de l'article (très instructif) sur Planète Info


NOTRE PLANETE INFO - Christophe Magdelaine
Revenir en haut Aller en bas
http://www.lane-forumactif.com
Admin
Fondateur Administrateur
Fondateur Administrateur
avatar

Messages : 20116
Date d'inscription : 15/11/2010
Age : 65
Localisation : Essonnes

MessageSujet: Une étude prédit la fin de notre planète avant l'an 2100   Lun 9 Juil - 22:09

Un article de la revue Nature intitulé "Approaching a state-shift in Earth’s biosphere" a fait l'effet d'une petite bombe dans la communauté scientifique en prédisant une fin imminente à notre planète. Cette fatalité aurait lieu d'ici l'année 2100 et serait due à l'emballement des changements radicaux des écosystèmes et du climat de la Terre.

Une étude de la Simon Fraser University (SFU) de Vancouver publiée dans la revue Nature montrerait qu'un effondrement total de la planète se produirait d'ici la fin du siècle. L'étude, menée par 18 scientifiques, soulève plusieurs points inquiétants : la dégradation générale de la nature et des écosystèmes, les fluctuations climatiques de plus en plus extrêmes et le changement radical du bilan énergétique global. Ces modifications finiraient par arriver à un point de non-retour, c'est-à-dire qu'elles deviendraient irréversibles.

Arne Moers, qui a dirigé la recherche, rappelle : "Le dernier point de basculement dans l’histoire de la Terre est apparu il y a 12.000 ans. C'est à l'époque où la planète est passée de la phase glaciale à celle actuelle, appelée inter glaciale. A ce moment, des changements biologiques les plus extrêmes menant à notre état actuel sont apparus en seulement 1.000 ans. C’est comme passer de l’état de bébé à l’âge adulte en moins d’une année.

Et la planète est en train de changer encore plus vite aujourd'hui". Or, un système ne peut pas passer d’un état à l’autre sans épuisement.

Pour le chercheur : "La planète ne possède pas la mémoire de son état précédent.[...] Le prochain changement pourrait être extrêmement destructeur pour la planète. Une fois que le seuil critique sera dépassé, il n’y aura plus de possibilité de revenir en arrière". Ce "seuil critique" serait l'utilisation de 50% des ressources terrestres, alors que 43% ont déjà été exploitées.

La publication de l'équipe de la FSU a été commentée et critiquée par de nombreux chercheurs.

Parmi eux, Aaron Ellison, experte des dynamiques liées à la biodiversité et aux changements climatiques de l'Université de Harvard dénonce la banalité de l'étude : "On sait déjà très bien que les choses changent très vite et qu’il faut comprendre ce qu’il va se passer, considérer l’urgence de la situation".

Pour Brad Cardinal, de l’Université du Michigan, cette recherche est suggestive, mais pas définitive : "Seul le temps nous donnera la réponse.

Ce n’est pas la première fois qu’une étude du genre est publiée". Pourtant, l'étude se distingue de celles réalisées jusqu'alors par l'originalité des méthodes employées. La diversité des sources, notamment, conduisent à prendre très au sérieux ce nouvel avertissement. En effet, des théories scientifiques, des modélisations d'écosystèmes et des preuves paléontologiques ont, pour la première fois, convergé à montrer la destruction imminente de notre planète.

Dans tous les cas, ce qui semble évident pour tous les experts du domaine est l'urgence d’effectuer une vraie révolution dans le style de vie de l’humanité. Cette révolution impliquerait une augmentation du développement durable, des énergies alternatives et une meilleure gestion de l’écosystème. Les 18 scientifiques ayant réalisé l'étude proposent aux gouvernements d'entreprendre quatre actions immédiates :

- diminuer radicalement la pression démographique;

- concentrer les populations sur les zones enregistrant déjà de fortes densités afin de laisser les autres territoires tenter de retrouver des équilibres naturels;

- ajuster les niveaux de vie des plus riches sur ceux des plus pauvres;

- développer de nouvelles technologie permettant de produire et de distribuer de nouvelles ressources alimentaires sans consommer davantage de territoires et d'espèces sauvages.

D'après le directeur de l'étude, jusqu'à maintenant : "les hommes n'ont rien fait de réellement d'important pour éviter le pire car les structures sociales existantes ne sont juste pas les bonnes. C’est comme si on refusait d’y penser. Nous ne sommes pas prêts. Mes collègues ne sont pas juste inquiets. Ils sont terrifiés".




Maxisciences 09/07/2012
Revenir en haut Aller en bas
http://lane.forumgratuit.org
Admin
Fondateur Administrateur
Fondateur Administrateur
avatar

Messages : 20116
Date d'inscription : 15/11/2010
Age : 65
Localisation : Essonnes

MessageSujet: Italie : Le coût de la sécheresse estimé à 1 milliard !   Ven 10 Aoû - 1:09

La chaleur et la sécheresse qui touchent l'Italie du nord au sud depuis le début de l'été ont provoqué environ un milliard d'euros de dégâts dans le secteur agricole, a annoncé le président de la Confédération générale de l'agriculture italienne, Confagricoltura. "Cet évènement atmosphérique exceptionnel a provoqué, et provoque encore, des dégâts dans les cultures s'élevant à presque un milliard d'euros", a estimé Mario Guidi, président de Confagricoltura, cité par l'agence RadioCor.

La situation s'est aggravée ces dernières semaines", a reconnu le ministre de l'Agriculture, Mario Catania, qui assure dans un communiqué jeudi travailler "avec les organisations agricoles" en vue "d'accélérer les procédures liées à la déclaration de l'état de catastrophe naturelle". Trois régions du nord de l'Italie, l'Émilie-Romagne, la Vénétie et la Lombardie, ont réclamé l'activation du Fonds national de solidarité, afin de compenser les pertes "qui ne sont pas toujours couvertes par les assurances", selon Confagricoltura.

Le Fonds national de solidarité permettrait aux producteurs d'être indemnisés à hauteur de 80 % des dégâts enregistrés sur la production brute, précise le communiqué du ministère. Face à "la gravité de la situation", le ministre de l'Agriculture annonce avoir demandé à la Commission européenne l'autorisation de verser les aides prévues au titre de la politique agricole commune (PAC), avec 50 jours d'avance sur la date prévue.

Le syndicat agricole Coldiretti estime qu'en raison de la chaleur et de la sécheresse, les récoltes ont baissé de 20 % pour les tomates, de 30 % pour le maïs et de 40 % pour le soja, selon des chiffres publiés mardi.

Le secteur vinicole table sur une baisse de 10 % de sa production par rapport aux cinq dernières années, toujours selon Coldiretti. "Les abeilles accablées par la chaleur ne peuvent plus effectuer leur précieux travail de pollinisation et la canicule a coupé l'appétit aux porcs qui consomment jusqu'à 40 % de moins sur leur ration journalière", indique le syndicat agricole dans un communiqué.

L'Italie vit depuis la fin du mois de juin sous des températures caniculaires. En début de semaine, le thermomètre s'est approché des 40 °C dans la capitale.

L'anticyclone qui stationne actuellement sur le centre de la péninsule est le "cinquième anticyclone saharien subtropical de l'été", explique Antonio Sano, météorologue, du site ilmeteo.it.

Conformément à une habitude des médias italiens depuis le début de l'été, les anticyclones portent des noms redoutables : le dernier a été baptisé "Néron", et succède à "Ulysse", "Lucifer" et "Hannibal". Il précède "Caligula", nouvel évènement climatique qui devrait de nouveau amener des températures africaines en Italie, la semaine prochaine, après un week-end légèrement plus tempéré.

Selon la Coldiretti, le thermomètre a grimpé de presque 2 °C de plus que la moyenne saisonnière en juillet, qui se classe à la sixième place du mois le plus chaud depuis deux siècles.



LE POINT.FR 09/08/2012
Revenir en haut Aller en bas
http://lane.forumgratuit.org
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: Changement climatique: ce que mesure et prévoit la science : nature, faune, flore, océans...   

Revenir en haut Aller en bas
 
Changement climatique: ce que mesure et prévoit la science : nature, faune, flore, océans...
Revenir en haut 
Page 1 sur 4Aller à la page : 1, 2, 3, 4  Suivant
 Sujets similaires
-
» Changement climatique ?
» Strelitzia reginae : le changement climatique est là !
» Strelitzia reginae : le changement climatique est là !
» Changement climatique: simulation 2015
» Changement climatique (suite)

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
LOVE ANIMALIA NATURALIS ENVIRONNEMENTALIS :: INFORMATIONS sur la Nature et l'environnement terrestre et aquatique :: Climat - Changement climatique-
Sauter vers: