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 Changement climatique: ce que mesure et prévoit la science : nature, faune, flore, océans...

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MessageSujet: Climat: une cartographie des risques menaçant les villes européennes   Mar 4 Sep - 23:03

Quelles villes européennes sont les plus vulnérables face aux impacts du changement climatique ? L'Agence européenne pour l'environnement (AEE) a mis en ligne mardi des cartes interactives permettant de mieux évaluer les risques à l'échelle du continent.

Le pourtour méditerranéen -- sud de l'Espagne, quelques régions du sud de la France, l'Italie et Grèce -- apparaît par exemple particulièrement exposé aux vagues de chaleur qui sont appelées à se multiplier.

Ce travail permet de différencier, à l'échelle de l'Europe, les villes qui a priori souffriront moins de ces vagues de chaleur grâce à des surfaces végétalisées ou aquatiques plus importantes, comme Cordoba (Espagne) ou Palerme (Italie) et celles qui sont moins bien adaptées aux canicules à venir, comme Valence (Espagne) ou Athènes.

Les cartes interactives établies par l'Agence européenne pour l'environnement, agence de l'Union européenne basée à Copenhague, s'appuient sur les données de quelque 500 villes. L'AEE entend ainsi fournir une vision d'ensemble des défis attendant les villes en matière d'adaptation au changement climatique, au niveau de la température comme des inondations.

Voir le site de l'agence européenne pour l'environnement


SCIENCES ET AVENIR 04/09/2012

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MessageSujet: Le changement climatique fera flamber les prix alimentaires    Mer 5 Sep - 4:04

PARIS - Les prix des aliments de base pourraient doubler dans les 20 prochaines années (par rapport à 2010) avec le changement climatique et la multiplication des événements extrêmes qui l'accompagnent (sécheresses, inondations et ouragans), prévient l'organisation Oxfam.

Dans un rapport publié mercredi, Oxfam juge que les effets du réchauffement sont sous-estimés car les changements à évolution lente des températures moyennes et des schémas de précipitations, globalement défavorables à l'agriculture, se doubleront de pertes de cultures causées par des événements météorologiques extrêmes, plus fréquents et plus intenses.

En 2030, estime l'ONG, le risque accru de sécheresse, semblable à celle qui sévit depuis juin notamment aux Etats-Unis - la plus grave depuis un demi-siècle - pourrait ainsi faire grimper le prix du maïs de 140% par rapport au prix moyen des denrées alimentaires à cette date.

Cette hausse s'ajoutera à la hausse déjà inévitable des prix des denrées alimentaires envisagée avec le changement climatique, a insisté Clara Jamart, responsable des questions d'Agricluture et d'alimentation d'Oxfam jointe par l'AFP.

En Afrique australe, sécheresses et inondations pourraient augmenter de 120% le prix à la consommation du maïs et d'autres céréales secondaires, montre encore l'étude: rapporté au prix actuel, le sac de 25 kilos de farine de maïs (ration minimale d'une famille pour deux semaines) passerait de 18 à 40 dollars.

L'étude - La Terre se réchauffe, les prix flambent (Extreme Weather, Extreme Prices) - se fonde sur les travaux de l'Institute of Development Studies de l'Université du Sussex (GB) effectués pour le compte d'Oxfam.

Les chercheurs ont modélisé les scénarios d'événements extrêmes sur l'Afrique sub-saharienne et chacune des principales régions exportatrices du monde pour le riz, le maïs et le blé, afin d'estimer l'impact possible en 2030 sur les prix à l'export et les marchés intérieurs: à l'exportation, les prix du maïs augmenteraient de 177%; ceux du blé de 120%; ceux du riz raffiné de 107%.

En outre, la modélisation suggère qu'un ou plusieurs événements climatiques extrêmes survenus en une seule année pourraient donner lieu à des flambées des prix d'une ampleur comparable à 20 années de hausse des prix sur le long terme relèvent les auteurs.

Ce sont les populations les plus pauvres qui paieront cette flambée au prix fort: quand un ménage français consacre en moyenne 15% de son budget à se nourrir, au Sahel cette part peut aller jusqu'à 50 ou 75%, relève Clara Jamart.

Le Groupe intergouvernemental d'experts sur l'évolution du climat (GIEC, mandaté par l'ONU) prévoit une augmentation des températures de 2,5 °C à 5°C d'ici la fin du siècle accompagnée d'événements climatiques extrêmes sans précédent.

En dépit de ses engagements, la communauté internationale ne parvient pas à juguler les émissions de CO2 responsables du réchauffement de l'atmosphère.

Selon la Banque Mondiale, avec la sécheresse aux Etats-Unis notamment, les prix du maïs et des graines de soja ont respectivement bondi de 25% et 17% de juin à juillet et la tendance s'est poursuivie en août.




ROMANDIE.COM 05/09/2012
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MessageSujet: Infographie: ces villes d'Europe les plus touchées par les futures vagues de chaleur   Mer 5 Sep - 13:43

Quelles villes européennes sont les plus vulnérables face aux impacts du changement climatique? L'Agence européenne pour l'environnement (AEE) a mis en ligne mardi une carte interactive pour mieux évaluer les risques à l'échelle du continent.

C'est naturellement sur le pourtour méditerranéen que le thermomètre va grimper. Les vagues de chaleur devraient être particulièrement sensibles au sud de l'Espagne, de la France, de l'Italie et de la Grèce.

Ce travail permet de différencier, à l'échelle de l'Europe, les villes qui a priori souffriront moins de ces vagues de chaleur grâce à des surfaces végétalisées ou aquatiques plus importantes, comme Cordoba (Espagne) ou Palerme (Italie) et celles qui sont moins bien adaptées aux canicules à venir, comme Valence (Espagne) ou Athènes.
L'animation de l'Agence européenne pour l'environnement s'appuie sur les données de quelque 500 villes. L'AEE entend ainsi fournir une vision d'ensemble des défis attendant les villes en matière d'adaptation au changement climatique, au niveau de la température comme des inondations.

SCIENCES ET AVENIR 05/09/2012

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MessageSujet: Réchauffement climatique : les poissons retrécissent !   Lun 1 Oct - 0:16

Le réchauffement climatique ne change pas seulement la température et la teneur en oxygène des océans, il risque de faire rétrécir considérablement les poissons qui y vivent, avertit une étude publiée dimanche.

L'un des éléments clefs de la taille des poissons et invertébrés marins est constitué par leurs besoins énergétiques: dès lors que leur milieu n'est plus en mesure de leur fournir cette énergie à la hauteur de leurs besoins, les poissons cessent leur croissance. Or l'oxygène contenu dans l'eau est pour eux une source importante d'énergie.

"Obtenir assez d'oxygène pour grandir est un défi constant pour les poissons, et plus un poisson est gros, pire c'est", explique Daniel Pauly, biologiste au Fisheries Centre de l'Université de Colombie Britannique à Vancouver (Canada).

"Un océan plus chaud et moins oxygéné, comme prédit avec le changement climatique, compliquera la tâche des poissons les plus gros, ce qui signifie qu'ils cesseront de grandir plus tôt", ajoute-t-il.

Daniel Pauly et ses collègues ont tenté de modéliser l'impact du réchauffement sur plus de 600 espèces de poissons à partir de deux scénarios climatiques couramment retenus par les spécialistes pour la période 2001-2050.

D'après leurs calculs, le réchauffement moyen au fond des océans du globe resterait minime (quelques centièmes de degrés par décennie) de même que la baisse de la concentration en oxygène. Toutefois, "les variations qui en résultent en termes de poids corporel maximal sont étonnamment importantes", soulignent les chercheurs dans leur étude, publiée par la revue britannique Nature Climate Change.

Dans l'ensemble, le poids maximal moyen des poissons pris en compte devrait diminuer de 14% à 24% entre 2001 et 2050, estiment-ils. Soit l'équivalent de 10 à 18kg pour un homme moyen pesant 77 kg.

C'est l'océan Indien qui serait le plus touché (24%), suivi de l'Atlantique (20%) et du Pacifique (14%), qu'il s'agisse des zones tropicales ou tempérées.

"Cette étude indique que, faute de réduire les émissions de gaz à effet de serre, les conséquences seront vraisemblablement plus lourdes que prévu sur les écosystèmes marins", avertissent les chercheurs, d'autant que "d'autres impacts des activités humaines, comme la surpêche et la pollution, risquent d'exacerber le phénomène".



SCIENCES ET AVENIR 30/09/2012
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MessageSujet: Conséquence du réchauffement climatique : il pleut moins que prévu sur les continents !   Sam 3 Nov - 18:21

En réponse au réchauffement climatique, on s’attend à ce que les précipitations et les événements météorologiques extrêmes, tels que l’ouragan Sandy, augmentent. Il semblerait pourtant que ce soit bien l’inverse qui se produise : ces 70 dernières années, le taux de précipitations terrestres global a diminué ! Étrange ? Pas tellement si l'on considère d’autres acteurs du dérèglement climatique que la température.

L'impact de l’Homme sur le climat est un éternel débat. Contribue-t-il à l’augmentation des événements extrêmes tels que l’ouragan Sandy ou la canicule de 2003 en France ? Difficile de répondre, le système climatique est une machine complexe. D'autant plus qu'aujourd'hui on apprend que sur ces 70 dernières années, le taux de précipitations sur les continents aurait diminué alors qu’on s’attendait à ce qu’il augmente.

Dans une étude récente, parue dans le Geophysical Research Letters, une équipe australienne a analysé les données mensuelles de précipitation globale sur la période 1940-2009. Sur ces 70 années, la tendance globale est presque nulle. En d’autres termes, le taux de précipitations moyen de la Terre, océans et surfaces continentales compris, est quasi constant depuis 70 ans.

Toutefois, en analysant le taux de précipitations mensuel sur les surfaces continentales, les chercheurs ont relevé un changement dans le système pluvial. En moyenne, il y aurait une diminution spatiotemporelle des précipitations globales terrestres. Sur ces 70 ans, la fréquence et la répartition géographique des chutes de pluie ont été modifiées.

La distribution des pluies sur les continents a évolué. Il semblerait que les régions sèches s’humidifient tandis que les régions humides s’assèchent. Les études antérieures montraient une augmentation des précipitations en Amérique du Nord, Europe et Australie. Les chercheurs australiens obtiennent les mêmes résultats dans ces régions mais montrent également une remarquable chute des précipitations en Inde, Chine et Amazonie, régions particulièrement humides.

L’augmentation de la température n’est pas en cause. En revanche, une nette corrélation entre le taux d'émission d'aérosols et l’augmentation du taux de précipitation a été mise en évidence. En effet, toutes les régions où les précipitations ont augmenté figurent parmi celles qui se distinguent par les fortes émissions d’aérosols. Leur concentration dans l’atmosphère influe donc directement sur le système pluviométrique naturel.




La répartition des précipitations dans le monde est très hétérogène. Les pays
situés sur la ligne équatoriale sont soumis à d'important régimes de
précipitations, tant mensuellement (en bleu marine), que saisonnièrement (en
bleu turquoise). Les régions désertiques comme le Sahara sont soumises à un
faible régime de pluie (en beige). © The open university, cc


FUTURA SCIENCES 2/11/2012
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MessageSujet: Le réchauffement climatique va raréfier les moussons indiennes   Jeu 8 Nov - 0:51

Les moussons sont dévastatrices mais aussi bénéfiques. En Inde, malgré d’intenses inondations dans les villages, les trombes d'eau saisonnières sont vitales, fournissant plus de 80 % de l’eau annuelle. Dans un modèle de réchauffement climatique, la mousson serait pourtant en danger. À la fin de ce siècle, la suppression de saisons entières de la mousson indienne deviendra vraisemblablement un phénomène très fréquent.

En Inde, deux personnes sur trois travaillent dans l’agriculture, secteur qui représente un quart du produit intérieur brut du pays. La mousson indienne permet la culture de végétaux grands consommateurs d’eau comme le coton, le riz et les huiles alimentaires. Vital pour une majeure partie du monde, le régime de mousson est pourtant menacé par le réchauffement climatique.

Une équipe de recherche a récemment montré qu’en réponse au changement climatique, à la fin du XXIe siècle, il y aura davantage d’années sans mousson. De façon naturelle, il arrive que la mousson indienne ne s’amorce pas, mais c’est un événement très rare. Les résultats de l’étude, publiés dans le journal Environmental Research Letters, suggèrent que l’augmentation de température et une modification de la circulation de Walker augmenteront à plus long terme la fréquence des années sans mousson.

La circulation de Walker est une boucle atmosphérique. Elle redistribue l’excès de chaleur de la ceinture tropicale, générant ainsi des zones convectives (basses pressions) où les précipitations sont denses et des zones de de subsidence (hautes pressions), plutôt associées à des zones atmosphériques sèches. Cette circulation induit des hautes pressions dans l’ouest de l’océan Indien. Toutefois, lors d’un événement El Niño, variabilité climatique naturelle, cette circulation est modifiée et la zone de subsidence, qui se déplace vers l’est, peut se retrouver sur l’Inde, supprimant la formation du système convectif de mousson.

L’équipe du Postdam Institute révèle que le réchauffement climatique, durant le XXIe siècle augmentera en moyenne les précipitations de la mousson à cause d’une augmentation de l’humidité de l’atmosphère. Mais, à plus long terme, l’affaiblissement de la circulation de Walker induira des conditions atmosphériques qui favoriseront la subsidence sur la région indienne (et perturberont le démarrage de la mousson).

Les simulations des modèles de prévision climatique suggèrent en effet que les précipitations seraient renforcées durant le XXIe siècle en réponse à l’effet thermodynamique du réchauffement de l’atmosphère. Néanmoins, à la fin du XXIe siècle, le changement dans la circulation de Walker deviendra le signal dominant, apportant plus fréquemment sur l’Inde des hautes pressions et donc une atmosphère plus sèche. D’après les modèles climatiques, les saisons de mousson perturbées provoqueraient une diminution de 40 à 70 % des précipitations.

Alors que les effets directs du changement climatique sur la mousson, à savoir une augmentation des précipitations, ont déjà été relevés par la communauté scientifique, il va de soi que les résultats de ces simulations des modèles divergent. Suivant le scénario émis dans le modèle, l’évolution de la circulation de Walker peut différer. Jacob Schewe, principal auteur de la publication, donne son opinion : « Cette étude pointe sur la possibilité que des changements bien plus sévères des pluies de la mousson causés par le changement climatique pourront se produire plus tard, après le XXIe siècle ».


La circulation de Walker est une circulation atmosphérique qui redistribue
l'excédant de chaleur sur la ceinture tropicale. Elle est ici représentée pour
les mois de décembre, janvier et février (DJF) pour les conditions normales
(schéma du haut) et pour les conditions El Niño (schéma du bas). Les branches
ascendantes des cellules sont associées à une zone dépressionnaire, où une
intense convection nuageuse (rising air and convection) se développe. Les
branches descendantes sont associées à des zones de subsidence, caractérisées
par des hautes pressions et une atmosphère sèche. Lors d'un événement El Niño,
la branche ascendante de l'océan Indien se déplace vers l'est et peut se placer
au-dessus de l'Inde, inhibant la formation de la mousson. © Penn State
University



FUTURA SCIENCES 7/11/2012
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MessageSujet: USA: la température moyenne pourrait monter de plus de 5 degrés d'ici 2100    Sam 12 Jan - 4:39

WASHINGTON - Le réchauffement climatique est déjà une réalité aux Etats-Unis et la montée de la température moyenne pourrait dépasser cinq degrés celsius d'ici 2100, selon le scénario le plus pessimiste avancé par le rapport préliminaire d'un comité fédéral d'experts publié vendredi.

L'ampleur du réchauffement à la fin de ce siècle devrait correspondre selon les projections à l'accumulation des émissions de gaz à effet de serre produits par les activités humaines, selon ces scientifiques formant ce comité (National Climate Assessment and Development Advisory Committee) établi en 2010 par le ministère américain du Commerce. Il s'agit de leur troisième rapport.

Selon la projection basse qui table sur une réduction substantielle de ces émissions après 2050, la hausse de la température moyenne devrait être de 1,6 à 2,7 degrés Celsius d'ici la fin du siècle. Mais si les émissions de gaz à effet de serre continuent à augmenter, le mercure pourrait alors grimper de 2,7 à 5,5 degrés, selon ces experts.

Ils rappellent que depuis 1895, la température moyenne a augmenté de 0,8 degré dont 80% depuis 1980 et affirment que le changement climatique de ces 50 dernières années a résulté principalement des activités humaines, surtout la combustion du charbon et du pétrole.

Le réchauffement qui entraîne la fonte des glaces, surtout dans l'Arctique, a déjà fait monter le niveau des océans d'environ 20 centimètres au 20e siècle.

Depuis 1992, le taux d'élévation des océans a doublé selon les mesures des satellites. Selon le rapport, le niveau des océans pourrait encore monter de 0,3 à 1,22 mètre d'ici 2100, mettant en danger près de six millions d'Américains vivant dans des zones côtières.

Le changement climatique affecte déjà la vie des Américains alors que certains phénomènes météorologiques deviennent plus fréquents ou plus intenses dont des vagues de chaleur, des ouragans, et dans certaines régions des inondations et des sécheresses, écrivent ces experts.

Non seulement les océans voient leur niveau monter mais ils deviennent aussi plus acides, tandis que les glaciers et la banquise arctique fondent, déplorent-ils encore.



ROMANDIE.COM 12/1/2013
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MessageSujet: La suie, un aérosol plus puissant qu’il y paraît   Jeu 17 Jan - 1:55

La suie aurait un impact deux fois plus important que prévu sur le changement climatique. Son pouvoir de réchauffement serait même supérieur à celui du méthane. Pourquoi alors ne pas lutter contre ses émissions pour limiter l'augmentation des températures à l'avenir ?

Les moteurs Diesel, les centrales à charbon et les feux de brousse ont tous un point commun : ils émettent de la suie dans l’atmosphère. Ces particules carbonées ne mesurent que quelques dizaines de nanomètres de diamètre, mais leurs effets sur la santé humaine sont indéniables. Le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC) a classé la suie dans le groupe des cancérigènes certains pour l'Homme. Au-delà de cet aspect sanitaire, les composés issus de la combustion incomplète de carburants fossiles ou de biomasse jouent également un rôle considérable sur notre climat, notamment car ils absorbent l’énergie solaire.

Environ 7.500 gigagrammes (Gg) de carbone auraient été libérés dans l’atmosphère en 2000, mais il faut préciser que l’intervalle d’erreur s’étend de 2.000 à 29.000 Gg. L’implication de ces particules dans le réchauffement climatique a déjà été étudiée par de nombreux modèles... mais elle aurait été sous-estimée de moitié. Cette information vient d’être dévoilée dans un rapport de 232 pages publié dans le Journal of Geophysical Research: Atmospheres (JGR).

Au sein de l’International Global Atmospheric Chemistry Project (Igac), 31 scientifiques ont participé à la rédaction de ce document qui conclut quatre années de recherche. Le rôle de la suie a été étudié par le biais de modèles et d’observations de terrain sous toutes ses facettes. Les chercheurs ont tenu compte de l’accumulation de ces aérosols dans l’atmosphère et de leur pouvoir absorbant, mais aussi par exemple de l’impact de leurs dépôts sur la neige ou la glace. Au final, le forçage radiatif total du carbone noir durant l’ère industrielle a été estimé à 1,1 W/m2, avec une incertitude à 90 % s’étendant de 0,17 à 2,10 W/m2. Cette valeur est, selon les auteurs, deux fois plus importante que celles fournies par la plupart des modèles développés jusqu’à maintenant.

Conséquence directe, les émissions de suie deviendraient le second facteur anthropique agissant le plus sur le réchauffement climatique, juste derrière l’indétrônable CO2. Le méthane a donc été relégué à la troisième place de ce podium. L’impact du carbone noir sur notre climat serait comparable, selon les nouveaux chiffres, à 66 % de celui du gaz carbonique. À noter toutefois que les chercheurs ont tenu compte des effets de toutes les substances émises dans l’atmosphère par un mode de combustion précis (l’utilisation de charbon libère par exemple des sulfures, qui participent quant à eux au refroidissement de notre planète).

Il existe une différence notable entre le CO2 et la suie. Le premier persiste plusieurs décennies dans l’atmosphère, tandis que la seconde n’y subsiste pas plus de 7 à 10 jours. Par conséquent, de nouvelles politiques visant à réduire la libération atmosphérique massive de particules carbonées pourraient avoir des résultats conséquents et surtout rapides sur notre climat. Selon Piers Forster de l’université de Leeds, nous pourrions gagner une vingtaine d’années de répit dans la lutte contre les changements climatiques en cours. Ce rapport confirme également les résultats des travaux de David Shindell, qui ont été publiés en janvier 2012 dans la revue Science : lutter contre le méthane et la suie serait plus efficace pour limiter le réchauffement climatique que de réduire les émissions de CO2. En outre, tous les efforts faits pour restreindre les émissions de carbone noir ne peuvent qu’améliorer la santé de millions de personnes de par le monde.

Aujourd’hui, la consommation de charbon représente 28 % de l’énergie consommée dans le monde. © arbyreed, Flickr, cc by nc sa 2.0

FUTURA SCIENCES 16/1/2013
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MessageSujet: Les villes influent sur la météo à des milliers de kilomètres    Lun 28 Jan - 3:57

PARIS - La chaleur dégagée par l'activité et les transports dans les villes modifient localement les courants aériens et peuvent influer sur la température dans des régions situées à des milliers de kilomètres, selon une étude parue dimanche dans Nature Climate Change.

Cette étude pourrait éclairer une énigme liée au climat: pourquoi certaines régions de l'hémisphère Nord connaissent-elles des hivers plus doux que ce que prévoient les modèles numériques climatiques?

Les villes génèrent beaucoup de chaleur, à travers les transports, les bâtiments et l'énergie utilisée pour le chauffage ou l'air conditionné.

Une équipe de chercheurs américains, en utilisant des modèles numériques, a étudié les effets de cette chaleur perdue, qui n'affectent pas seulement les habitants des villes.

Cette chaleur gagne en effet les courants aériens, appelés jet-streams, et augmentent leur débit. Ces courants peuvent alors transporter cette chaleur vers des régions très éloignées et y augmenter la température jusqu'à 1°C, selon ces chercheurs de l'Université de Calfornie, à San Diego, de l'Université de Floride et du Centre national de recherche atmosphérique (NCAR).

Leurs modèles font ainsi état d'un réchauffement en automne et en hiver sur de grandes parties du nord du Canada, de l'Alaska et du nord de la Chine. En Europe, la modification dans les courants atmosphériques, aurait en revanche pour effet de refroidir localement certains régions, notamment en automne.

L'effet sur les températures globales, néanmoins, resterait négligeable, produisant un réchauffement moyen de seulement 0,01°C à l'échelle de la planète.



ROMANDIE.COM 27/1/2013
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MessageSujet: Pour le président du GIEC, il est possible de stabiliser le climat    Ven 1 Mar - 6:40

Il est urgent d'agir en matière de changement climatique, a rappelé le président du groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC) Rajendra Pachauri. Mais il est encore possible de stabiliser le climat mondial, selon lui.

"Il y a une grande inertie dans le système pour différentes raisons", a déclaré jeudi à Genève le président du GIEC, à l'occasion d'une réunion du bureau de l'organisation fondée il y a 25 ans.

"Le changement climatique s'est accéléré ces dernières années. Nous n'agissons pas assez rapidement et efficacement pour réduire l'impact des émissions de gaz à effet de serre", a affirmé Rajendra Pachauri.

"La prise de conscience du changement climatique par le public et les dirigeants a en même temps beaucoup progressé ces dernières années. Même s'il n'y a pas d'accord sur le plan global, les Etats, les villes, les entreprises et les particuliers ont commencé à prendre toute une série de mesures", a-t-il souligné.

"Il est possible de stabiliser le climat mondial", a-t-il affirmé. "Personnellement, je reste optimiste. L'humanité a prouvé qu'elle est capable de faire les changements nécessaires pour réduire les risques", a-t-il dit.

Le GIEC doit publier son cinquième rapport mondial d'évaluation de l'évolution du climat à partir de la fin de l'année. M. Pachauri a indiqué être en désaccord avec une prévision de la Banque mondiale, qui en novembre dernier s'était alarmée d'une hausse de la température terrestre de 4 degrés celsius dès 2060.

"Le GIEC ne fait pas de telles prédictions. Il établit différents scénarios qui dépendent de nombreuses variables, comme la croissance économique, les développements technologiques, les efforts de réduction des émissions de gaz à effet de serre, les sources d'énergies utilisées", a expliqué Rajendra Pachauri.

Si l'objectif de stabiliser les émissions de gaz à effet de serre en 2015 pour limiter à 2 ou 2,5 degrés la hausse moyenne de la température à la surface du globe n'est pas atteint, ce sera possible de le faire après 2015, avec des coûts plus élevés, a-t-il dit.




ROMANDIE 28/2/2013
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MessageSujet: Pourquoi le climat ne s'est-il pas réchauffé aussi vite que prévu ?   Mar 5 Mar - 19:45

Malgré l'importante augmentation des émissions de gaz à effet de serre, l’atmosphère s’est moins réchauffée que prévu entre 2000 et 2010. Si l’on en croit les chercheurs du pôle de climatologie de Boulder aux États-Unis, les éruptions volcaniques auraient contrecarré 25 % du réchauffement anthropique. Un forçage naturel l’emporterait-il donc sur les forçages anthropiques ?


Entre 2000 et 2010, le réchauffement climatique directement lié aux émissions anthropiques de gaz à effet de serre n’a pas été aussi rapide que prévu par les climatologues. Pourtant, la consommation de charbon a grimpé en raison, entre autres, du développement de l’Inde et de la Chine. Si bien que 2012 s’inscrit comme l’année où l’atmosphère a reçu le plus de dioxyde de carbone. Comment peut-on alors expliquer qu’avec des émissions record de gaz à effet de serre, l’atmosphère ne se soit pas autant réchauffée que prévu ?


Des chercheurs de l’University of Colorado Boulder ont récemment publié un article dans les Geophysical Research Letters (GRL), où ils suggèrent que l’activité de dizaines de volcans à éruption modérée serait en cause. Les activités volcaniques jouent en effet un rôle important dans le climat. Lors d’une éruption de type vulcanienne (explosive), de grandes quantités de dioxyde de soufre (SO2) sont émises et atteignent la stratosphère (entre 20 et 50 km d’altitude). Les poussières volcaniques se répartissent alors dans cette couche supérieure de l’atmosphère et réfléchissent les rayons solaires vers l’espace. L’éruption du Pinatubo en 1991 a par exemple provoqué un refroidissement général de l'atmosphère de 0,6 °C durant plus de deux ans.


Selon les observations des chercheurs de Boulder, l'épaisseur optique de la stratosphère aurait augmenté de 4 à 7 % durant la dernière décennie. En d’autres termes, la stratosphère est plus opaque et renvoie plus de rayonnement solaire vers l’espace. L’augmentation du taux de dioxyde de soufre dans cette couche aurait ainsi contrecarré 25 % du réchauffement anthropique.


Une question demeure : est-on sûr de l’origine du SO2 ? Dans des études antérieures, certains ont postulé que l’influence de l’Homme pourrait en effet être majoritaire et surpasser le rôle des volcans. Lorsqu’on sait que la Chine et l’Inde ont augmenté leurs émissions de dioxyde de soufre de 60 % entre 2000 et 2010, il y a de quoi se poser la question. Mais comment savoir si ces aérosols émis par l’Homme atteignent la stratosphère, et en quelle quantité, puisqu'ils peuvent être lessivés (emportés par les précipitations) ?


L’équipe, associée au National Center for Atmospheric Research (NCAR), a utilisé un modèle de circulation climatique global, couplé à un modèle spécifique à la physique des aérosols, pour répondre à cette question. Le forçage anthropique et le forçage naturel ont été testés. Et d’après les simulations, les émissions provenant de volcans à éruption modérée sont le principal facteur de ralentissement du réchauffement de l’atmosphère. Néanmoins, dix ans de données représentent une échelle de temps courte. Aucune tendance ne peut donc être décrite.


«Cette étude traite d'une question d'intérêt immédiat pour notre compréhension de l'impact humain sur le climat», explique Ryan Neely, le principal auteur. Les émissions de gaz volcaniques fluctuent d’année en année tandis que les émissions de gaz à effet de serre provenant de l'activité humaine sont en augmentation continue. Par conséquent, les éruptions volcaniques ne suffiront pas pour contrer les effets des gaz à effet de serre à l'avenir.


Le volcan Augustine en Alaska, ici photographié en 2006, présente régulièrement des activités explosives modérées. C’est ce type de volcans qui alimente la stratosphère en aérosols. © McGimsey, Game, AVO, USGS

L'éruption du volcan Pinatubo (à l'image) en 1991 est un événement majeur de rejet d'aérosols dans l'atmosphère. On estime qu'il aurait largué 17 millions de tonnes de dioxyde de soufre dans la troposphère. La photo est une vue depuis l'espace de la région du volcan. Deux couches d'aérosols sombres forment des limites distinctes dans l'atmosphère. L'altitude estimée des couches d'aérosols de ce point de vue est de 20 à 25 km, ce qui est cohérent avec les mesures effectuées par d'autres instruments spatiaux. © Nasa


FUTURA SCIENCES 5/3/2013
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MessageSujet: Les éruptions volcaniques permettraient de refroidir la planète   Mer 6 Mar - 1:46

Des scientifiques américains ont découvert que les volcans ont un impact sur le climat mondial bien plus important qu’on ne l’imaginait jusqu’alors. Ils joueraient en effet un véritable rôle de climatiseurs.

Alors que le réchauffement climatique préoccupe de plus en plus les scientifiques, des études ont observé que les températures du globe s'étaient stabilisées ces dernières années. Un phénomène qui reste mystérieux mais dont l'origine serait liée à plusieurs facteurs. Or, Ryan Neely, un scientifique de l'université du Colorado et ses collègues auraient réussi à en confirmer un plutôt inattendu : les volcans.

En effet, dans l'étude publiée dans la revue Geophysical Research Letters, ils expliquent comment les volcans jouent un rôle bien plus important qu'on ne l'avait pensé jusqu'ici : selon eux, ces monts éruptifs auraient purement et simplement annulé une partie du réchauffement climatique de ces dernières années, en jouant un rôle de véritables climatiseurs. C'est en cherchant des indices pour expliquer pourquoi la Terre ne s'était pas autant réchauffé que prévu entre 2000 et 2010 qu'ils sont parvenus à cette conclusion.

Dans un communiqué de l'université, Ryan Neely explique qu’une partie des émissions de dioxyde de soufre s’élève au-dessus de la surface de la Terre, jusque dans la stratosphère, où des réactions chimiques font apparaître des particules d’acide sulfurique et de l’eau qui réfléchissent les rayons du soleil. Ceci a alors le pouvoir de rafraichir la planète. D'après le chercheur, ce phénomène aurait contrebalancé de 25% les émissions de gaz à effet de serre. Toutefois, son origine restait floue.

D'après l'Environmental Protection Agency des Etats-Unis, la plus grosse source d'émissions de dioxyde de souffre est la combustion de carburant fossile dans les centrales (73%) et d'autres installations industrielles (20%). D'autres émissions plus minoritaires proviennent elles des trains, bateaux et autres procédés industriels. Or, une étude menée par la NOAA avait conclu que l'Inde et la Chine était à l'origine d'une hausse importante des émissions entre 2000 et 2010 tandis qu'une autre réalisée par la NASA avait mis en évidence le rôle des éruptions volcaniques même modérées.

C'est donc pour trancher sur la question que Neely et ses collègues se sont penchés sur le sujet. A l'aide de modèles informatiques climatiques, les chercheurs sont parvenus à séparer les émissions dues à la pollution en Asie et celles liées à des éruptions volcanique modérées. Ils ont ainsi constaté que la contribution des volcans était plus importante. Notre étude "disculpe l'Asie y compris la Chine et l'Inde. Elle pointe du doigt le fait que les émissions des petits et moyens volcans sont la cause du ralentissement du réchauffement de la planète", a expliqué Neely cité par ScienceWorldReport.

Mais si les petits et moyens interviennent, que dire des grands volcans ? "Ils peuvent avoir un effet significativement plus important", a indiqué Brian Toon du département des sciences atmosphériques et océaniques. En effet, lorsque, par exemple, le Mont Pinatubo est entré en éruption en 1991 aux Philippines, il a rejeté des tonnes de dioxyde de souffre dans l’atmosphère et le rafraîchissement qui en a résulté a duré plusieurs années.

Aussi, le scientifique a estimé que les résultats de cette étude doivent inciter les scientifiques qui tentent de comprendre les changements climatiques de la Terre, "à accorder plus d'attention aux effets des petites et moyennes éruptions volcaniques". Toutefois, les chercheurs ont souligné que leurs résultats ne pouvaient être étendus pour conclure à un ralentissement durable du réchauffement climatique. En effet, si l'activité volcanique diminue au cours des prochaines années, l'importance de son impact ne sera nécessairement plus la même.

Cette découverte peut donc permettre de mieux évaluer les changements climatiques mais ne doit pas faire oublier les autres facteurs. "Ces éruptions ne vont pas réduire l'effet de serre. Les émissions volcaniques augmentent ou diminuent, en provoquant un refroidissement ou un réchauffement de la planète. Les émissions de gaz à effet de serre provenant de l'activité humaine, elles, ne cessent de croître", a ainsi rappelé Brian Toon.


MAXISCIENCES 5/3/2013
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MessageSujet: La Terre en passe de devenir plus chaude que lors des 11.300 années passées   Ven 8 Mar - 1:07

WASHINGTON - La Terre est en passe de devenir plus chaude que lors des 11.300 dernières années dans les prochaines décennies, y compris selon les prévisions les plus optimistes d'émissions de dioxyde de carbone (CO2), affirme une recherche publiée jeudi aux Etats-Unis.

Se fondant sur des analyses effectuées sur 73 sites autour du globe, des scientifiques ont pu reconstituer l'histoire des températures terrestres depuis la fin de la dernière période glaciaire, il y a environ 11.000 ans.

Ils ont constaté que ces dix dernières années ont été les plus chaudes, comparé à 80% des 11.300 années passées.

Virtuellement, tous les modèles climatiques évalués par le Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC) montrent que la Terre sera plus chaude d'ici la fin du siècle qu'à n'importe quel moment durant les 11.300 dernières années et ce, selon tous les scénarios plausibles d'émissions de gaz à effet de serre.

Nous savions déjà que la surface de la Terre est plus chaude aujourd'hui que pendant la plupart des deux mille dernières années; nous savons désormais que les températures sont aujourd'hui plus élevées que durant la plupart des 11.300 années passées... (période) qui correspond à l'essor de la civilisation humaine, relève Shaun Marcott, chercheur à l'Oregon State University (nord-ouest). Il est le principal auteur de ces travaux parus dans la revue Science datée du 8 mars.

L'histoire du climat montre qu'au cours des 5.000 dernières années la Terre s'est refroidie de 0,80 degré Celsius, jusqu'aux 100 dernières années qui ont vu la température moyenne monter de 0,80 degré, avec la plus forte hausse dans l'hémisphère nord où il y a plus d'étendues de terre et une plus grande concentration de populations.

Selon les modèles climatiques, la température moyenne globale augmentera encore de 1,1 à 6,3 degrés Celsius d'ici 2100, en fonction de l'ampleur des émissions de CO2 provenant des activités humaines, indiquent ces chercheurs.

Le plus préoccupant, c'est que ce réchauffement sera nettement plus grand qu'à n'importe quelle période durant les 11.300 dernières années, souligne Peter Clark, un paléoclimatologue à l'Oregon State University, coauteur de l'étude.

La position de la Terre par rapport au Soleil, notamment son inclinaison, est le principal facteur naturel qui a affecté les températures au cours des 11.300 dernières années, expliquent ces scientifiques.

Pendant la période la plus chaude du paléocène --les 11.000 dernières années--, la Terre était dans une position qui rendait les étés plus chauds dans l'hémisphère nord, indique Shaun Marcott.

Avec le changement de cette orientation, les étés dans l'hémisphère nord se sont refroidis, et nous devrions encore être aujourd'hui dans cette longue période de refroidissement, ce qui n'est pas le cas, ajoute-t-il.

Et toutes les études s'accordent à conclure que le réchauffement de ces 50 dernières années résulte des activités humaines et non de phénomènes naturels.

CLIQUEZ ICI pour suivre l'information sur THINKPROGRESS (en anglais)


ROMANDIE 7/3/2013
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MessageSujet: Un réchauffement de 2 degrés pourrait décupler le nombre des super ouragans   Mar 19 Mar - 4:32

WASHINGTON - Un réchauffement de deux degrés de la planète pourrait entraîner une décuplement du nombre des ouragans de grande puissance, selon une étude d'un climatologue danois publiée lundi aux Etats-Unis.

Si la température monte d'un degré, la fréquence des ouragans extrêmes augmentera de trois à quatre fois et si le climat de la planète devient deux degrés plus chaud, le nombre de ces phénomènes sera dix fois plus grand, précise Aslak Grinsted, de l'Institut Niels Bohr à l'Université de Copenhague, qui se fonde sur un modèle de prédiction prenant en compte l'évolution des températures autour du globe.

Cela signifie qu'il y a aura un ouragan de la puissance de Katrina tous les deux ans au lieu de tous les vingt ans jusqu'alors, a-t-il dit.

Des recherches précédentes avaient déjà constaté un lien entre la fréquence des tempêtes tropicales et les ouragans avec le réchauffement du climat.

Katrina, un ouragan de force 5 (avec des vents de 280 km/h) a dévasté La Nouvelle-Orléans en 2005 et été le désastre naturel le plus coûteux dans l'Histoire des Etats-Unis, ainsi que le cinquième plus meurtrier.

Notre modèle indique qu'un réchauffement de seulement 0,4 degré correspond à un doublement de la fréquence d'ouragans comme Katrina, explique le scientifique.

Avec le réchauffement de la planète au 20e siècle, nous avons déjà dépassé la limite qui fait que la moitié des ouragans entrant dans la catégorie de Katrina sont attribuables au réchauffement, l'autre moitié s'expliquant par d'autres facteurs naturels comme le courant chaud du Pacifique El Nino, dit-il.

En outre, relève ce climatologue, le niveau des océans va monter avec le réchauffement qui entraîne une fonte accélérée des glaces polaires, surtout dans l'Antarctique. Cette montée des eaux va encore amplifier la puissance des ouragans et les rendre potentiellement plus destructeurs. Les cyclones tropicaux tirent leur énergie de la chaleur à la surface de l'océan combinée à l'évaporation de l'eau.

Cette étude est publiée dans les Comptes rendus de l'académie américaine des sciences (Proceedings of the National Academy of Science).



ROMANDIE 18/3/2013
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MessageSujet: Les océans confirment l'accélération du réchauffement climatique   Sam 30 Mar - 2:17

Depuis 2004, les océans se sont nettement réchauffés. À tel point que 30 % du réchauffement climatique durant la dernière décennie leur est attribué. L’océan profond aurait accumulé beaucoup plus de chaleur qu’estimé jusqu’à présent. C’est cet échange de chaleur qui expliquerait le ralentissement du réchauffement atmosphérique actuel.


Ces dix dernières années, l’atmosphère s’est réchauffée moins rapidement que ne l’avaient prévu les climatologues. Pourtant, contrairement aux idées reçues, le changement climatique s’est bel et bien accéléré depuis 15 ans. Le climat est une machine complexe. Il résulte des échanges de chaleur entre l’atmosphère, l’océan et les surfaces continentales. L’atmosphère peut être vue comme la composante interagissant rapidement avec le climat. L’océan, en revanche, le régule sur le long terme et stocke une grande partie de l’énergie disponible.


L’océan absorbe la quasi-totalité du rayonnement solaire, et le réémet essentiellement sous forme de chaleur. Si bien que près de 90 % du réchauffement climatique concerne les océans. Dans une nouvelle étude, publiée dans les Geophysical Research Letters (GRL), le trio de chercheurs Magdalena Balmaseda, Kevin Trenberth et Erland Källén montre que l’océan s’est considérablement réchauffé depuis 2004.


L’étude révèle qu’une grande partie du réchauffement climatique agit dans les océans profonds. L’équipe du chercheur Kevin Trenberth souligne qu’au cours de la dernière décennie, 30 % du réchauffement des océans s’est produit en dessous de 700 m de profondeur. Ce réchauffement est une conséquence des échanges de chaleur depuis les océans de surface vers les océans profonds. Ces résultats mettent en exergue l’accélération de la tendance au réchauffement qui s’est produite ces 15 dernières années.


Quantité de chaleur (en joules) contenue entre la surface et différentes profondeurs : 300 m (en noir), 700 m (en bleu) et la profondeur totale (en violet). Ce graphique montre l'évolution temporelle de l'énergie stockée. Les années 1963-1964, 1983 et 1992 sont marquées par un refroidissement des couches océaniques (et donc une perte de chaleur). Ces périodes correspondent aux éruptions volcaniques majeures. En 1998, le refroidissement est dû à l'événement El Niño. Depuis 2004, on observe un réchauffement de l'océan profond fulgurant (courbe violette). © Trenberth et al., Geophysical Research Letters



Les flux de chaleur dans l’océan profond ont été calculés à partir des données de l’European Centre for Medium-Range Weather Forecasts(ECMWF). Ces informations sont des réanalyses océaniques, c’est-à-dire qu’elles sont générées par l’assimilation dans les modèles océaniques de données d’observations provenant des bouées Tao-Triton, des profileurs Argo et des renseignements satellite du projet Aviso. Ces instruments mesurent principalement la température et la pression de l’océan, le niveau de la mer et la salinité.


Le déploiement d'une bouée Argo : jetée à la mer, elle mesurera le profil de température et de salinité dans l'océan Antarctique. Dans les océans, 3.566 flotteurs Argo sont déployés. © Alicia Navidad


Dans l’étude, les scientifiques ont décomposé l’océan en trois strates : la couche de surface (jusqu’à 300 m de profondeur), la couche intermédiaire(entre 300 et 700 m) et la couche profonde (en dessous de 700 m). Ils montrent qu’après chaque éruption volcanique majeure (Pinatubo, El Chichón, etc.), l’océan s’est refroidi. Après l’événement El Niño de 1998, un refroidissement des couches moins profondes est également observé. Mais le résultat clé de cette étude est frappant : ces dix dernières années, en dessous de 700 m de profondeur, l’océan a accumulé beaucoup plus de chaleur qu’au cours des 50 années précédentes.


Depuis quelque temps déjà, la communauté scientifique supposait qu’il manquait des informations sur les échanges de chaleur entre l’atmosphère et l’océan. Jusqu’alors, les flux de chaleur calculés à partir des données instrumentales étaient bien en deçà de ce que les scientifiques s’attendaient à trouver, en prenant en compte les émissions actuelles de gaz à effet de serre. Ces nouvelles mesures de l’océan profond viennent donc combler ce manque d’énergie dans le bilan du réchauffement climatique.


Le ralentissement du réchauffement ne serait que temporaire. D’après cette étude, si l’océan profond accumule autant de chaleur, c’est parce que l’océan Pacifique était en phase négative de la Pacific Decadal Oscillation (PDO). En outre, les phases négatives des événements La Niña étaient plus fréquentes. Ces oscillations naturelles fluctuent et ne resteront pas négatives (phases plus froides) ad vitam aeternam. Le ralentissement du réchauffement atmosphérique de cette dernière décennie ne remet pas en cause le changement climatique : il met simplement en avant à quel point les échanges entre les différents réservoirs sont complexes.


FUTURA SCIENCES 29/3/2013
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MessageSujet: Le changement climatique en passe de franchir un nouveau seuil   Ven 3 Mai - 13:17

PARIS - Le changement climatique s'apprête à franchir un cap: le plus célèbre instrument de mesure de la concentration de CO2 dans l'air va bientôt atteindre les 400 ppm, niveau inégalé depuis des millions d'années et signe d'un réchauffement lancé sur une trajectoire inquiétante.

Le 29 avril, la concentration du principal gaz à effet de serre (GES) était de 399.50 parties par million (ppm) au-dessus du volcan Mauna Loa de Hawaï où des mesures sont effectuées depuis 1958, la plus longue séquence jamais enregistrée dans ce domaine.

Et le seuil des 400 ppm pourrait être atteint ce mois-ci, selon la Scripps Institution of Oceanography de San Diego qui collecte ces données connues comme la courbe de Keeling, du nom du scientifique américain Charles Keeling à l'origine du projet.

Ce graphe est l'une des plus fameuses pièces à charge contre le rôle de l'homme dans le réchauffement du globe. Depuis les premières mesures, établies à 316 ppm, la courbe croit sans discontinuité. Jusqu'à la révolution industrielle et le recours massif aux énergies fossiles, ce taux n'avait pas dépassé les 300 ppm durant au moins 800.000 ans, selon des prélèvements dans la glace polaire.

Ce seuil de 400 ppm a le même type de signification qu'un indice boursier qui dépasserait un niveau symbolique, explique à l'AFP Ralph Keeling, qui poursuit les travaux de son père. Il est d'abord important pour la perception que les hommes aient conscience du changement en cours. C'est un jalon, estime-t-il.

De fait, il ne s'agira alors que d'un taux journalier qui, quand la végétation aura repoussé et absorbera une partie du CO2, descendra à nouveau.

Pour le climatologue français Jean Jouzel, la valeur moyenne annuelle de 400 ppm devrait être atteinte dans deux ou trois ans. Mais ça n'empêche pas que ce soit très marquant de dépasser pour la première fois les 400 ppm, souligne-t-il.

Et pas n'importe où. Certes une telle valeur a déjà été dépassée en juin dernier au-dessus de l'Arctique, mais l'intérêt de Hawaï, c'est que c'est une valeur moyenne pour l'hémisphère nord. C'est vraiment la série de référence, explique M. Jouzel. Au point que la responsable de l'ONU Christiana Figueres a brandi cette semaine ces chiffres devant les délégations du monde entier réunies à Bonn pour reprendre les laborieuses négociations sur la lutte contre le changement climatique.

"Je vous accueille avec une inquiétude plus vive et un sens de l'urgence plus fort", a-t-elle lancé aux négociateurs qui doivent élaborer d'ici 2015 un accord qui engagerait tous les pays à réduire leurs GES.

L'objectif fixé par la communauté internationale est de contenir le réchauffement à 2°C par rapport aux niveaux pré-industriels, seuil au-delà duquel les scientifiques mettent en garde contre un emballement du système climatique avec son cortège d'évènements extrêmes. Or, 400 ppm de CO2 met déjà la planète sur la trajectoire d'une hausse moyenne de 2,4 degrés, selon le dernier rapport des experts de l'ONU sur le climat (Giec).

Au rythme actuel on devrait atteindre une valeur de 450 ppm vers 2040, indique Jean Jouzel. Soit une hausse du thermomètre autour de 3°C.

Et les perspectives sont sombres: non seulement la consommation énergétique mondiale s'envole, mais on émet aujourd'hui toujours autant de CO2 pour chaque unité d'énergie produite qu'en 1990, selon l'Agence Internationale de l'Energie.

La dernière fois que la planète a connu une concentration de plus de 400 ppm de CO2, c'était il y a entre 3 et 5 millions d'années durant l'ère du pliocène. La température était de 3 à 4 degrés de plus qu'aujourd'hui et le niveau des mers cinq à 40 mètres plus haut, selon la Scripps Institution of Oceanography.

ROMANDIE 2/5/2013
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MessageSujet: Climat: la concentration de CO2 dans l'air franchit un seuil symbolique   Sam 11 Mai - 1:00

WASHINGTON - Le plus célèbre instrument de mesure de la concentration de CO2 dans l'air a dépassé le seuil symbolique des 400 ppm selon l'Agence américaine océanique et atmosphérique (NOAA) vendredi, un niveau inégalé depuis des millions d'années et signe d'un réchauffement inquiétant.

Les relevés, effectués au-dessus du volcan Mauna Loa de Hawaï (Pacifique), ont montré une concentration de 400,03 particules par million (ppm) jeudi.

Cette mesure de la qualité de l'air au-dessus de l'océan Pacifique est pour le moment considérée comme préliminaire, selon la NOAA. Un instrument de mesure de l'Institut océanographique Scripps de San Diego (ouest) n'a d'ailleurs pas encore dépassé les 400 ppm, son dernier relevé jeudi affichant 399,73 ppm.

Ces relevés sont l'une des plus fameuses pièces à charge contre le rôle de l'homme dans le réchauffement du globe. Depuis les premières mesures, établies à 316 ppm en 1958, la courbe croit sans discontinuité.

Jusqu'à la révolution industrielle et le recours massif aux énergies fossiles, ce taux n'avait pas dépassé les 300 ppm durant au moins 800.000 ans, selon des prélèvements dans la glace polaire.

La dernière fois que la planète a connu une concentration de plus de 400 ppm de CO2, c'était il y a environ 3 millions d'années, quand la température globale était deux à trois degrés plus élevée qu'à l'ère pré-industrielle, a noté Bob Ward, directeur de la communication de l'Institut de recherche Grantham sur le changement climatique et l'environnement, à la London School of Economics and Political Science.

Les calottes polaires étaient plus petites et le niveau des mers était environ 20 mètres plus haut qu'aujourd'hui. Nous sommes en train de créer un climat préhistorique dans lequel notre société va devoir faire face à des risques énormes et potentiellement catastrophiques, a-t-il ajouté.

L'objectif fixé par la communauté internationale est de contenir le réchauffement à +2°C par rapport aux niveaux pré-industriels, seuil au-delà duquel les scientifiques mettent en garde contre un emballement du système climatique avec son cortège d'évènements extrêmes.

Or, 400 ppm de CO2 met déjà la planète sur la trajectoire d'une hausse moyenne de 2,4 degrés, selon le dernier rapport des experts de l'ONU sur le climat (Giec). Nous ne pourrons réduire les niveaux de dioxyde de carbone qu'en réduisant nos émissions globales, a encore noté Bob Ward. Selon Michael Mann, spécialiste du climat à l'université de Penn State, le principal problème est la vitesse avec laquelle les concentrations de CO2 augmentent.

Il n'y a aucun précédent dans l'histoire de la Terre où on a assisté à une augmentation aussi abrupte dans les concentrations de gaz à effet de serre, a-t-il dit à l'AFP.

Il a fallu à la nature des centaines de millions d'années pour modifier les concentrations de CO2 à travers des processus naturels, comme l'enfouissement du carbone. Et nous nous le déterrons, mais pas sur 100 millions d'années. Nous le déterrons et le brûlons sur une échelle de 100 ans, un million de fois plus vite, a encore souligné M. Mann.


ROMANDIE 10/5/2013
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MessageSujet: Changement climatique : pluies et sécheresses vont se radicaliser   Dim 12 Mai - 20:17

Selon une simulation de la Nasa, la concentration en dioxyde de carbone dans l'atmosphère augmente les risques de précipitations et de sécheresses extrêmes.

Les régions du globe déjà humides le seront davantage, tout comme les régions sèches. C'est en substance ce qu'on peut retenir des calculs dévoilés vendredi par les scientifiques de la Nasa. L'agence aéronautique américaine s'est appuyée sur quatorze modèles climatiques afin d'analyser au mieux l'évolution des pluies sur une période de 140 ans.

L'étude démarre avec une année de référence pendant laquelle la concentration dans l'atmosphère de dioxyde de carbone est de 280 parties par million (ppm), soit un niveau comparable à celui de l'ère préindustrielle (contre 400 ppm aujourd'hui). Ce niveau est ensuite augmenté de 1 % chaque année - un chiffre représentatif de ce qui se passe actuellement, selon la Nasa. Résultat : les scientifiques notent un changement clair et net du comportement des précipitations mondiales.




"En réaction au réchauffement climatique induit par le dioxyde de carbone, le cycle global de l'eau subit une gigantesque modification, entraînant le schéma suivant : des pluies fortes en hausse, une décrue des averses modérées et une accentuation des sécheresses dans certaines régions", résume William Lau, un des auteurs principaux de ces calculs. Par "pluies fortes", les scientifiques entendent plus de 8,75 mm de précipitations par jour.

"Ces importants changements dans les pluies modérées, comme dans les périodes prolongées d'absence de pluie, auront un vrai impact, car ils surviennent dans des zones très habitées", poursuit-il. Et de citer en exemples le sud-ouest des États-Unis, le Mexique, l'Afrique du Nord, le Moyen-Orient, le Pakistan, le nord de la Chine et une grande partie du continent sud-américain. On peut observer sur la vidéo ci-dessous que l'Europe du Sud devrait, elle aussi, souffrir davantage de la sécheresse. À l'inverse, le phénomène de la mousson en Asie du Sud-Est se verra encore renforcé.


À chaque augmentation d'un degré Fahrenheit (soit environ 0,56 degré Celsius), la Nasa estime que l'augmentation des pluies fortes s'élève de 4 %, sans augmenter le total des précipitations. De quoi anticiper donc une répartition de plus en plus inégale de l'eau entre pays. Des périodes de sécheresse plus longues et des pluies diluviennes pourraient favoriser, paradoxalement, incendies et inondations à l'échelle mondiale.



LE POINT 7/5/2013
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MessageSujet: Réchauffement extrême de la planète moins rapide que prévu   Lun 20 Mai - 23:37

Un réchauffement extrême de la planète est moins probable ces prochaines décennies, après le ralentissement de la hausse du mercure depuis le début de ce siècle, selon une équipe d'experts de l'Université d'Oxford. Mais une hausse supérieure à 2 degrés Celsius menace toujours.

Le phénomène du réchauffement climatique se poursuit, soulignent-ils, et les gouvernements devront prendre des mesures énergiques s'ils veulent limiter à moins de 2 degrés la hausse des températures par rapport à l'ère pré-industrielle.

"Les taux de réchauffement les plus extrêmes selon les simulations réalisées sur cinquante ou cent ans semblent moins probables", précisent les chercheurs d'Oxford dans la revue "Nature Geoscience".

Après de fortes hausses dans les années 1980 et 1990, le rythme du réchauffement mondial s'est en effet ralenti, même si les dix années les plus chaudes depuis le milieu du XIXe siècle ont toutes été constatées depuis 1998. Depuis la révolution industrielle, les températures ont augmenté d'environ 0,8°C.

Les scientifiques s'interrogent sur les raisons de ce ralentissement. Les émissions de gaz à effet de serre n'ont en effet cessé de croître ces dernières années, en raison notamment de l'essor industriel de la Chine.

En étudiant l'évolution des températures, les experts estiment qu'un doublement des concentrations de gaz carbonique dans l'atmosphère par rapport à l'ère pré-industrielle - peut-être dans le milieu de ce siècle si on se fonde sur les tendances actuelles - provoquerait une hausse des températures entre 0,9 et 2 degrés Celsius.

Ces estimations sont inférieures à celles présentées en 2007 par le Giec (Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat), qui tablait dans son quatrième rapport d'évaluation sur une hausse de 1 à 3 degrés Celsius.

Pour la première fois depuis le début de relevés réguliers en 1958, la teneur en dioxyde de carbone de l'atmosphère a atteint ce mois-ci la barre des 400 parties par million (ppm) dans une station d'observation de Hawaï qui fait référence. Quatre cents parties par million signifie qu'il y a 400 molécules de dioxyde de carbone pour chaque million de molécules dans l'air.


ROMANDIE 20/5/2013
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MessageSujet: Près de 4°C de plus en 2100 en France si rien n'est fait contre le CO2   Lun 3 Juin - 23:53

PARIS (AFP) - Le climat de la France pourrait se réchauffer de 3,8°C d'ici la fin du XXIe siècle, par rapport à la température actuelle, si l'augmentation des émissions de gaz à effet de serre (GES) se poursuit au rythme actuel, selon une étude rendue publique lundi par le CNRS.

A l'échelle globale, seul un scénario comprenant des "mesures très agressives" pour réduire les émissions de CO2 permettrait de limiter la hausse de la température moyenne à 2°C, la cible visée par les négociations internationales sur le climat, selon les chercheurs du laboratoire Sciences de l'univers au Cerfacs (Centre Européen de Recherche et de Formation Avancée en Calcul Scientifique).

L'étude, parue dans la revue Comptes Rendus Geoscience, a consisté à évaluer les changements climatiques possibles en France à partir des données provenant de 25 modèles numériques internationaux.

"Selon le scénario le plus sévère, le réchauffement, par rapport au climat présent, serait de 3,8°C en moyenne annuelle à la fin du XXIe siècle, et plus fort en été (5,3°C) qu'en hiver (3°C). Dans un futur proche (sur la période 2020-2049), il serait de 1,4°C (1,9°C en été et 1,1°C en hiver)", indique le CNRS dans un communiqué.

Cette nouvelle évaluation est "plutôt une confirmation" de simulations précédentes et équivaudrait, en y ajoutant la hausse de 0,7°C déjà acquise, à une augmentation de 4,5°C en France par rapport à l'époque pré-industrielle, a indiqué à l'AFP Laurent Terray, chercheur au Cerfacs.

Ce scénario "le plus sévère" est "grosso modo un scénario qui dit: on continue à émettre au même rythme qu'actuellement, c'est-à-dire 2 à 3% d'augmentation par an d'émissions de CO2", explique-t-il.

Des mesures contre le CO2 permettraient de contenir ce réchauffement à 1,9°C à la fin du siècle par rapport à aujourd'hui, voire 1,2°C selon d'autres scénarios testés par les chercheurs.

L'étude, en comparant différents modèles, visait notamment à mieux identifier les nombreuses incertitudes liées aux projections climatiques.

Pour les précipitations, où les incertitudes sont plus grandes encore que pour la température, l'étude montre "une diminution significative des précipitations en été, en particulier sur le sud de la France, et une faible augmentation en hiver, principalement pour le nord du territoire français", selon le CNRS.

En parallèle, les chercheurs ont cherché à dater, à l'échelle de la planète, quand pourrait être atteint le seuil d'un réchauffement de 2°C (par rapport à l'époque pré-industrielle), retenu par la science pour éviter les conséquences les plus graves du réchauffement. Cela pourrait se produire, selon eux, dès 2035 à 2040 pour le scénario le plus sévère et entre 2040 et 2050 dans un scénario plus modéré.

"Le scénario le plus agressif" contre le CO2 est "le seul avec lequel on a une bonne probabilité de rester sous les 2°C", affirme Laurent Terray. Un scénario qui correspondrait, selon lui, à "une réduction des émissions très forte mais aussi à des mesures de captation et de séquestration du carbone importantes et un bouquet énergétique différent".

SCIENCES ET AVENIR 3/6/2013
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MessageSujet: Au rythme du réchauffement actuel, le permafrost pourrait dégeler rapidement   Dim 23 Juin - 13:59

Selon une étude tout juste publiée, le réchauffement climatique entraîne un dégel qui devrait toucher le permafrost, les sous-sols arctiques gelés, d’ici 10 à 30 ans. Ceci provoquerait alors un cercle vicieux, ce dégel ayant pour effet d’aggraver à son tour le réchauffement climatique.

Le permafrost (ou "pergélisol"), autrement dit les sous-sols gelés de l'Arctique, est gravement menacé par le réchauffement climatique. En effet, selon une étude publiée mercredi, il pourrait commencer à se dégeler à partir d'un réchauffement du globe de 1,5°C (par rapport aux niveaux préindustriels) c'est-à-dire, au rythme actuel, d'ici 10 à 30 ans.

Pour en arriver à cette conclusion l’équipe dirigée par Gideon Henderson du Département des sciences de la terre à l'université d'Oxford, en Grande-Bretagne, a analysé des stalagmites et stalactites retrouvées dans une grotte près de Lensk, dans l'est de la Sibérie. Ces éléments sont formés à partir de l'eau de surface qui s'infiltre depuis le toit de la grotte, où la température ambiante est la même qu'en surface.

Ils témoignent ainsi d'une époque où la région n'était pas gelée. Grâce à des traces d'uranium et des isotopes de plomb, il a été possible d'établir que ces spéléomètres se sont formés il y a environ 945.000 années, puis à nouveau il y a 400.000 ans. Or, ces périodes de dégel du permafrost correspondent à des périodes où la surface de la terre était plus chaude de 1,5 °C par rapport au niveau préindustriel.

Sous la forme d'un documentaire : le permafrost de la région de Surgut, en Sibérie occidentale, mis en danger par le réchauffement climatique et l'exploitation intensive des ressources de gaz et de pétrole. Images d'archive INA Institut National de l'Audiovisuel

"Il est nécessaire de faire un effort urgent pour réduire les gaz à effet de serre" (GES) soulignent ainsi les chercheurs qui précisent que le dégel du permafrost serait d’autant plus catastrophique qu’il entraînera à son tour un réchauffement climatique en libérant dans l'atmosphère des gaz à effet de serre.

En effet, avec une surface représentant environ un quart de la surface des terres dans l'Hémisphère nord, le permafrost renferme près de 1.700 milliards de tonnes de carbone, soit près du double du CO2 déjà présent dans l'atmosphère. Si ces GES sont relâchés alors qu’ils étaient jusqu’ici emprisonnés, le réchauffement pourrait donc connaitre une accélération.


Selon les dernières nouvelles de la science, le pergélisol dans l'Arctique contient plus de carbone accumulé que toutes les émissions de combustibles fossiles humaines depuis 1850. Réchauffement du permafrost arctique, s'apprête à émettre ses propres gaz à effet de serre dans l'atmosphère, pourrait représenter aggraver le changement climatique en cours.


MAXISCIENCES 23.06.2013
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MessageSujet: CLIMAT : LA MOITIÉ DES PLANTES ET UN TIERS DES ANIMAUX TOUCHÉS D'ICI 2080   Dim 11 Aoû - 15:35

Plus de la moitié des espèces végétales et d'un tiers des espèces animales les plus communes devraient voir l'espace propice à leur existence réduit de moitié d'ici 2080 à cause du réchauffement climatique si la tendance actuelle se poursuit, selon une étude. Les émissions de gaz à effet de serre (GES), en augmentation, mettent la planète sur la trajectoire d'un réchauffement d'environ 4°C d'ici la fin du siècle, par rapport aux niveaux pré-industriels.

Les fleurs d'un "arbre de Noël de l'Australie occidentale" (Nuytsia floribunda) [Greg Wood / AFP/Archives]

Les chercheurs de l'université britannique de East Anglia se sont intéressés à l'impact d'une telle montée du mercure sur les "zones climatiques" de 48.786 espèces, soit les espaces où les conditions climatiques sont propices à leur existence. D'après leurs conclusions, publiées dans la revue Nature Climate Change, quelque 55% des plantes et 35% des animaux pourraient voir cet espace réduit d'au moins de moitié d'ici 2080. Ce sont les plantes, les amphibiens et les reptiles qui sont le plus "à risque" car le rythme de leur capacité d'adaptation est plus lent que celui du changement climatique, souligne les chercheurs.

Les zones les plus touchées seraient l'Afrique sub-saharienne, l'Amérique centrale, l'Amazonie et l'Australie.

Selon la chercheuse Rachel Warren, ces estimations se situent "probablement dans la fourchette basse" dans la mesure où elles ne prennent en compte que l'impact de la hausse des températures et pas les évènements extrêmes induits par le changement climatique comme les cyclones ou les inondations.

"Les populations d'animaux en particulier pourraient disparaitre plus que nous ne l'estimons avec moins de plantes disponibles pour les nourrir", explique-t-elle dans un communiqué présentant l'étude. "Il y aura aussi des retombées sur les hommes car il y a des espèces qui sont importantes pour la purification de l'eau et de l'air, pour limiter les inondations et le cycle de l'alimentation", ajoute-t-elle.

Selon l'étude, cet impact sur les zones climatiques des espèces pourra être limité, y compris de manière significative, si des mesures de réduction d'émissions de GES sont prises rapidement. Si les rejets de GES plafonnaient en 2016, scénario irréaliste, les pertes de zones climatiques seraient réduites de 60%. Si les émissions atteignaient un plafond en 2030, ce chiffre serait de 40%.

 
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MessageSujet: Des vagues de chaleur plus fortes et fréquentes d'ici 2040   Jeu 15 Aoû - 19:46

Paris (AFP) - Quels que soient les efforts déployés pour limiter les émissions de gaz à effet de serre (GES), des vagues de chaleur plus fortes et plus fréquentes sont inévitables ces 30 prochaines années, affirme jeudi une étude publiée dans la revue scientifique Environmental Research Letters.

"Jusqu'en 2040, la fréquence des épisodes de chaleur extrême va augmenter, indépendamment des émissions de GES dans l'atmosphère", résume le chercheur Dim Coumou de l'Institut Potsdam sur la recherche sur l'impact climatique.


Quels que soient les efforts déployés pour limiter les émissions de gaz à effet de serre (GES), des vagues de chaleur plus fortes et plus fréquentes sont inévitables ces 30 prochaines années, affirme jeudi une étude publiée dans la revue scientifique Environmental Research Letters. (c) Afp


"En revanche, les efforts de réduction des émissions de GES peuvent fortement réduire le nombre de ces épisodes extrêmes dans la seconde moitié du 21e siècle", poursuit le chercheur qui a réalisé cette étude avec Alexander Robinson, de l'Universidad Complutense de Madrid.

Ce sont les régions tropicales qui seront les plus touchées, une tendance déjà observée entre 2000 et 2012, précise l'étude. Les vagues de chaleurs exceptionnelles, qualifiés d'événements 3 sigma (qui se différencient de la moyenne historique de trois écarts type), comme celles qui ont frappé l'Europe en 2003 ou les Etats-Unis en 2012, devraient toucher deux fois plus de territoires en 2020, soit 10% de la surface terrestre du globe. En 2040, 20% des terres de la planète seront touchées.

Sur cette même période, des épisodes encore plus extrêmes (5 sigma) tels qu'on n'en connaît quasiment pas aujourd'hui, frapperont, eux, 3% de la surface du globe en 2040.

Après cette date, tout dépendra de la quantité de GES émis dans l'atmosphère. Si les rejets sont faibles et que la concentration de GES dans l'atmosphère n'excède pas 490 PPM équivalent CO2, le nombre d’événements extrêmes se stabilisera autour des niveaux de 2040.

Cela signifie qu'à la fin du siècle, les vagues de chaleurs exceptionnelles deviendront la norme près des tropiques, soit 50% des étés en Amérique du sud et en Afrique de l'ouest, et 20% en Europe de l'ouest.

Mais dans un scénario où les émissions continuent à croître sur leurs trajectoires actuelles, les épisodes 3 sigma concerneront 85% des terres du globe en 2100, et les épisodes 5 sigma 60%.

"Ces évènements extrêmes peuvent avoir un impact très dommageable sur la société et les écosystèmes, causant des décès liés à la chaleur, des feux de forêts, et des pertes dans la production agricole", souligne Dim Coumou.



SCIENCES ET AVENIR 15/8/2013
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MessageSujet: Réchauffement: la sécurité alimentaire menacée par les ravageurs   Lun 2 Sep - 19:27

Paris (AFP) - La dissémination accrue des ravageurs, principalement causée par le transport de marchandises, combinée à la hausse des températures qui favorise leurs acclimatations à des latitudes nouvelles, menace la sécurité alimentaire mondiale, estime une étude parue dimanche dans Nature climate change.

Ces travaux, réalisés par des chercheurs d'Exeter (Royaume-Uni), montrent que les ravageurs de tous types (insectes, champignons, bactéries, virus, etc.) progressent de près de 3 km par an en direction des pôles. L'étude montre aussi qu'il existe un lien fort entre la hausse globale des températures au cours des 50 dernières années et l'implantation accrue des ravageurs.


 La dissémination accrue des ravageurs, principalement causée par le transport de marchandises, combinée à la hausse des températures qui favorise leurs acclimatations à des latitudes nouvelles, menace la sécurité alimentaire mondiale, estime une étude parue dimanche dans Nature climate change. (c) Afp


Sachant qu'entre 10 et 16% des cultures mondiales sont déjà perdues à cause de l'action de parasites, les auteurs estiment que la sécurité alimentaire mondiale pourrait à terme être menacée par une dissémination encore plus importante.

Selon Dan Bebber de l'Université d'Exeter, "si les ravageurs continuent de se développer en direction des pôles alors que la Terre se réchauffe, les effets combinés d'une population mondiale en augmentation et de pertes de cultures de plus en plus importantes menaceront sérieusement la sécurité alimentaire mondiale".

Pour sa collègue, Sarah Gurr, également de l'Université d'Exeter, "des efforts plus grands sont nécessaires pour surveiller la dissémination des ravageurs et pour contrôler leur mouvement d'une région à l'autre si nous voulons stopper leur destruction continue des cultures dans un contexte de changement climatique".

Pour cette étude, les chercheurs ont étudié la progression de 612 ravageurs au cours des 50 dernières années. Ils ont conclu que les mouvement des ravageurs vers le nord ou le sud, dans des régions qui étaient auparavant épargnées, vont de pair avec une hausse de températures, qui favorisent l'installation à une latitude nouvelle.

- Par exemple, en Amérique du Nord, le dendroctone du pin ou "mountain pine beetle" s'est fortement développé à des latitudes plus élevées, détruisant de larges pans de la forêt américaine, surtout parce qu'il a pu résister à des hivers moins rigoureux.

- Autre exemple, la pyriculariose du riz, un champignon désormais présent dans plus de 80 pays et qui a des conséquences dramatiques pour l'agriculture et les écosystèmes, a maintenant contaminé le blé. Au Brésil, les récoltes de blé sont fortement touchées par ce nouveau parasite.


SCIENCES ET AVENIR 1/9/2013
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MessageSujet: Il est "minuit moins cinq" pour le climat, selon le Giec   Mer 4 Sep - 13:21

Genève (AFP) - Rajendra Pachauri, le président du groupe d'experts de référence sur le changement climatique (Giec), a estimé lundi qu'il était "minuit moins cinq" pour trouver une issue au réchauffement climatique.

"Il est minuit moins cinq", a déclaré M. Pachauri, lors de la cérémonie d'ouverture célébrant les 20 ans de l'ONG écologiste Green Cross (Croix-Verte) fondée par le dernier dirigeant de l'Union soviétique Mikhaïl Gorbatchev en 1993.

"L'univers n'est qu'une seule famille. Par conséquent, nous ne pouvons pas nous isoler de tout ce qui se passe autre part sur la planète" car cela affecte forcément le reste du monde, directement ou indirectement, a-t-il souligné.

Il faut inventer de nouvelles façons de définir et mesurer le progrès humain et moins se focaliser sur les statistiques habituelles comme le Produit intérieur brut (PIB), a-t-il recommandé.

Cet appel intervient alors que les experts du climat doivent livrer courant septembre un nouveau diagnostic très attendu, tandis que la lutte contre le réchauffement patine depuis 2009.

Le Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (Giec), avec son cinquième rapport qui sera publié en quatre temps jusqu'en octobre 2014, va livrer l'état des lieux le plus complet et le plus actualisé sur l'ampleur et les impacts attendus du réchauffement.

Il devrait confirmer la responsabilité de l'homme mais devrait aussi revoir à la hausse les projections sur la montée attendue du niveau de la mer, selon une version provisoire obtenue par l'AFP.

D'après le dernier rapport du Giec publié en 2007, 20 à 30% des espèces végétales et animales étudiées jusqu'ici connaîtront un risque d'extinction si l'augmentation de la température moyenne mondiale dépasse 1,5-2,5°C.

Le rapport du Giec de 2007 avait alors valu à cet organe scientifique, créé en 1988 sous l'égide de l'ONU, le Prix Nobel de la Paix en compagnie de l'ancien vice-président américain Al Gore.


SCIENCES ET AVENIR 4/9/2013
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MessageSujet: Re: Changement climatique: ce que mesure et prévoit la science : nature, faune, flore, océans...   

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