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Admin-lane

Un coquillage attrape ses proies en les "droguant"

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Des chercheurs ont découvert la présence d'insuline dans le venin du cône géographe. Ce qui lui permet de capturer des proies plus rapides que lui.

Le cône géographe (Conus geographus) est l'un des mollusques les plus venimeux du monde. A l'affût d'une proie, il est capable de délivrer un venin composé de plusieurs centaines de toxines. 


 Le cône géographe,un mollusque extrêmement venimeux, est un redoutable chasseur. ©️ ARDEA/MARY EVANS/SIPA

Le dard, enduit de poison, est expulsé par le siphon à une vitesse de 644 km/h ! Cette performance est déjà très impressionnante mais ce coquillage est un redoutable chasseur qui a plus d'un tour dans son sac, comme le révèle une étude parue dans Proceedings of the National Academy of Sciences. Une équipe de chercheurs de l'université de l'Utah a en effet découvert une nouvelle forme d'insuline dans le venin de cette espèce de mollusque

D'après les experts, c'est la première fois que cette hormone est découverte dans le venin d'un animal. Quand il est à l'affût, ce mollusque libère son venin dans l'eau, ce qui immobilise les poissons passant à proximité en faisant chuter leur niveau de sucre dans le sang. Une fois que la proie est en état de choc hypoglycémique, le cône géographe peut l'aspirer et la déguster en toute tranquillité.

 Les chercheurs ont également découvert la présence de ce type d’insuline dans le venin du Conus tulipa, lui aussi extrêmement venimeux (Océan Indien et océan Pacifique). La plupart des autres composants connus du venin de ces coquillages sont des neurotoxiques qui s’attaquent au système nerveux. (Photo Conus tulipa à La Réunion. Philippe Bourjon CC BY-SA 4.0)

  Cone Snail 29/4/2010


L’insuline contenue dans le venin a un mécanisme différent. Elle perturbe le métabolisme énergétique du poisson. Ce qui le ralentit et permet au mollusque de le capturer avec sa bouche extensible. Les auteurs de l’étude ont également découvert que l’insuline produite était très proche de celle des poissons. En somme, le cône géographe ne s’est pas contenté de "militariser" l’insuline. Il l'aurait spécifiquement adapté aux poissons. 

 D'après les chercheurs, la petite taille de la molécule de cette insuline expliquerait pourquoi elle agit aussi vite. Cette découverte pourrait permettre aux chercheurs de comprendre comment de petits changements dans les molécules d'insuline affectent leur fonctionnement. Ce qui pourrait éventuellement conduire à de meilleurs traitements contre le diabète. (Photo Conus geographus : Cône géographique.  Kerry Matz National Institute of General Medical Services / domaine public)


Conus geographus (littéralement Cône géographe, nommé aussi Cône géographique) est une espèce de mollusques de la famille des Conidae, molluscivore et piscivore. C'est un coquillage venimeux, le plus dangereux connu. On le trouve dans l'océan Indien et l'ouest de l'océan Pacifique.

Le cône géographe est un assez gros cône (de 4,3 à 16,6 cm), à la coquille marron parsemée d'une multitude de petits triangles blancs (ou crème).  Suivant la répartition des deux couleurs, les motifs font parfois penser à une carte avec des continents (d'où son nom)...

 Photo Conus geographus. Didier Descouens  CC BY-SA 3.0


Le cône géographe est un redoutable chasseur nocturne, qui chasse à l'affût. Il attend immobile qu'un poisson s'approche, il éjecte alors par son siphon un dard enduit de venin qui paralyse la victime et la tue rapidement. C'est le coquillage le plus venimeux connu, son venin peut tuer un homme en deux heures... Et à ce jour, il n'existe pas d'anti-venin... Donc mieux vaut l'éviter et surtout ne pas tenter ni de s'en apporcher, ni d'essayer de l'attraper...

Lorsque le cône géographe attaque, il libère un cocktail venimeux complexe mêlant les effets du fugu (tétrodotoxine : toxine 500 fois plus virulente que le cyanure) à ceux du cobra (neurotoxine qui provoque une paralysie des muscles, en particulier les muscles respiratoires).

Ceci explique pourquoi les piqûres de ces animaux sont létales dans 70 % des cas. Cependant, les mœurs cryptiques de cet animal extrêmement lent par ailleurs (et non « agressif ») rendent les accidents très rares : on recense en moyenne moins de 10 envenimations par an toutes espèces de cônes réunies.



Sciences et avenir 23/1/2015 - Wikipedia

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