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 Les sécheresses dues ou attribuées au changement de climat dans le monde

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BelleMuezza
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MessageSujet: Les sécheresses dues ou attribuées au changement de climat dans le monde   Ven 9 Mar - 13:22

Sur des hectares, des cultures à peine sorties de terre et déjà perdues, d'autres parcelles abandonnées faute d'eau. Dans les plaines d'Aragon, dans le nord de l'Espagne, la campagne scrute désespérément le ciel, dans l'espoir d'y voir revenir la pluie.


L'ensemble des sujets parlant de la sécheresse dans certains pays ou dans certaines de leurs régions, attribuée au réchauffement climatique ont été récemment regroupés dans ce topic. En conséquence, le nombre de lecture des sujets a été annulé, le système n'ayant pas été prévu pour additionner le nombre de vue chaque article/message... Ce n'est donc pas un désintérêt des lecteurs qui est en cause.



"J'ai 50 ans et je n'avais jamais vu cela. Il n'a pas plu depuis le mois d'octobre", témoigne Fernando Regano, agriculteur à Sarinena, un village de la province aragonaise de Huesca, entouré de cultures. Au loin, vers le nord, se dessinent les crêtes des Pyrénées, tout juste soulignées par un peu de neige.

Sous un ciel sans nuages, Fernando Regano montre ses parcelles d'orge et de petits pois, où quelques pousses jaunâtres luttent pour sortir de terre. En ce début de mois de mars, les plantes devraient avoir déjà atteint une taille raisonnable. Cette année, la sécheresse a coupé court à leur croissance.

Déjà, les autorités locales ont décidé de limiter l'arrosage.

"Nous disposons de 2.100 mètres cubes par hectare alors que la consommation moyenne se situe entre 7.500 et 8.000 mètres cubes", explique l'agriculteur, qui prévoit déjà des pertes de l'ordre de 80%.

"Sur cette parcelle, avec 8.000 mètres cubes, je récolterais 20 tonnes d'orge et de maïs alors que dans ces conditions, je n'en aurai que quatre ou cinq tonnes".

La parcelle a une surface de 70 hectares mais Fernando Regano a déjà dû en abandonner 30, sur lesquels la terre est trop sèche pour être ensemencée.

Cet hiver, selon les météorologues, est le plus sec en Espagne depuis les années 1940. Avec des conséquences très visibles comme ces incendies précoces de forêts et broussailles en Galice et en Catalogne, dans le nord, ou une baisse parfois spectaculaire du niveau des retenues d'eau.

En décembre déjà, l'organisme qui gère les eaux d'arrosage de la région de Sarinena a assuré que les réserves "étaient au quart du niveau nécessaire" pour une saison normale.

A preuve, le réservoir de la Sotonera, qui fournit une partie de cette région, laisse apparaître sur ses bords une bande de terre sèche. Son niveau est descendu à 40% de la normale.

Plus que des aides, les agriculteurs ont besoin d'un bon système de régulation des cours d'eau, explique Fernando Regano, membre de l'association d'agriculteurs Asaja qui chiffre à 1,3 milliard d'euros le montant des pertes subies par les cultures en Aragon.

"Certaines cultures ne pourront pas être récupérées", assure Jesus Montesa, un éleveur de moutons de 59 ans de Lecinena, une commune voisine, qui n'a "jamais vu une telle sécheresse".

Déjà, il a commencé à puiser dans ses réserves de fourrage pour nourrir ses bêtes, et s'inquiète de l'avenir.

"Nous ne savons pas comment nous ferons si les pâturages viennent à s'épuiser, ni combien cela nous coûtera", explique Manuel, son fils de 27 ans.

Cette année, pour abreuver les bêtes, il a dû transporter de l'eau jusque dans les collines, où de petites sources ont disparu ces dernières années.

Selon l'Union des petits agriculteurs, le manque d'herbe a fait augmenter de 20% les coûts de production cette année, alors que les marges des producteurs souffrent déjà de la hausse du prix du pétrole.

"En 1990, un mouton pouvait être vendu 40 euros, aujourd'hui il atteint 70 euros. Mais ces huit dernières années, le prix n'a pas augmenté, alors que celui du carburant a doublé", ajoute Manuel Montesa.

Sur la commune, le nombre d'éleveurs a chuté de 40 à cinq en quelques années et le nombre de têtes de bétail de 12.000 à 4.000.

"L'élevage est en perte de vitesse, parce que cela demande beaucoup de travail, et nous ne faisons pas de marge", remarque Jesus Montesa dans un sourire amer.

"Il faut qu'il pleuve maintenant, j'espère toujours qu'il pleuvra un jour", lance son fils en grimpant sur son tracteur. Un voeu partagé par les agriculteurs et éleveurs de toute l'Espagne.

Sciences et Avenir 09/03/2012
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MessageSujet: Angleterre / Sécheresse : les pompiers anglais prennent des cours ...   Ven 6 Avr - 2:30

Des pompiers du sud de l'Angleterre, confrontée à une forte sécheresse, sont venus partager le savoir-faire des pompiers du très boisé département des Landes, rompus aux techniques de lutte contre les feux de forêt, a-t-on appris jeudi auprès d'un responsable des pompiers landais.

Les quatre soldats du feu, dont deux sont originaires du Surrey, un du Dorset et un autre du West-Sussex, "plus habitués aux incendies urbains qu'aux feux de végétation", ont pu découvrir "la technique +Sud-Ouest+: des méthodes très adaptées pour des feux de végétation dans des zones non montagneuses", a expliqué à l'AFP le commandant Stéphane Poyau, chef de la compagnie des sapeurs-pompiers de Biscarrosse (Landes).

Pendant trois jours, les pompiers d'Outre-Manche ont ainsi pris connaissance de la "chaîne prévision-opération-prévention" mise en place par les pompiers pour lutter contre les incendies dans la forêt landaise, une superficie d'un million d'hectares de pins maritimes.

Grâce à trois mises en situation sur des feux réels provoqués, ils ont notamment découvert "l'attaque des feux de forêt directement à partir des camions", "des techniques pour gagner du temps pour le remplissage des véhicules" ou encore "l'utilisation de points d'eau artificiels ou naturels", a détaillé le commandant Poyau.

"Nous avons constaté une augmentation des feux de forêt au Royaume-Uni au cours des dernières années, des feux plus violents" qu'auparavant, a expliqué en anglais Alan Clark, pompiers du Surrey, qui a également exprimé ses préoccupations pour la période des Jeux Olympiques en juillet-août dont certaines épreuves auront lieu dans le Surrey.

"Nous avons été très impressionnés par toutes les tactiques, la rapidité et l'ampleur de l'attaque (du feu), c'est tellement important. Et le fait que de très jeunes pompiers arrivent au contact du feu et savent exactement ce qu'ils doivent faire", a ajouté le Britannique qui assure qu'il partagera son expérience avec ses collègues dès son retour dans son unité et plus largement au niveau national.

La Grande-Bretagne connaît une forte sécheresse, en particulier dans le sud et l'est du pays, où plusieurs grandes compagnies de distribution d'eau ont annoncé des restrictions d'usage. Le niveau des cours d'eau dans les régions concernées est aussi bas que lors de la grande sécheresse de 1976.



Sciences et Avenir 05/04/2012
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MessageSujet: L'Angleterre frappée par la pire sécheresse de son histoire   Lun 16 Avr - 20:05

L'agence britannique de l'environnement tire le signal
d'alarme.
Contrairement aux idées reçues, il ne pleut pas assez en Angleterre.

35 millions de personnes vivent désormais dans des zones touchées par la sécheresse, la pire depuis la canicule de 1976.

C'est dans les Midlands et le Sud-Ouest, y compris à Londres, que l'eau manque le plus. Caroline Spelman, secrétaire d'Etat à l'environnement, appelle la population à limiter sa consommation d'eau "afin de protéger les réserves publiques d'eau dans les zones les plus sèches du pays".

Le Daily Telegraph révèle que le Pays de Galles, encore épargné par la sécheresse, pourrait acheminer une partie de son eau vers l'Angleterre. Mais si la situation n'évolue pas, certains cours d'eau, y compris la rivière Severn (la plus longue du pays), pourraient se retrouver à sec avant la fin de l'été.

Courrier International 16/04/2012
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MessageSujet: Sécheresse en Corée du Nord   Sam 30 Juin - 22:42

La principale région agricole nord-coréenne est touchée par la sécheresse, faisant craindre une nouvelle aggravation des pénuries alimentaires chroniques dont est victime ce pays.

D'après l'agence officielle KCNA, les précipitations ont été extrêmement faibles dans l'ouest depuis la fin avril.

Le maïs et d'autres récoltes ont beaucoup souffert sur plus de 280 mille hectares de terres agricoles dans la province septentrionale de Hwanghae et dans d'autres régions.

Le premier ministre Choe Yong-rim a visité les fermes affectées pour fournir des directives sur les mesures à prendre. Les troupes militaires sont mobilisées pour arroser les terres cultivables et réparer les systèmes d'irrigation.

Les médias nord-coréens mentionnent de manière répétée la chute importante de la production agricole envisagée pour cette année et la menace qu'elle fait peser sur l'approvisionnement en denrées alimentaires.

Entre-temps, la Corée du Sud connaît aussi ses plus faibles précipitations sur la capitale, Séoul, depuis 100 ans.



NHK 30/06/2012
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MessageSujet: Grande-Bretagne : fin de l'interdiction d'arrosage...   Lun 9 Juil - 22:45

L'interdiction d'arroser son jardin, en vigueur depuis début avril, a été levée dans tout le Royaume-Uni après des "précipitations anormalement élevées", ont annoncé lundi les compagnies britanniques de distribution d'eau.

Après deux hivers inhabituellement secs sept grandes compagnies de distribution d'eau avaient mis en place début avril des restrictions d'usage, dont l'interdiction d'arroser son jardin, dans le sud et l'est de l'Angleterre. La mesure concernait quelque 20 millions de personnes.

Quatre compagnies avaient levé l'interdiction mi-juin, après un mois d'avril particulièrement pluvieux, le plus humide depuis 1910 au Royaume-Uni. Les trois autres leur ont emboîté le pas lundi.

"Les précipitations anormalement élevées depuis le printemps" ont mis fin "à la grave sécheresse consécutive à deux hivers secs" qui avait laissé des nappes phréatiques à des niveaux comparables à ceux de 1976, année de grande sécheresse, ont expliqué les trois compagnies.

"C'est la première fois que les nappes phréatiques se remplissent autant dans notre région à cette période de l'année", a ajouté Mike Hegarty, directeur des opérations à Sutton and East Surrey Water, une compagnie qui opère dans le sud de Londres.

Le mois de juin a battu des records de précipitations, avec des quantités d'eau deux fois plus importantes que la moyenne, selon l'organisme britannique de météorologie Met. Et ces derniers jours, de nombreuses régions du Royaume-Uni ont été frappées par des pluies torrentielles et des inondations.

Ce week-end, le Met a prévenu qu'un temps chaud et ensoleillé était "très peu probable" pendant les jeux Olympiques de Londres, qui débutent le 27 juillet.



Sciences et Avenir 09/07/2012
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MessageSujet: USA : moins de récoltes à cause de la sécheresse   Jeu 12 Juil - 11:56

La vague de chaleur qui se poursuit aux Etats-Unis force le département américain de l'Agriculture à réduire ses prévisions pour les récoltes et les stocks de grains. De graves sécheresses affectent les régions agricoles depuis la fin juin.

Les nouvelles prévisions font état d'une récolte de maïs qui sera réduite cette année. Les réserves de maïs, un indicateur surveillé de près, pourraient baisser de plus du tiers comparativement aux 30 milliards de tonnes qu'on prévoyait le mois dernier. Pour ce qui est du soja, les autorités estiment que la récolte diminuera de 5% et les inventaires de 7%.

Le ministère prévoit toujours que les récoltes de cette année seront bonnes mais les prix du maïs et du soja ont déjà commencé à augmenter sur le marché des contrats à terme. Des sources précisent qu'une réduction des récoltes de grain causée par la sécheresse pourrait affecter les exportations.





NHK 12/07/2012
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MessageSujet: Les Etats-Unis traversent leur pire sécheresse en 56 ans   Mar 17 Juil - 23:17

Une agence météorologique américaine affirme que le pays traverse sa pire période de sécheresse en 56 ans.

L'Administration nationale océanique et atmosphérique a déclaré dans un rapport ce lundi que des températures record ainsi que la sécheresse ont continué à se propager dans de nombreuses régions du pays en juin.

Le rapport indique qu'environ 55% du territoire américain, hormis Hawaii et l'Alaska, est affecté par le phénomène. Il précise que 33% des terres subissent des conditions atmosphériques sévères.



NHK 17/07/2012
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MessageSujet: Les Etats-Unis face à une grave sécheresse menaçant la production de céréales   Jeu 19 Juil - 0:50

Les Etats-Unis sont en proie depuis le mois de juin à une grave sécheresse, une canicule dont les météorologues ne voient pas la fin et qui menace désormais la production de céréales, dont les prix sont montés en flèche.

Cet épisode est "sans doute la situation la plus grave depuis 25 ans", a affirmé mercredi le secrétaire américain à l'Agriculture Tom Vilsack, après avoir rencontré le président Barack Obama pour évoquer cette crise.

M. Vilsack a toutefois affirmé que le phénomène n'atteignait pas encore la gravité de la sécheresse historique de 1988, même s'il concerne une surface plus importante des Etats-Unis, le premier producteur mondial de soja et de maïs.

Selon le ministre, M. Obama "est bien informé des circonstances de (cette) sécheresse très grave, sans doute la situation la plus grave depuis 25 ans dans le pays", dont 61% du territoire est désormais affecté, selon lui.

Malgré la hausse spectaculaire des prix des céréales sur les marchés, M. Vilsack a noté qu'il était encore difficile de savoir quels seraient les effets de la sécheresse sur les récoltes.

"Sur la base des estimations à l'heure actuelle, la récolte de maïs serait toujours la troisième plus importante de l'histoire des Etats-Unis, parce qu'une surface plus importante a été ensemencée", a-t-il expliqué: "il va falloir attendre pour voir ce que nos récoltes vont donner".

Mais les agriculteurs américains cherchent d'ores et déjà à arracher des céréales et réduire les troupeaux, alors que les spécialistes annoncent un nouveau mois de grosse chaleur, sans une goutte de pluie.

De son côté, la Banque mondiale observe les conséquences sur les approvisionnements alimentaires mondiaux: la forte poussée des prix des denrées alimentaires en 2008 et 2010 avait déjà porté un coup sévère aux pays importateurs de produits alimentaires les plus pauvres, déclenchant notamment des émeutes de la faim.

"Les terres arables se sont desséchées et les récoltes et pâturages clôturés ou non se sont dégradés à un point rarement observé au cours des 18 dernières années", selon le climatologue Mark Svoboda du Centre national de lutte contre la sécheresse.

Selon Joseph Glauber, économiste au département de l'Agriculture, 38% des cultures de maïs et 30% des cultures de soja sont dans un état "critique", voire "très critique". Le prix du maïs a augmenté de 50% depuis le mois de mai et celui du soja de 26%.

M. Vilsack a évoqué la possibilité pour les agriculteurs américains d'avoir recours aux assurances, qui couvrent selon lui "en moyenne 72% des récoltes et des pertes de revenus". Les éleveurs, en revanche, "sont dans la situation la plus difficile" car ils dépendent des céréales pour nourrir leurs animaux, et sont touchés par la hausse des cours.

Paradoxalement, les prix du boeuf et de la viande en général ont chuté. Selon Joseph Glauber, certains éleveurs, confrontés à la hausse des prix des aliments pour le bétail, cherchent à réduire leur cheptel et saturent le marché.

Mais à plus long terme, M. Glauber craint que les réductions de troupeaux entraînent une raréfaction des approvisionnements et une augmentation du prix de la viande, après celle des céréales.

M. Vilsack est allé dans le même sens: la hausse des cours des céréales ne devrait pas immédiatement se répercuter sur les prix des aliments. "Nous verrons probablement les prix augmenter d'ici à la fin de l'année. Les aliments manufacturés subissent l'impact des récoltes, et une augmentation des prix aura sans doute aussi lieu en 2013", a-t-il remarqué.

Selon Marc Svoboda, la culture des céréales n'est pas le seul problème. La sécheresse a déjà provoqué des feux de forêt dévastateurs dans l'ouest du pays. Si la chaleur persiste, le climatologue prévoit que les villes pourraient être touchées par un problème d'approvisionnement en eau, ce qui pourrait conduire à des restrictions de consommation.



Sciences et Avenir 18/07/2012
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MessageSujet: La grave sécheresse qui frappe les Etats-Unis n'est pas près de se terminer   Ven 20 Juil - 12:47

La sécheresse qui frappe depuis le mois de juin les Etats-Unis, la plus grave en 25 ans, n'est pas près de se terminer et des températures très élevées accompagnées d'un temps sec sont à prévoir dans les prochains mois, ont annoncé jeudi des météorologues.

"Il y a une vraie possibilité que cela empire encore", a déclaré Jake Crouch, climatologue au sein de l'Agence américaine océanique et atmosphérique (NOAA).

Les prévisions pour août montrent ainsi des températures au-dessus de la moyenne sur l'ensemble du territoire américain, ainsi qu'un total de précipitations inférieur à la normale. Bien que les prévisions ne soient pas définitives, la tendance indique "une grande chance qu'il n'y ait pas d'apaisement possible ou en vue", a estimé Dan Collins, météorologue à la NOAA. Et ces conditions pourraient se poursuivre jusqu'à octobre, voire la fin de l'année.

Ces perturbations météorologiques sont liées à l'apparition du courant froid La Nina dans les eaux de surface de l'océan Pacifique au niveau de l'équateur, caractérisées par une température anormalement basse.

Les Etats-Unis ne sont toutefois pas les seuls à subir les caprices du climat. Les températures sur l'ensemble de la planète en juin ont été les plus élevées depuis qu'elles ont commencé à être relevées en 1880, selon la NOAA.

Ainsi, les températures générales étaient de 1,07 degré au-dessus de la moyenne, note le rapport mensuel de l'agence.

Autre indicateur alarmant: les épaisseurs des glaces de l'Arctique ont été les deuxièmes plus faibles depuis le début des relevés en 1979. Une énorme quantité de glace, faisant quatre fois la taille du Texas, a même littéralement fondu le mois dernier, un record absolu en juin.

Enfin, le nombre de tempêtes susceptibles de se transformer en ouragans a été anormalement élevé dans tout l'Atlantique Nord durant cette même période.

Aux Etats-Unis, il s'agit "sans doute de la situation la plus grave depuis 25 ans", avait affirmé mercredi le secrétaire américain à l'Agriculture Tom Vilsack, après avoir rencontré le président Barack Obama pour évoquer cette sécheresse qui touche près de 61% des Etats-Unis, le premier producteur mondial de soja et de maïs.


-----> Que dire alors de tous ces chantiers de fracturation hydraulique éparpillés sur tout le territoire et qui consomment une grande quantité d'eau... Il serait peut-être opportun de faire cesser ces chantiers afin de préserver le précieux liquide... Même si l'arrêt est momentané... le temps d'un retour à la normale ???



Sciences et Avenir 19/07/2012
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MessageSujet: En Bosnie, la sécheresse provoque des pénuries d'eau et des feux de forêt   Jeu 9 Aoû - 11:43

Frappées depuis juillet par un temps particulièrement sec, plusieurs régions de Bosnie étaient confrontées à la pénurie d'eau ou à des réductions, notamment dans le sud, où des pompiers luttaient contre des feux de forêts, ont rapporté mercredi les autorités.

La température était à 16H00 (14H00 GMT) de 40°C à Mostar (sud), selon l'institut météorologique national. A Sarajevo, le mercure est monté à 31°C et à 33°C à Banja Luka (nord).

Après des réductions quotidiennes depuis plusieurs jours, l'approvisionnement en eau a été entièrement interrompu dans la plupart des quartiers de Srebrenica (est).

"Normalement, nous avons un flux d'eau de 270 m3/h, qui est descendu maintenant à 50 m3/h, ce qui est insuffisant pour le fonctionnement du système d'approvisionnement", a expliqué Makso Tegeltija, directeur de l'entreprise locale de distribution d'eau.

Des réserves d'eau étaient au sec dans plusieurs bourgades de la région de Trebinje (sud-est), a indiqué la mairie locale. Ces villages sont approvisionnés par des citernes.

A Sarajevo, certains quartiers sont au régime de réduction durant la nuit depuis plusieurs jours. Mercredi, la protection civile a appelé les habitants de la capitale à réduire la consommation d'eau, mettant en garde contre "une chute grave des flux d'approvisionnement des réserves" de la ville.

"Nous appelons les citoyens à utiliser l'eau uniquement pour les besoins les plus élémentaires, à éviter d'arroser les jardins, de remplir les piscines ou de laver les voitures", dit-on dans un communiqué.

Plusieurs feux de forêts se sont déclarés ces derniers jours dans le sud du pays, notamment dans la région de Tomislavgrad où un incendie a embrasé plus de 100 ha de terrains. Selon les prévisions, une légère baisse des températures est attendue vers la fin de la semaine, mais les premières précipitations ne sont attendues qu'à la fin du mois.

Dans de nombreuses localités de Bosnie, le mois de juillet a été le plus chaud depuis 120 ans, selon l'institut météorologique.



SCIENCES ET AVENIR 08/08/2012
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MessageSujet: Etats-Unis: juillet et les douze derniers mois les plus chauds jamais enregistrés   Jeu 9 Aoû - 11:51

Juillet et les douze derniers mois aux Etats-Unis ont été les plus chauds que le pays a enregistré depuis le début des relevés météorologiques en 1876, un phénomène que des météorologues associent au réchauffement climatique.

Cette vague de chaleur en juillet s'est accompagnée d'une sécheresse qui s'étend sur 63% du territoire continental américain, a indiqué mercredi l'Agence américaine océanique et atmosphérique (NOAA).

La température moyenne a été de 25,3 degrés le mois dernier, soit 1,8 degré au-dessus de la moyenne du XXe siècle, a précisé la NOAA. Le précédent mois de juillet le plus chaud remonte à 1936, quand le thermomètre était monté en moyenne à 25,2 degrés.

Au total, 32 Etats ont eu des températures en juillet figurant parmi les dix plus élevées des annales. La Virginie a ainsi connu un record de chaleur avec une température de 2,2 degrés au-dessus de la moyenne.

La température enregistrée en juillet 2012 a contribué à atteindre un record de chaleur pour les sept premiers mois de l'année aux Etats-Unis, ainsi que pour les 12 mois achevés en juillet, a indiqué la NOAA.

En juillet, les précipitations ont totalisé 6,53 cm, soit 0,48 cm en-dessous de la moyenne. Des conditions de sécheresse quasiment record ont été observées dans le centre du pays, s'étendant sur près de 63% des 48 Etats du continent.

La chaleur combinée à la sécheresse sur une vaste étendue du territoire américain a créé des conditions propices aux incendies. Ainsi plus de 800.000 hectares de forêts ont brûlé en juillet, notamment dans le Colorado (ouest), soit près de 200.000 hectares de plus que la moyenne.

En revanche, la région du golfe du Mexique et le sud-ouest du pays ont enregistré des pluies plus abondantes que la moyenne. La Californie a ainsi connu son 5e mois de juillet le plus arrosé dans ses annales.

"Le fait que nous avons enregistré des records aussi importants de chaleur et qu'ils se soient maintenus aussi longtemps --douze mois-- indique que le réchauffement du climat joue un rôle", a expliqué à l'AFP Kevin Trenberth, un des responsables du "Centre national pour les recherches atmosphériques" à Boulder (Colorado).

Il a souligné que des facteurs comme les courants périodiques du Pacifique équatorial El Nino, qui est chaud et commence à se manifester de nouveau ainsi que la Nina, froid et toujours présent, "ont sans doute une influence" dans cette vague de chaleur record aux Etats-Unis.

"Il y a de grandes variations d'une année sur l'autre aux Etats-Unis comme en Europe et en Asie", relève Kevin Trenberth. Ainsi "les étés tendent à être soit chauds et secs ou frais et humides mais il n'y a pas de combinaison des deux" la même année, a-t-il expliqué.

"Nous avons ainsi un système météorologique qui produit des vagues de chaleur plus importantes que par le passé et cela est lié au changement climatique", a souligné le scientifique.

Un rapport publié le 10 juillet par la NOAA s'était penché pour la première fois sur les liens entre le changement climatique et les phénomènes météorologiques extrêmes tout en reconnaissant la difficulté à déterminer les causes de ces événements.

"Bien que les scientifiques ne puissent pas établir de lien entre des phénomènes climatiques spécifiques et le changement du climat avec une certitude absolue, de nouvelles recherches les aident à comprendre comment la probabilité de tels événements météo augmente en réponse au réchauffement", soulignait le document.

James Hansen, éminent climatologue de la Nasa, a récemment expliqué dans une tribune au Washington Post que l'analyse des températures mondiales des soixante dernières années montrait "une hausse étonnante de la fréquence des étés extrêmement chauds".

Pour lui, la canicule de 2003 en Europe, la vague de chaleur en Russie en 2010 et la sécheresse au Texas en 2011 peuvent être attribuées au changement climatique.



SCIENCES ET AVENIR 09/08/2012
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MessageSujet: L'ONU exhorte les pays à créer des plans anti-sécheresse   Mer 22 Aoû - 0:51

Les effets de la sécheresse pourraient être atténués si les pays disposaient de plans pour faire face à ce problème, a averti mardi l'Organisation météorologique mondiale (OMM).

"Le changement climatique devrait entraîner une augmentation de la fréquence, de l'intensité et de la durée des sécheresses", a déclaré le secrétaire général de l'OMM, Michel Jarraud.

Pour M. Jarraud, les autorités doivent abandonner "les approches au coup par coup", donc les gestions de crise, pour mettre en place "des politiques nationales concertées de lutte contre la sécheresse fondées sur la gestion des risques".

Alors que les prix des aliments atteignent des niveaux proches des records de ceux de 2010, "il est temps que les pays affectés par la sécheresse développent une politique", a indiqué pour sa part le directeur du département du climat et de l'eau à l'OMM, Mannava Sivakumar.

De telles politiques permettraient aussi de contrer les effets du phénomène climatique El Niño qui peut notamment susciter des modifications dramatiques dans les précipitations et les températures, déclenchant canicules, vents secs et violents en Afrique, en Asie du sud et du sud-est, ainsi qu'en Australie.

Or pour l'instant, déplore M. Sivakumar, l'Australie est le seul pays au monde à avoir développé une véritable politique anti-sécheresse fondée sur les risques.

En vue d'aider les pays à mettre sur pied de tels outils d'action, l'OMM, la Convention des Nations unies sur la lutte conte la désertification et d'autres partenaires du système de l'ONU vont organiser du 11 au 15 mars 2013 une réunion de haut niveau sur les politiques nationales de lutte contre la sécheresse.

Selon l'OMM, citant l'Administration américaine pour les océans et l'atmosphère (Noaa), juillet 2012 se place au quatrième rang des mois de juillet les plus chauds, en moyenne mondiale, depuis le début des relevés en 1880, et au premier rang pour les Etats-Unis.



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MessageSujet: Les Philippines créent un fonds de survie face au réchauffement    Mer 22 Aoû - 2:50

MANILLE (Philippines) - Le président philippin Benigno Aquino a promulgué une loi créant un fonds de survie destiné à combattre les effets du réchauffement climatique et à indemniser les agriculteurs victimes d'inondations, a-t-on appris mardi de source officielle.

Ce fonds doté d'un milliard de pesos (19 millions d'euros) financera des projets d'infrastructures aux Philippines, un pays régulièrement touché par des typhons et des inondations meurtriers qui causent des dégâts matériels considérables.

Nous avons maintenant les moyens de rendre nos terres plus sûres contre les effets croissants du changement climatique, a déclaré la vice-présidente de la Commission parlementaire sur le changement climatique, Mary Anne Lucille Sering.

La loi servira à financer des investissements dans la gestion de l'eau, les systèmes de prévision et d'alerte pour les catastrophes naturelles. Elle permettra également de prendre en charge les assurances agricoles en cas de dégâts infligés aux cultures.

Les dernières inondations début août ont touché 80% de Manille, fait des dizaines de morts et dévasté des régions agricoles autour de la capitale.


ROMANDIE.COM 21/08/2012
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MessageSujet: Intégrer des plans "sécheresse" ou gare aux catastrophes...   Sam 25 Aoû - 20:49

Bien que le secrétaire à l'Agriculture (US(, Tom Vilsack, refuse de lier la sécheresse et les changements climatiques, le Secrétaire général Michel Jarraud, de l'Organisation des Nations Unies / Organisation météorologique mondiale (OMM) met en garde:

Le changement climatique devrait augmenter la fréquence, l'intensité et la durée des sécheresses, avec des répercussions sur de nombreux secteurs, en particulier : l'alimentation, l'eau et l'énergie. Nous devons nous éloigner d'une approche fragmentaire, et concevoir des systèmes intégrés fondés sur les risques politiques nationaux liés à la sécheresse.

L'OMM a rejoint la Convention des Nations Unies pour la lutte contre la désertification (UNCCD) et d'autres partenaires des Nations Unies, pour mettre en garde les dirigeants mondiaux que le monde a besoin d'intégrer une planification de la sécheresse plutôt que l'approche actuelle, trop fragmentaire...

La sécheresse aux Etats-Unis et dans certaines parties du Canada a détruit les récoltes de céréales et anéanti la production de foin. Le National Climatic Data Center appelle cela la pire sécheresse depuis 1956, touchant 62,9% de la zone continentale des États-Unis

En Afrique, Michael Zamba décrit un voyage en Mauritanie à travers les régions frappées par la sécheresse où il a été témoin d'un paysage désolé et aride :Le désert est ponctué de carcasses d'animaux en décomposition, les arbres épineux et les baobabs sont sans feuille. Chaque carcasse représente une calamité pour les communautés rurales dans cette nation ouest-africaine, qui dépendent de l'élevage pour générer des revenus.

Dans le même temps, l'Angleterre perd sa réputation en tant que pays gorgé d'eau. Plusieurs années d'hivers secs ont vidé les rivières et réduit le débit d'eau. A ce sujet, Sarah Vrba a écrit en Avril :

La grande majorité de l'Angleterre a été récemment classée officiellement comme devant faire face à des conditions de sécheresse, selon The Guardian. Cela signifie que les entreprises d'approvisionnement en eau peuvent choisir d'appliquer des restrictions en matière d'usage de l'eau, pour les particuliers comme pour les entreprises.

La liste est longue. L'Inde, le Kenya, la Somalie, l'Éthiopie et le Mexique souffrent tous d'une sécheresse significative. Tandis que les champs brûlent, les cultures s'étiolent, le bétail souffre, et les sources d'eau diminuent, les chefs de gouvernement et les entreprises continuent de mettre l'accent sur l'intérêt personnel, se concentrant davantage sur les élections et les bénéfices que le sort de la planète.

Dans une tentative pour former un consensus quant aux mesures à prendre à propos de la sécheresse, l'OMM, CNULD et d'autres partenaires des Nations Unies ont organisé une réunion de haut niveau sur la politique nationale de la sécheresse pour les 11-15 Mars 2013.

Espérons que la réunion de Genève sera plus réussie que les précédentes tentatives pour créer un consensus qui transcende les compétences politiques autour des questions cruciales.

Ce qui est certain, c'est que sans une réelle volonté d'adopter une action coordonnée, nous sommes tous dans le même train, tirés par un moteur se dirigeant droit vers une falaise. Le temps de jouer au jeu : ce n'est pas moi, toi non plus, je veux bien, je ne veux plus, je gagne combien, j'ai quoi en échange... est dépassé de puis longtemps. C'est l'avenir de la planète et de l'humanité dont il est question.

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MessageSujet: Balkans : une sécheresse sans précédent frappe gravement l'agriculture   Dim 26 Aoû - 2:27

Une sécheresse sans précédent frappe les Balkans cet été et affecte gravement l'agriculture avec des pertes dores et déjà évaluées à plus d'un milliard d'euros dans l'une des régions les plus pauvres d'Europe.

Cette canicule hors normes, avec des températures par endroits de plus 41°C, comme en Bosnie où elle est la plus forte depuis 120 ans, fait suite à un hiver particulièrement rude, avec des températures basses et des chutes de neige record, qui a frappé toute la région.

Cet été, la pluie n'est pratiquement pas tombée sur les Balkans. En Bosnie, les dégâts dus à la sécheresse dans l'agriculture sont estimés à entre 30% et 40% de la récolte, a déclaré à l'AFP Sead Jelec, un responsable de l'association nationale des agriculteurs.

"La valeur totale de la production agricole en Bosnie est d'environ un milliard d'euros. C'est-à-dire que les dégâts seront de quelque 300 millions d'euros", a déclaré M. Jelec.

Le maïs, mais aussi des cultures fruitières et des plantes fourragères, ont particulièrement souffert de cette sécheresse.

En Croatie, la Chambre agricole nationale a évalué les dégâts liés à la sécheresse à "plus d'un milliard de kunas (134 millions d'euros)", a déclaré son président Matija Brlosic.

L'état de catastrophe naturelle a été proclamé dans plusieurs régions, mais c'est surtout la Slavonie (est), la principale zone de production agroalimentaire du pays, qui a été ravagée par la sécheresse.

"La Slavonie a été littéralement dévastée. Les cultures du printemps sont dans un état catastrophique et on va avoir des dégâts allant de 60% à 100%", a précisé M. Brlosic.

Sur environ 1,5 million d'hectares de terres labourées en Croatie, seuls 18.000 hectares sont irrigués.

En Serbie, les premières estimations sur les pertes provoquées par la sécheresse s'élèvent à environ un milliard d'euros, a-t-on appris de source gouvernementale.

La Voïvodine (nord), connue comme étant "le grenier" du pays, a particulièrement souffert et s'attend à des dégâts évalués à 50% de la production agricole. Plus d'un million d'hectares sont touchés, surtout la culture du maïs, a-t-on indiqué de source officielle.

Le gouvernement serbe a adopté jeudi une série de mesures destinées à venir en aide aux agriculteurs dont les cultures ont été victimes de la sécheresse.

Au Kosovo, les récoltes sont de 20% inférieures à celles qui étaient prévues, a indiqué à l'AFP Safet Gerxhaliu, président de la Chambre du commerce kosovare.

Le Kosovo, qui importe environ 50% de ses besoins alimentaires, mais aussi le Monténégro voisin, grand importateur de nourriture, craignent surtout, en conséquence, une envolée des prix des aliments.

En Macédoine, les récoltes seront d'environ 20% inférieures à ce qui avait été prévu, a indiqué le ministre de l'Agriculture Ljupco Dimovski.

La canicule a eu d'autres effets dévastateurs sur la région où des dizaines de milliers d'hectares ont brûlé dans des incendies provoqués par les hautes températures avoisinant souvent les 40 degré au cours des mois de juillet et août.

Parallèlement, le niveau des cours des rivières dans la région a dramatiquement baissé, comme en Serbie, menaçant même l'approvisionnement en eau potable de certaines régions.

Les principales voies navigables, le Danube, les rivières Sava ou encore la Tisa, quoique accusant des baisses records de leurs niveaux sont encore praticables pour la navigation.


SCIENCES ET AVENIR 25/08/2012
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MessageSujet: La faim rôde au Zimbabwe, frappé par la sécheresse   Ven 14 Sep - 14:29

Connie Garandemo, une pauvre paysanne, ne mange pas tous les jours à sa faim depuis que la sécheresse s'est abattue sur le Zimbabwe, jadis grenier à blé de l'Afrique australe, réduisant sa récolte à trois petits seaux de céréales.

"Nous ne mangeons que deux repas par jour, une fois le matin, puis le soir", se désole cette mère de deux enfants de la région de Buhera (sud-est).

La famille cultive une petite parcelle dans le village de Garisanai. Mais en raison de l'irrégularité des pluies l'an dernier, la récolte de la famille s'est réduite à trois seaux d'un petit grain connu localement sous le nom de runinga, qui ressemble au sésame.

Les Garandemo ont été forcés de troquer trois dindes, sur les six qu'ils avaient, contre six sacs de maïs, raconte-t-elle.

Au moins 1,6 millions de Zimbabwéens vont avoir besoin d'une aide alimentaire cette saison, selon le Programme alimentaire mondial des Nations unies au Zimbabwe.

Les experts expliquent la disette par l'irrégularité des précipitations et des périodes de sécheresse, un accès insuffisant aux semences et aux engrais, une réduction de la superficie ensemencée, de mauvaises pratiques agricoles et une insuffisante diversification des cultures.

Riches de terres fertiles, le Zimbabwe a souffert de la réforme agraire du début des années 2000, qui a fait plonger la production agricole: la plupart des exploitations appartenant aux fermiers blancs ont été saisies et attribuées à des Noirs sans terre qui n'avaient en général ni les compétences ni les moyens pour les grandes cultures, et n'ont reçu que peu de soutien du gouvernement. Les autorités zimbabwéennes, quant à elles, blâment les conséquences des changements climatiques.

Le petit déjeuner de la famille Garandemo se résume à des papayes mûres, bouillies et salées. Pour le dîner, du sadza, une bouillie de maïs épaisse, servie avec des légumes bouillis, feuilles de citrouille ou kale, un chou vert populaire au Zimbabwe.

"Je suis sous antirétroviraux et il me faudrait au moins trois repas par jour", soupire cette paysanne de 43 ans. Aux pires moments, la famille n'a pu s'offrir qu'un seul repas par jour, et les enfants ont dû rater l'école, souligne Connie. Kennedy, le mari, fait des petits boulots aux alentours et se fait payer en grain ou en vêtements usagés. "Lui aussi vit avec le VIH, mais il n'a pas d'autre choix que de s'en aller pendant parfois des semaines pour chercher du travail, pour qu'on puisse manger", dit sa femme.

Le chef du village Jaison Zinanga explique que la pénurie alimentaire est désormais un phénomène récurrent dans la région, et que ses sujets viennent souvent mendier de la nourriture, alors qu'il a lui-même du mal à nourrir sa propre famille. "Des gens viennent me demander de la nourriture. J'aide quand je peux. Parfois, je les emmène chez le conseiller local ou le chef supérieur pour leur demander de trouver des donateurs".

"La situation est grave. Les puits sont à sec, si bien que les gens ne peuvent pas faire pousser leur propre nourriture." Certaines organisations humanitaires ont creusé des puits, mais il y en a peu, et ils sont loin.

La disette touche de vastes étendues au sud-sud-est et au nord du pays. Sa gravité a poussé le Programme alimentaire mondial (PAM) à débuter ses distributions aux régions défavorisées plus tôt que d'habitude. "Ces dernières années, le programme (de distribution de l'aide) a débuté en octobre et s'est poursuivi jusqu'en mars. Cette année, en raison de l'aggravation de la situation, nous allons commencer plus tôt en septembre", a indiqué la porte-parole du PAM Victoria Cavanagh. "Nous avons l'intention de répondre aux besoins croissants de la population grâce à une distribution alimentaire en nature et des transferts d'argent dans les zones touchées", dit-elle.

Dès juin, des envoyés de l'agence onusienne avaient constaté "des greniers vides, des ventes d'animaux par désespoir et la réduction du nombre de repas pris chaque jour", y voyant "une situation désastreuse".

Mais il manque près de 90 millions de dollars au PAM, près des trois quarts de la somme nécessaire pour venir en aide aux Zimbabwéens qui auront faim d'ici mars 2013. "Nous discutons toujours avec nos donateurs", a précisé Mme Cavanagh.



Sciences et Avenir 14/09/2012
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MessageSujet: USA : 2012, année la plus chaude et l'une des plus sèches   Mer 9 Jan - 4:51

WASHINGTON (AFP) - Les Etats-Unis ont connu en 2012 l'année la plus chaude depuis 1895, date des premiers relevés, ainsi qu'une des plus grandes sécheresses et des événements climatiques plus dévastateurs que la moyenne, dont surtout l'ouragan Sandy, a indiqué mardi l'Agence océanique et atmosphérique.

Selon l'Agence fédérale (National oceanic and atmospheric agency/NOAA) la température moyenne l'année dernière hors Alaska et Hawaï a été de 12,94 degrés Celsius, soit 1,77 degré au-dessus de la moyenne du XXe siècle et 0,55 degré de plus que la température moyenne en 1998, précédente année la plus chaude.

L'année 2012 a aussi enregistré le quatrième hiver le plus clément dans les annales, ainsi que le second été le plus chaud avec une température maximum moyenne en juillet de 24,94 degrés, deux degrés au-dessus de la moyenne.

Bien que les quatre derniers mois de 2012 n'ont pas enregistré une chaleur aussi inhabituelle que durant les huit premiers mois, les températures de septembre à décembre sont restées suffisamment élevées pour que l'année batte largement un record de chaleur, explique la NOAA.

Les précipitations moyennes ont aussi été nettement moins abondantes avec 67,4 centimètres au total en 2012, 6,53 cm sous la moyenne annuelle, faisant de 2012 la 15e année la plus sèche jamais enregistrée.

La sécheresse a été étendue, touchant 61% du territoire continental, détruisant dans le Middle West une partie substantielle des deux principales récoltes américaines, le maïs et le soja, faisant exploser les prix.

En outre, l'indice des phénomènes climatiques extrêmes a été le second plus élevé en 2012 dans les annales du pays.

Cet indice, qui prend en compte les températures et les précipitations extrêmes ainsi que les ouragans tropicaux ayant touché terre, s'est situé l'an dernier à près de deux fois sa valeur moyenne et a atteint son deuxième niveau le plus élevé après 1998.

En 2012, onze désastres climatiques ont dépassé le milliard de dollars de dommages, dont plusieurs tornades, l'ourgan Isaac, qui a frappé la région du golfe du Mexique en août, et surtout Sandy. Cet ouragan a dévasté les côtes du New Jersey et New York en octobre avec des dégâts qui coûteront plus de 60 milliards de dollars, selon les estimations.

Nombre de scientifiques américains ont établi une relation entre cette montée record du mercure et le réchauffement climatique attribué en grande partie par la vaste majorité des climatologues aux émissions de gaz à effet de serre provenant des activités humaines.

"Le fait que nous ayons enregistré des records aussi importants de chaleur et qu'ils se soient maintenus aussi longtemps indique que le réchauffement du climat joue un rôle", expliquait l'été dernier Kevin Trenberth, un des responsables du "Centre national pour les recherches atmosphériques" à Boulder (Colorado).

Sans sous-estimer l'influence du courant périodique chaud du Pacifique équatorial El Nino dans cette vague de chaleur record, il soulignait aussi "les grandes variations d'une année sur l'autre aux Etats-Unis comme en Europe et en Asie".

Ainsi, "les étés tendent à être soit chauds et secs ou frais et humides, mais il n'y a pas de combinaison des deux" la même année, expliquait-il.

"Nous avons ainsi un système météorologique qui produit des vagues de chaleur plus importantes que par le passé et cela est lié au changement climatique", ajoutait le scientifique.



SCIENCES ET AVENIR 8/1/2013
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MessageSujet: Sécheresse aux îles Marshall causée par les changements climatiques   Ven 2 Aoû - 2:22

Les îles Marshal, un minuscule Etat du Pacifique, sont à la recherche de soutiens dans leur lutte contre les changements climatiques.

Tony De Brum, le ministre chargé d'aider le président de la république, est actuellement en visite en Australie, où il a tenu une conférence de presse ce jeudi à Sydney.

D'après lui, il n'a pas plu dans le nord des îles Marshal depuis 7 mois environ, ce qui cause un manque d'eau potable et affecte sérieusement la culture du taro, un turbercule essentiel à l'alimentation locale.

M. De Brum a ajouté que la montée du niveau de la mer par suite du réchauffement planétaire risque de submerger les îles.

Le ministre a remercié le Japon pour ses contributions, disant espérer que l'Archipel continuera à coopérer à la promotion des énergies propres pour lutter contre les changements climatiques. M. De Brum a mentionné le solaire et l'énergie géothermique comme substituts, permettant de lutter contre le réchauffements du climat.






NHK WORLD 1/8/2013
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MessageSujet: Brésil : le Nordeste endure la pire sécheresse en 30 ans   Lun 20 Jan - 1:42

Quixada (Brésil) (AFP) - Une chèvre noire sous un arbre sec: c'est le seul animal qu'il reste à Maria Juana Rodrigues, agricultrice à Quixada, dans le Nordeste du Brésil. Il y a deux ans, la retraitée possédait encore une douzaine de têtes de bétail.

"A cause de la sécheresse, je n'ai pas récolté de maïs pour nourrir mes bêtes, raconte-t-elle, les larmes aux yeux. J'ai dû les vendre à bas prix pour éviter de les voir mourir."

 Photo d'illustration : Une chèvre noire sous un arbre sec: c'est le seul animal qu'il reste à Maria Juana Rodrigues, agricultrice à Quixada, dans le Nordeste du Brésil. Il y a deux ans, la retraitée possédait encore une douzaine de têtes de bétail. (c) Afp

L'Etat semi-aride du Ceara, où se situe Quixada, est habitué aux épisodes de sécheresse. Mais en 2012 et 2013 il n'a plu en moyenne que la moitié des précipitations habituelles, après une année 2010 déjà avare en eau.

Il faut remonter aux années 70 pour trouver une telle succession d'années de sécheresse. Dans l'ensemble du Nordeste brésilien, le manque d'eau a conduit le gouvernement à placer 74% des municipalités en situation d'urgence.


 
maria elena Romero 13/12/2012

La petite agriculture, qui fait vivre 20% des familles à Quixada, est la première touchée. Au milieu des arbustes couleur de cendre, de rares vaches broutent ce qu'elles trouvent dans la terre poussiéreuse. D'après le syndicat local des producteurs ruraux, plus de 40% des bêtes ont été vendues de façon précipitée ou sont mortes de soif.

Lors d'une visite au Ceara déjà éreinté par la sécheresse, en avril, la présidente Dilma Rousseff a promis aux éleveurs 50.000 tonnes de maïs subventionné pour nourrir leurs bêtes. Mais les quantités promises ne sont pas au rendez-vous.


 
ViralMedia24 22/7/2013

"Nous achetons ces grains à 18 réais le sac au lieu de 45 réais sur le marché (5,5 euros au lieu de 13). Mais à cause des difficultés logistiques et de la corruption nous n'avons reçu qu’un tiers de la quantité annoncée", dénonce le président du syndicat, Francisco Fausto Fernandes.

Si elle dévaste toujours les cultures et les troupeaux, cette sécheresse menace moins la vie des habitants que par le passé. La population bénéficie désormais de mesures d'accès à l'eau et d'aides sociales.

Francisco Felix Gonçalves, journalier agricole à Quixada, se retrouve en chômage forcé plusieurs jours par semaine à cause du manque d'eau. "Heureusement que nous touchons une assurance pour la perte de notre récolte et la Bolsa Familia (une allocation créée en 2003 pour les familles les plus pauvres)", raconte le jeune père de famille devant sa maison en torchis.

Derrière la maison, une citerne blanche à demi enterrée, financée par les autorités locales, a récupéré les pluies passées et fournit l'eau nécessaire à la cuisine et au ménage.

 
teleSURenglish tv 15/11/2012

"Nous n'avons jamais autant aidé la population à vivre avec la sécheresse", assure le secrétaire à l'agriculture du Ceara, Nelson Martins. "Nous avons foré ou rénové 5.000 puits, lancé un programme d'aide à l'ensilage, creusé des canaux pour dévier certains cours d'eau...". Des camions citernes alimentent par ailleurs un million de personnes dans l'état du Ceara.

"Lors des sécheresses passées des agriculteurs affamés pillaient des commerces, rappelle le secrétaire à l'agriculture. Cette année on n'observe pas un tel phénomène." Des vagues d'exode rural ont néanmoins été signalées dans l'état de Bahia et dans l'intérieur du Pernambuco.

 maria elena Romero 12/8/2011

La situation risque de se compliquer encore si la pluie reste rare en 2014. "Le scénario n’est pas bon en ce début d'année, regrette le président de la Fondation de météorologie du Ceara, Eduardo Savio Martins. Si cela continue nous allons manquer d'eau dans les zones urbaines".

Le spécialiste s'avoue désemparé: "on ne s'attendait pas à une sécheresse sur le Nordeste ces deux dernières années car les eaux du Pacifique étaient froides. Il se passe donc quelque chose dans le climat qu'on ne comprend pas".

L'influence de l'océan Atlantique, notamment, est délicate à évaluer. Seule une douzaine de bouées en surveillent les humeurs, contre plus de 300 appareils dans les eaux du Pacifique.

Sciences et avenir 19/1/2014


Dernière édition par Admin le Dim 22 Mar - 14:25, édité 1 fois (Raison : Suppression d'une vidéo supprimée par son auteur)
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MessageSujet: En Californie, les éleveurs implorent le ciel de mettre fin à la sécheresse   Dim 9 Fév - 23:56

Los Angeles (AFP) - Nathan Carver plisse les yeux de désespoir. Cinq générations que sa famille élève du bétail sur cette terre de Californie. Mais au lieu du tapis de verdure qui y pousse en cette saison, ses vaches gambadent sur un sol lunaire. La faute à la sécheresse.

"Mes grands-parents me racontaient le Dust Bowl, lorsque dans les années 1930, des tempêtes de poussière faisaient rage, que tout était sec. Mais, là, de mon vivant je n'ai jamais vu ça", souffle l'éleveur de 55 ans. "Si la sécheresse continue, je vais devoir prendre des mesures radicales".

 Nathan Carver plisse les yeux de désespoir. Cinq générations que sa famille élève du bétail sur cette terre de Californie. Mais au lieu du tapis de verdure qui y pousse en cette saison, ses vaches gambadent sur un sol lunaire. La faute à la sécheresse. (c) Afp

Le mois dernier, Jerry Brown, le gouverneur de Californie, a décrété l'état d'urgence en raison de la sécheresse qui pourrait bien être la pire qu'ait connue l’État en un siècle.

Plus préoccupant encore, la très fertile Vallée centrale qui court du nord au sud de la Californie et est considérée comme le "grenier" des États-Unis, est très durement touchée. 


 CoconutScienceLab 7/2/2014 - Plus d'infos : http://www.coconutsciencelab.com 

Hormis quelques averses passagères, il n'a pas plu depuis le mois de novembre dans la région. Et comme ses vaches n'ont plus d'herbe à brouter, Nathan Carver est forcé d'acheter du foin, qui se vend de 20 à 30% plus cher, demande oblige. Plus radical encore, certains éleveurs se résolvent tout simplement à vendre leur bétail.

"Beaucoup d'éleveurs vendent tout. Arrivé à un certain point, quand il n'y a plus d'herbage, acheter du foin pour nourrir les vaches revient trop cher", explique M. Carver, dont le ranch se trouve près de Bakersfield, à trois heures de route au nord de Los Angeles.

 La Californie est en passe de subir une sécheresse record. Ce n'est pas seulement l'état le plus peuplé des États-Unis, c'est aussi l'un des plus important en matière d'élevage et de pratiques agricoles... Et la pénurie d'eau oppose des intérêts qui s'affrontent rapporte Rob Reynolds. Al Jazeera English 7/2/2014

Ces temps-ci, les affaires ne semblent jamais avoir si bien marché à la vente aux enchères hebdomadaire de bestiaux de Famoso. Justin Mebane, le patron du marché de Western Stockman, estime même que les choses pourraient très vite s'emballer si la sécheresse continue.

"Ça n'est que la partie émergée de l'iceberg", a-t-il récemment déclaré au Bakersfield Californian, le journal local. "S'il ne pleut pas, nous allons avoir énormément de travail. Les éleveurs vont devoir liquider leur cheptel".

 
AMTV 5/2/2014

En temps normal, un marché comme celui de Famoso devrait voir entre 200 et 300 bêtes passer chaque jour, renchérit Jack Lavers, membre de l'Association des éleveurs de Californie. "En ce moment, il y en a plus de 1.000 chaque jour", dit-il. Lui-même s'est déjà séparé d'un tiers de ses 400 têtes de bétail et il compte en vendre encore de 10 à 20% dans les deux prochains mois.

Il ne fait en aucun cas figure d'exception. Des 1.700 membres de son association, "je peux vous garantir que tout le monde a été affecté par la sécheresse. La situation est mauvaise depuis deux ans, mais cette année a été la pire de toutes", relève-t-il.

Avec moins de 100 jours de réserve d'eau, les gens de la ville rurale de Willits, Californie du Nord, sont de plus en plus soucieux de l'avenir...  AssociatedPress 5/2/2014 

Outre les feux de forêt qui se sont multipliés, la Californie a vu le niveau de ses cours d'eau et de ses réservoirs baisser à vue d'oeil. 

De son ranch, Nathan Carver voit les contreforts de la Sierra Nevada, le massif montagneux de l'Est de la Californie. Sa propriété a été fondée par l'un de ses aïeuls en 1837, bien avant la ruée vers l'or. Et malgré la crise, l'éleveur n'entend pas céder. Il compte bien transmettre son ranch à l'un de ses quatre enfants. "Chaque jour, je viens ici, je nourris les vaches et je fixe le sol sec, brun. C'est déprimant et décourageant", se lamente-t-il. Pourtant, Nathan Carver jure de continuer à se battre, galvanisé qu'il est par le savoir-faire des générations précédentes et sa foi en Dieu.


 DAHBOO77 1/2/2014

"Ce qui nous pousse à continuer, nous les éleveurs, c'est notre espoir qu'il pleuve. Les éleveurs sont d'éternels optimistes. On espère toujours que l'année prochaine sera meilleure que celle en cours".

Lire aussi : l'ONU exhorte les pays à créer des plans anti-sécheresse


Sciences et avenir 9/2/2014
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MessageSujet: LIBAN : la pire sécheresse enregistrée depuis 82 ans   Sam 10 Mai - 11:57

Aamiq (Liban) (AFP) - Le Liban connaît sa pire sécheresse depuis plus de 80 ans, et devrait souffrir cet été d'une pénurie d'eau dramatique, aggravée par le gaspillage des ressources hydrauliques et l'afflux de réfugiés syriens.

A Aamiq, dans l'est du pays, Khaled al-Kaabi irrigue ses champs d'avoine un mois plus tôt que prévu. "Généralement, nous le faisons fin mai, mais cette année le peu de précipitations nous oblige à le faire maintenant", explique-t-il à l'AFP.

AFP 9/5/2014

Le niveau de précipitations de la saison passée -de septembre à août- n'a été que de 431 mm, contre 905,8 mm l'an d'avant, et une moyenne générale de 812 mm pour cette période de l'année selon le service de météorologie. Il faut remonter à 1932 pour trouver un année encore plus sèche avec 335 mm, explique Hadi Jaafar, maître de conférences au département d'ingénierie de l'irrigation et de gestion de l'eau à l'Université américaine de Beyrouth.

Et si "l'on rapporte la quantité des précipitions au nombre d'habitants, la saison actuelle est la pire, car il y a 82 ans la population était la moitié" de celle d'aujourd'hui, selon lui.

lorientlejourTube 25/2/2014 : Le Liban, en proie à une véritable sécheresse, l'attendait avec impatience, une prière avait même été organisée dimanche dernier au Akkar. Fidèle aux prévisions météorologiques, la pluie est tombée mardi matin, en trombe même à certains moments. Il n'en fallait pas plus pour que l'escalier Vendôme à Mar Mikhael se transforme en une tumultueuse cascade.

Au Liban, les agriculteurs utilisent pour l'irrigation l'eau des rivières, qu'ils dérivent via des canaux, ou l'eau de pluie collectée dans des bassins. Or cette année l'automne et l'hiver ont été trop cléments pour remplir les réservoirs. "Nous allons pomper les nappes phréatiques, mais si la sécheresse se répète l'an prochain, il ne restera plus que 5% de ces eaux", se lamente Khaled al-Kaabi.

Le chercheur Hadi Jaafar tire lui aussi la sonnette d'alarme: "La demande en eau au Liban s'élève à 1,8 milliards de m3 par an. Cette année, cette quantité sera fournie principalement par ces nappes".

Le Liban a la plus grande proportion par habitant de terres arables de tous les pays arabes, mais l'agriculture n'utilise que 12% de la main d'œuvre et ne contribue qu'à 11,7 % du PIB, bien derrière les services et l'industrie.

La commission parlementaire des travaux publics et de l'énergie a appelé en avril à créer une "cellule de crise", et le directeur général des Ressources hydrauliques et électriques au ministère de l'Énergie, Fadi Comair, s'alarme de la "situation réellement dramatique", soulignant l'impact des réfugiés et du gaspillage sur les réserves.

Pour le Haut commissariat de l'ONU aux réfugiés (HCR), l'augmentation du nombre de réfugiés syriens qui dépassent le million, au côté des quatre millions de Libanais, a provoqué une "forte chute" des ressources en eau renouvelable.

De plus, cette année, les précipitations et l'enneigement ont été la moitié de la moyenne habituelle, précise M. Comair. Les célèbres stations de ski n'ont ouvert que deux jours cette saison.

Selon un employé du barrage de Chabrouh, l'un des deux que compte le pays, la quantité d'eau retenue n'est qu'au tiers de sa capacité.

Le Liban fait pourtant figure d'enfant gâté dans la région. Béni des dieux au milieu de terres arides, il possède 40 cours d'eau, dont 16 fleuves, mais le manque de barrages fait que 70% de ces ressources vont directement dans la Méditerranée, selon Hadi Jaafar.

Au ministère de l'Énergie, M. Comair peste: "Les Libanais gaspillent l’eau", 48% des réserves sont perdues en raison des mauvaises infrastructures et des fuites.

Certaines rues de Beyrouth sont régulièrement inondées par des fuites de canalisation, qui mettent des semaines à être réparées. Dans le même temps, une grande partie des immeubles doivent faire appel à des marchands d'eau privés, car celle de la ville est distribuée au compte-goutte. Et en dépit des appels au civisme, les Libanais continuent à laver leurs voitures à grande eau et à arroser sans répit jardins et terrasses.

Afin de "limiter les pertes des ressources en eau", des hommes d'affaires et des militants ont lancé un plan quinquennal "Blue Gold" pour développer les ressources du pays. Mais la corruption, la bureaucratie et la paralysies politique ont toujours bloqué ce genre de projets.

En 2000, plusieurs projets avaient été lancés pour la construction de 27 barrages et lacs artificiels. Mais, déplore M. Comair, seul 1% des objectifs a été atteint, "parce qu’il n'y a pas la volonté politique".

Sciences et avenir 9/5/2014
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MessageSujet: La chasse aux pelouses est ouverte en Californie   Lun 4 Aoû - 19:08

Los Angeles (AFP) - Les pelouses verdoyantes, symbole de l'"American Way of life" (mode de vie), sont en train de devenir indésirables en Californie où sévit une extrême sécheresse et où des programmes "gazon contre dollars" se multiplient.

"Les gens oublient que nous habitons dans le désert. Pourquoi est-ce qu'ils veulent tant que ça ressemble aux grandes plaines du Midwest?", s'interroge Larry Hall, un musicien de jazz, en train d'arracher la pelouse devant sa maison de Los Angeles pour y installer un jardin plus écolo. "Nous y pensions depuis longtemps, nous avions déjà demandé des estimations à des paysagistes, mais c'était trop cher", ajoute son épouse Barbara Hall. Le programme "gazon contre dollars" de la ville de Los Angeles leur a permis de franchir le pas.

La municipalité offre 3 dollars par tiers de mètre carré remplacé par des pierres, galets, paillis, cactus, plantes grasses et autres herbes méditerranéennes économes en eau.

Ces programmes se multiplient ailleurs en Californie. En cause une grave sécheresse sévit depuis trois ans, mettant à mal les nappes phréatiques souterraines, les réservoirs et menaçant l'approvisionnement en eau de ses 38 millions d'habitants.

Le gouverneur de l'Etat, Jerry Brown, a pris il y a deux semaines des mesures d'urgence visant particulièrement l'arrosage des pelouses, avec interdiction de les arroser plus de deux fois par semaines ou d'avoir des systèmes de jets automatiques qui giclent sur les trottoirs ou les allées.

Dans la presse locale, les courriers de lecteurs et éditoriaux se multiplient pour demander d'interdire l'arrosage des pelouses et encore plus des golfs, alors même que les agriculteurs sont soumis à des restrictions.

En attendant, le gouverneur de Californie s'est contenté d'interdire temporairement les amendes imposées par certaines municipalités ou associations de propriétaires aux fâcheux qui laissaient leur pelouse jaunir pendant l'été, au risque de faire tâche dans un quartier coquet.

"Dans les années 50,60, il y avait l'image traditionnelle de la maison style ranch avec la pelouse et tout...(...) Je pense qu'il faut juste qu'on passe à autre chose", estime Anne Philips, paysagiste spécialisée dans les jardins écolo, embauchée par Barbara et Larry Hall. Pour elle, les programmes "gazon contre dollars" sont une aubaine: ils ont dopé de 30% l'activité de son entreprise, (GoGreenGardeners.com).

Elle remplace les jets d'arrosage qui entraînent une forte évaporation et déperdition d'eau par des systèmes posés directement au pied des plantes et qui arrosent avec parcimonie et précision. Ses jardins "écolo" privilégient les plantes succulentes, les aromates, la lavande, les agaves, etc. "Ca n'a pas besoin d'être ennuyeux ou laid, ni de piquer!", assure la paysagiste.

Prise de conscience environnementale ou factures d'eau en hausse exponentielle, les jardins secs et désertiques gagnent en tout cas du terrain à Los Angeles où ils se multiplient dans les quartiers chics, même s'ils ne font pas encore l'unanimité.

"J'ai reçu une lettre anonyme me demandant d'enlever tout ça, mais alors que j'avais commencé à enlever certains arbustes, un voisin m'a enjointe d'arrêter, affirmant que mon jardin était son préféré du quartier", s'amuse Stéphanie Pincetl, chercheuse et professeur de l'Institut d'études environnementales de l'université UCLA, interrogée par l'AFP devant le jardin écologique luxuriant.

Pour elle, pour inciter les "angelenos" et les californiens à économiser l'eau, il faut "deux compteurs d'eau. Un pour la consommation intérieure", l'eau que l'on boit, avec laquelle on cuisine et on se lave, et l'eau "extérieure, avec laquelle on arrose les pelouses, et dont le prix doit refléter la rareté de l'eau".

"Avec des factures de ce type les gens comprendraient que 60% au moins de l'eau facturée vient de celle utilisée" pour les jardins, conclut-elle, alors que sur le trottoir d'en face se forme une énorme flaque à cause des jets d'arrosage qui débordent...

Sciences et avenir 4/8/2014
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MessageSujet: Sao Paulo, la mégapole du Brésil, a soif   Jeu 21 Aoû - 14:25

Sao Paulo (AFP) - Mégapole et poumon économique du Brésil, Sao Paulo a soif, frappée depuis des mois par une grave sécheresse qui menace l'approvisionnement en eau de millions de personnes.

Les réservoirs du réseau Cantareira, qui alimente 45% de la région métropolitaine de Sao Paulo, une zone où vivent 20 millions de personnes, se trouvent à un minimum historique. Et ce niveau continue à baisser alors que d'autres réseaux montrent des signes de fatigue.

 Les sols asséchés situés sur le barrage de Jaguari, à 100 km de Sao Paulo, au Brésil, le 19 août 2014 (c) Afp

Le gouvernement local dirigé par le social-démocrate Geraldo Alckmin, qui en octobre briguera la réélection, a écarté un rationnement d'eau dans la capitale et la banlieue. Ceci, malgré les recommandations du parquet de rationner la consommation de son principal réseau de distribution afin d'affronter "la pire crise hydrique de la région et une panne dans l'ensemble des réservoirs".

La compagnie des eaux, la Sabesp, garantit l'approvisionnement en eau jusqu'en mars 2015, assurant qu'elle transfèrera de l'eau d'autres systèmes de barrages et qu'elle continuera à utiliser des réserves d'urgence, tout en encourageant la population à moins consommer. Selon la Sabesp, il n'y aura ni coupure ni rationnement dans les 364 communes de Sao Paulo qu'elle dessert (plus de la moitié du total).

Mais chez les 41,2 millions d'habitants que compte l'Etat de Sao Paulo, rien n'est moins sûr. Une enquête du quotidien Folha de Sao Paulo a montré qu'en août, 46% des habitants de Sao Paulo capitale ont dit avoir souffert de coupures d'eau au moins une fois, contre 35% lors du sondage précédent en mai. "La semaine dernière nous sommes restés quatre jours sans une goutte d'eau au robinet. Cela a été très difficile", raconte à l'AFP Adilson Becerra, une commerçante de 36 ans qui vit en banlieue.

La période des pluies qui va d'octobre à mars a été caractérisée par une sécheresse atypique entre 2013 et 2014 à São Paulo et la situation continuera en 2015, selon les experts.

Le manque de pluies touche aussi la production d'énergie hydroélectrique, la principale source au Brésil, cédant la place aux usines thermoélectriques plus chères et polluantes. Mais en année d'élection, le rationnement a été écarté par le gouvernement brésilien. "La situation est critique pour l'eau potable et l'énergie. L'idéal serait que la population réduise sa consommation", commente Cristopher Vlavianos, président de Comerc Energía, un distributeur indépendant.

Dans d'autres villes de l'Etat de Sao Paulo qui ne sont pas desservies par la Sabesp, le rationnement est déjà en vigueur. Ainsi à Guarulhos, une municipalité de 1,3 millions d'habitants, l'approvisionnement en eau souffre de coupures depuis mars.

"On a l'impression qu'au Brésil on ne manquera jamais d'eau. En 2009 et 2010, il y a eu un excès d'eau, mais elle s'est perdue parce qu'on ne savait pas où la stocker. C'est une situation compliquée", déclare Marco Aurelio Cardoso, directeur de la compagnie des eaux de Guarulhos.

"Pendant des années nous avons été à la limite des réserves et rien n'a été fait pour améliorer l'infrastructure" tandis que "la population et la demande d'eau ont augmenté", explique le géographe Paulo Roberto Moraes, de l’Université catholique de Sao Paulo. Le système résiste mais "maintenant nous avons une sécheresse qui se traduit par un manque d'eau dans les réserves depuis 15 mois", a-t-il ajouté.

Sao Paulo est la capitale économique du Brésil et a un parc industriel important : usines automobiles, fabriques d'avions, production agricole, minière, pétrolière, textile, chimique, entreprises de construction...

"Le manque d'eau aura un impact économique dont on ne connaît pas encore la portée. Mais le pire se situe au niveau de la confiance et des attentes car la lecture que l'on fait est celle d'une mauvaise gestion", estime l'économiste André Perfeito, du cabinet de consultant Gradual Investimentos.

Sciences et avenir 21/8/2014
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MessageSujet: En images : l'alarmante sécheresse de la Californie    Sam 6 Sep - 11:13

L’ouest des États-Unis est en train de subir une sécheresse historique. Des images capturées en 2011 et en 2014, rendent comptent de l’évolution de la situation préoccupante. Selon les scientifiques, près de 239.000 milliards de litres d’eau se seraient évaporés.

Gentside 5/9/2014

Depuis quelques années, l’ouest des États-Unis est en proie à une importante sécheresse. La Californie ainsi que l’Etat voisin du Nevada sont les principaux touchés. Les régions dont la situation est devenue particulièrement critique, ont d’ailleurs déjà déclaré l’état d’urgence. Pour rendre compte de l’ampleur du phénomène, des scientifiques de l’Institut d'océanographie Scripps, en Californie se sont attelés à quantifier les pertes d’eau. Selon leurs estimations, près de 239.000 milliards de litres d’eau auraient été perdus dans la région au cours de ces 18 derniers mois.

Loin de passer inaperçu, le déficit en eau a modifié les paysages californiens de manière flagrante. Des images capturées avant la sécheresse, en 2011, et durant 2014, rendent comptent de la situation et de ses effets dramatiques.

Zac Mermarian 23/7/2014

Même les plus grand cours d’eau sont touchés. A l’époque débordants, ils sont aujourd’hui pratiquement à sec. Sur les images, on peut notamment voir l'état actuel du lac Oroville et de ses environs. Fleuves, ports, barrages et réservoirs d’eau se vident petit à petit menaçant de priver la Californie en approvisionnement en eau.

Selon le Los Angeles Times, les trois plus grands réservoirs de la région seraient à peu près à 30% de leur capacité. Fort heureusement, la situation des autres réservoirs est plus encourageante. La capacité de ces derniers s’élève en effet bien au delà de la moyenne de 41% enregistrée lors de la sécheresse dévastatrice de 1997.

FRANCE 24 25/3/2014

Mais que se passe-t-il lorsqu’une telle quantité d’eau disparait ? Interrogée par le Washington Post, l’océanographe Angela Fritz, répond à cette question : "Il s'avère que 63 trillons de gallons (unités britanniques ndlr) de litres d'eau sont assez lourds". Elle poursuit : "Ce déficit en eau incroyable pèse près de 240 milliards de tonnes, et comme il s’est évaporé, le sol a commencé à changer".

Grâce à un réseau de GPS installés dans l'ouest des États-Unis, les scientifiques peuvent surveiller les changements au niveau des plaques tectoniques. En observant les données, ils ont ainsi constaté que le sol commençait lentement à remonter, coïncidant avec la perte d'eau. Selon leurs conclusions dévoilés dans un communiqué, l'élévation moyenne serait depuis 2013 d'environ 4 millimètres. Dans les montagnes, elle atteindrait 15 millimètres.

Maxisciences 5/9/2014
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MessageSujet: D'ouragans en sécheresses, le climat chahuté de l'Amérique latine   Dim 23 Nov - 15:04

Palacaguïna (Nicaragua) (AFP) - "Pour survivre, j'ai dû vendre un veau pour pouvoir acheter du maïs", raconte Teodoro Acuña Zavala, 64 ans, victime de la sécheresse au Nicaragua, dernier exemple des phénomènes climatiques extrêmes qui touchent de plus en plus l'Amérique latine.

Dans son hameau de Palacaguïna, dans le nord du pays, Teodoro regarde les poules picorer les restes de sa parcelle de maïs, dévastée par le manque d'eau. Il se rappelle comment, il y a 16 ans, c'est l'ouragan Mitch qui avait frappé son terrain.

 Le fermier Teodoro Acuña Zavala victime de la sécheresse montre son champ à Madriz au Nicaragua, le 17 novembre 2014 (c) Afp

Cette année, "ça a été pire que toutes les autres" sécheresses, confie cet homme au visage buriné par le soleil, avec seulement "huit jours" de pluie depuis le début de l'année. En contrebas de sa modeste maison, la rivière n'est plus qu'un chemin rocailleux.

"Jamais" on n'avait vu ça, renchérit Guillermina Inglesia, 54 ans, qui tient une petite boutique d'alimentation près de là. "Nous sommes inquiets, que va-t-on faire maintenant ? Si la sécheresse continue, de quoi va-t-on dépendre ? Si nous n'avons ni maïs ni haricots, nous sommes pratiquement sans nourriture."

L’Amérique latine accueille, à Lima du 1er au 12 décembre, la 20e conférence de l'ONU sur le changement climatique, un phénomène auquel elle est particulièrement vulnérable, explique Sönke Kreft, chargé de ces questions au sein de l'ONG allemande Germanwatch, qui évalue les pays les plus fragiles en la matière.

"Les pays d'Amérique latine et des Caraïbes sont en tête dans tous nos classements, surtout celui à long terme", qui mesure les effets sur 20 ans, en termes de décès, de dégâts matériels et économiques, de l'évolution du climat, explique-t-il.

Dans son dernier classement, Germanwatch situe le Honduras premier, Haïti troisième et le Nicaragua quatrième, parmi les pays ayant le plus souffert du changement climatique entre 1993 et 2013. L'ONG dévoilera sa nouvelle classification début décembre à Lima.

"C'est surtout parce que la région est fréquemment touchée par des ouragans", explique David Eckstein, un des responsables du classement, qui note que "l'intensité et la fréquence des ouragans ont clairement augmenté au cours des dernières années".

Fin 2012, la Banque Mondiale avait estimé que l'Amérique latine et les Caraïbes seraient "une des régions les plus affectées par la hausse de la température", malgré sa faible contribution (12,5%) aux émissions mondiales de gaz à effet de serre.

"Le Mexique et la majorité de l'Amérique centrale deviennent plus secs, l'Amérique du Sud devient plus humide dans sa partie nord et sud-est, mais le centre du Chili et le sud du Brésil s'assèchent", explique Rodney Martinez, membre de la commission de climatologie de l'Organisation Météorologique Mondiale.

Et "les principales preuves du changement climatique, ce sont les événements (climatiques) extrêmes, de plus en plus nombreux", comme les ouragans et les épisodes de sécheresse.

Tania Guillen, qui représente l'ONG nicaraguayenne Centro Humboldt dans les discussions internationales sur le climat, peut en témoigner : "Cette année, dans la région, toute la zone du couloir sec, du Guatemala au Honduras et au Nicaragua, a souffert de la sécheresse, ce qui a affecté la production d'aliments." "Puis, après trois mois de sécheresse, est arrivée la saison des pluies et nous avons eu des inondations, qui ont fait une trentaine de morts."

Mais la pluie n'est venue que dans une partie du Nicaragua, et la sécheresse a persisté partout ailleurs, retardant d'un mois le début de la récolte du café.

"Le changement climatique, ce n'est pas seulement une hausse de la température, c'est aussi que le climat devient variable : on a une année sèche, une année humide, une année froide, une année chaude", confirme Henry Mendoza, responsable technique de l'association nicaraguayenne de petits producteurs de café Cafenica.

Au Nicaragua, le Centro Humboldt, qui étudie avec l'ONG Oxfam la possibilité d'un plan d'aide humanitaire pour les populations affectées par la sécheresse, s'inquiète aussi face aux "choses bizarres" qu'elle note désormais dans le climat, comme la multiplication de tornades ou les pics de température, jusqu'à 8 degrés au-dessus de la moyenne habituelle.


Sciences et avenir 21/11/2014
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MessageSujet: Re: Les sécheresses dues ou attribuées au changement de climat dans le monde   

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