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Admin-lane

Record du nombre de narcisses des Glénan, une fleur unique au monde

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Près de 287 000 représentantes de cette fleur unique au monde ont été comptabilisées sur l'archipel la semaine dernière. Un record !  Leur nombre a quasiment doublé en 5 ans avec une précédente estimation à 150 000, en 2010. Retour sur l'extraordinaire histoire du sauvetage de cette variété menacée d'extinction.

  Narcisse des Glénan Narcissus triandrus var. loiseleurii. Massecot / domaine public

Endémiques de Bretagne, ces petites fleurs blanches sont uniques au monde et ne poussent que sur les îles et îlots de l’archipel des Glénan.  Dans les années 1970, elle a failli disparaître. Il n'en restait que quelques milliers de pieds dans les années 80, les derniers au monde. Grâce à l'implication d'une poignée de naturalistes passionnés,  une réserve naturelle nationale a été créée sur l'île Saint-Nicolas des Glénan. Grâce à la mise en place de techniques innovantes et à un suivi attentif, cette plante particulièrement fragile et délicate sublime de nouveau l'archipel. Pour assister au spectacle, il faudra vous dépêcher ! Leur floraison ne dure que quelques jours par an, fin avril.  Le narcisse des Glénan se mérite et sait se faire désirer !

 La narcisse des Glénan partage son territoire avec les jacinthes sauvages. Photo voir le tag.



Narcissus triandrus subsp. capax est une sous-espèce de Narcissus endémique de l'archipel des Glénan. Cette sous-espèce porte, selon les sources, le nom de Narcisse de Glénan, Narcisse des Glénan, ou encore Narcisse des Glénans.

Narcissus triandus subsp. capax est une bulbifère de 15 à 40 cm de hauteur. Elle présente de une à trois feuilles étroites. Chaque bulbe porte de une à trois fleurs blanc-crème, inodores. La floraison dure généralement tout le mois d'avril. L'espèce se reproduit quasiment exclusivement par dissémination, de mi-mai à mi-juin, de ses graines, qui mettent trois ans à former un bulbe. La floraison s'effectue entre les quatrièmes et sixièmes années, après quoi la plante entame sa phase de dégénérescence.

Cette sous-espèce fait partie de la liste des espèces végétales protégées sur l'ensemble du territoire français métropolitainWikipedia

La ré­serve na­tu­relle a été créée en 1974 pour pro­té­ger le nar­cisse des Glé­nan, identifié en 1803 et considé­ré comme une sous-es­pèce en­dé­mique de l’ar­chi­pel. Son administration a été confiée à l'association Bretagne Vivante. Cependant, la création de cette réserve, avec son enclos d'accès interdit, a bien failli entraîner la disparition complète de l'espèce, en cause : l'arrêt du piétinement et la poussée de la lande à fougères et ajoncs furent néfastes à la reproduction par graines (et non par bulbes) de la plante.

En 1985, la réserve fut débroussaillée et la population de narcisse se remit à augmenter. Le maintien en pelouse rase est assuré désormais, soit par débroussaillage, soit par des animaux pâturant la réserve (moutons à l'origine, puis poneys et ânes). L'accès à l'enclos reste tout de même interdit.

Le narcisse n'est pas cantonné dans la réserve naturelle, il est aussi localisé sur des stations isolées : îlots du Veau, de la Tombe, Brunec et l'ouest de Saint-Nicolas. Le maintien de la diversité de ses habitats suppose la préservation de l'ensemble des stations de l'archipel. Le mode reproducteur de ce narcisse (des graines assez lourdes d'où le développement en touffe malgré la quasi-absence de production de bulbilles) ne favorise pas les échanges entre populations de différents îlotsWikipedia




Détours en France 16/4/2015

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