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 CO2, taxe carbone... Photosynthèse... Gaz à effet de serre....

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MessageSujet: Eliminer les émissions de CO2: un objectif pas réaliste pour l'Arabie saoudite   Mar 9 Déc - 18:54

Lima - L'objectif de ne plus émettre de CO2 d'ici 2050, qui figure dans un texte provisoire actuellement négocié à Lima en vue d'un accord en 2015 pour limiter le réchauffement climatique, n'est pas réaliste, a estimé Khalid Abuleif, le principal négociateur saoudien.

Zéro émission (de CO2), nous ne pensons pas vraiment que ce soit réaliste à ce stade, avec la technologie actuelle et le modèle économique que nous avons aujourd'hui, a déclaré le responsable saoudien lors d'une rencontre avec quelques journalistes. Si vous dites +zéro émission sans avancer sur la technologie de capture et de stockage du carbone, cela veut dire que vous abandonnez les énergies fossiles, a-t-il souligné.

Le concept de zéro émission (...) sans une diffusion de la technologie et sans de solides programmes de coopération internationale n'aide pas le processus de négociation, a-t-il ajouté, alors que les pourparlers ont débuté depuis une semaine à Lima pour progresser vers un texte qui doit servir de base à la suite des travaux. Cet objectif de zéro émission en 2050 représente un défi pour le développement futur et durable des exportateurs de pétrole, a-t-il poursuivi. Or, a-t-il fait valoir, il ne devrait pas y avoir de gagnants et de perdants dans tout accord multilatéral.

Pour le négociateur saoudien, si nous laissons le changement climatique se produire, il y aura des perdants comme les états insulaires, les pays les moins avancés, etc. et si nous ne prenons pas les décisions appropriées pour traiter la question du changement climatique, nous allons créer un autre groupe de perdants, a-t-il expliqué.

Le responsable saoudien a souhaité plus de coopération internationale à travers le transfert de technologie et des investissements: cela soutiendrait nos efforts pour diversifier notre économie. Pour que l'Arabie saoudite et les pays dépendants d'une seule ressource fassent partie du monde développé, ils doivent élargir le nombre de secteurs qui contribuent à leur économie, a avancé M. Abuleif.

La diversification économique est essentielle, a-t-il dit, la question est de savoir comment la faire avancer à travers la coopération internationale.

Romandie 9/12/2014
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MessageSujet: Négociations climat: le sentiment d'urgence fait défaut   Mar 9 Déc - 19:00

Lima - Miguel Canete, le commissaire européen chargé du climat, a estimé lundi à Lima que le sentiment d'urgence faisait défaut dans les négociations en vue d'un accord pour limiter le réchauffement de la planète, peu de progrès ayant été faits sur des sujets clés.

Le sentiment d'urgence fait défaut, les questions fondamentales en jeu font retomber les parties dans leurs positions habituelles, a-t-il déploré sur le site de la Conférence de l'Onu sur le climat qui se déroule du 1er au 12 décembre dans la capitale péruvienne. Dans les jours prochains, nous devons redoubler d'efforts pour écouter les préoccupations des uns et des autres, a-t-il estimé appelant les parties à s'écouter et non à se donner des leçons.

AFP 9/12/2014

Depuis une semaine, les 195 pays membres de la convention de l'Onu sur le climat ont repris les négociations en vue de conclure un accord d'ici un an à Paris. Sur de nombreux sujets, les positions des pays développés, des pays les moins avancés et des pays émergents sont très éloignées.

La gestion de la responsabilité historique des pays riches dans les émissions de gaz à effet de serre est l'un d'entre eux, tout comme l'aide aux pays du Sud et le contenu possible des engagements de chaque pays pour réduire les gaz à effet de serre (contributions nationales).

Nous pensons que les contributions nationales doivent se limiter aux efforts de réduction des émissions, a affirmé M. Canete, alors que les pays en voie de développement veulent voir inclus leurs efforts d'adaptation au changement climatique et les moyens que les pays riches pourraient mettre en oeuvre pour aider le Sud.

Nous devons prendre en compte l'adaptation (dans le futur accord), mais pas dans les contributions nationales, estime Miguel Canete. Le périmètre des contributions doit faire l'objet d'une décision approuvée par tous d'ici la fin de la semaine.

Sur l'épineuse question de la différentiation entre les pays, le Nord ayant une responsabilité historique dans le réchauffement, nous ne sommes pas d'accord avec une interprétation rigide de la convention de l'Onu qui a créé deux catégories (Annexes 1 et 2), l'une pour les pays développés et une pour les pays en voie de développement, a affirmé Miguel Canete.

Le monde de 2015 n'est pas le monde de 1992, date de signature de la convention de l'Onu sur le climat, a fait valoir le commissaire européen, en référence à l'essor des économies de la Chine et de l'Inde notamment qui a placé ces pays parmi les gros émetteurs aujourd'hui.

Romandie 8/12/2014
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MessageSujet: Climat: le Canada ne réduira pas les GES sans les Etats-Unis   Mer 10 Déc - 15:27

Ottawa - Le Canada s'engagera dans un programme de réduction des gaz à effet de serre (GES) dans le secteur de l'exploitation pétrolière et du gaz uniquement quand les Etats-Unis le feront, a indiqué mardi le Premier ministre Stephen Harper.

 Nous souhaitons des réglementations sur le pétrole sur une base continentale compte tenu de la nature intégrée du secteur, a déclaré Stephen Harper en réponse à une question à la Chambre des communes. Avec les conditions actuelles dans le secteur pétrolier et du gaz, ce gouvernement n'envisage pas de régulation unilatéralement, a-t-il ajouté en faisant allusion à la chute des cours des hydrocarbures. Le baril de brut évolue ainsi en ce moment à des niveaux inédits en cinq ans. (Photo Leona Aglukkaq en 2010. US Mission Canada CC BY-SA 2.0)

Selon les chiffres du gouvernement canadien, le secteur gazier et pétrolier compte pour un quart des émissions de gaz carbonique au Canada, le secteur du transport comptant pour 24% et le secteur de l'électricité pour 12%.

A Lima, la ministre canadienne de l'Environnement Leona Aglukkaq a indiqué mardi que le Canada défendait une approche sectorielle dans la réduction des gaz à effet de serre.

Jusqu'ici, le Canada s'est aligné sur les normes américaines pour les émissions des véhicules, et a interdit la construction de nouvelles centrales au charbon. Nous appuyons une approche nord-américaine dans le secteur du pétrole et du gaz, a déclaré Leona Aglukkak à la tribune de la COP20 (20ème conférence des parties). En alignant ses réglementations avec son voisin américain et principal partenaire commercial, le Canada se donne les moyens de réduire ses émissions tout en protégeant son économie, a-t-elle ajouté.

En octobre, le commissariat fédéral à l'Environnement, administration publique indépendante du gouvernement, avait assuré que le Canada ne respecterait pas ses objectifs de réduction de GES d'ici 2020.

Sorti du protocole de Kyoto en 2011, le gouvernement conservateur de Stephen Harper a prévu de baisser de 17% ses rejets de GES en 2020 par rapport au niveau de 2005, soit un objectif similaire à celui des Etats-Unis voisins.

Romandie 9/12/2014
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MessageSujet: Des buckminsterfullerènes pour capturer le CO2 industriel   Mer 10 Déc - 16:31

La séquestration géologique du gaz carbonique produit par l'industrie et la production d'énergie est aujourd'hui sérieusement envisagée. Mais avant de l'injecter dans le sol, il faut pouvoir le capturer. Des techniques existent depuis longtemps mais un groupe de chimistes américains vient d'en trouver une nouvelle très prometteuse, dérivée de la fameuse molécule en forme de ballon de football.

 La molécule carbonée C60, allias le buckminsterfullerène, avait déjà été proposée pour stocker de l'hydrogène destiné à alimenter des piles à combustible. Elle se présente sur cette photo sous la forme d'une poudre noire. On peut s'en servir pour obtenir un composé aminé capable de stocker du gaz carbonique. © the Barron Research Group, Rice University

Au cours du XXème siècle les chimistes ont été amenés pour les besoins du développement de l’industrie à mettre au point différentes techniques pour traiter des mélanges de gaz afin d’en extraire une composante indésirable. L’une d’entre elles, devenue depuis standard sous le terme de traitement des gaz par les amines, consiste à séparer des gaz en utilisant des solutions aqueuses d'amines pour retirer des gaz acides comme le sulfure d'hydrogène (H2S) et le gaz carbonique.

Or, pour lutter contre le réchauffement climatique, il devient de plus en plus urgent de limiter le rejet industriel de CO2 en piégeant celui qui est produit avant qu’il ne rejoigne l’atmosphère. Comme les sources d’énergie deviennent aussi de plus en plus problématiques, il est important de trouver de nouvelles techniques pour capter le gaz carbonique et pouvoir le séquestrer géologiquement de la façon la plus efficace et la moins énergivore possible.

 En utilisant du polyéthylènimine (PEI) avec du buckminsterfullerène, il est possible de synthétiser ce composé brun spongieux. © the Barron Research Group, Rice University

Mais comment capter le dioxyde de carbone ? Les nanosciences pourraient y aider, affirment des chercheurs de la Rice University, qui viennent de publier dans la revue Nature. Les nanotubes de carbone sont souvent des emblèmes des possibilités offertes par les nanotechnologies et une autre star de la physique du solide et de la chimie, cousine elle aussi du graphène, est la molécule composée de 60 atomes de carbone. Celle-ci a été découverte par les prix Nobel Richard Smalley, Robert Curl et Harold Kroto en 1985, les deux premiers étant alors professeurs à la Rice University. Cette molécule en forme de ballon de football est devenue célèbre sous le nom de buckminsterfullerène ou encore de buckyball.

Les chercheurs annoncent maintenant qu’ils ont réussi à la combiner avec un polymère, le polyéthylènimine (PEI), afin d’obtenir une nouvelle forme de traitement des gaz par les amines. Le composé aminé qu’ils ont synthétisé devait être en mesure de capturer efficacement et de façon sélective du gaz carbonique mais pas du méthane. Il doit aussi permettre une extraction facile de ce gaz carbonique avec le moins d’énergie possible. Les composés aminés que l’on utilise déjà nécessitent d’être chauffés à 140 °C.

 Le nouveau composé, utilisable pour traiter des gaz par les amines, peut absorber un cinquième de sa masse en dioxyde de carbone, mais aucune quantité mesurable de méthane. © the Barron Research Group, Rice University

Bien que l’emploi de buckminsterfullerène soit coûteux, le nouveau matériau obtenu par les chimistes n’a pas besoin d’être porté à une température aussi élevée pour jouer son rôle. On peut donc sur ce point faire des économies et pas seulement en énergie.




Futura Sciences 10/12/2014
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MessageSujet: Le captage et le stockage du CO2 peinent toujours à se concrétiser   Jeu 11 Déc - 14:50

Paris - Souvent présenté comme incontournable pour réduire les émissions de gaz à effet de serre, à l'image du premier projet industriel d'envergure inauguré cet automne au Canada, le captage et le stockage du CO2 peinent à se développer, faute de financements.

Capter le dioxyde de carbone produit par l'industrie (cimenteries, centrales thermiques, aciéries, etc.) et le stocker dans le sous-sol, au lieu de le laisser s'échapper dans l'atmosphère, a l'avantage de rendre plus propre l'utilisation encore massive des énergies fossiles.


 Schéma montrant la séquestration géologique des émissions de dioxyde de carbone d'une usine de charbon. Lejean Hardin et Jamie Payne CC BY-SA 3.0


Cette technologie (Pdf), également appelée CCS (son acronyme anglais : Carbon Capture Storage) pourrait permettre de réduire de 4 gigatonnes par an les émissions de CO2 dans l'industrie en 2050, selon l'Agence internationale de l'énergie (AIE).

En octobre, la société publique canadienne Saskpower a fait un grand pas en inaugurant un module de captage sur une centrale à charbon. L'objectif est de capter un million de tonnes de CO2 par an, soit l'équivalent du retrait de 250.000 voitures de la circulation.

Mais cette annonce ne doit pas masquer la réalité. Dans un récent rapport, l'AIE jugeait incertain l'avenir du CCS, car la technologie avance lentement à cause des coûts importants et d'un manque d'engagement politique et financier.

Seules 13 installations importantes fonctionnent dans le monde, dont sept aux Etats-Unis, selon le Global CCS Institute, contre huit il y a deux ans. Et plusieurs projets ont été abandonnés ces dernières années.

C'est davantage un problème de financement que de maîtrise technologique, explique à l'AFP Denis Cochet, président d'Alstom France, un des principaux promoteurs industriels du CCS. Engagé dans plusieurs projets pilotes, l'industriel français a notamment lancé en juillet 2013 un test de captage à la centrale à charbon d'EDF au Havre, représentant un investissement de 22 millions d'euros. Si on passe à des projets de 200 mégawatts ou plus, il faut multiplier les coûts par dix ou par vingt, soit quelques centaines de millions d'euros pour 200 à 300 MW, souligne M. Cochet.

Au Canada, l'investissement de Saskpower a ainsi frôlé le milliard d'euros.

De son côté, le pétrolier Total a mené à bien, avec l'institut de recherches énergétiques IFP EN, un projet de 60 millions d'euros dans le bassin gazier de Lacq.

On a démontré que cela fonctionnait bien pour une chaudière industrielle. Mais pour le captage, il y a une question de passage d'échelle, surtout pour le coût, confirme Denis Copin, coordinateur CCS chez Total.

Se pose aussi la question, selon lui, des capacités globales de stockage, notamment dans les nappes aquifères: elles sont importantes, mais seront-elles suffisantes ?

Souvent, les pouvoirs publics préfèrent aussi favoriser les énergies renouvelables, relève François Kalaydjian, directeur adjoint Ressources à l'IFP EN, car soutenir publiquement le CCS, c'est dire qu'ils continuent à soutenir l'utilisation du charbon.

Un discours appuyé par de nombreuses ONG environnementales qui plaident pour la fin de l'ère des énergies fossiles. Pour Greenpeace France, le CCS fait partie des fausses solutions technologiques qui sont trop chères et trop lentes à développer et créent d'autres risques pour l'homme ou l'environnement.

Le faible coût actuel de la tonne de CO2 en Europe n'encourage pas non plus ce type de projets, même si la persistance du charbon dans la future palette énergétique de nombreux pays, en Asie notamment, continue à motiver la recherche. Le coût du CCS devrait se situer autour de 40 euros la tonne de CO2, et comparé au prix actuel de la tonne sur le marché européen du carbone (6-7 euros), il n'y a pas intérêt à le faire, souligne Denis Cochet.

Plutôt que de le stocker, certains travaillent à recycler le CO2 à des fins industrielles. On parle de plus en plus de CCSU (U pour utilisation), parce qu'on se rend compte que le stockage de CO2 coûte une fortune et que ce serait plus intelligent de valoriser ce CO2, explique un autre expert de Total, actionnaire de l'entreprise Solidia, qui a développé un procédé recourant au dioxyde de carbone dans la fabrication de béton.

En Amérique du Nord, du CO2 est injecté dans des gisements de pétrole pour améliorer leur taux d'extraction, et des débouchés existent aussi dans l'industrie chimique. Mais le potentiel de ces usages serait négligeable en termes de changement climatique, estime Denis Copin.


Romandie 11/12/2014
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MessageSujet: Les producteurs d'électricité européens continuent de réduire leurs émissions de CO2   Mar 16 Déc - 15:31

Paris - Grâce au développement des énergies renouvelables, mais aussi à la crise économique, les producteurs d'électricité actifs en Europe ont réduit leurs émissions de dioxyde de carbone (CO2) en 2013, selon une étude de PwC.

En 2013, la production d'électricité d'un panel de 20 électriciens considérés par le cabinet PwC dans son étude publiée mardi, dont EDF, E.ON, RWE ou Iberdrola, a diminué de 2,5% par rapport à 2012, alors que dans le même temps leurs émissions de CO2, principal gaz à effet de serre, ont baissé de 7,6%.

Le facteur carbone de ces entreprises, c'est-à-dire la quantité de CO2 émis pour une production donnée, s'est donc lui réduit de 5,2% avec 328 kg/mégawattheure. Douze des sociétés étudiées ont réduit leur facteur carbone individuel.

Dans le panel étudié, RWE reste le premier émetteur en Europe avec 140 millions de tonnes de CO2 rejetées dans l'atmosphère en 2013, malgré une réduction de 11% par rapport à 2012. En revanche, Le norvégien Statkraft, le finlandais Fortum, l'autrichien Verbund et EDF ont les meilleurs facteurs carbone.

PwC explique cette tendance par la baisse de la production d'électricité en Europe à cause de la crise économique, le développement des énergies renouvelables et d'une baisse des émissions de CO2 des unités de production d'électricité issue de sources non renouvelables.

Cependant, alors que le mix énergétique des 20 entreprises du panel évolue vers une hausse de la part de l'énergie renouvelable, le charbon reste un recours attractif pour (remplacer) le nucléaire, et contrarie ainsi la diminution du facteur carbone, explique Olivier Muller, directeur de la stratégie chez PwC.


Romandie 16/12/2014
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MessageSujet: Une bombe climatique sommeille au Canada   Jeu 18 Déc - 8:57

Des chercheurs se lancent dans la mesure de l’effet de la fonte du pergélisol sur le dérèglement climatique. Une bombe à retardement. Reportage en territoire inuit au Canada.

"Tu peux te garer sur un palse ?". Habilement, le pilote pose l’hélicoptère sur l’une des petites buttes de tourbe glacée qui sculptent le paysage arctique. Florent Dominé, spécialiste des propriétés physiques et chimiques de la neige, saute dans la poudreuse. Nous sommes à la frontière de la taïga et de la toundra, et plus précisément à Kuujjuarapik, dans le Nunavik, territoire québécois situé au nord du 55ème parallèle.

 Sous la glace du sol Canadien, de grandes quantités de CO2 pourraient-être libérées dans l'atmosphère Rachel Mulot / Sciences et Avenir

Malgré le soleil qui brille, il fait -25° dehors et le "froid ressenti" est plutôt de -28°. Les poils et les cheveux givrent instantanément, les doigts s’engourdissent vite, mais Florent Dominé (bardé de tissus high-tech), est dans son élément : avec près de 70 articles, il est le chercheur français qui a le plus publié sur l'Arctique.

Le physicien du laboratoire international Takuvik (Unité mixte internationale CRNS/Université de Laval (Québec)) s’agenouille pour ouvrir une première valise d’instruments. Des outils sont soigneusement rangés dans leurs tapis de mousse : une large spatule pour creuser la neige, une petite cage calibrée pour l'échantillonner, une balance pour la peser, une loupe et une planche de contact pour en regarder les cristaux structurels, une sonde température… Une seconde sonde attend dans une autre valise pour des mesures de conductivité thermique.

C'est à Kuujjuarapik que démarre symboliquement le Projet APT (Accélération de la fonte du pergélisol par les interactions neige/végétation), mené par un consortium franco-canadien (CNRS/Université de Laval). Son but est notamment de mesurer le pouvoir isolant de la neige, son interaction avec la végétation et son effet sur la couche de pergélisol (permafrost en anglais).

Le pergélisol est la couche de terre gelée en Alaska, Sibérie, et au Canada, pays des Inuits. A lui seul, il représente 20% de la surface terrestre et recèle d’énormes quantités de carbone qui pourraient être émises dans l'atmosphère sous forme de gaz à effet de serre.

APT a l’ambition de prédire l’évolution de la température du pergélisol, la quantité de gaz à effet de serre relarguée dans l’atmosphère par son dégel, de quantifier son effet rétroactif sur le climat et in fine de modéliser la vitesse de dégel du pergélisol. Un point crucial. "Les scénarios de réchauffement du climat ne tiennent pas compte du carbone stocké dans le pergélisol" explique Florent Dominé. Or l'incertitude sur le devenir du carbone stocké dans ce sol gelé est énorme.

 Sciences et avenir 17/12/2014

Sous l’effet du réchauffement, il fond et le carbone se transforme en CO2 (dioxyde de carbone) et en CH4 (méthane). Il pourrait s’en former deux fois plus que n’en recèle l’atmosphère. Soit de 1400 à 1700 tonnes, selon les estimations (1). Ce qui favoriserait l’effet de serre. « C’est une véritable bombe à retardement qui menace de modifier dramatiquement le paysage des Inuits. En Arctique, le bouleversement est en cours et les effets du changement climatique déjà exacerbés » souligne le biologiste Louis Fortier de l’Université de Laval.

(1) Le réservoir de carbone organique serait de 1700 milliards de tonnes alors que l'atmosphère en recèlerait 830 milliards, selon le rapport du GIEC 2013. une étude internationale de décembre revoit l’estimation à la baisse avec 1400 milliards de tonnes seulement.

Florent Dominé me confie la balance pour peser la neige: il faut la garder contre mon torse, entre deux couches de doudoune pour éviter qu’elle ne gèle en attendant la pesée. Et la sonde de température ne doit pas toucher le sol tant quelle est encore chaude : cela pourrait fausser la mesure.

Une nouvelle station de mesure doit être implantée dans la région cruciale de Kuujjuarapik, avec le soutien de la fondation BNP Paribas,  pour mesurer le gaz à effet de serre et développer la modélisation. Ce sera la troisième du genre: la thématique a été initiée il y a deux ans avec l'appui de l'IPEV (Institut polaire français) qui a permis le déploiement de deux autres stations plus au nord.

A Kuujjuarapik, on trouve du pergélisol discontinu en voie de disparition. Le village et sa station, occupés par les scientifiques depuis les années 70, sont situés à la frontière de la taïga et de la toundra, à la jonction entre les baies de James et d’Hudson mais aussi à la limite ancestrale des territoires des indiens Cris et de celui des Inuits.

Avec des hivers moins froids, la durée du couvert neigeux est en effet réduite. En revanche, les températures plus élevées favorisent l’évaporation et les précipitations. Résultat : la hauteur de neige maximale augmente dans la plupart de l'Arctique. Or, la neige agit comme un manteau isolant et empêche le sol de geler à ses températures habituelles.

"La partie des arbustes qui reste sous la neige est protégée du blizzard et des herbivores comme la perdrix des neiges qui se nourrit de bourgeons, souligne Florent Dominé. Plus il y a de neige, plus les arbustes peuvent grandir car des parties de plus en plus hautes sont préservées par la plus grande hauteur de neige". Et au final, observe t-il, l’expansion des arbustes augmente les propriétés d’isolation thermique de la neige. "Le sol reste chaud plus longtemps. Cela permet une activité microbienne plus longue, plus de recyclage des nutriments qui deviennent alors disponibles pour la croissance végétale le printemps suivant. Du coup, cela favorise des arbustes plus hauts, qui retiennent plus la neige, qui réchauffe plus le sol...etc." Pour un effet rétroactif encore difficilement mesurable.

Les chercheurs d’APT espèrent impliquer la communauté Inuit "en formant et équipant les élèves pour relever les données sur la températures du sol et la densité de la neige". Cécile de Sérigny, biologiste revenue de la toundra, aujourd’hui gestionnaire de la faune sauvage et coordinatrice de projet scientifique avec le Centre d'études Nordiques (CEN) et Fusion Jeunesse pour les écoles Cris et inuit semble intéressée. "Demain, les jeunes de Kuujjurapik pourraient peut-être participer à prédire l’évolution des émissions des gaz à effet de serre et son effet sur son territoire".

La journaliste de Sciences et Avenir a fait ce voyage à l’invitation de la Fondation BNP-Paribas qui soutient le projet APT et investira 560 000 Euros) sur une période de trois ans. Avion, voiture, Twin-otter, hélico… Elle a parcouru 13766 kilomètres et émis 6570 kg de CO2 au minimum (source).



Sciences et avenir 16/12/2014
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MessageSujet: Climat: il est urgent de taxer le carbone   Lun 5 Jan - 21:37

Paris - Parvenir à donner un prix au carbone sera, selon François Hollande, un critère de réussite de la conférence climat fin 2015 à Paris. Explications de l'économiste Christian de Perthuis, professeur à l'université Paris Dauphine, qui estime urgent de mettre en place cet outil pour lutter contre les gaz à effet de serre.

Question: Pourquoi instaurer un prix du carbone serait un gage de réussite de la conférence climat ?

Réponse: Tant qu'on a pas un prix international du carbone, les progrès apparents sur le front des émissions de gaz à effet de serre sont virtuels. Les émissions des Etats-Unis par exemple sont orientées à la baisse, grâce à un transfert important du charbon vers le gaz pour la production d'électricité. Mais le charbon américain non utilisé est exporté et se retrouve en Chine ou au Japon. Tant qu'il n'y aura pas un coût climatique associé à ce charbon, il se retrouvera sur le marché.


  AFP 14/12/2014

Il est urgent de créer une nouvelle valeur économique: le coût climatique des émissions de CO2. Pour lutter contre le réchauffement, les démarches volontaires sont indispensables, les innovations aussi, mais la vérité, c'est que jamais les émissions de gaz à effet de serre n'ont augmenté aussi rapidement depuis 2000 et si l'on ne change pas le système de prix (de l'énergie), cela va continuer. Il faut un signal fort, qui indique aux utilisateurs et producteurs d'énergies fossiles que celles-ci ont un coût climatique.

Q: Y-a-t-il déjà des systèmes de tarification du carbone?

R: Il y a actuellement deux grands systèmes de tarification. D'abord, des systèmes de quotas, comme en Europe, dans des régions de la Chine et une dizaine d'Etats aux Etats-Unis. On plafonne les émissions de gaz à effet de serre et on donne des droits à émettre. L'une des pistes (pour aller vers une tarification internationale) serait de relier ces différents marchés.

La deuxième piste, c'est non pas de passer par des quotas, mais par une taxe carbone au niveau mondial, comme cela existe déjà en France, en Irlande, dans les pays scandinaves. On peut espérer que l'accord qui sera conclu à Paris donne un certain nombre d'années pour instituer une tarification du carbone au plan international. Vu que cet accord entrera en vigueur en 2020, on aura pas trop de quatre ans pour le faire. Une taxe carbone au niveau international, cela pose des difficultés mais ce serait un signal extrêmement fort.

Q: Quels sont les freins à l'instauration d'un prix pour le carbone au niveau mondial'

R: Plus grand monde ne croit à la mise en place d'un système de plafonnement des émissions par pays comme on avait voulu faire à Kyoto. C'est la différence entre la négociation climatique aujourd'hui et il y a 10 ans. Désormais, on essaie de partir de ce qui existe déjà et de le développer. Si, par exemple, on construit, entre 2015 et 2020, un marché fluide du carbone entre Chine, Etats-Unis et Europe, cela aura un effet d'aspiration énorme sur les autres régions du monde.

Pour la deuxième piste (une taxe carbone au niveau international), la grande difficulté, ce n'est pas tant de la mettre en place, mais de décider de la redistribution de son produit.

Une fois qu'il y a consensus sur la redistribution, on peut discuter du montant de la taxe. Il faut donc combiner l'introduction d'un prix du carbone avec des mécanismes de redistribution vers les pays en voie de développement et vers les pays pétroliers, dont la rente va à terme s'amenuiser.


Romandie 5/1/2014
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MessageSujet: Merlin : un satellite pour étudier le méthane terrestre   Mer 21 Jan - 1:31

La France et l'Allemagne vont se doter d'un satellite de recherche innovant appelé Merlin. Son but : étudier le méthane. Ce puissant gaz à effet de serre connaît en effet des variations inexpliquées depuis 10 ans. Le point avec Pierre H. Flamant, chercheur au Laboratoire de météorologie dynamique et principal investigateur de la mission Merlin.

 Merlin devrait être lancé d’ici 2020, à bord d’un lanceur Soyouz depuis le Centre spatial de Kourou. Sa durée de vie sera alors d’au moins trois ans. Il sera le premier satellite à utiliser la nouvelle plateforme de la filière Myriade (Myriade Evolution). © Cnes


Cette année, « le climat sera au centre de la politique spatiale du Cnes avec comme point d’orgue la 21e conférence climat qui se tiendra à Paris en décembre 2015 », expliquait la semaine dernière le président du Cnes, Jean-Yves le Gall, lors des vœux à la presse. Celui-ci a ensuite joint les actes à la parole avec la signature du contrat de construction du satellite Swot, altimétrie de nouvelle génération, conçu par Thales Alenia Space. La structure a également annoncé la prochaine signature du contrat portant sur le développement du satellite de mesure du méthane Merlin (Methane Remote Sensing Lidar Mission) qui étudiera ce gaz d’une nouvelle façon. Il sera construit par Airbus DS en Allemagne et en France.

Pourquoi dédier un satellite à l’étude du méthane ? « Parce que le méthane est le deuxième gaz à effet de serre et que l’on sait que les variations dans le passé ont accompagné les grandes fluctuations entre cycles glaciaires et périodes interglaciaires », explique Pierre H. Flamant, chercheur et investigateur principal de la mission. Bien que beaucoup moins concentré dans l’atmosphère que le gaz carbonique, le méthane est responsable d’une part significative du réchauffement climatique, « c’est en effet un puissant gaz à effet de serre qui a 25 fois la nuisance du gaz carbonique (CO2) ».

D'ailleurs, « la compréhension du cycle du méthane n’est pas complète », ajoute Pierre H. Flamant. Et ce malgré l’utilisation de précédents instruments comme le spectromètre passif Sciamachy à bord d’Envisat (Esa) le spectromètre à transformée de Fourier Tanso, sur le satellite Gosat, et l’interféromètre infrarouge Iasi, à bord de Metop. Ainsi, et c’est très surprenant, « ce gaz connaît des variations inexpliquées depuis 10 ans ». Or quand on sait que le méthane « est un puissant gaz à effet de serre et qu’il a une influence forte sur le climat et son évolution », on saisit mieux l’intérêt des scientifiques à comprendre comment fonctionnent les sources et puits de méthane.

Dans son dernier rapport sur le méthane la commission Énergies et changement climatique de l’Académie des technologies a calculé un déséquilibre annuel de 38 téragrammes de méthane (ou millions de tonnes CH4 / an) entre les quantités de méthane émises ou soustraites. D’où l’importance d’une « vision très claire du cycle du méthane et de réduire les incertitudes sur la connaissance des sources du méthane atmosphérique », insiste Pierre H. Flamant.

Dans le détail, les trois sources du méthane atmosphérique sont « biogéniques, pyrogéniques et thermogéniques ». Ce gaz, dont la durée de vie est courte dans l’atmosphère (10 ans), est soustrait par deux types de processus : soit par réaction chimique soit, pour un peu moins de 10 %, par diffusion dans les sols puis oxydation par des bactéries méthanotrophes. Comme le souligne le Giec dans son dernier rapport, ces sources et puits sont encore « trop imparfaitement quantifiés de sorte qu’il est bien difficile de prédire leur évolution ».

 Ce graphique met en évidence 800.000 ans d’évolution de la température antarctique (en noir), de la concentration en CO2 (en rouge), du méthane, ou CH4, (en bleu) et du N2O (en vert) confirmant le fort couplage entre la concentration des gaz à effet de serre et le climat. © D’après Jouzel et al. (2007), Lüthi et al. (2008), Louergue et al. (2008) et Schilt et al. (2010).


La France et l'Allemagne ont donc conçu Merlin pour améliorer les connaissances sur ce gaz. Il s’agit d’un satellite du Cnes et de la DLR allemande qui sera construit par deux départements de Airbus Defence and Space. L’Allemagne fournira l’instrument, la France la plateforme et le traitement des données. La masse du satellite au lancement sera de quelque 400 kg. Merlin sera conçu autour de la version évoluée de la plateforme Myriade du Cnes (Myriade Evolution). Ce sera la première utilisation de cette nouvelle plateforme. Une opération qui va permettre de rendre la filière Myriade plus compétitive. Celle-ci était en effet conçue pour des satellites de 150 kg maximum, qu’elle était en train de perdre, notamment pour le marché à l’export des satellites d'observation de la Terre embarquant des instruments à haute résolution.

Merlin devrait être lancé d’ici 2019-2020, à bord d’un lanceur Soyouz depuis le Centre spatial de Kourou. Sa durée de vie sera alors d’au moins trois ans.

Ce satellite embarquera comme seul instrument un Lidar à absorption différentielle qui permettra des observations de jour comme de nuit et en toute saison. L’instrument se compose d’un système laser émettant l’onde lumineuse, d’un télescope récoltant l’onde rétrodiffusée par l’atmosphère et absorbée par les composants rencontrés et d’une chaîne de traitement quantifiant le signal reçu. Il sera utilisé pour « reconstruire les colonnes intégrées de méthane à l’échelle globale depuis l’espace » de façon à mesurer précisément la quantité de méthane présente dans l'atmosphère ainsi que ses variations spatiales et temporelles et ce « bien mieux que les précédents instruments utilisés pour le faire », grâce à une mesure précise : « mieux que 1 % sur des segments de plusieurs dizaines de kilomètres », détaille Pierre H. Flamant. Pour chaque observation 140 tirs laser ou colonnes de méthane seront moyennées (le laser émet à 20 Hz ou 20 tirs par seconde).

La télédétection active du Lidar se différencie de la télédétection passive par le fait que l’instrument produit lui-même sa propre lumière en utilisant celle d’un laser. Il ne dépend pas du rayonnement solaire diffusé (comme c'est le cas pour Sciamachy) ou de l’émission infrarouge terrestre (Iasi) par exemple. Les mesures de nuit et aux hautes latitudes nord et sud en hiver (en particulier en Sibérie et au Canada) ne pouvaient pas être réalisées par ces deux instruments (Sciamachy et Iasi). Ce sera maintenant possible grâce à Merlin.

La mesure de gaz à effet de serre depuis l’espace par la technique Lidar « constituera une première au niveau mondial », apprécie Pierre H. Flamant. Ce satellite devrait aider à identifier géographiquement les différentes sources de méthane et surveiller l’augmentation globale de la quantité présente dans l’atmosphère. Cela permettra ainsi d'aider à définir les futures politiques de lutte contre l’effet de serre d'origine anthropique. Il faut savoir que les « les concentrations sont fortement influencées par les activités humaines ». Merlin étudiera également les nuages et s’intéressera à la hauteur de la canopée des forêts et des zones inondées (émettrices de méthane) de façon à suivre l’évolution du cycle du méthane de ces régions.

Enfin, il sera aussi intéressant de suivre le développement de l’instrument en lui-même car spatialiser cette technique d’observation n’est pas simple. Par exemple, les mises au point des Lidar des satellites d’observation de la Terre de l’Esa, ADM-Aeolus (qui permet d'étudier les vents à l’échelle de la Planète), et celles d’Earth-Care (qui permet l'étude des nuages, des aérosols et du rayonnement atmosphérique), s’avèrent plus difficiles que prévu.


Futura Sciences 20/1/2015
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MessageSujet: Climat : comment l'océan Austral absorbe la moitié de nos émissions de CO2 ?   Ven 30 Jan - 12:58

Les eaux froides qui baignent l'Antarctique ont un pouvoir. Des scientifiques ont entrepris de comprendre d'où lui vient ce don précieux.

"Sans l'océan Austral, qui baigne l'Antarctique, la température moyenne à la surface du globe serait supérieure de 18 C°", lance l'océanographe Sabrina Speich. Cette phrase résume presque à elle seule l'importance de cet océan dans la régulation du climat terrestre :

- D'abord parce que, par sa situation géographique, il refroidit d'environ 2 °C plus de la moitié du volume total des océans terrestres qu'il connecte entre eux.

- Ensuite parce que ses eaux froides absorbent actuellement environ la moitié des émissions de CO2 d'origine humaine. Un impact qui n'est pourtant absolument pas proportionnel à sa taille...

 Les scientifiques doivent mieux comprendre l'océan Austral afin de saisir en quoi le dérèglement climatique en cours va l'affecter. © Hiroya Minakuchi / Minden Pictures / Biosphoto

Mais alors comment ? Les océans sont considérés comme un puits de carbone, autrement dit un réservoir naturel de stockage du CO2. Leurs eaux de surface sur environ 100 mètres absorbent naturellement ce gaz jusqu'à en être saturées. Cela arrive malheureusement relativement vite, à moins que ces eaux de surface ne plongent en profondeur, emportant avec elles leur CO2 et laissant place à des eaux capables d'en absorber à leur tour. Le hic, c'est que les eaux ne passent pas facilement de la surface aux grandes profondeurs. Il faut pour cela réunir des conditions bien particulières. Des conditions que l'on trouve justement dans l'océan Austral.

Sur les côtes de l'Antarctique, des eaux de surface plongent, avec leur CO2, à environ 4 000 mètres de profondeur, où elles peuvent ensuite rester piégées pendant plusieurs siècles. Et là où les eaux froides de l'océan Austral rencontrent des eaux plus légères venues des tropiques, celles-ci plongent aussi, mais un peu moins profond, vers 1 000 mètres, pour plusieurs dizaines d'années. Face aux dérèglements climatiques, en grande partie attribués aux rejets exponentiels du CO2 lié aux activités humaines, ces mécanismes nous sont plus qu'utiles.

Mais une question cruciale se pose : en quoi vont-ils être impactés par ces changements ? Vont-ils y résister ? Alors que, déjà, les scientifiques observent que les vents qui balayent la région sont plus forts qu'auparavant et intensifient les apports d'eaux profondes à la surface de l'océan qui libèrent alors le CO2 qu'elles avaient emmagasiné.

Pour répondre à ces questions, les scientifiques doivent mieux comprendre l'ensemble des phénomènes qui affectent cet océan polaire. En effet, c'est bien loin d'être le cas. Glacé, venté, isolé, l'océan Austral est, au contraire, très mal connu. Les expéditions océanographiques traditionnelles y sont coûteuses, dangereuses et, en tout état de cause, limitées au printemps et à l'été. Pourtant, les scientifiques savent que des mécanismes, comme celui de la plongée des eaux de surface en profondeur, varient dans le temps. Pourquoi pas en fonction des saisons ? Mais, pour le savoir, il faut pouvoir récolter des données de manière continue.

C'est ce qu'une équipe de chercheurs français emmenée par Stéphane Blain (laboratoire d'océanographie microbienne de l'université Pierre-et-Marie-Curie - UPMC-CNRS), Hervé Claustre (laboratoire d'océanographie de Villefranche-sur-Mer - UPMC-CNRS) et Sabrina Speich (laboratoire de météorologie dynamique de l'Institut Pierre-Simon Laplace -ENS-CNRS-UMPC-Polytechnique) a entrepris de faire.

 Le Point 29/1/2015


Leur programme, baptisé Soclim, va consister, sur trois ans, à récolter et à analyser des données fournies par des robots flotteurs bardés d'instruments. Des machines capables de plonger à une certaine profondeur, de s'y maintenir par forte houle, de remonter pour envoyer le résultat de leurs mesures puis de redescendre travailler. Des sortes de sondes qui étudieront notamment les échanges de chaleur et de CO2 entre l'atmosphère et l'océan ainsi que les mécanismes de stockage du CO2. Depuis une semaine, déjà, les données ont commencé à affluer. Il faudra maintenant attendre environ un an avant que les conclusions des premières analyses ne soient tirées et divulguées.


Le Point 30/1/2015
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MessageSujet: Séquestration du CO2 : les doutes du MIT   Mar 3 Fév - 0:56

L'activité humaine engendre l'émission de dioxyde de carbone dans l'atmosphère. Pour éviter de relâcher ce gaz et limiter ainsi l'effet de serre, des projets de séquestration géologique sont actuellement en cours dans plusieurs pays. C'est notamment le cas aux États-Unis où une équipe vient de réussir à stocker un million de tonnes de CO2 dans un aquifère salin. Mais une étude de chercheurs du MIT (Massachusetts Institute of Technology) laisse planer un doute sur la sécurité de ce type de stockage.


 Yannick Sayer 9/10/2013 : Le réchauffement climatique planétaire est causé par un effet de serre où sont piègés les rayons infrarouges. La terre est enveloppée d'une atmosphère qui est une couche gazeuse constituée de plusieurs couches : L'exosphère la plus éloignée, la thermosphère, la mésosphère, la stratosphère, la troposphère. Le processus de réchauffement de l'atmosphère provoque un effet de serre sur terre, tel un espace clos à faces transparentes laissant passer les rayonnements du soleil et les retenant prisonnier à l'intérieur.

Certains pensent que la technologie est elle-même la solution aux problèmes qu’elle engendre. Pour lutter contre le réchauffement climatique, Freeman Dyson mise par exemple sur le génie génétique. Il a en effet émis l’hypothèse que la création de nouvelles variétés de plantes particulièrement gourmandes en gaz carbonique et cultivées à grande échelle pourraient bien permettre de faire diminuer au cour de ce siècle la quantité de CO2 imprudemment injectée par l’humanité dans l’atmosphère de la Terre.

D’autres ont quant à eux proposé de capter ce puissant gaz à effet de serre à la sortie des usines, par exemple avec du buckminsterfullerène, pour le séquestrer géologiquement dans le sol. Plusieurs millions de tonnes de CO2 sont en effet annuellement rejetées dans l’atmosphère par une centrale thermique à charbon de taille moyenne.

Afin de démontrer la faisabilité de la séquestration géologique, les États-Unis ont lancé une centaine de projets. L’un d’entre eux est celui de l’Illinois Basin – Decatur Project (IBDP). Parmi les plus importants, il se proposait d’injecter sur une période de trois ans un million de tonnes de dioxyde de carbone dans l’aquifère salin du mont Simon, situé à 2.135 mètres de profondeur, dans l’Illinois.

 La séquestration géologique du gaz carbonique commence avec sa capture à la sortie d'usine, souvent des centrales thermiques (power plant). Le dioxyde de carbone est ensuite compressé, parfois jusqu'à devenir liquide, puis transporté et injecté dans le sol d'un ancien gisement de pétrole, par exemple. © CO2CRC

Ce projet a été récemment présenté comme un succès. Il a consisté, comme prévu, à récupérer le gaz riche en CO2 résultant de la production d’éthanol, à le déshydrater et à le compresser pour le conduire finalement dans une strate de grès poreux (vidéo ci-dessous).  recouverte et scellée naturellement par une couche de schiste imperméable.

 Feutre en main, Yannick Peysson, chercheur en énergies nouvelles à l'IFP Energies nouvelles, calcule le potentiel de stockage du CO2 en sous-sol en fonction de la nature de la roche sédimentaire et de sa porosité. © universcience.tv, YouTube 7/8/2014

La géologie du bassin local étant étudiée et bien connue depuis un siècle, et le projet ayant fait l’objet d’une étude préalable pendant plus de 10 ans, il avait été conclu que les risques de fuites de gaz carbonique était négligeable. L’opération de séquestration géologique avait toutefois été surveillée de près grâce aux techniques de la géophysique. Pas question de voir se reproduire un jour une catastrophe humanitaire comme celle survenue au lac Nyos (Cameroun) en 1986.

Ce succès indéniable semble de bon augure pour le futur. Selon les estimations, 90 % des rejets de CO2 issus de centrales thermiques pourraient ainsi être piégés.

Deux chercheurs du MIT viennent pourtant de laisser planer un doute sur la permanence du stockage dans les aquifères salins profonds. Comme Yossi Cohen et Daniel Rothman l’expliquent dans un article publié par Proceedings of the Royal Society A, il ne s’agit pour le moment que de simulations numériques basées sur des investigations en physique et chimie théoriques. Il faudrait des expériences pour confirmer le bien-fondé des conclusions des deux géophysiciens.

Mais selon leur modèle, le gaz carbonique entrant en réaction avec la saumure d’un aquifère, bien que conduisant, comme les scientifiques le pensaient, à la formation de carbonates qui précipitent, serait loin d’être stocké entièrement sous une forme solide, une condition indispensable pour vraiment s’assurer qu’il restera dans le sol pendant longtemps. En effet, les calculs indiquent que la formation de précipités solides au contact de la saumure isole rapidement celle-ci du gaz carbonique et laisse donc une grande partie du CO2 sous sa forme gazeuse ou liquide.

En tout état de cause, les aquifères salins ne sont pas les seuls lieux de stockage possibles du dioxyde de carbone industriel. Certains chercheurs ont ainsi proposé d'avoir recours au basalte des planchers océaniques ou de certaines régions continentales.


Futura Sciences 2/2/2014
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MessageSujet: La Suisse devrait s'engager à réduire ses émissions de 20 %   Mer 25 Fév - 5:16

La Suisse va probablement s'engager à réduire ses émissions de gaz à effet de serre de 20 % d'ici 2020. La commission de l'environnement du Conseil national demande, par 17 voix contre 7, au plénum d'autoriser le Conseil fédéral à ratifier cet amendement à la convention de Kyoto.

La majorité de la commission, dont le vote positif succède à celui du Conseil des Etats en novembre, veut concrétiser un objectif important de la politique climatique helvétique. Ratifier cet accord international doit également renforcer la crédibilité de la Confédération, fait-elle valoir mardi.

Et la minorité a en revanche refusé l'amendement de Doha signé par le Conseil fédéral, soulignant que les pays qui émettent le plus de CO2 ne figurent pas parmi les participants. Ces Etats se sont retirés ou ne se sont pas engagés dans la démarche.

Un certain nombre de pays industrialisés, totalisant environ 14 % des émissions globales, se sont engagés pour la période allant de 2013 à 2020. Outre la Suisse, figurent les Etats de l'Union européenne, la Norvège, l'Australie ou l'Ukraine.

En revanche, d’autres nations industrialisées (Etats-Unis, Canada, Russie, Japon, Nouvelle-Zélande) ne s’engageront pas ou plus. Ils ont annoncé, comme les pays en développement, des réductions qui ne sont pas contraignantes juridiquement mais politiquement.

La mise en oeuvre de ces dispositions ne nécessite aucune adaptation du droit suisse, le but visé étant déjà établi dans la loi sur le CO2. En vigueur depuis 2013, la législation stipule que les gaz à effet de serre doivent avoir diminué d'un cinquième en 2020 par rapport à 1990. Les mesures pour parvenir à cet objectif doivent être réalisées exclusivement en Suisse.

Pour répondre aux exigences internationales, la Suisse pourra néanmoins continuer d'acheter des certificats à l'étranger, la définition de la baisse de 20 % n'étant pas la même dans la loi et le Protocole de Kyoto. L'achat de certificats pour combler la différence devrait porter sur 12 millions de tonnes de CO2 et coûter entre 12 à 18 millions de francs.

La Suisse a fait part de ses engagements lors de la conférence sur le climat en 2012. L'amendement de Doha au Protocole de Kyoto a été adopté dans un cadre plus vaste.


Romandie 24/2/2015
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MessageSujet: Effet de serre: la Suisse veut une réduction de 50 % d'ici 2030   Sam 28 Fév - 12:25

D'ici 2030, la Suisse veut réduire ses émissions de gaz à effet de serre de 50 % par rapport à 1990. Au moins 30 % devra intervenir sur territoire helvétique. Le reste pourra être réalisé par le biais de projets à l’étranger. La ministre de l'environnement Doris Leuthard a annoncé vendredi ces objectifs.

Ces buts avaient été approuvés par le Conseil fédéral en novembre. Un nouvel accord climatique international doit être conclu lors de la Conférence sur le climat de Paris en décembre. Tous les Etats membres de la Convention de l'ONU sur les changements climatiques doivent annoncer auparavant leur engagement pour l'après 2020.

Sur le plan national, un projet de révision de la loi sur le CO2 sera mis en consultation à la mi-2016. L’essentiel des propositions visera le renforcement des mesures existantes.

Les réductions porteront sur les sept gaz à effet de serre déjà pris en compte dans la législation actuelle: CO2, méthane, protoxyde d’azote, hydrofluorocarbures, perfluorocarbures, hexafluorure de soufre, trifluorure d'azote. L’effet des forêts sera pris en considération.

La Suisse est responsable de 0,1 % des émissions mondiales de gaz à effet de serre. Du fait de la structure de son économie, elle a un niveau d’émission bas, soit 6,4 tonnes par an par habitant. Elle doit pouvoir recourir à des réductions à l'étranger, estime le gouvernement. Cette solution permet aussi de répartir les mesures nationales sur une période plus longue et de tenir compte des capacités de l’économie.

Avec un objectif de -50 %, la Suisse s'inscrit dans la fourchette définie par le Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (entre 40 à 70 %). Ses émissions annuelles par habitant devraient s'établir à trois tonnes d’équivalents CO2 en 2030.

Grâce aux mesures prises jusqu'ici, la Suisse émet aujourd’hui moins de gaz à effet de serre qu’en 1990. Elle a renforcé le dispositif. La loi sur le CO2 prescrit une baisse des émissions des gaz à effet de serre de 20 % jusqu’en 2020 par le biais de mesures nationales.

Plusieurs instruments sont mis à contribution: taxe sur le CO2 sur les combustibles, baisse des émissions des voitures neuves, obligation pour les importateurs des carburants de compenser une partie du CO2 émis par les transports ou encore Programme Bâtiment.

La Suisse gagnerait en crédibilité en se fixant un objectif de 75 % de réduction des gaz à effet de serre d'ici 2030, soit davantage que les 50 % préconisés par le gouvernement, ont estimé les Verts. Viser 50 % de réduction des émissions de CO2 n'est pas seulement un but irréaliste, cet objectif menace la prospérité suisse, souligne de son côté l'UDC.


Romandie 27/2/2015
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MessageSujet: Climat: l'UE doit être l'exemple pour le reste du monde   Jeu 5 Mar - 19:14

Bruxelles - Ségolène Royal mise sur l'effet d'entraînement de l'engagement européen pour pousser les autres grands pollueurs à se montrer à la hauteur et réduire leurs émissions de gaz à effet de serre, a-t-elle confié jeudi à Bruxelles.

Si l'Europe a une énergie d'avance, alors les autres parties du monde suivront, a soutenu la ministre française de l'Energie et de l'Environnement au cours d'un point de presse à l'issue d'une réunion des ministres de l'Energie de l'UE.

 BFMTV 26/2/2015

L'Union européenne arrêtera vendredi, au cours d'une réunion des ministres de l'Environnement, sa contribution pour la conférence de Paris sur le climat en décembre et attend la traduction concrète des engagements des Etats-Unis et de la Chine pour la lutte contre le réchauffement climatique.

L'Union européenne, qui émet 9% des émissions mondiales de gaz à effet de serre, va s'engager à les réduire d'au moins 40% par rapport à leurs niveaux de 1990 pour 2030. Cet engagement doit être endossé formellement par les dirigeants de l'UE lors de leur sommet les 19 et 20 mars à Bruxelles.

Nous devons accélérer les choses pour que le 20 mars soit un moment très fort et visible sur l'ensemble de la planète, a souligné Mme Royal. Je souhaite que le 20 mars, l'Union européenne donne quelque chose à voir de solennel, de beau, qui ait du souffle, de l'ambition.

 BFMTV 28/2/2015

Les pays en mesure de le faire doivent annoncer leur engagement, appelé contribution nationale, pour limiter leurs émissions de gaz à effet de serre avant le 31 mars.

Les Etats-Unis, qui représentent 12% des émission mondiales, ont annoncé leur intention de les réduire de 26 à 28% en 2025 par rapport à leur niveau de 2005 et la Chine, responsable de 25% des émissions, promet de les stabiliser en 2030.

Les gouvernements engagés dans les négociations internationales se sont fixés depuis 2009 l'objectif de contenir l'élévation de la température mondiale à +2 degrés d'ici la fin du siècle par rapport aux niveaux d'avant la Révolution industrielle.

Pour le moment, la somme des offres ne permettra probablement pas de tenir l'objectif des +2 degrés, a averti Laurence Tubiana, envoyée spéciale du gouvernement français chargée de préparer la conférence de Paris. Ce sentiment est partagé par le vice-président du Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (Giec), le Belge Jean-Pascal van Ypersele.

 Pascal VERDEAU 5/3/2015

Mme Royal ne veut pas renoncer. Je ne crois pas qu'il soit trop tard pour atteindre l'objectif, a-t-elle assuré, soulignant que les offres américaine et chinoise existent. Elles doivent maintenant se traduire par des engagements écrits.

Il est important de ne pas se faire de procès d'intention les uns les autres. Dès le moment où des grands pays s'engagent ou disent qu'il vont s'engager, il faut les prendre au mot et leur demander de traduire concrètement leur engagement, a-t-elle dit.


Romandie 5/3/2015
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MessageSujet: Climat: l'UE s'engage à réduire ses émissions de 40%   Ven 6 Mar - 23:05

Bruxelles (AFP) - L'Union européenne a formellement adopté vendredi sa contribution pour la conférence de Paris sur le Climat en décembre, avec un engagement de réduire d'ici à 2030 d'au moins 40% ses émissions de gaz à effet de serre par rapport à leur niveau de 1990.


 euronews 6/3/2015

"Il y a un accord, mais ça n'a pas été une mince affaire", a déclaré le commissaire européen en charge du Climat, Miguel Arias Canete, à l'issue d'une réunion avec les ministres de l'Environnement de l'UE à Bruxelles. "L'Europe est le premier continent à déposer sa contribution, comme cela a été demandé par les Nations unies", s'est félicitée la ministre française, Ségolène Royal.

"Je crois que c’est l’Europe qui prend ses responsabilités, qui est consciente aussi d’avoir été la source de beaucoup d‘émissions de gaz à effet de serre depuis le début de la révolution industrielle et conscience aujourd’hui que c’est elle qui a les plus grandes responsabilités à prendre pour entrainer le reste du monde", a-t-elle déclaré à l’issue de la réunion.

Les 196 pays qui participeront à la conférence de décembre doivent annoncer leur contribution pour empêcher que le réchauffement climatique ne dépasse les 2 degrés. En fonction des autres propositions, l’Europe pourrait revoir sa copie.

"Si d’autres pays viennent avec des plans de réduction plus ambitieux, nous réfléchirons nous aussi à des mesures encore plus ambitieuses", assure la ministre allemande Barbara Hendricks.

Reste à se mettre d’accord sur la répartition de l’effort entre les 28 pays de l’Union, ce qui ne sera pas une mince affaire. Le PIB par habitant pourrait être un des critères.


Sciences et avenir 6/3/2015 Euronews
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MessageSujet: Climat : le CO2 accentue les sécheresses subtropicales   Jeu 12 Mar - 19:26

Pour la première fois, une étude indique que l'augmentation du taux de dioxyde de carbone (CO2) dans l'atmosphère pourrait accentuer les épisodes de fortes sécheresses en zones tropicales et subtropicales. Le phénomène serait donc attribué au réchauffement climatique. En revanche, la hausse du gaz à effet de serre intensifierait les pluies à l'équateur.

La hausse du dioxyde de carbone (CO2) dans l'atmosphère pourrait multiplier les sécheresses extrêmes dans les régions tropicales et subtropicales, indique une étude parue dans le journal Proceedings of the National Academy of Sciences. Plus précisément, la croissance du taux de gaz carbonique dans l'air agirait sur une zone de circulation atmosphérique appelée cellules de Hadley et localisée entre l'équateur et les latitudes 30° N et 30° S. Associées aux alizés qui prévalent sous les tropiques, les cellules de Hadley sont connues pour influer sur la répartition des précipitations, sur les nuages et sur l'humidité relative au niveau d'une bande couvrant la moitié de la surface de la Terre.

 Le réchauffement climatique serait à l'origine de l'accentuation des sécheresses dans les régions subtropicales. L'Australie est notamment concernée. En 2007, la région de Riverina, en Nouvelle-Galles du Sud, avaient ainsi souffert du manque d'eau. © Virtual Steve, Wikimedia Commons, CC by-sa 3.0

Selon que le climat mondial est plus ou moins chaud, ce courant aérien peut se dilater ou se contracter. Ces vingt dernières années, les cellules de Hadley se sont renforcées et élargies de part et d'autre de l'équateur vers les pôles à une vitesse supérieure à celle anticipée par les modèles climatiques mondiaux.

Conséquences : davantage de précipitations dans les régions équatoriales et de sécheresses dans les régions subtropicales. Celles-ci sont situées, au nord comme au sud, entre les latitudes 23,5° et 40°. Le sud des États-Unis et l'Amérique du Sud, la région méditerranéenne, l'Afrique du nord et du sud ainsi qu'une partie de l’Australie sont concernées par le phénomène.

Jusqu'à présent, les recherches climatiques prédisaient un affaiblissement des cellules de Hadley en réponse à la perturbation climatique mondiale. Aussi, leur intensification de ces dernières décennies était-elle attribuée à la variabilité naturelle et décennale du climat.

 Cette carte de surveillance des sécheresses aux États-Unis témoigne d'une vague de chaleur record : les faibles chutes de neige et les hautes températures estivales ont fait des ravages sur les cultures et rendu difficile l'approvisionnement en eau. © Richard Heim, NOAA, NESDIS, NCDC, domaine public

Pour la première fois, la présente étude scientifique démontre le contraire : la circulation atmosphérique des cellules de Hadley s'est accentuée à mesure que le climat s'est réchauffé. Et le processus va se poursuivre, concluent les auteurs, qui se basent sur les résultats de modélisations climatiques.

Cette découverte se révèle importante pour comprendre comment la Planète pourrait évoluer alors que le climat continue de changer. L'année 2014 aurait été l'une des plus chaudes jamais répertoriées au niveau mondial depuis le début des relevés de température, en 1880. De multiples sécheresses record ont été enregistrées, notamment aux États-Unis, au Brésil et en Australie. De futures recherches permettront peut-être de savoir si l'intensification des sécheresses dans les régions tropicales et subtropicales du Globe pourrait devenir une nouvelle norme.


Futura Sciences 12/3/2015
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MessageSujet: Energies vertes: le prix du carbone est trop bas, dit le PDG d'EDF   Ven 20 Mar - 10:19

Paris - Le prix du carbone est aujourd'hui trop bas pour encourager les investissements dans les énergies à faible émission de CO2, a estimé jeudi le président-directeur général d'EDF, Jean-Bernard Lévy.

Une première étape essentielle est de mettre en oeuvre le plus rapidement possible une réforme du système d'échange de quotas d'émission (ETS) aussi ambitieuse que possible. (...) Il s'agit, grâce à un bon signal économique, de déclencher des décisions qui aboutissent à réduire les émissions, tant à court terme qu'à long terme, a déclaré le dirigeant lors d'un événement sur l'Union de l'énergie, organisé à Bruxelles par le gouvernement danois en marge du sommet des chefs d'État et de gouvernement de l'UE.

M. Lévy a par ailleurs plaidé pour un équilibre entre énergies renouvelables et nucléaire au sein de ces énergies bas carbone, selon la version écrite de son discours envoyée à l'AFP.

Une priorité de l'Europe doit être de mettre en place un cadre qui permette d'investir dans des conditions équitables, sans discrimination, dans toutes les filières bas carbone: éolien, solaire, biomasse, hydraulique, nucléaire, a déclaré le dirigeant, présent à cet événement à l'invitation du président de la République François Hollande, aux côtés d'autres chefs d'entreprise européens du secteur de l'énergie.

Inquiète de dépendre fortement de la Russie pour son approvisionnement et de l'énorme facture des achats d'énergie, la Commission européenne a présenté le 25 février une stratégie pour créer un marché intégré de l'énergie.

Ses objectifs: assurer la sécurité des approvisionnement en faisant jouer la solidarité entre États-membres, faire baisser les prix grâce à la concurrence, et réduire les émissions de gaz à effet de serre en développant les énergies renouvelables.


Romandie 19/3/2015
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MessageSujet: La forêt amazonienne éponge de moins en moins le carbone émis par l’homme   Dim 22 Mar - 11:42

La forêt amazonienne est malade et c’est l’une des plus mauvaises nouvelles apportées par la science, ces dernières années, sur le front climatique. 

Jeudi 19 mars, dans la dernière édition de la revue Nature, une centaine de chercheurs publient les résultats d’un projet de recherche gigantesque, conduit depuis plus de trois décennies et destiné à surveiller, dans un monde plus chaud, l’évolution de la jungle d’Amazonie. Le fait saillant des conclusions présentées est que celle-ci éponge de moins en moins le dioxyde de carbone (CO2) anthropique. Environ un quart de celui-ci est actuellement absorbé par la végétation terrestre, les forêts tropicales jouant un rôle prépondérant dans ce processus.

 Photo de la forêt amazonienne au Pérou, à la frontière avec le Brésil en octobre 2014. afp

La mauvaise nouvelle était attendue, mais les chiffres publiés frappent par leur ampleur. Dans les années 1990, l’Amazonie retirait chaque année de l’atmosphère quelque 2 milliards de tonnes de CO2. Ce taux aurait chuté d’un tiers dans les années 2000 et n’excéderait guère, aujourd’hui, un milliard de tonnes de CO2. En un plus de deux décennies, l’efficacité du « puits de carbone » amazonien aurait donc été divisée par deux.

« La conséquence mécanique de ce constat est que le CO2 va s’accumuler plus vite dans l’atmosphère », explique Jérôme Chave, chercheur au laboratoire Evolution et diversité biologique (CNRS-Université Toulouse III-Paul Sabatier) et coauteur de ces travaux. Avec comme conséquence possible l’aggravation des prévisions du réchauffement pour la fin du siècle, obtenues grâce à des modèles de climat. En effet, selon Roel Brienen, chercheur à l’université de Leeds (Royaume-Uni) et premier auteur de ces travaux, « les modèles climatiques qui incluent la réponse de la végétation présument que tant que les niveaux de CO2 continueront à grimper, l’Amazonie continuera à accumuler du carbone, mais notre étude montre que cela pourrait ne pas être le cas ».

Pour établir leurs résultats, les chercheurs ont procédé à un travail de fourmi. Plus de 320 parcelles de forêts, mesurant chacune environ un hectare, disséminées sur les six millions de kilomètres carrés du bassin amazonien, ont été visitées à intervalles de temps réguliers depuis le milieu des années 1980. La croissance et la mortalité de la végétation y ont été consignées à chaque visite, tous les arbres d’un tronc de diamètre supérieur à 10 cm ayant été inclus. Résultat : depuis le début des relevés, leur taux de mortalité a, en moyenne, augmenté de 30 %.

« Les deux sécheresses exceptionnelles qui ont frappé la région, en 2005 et 2010, ont joué un rôle dans cette augmentation de la mortalité, explique Damien Bonal, chercheur au laboratoire Ecologie et écophysiologie forestière (INRA), coauteur de l’étude. Mais on voit également que ce processus est engagé depuis bien avant 2005. »

Le principal suspect est bien sûr le changement climatique en cours, mais les mécanismes précis par lesquels celui-ci agit négativement sur la végétation n’est pas absolument clair. Dans un commentaire publié par Nature, Lars Hedin (université de Princeton, Etats-Unis) estime « probable » que « la disponibilité en eau, la limitation des nutriments disponibles ou le stress thermique » jouent un rôle.

Ce à quoi on assiste, dit en substance Jérôme Chave, est probablement le remplacement des espèces d’arbres les plus sensibles aux perturbations en cours par d’autres essences. Une fois ce remplacement achevé, verra-t-on le puits de carbone de l’Amazonie redevenir aussi important qu’auparavant ? « C’est peu probable, dit M. Chave. Car les espèces qui tendent à remplacer celles qui déclinent ont une croissance plus rapide, une durée de vie plus courte et une tendance à stocker moins de carbone ».

L’état de santé des autres grands bassins forestiers tropicaux — en Asie du Sud, en Afrique équatoriale — est du coup, lui aussi, un sujet d’inquiétude, au-delà même de la déforestation rapide qui sévit dans ces zones. « Des sécheresses importantes ont également touché ces régions, mais cela ne veut pas nécessairement dire que la situation y est identique à celle de l’Amazonie », tempère M. Bonal, qui ajoute que les résultats présentés devront être confirmés par d’autres méthodes de mesure que l’inventaire forestier — en particulier des mesures directes des flux de CO2 au-dessus de la forêt.


Le Monde 18/3/2015
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MessageSujet: La concentration de CO2 dans l'atmosphère à un plus haut historique en mars   Mer 6 Mai - 18:25

Washington - La concentration de dioxyde de carbone (CO2) dans l'atmosphère a atteint un niveau record au mois de mars, un signe évident du réchauffement climatique, selon l'Agence américaine océanique et atmosphérique (NOAA).

En mars, la concentration mondiale moyenne mensuelle de CO2 dans l'atmosphère a ainsi dépassé pour la première fois le seuil des 400 parties par million (ppm).

Ce n'était qu'une question de temps, a souligné mercredi Pieter Tans, le principal scientifique chargé de la surveillance des gaz à effets de serre à la NOAA. Celui-ci a précisé que les stations de mesure de l'agence avaient déjà mesuré des seuils supérieurs aux 400 ppm dans l'Arctique au printemps 2012, et à Hawaï en 2013. Atteindre le seuil des 400 ppm en moyenne dans l'ensemble du monde est significatif, a estimé ce scientifique.

Jusqu'à la révolution industrielle et le recours massif aux énergies fossiles, ce taux n'avait pas dépassé les 300 ppm durant au moins 800.000 ans, selon des prélèvements effectués dans les carottes de glace polaire.

Cela montre que la combustion du charbon et du pétrole a entraîné une augmentation de plus de 120 ppm des concentrations de CO2 depuis l'ère pré-industrielle, dont la moitié depuis 1980, a insisté Pieter Tans.

L'Agence internationale de l'énergie a annoncé le 13 mars que l'augmentation des émissions mondiales de C02 provenant de la combustion des énergies fossiles s'était arrêtée en 2014 pour se stabiliser au même niveau qu'en 2013. Mais stabiliser le taux des émissions des gaz à effet de serre n'est pas suffisant pour empêcher le changement climatique, a souligné M. Tans.

En outre, les données de la NOAA montrent que le taux moyen d'augmentation des concentrations de CO2 dans l'atmosphère a été de 2,25 ppm par an de 2012 à 2014, soit le niveau le plus élevé jamais enregistré au cours de trois années consécutives.

Signe que la tendance est toujours à la hausse, l'observatoire hawaïen de la NOAA, à Mauna Loa, a continué à mesurer un taux supérieur aux 400 ppm en avril. L'observatoire de Mauna Loa, qui date de 1958 et est la plus ancienne station de mesure du monde, a constaté un taux de 401,3 ppm, alors qu'en 2013, le cap des 400 ppm n'avait été franchi que durant deux jours.

Les concentrations moyennes mensuelles sont calculées à partir de mesures continues. Il existe environ 130 stations de mesure du CO2 réparties sur la planète.


Romandie 6/5/2015
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MessageSujet: Pollution : un triste record est devenu... une moyenne   Ven 8 Mai - 11:49

Les concentrations moyennes de CO2 mesurées sur la station de Mauna Loa, à Hawaï, sont désormais de 400 ppm.

Il y a tout juste deux ans, une station de mesure située à Hawaï, dans le Pacifique, enregistrait une donnée inquiétante. Pour la première fois, les capteurs avaient décelé un taux de dioxyde de carbone supérieur à 400 parties par million (ppm). Un seuil symbolique qui avait déjà été atteint sur Terre il y a... 2,5 millions d'années, c'est à dire durant le Pliocène.

 Patricio Eladio Rojas Ledezma, météorologue chilien collecte des échantillons d'air à l'aide d'un dispositif portable. ©NOAA

Ce chiffre ne correspondait alors qu'à un pic sur une courbe fluctuante du fait des cycles naturels d'absorption de ce gaz à effet de serre. Mais la tendance haussière de cette courbe ne s'est hélas pas infléchie. Et ce qui n'était qu'une exception est devenu officiellement une moyenne deux ans plus tard.

"Ce n'était qu'une question de temps avant que l'on y arrive", déplore Pieter Tans, chercheur à la NOAA, l'Agence américaine d'observation océanique et atmosphérique, dans un communiqué. "Cela illustre le fait que la combustion des ressources fossiles (charbon et pétrole NRLR) ont provoqué une augmentation globale des concentrations de CO2 dans le monde de plus de 120 parties par million, depuis l'ère pré-industrielle", ajoute le chercheur. 

 Sur ce graphique, la courbe rouge indique les mesures mensuelles de concentrations en CO2 réalisées sur la station de Mauna Loa, à Hawaï. La courbe noire matérialise la même valeur moyennée sur les 7 cycles saisonniers précédents. Crédit image : NOAA

Et à ce triste record vient s'en ajouter un second : entre 2012 et 2014, la concentration de CO2 a grimpé d'un taux inégalé de 2,25 ppm dans un laps de temps aussi court. Et la tendance n'est pas prête de s'infléchir, car selon James Butler, directeur de la division de mesure de la NOAA,  si nous parvenions à réduire de 80% de nos émissions provenant des énergies fossiles, nous ne parviendrions qu'à endiguer la hausse de la concentration globale de CO2. Il faudrait aller au-delà pour amorcer une baisse.

"Avant la révolution industrielle au XIXe siècle, la moyenne du taux de CO2 était d’environ 280 ppm. Et durant les 800 000 dernières années, ce taux a évolué entre 180 ppm durant les périodes glaciaires à 280 ppm pendant les périodes les plus chaudes", rappelle le Scripps Institution of Oceanography de l'Université de San Diego en Californie, qui diffuse les mesures effectuées par l’observatoire de Hawaï.

 Évolution du taux de CO2 depuis 300 ans. Source : Scripps Institution of Oceanography. Crédit : Scripps Institution of Oceanography / NOAA


Sciences et avenir 8/5/2015
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MessageSujet: Climat: le PDG de Veolia favorable à une "redevance" carbone en Europe   Jeu 14 Mai - 21:06

Paris (AFP) - Antoine Frérot, PDG de Veolia, s'est dit mardi favorable à la mise en place d'une "redevance" carbone dans l'Union européenne, potentiellement associée à une taxe à ses frontières, afin d'encourager les réductions d'émissions de gaz à effet de serre.

"Il faut donner un coût au carbone et le faire selon le principe du pollueur-payeur et réciproquement, c'est-à-dire que celui qui pollue paye, cet argent est collecté de manière efficace et il est redistribué sous forme d'aide, de subvention, à ceux qui investissent pour dépolluer", a affirmé le PDG du spécialiste de la gestion de l'eau, des déchets et de l'énergie, lors d'une rencontre avec la presse.

 Le PDG de Veolia Antoine Frérot à Paris, le 26 février 2015 (c) Afp

"Cela pourrait être un projet de l'UE d'instaurer un tel système", a-t-il ajouté, précisant que le prix du carbone devrait "atteindre 30 à 40 euros" pour inciter à la réduction des émissions. "Ce principe a été mis en œuvre il y a presque 50 ans dans le domaine de l'eau, en France et dans d'autres pays, et il a fait ses preuves", a-t-il plaidé, même s'il a reconnu qu'obtenir l'accord de tous les pays de l'UE pour mettre en place un tel mécanisme commun sera "difficile".

Mais pour Antoine Frérot, ce système de redevance - et non de taxe, insiste-t-il - a l'avantage d'être plus facile à mettre en place qu'un marché du carbone.

Et pour répondre aux critiques sur le risque de pénalisation de la compétitivité des entreprises européennes, le PDG de Veolia penche pour la mise en place d'une "barrière douanière aux frontières de l'Union, basée sur les émissions de gaz à effet de serre et qui taxerait les produits qui rentrent dans ce marché important".

L'Europe a mis en place un système d'échange de quotas d'émission de CO2, mais il s'est révélé inefficace avec un excédent de quotas depuis la crise et un effondrement du prix du carbone. Veolia, dont le cœur de l'activité est la gestion de l'eau et des déchets et les services énergétiques, pourrait aussi tirer profit d'un tel système de redevance.

En 2014, le groupe a réalisé 10% de son chiffre d'affaires dans l'économie circulaire, qui permet de réduire l'exploitation de matières premières, généralement très émissive de CO2.

A sept mois de la conférence internationale sur le climat de Paris, les acteurs économiques multiplient les initiatives pour faire connaître leurs positions et leurs solutions technologiques pour réduire le réchauffement climatique.

Un "Climate & business summit" se tiendra la semaine prochaine à Paris en présence de nombreuses grandes entreprises venues du monde entier. "Au moins pour l'ensemble des grandes entreprises européennes un consensus relativement ambitieux est atteignable", a estimé M. Frérot.


Sciences et avenir 12/5/2015
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MessageSujet: Le Canada annonce - 30% ses émissions de GES par rapport à 2005   Sam 16 Mai - 13:54

Le gouvernement canadien s'engage à diminuer de 30% ses émissions de gaz à effet de serre d'ici 2030, par rapport à 2005, a-t-il annoncé vendredi. Cet objectif est jugé nettement insuffisant par les défenseurs de l'environnement.

Le Canada devait fixer son objectif en vue de la conférence de l'ONU sur le climat, prévue en décembre à Paris. En 2009, le Canada s'était donné pour objectif de réduire de 17% ses émissions de gaz à effet de serre (GES) d'ici 2020 par rapport à 2005. Mais elles ont déjà progressé de 20% par rapport à l'objectif initial.

Pour réussir cette fois, le gouvernement fédéral mise sur l'action des provinces. Certaines d'entre elles ont déjà fait beaucoup pour réduire leurs émissions de GES, dont le principal est le dioxyde de carbone (CO2).

Ottawa compte aussi réguler les émissions de méthane du secteur pétrolier et gazier, celles provenant des centrales électriques alimentées au gaz naturel ainsi que celles du secteur des engrais chimiques.

Les défenseurs de l'environnement ont jugé nettement insuffisant l'objectif du CanadaIl est "un des plus faibles des pays industrialisés", a dit sur Twitter Steven Guilbeault de l'ONG Equiterre.

Deuxième plus gros émetteurs de GES derrière la Chine, les Etats-Unis se sont engagés en mars sur une réduction de 26% à 28% de leurs émissions d'ici 2025 par rapport à 2005. L'Union européenne prévoit une réduction de 40% d'ici 2030 par rapport à 1990. La Suisse vise moins 50% de gaz à effet de serre à 2030.

La conférence de Paris (COP 21) est prévue du 30 novembre au 15 décembre. La France ambitionne d'arriver à un accord entre près de 200 Etats, qui permettrait de limiter le réchauffement de la planète à 2°C par rapport à l'ère préindustrielle.

Romandie 15/5/2015
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MessageSujet: Japon: le gouvernement valide un plan de réduction des gaz à effet de serre juste avant le G7   Mar 2 Juin - 7:35

Tokyo - Le gouvernement japonais a approuvé mardi un plan de réduction des émissions de gaz à effet de serre de 26% entre 2013 et 2030, un objectif qui sera présenté en fin de semaine par le Premier ministre Abe durant le sommet du G7 en Allemagne.

C'est un but ambitieux qui n'a rien à envier à ceux d'autres pays, s'est félicité Shinzo Abe lors d'un conseil des ministresIl reflète la volonté du gouvernement de faire tout son possible pour économiser de l'énergie et utiliser tant que faire se peut les ressources renouvelables, a-t-il plaidé.

M. Abe a promis de tenir un rôle de premier plan pour la définition d'un programme-cadre équitable et efficace lors de la Conférence sur le climat à Paris (COP21) en décembre prochain, en expliquant la position du Japon durant le G7.

Le plan devra cependant passer auparavant par un appel à commentaires publics - obligatoire - durant un mois au Japon avant un dépôt officiel du projet auprès de l'Organisation des Nations Unies (ONU) vers la mi/fin juillet, a précisé le porte-parole du gouvernement, Yoshihide Suga.

Attendues par la communauté internationale en amont de la COP21, les ambitions du Japon sont déjà vertement critiquées par les écologistes.

Ces derniers relèvent que la réduction des émissions de 26% par rapport à 2013 équivaut à une diminution de 17% seulement si l'on prend en compte le niveau de l'année 1990.

En 2010, le Japon avait dit vouloir abaisser ses émissions de gaz à effet de serre de 25% entre 1990 et 2020, mais la catastrophe de la centrale de Fukushima (mars 2011) a rendu illusoire l'objectif du gouvernement de centre-gauche de l'époque car il reposait sur un usage accru de réacteurs nucléaires.

Plus aucune tranche ne fonctionne actuellement dans l'Archipel, en raison de l'entrée en vigueur de nouvelles normes de sûreté qui exigent des contrôles et modifications des installations avant l'obtention d'une nouvelle certification.

Pour atteindre l'objectif affiché, le gouvernement Abe plaide pour un redémarrage des installations nucléaires: il faut en théorie qu'un cinquième (20 à 22%) de l'électricité au Japon soit tirée de l'énergie atomique à l'horizon 2030. Un objectif jugé irréaliste par les écologistes.

A côté de la ressource nucléaire, la proportion des énergies renouvelables devrait être doublée pour atteindre 22 à 24%, le reste étant fourni par les centrales thermiques (gaz, charbon, pétrole) qui produisent actuellement 90% de l'électricité.

Les 28 pays de l'Union européenne se sont fixés pour ambition de réduire leurs émissions de gaz à effet de serre de 40% d'ici à 2030.

De leur côté, les Etats-Unis, le deuxième plus gros pollueur au monde derrière la Chine, ont affiché un objectif de réduction de 26% à 28% de leurs émissions d'ici à 2025 par rapport à 2005.

Pékin s'est pour sa part engagé à ce que ses émissions cessent d'augmenter à partir de 2030.


Romandie 2/6/2015
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MessageSujet: Climat: le Maroc s'engage à réduire de 13% ses émissions à l'horizon 2030   Mar 2 Juin - 20:46

Skhirat (Maroc) - Le Maroc a annoncé mardi une réduction d'au moins 13% de ses émissions prévues de gaz à effet de serre à l'horizon 2030, dans le cadre des contributions visant à préparer le sommet sur le climat en décembre à Paris (COP-21).

Cet engagement, le deuxième seulement d'un pays africain après le Gabon, intervient alors que des négociations préparatoires à la COP-21 sont en cours à Bonn (Allemagne).

L'annonce a été faite par la ministre déléguée à l'Environnement, Hakima El Haite, lors d'un colloque à Skhirat, près de Rabat, en présence du Premier ministre, Abdelilah Benkirane, et de l'envoyé spécial du président français pour la protection de la planète, Nicolas Hulot.

Le Maroc, qui accueillera en 2016 la COP-22, s'engage à réduire de 13% ses émissions (prévues) en 2030, a dit Mme El Haite. L'effort financier, de 10 milliards de dollars, sera pris en charge par le royaume, a-t-elle relevé.

Mme El Haite a ajouté que Rabat était prêt à une réduction additionnelle de 19%, d'un coût évalué à 35 milliards de dollars, à la faveur d'un appui international, ce qui aboutirait à un effort de réduction de 32% au total à l'horizon 2030.

Ce soutien viendrait notamment du Fonds vert pour le climat, qui dispose actuellement de 10 milliards de dollars mais espère en engranger dix fois plus à moyen terme.

Interrogé par l'AFP, Nicolas Hulot a qualifié l'engagement marocain d'assez ambitieux. Ce qui est important, c'est aussi le signal que cela donne à un moment où on n'a pas reçu les contributions de certains pays émetteurs, a-t-il fait valoir.

Les pays du sud nous délivrent un message, à savoir qu'ils sont prêts à faire quoi qu'il en soit un effort, mais qu'ils peuvent en faire encore plus si on les aide, a-t-il jugé.

Pour lui, la clé du succès à Paris résidera dans la capacité à travailler en amont sur des financements innovants. Un rapport doit être remis en ce sens à François Hollande dans les prochains jours, a-t-il précisé.

Le sommet de Paris doit aboutir à un premier accord engageant tous les pays dans la lutte contre les dérèglements climatiques à partir de 2020.

Trente-sept pays ont annoncé jusque-là leurs engagements, mais des responsables européens ont exhorté, depuis Bonn, la communauté internationale à accélérer la cadence.


Romandie 2/6/2015
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MessageSujet: Climat: le G7 et l'UE ont encore beaucoup d'efforts à faire   Ven 5 Juin - 1:04

Bonn - Les pays du G7 et de l'Union européenne doivent faire beaucoup plus d'efforts dans la réduction des gaz à effet de serre pour que le réchauffement climatique puisse être limité à 2 degrés, a averti jeudi un organisme spécialisé.

Les engagements de réduction pris par ces 31 pays à l'horizon 2030 représentent 30% de ce qui serait nécessaire pour atteindre cet objectif, affirme dans un rapport le Climate Action Tracker (CAT), qui regroupe quatre centres de recherche spécialisés dans les politiques climatiques.

Les pays du G7 et l'UE ont fait un petit pas mais beaucoup plus d'efforts sont nécessaires, estime-t-il.

Le CAT a rendu public ce document en marge des négociations climatiques en cours à BonnA six mois de la conférence de Paris (COP21) qui va tenter de parvenir à un accord pour limiter le réchauffement à 2 degrés par rapport à l'ère pré-industrielle, et à quelques jours d'un sommet du G7 en Allemagne, il appelle le G7 et l'UE à améliorer de manière significative les engagements qu'ils ont présentés à ce jour.

Le G7 et l'UE doivent revoir de toute urgence leurs politiques actuelles et revoir à la hausse leurs engagements avant la COP21 afin qu'un accord à Paris puisse faire des pas importants vers l'objectif des 2 degrés, déclare Bill Hare, directeur de l'institut Climate Analytics, cité dans le texte.

Les engagements de réduction des gaz à effet de serre des pays du G7 et de l'UE actuellement sur la table montrent qu'il y a un risque extrême de rester bloqué, jusqu'en 2030, à des niveaux d'émission élevés qui ne sont pas compatibles avec une limitation du réchauffement à 2 degrés, a-t-il ajouté.

Les économies de ces pays (les 28 de l'UE, plus le Japon, les Etats-Unis et le Canada) sont responsables, au total, d'environ 30% des émissions mondiales de gaz à effet de serre et représentent 40% du PIB mondial, rappelle le CAT.

Le G7 et l'UE, en tant que groupe de gouvernements le plus puissant et riche du monde, peut faire plus que d'autres pays, moins riches, souligne Niklas Höhne, du NewClimate Institute.

L'étude du CAT montre aussi des différences importantes entre les politiques que les gouvernements du G7 et de l'UE ont mises en place. Alors que les politiques menées par l'UE lui permettront de s'approcher de ses objectifs de réduction de gaz à effet de serre en 2030, les Etats-Unis, le Canada et le Japon ont encore beaucoup de travail, ajoute le CAT.

L'UE s'est engagée à réduire d'au moins 40% d'ici à 2030 ses émissions de gaz à effet de serre par rapport à leur niveau de 1990.



Romandie 4/6/2015
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