LOVE ANIMALIA NATURALIS ENVIRONNEMENTALIS
Bienvenue sur le Forum Love Animalia Naturalis : Actualités, informations et conseils sur les Animaux, la Nature et l'Environnement. Des rubriques exclusives réservées aux membres du forum. Pour satisfaire votre curiosité retrouvez l'actualité ou des conseils et pour satisfaire la nôtre, nous serons heureux de lire les vôtres! Toutes les personnes de 10 ans et plus, partageant ces centres d'intérêts sont les bienvenues.

LOVE ANIMALIA NATURALIS ENVIRONNEMENTALIS

Animaux, Nature et Environnement : Actualités, Informations et Conseils
AccueilPortailS'enregistrerConnexion
Vous avez des photos sur les animaux, la nature et l'environnement ? Si vous êtes prêts à nous offrir l'une d'elles... Ecrivez un message à l'un des administrateurs. Merci

Partagez | 
 

 CO2, taxe carbone... Photosynthèse... Gaz à effet de serre....

Aller en bas 
Aller à la page : Précédent  1, 2, 3 ... , 9, 10, 11  Suivant
AuteurMessage
Admin
Fondateur Administrateur
Fondateur Administrateur
avatar

Messages : 20116
Date d'inscription : 15/11/2010
Age : 65
Localisation : Essonnes

MessageSujet: Bataille à Bonn sur les émissions des gaz à effet de serre   Ven 5 Juin - 16:33

Des négociateurs réunis à Bonn jusqu'au jeudi 11 juin vont tenter de définir le rythme de réduction des émissions des gaz à effet de serre. L'objectif fixé par la communauté internationale est de limiter la hausse des températures à 2°C.

Un objectif commun de réduction des gaz à effet de serre à long terme "serait plus clair, plus concret que le 2°C", estime Laurence Tubiana, responsable de la délégation française. Mais le sujet est "un point dur" des discussions qui doivent aboutir à un accord universel fin 2015 à Paris.

Selon Bill Hare, directeur de l'institut Climate analytics, interrogé à Bonn par l'AFP, un objectif de long terme "serait très utile pour indiquer la direction vers laquelle tout le monde doit aller et cela enverrait un signal, non seulement aux gouvernements, mais aussi au secteur privé".

A ce stade, de nombreuses options, plus ou moins exigeantes, sont sur la table. Mais aucune ne fait consensus: un pic des émissions mondiales le plus tôt possible, une baisse de 50% et même de 70-95% en 2050 par rapport à 2010, zéro ou quasiment zéro émission en 2100.

D'autres formules sont plus vagues: "une décarbonisation de l'économie", une économie neutre en carbone ou encore "zéro net émission", un concept qui laisse la porte ouverte à des émissions à partir du moment où elles sont captées par des puits naturels (forêts, cultures) ou grâce à des technologies (captage et stockage du carbone).

Un pic "le plus tôt possible" est défendu par les Etats insulaires. Ils sont parmi les plus exposés au réchauffement en raison de l'élévation du niveau de la mer.

Ces Etats, soutenus par les pays africains, le groupe des Pays les moins avancés (PMA) et les Philippines défendent même une hausse globale des températures limitée à 1,5°C. "Les experts disent qu'avec 1,5°C, les îles sont déjà en danger", rappelle Amjad Abdulla des Maldives, négociateur pour les Etats insulaires.

La différence des efforts à entreprendre entre un objectif de 1,5°C et 2°C n'a rien de marginal. Le Groupe intergouvernemental d'experts sur le climat (Giec) estime qu'il faut réduire les émissions de 40 à 70% d'ici 2050 pour 2°C et de 80 à 90% d'ici 2050 pour 1,5°C.

A l'autre bout du spectre, les Etats pétroliers comme l'Arabie saoudite ou gros producteurs de charbon comme l'Australie ne veulent pas entendre parler d'une "décarbonisation de l'économie". Ils comptent à terme sur le captage et le stockage des émissions industrielles de CO2 pour continuer à exploiter des énergies fossiles.

"Un réel engagement des pays à se détourner des fossiles, comme le recommande le Giec, passe par un signal à 2050 et un signal sur un point d'arrivée à zéro émission", défend Alix Mazounien, du réseau d'ONG Climate action network (CAN). Une demande proche de la proposition de l'Union européenne favorable à une baisse d'au moins 60% en 2050 par rapport à 2010.


Romandie 5/6/2015
Revenir en haut Aller en bas
http://lane.forumgratuit.org
Admin
Fondateur Administrateur
Fondateur Administrateur
avatar

Messages : 20116
Date d'inscription : 15/11/2010
Age : 65
Localisation : Essonnes

MessageSujet: Selon une ONG, le Japon ne fait pas assez pour lutter contre le réchauffement planétaire   Ven 5 Juin - 16:59

Une ONG internationale consacrée à l’environnement a décerné son prix satirique «Fossile du Jour» au Japon car l’organisme considère que Tokyo a établi des objectifs extrêmement faibles de limitation des émissions de gaz à effet de serre.

L’ONG Climate Action Network-International attribue chaque année ce trophée à la nation qu’elle juge peu encline à régler le problème du réchauffement planétaire.

L’organisme a annoncé le lauréat 2015 au cours d’une conférence de presse jeudi à Bonn, en Allemagne. C’est dans cette ville que se tiennent en effet actuellement des négociations de travail au niveau de l’ONU pour la mise au point d’un nouveau cadre de lutte contre le réchauffement planétaire.

Le Japon a décidé mardi qu’il se donnait pour objectif d’ici 2030 de diminuer ses émissions de gaz à effet de serre de 26% par rapport aux niveaux de 2013. Mais l’ONG estime cet objectif trop faible.

La directrice de la coordination de la communication internationale de l’ONG, Ria Voorhaar, a incité le Japon à se hausser au niveau des attentes internationales en faisant preuve d’un leadership fort dans la lutte contre le réchauffement climatique.


NHK WORLD 5/6/2015
Revenir en haut Aller en bas
http://lane.forumgratuit.org
Admin
Fondateur Administrateur
Fondateur Administrateur
avatar

Messages : 20116
Date d'inscription : 15/11/2010
Age : 65
Localisation : Essonnes

MessageSujet: Climat: les émissions de la Chine devraient atteindre leur maximum d'ici 2025   Lun 8 Juin - 13:03

Bonn - Note d'espoir dans la lutte contre le changement climatique, les émissions de gaz à effet de serre de la Chine, 1er émetteur mondial, vont probablement atteindre leur pic en 2025, soit cinq ans avant l'objectif annoncé par Pékin, estime une étude publiée lundi.

Selon les courbes actuelles, la Chine devrait émettre 12,5 à 14 mds de tonnes équivalent CO2 (GTCO2e) en 2025, record national, avant que les émissions commencent à décliner, estime l'étude, réalisée par l'économiste du climat Nicholas Stern et l'analyste Fergus Green (en anglais).

Ce résultat suggère qu'il est de plus en plus probable que le monde évite un réchauffement mondial de plus de 2°C par rapport aux niveaux pré-industriels, soulignent dans un communiqué les auteurs de ce rapport produit par deux instituts de recherche de la London School of Economics (LSE).

Les Etats, réunis jusqu'à jeudi à Bonn, négocient pour tenter de parvenir à un accord universel à Paris en décembre. Cet accord, destiné à prendre le relais du protocole de Kyoto à partir de 2020, vise à limiter le réchauffement mondial à 2°, seuil au-delà duquel la science annonce des impacts dévastateurs sur les écosystèmes comme les économies.

En analysant les tendances dans les secteurs émetteurs clés en Chine, nous concluons que les émissions de gaz à effet de serre ont peu de probabilité d'atteindre leur sommet en 2030, la limite haute qu'avait fixée le président Xi Jinping en novembre 2014, et devraient plus probablement connaître leur pic d'ici 2025, souligne l'étude. Et cela pourrait même se produire avant.

La consommation nationale de charbon a chuté en 2014 et au premier trimestre de 2015, soulignent les chercheurs, qui ont calculé qu'elle avait atteint son maximum structurel et devrait se stabiliser au cours des cinq ans, tandis que le recours au gaz naturel se développe. Un basculement permis par des changements structurels de l'économie chinoise, mais aussi par les politiques publiques mises en oeuvre pour favoriser un développement plus durable et réduire les impacts environnementaux.

Dans le cadre des négociations onusiennes, les pays doivent publier avant le 31 octobre leurs engagements nationaux en matière de réduction à moyen terme de leurs émissions de gaz à effet de serre, source du réchauffement mondial.

Trente-neuf parties ont déjà fait connaître leurs intentions. Pékin n'a en revanche pas encore publié sa contribution.

La question de savoir si le monde pourra tenir cette trajectoire (de +2°) dans la décennie ou au-delà, à partir de 2020, dépend de manière significative de la capacité de la Chine à réduire ses émissions à un rythme soutenu après son pic (plutôt que de simplement stagner), souligne ainsi l'étude britannique. Elle dépend aussi des actions des autres pays dans les 20 ans à venir, et des actions mondiales meneés au cours des décennies suivantes.

Aujourd'hui, les émissions mondiales s'élèvent à environ 50 GTCO2e, dont environ un quart produite par la Chine seule, selon les auteurs.



Romandie 8/6/2015
Revenir en haut Aller en bas
http://lane.forumgratuit.org
Admin
Fondateur Administrateur
Fondateur Administrateur
avatar

Messages : 20116
Date d'inscription : 15/11/2010
Age : 65
Localisation : Essonnes

MessageSujet: Climat: le G7 en faveur d'une baisse importante des émissions de CO2   Lun 8 Juin - 23:34

Château d'Elmau (Allemagne) - Les pays du G7 ont jugé nécessaire dans le communiqué final d'un sommet en Bavière (sud) une diminution importante des émissions mondiales de gaz à effet de serre et une décarbonation de l'économie au cours de ce siècle.

Ils se sont prononcés en faveur d'un objectif mondial de réduction des émissions dans le haut de la fourchette de 40% à 70% d'ici 2050 par rapport à 2010, dans le cadre d'une réponse mondiale, et se sont engagés à faire (leur) part pour parvenir à une économie mondiale sobre en carbone à long terme.

"Les formulations retenues, qui entrouvrent la porte à la fin de l'ère fossile, reflètent des engagements ambitieux et réalistes", s'est félicité le président français François Hollande.

"Mais elles ont été le résultat de négociations difficiles", a reconnu lors de la conférence de presse finale la chancelière allemande Angela Merkel, hôte du sommet. Les négociateurs ont dû fournir un dur travail, a-t-elle dit.

Les pays européens du G7 (France, Allemagne, Italie, Royaume-Uni) étaient d'accord pour adopter un objectif ambitieux, afin d'envoyer un signal en direction de la conférence de Paris en décembre en préparation, où la communauté internationale doit établir sa feuille de route pour limiter le réchauffement climatique à deux degrés par rapport à l'ère pré-industrielle. Le Japon et le Canada, dont le mix énergétique repose pour beaucoup sur le charbon, étaient nettement plus réticents.

"Au final, les progrès enregistrés à Elmau permettent d'espérer un accord solide à Paris en fin d'année", s'est félicité le président américain Barack Obama. Il a rappelé la nécessité d'agir rapidement et avec détermination pour limiter la hausse du thermomètre mondial à deux degrés.

Du côté des ONG aussi les premières réactions étaient plutôt positives, Greenpeace jugeant ainsi qu'Elmau avait tenu ses promesses.



 Romandie 8/6/2015
Revenir en haut Aller en bas
http://lane.forumgratuit.org
Admin
Fondateur Administrateur
Fondateur Administrateur
avatar

Messages : 20116
Date d'inscription : 15/11/2010
Age : 65
Localisation : Essonnes

MessageSujet: Climat: les efforts du secteur énergétique seront capitaux selon l'AIE   Lun 15 Juin - 15:11

Paris - L'Agence internationale de l'énergie (AIE) a prévenu lundi que les efforts du secteur énergétique pour réduire ses émissions de gaz à effet de serre seront essentiels pour réussir la lutte contre le changement climatique et l'efficacité d'un accord en décembre prochain à la conférence internationale de Paris.

Agir pour lutter contre le changement climatique devra venir d'abord et essentiellement du secteur de l'énergie, affirme l'AIE dans un communiqué à l'occasion de la publication de son rapport spécial sur l'énergie et le changement climatique.

Les émissions de gaz à effet de serre issues de la production et de la consommation d'énergie sont d'un niveau deux fois plus élevé que celles issues de toutes les autres sources d'émissions confondues, rappelle ainsi l'AIE.

Il est clair que le secteur énergétique doit jouer un rôle capital pour assurer le succès des efforts faits pour réduire les émissions, insiste Maria van der Hoeven, directrice exécutive de l'AIE, citée dans ce communiqué.

Pour atteindre un pic des émissions de gaz à effet de serre issues de l'énergie d'ici 2020, l'Agence préconise la mise en place de cinq mesures essentielles.

D'abord, elle plaide pour augmenter l'efficacité énergétique dans l'industrie, le bâtiment et les transports, mais aussi pour réduire le recours aux centrales électriques au charbon les moins efficaces et interdire leur construction.

Par ailleurs, l'AIE estime qu'il faudra augmenter les investissements dans les énergies renouvelables de 270 milliards de dollars en 2014 à 400 milliards en 2030 et supprimer progressivement d'ici là les subventions aux énergies fossiles.

Enfin, le secteur du pétrole et du gaz devra réduire ses émissions de méthane.

Pour l'AIE, tout cela est possible en utilisant seulement des technologies et des politiques existantes et sans changer les perspectives économiques et de développement dans aucune région.

Tout retard pour agir sera coûteux, prévient aussi l'AIE. Or jusqu'ici les contributions pour la conférence de Paris (COP21) déjà publiées par un certain nombre de pays montrent que la croissance des émissions liées au secteur énergétique va diminuer mais qu'elle n'atteindra pas un pic avant 2030.

Enfin, pour que ces mesures permettent de limiter le réchauffement climatique à 2 degrés, l'Agence souhaite notamment que les objectifs soient révisés tous les cinq ans pour pouvoir augmenter leurs ambitions, et que des procédures pour contrôler l'atteinte des objectifs dans le secteur de l'énergie soient mises en place.


Romandie 15/5/2015
Revenir en haut Aller en bas
http://lane.forumgratuit.org
BelleMuezza
Fondateur Administrateur
Fondateur Administrateur
avatar

Messages : 12462
Date d'inscription : 15/11/2010
Age : 65
Localisation : Essonnes

MessageSujet: Obama et Rousseff appellent à un accord mondial ambitieux sur le climat   Mar 30 Juin - 23:18

Washington - Le président américain Barack Obama et son homologue brésilienne Dilma Rousseff ont appelé mardi à Washington à la conclusion d'un accord mondial ambitieux sur le climat à Paris en décembre, en s'engageant à faire une plus grande place aux énergies renouvelables.

Dans un communiqué commun, les deux dirigeants soulignent que les engagements des pays sur leurs émissions de gaz à effet de serre devront être régulièrement actualisés dans les années à venir en gardant à l'esprit l'objectif de la communauté internationale: limiter la hausse du réchauffement à +2°C par rapport à l'ère pré-industrielle.

Les deux pays s'engagent en particulier à faire passer à 20% d'ici 2030 la part des énergies renouvelables (hors hydroélectricité) dans leur production totale d'électricité. En 2014, ce chiffre était de 7% pour les Etats-Unis.

C'est en engagement audacieux, a souligné Brian Deese, conseiller de M. Obama pour le climat. Il reflète les progrès enregistrés au cours des dernières années sur le coût des énergies renouvelables, essentiellement sur le solaire et l'éolien.

Le Brésil met par ailleurs en avant un objectif de restauration et reforestation de 12 millions d'hectares d'ici 2030.

Le Brésil n'a pas encore présenté ses objectifs post-2020 sur ses émissions de gaz à effet de serre. Les Etats-Unis, de leur côté, ont annoncé un objectif de réduction de 26% à 28% de leurs émissions d'ici 2025 par rapport à 2005.

Premier émetteur mondial de gaz à effet de serre, la Chine a de son côté confirmé mardi son engagement, annoncé fin 2014 lors d'une visite de M. Obama à Pékin, de plafonner ses émissions de CO2 à l'horizon 2030.

Lundi, le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon a estimé que le rythme de la négociation onusienne était beaucoup trop lent. Cela avance à une allure d'escargot, a-t-il déploré.

M. Obama et Mme Roussef affichent par ailleurs leur volonté de travailler ensemble à mobiliser les fonds nécessaires pour favoriser la transition vers les sources d'énergie à faibles émissions de carbone.

Dimanche à l'ONU, le Brésil, la Chine, l'Inde, et l'Afrique du Sud se sont déclarés déçus que les pays riches ne puissent pas tenir leurs engagements d'aider les pays pauvres face au changement climatique.

Les pays développés s'étaient entendus en 2010 pour mobiliser 100 milliards de dollars par an d'ici 2020 en faveur des pays les plus pauvres afin qu'ils puissent s'adapter aux conséquences du changement climatique et réduire leurs émissions polluantes.


Romandie 30/6/2015
Revenir en haut Aller en bas
http://www.lane-forumactif.com
Admin
Fondateur Administrateur
Fondateur Administrateur
avatar

Messages : 20116
Date d'inscription : 15/11/2010
Age : 65
Localisation : Essonnes

MessageSujet: Record de concentration des gaz à effet de serre dans l'atmosphère   Ven 17 Juil - 12:54

Les gaz à effet de serre qui sont à l'origine du changement climatique ont atteint des sommets de concentration dans l'atmosphère en 2014. La planète a elle enregistré une température record à sa surface, ont rapporté des chercheurs du monde entier jeudi.

"Le dioxyde de carbone, le méthane et le protoxyde d'azote, qui sont les principaux gaz émis dans l'atmosphère, ont atteint des records de concentration dans l'atmosphère pour l'année" 2014, précise le rapport de ces chercheurs sur "l'Etat du climat" (State of the Climate), publié par l'Agence américaine océanique et atmosphérique (NOAA).

Les océans eux aussi ont connu l'an dernier des records de températures tandis que le niveau de la mer a atteint son plus haut niveau.

"L'Europe a connu son année la plus chaude et de loin, avec une vingtaine de pays qui ont battu de précédents records", précise le rapport.

"Beaucoup de pays en Asie ont connu des températures annuelles parmi les dix plus chaudes. L'Afrique a recensé des températures supérieures à la moyenne sur la majorité du continent, l'Australie a battu un record de températures pour la troisième fois, après un sommet en 2013".

En Amérique latine, le Mexique a connu son année la plus chaude tandis que l'Argentine et l'Uruguay ont atteint pour la deuxième fois des sommets de températures.

Exception en matière de température, la région Est de l'Amérique du Nord est la seule zone dans le monde à avoir connu l'an dernier des températures inférieures à la moyenne.

Quant au niveau global des mers, il a atteint, "suite au réchauffement des océans et à la fonte des glaces", un record en 2014, en hausse de 6,7 centimètres par rapport à la moyenne de 1993, quand a débuté la mesure par satellites du niveau des océans.

Au total, 413 scientifiques de 58 pays ont contribué à ce rapport, basé sur des données collectées par les postes de surveillance de l'environnement et publié dans le Bulletin of the American Meteorological Society.


Lire aussi : les faits saillants de 2014


Romandie 16/7/2015
Revenir en haut Aller en bas
http://lane.forumgratuit.org
Admin
Fondateur Administrateur
Fondateur Administrateur
avatar

Messages : 20116
Date d'inscription : 15/11/2010
Age : 65
Localisation : Essonnes

MessageSujet: Climat: le Japon s'engage à réduire de 26% ses émissions de gaz à effet de serre   Sam 18 Juil - 11:11

Tokyo - Le Japon, sixième émetteur de gaz à effet de serre, s'est engagé à réduire ses émissions de 26% entre 2013 et 2030, une contribution dans la lutte contre un réchauffement catastrophique du climat jugée insuffisante par les écologistes et des experts.

Afin de parvenir à cet objectif, l'énergie nucléaire, très impopulaire et inutilisée depuis la catastrophe de la centrale de Fukushima en 2011, devrait fournir 20 à 22% de l'électricité, selon les engagements donnés à l'Onu par Tokyo, qui figuraient samedi sur le site de la convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques.

Les énergies renouvelables verraient leur part portée à 22-24% d'ici à l'année budgétaire 2030 (avril 2030-mars 2031), contre 11% sur l'année achevée fin mars 2014.

Nous avons décidé de réduire de 26% nos émissions de gaz à effet de serre, un objectif ambitieux qui n'est en rien inférieur à ce qui se fait au niveau international, avait déclaré vendredi le Premier ministre, Shinzo Abe.

Il est urgent d'accroître les efforts menés par la communauté internationale pour s'attaquer au changement climatique, a déclaré M. Abe, ajoutant que Tokyo était prêt à contribuer à créer un cadre pratique et juste comprenant tous les plus grands pays émetteurs de gaz à effet de serre.

Le Japon est ainsi, selon les médias locaux, la 19ème partie à soumettre aux Nations unies un engagement de réduction de ses émission de gaz à effet de serre avant la conférence COP21 qui doit, du 30 novembre au 11 décembre à Paris, mettre au point un pacte mondial pour le climat.

Une liste de réductions d'émissions par pays viendra sous-tendre cet accord, qui doit entrer en vigueur à partir de 2020 avec pour objectif de limiter le réchauffement mondial à 2 degrés par rapport à l'ère pré-industrielle.

L'organisation écologiste Greenpeace a estimé que l'engagement nippon était un des plus faibles parmi tous les pays industrialisés, soulignant qu'il reviendrait à une réduction de 18% des émissions en 2030 par rapport au niveau de 1990.

L'objectif de l'Union européenne est de 40% entre 1990 et 2030.

Le Climate Action Tracker (CAT), qui regroupe quatre centres de recherche spécialisés dans les politiques climatiques, a jugé insuffisant l'objectif de 26%, estimant que le Japon pouvait l'atteindre en ne menant quasiment aucune action nouvelle.

Le réseau de centrales nucléaires, qui fournissait un quart de l'électricité du pays, a été arrêté après l'accident de Fukushima. Le Japon a donc eu davantage recours à des centrales au charbon, un des plus puissants émetteurs de gaz à effet de serre.

Selon les calculs de Tokyo, les émissions totales de l'archipel ont été en 2013 de 1,4 milliard de tonnes.

Le total mondial est actuellement d'environ 50 milliards de tonnes par an, auquel la Chine, les Etats-Unis et l'Europe contribuent pour moitié environ.


Romandie 18/7/2015
Revenir en haut Aller en bas
http://lane.forumgratuit.org
Admin
Fondateur Administrateur
Fondateur Administrateur
avatar

Messages : 20116
Date d'inscription : 15/11/2010
Age : 65
Localisation : Essonnes

MessageSujet: Climat: l'Australie va réduire de 26% ses émissions, un objectif insuffisant pour les écologistes   Mar 11 Aoû - 12:46

Sydney - Le gouvernement australien a annoncé mardi une réduction de ses émissions de carbone de 26% d'ici 2030 pour lutter contre le réchauffement climatique mais ses détracteurs l'accusent de ne pas prendre sa juste part du fardeau international.

Le Premier ministre conservateur Tony Abbott n'a jamais fait mystère de son soutien à l'économie australienne, en particulier à son vaste secteur minier, jetant par exemple aux orties une taxe controversée sur les émissions carbone imposée aux industries polluantes.

Balayant les critiques d'un revers de main, il a souligné que les objectifs de son gouvernement se situaient plutôt dans la moyenne de ceux qui ont été déterminés par les pays au niveau économique comparable en vue de la conférence de Paris sur le climat qui doit déboucher sur un accord mondial pour limiter le réchauffement de la planète.

Nous sommes parvenus à (...) un objectif pour 2030 situé dans la fourchette de 26 à 28% à partir des niveaux de 2005, a déclaré M. Abbott. L'objectif de 26% est définitif mais en vertu des circonstances qui seront à l'oeuvre, nous pourrons aller jusqu'à 28%.

Le pays rejette environ 1,3% des émissions de gaz à effet de serre dans le monde, mais est un des plus gros émetteurs de la planète par tête d'habitant en raison de l'importance de son secteur minier et de sa dépendance à l'électricité produite grâce au charbon.

L'Australie est aussi un grand exportateur de matières premières (minerai de fer, charbon, cuivre...) et le pays compte plusieurs géants du secteur, dont Rio Tinto et BHP Billiton.

Le Premier ministre a souligné à cet égard que son gouvernement restait déterminé à trouver un équilibre entre objectifs environnementaux et économiques. Il s'agit d'un bon objectif, solide, responsable du point de vue économique, responsable du point de vue environnemental, a-t-il dit.

Notre objectif de 26 à 28%, c'est mieux que le Japon. C'est presque le même que la Nouvelle-Zélande. C'est un poil en-dessous du Canada, un peu en dessous de l'Europe, a martelé le chef du gouvernement. Et bien sûr, c'est démesurément mieux que la Chine, a-t-il dit du premier pollueur mondial qui a promis de plafonner ses émissions de CO2 à l'horizon 2030. Nous ne sommes pas en tête mais nous ne sommes certainement pas à la traîne, a encore affirmé M. Abbott.

La conférence sur le climat prévue à Paris en décembre vise à limiter à 2 degrés la hausse du thermomètre mondial par rapport au niveau pré-industriel pour limiter les impacts du changement climatique, dont la vitesse est inédite.

Mais les défenseurs de l'environnement ne sont pas de l'avis du gouvernement et l'accusent d'être loin d'assurer une part équitable du combat contre le réchauffement.

- Ces objectifs sont nettement insuffisants s'agissant de protéger les Australiens des impacts du changement climatique et ne représentent pas une contribution juste aux efforts internationaux pour contrôler la situation, a dit Tim Flannery, de l'institut indépendant Climate Council.

- S'il est vrai que les engagements australiens ne sont guère différents de ceux du Canada et du Japon, ils sont loin derrière ceux des Etats-Unis et de l'Europe, a renchéri Will Steffen, spécialiste du changement climatique au sein du même organisme. Canberra est toujours dans la queue du peloton des pays développés.

Les Etats-Unis se sont engagés à une réduction de 26 à 28% d'ici 2025, soit cinq ans avant, et l'Europe a été plus loin encore. Nous sommes loin derrière là où nous devrions être pour participer de manière équitable à l'objectif des deux degrés, a-t-il poursuivi.

- World Wild Fund Australie est du même avis. Si tous les pays fournissaient le même niveau d'efforts que l'Australie, le monde serait bon pour trois ou quatre degrés de réchauffement, a lancé Kellie Caught.

- A la décharge de l'Australie, Frank Jotzo, directeur du Centre pour les politiques climatique et économique à l'Université de Canberra, a noté que les cibles de la plupart des autres pays développés sont insuffisantes.

Au moins, l'Australie est dans le coup de l'action climatique internationale même si elle est considérée comme une retardataire.

L'Australie, au 13ème rang mondial des émissions en valeur absolue, remplit sa part et c'est ce qui compte, a dit la ministre des Affaires étrangères Julie Bishop.


Romandie 11/8/2015
Revenir en haut Aller en bas
http://lane.forumgratuit.org
Admin
Fondateur Administrateur
Fondateur Administrateur
avatar

Messages : 20116
Date d'inscription : 15/11/2010
Age : 65
Localisation : Essonnes

MessageSujet: L'Australie se fixe un objectif de baisse des émissions qui déçoit   Mar 11 Aoû - 13:06

L'Australie a annoncé mardi un nouvel objectif de baisse des émissions de gaz à effet de serre dans la perspective de la conférence COP21 sur le climat à Paris à la fin de l'année. La réduction visée est de 26-28% d'ici 2030 par rapport aux niveaux de 2005.

Cet objectif se situe "plutôt dans la moyenne" de ceux établis par des pays au niveau économique comparable. Les groupes de défense de l'environnement et l'opposition le jugent toutefois trop modeste. Le chiffre annoncé mardi par le Premier ministre Tony Abbott est en outre bien inférieur aux recommandations de l'Autorité australienne sur le changement climatique.

Cet organe d'experts indépendants a recommandé en juillet une réduction des émissions de GES par l'Australie de 40 à 60% d'ici 2030 par rapport aux niveaux de 2000 si le pays veut contribuer à l'objectif mondial d'une baisse de 2 degrés Celsius de la température moyenne mondiale par rapport à l'ère pré-industrielle.

L'objectif de réduction affiché par le pays-continent est actuellement de 5% d'ici 2020 par rapport aux niveaux de 2000.

"Nous devons être responsables sur le plan environnemental, mais nous devons l'être aussi sur le plan économique", a expliqué le chef du gouvernement. "Nous devons réduire nos émissions d'une manière qui soit compatible avec la poursuite de la croissance."

L'Australie est le premier exportateur mondial de charbon et minerai de fer et l'un des plus gros émetteurs de carbone par habitant, une grande partie de l'électricité du pays étant produite par des centrales à charbon.

Tony Abbott est lui-même un ardent défenseur de l'industrie houillère. Il a supprimé l'an dernier une taxe sur le carbone et un plan visant à mettre en place un marché de crédits carbone.

Ses adversaires déplorent la modestie de l'objectif annoncé mardi, d'autant plus qu'ils accusent Tony Abbott d'avoir truqué la donne en changeant l'année de référence, 2005 ayant marqué un pic d'émissions dans le monde.

"C'est un objectif défaitiste qui ne démontre aucune foi dans la capacité des Australiens à s'adapter, à innover et à effectuer une transition vers une économie propre", a déclaré l'Australian Conservation Foundation (ACF) dans un communiqué.

Un sondage réalisé la semaine dernière par le groupe d'études Climate Institute a montré que 63% des Australiens voulaient davantage d'actes sur cette question, soit une hausse de six points de pourcentage par rapport à 2014. L'opposition travailliste s'est engagée le mois dernier à réinstaller un marché des crédits carbone et à augmenter la part du renouvelable à 50% d'ici 2030.

Autre formation de l'opposition, le Parti Vert ne s'est pas privé de moquer l'"archaïsme" du Premier ministre. "Tony Abbott est bloqué dans les schémas économiques du XIXème siècle, dépossédant ce pays de son potentiel", a déclaré Larrisa Water, sénatrice du parti écologiste, dans un communiqué.



Romandie 11/8/2015
Revenir en haut Aller en bas
http://lane.forumgratuit.org
Admin
Fondateur Administrateur
Fondateur Administrateur
avatar

Messages : 20116
Date d'inscription : 15/11/2010
Age : 65
Localisation : Essonnes

MessageSujet: USA: 15 Etats en justice pour bloquer des réglementations des centrales au charbon   Ven 14 Aoû - 23:44

Washington - Quinze Etats fédérés américains, dont les grands producteurs de charbon, ont engagé une procédure judiciaire cherchant à bloquer les nouvelles réglementations proposées par l'Administration Obama pour réduire l'utilisation des énergies fossiles dans la production électrique.

Cette action engagée cette semaine, représente la première tentative par des Etats pour empêcher la mise en oeuvre d'une importante initiative du président Barack Obama pour faire baisser les émissions de dioxyde de carbone (CO2) émises par les centrales au charbon dans le cadre de la lutte contre le réchauffement climatique.

Les mesures proposées par l'administration américaine ont pour objectif de réduire de 32% les émissions de CO2 des centrales électriques au charbon d'ici 2032 par rapport à leur niveau de 2005.

Pour ce faire, les Etats et les sociétés de production électrique sont tenus d'utiliser moins de charbon et plus de gaz naturel, moins polluant et abondant aux Etats-Unis, ainsi que davantage d'énergies renouvelables surtout solaire et éolienne.

Selon certaines estimations d'experts, les réglementations Obama pourraient entraîner une baisse de 20% de la demande de charbon qui aujourd'hui compte pour la moitié de la production électrique américaine.

Ces réglementations sont les plus étendues jamais proposées dans le secteur de l'énergie dans l'histoire du pays et l'Agence de protection de l'environnement (EPA) n'a tout simplement pas l'autorité pour les appliquer, a déclaré jeudi dans un communiqué Patrick Morrisey, ministre de la Justice républicain de l'Etat de Virginie Occidentale, en annonçant l'action en justice. Cet Etat est le second producteur de charbon du pays et a été rejoint dans cette procédure par le Kentucky, au troisième rang et le Wyoming, le numéro un avec 40% de la production houillère américaine, selon la National Mining Association.

Les autres Etats qui se sont joints à cette action en justice sont entre autres l'Arkansas, l'Indiana, le Kansas, la Louisiane, le Michigan, l'Ohio, la Floride et le Dakota du Sud.

Selon les nouvelles réglementations de l'EPA, les Etats ont jusqu'à septembre 2016 pour soumettre leur programme de réduction des émissions de CO2 à l'EPA afin de s'y conformer.

Les adversaires de cette initiative pour réduire l'usage du charbon, le plus polluant en CO2, affirment que cela va entraîner une augmentation des coûts de l'électricité et déprimer davantage ce secteur minier dont plus d'une trentaine de firmes ont fait faillite depuis 2011.

Les quinze Etats ont engagé leur action auprès de la Cour fédérale d'Appel de Washington DC.


Romandie 14/8/2015
Revenir en haut Aller en bas
http://lane.forumgratuit.org
Admin
Fondateur Administrateur
Fondateur Administrateur
avatar

Messages : 20116
Date d'inscription : 15/11/2010
Age : 65
Localisation : Essonnes

MessageSujet: Les émissions de CO2 par la Chine seraient surestimées   Mer 19 Aoû - 23:20

Paris - Les émissions de dioxyde de carbone (CO2) de la Chine, premier émetteur mondial de gaz à effet de serre, ont été considérablement surestimées ces dernières années, selon une étude parue mercredi.

L'étude ne remet cependant pas en cause la place de ce pays comme premier émetteur mondial, a précisé à l'AFP Corinne Le Quéré, professeur à l'Université britannique University of East Anglia (UEA). Les émissions totales de la Chine en tant que pays sont toujours bien au-dessus de celles du deuxième gros émetteur, les Etats-Unis, a-t-elle déclaré.

Pour toute la période 2000 à 2013, nos estimations révisées des émissions cumulées de gaz carbonique par la Chine sont inférieures de 2,9 gigatonnes aux estimations antérieures, écrivent les auteurs de cette étude menée par une équipe internationale et parue dans la revue Nature.

Ce chiffre représente environ un tiers des émissions mondiales annuelles actuelles.

Pour l'année 2013, ils estiment à 2,49 gigatonnes les émissions de CO2 par la Chine dues aux combustibles fossiles et à la production de ciment. Un chiffre inférieur de 14% aux estimations faites jusque-là par les Nations unies et d'autres organismes internationaux, précisent les chercheurs. Les conclusions de l'étude suggèrent que les émissions de CO2 par la Chine ont été considérablement surestimées ces dernières années, résume l'un de ses auteurs, Dabo Guan, également de l'UEA, dans un communiqué de l'université.

Près des trois-quarts de la hausse des émissions mondiales de CO2 résultant de la combustion d'énergies fossiles et de la production de ciment entre 2010 et 2012 ont eu eu lieu en Chine, mais les estimations concernant les émissions chinoises continuent à faire l'objet d'une grande incertitude, relèvent les chercheurs.

Jusqu'à présent la qualité du charbon n'avait pas été sufisamment prise en compte. La Chine est le plus grand consommateur de charbon du monde, mais elle brûle du charbon de qualité bien inférieure (...) à celui qui est brûlé aux Etats-Unis et en Europe, souligne M. Guan.

Or quand vous brûlez du charbon, il contient de l'énergie, associée aux émissions de gaz carbonique. Plus l'énergie est importante, plus les émissions de CO2 sont importantes. Et parce que le charbon avait peu d'énergie, c'est-à-dire était de mauvaise qualité, il a produit des émissions moins importantes, a expliqué Mme Le Quéré à l'AFP. Selon elle, les conclusions de l'étude résultent aussi du fait que la Chine a amélioré sa collecte de données et leur qualité.

Environ 70% des émissions chinoises de gaz à effet de serre proviennent du charbon.

La publication de cette étude intervient alors que les représentants de 195 pays doivent se réunir à la fin de l'année à Paris pour tenter de parvenir à un accord pour limiter le réchauffement climatique.

Voir iciles résultats de l'étude publiés en Pdf (en intégralité et en anglais)


Romandie 19/8/2015
Revenir en haut Aller en bas
http://lane.forumgratuit.org
Admin
Fondateur Administrateur
Fondateur Administrateur
avatar

Messages : 20116
Date d'inscription : 15/11/2010
Age : 65
Localisation : Essonnes

MessageSujet: Le réchauffement climatique sur une trajectoire "bien supérieure" à 2 degrés   Ven 4 Sep - 14:32

Bonn (AFP) - Les objectifs de réduction des gaz à effet de serre annoncés jusqu'à présent au niveau mondial aboutiraient à un réchauffement climatique "bien supérieur à 2 degrés", limite fixée par l'ONU, selon une étude publiée mercredi à Bonn.

 Le monde est toujours sur la trajectoire d'une hausse de 2,9 à 3,1 degrés d'ici à 2100, affirme Climate Action Tracker (CAT), un organisme regroupant quatre centres de recherche, dans cette étude dévoilée en marge de nouvelles négociations en vue de la conférence de Paris sur le climat. Les engagements de réduction soumis par les gouvernements à l'ONU "conduisent à des émissions mondiales bien supérieures aux niveaux nécessaires pour contenir le réchauffement à 2 degrés" par rapport à l'ère préindustrielle, note-t-il. (Image CAT)

La conférence de Paris sur le climat en décembre a pour objectif de sceller un accord universel pour limiter la hausse de la température mondiale à 2 degrés. Selon les scientifiques, un réchauffement au-delà de cette limite aurait des conséquences irréversibles.

Au 1er septembre, 56 pays, responsables d'environ 65% des émissions mondiales de gaz à effet de serre (GES), à l'origine du réchauffement climatique, avaient remis leurs objectifs de réduction d'émissions à l'ONU.

Pour limiter la hausse des températures à 2 degrés, "les gouvernements doivent renforcer sensiblement" leurs objectifs: "ils doivent réduire collectivement les émissions mondiales de 12 à 15 gigatonnes d'équivalent CO2 supplémentaires d'ici à 2025, et de 17 à 21 GtCO2eq d'ici à 2030", selon l'étude.

Les émissions de gaz à effet de serre sont actuellement d'environ 50 gigatonnes d'équivalent CO2 par an.

Si les ambitions à l'horizon 2030 étaient maintenues à leur niveau actuel, "contenir le réchauffement sous les 2 degrés pourrait devenir infaisable" et le limiter à 1,5 degré serait "hors d'atteinte", estime Bill Hare, membre d'un des centres de recherche de Climate Action Tracker, dans le communiqué.

Analysant 15 engagements nationaux (représentant 64,5% des émissions mondiales), Climate Action Tracker en a jugé sept "inadéquats" (Australie, Canada, Japon, Nouvelle-Zélande, Singapour, Corée du Sud, Russie), six "moyens" (Chine, Union européenne, Mexique, Norvège, Suisse, Etats-Unis) et seulement deux "suffisants" (Ethiopie, Maroc).

"La plupart des gouvernements qui ont déjà soumis leur engagement (de réduction des GES) doivent revoir leurs ambitions à la lumière de l'objectif mondial et, dans la plupart des cas, ils devront les renforcer. Ceux qui travaillent toujours sur leurs objectifs doivent faire en sorte qu'ils soient aussi ambitieux que possible", a souligné Niklas Höhne du NewClimate Institute, un autre centre de recherche membre de CAT.

Les dix principaux émetteurs de gaz à effet de serre qui n'ont pas encore annoncé leurs objectifs sont l'Inde, le Brésil, l'Iran, l'Indonésie, l'Arabie saoudite, l'Afrique du Sud, la Thaïlande, la Turquie, l'Ukraine et le Pakistan. Ils sont responsables au total de 18% des émissions mondiales.


Sciences et avenir 2/9/2015
Revenir en haut Aller en bas
http://lane.forumgratuit.org
mustang91
Membre assidu
Membre assidu


Messages : 162
Date d'inscription : 06/07/2013

MessageSujet: Réchauffement : le CO2 du pergélisol pourrait être en partie séquestré   Jeu 10 Sep - 23:22

Le pergélisol de notre planète, cet épais sol gelé, contient du gaz carbonique enfoui sous forme de matière organique depuis la dernière période glaciaire, il y a environ 8.000 ans. Or, le réchauffement climatique a provoqué une libération de ce carbone. Une libération qui pourrait être atténuée selon des chercheurs, comme le montrent les grandes quantités de carbone charriées par le fleuve Mackenzie, au nord du Canada. Réchauffé, le pergélisol s'érode en effet plus facilement et la matière organique se retrouve durablement piégée… dans l'océan Arctique.

 Le pergélisol devient instable en se réchauffant (ici fissures visibles en Suède, sur le plateau tourbeux sur pergélisol de Storflaket près d'Abisko, en lisière de la zone restée froide. Ces zones peuvent libérer du méthane, qui contribue à réchauffer l'atmosphère. Dentren CC BY-SA 3.0

Le Mackenzie, au nord du Canada, est l’un des principaux fleuves de la planète. Son bassin versant a une superficie de 1.787.000 km2, il apporte ainsi chaque année à l’océan Arctique 100 millions de tonnes de sédiments qui se déposent sur les marges de la mer de Beaufort. Les rivières exportent en effet des produits solides provenant des sols en pente de leur bassin versant. Ces sédiments sont particulièrement riches en matière organique dont la nature et l’origine étaient jusqu’à présent assez mal connues.

 Le pergélisol (ou permafrost) est un sol gelé sur une grande épaisseur qui peut fondre en surface durant l'été. La matière organique qu'il contient se décompose alors et le carbone s'échappe sous forme de CO2 (gaz carbonique). Il est également soumis à l'érosion, laquelle augmente quand le climat se réchauffe. © Soil Science, Flickr, CC by 2.0

Depuis plusieurs années, ce fleuve fait l’objet d’études approfondies. Un consortium international a ainsi échantillonné à plusieurs reprises des sédiments transportés par le fleuve à différentes profondeurs dans le chenal et mesuré l’abondance des échantillons en carbone 14 (14C). Les chercheurs ont ainsi constaté que la matière organique transportée par le fleuve Mackenzie jusqu’à l’océan était pauvre en carbone 14, c’est-à-dire relativement ancienne.

En complétant leurs analyses à l’aide d’autres traceurs (isotopes 12 et 13 du carbone et rapport azote/carbone), les chercheurs ont montré qu’environ 10 à 30 % du carbone transporté par le fleuve était suffisamment ancien pour ne plus contenir de carbone 14. Et que ce carbone ancien provenait de l’érosion de roches sédimentaires riches en matière organique et âgées de plusieurs centaines de millions d’années, dont la présence est bien documentée dans le bassin du Mackenzie. Ils ont également montré que les 70 à 90 % de carbone organique restant (du carbone « moderne » contenant du 14C) provenaient d’un mélange de matière organique, récemment fabriquée par les végétaux, et de matière organique plus ancienne vieille de 8.000 à 9.000 ans. Une époque correspondant au maximum d’extension des marécages, tourbières et sols, riches en matière organique, formés après le retrait de la calotte glaciaire qui recouvrait le Canada lors du dernier âge glaciaire et aujourd’hui gelés.

 À son embouchure, le fleuve Mackenzie, au Canada, transporte 2,2 millions de tonnes de carbone organique moderne à l’océan Arctique. © Robert Hilton, Durham University

Une des menaces du changement climatique est la fonte du pergélisol (sol gelé en permanence des zones subarctiques et arctiques) avec pour conséquence la décomposition en gaz carbonique (CO2) des énormes quantités de matière organique qui y sont piégées. Les sols gelés de la planète contiennent en effet deux fois plus de CO2 que n’en contenait l’atmosphère de l’époque préindustrielle. Or, cette étude montre qu’en fait une partie de la matière organique du pergélisol est emportée jusque dans les sédiments marins, en raison d’une érosion accrue des sols devenus plus instables et que, ce faisant, elle échappe à cette décomposition.

Afin d’étudier le devenir à long terme de la matière organique fluviale ayant atteint l’océan, les chercheurs ont conduit les mêmes analyses que précédemment dans une carotte sédimentaire prélevée dans le delta du fleuve. Ils ont ainsi pu montrer qu’en mer, 65 à 100 % de la matière organique fluviale était préservée de la décomposition, un taux important permis par la combinaison de deux facteurs :

- des températures faibles
- et un taux de sédimentation élevé au débouché du fleuve.

L’érosion des sols gelés des hautes latitudes, accentuée par leur fonte, et le transport vers l’océan de la matière organique qu’ils renferment sont donc des moyens efficaces pour la planète. Non seulement de diminuer le taux de décomposition en CO2 de la matière organique du pergélisol, mais aussi d’enfouir dans l’océan, pendant plusieurs centaines de milliers d’années, le carbone qui avait été piégé dans le pergélisol après la dernière période glaciaire, il y a 8.000 ans environ.

Grâce à des estimations récentes des flux de sédiments transportés par le fleuve Mackenzie, les chercheurs ont calculé que 2,2 millions de tonnes de carbone organique moderne étaient transportées chaque année à l’océan Arctique. Ce flux est supérieur aux apports cumulés des autres grands fleuves arctiques (Ob, Yenisei, Lena, Indigirka et Kolyma). Il n’est évidemment pas suffisant pour contrebalancer les émissions anthropiques de CO2 mais il est suffisamment important pour avoir joué – et pour jouer encore – un rôle dans le couplage entre climat et cycle du carbone aux hautes latitudes.


Futura Sciences 10septembre.2015
Revenir en haut Aller en bas
Admin
Fondateur Administrateur
Fondateur Administrateur
avatar

Messages : 20116
Date d'inscription : 15/11/2010
Age : 65
Localisation : Essonnes

MessageSujet: La Champagne allège le poids de ses bouteilles   Lun 14 Sep - 15:51

Sur les coteaux du vignoble de Chouilly (Marne), il est l'heure de récolter le fruit d'une année de travail. Du fait d'un été très ensoleillé, les vendanges 2015 sont précoces


Avec le réchauffement climatique, le cycle végétatif de la vigne tend à se raccourcir. En trente ans, les vendanges ont avancé d'une dizaine de jours. Pour la qualité du champagne, une température d'un ou deux degrés de plus n'est pas un problème car il est possible de corriger le taux de sucre et d'acidité à la mise en bouteille. "On voit apparaître des nouvelles maladies qui peuvent survenir, des nouveaux insectes qui étaient plutôt sur les parties méridionales de la France (...)", décrit un vigneron.

La profession s'inquiète aussi pour la planète alors, elle a décidé de mesurer et de réduire ses émissions de gaz à effet de serre. Première mesure mise en place : l'allègement de la bouteille vide en faisant maigrir l'écrin de verre tout en gardant sa robustesse. Désormais, les 300 millions de champenoises fabriquées annuellement pèsent 7% de moins. La bouteille allégée c'est 8 000 tonnes de CO2 en moins chaque année.


Francetv info 11/9/2015
Revenir en haut Aller en bas
http://lane.forumgratuit.org
Admin
Fondateur Administrateur
Fondateur Administrateur
avatar

Messages : 20116
Date d'inscription : 15/11/2010
Age : 65
Localisation : Essonnes

MessageSujet: Océan Austral : la pompe à carbone redémarre   Mer 16 Sep - 16:51

Alors que les scientifiques redoutaient sa saturation, une étude indique que la quantité de CO2 absorbée est de nouveau en hausse autour de l’Antarctique.

L’océan Austral se comporte comme un gigantesque poumon qui absorbe et rejette, au gré de variations saisonnières, de grandes quantités de dioxyde de carbone, un des plus importants gaz à effet de serre. Avec un ratio largement en faveur de l’absorption puisque cette vaste étendue d’eau, représentant 25% de la surface océanique mondiale, participe pour 40% à la captation océanique des rejets anthropiques de carbone.

 Le navire de recherche Marion Dufresne en campagne, en Antarctique. Nicolas Metzl

Au début des années 2000, des mesures effectuées indiquaient une stabilisation de la quantité de dioxyde de carbone absorbé depuis 1980. Les scientifiques redoutaient que cette zone soit arrivée à saturation, un événement qui serait dramatique pour l’équilibre climatique de la Terre. Fort heureusement, une étude publiée par la revue Science indique que la quantité de CO2 absorbée est à nouveau en hausse autour de l’Antarctique.

Les chercheurs de l’école polytechnique de Zurich (EPFZ) et de l’université d’East Anglia ont analysé la concentration en CO2 des eaux de surface de l’océan Austral grâce à l’Atlas SOCAT (Surface Ocean CO2 Atlas) qui recense depuis 1957 les mesures effectuées par les navires de recherche et certains bateaux marchands sur toutes les mers du globe. Ils ont complété leurs données avec des observations satellitaires et avec une nouvelle méthode d’approximation basée sur le modèle des réseaux de neurones. Les résultats démontrent que le puits de carbone de l'océan Austral s’est réactivé à partir de 2002. En 2010, son absorption de carbone avait retrouvé un niveau attendu, corrélé à l’augmentation du CO2 atmosphérique.

Cette étude prouve que la capacité d’absorption en dioxyde de carbone de l'océan Austral fluctue fortement, plutôt que d'augmenter de façon régulière en réponse à l'augmentation du CO2 atmosphérique. Les chercheurs expliquent que ce changement est une conséquence des changements atmosphériques au-dessus de l’Antarctique ces dix dernières années : une diminution de l’intensité des vents et une augmentation des températures de surface de l'eau.

En revanche, les scientifiques ne se hasardent pas à pronostiquer les performances futures de l’océan Austral. "Notre modèle statistique n’est pas en mesure de produire un développement futur", résume Peter Landschützer de l’EPFZ.


Sciences et avenir 15/9/2015
Revenir en haut Aller en bas
http://lane.forumgratuit.org
Admin
Fondateur Administrateur
Fondateur Administrateur
avatar

Messages : 20116
Date d'inscription : 15/11/2010
Age : 65
Localisation : Essonnes

MessageSujet: Climat/Europe: créer un régulateur pour garantir un prix du carbone crédible   Jeu 17 Sep - 0:11

Paris - L'Europe devrait mettre en place un régulateur du marché du carbone pour redonner de la crédibilité au mécanisme européen, qui ne s'est toujours pas remis de la crise économique, selon un rapport de France Stratégie, publié mercredi.

Ce régulateur au mandat clairement défini pourrait avoir la mission de gérer des prix plancher et plafond du carbone, afin d'éviter que ce dernier tombe à nouveau à des niveaux aussi bas que celui qu'il atteint actuellement, propose France Stratégie, organisme de réflexion placé sous la tutelle du Premier ministre, dans un rapport sur l'Union de l'énergie.

Depuis 2009, l'Union européenne peine à redresser le marché du carbone lancé en 2005 dans le but d'inciter les entreprises à investir dans des technologies moins polluantes.

Du fait du ralentissement économique, mais aussi du développement des énergies renouvelables et de l'efficacité énergétique, la demande de quotas d'émission (ou droits à polluer) a chuté et les excédents se sont accumulés, pesant sur le prix du carbone. Celui-ci est aujourd'hui plus de trois fois inférieur au prix qui avait été envisagé au moment de la mise en place du mécanisme.

Ces prix bas des quotas de CO2 ont par exemple favorisé (...) un recours accru au charbon au détriment du gaz, pointe France Stratégie.

La Commission européenne a déjà proposé des ajustements au mécanisme qui entreront en vigueur en 2021. Trop tard et insuffisant pour France Stratégie, qui juge qu'il est fort probable que des difficultés surviennent auparavant.

L'organisme propose donc également la mise en place d'une trajectoire du prix du carbone qui guidera le fonctionnement du marché des quotas et l'action du régulateur. L'avantage de ce système, selon France Stratégie, est qu'il serait moins complexe à mettre en place qu'une taxe carbone qui doit recueillir l'unanimité des Etats membres.

Dans son rapport, critique sur l'état d'avancée d'une Union de l'énergie en Europe, l'organisme recommande par ailleurs de faire de la réduction des émissions de CO2 l'objectif principal de la politique énergétique européenne d'ici à 2030. Il plaide également pour rebâtir le partenariat entre l'UE et la Russie en matière d'appprovisionnement en gaz et intensifier les investissements dans l'énergie dans le cadre du plan Juncker.


Romandie 16/9/2015
Revenir en haut Aller en bas
http://lane.forumgratuit.org
Admin
Fondateur Administrateur
Fondateur Administrateur
avatar

Messages : 20116
Date d'inscription : 15/11/2010
Age : 65
Localisation : Essonnes

MessageSujet: Carbone/quotas: l'UE adopte le mécanisme de réserve de stabilité du marché   Sam 19 Sep - 1:07

Bruxelles - L'UE a formellement adopté vendredi le mécanisme de réserve de stabilité de marché, destiné à lutter contre les déséquilibres structurels entre l'offre et la demande sur le marché des quotas d'émission de gaz à effet de serre.

Approuvé lors d'un conseil des ministres de l'Environnement à Bruxelles, le système est destiné à améliorer le fonctionnement du marché du carbone dans l'UE, instrument de la politique climatique de l'UE, où les prix ont chuté depuis sa création. Depuis la crise de 2008, la demande de quotas d'émission a baissé et les excédents se sont accumulés, pesant sur le prix du carbone.

Quatre grands groupes énergétiques européens, GDF Suez, Iberdrola, CEZ et GasTerra, s'étaient même mobilisés fin avril pour demander un déclenchement anticipé du mécanisme.

Un accord avait été trouvé au printemps entre le Conseil européen, la Commission et le Parlement pour mettre en place le système dès le 1er janvier 2019, deux ans avant l'échéance prévue initialement.

Le mécanisme consiste à retirer automatiquement du marché un pourcentage de quotas, qui sont placés dans une réserve lorsque le nombre total de quotas dépasse un certain seuil. Une fois le marché stabilisé, les quotas sont remis en vente.

L'Union européenne a déjà gelé 900 millions de quotas dont la mise aux enchères, prévue pendant la période 2014-2016, a été repoussée. Ils seront placés dans la réserve.

L'établissement de cette réserve de stabilité est un premier pas dans le réexamen du système de marchés des quotas proposé par la Commission européenne.


Romandie 18/9/2015
Revenir en haut Aller en bas
http://lane.forumgratuit.org
Admin
Fondateur Administrateur
Fondateur Administrateur
avatar

Messages : 20116
Date d'inscription : 15/11/2010
Age : 65
Localisation : Essonnes

MessageSujet: L'importance des satellites pour surveiller le climat   Sam 19 Sep - 14:41

Les directeurs d'agences spatiales, réunis vendredi à Mexico, ont rappelé avant la Conférence de Paris l'importance des satellites pour la surveillance du climat. C'est la première fois qu'une trentaine de responsables de ces agences débattaient ensemble de ce sujet.

Ils ont rappelé le rôle "sans équivalent" des satellites pour l'observation du climat, moins de trois mois avant la conférence de l'ONU dans la capitale française. "Sur les 50 variables climatiques essentielles, 26 ne peuvent être observées que depuis l'espace", ont souligné les directeurs d'agence dans leur communiqué final.

 CNES 17/2/2015

Les satellites permettent notamment d'observer l'augmentation du niveau moyen des océans et le réchauffement climatique.

La France développe, avec l'Allemagne, le satellite Merlin destiné à mesurer les émissions locales de méthane, dont le lancement est prévu en 2020. Elle devrait lancer cette même année un micro-satellite baptisé Microcarb, qui permettra de cartographier les émissions de gaz carbonique, principal gaz à effet de serre produit par les activités humaines.

 euronews 2/7/2014

Les satellites sont aussi très importants "pour la prévision et la gestion des catastrophes naturelles", ont rappelé ces responsables qui ont aussi souligné l'importance cruciale de la coopération entre les pays. Face aux effets du changement climatique, "le meilleur allié des Etats est la coopération internationale et la mise en commun de toutes les ressources", ont-ils conclu.


Romandie 19/9/2015
Revenir en haut Aller en bas
http://lane.forumgratuit.org
Admin
Fondateur Administrateur
Fondateur Administrateur
avatar

Messages : 20116
Date d'inscription : 15/11/2010
Age : 65
Localisation : Essonnes

MessageSujet: L'Indonésie s'engage à réduire de 29% d'ici 2030 ses émissions de gaz à effet de serre   Ven 25 Sep - 12:58

Jakarta - L'Indonésie s'est engagée à réduire ses émissions de gaz à effet de serre de 29% d'ici 2030 en améliorant la protection de ses forêts et les capacités du secteur de l'énergie durable, un plan critiqué cependant pour son manque de précisions.

Le pays, l'un des plus gros émetteurs mondiaux de gaz à effet de serre, a promis de réduire la déforestation, de restaurer les forêts dégradées et de porter à près d'un quart la part de l'énergie durable dans l'offre globale d'énergie d'ici dix ans, selon son plan transmis à l'ONU.

Le vaste archipel abrite d'importantes forêts pluviales tropicales mais ces dernières années celles-ci ont été victimes de coupes sombres de la part de producteurs de bois. Les forêts sont aussi défrichées pour laisser la place à des cultures comme celle des palmiers à huile.

Ce programme de réduction des émissions a été transmis à l'ONU en prévision de la COP21, qui réunira 195 pays du 30 novembre au 11 décembre dans la capitale française pour tenter d'aboutir à un accord contre le réchauffement climatique mondial.

Si l'Indonésie bénéficie d'une aide financière internationale, elle pourra porter son objectif de réduction des émissions à 41% d'ici 2030, a ajouté Jakarta.

En 2009, l'Indonésie avait promis de réduire ses émissions de 26% à l'échéance de 2020.

Le cabinet d'études World Resources Institute (WRI) a toutefois critiqué le document indonésien, l'accusant de pécher par manque d'informations, en particulier sur le montant de l'aide qui serait nécessaire pour parvenir à l'objectif de 41%. Il a également reproché au texte de ne pas préciser la façon dont l'Indonésie comptait lutter contre les incendies de forêt d'origine agricole qui contribuent largement à ses émissions de gaz à effet de serre.

Depuis plusieurs semaines comme chaque année à cette époque de l'année, l'Indonésie est ravagée par des incendies provoqués par la culture sur brûlis, une technique primitive illégale utilisée comme moyen de défrichement et de fertilisation pour laisser place aux palmiers à huile et à des plantations destinées à produire de la pâte à papier. Les fumées qui se dégagent à cette occasion envahissent aussi Singapour et la Malaisie.

D'après le WRI, si la déforestation est prise en compte, l'Indonésie est le cinquième émetteur mondial de gaz à effet de serre.

La conférence de Paris va tenter de contenir la hausse des températures à 2 degrés par rapport à l'ère pré-industrielle.



Romandie 25/9/2015
Revenir en haut Aller en bas
http://lane.forumgratuit.org
Admin
Fondateur Administrateur
Fondateur Administrateur
avatar

Messages : 20116
Date d'inscription : 15/11/2010
Age : 65
Localisation : Essonnes

MessageSujet: 7 infographies pour tout comprendre des gaz à effet de serre   Lun 28 Sep - 12:30

À deux mois de la conférence de Paris, voici les dernières données disponibles concernant les émissions de gaz polluants.

Quelle quantité de gaz est émise ? Les chiffres disponibles dans le dernier rapport (2014) du GIEC font état d'émissions atteignant 49 Gigatonnes d'équivalent CO2 par an. C'est presque le double de la quantité émise dans les années 1970. La majeure partie de ces émissions (76%) est du CO2. Vient ensuite le méthane (16%) le dioxyde d'azote (6,2%) et les composés fluorocarbonés (2%).

 En orange, le volume de CO2 issu des énergies fossiles, en rouge, celui issu de l'activité forestière et de la transformation des sols ( Forestry and Other Land Use = FOLU). En bleu clair le méthane (CH4), en bleu plud foncé le dioxyde d'azote (NO2), et en bleu marine les composés fluorocarbonés. ©Observatoire du réchauffement climatique


Depuis combien de temps ? Le CO2 émis par les activités humaines augmente depuis le 19ème siècle et la révolution industrielle. Depuis les années 1950, la quantité d'émissions s'est considérablement accrue, passant les 10 Gigatonnes de CO2 par an.


D'où viennent ces gaz ? Les secteurs les plus générateurs de gaz à effet de serre sont en premier lieu les centrales qui produisent de l'électricité (à gaz, au fioul, ou au charbon) ou de la chaleur (37% des émissions). Viennent ensuite les différentes industries (19%) puis, dans un mouchoir de poche, le secteur du transport (avions et voitures qui représentent 15% des émissions) et l'agriculture (14%). Les émissions issues du secteur résidentiel représentent, elles "seulement" 7%.

Provenance des gaz à effet de serre par secteur dans le monde en 2010. ©www.tsp-data-portal.org/

Quel pays pollue le plus aujourd'hui ? Au début du 21ème siècle, les émissions des États-Unis se stabilisent et commencent à décroître. Celle de l'Europe également. Mais les émissions de la Chine, devenu de loin le premier pollueur mondial, explosent. La Chine émet aujourd'hui autant de CO2 que l'ensemble des pays du monde en 1940.

 Evolution des émissions de CO2 des différents pays au fil du temps. ©cdiac.ornl.gov

Que deviennent ces émissions polluantes ? Le carbone émis peut avoir trois destinations. La majeure partie demeure dans l'atmosphère où sa concentration ne cesse d'augmenter. Elle était proche des 320 ppm (partie par million) en 1960. Autrement dit, il y avait 320 molécules de CO2 dans un million de molécules de l'atmosphère. Aujourd'hui, cette quantité flirte avec la barre des 400 ppm et elle continue de croître.


Une partie est piégée par les océans, et le reste est capturé par la végétation et les sols. Toutefois il est difficile de prédire combien de dioxyde de carbone va absorber ce dernier réservoir. En effet, comme on peut le constater dans ce schéma ci-dessous, la quantité de CO2 piégé par la végétation (en vert) varie considérablement d'une année sur l'autre.

La partie supérieure de ce schéma représente les émissions de CO2, et la partie inférieure les endroits où il s'accumule à savoir les océans (bleu foncé) l'atmosphère (bleu clair) et la végétation (vert).

Comment sont mesurées les concentrations en gaz à effet de serre ? La mesure des concentrations en gaz à effet de serre peut s'effectuer depuis des stations au sol réparties sur tout le globe. Des données sont également récoltées par des capteurs placés sur des navires ou des aéronefs. Mais il est également possible de mesurer les concentrations de différents gaz dans l'atmosphère par satellite. Depuis son orbite, ce dernier envoie un signal qui va traverser l'atmosphère, se réfléchir au sol puis revenir jusqu'à la source de l'émission. Lors de son aller-retour à travers l'atmosphère, une partie de l'émission va-être absorbé par les molécules gazeuses. Plus ces dernières seront nombreuses, plus le signal reçu sera faible. Plusieurs missions satellites permettent déjà de suivre le méthane et le dioxyde de carbone.

 Sur ce schéma, la partie supérieure représente les missions capables de suivre l'évolution de la concentration en dioxyde de carbone (CO2) et la partie inférieure, celle capables de surveiller celle du méthane (CH4). En bleu foncé : les missions non opérationnelles. Celle de l'instrument Sciamachy  (SCanning Imaging Absorption SpectroMeter for Atmospheric CHartographY) un spectromètre placé à bord du satellite d'observation de la Terre Envisat. Le contact a été perdu avec ce dernier en 2012. En bleu, les missions lancées et opérationnelles. En vert les missions programmées et en rouges celles qui n'ont pas encore été approuvées. Le verdict pour la programmation ou non de la misson Carbonsat est imminent. ©G. Broquet




Sciences et avenir 27/9/2015
Revenir en haut Aller en bas
http://lane.forumgratuit.org
Admin
Fondateur Administrateur
Fondateur Administrateur
avatar

Messages : 20116
Date d'inscription : 15/11/2010
Age : 65
Localisation : Essonnes

MessageSujet: Le Brésil s'engage à réduire de 37% ses émissions de gaz à effet de serre d'ici 2025   Lun 28 Sep - 12:36

Nations unies (Etats-Unis) (AFP) - Le Brésil a annoncé dimanche qu'il entendait réduire de 37% ses émissions de gaz à effet de serre d'ici à 2025 et de 43% en 2030, par rapport aux niveaux de 2005.

 Une tour d'observation au coeur de la forêt amazonienne à Sao Sebastiao do Uatuma au Brésil, le 22 août 2015 (c) Afp

Cette annonce, faite par la présidente brésilienne Dilma Rousseff lors d'un sommet sur le développement durable organisé à l'ONU à New York, intervient à quelques semaines de la conférence climatique de Paris (COP 21) prévue en décembre.


Sciences et avenir 27/9/2015
Revenir en haut Aller en bas
http://lane.forumgratuit.org
Admin
Fondateur Administrateur
Fondateur Administrateur
avatar

Messages : 20116
Date d'inscription : 15/11/2010
Age : 65
Localisation : Essonnes

MessageSujet: Des nanomachines pour dépolluer l’océan du dioxyde de carbone   Mer 30 Sep - 12:46

Des ingénieurs de l’université de Californie ont mis au point des micromoteurs enzymatiques qui peuvent transformer le dioxyde de carbone de l’eau en un ingrédient qui entre dans la composition des coquilles ou de l’exosquelette des mollusques et crustacés.

Les ingénieurs de l’université de Californie-San Diego, ont fabriqué des moteurs plus petits que le diamètre d’un cheveu qui pourraient dans un futur proche contribuer à dépolluer les océans, surchargés en dioxyde de carbone. Des premiers tests dont les résultats sont publiés dans la revue Angewandte Chemie (en anglais, accès payant), ont prouvé qu’ils pouvaient efficacement supprimer le carbone de l’eau, en moins de cinq minutes

 Ces moteurs enzymatiques peuvent transformer le CO2 en carbonate de calcium. Laboratory for Nanobioelectronics, UC San Diego Jacobs School of Engineering.

Les prototypes construits à l’UCSD sont des tubes de six micromètres dont la surface externe est un polymère contenant une enzyme (anhydrase carbonique) qui transforme le dioxyde de carbone en bicarbonate, secondairement converti en carbonate de calcium par ajout de chlorure de calcium dans la solution. Ils sont mis en mouvement par un autre phénomène chimique, nécessitant l’ajout d’un second réactif dans la solution qui réagit avec la surface interne de platine des tubes pour former des bulles d’oxygène qui permettent de propulser les micromoteurs jusqu’à une vitesse de 100 micromètres par seconde. 

« Le mouvement rapide et continu des micromoteurs les rendent extrêmement efficaces pour éliminer le CO2 d’une solution », écrivent les chercheurs. « Nous sommes enthousiasmés par la possibilité d'utiliser ces micromoteurs pour lutter contre l'acidification des océans et le réchauffement climatique » a ajouté Virendra Singh, un des principaux auteurs de l’étude. 

 Mouvement des micromoteurs dans l'eau. Laboratory for Nanobioelectronics, UC San Diego Jacobs School of Engineering.

Les océans sont des puits naturels de carbone, ils en absorbent quotidiennement 22 millions de tonnes et contribuent ainsi à limiter la présence de dioxyde de carbone atmosphérique notamment par l’intermédiaire de la couche crépusculaire, zone qui participe activement à la capture et au transport du CO2. Cependant leur capacité d’absorption n’est pas sans limite et les océans font face à des rejets anthropiques de carbone en augmentation constante depuis la révolution industrielle. Avec une conséquence déjà mesurable : le pH des océans est passé de 8,15 à 8,06 en un peu plus d’une centaine d’années, le CO2 se transformant secondairement en acide carbonique dans l’eau.

Avec des conséquences pour beaucoup d'animaux marins, les crustacés et les coraux notamment dont les coquilles ou les exosquelettes ont plus de difficultés à se former dans les eaux acides. Or ces coquilles sont justement fabriquées à partir de carbonate de calcium qui est le produit final de l’action des micromoteurs

Ils ont donc une double utilité : éliminer le CO2 et fournir les briques nécessaires à la croissance de certains crustacés, cnidaires ou mollusques. Reste maintenant à les améliorer, notamment au niveau de la propulsion afin qu’ils puissent se mouvoir sans nécessité d’ajouter un réactif. « Si les micromoteurs peuvent utiliser l'environnement comme combustible, ils seront plus évolutifs, respectueux de l'environnement et moins coûteux », souligne Kevin Kaufmann, autre auteur de l’étude. Ils pourront alors être utilisés « dans le cadre d'un système de traitement de l'eau, comme une usine de décarbonisation » conclut-il.



Sciences et avenir 29/9/2015
Revenir en haut Aller en bas
http://lane.forumgratuit.org
Admin
Fondateur Administrateur
Fondateur Administrateur
avatar

Messages : 20116
Date d'inscription : 15/11/2010
Age : 65
Localisation : Essonnes

MessageSujet: Canada : vers la capture du Co2 dans l'atmosphère pour le recycler   Lun 12 Oct - 13:37

Squamish (Canada) - Une entreprise canadienne qui entend, à grande échelle, capter le gaz carbonique dans l'atmosphère pour le recycler en énergie a inauguré vendredi son unité pilote à Squamish dans la province de Colombie-Britannique (ouest).

Présentée comme un moyen innovant de combattre le réchauffement climatique, la technologie développée par Carbon Engineering consiste à aspirer le gaz carbonique à l'aide de ventilateurs géants puis, après une succession de procédés chimiques, de le transformer en boulettes d'un combustible synthétique.

 Cette vidéo explique la raison d'être et la motivation derrière la capture directe du CO2 de l'atmosphère (par capture de l'air), le processus de capture de l'air lui-même, et l'intérêt de sa commercialisation dans l'économie d'aujourd'hui. CarbonEngineering's Channel 16/2/2012

Fondée en 2009 au Canada par David Keith, un climatologue de l'université de Harvard, la société a reçu le soutien financier d'investisseurs privés comme le milliardaire américain Bill Gates, et a aussi été dotée de subventions publiques.

Il est maintenant possible de prendre le Co2 de l'atmosphère et de l'utiliser comme un combustible qui, combiné à l'hydrogène, produit une énergie zéro émission, a expliqué à l'AFP Adrian Cordless, PDG de Carbon Engineering.

Ces combustibles synthétisés présentent l'avantage de pouvoir être utilisés dans les systèmes existants de production d'énergie, a-t-il ajouté, sans avoir à modifier les 30 milliards d'infrastructures existantes dans le monde destinées à la production d'énergies fossiles.

 Construction de l'usine de démonstration de capture d'air de Carbon Engineering. Cette usine pourra capter le CO2 directement de l'atmosphère en 2015, et fera, pour la première fois, la démonstration complète de la technologie développée par la société. CarbonEngineering's Channel 8/4/2015

En attendant que des énergies alternatives soient développées, il n'y a pas beaucoup d'options pour alimenter les avions ou les automobiles et c'est pour moi ce qui est le plus stimulant, a indiqué M. Cordless.

Dans la petite localité au nord de Vancouver, l'implantation de cette activité particulière a été bien accueillie par la communauté autochtone des Squamish, satisfaite du respect de la tradition des Première nations de prendre soin de leur cadre de vie et de la nature. Et ceci même si nous devons nous adapter à la vie moderne, a souligné le conseiller municipal Chris Lewis.

Pour Mark Jaccard, professeur en énergie renouvelable à l'université Fraser de Vancouver, cette technologie est comme la promesse de réduire les émissions de gaz à effet de serre (GES) responsables du réchauffement de la planèteCe que les hommes devraient faire c'est soit ne pas utiliser les combustibles fossiles ou bien les utiliser et capturer le gaz carbonique pour éviter qu'il ne se répande dans l'atmosphère et cette entreprise fait les deux, s'est félicité M. Jaccard.

D'autres sociétés dans le monde expérimentent aussi la captation du Co2 dans l'air mais le procédé de Carbon Engineering est unique car il peut être industrialisé à une large échelle à des coûts raisonnables, a assuré M. Corless. L'activité de l'unité de Squamish a commencé en juin et a déjà aspiré 10 tonnes de Co2, a-t-il ajouté.

Carbon Engineering, fort de l'expérience de cette unité pilote, veut lancer sa première usine d'ici 2017, pour un investissement de l'ordre de 200 millions de dollars.

Nous devrions être en mesure de vendre du combustible synthétique dès 2018, a prévu M. Corless, qui sera complémentaire des batteries pour les véhicules hybrides ou pour des systèmes à l'énergie solaire. Les économies sont attractives et potentiellement intéressantes a estimé Hadi Dowlatabadi, expert en changement climatique à l'université de Colombie-Britannique de Vancouver, donnant du crédit à cette technologie.


 Système de capture de l'air chargé de particules de Co2 imaginé et développé par (c) Carbon Engineering

La conception du système est développé dans le but de diminuer l'accumulation de Co2 dans l'atmosphère, l'un des principaux gaz à effet de serre impliqué dans le changement climatique. Comme une grande partie du C02 déjà émis dans l'atmosphère va y rester pendant des centaines d'années, la capture de l'air peut être vue comme un complément des stratégies climatiques visant à réduire les émissions à leur source. Capturer l'air  nécessite toutefois une source d'énergie - comme le gaz naturel, l'énergie solaire concentrée, ou encore nucléaire - mais en général, l'énergie est générée sur place de sorte que les émissions éventuelles  peuvent être capturées lors des opérations de captation du Co2 contenu dans l'air.

 La technologie brèvetée intègre deux processus pour la capture en continu du dioxyde de carbone atmosphérique et la production de C02 pur. (c) Carbon Engineering

Cette innovation pourrait permettre de retirer beaucoup plus de C02 par acre que les arbres et les plantes (1 acre = 4'46,856m2). Le résultat de la capture de l'air produit un flux de C02 pur pour une utilisation dans des applications ou de stockage industriels dans des formations géologiques profondes...  Source : Carbon Engineering



----->Si le système tel qu'imaginé fonctionne selon les plans développés par la société Carbon Engineering, c'est réellement un espoir pour arriver enfin à contrôle ce gaz à effet de serre, essentiellement d'origine anthropique : L'espoir d'un avenir meilleur pour les générations suivantes qui nous succèderont !


Romandie 11/10/2015
Revenir en haut Aller en bas
http://lane.forumgratuit.org
Admin
Fondateur Administrateur
Fondateur Administrateur
avatar

Messages : 20116
Date d'inscription : 15/11/2010
Age : 65
Localisation : Essonnes

MessageSujet: La croissance économique des pays du G20 toujours moins carbonée   Mar 13 Oct - 8:38

Paris - Les émissions de gaz à effet de serre ont légèrement augmenté dans les pays du G20 en 2014, mais à un rythme nettement inférieur à la croissance économique, signe d'une décarbonisation de l'économie qui s'accélère, selon une étude du cabinet d'audit PwC, publiée lundi.

L'an dernier, alors que la croissance économique a atteint 3,2% dans les pays du G20, les émissions de gaz à effet de serre ont elles augmenté de 0,5%, ce qui conduit à une baisse de l'intensité carbone de 2,7%, une diminution sans précédent, détaille PwC dans cette étude annuelle.

L'intensité carbone est mesurée par le nombre de tonnes de gaz à effet de serre émises pour un million de dollars de PIB.

Cette étude met en évidence un début de découplage entre la croissance et les émissions de carbone, un élément essentiel pour lutter contre le réchauffement climatique, insiste Sylvain Lambert, associé en charge du développement durable et du changement climatique chez PwC.

Pays par pays, le Royaume-Uni a vu son intensité carbone diminuer de 10,9%, tirée par une baisse de la consommation de charbon et un hiver plus doux, devant la France (-9%), essentiellement du fait d'une faible croissance économique, et l'Italie (-7,8%).

A l'opposé, la Turquie a augmenté de 4,4% son intensité carbone, devant l'Arabie saoudite (+4%) et le Brésil (+3,6%).

C'est la première année depuis l'existence de cette étude en 2009 que plusieurs pays enregistrent un taux de décarbonisation égal ou supérieur à 6,3%. Ce taux est le minimum requis au niveau mondial pour limiter le réchauffement climatique à 2 degrés.

Mais les pays du G20 sont encore loin de l'objectif, note l'étude, qui constate que les plans de réduction des émissions annoncés par les pays dans l'optique de la conférence internationale sur le climat de Paris en décembre (COP21) impliquent un taux moyen de décarbonisation de 3% au niveau mondial.


Romandie 12/10/2015
Revenir en haut Aller en bas
http://lane.forumgratuit.org
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: CO2, taxe carbone... Photosynthèse... Gaz à effet de serre....   

Revenir en haut Aller en bas
 
CO2, taxe carbone... Photosynthèse... Gaz à effet de serre....
Revenir en haut 
Page 10 sur 11Aller à la page : Précédent  1, 2, 3 ... , 9, 10, 11  Suivant
 Sujets similaires
-
» ça se precuse
» Nouvel arrivant
» [Article] Manger moins de viande , c'est bon pour la planète
» Venus Fly Trap à effet de serre
» Bilan Carbone maison en paille

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
LOVE ANIMALIA NATURALIS ENVIRONNEMENTALIS :: INFORMATIONS sur la Nature et l'environnement terrestre et aquatique :: Climat - Changement climatique-
Sauter vers: