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 CO2, taxe carbone... Photosynthèse... Gaz à effet de serre....

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MessageSujet: France : les forestiers privés demandent leur part du gâteau de la taxe   Ven 11 Nov - 2:23

Les forestiers privés, qui représentent les trois-quarts de l'espace boisé français, réclament à l'Etat 300 millions d'euros annuels pour prix de leur participation à l'absorption du CO2 du pays, a annoncé jeudi la Fédération nationale des syndicats de forestiers privés.

"La forêt française, dont 74% sont détenus par 3,5 millions de propriétaires privés, séquestre chaque année plus de 15% du CO2 émis dans le pays mais sans aucune rémunération", a déploré Luc Bouvarel, directeur général de la fédération. Ainsi la forêt permet d'éviter l'émission de quelque 100 millions de tonnes de CO2 par an, selon les calculs des forestiers privés.

De par leur gestion durable et responsable de leurs parcelles, ils assurent un important service environnemental et demandent une contre-partie financière de 300 millions d'euros qui pourrait provenir du Fonds stratégique carbone.

Ce fonds, créé par une directive européenne en 2009, est alimenté par les sommes issues de la mise aux enchères des "droits à polluer" appelés quotas carbone. L'Etat français devrait ainsi toucher en 2013 une enveloppe de 2,2 milliards d'euros à répartir entre les acteurs les plus vertueux.

"Le problème pour les forestiers privés, c'est que le renouvellement des forêts a un coût" non compensé par ce que peut rapporter la vente du bois ou la location pour la chasse, a souligné Luc Bouvarel.

Selon lui, la vente de bois rapporte environ 105 euros par hectare et par an, la chasse à peine 20 EUR/ha/an alors que la valeur des services environnementaux rendus par la forêt, comme la protection contre le changement climatique, est évaluée à 900 EUR/ha/an.

Les 300 millions du Fonds carbone permettraient, selon la Fédération, d'assurer le renouvellement chaque année de 125.000 ha, de mobiliser 13 millions de m3 supplémentaires par an pour le bois d'oeuvre et le bois énergie avec à la clé la création de 25.000 emplois non délocalisables. De plus, cela permettrait de résorber le déficit commercial de la filière.

Par ailleurs, les forestiers privés souhaitent la mise en place d'un dispositif assurantiel pour prévenir les aléas climatiques avec la multiplication des tempêtes et autres catastrophes naturelles. Car, selon eux, l'Etat n'indemnisera plus les forestiers après 2017 en cas de catastrophe naturelle.

Sciences et Avenir 10/11/2011
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MessageSujet: OMM : niveau record de concentration des gaz à effet de serre dans le monde   Mar 22 Nov - 10:21

Selon un rapport d'une agence météorologique onusienne, la concentration de gaz à effet de serre dans l'atmosphère a atteint des niveaux record l'an dernier et augmente à un rythme toujours plus rapide.

Le rapport publié lundi par l'Organisation météorologique mondiale basée à Genève s'appuie sur des données provenant d'observations d'organisations météorologiques ou autres du monde entier.

Le document mentionne que le niveau mondial moyen de dioxyde de carbone en 2010 était de 389 parties par million, une hausse de 2,3 ppm par rapport à l'année précédente.

Le secrétaire général adjoint de l'OMM, Jeremiah Lengoasa a prévenu que la concentration de gaz à effet de serre dans l'atmosphère augmenterait encore plus si les émissions se poursuivaient à leur rythme actuel. Il a appelé tous les pays du monde à agir à l'occasion de la prochaine conférence des Nations unies sur le climat.

M. Lengoasa a expliqué que, même si les émissions s'arrêtaient du jour au lendemain, les concentrations atmosphériques ne changeraient pas pendant plusieurs dizaines d'années, en raison de la longue durée de vie de ces gaz dans l'atmosphère.

NHK 22/11/2011
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MessageSujet: La sensibilité du climat au CO2 plus limitée qu'estimée    Ven 25 Nov - 13:00

Le réchauffement de la planète résultant d'un doublement des quantités de dioxyde de carbone (CO2) dans l'atmosphère pourrait être moins important que les estimations des précédentes études, selon une recherche financée par l'Académie américaine des sciences publiée jeudi.

L'impact sur le climat terrestre d'un tel accroissement du CO2, le principal gaz à effet de serre, serait moins sévère que ne le prévoient les projections les plus sombres du Groupe inter-gouvernemental d'experts de l'ONU sur l'évolution du climat (Giec) publiées en 2007, soulignent les auteurs de ces travaux.

Ces climatologues de l'Université d'Oregon (nord-ouest), dont l'étude paraît dans l'édition en ligne de la revue américaine Science, assurent cependant que le réchauffement climatique est bien réel et que les augmentations de CO2 dans l'atmosphère auront de graves conséquences.

Mais insistent-ils, les projections extrêmes d'augmentation de température résultant d'un doublement du CO2 atmosphérique "sont improbables".

"Un grand nombre des études menées jusqu'alors sur la sensibilité du climat à l'accroissement du CO2 ne remontent qu'à 1850, ne prenant pas pleinement en compte les périodes antérieures, surtout à une échelle globale", explique Andreas Schmittner, principal auteur de cette communication publiée à quelques jours du début de la conférence de l'ONU sur le climat devant se tenir du 28 novembre au 9 décembre à Durban en Afrique du Sud.

"Quand on reconstitue les températures à la surface de l'océan et de la terre ferme depuis le pic de la dernière période glaciaire il y a 21.000 ans et qu'on les compare aux simulations des modèles climatiques de cette même période on obtient une image très différente", explique-t-il.

"Si ces données paléoclimatologies sont appliquées au futur comme prédit par notre modèle, les résultats montrent une moins grande probabilité de changements climatiques extrêmes qu'estimés précédemment", poursuit le scientifique.

Dans son rapport de 2007 le Giec estimait que la température près de la surface de la Terre pourrait augmenter de 2 à 4,5 degrés Celsius en moyenne avec un doublement du CO2 dans l'atmosphère comparativement à la période pré-industrielle.

Les études effectuées sur la période de 1850 à nos jours sont affectées par d'importantes incertitudes, notamment les effets de la poussière et d'autres particules en suspension dans l'atmosphère qui réfléchissent la lumière du soleil et réduisent ainsi le réchauffement ou la chaleur absorbée par les océans.

Les chercheurs de l'Université d'Oregon ont pu reconstituer l'évolution des températures à la surface de l'océan et des terres depuis 21.000 ans en analysant entre autres des carottes de glace, des fossiles et des couches sédimentaires des fonds marins.

Selon les modèles climatiques avec une très forte sensibilité climatique au niveau de CO2 dans l'atmosphère, comme celui du Giec, la température moyenne de cette période glaciaire aurait été de six degrés inférieure avec pour conséquence de recouvrir la Terre entière de glace, ce qui ne s'est pas produit.

"Bien que la planète était alors davantage recouverte de glace et de neige qu'aujourd'hui, la glaciation n'allait pas au-delà du 40e degré de latitude et les tropiques et régions subtropicales n'étaient pas gelées", souligne Andreas Schmittner.

"Ainsi ces modèles climatiques surestiment le refroidissement" de la Terre quand la quantité de CO2 dans l'atmosphère correspondait à un tiers de celui d'aujourd'hui, tout comme ils surestiment le réchauffement dans leurs projections à la suite d'un doublement de ce gaz à effet de serre.

Sciences et Avenir 25/11/2011
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MessageSujet: Revue des effets du CO2 sur le climat   Ven 25 Nov - 13:03

Le réchauffement de la planète résultant d'un doublement des quantités de dioxyde de carbone (CO2) dans l'atmosphère pourrait être moins important que les estimations des précédentes études, selon une recherche financée par l'Académie américaine des sciences publiée jeudi.

L'impact sur le climat terrestre d'un tel accroissement du CO2, le principal gaz à effet de serre, serait moins sévère que ne le prévoient les projections les plus sombres du Groupe inter-gouvernemental d'experts de l'ONU sur l'évolution du climat (Giec) publiées en 2007, soulignent les auteurs de ces travaux.

Ces climatologues de l'Université d'Oregon (nord-ouest), dont l'étude paraît dans l'édition en ligne de la revue américaine Science, assurent cependant que le réchauffement climatique est bien réel et que les augmentations de CO2 dans l'atmosphère auront de graves conséquences.

Mais insistent-ils, les projections extrêmes d'augmentation de température résultant d'un doublement du CO2 atmosphérique "sont improbables".

"Un grand nombre des études menées jusqu'alors sur la sensibilité du climat à l'accroissement du CO2 ne remontent qu'à 1850, ne prenant pas pleinement en compte les périodes antérieures, surtout à une échelle globale", explique Andreas Schmittner, principal auteur de cette communication publiée à quelques jours du début de la conférence de l'ONU sur le climat devant se tenir du 28 novembre au 9 décembre à Durban en Afrique du Sud.

"Quand on reconstitue les températures à la surface de l'océan et de la terre ferme depuis le pic de la dernière période glaciaire il y a 21.000 ans et qu'on les compare aux simulations des modèles climatiques de cette même période on obtient une image très différente", explique-t-il.

"Si ces données paléoclimatologies sont appliquées au futur comme prédit par notre modèle, les résultats montrent une moins grande probabilité de changements climatiques extrêmes qu'estimés précédemment", poursuit le scientifique.

Dans son rapport de 2007 le Giec estimait que la température près de la surface de la Terre pourrait augmenter de 2 à 4,5 degrés Celsius en moyenne avec un doublement du CO2 dans l'atmosphère comparativement à la période pré-industrielle.

Les études effectuées sur la période de 1850 à nos jours sont affectées par d'importantes incertitudes, notamment les effets de la poussière et d'autres particules en suspension dans l'atmosphère qui réfléchissent la lumière du soleil et réduisent ainsi le réchauffement ou la chaleur absorbée par les océans.

Les chercheurs de l'Université d'Oregon ont pu reconstituer l'évolution des températures à la surface de l'océan et des terres depuis 21.000 ans en analysant entre autres des carottes de glace, des fossiles et des couches sédimentaires des fonds marins.

Selon les modèles climatiques avec une très forte sensibilité climatique au niveau de CO2 dans l'atmosphère, comme celui du Giec, la température moyenne de cette période glaciaire aurait été de six degrés inférieure avec pour conséquence de recouvrir la Terre entière de glace, ce qui ne s'est pas produit.

"Bien que la planète était alors davantage recouverte de glace et de neige qu'aujourd'hui, la glaciation n'allait pas au-delà du 40e degré de latitude et les tropiques et régions subtropicales n'étaient pas gelées", souligne Andreas Schmittner.

"Ainsi ces modèles climatiques surestiment le refroidissement" de la Terre quand la quantité de CO2 dans l'atmosphère correspondait à un tiers de celui d'aujourd'hui, tout comme ils surestiment le réchauffement dans leurs projections à la suite d'un doublement de ce gaz à effet de serre.

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MessageSujet: Peu probablE que les pays révisent leurs objectifs contre le CO2 d'ici à 2020, selon les américains    Mar 29 Nov - 0:46

Il est "peu probable" que les grandes économies revoient à la hausse d'ici à 2020 leurs objectifs et leurs actions pour réduire les émissions de gaz à effet de serre, a estimé lundi à Durban (Afrique du Sud) le négociateur en chef américain Jonathan Pershing.

La mise en oeuvre de "l'idée selon laquelle les pays pourraient modifier leurs promesses actuelles (faites au sommet de Copenhague en 2009 et validées à Cancun, au Mexique, en 2010) me paraît peu probable", a-t-il déclaré au cours d'une conférence de presse au premier jour de la conférence de l'ONU sur le climat.

"Il est possible que quelques pays choisissent de mettre à jour leurs promesses, mais la grande majorité travaille activement à la mise en oeuvre de leurs promesses d'ici à 2020", a indiqué le négociateur américain.

Lundi matin, les Etats insulaires, parmi les plus menacés par les conséquences des modifications du climat, ont réclamé "d'urgence" un accroissement des ambitions, considérant que la volonté des plus grands émetteurs de CO2 de retarder le temps des décisions constituait "une trahison envers les populations les plus vulnérables face au changement climatique."

"Ni nous, ni d'autres pays ne suggérons que ces actions dans lesquelles nous sommes engagés suffiront. Des pas post-2020 seront nécessaires", a jugé M. Pershing, soulignant que les pays s'étant ainsi engagés représentaient 80% des émissions globales alors que les engagements du protocole de Kyoto pourraient ne plus concerner que 15% environ des émissions après 2012.

A propos de la proposition européenne de discuter dès la conférence de Durban d'une "feuille de route" qui fixerait le principe et le calendrier de la mise en oeuvre d'un futur cadre international contraignant englobant tous les pays, le négociateur américain ne s'est pas montré très enthousiaste.

"Notre sentiment est que l'idée de mettre une forme à l'action avant (d'en définir) le contenu n'a pas beaucoup de sens", a-t-il relevé.

A Durban, a-t-il rappelé, l'objectif des Etats-Unis est de réussir "la mise en oeuvre complète des éléments-clés de l'accord de Cancun". "Si nous le faisons, a-t-il ajouté, nous aurons fait un pas en avant important dans l'effort mondial" en vue de contenir le réchauffement de la planète sous les 2°C.

Le "Fonds vert", mécanisme de financement à l'attention des pays vulnérables, doit faire partie de l'accord de Durban, a-t-il indiqué, si les réserves récemment émises par les Etats-Unis sont prises en compte.

sCIENCES et AVENIR 28/11/2011
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MessageSujet: Le transport maritime prêt à payer pour ses émissions de CO2    Mar 29 Nov - 14:51

Le secteur du transport maritime pourrait accepter une taxe sur le CO2 émis par les navires pour permettre de générer des fonds visant à aider les pays les plus pauvres à faire face au changement climatique, selon une déclaration présentée mardi.

A l'instar du secteur aérien, le transport maritime, qui représente environ 3% des émissions globales de gaz à effet de serre, n'est pas soumis à des contraintes de réduction de ses émissions.

Dans une déclaration commune, présentée mardi à Durban (Afrique du Sud) où se tient la conférence de l'ONU sur le climat, la Chambre internationale de la marine marchande (ICS), représentant 80% de la flotte marchande mondiale, et les ONG WWF et Oxfam demandent que soient mises en oeuvre des mesures fondées sur le marché qui inciteraient les navires à réduire leurs émissions de CO2.

Une part des revenus ainsi générés pourrait abonder le "Fonds vert", un mécanisme qui doit permettre, à partir de 2020, d'acheminer 100 milliards de dollars vers les pays les plus vulnérables face au changement climatique.

Keya Chatterjee, directrice de la politique climatique internationale au WWF, a précisé que cette opération constituait "un accord de principe" et que les modalités, notamment le prix du carbone, devaient faire l'objet de négociations supplémentaires au sein de l'Organisation maritime internationale (IMO).

Cette déclaration commune constitue une percée, a-t-elle estimé.

Le secrétaire général de l'ICS, Peter Hinchliffe a précisé dans un communiqué que le cadre doit être établi au sein de l'IMO, "avec les mêmes règles de réduction des émissions s'appliquant à tout le transport maritime international, d'une façon qui respecte les principes de la convention-climat de l'ONU".

"Si les gouvernements décident que le transport maritime doit contribuer au Fonds vert, l'industrie peut probablement soutenir cela en principe, à partir du moment où les modalités sont agréées au sein de l'IMO", ajoute-t-il.

Sciences et Avenir 29/11/2011
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MessageSujet: Réchauffement : le CO2 n'aurait pas tant d'influence qu'on lui prête   Ven 2 Déc - 1:42

Andreas Schmittner et ses collègues sont sous les feux médiatiques depuis quelques jours et la publication d'une étude exposant des résultats en contradiction avec ceux du Giec concernant l'impact du CO2 sur le réchauffement. Yves Fouquart et Valérie-Masson Delmotte, climatologues, ont décrypté l'étude pour Futura-Sciences.

Une récente étude menée par Andreas Schmittner et ses collègues et publiée dans Science indique que si les concentrations atmosphériques de dioxyde de carbone étaient multipliées par deux, la température augmenterait de 2,3 °C. Soit 0,7 °C de moins que la valeur médiane des simulations climatiques présentées dans le 4e rapport du Giec (2007).

Valérie Masson-Delmotte, paléoclimatologue du CEA, tempère néanmoins sur la robustesse de cette dernière étude : « il existe une trentaine de publications sur les quatre dernières années confirmant une sensibilité climatique autour de 3 °C ». Les travaux de Schmittner sont mis en avant parce qu'ils sortent des clous, mais ils représentent une exception.

Du reste, comme le souligne le climatologue Yves Fouquart, « l'estimation à laquelle aboutit ce papier n'est pas en contradiction avec celles retenues par le Giec ». Comme toute estimation, celle du Giec et celle de l’équipe d’Andreas Schmittner s'accompagnent en effet de marges d’erreurs et en l’occurrence, elles se chevauchent fortement : le Giec estime qu’il est probable qu’on assiste à un réchauffement de 2 à 4,5 °C tandis que Schmittner considère que l’augmentation sera comprise entre 1,7 et 2,6 °C. Les deux études ne sont donc pas si contradictoires que cela.

Quelle est l’origine de cette différence de résultat ? D’abord les données sur lesquelles se fondent les deux études afin de réaliser l’estimation de la sensibilité climatique en cas de doublement des concentrations de CO2 au sein de l’atmosphère sont sensiblement différentes. La sensibilité climatique est la façon dont le climat (en l’occurrence la température) répond à une perturbation, un changement (ici, une augmentation de la concentration de CO2).

Dans le but d'évaluer cette sensibilité, Schmittner et ses coauteurs tirent parti de données disponibles afin de caractériser un changement climatique passé, celui du dernier maximum glaciaire (DMG ou LGM en anglais pour Late Glacial Maximum) il y a vingt et un mille ans environ. La plupart des travaux précédents estiment que le climat glaciaire était 4 à 5 °C environ plus froid qu’actuellement. Or pour leurs travaux, Schmittner et ses collègues se sont fondés sur une différence de température de l’ordre de 2,6 °C.

Ceci peut s’expliquer par le choix du modèle employé par Andreas Schmittner, et qui semble comporter quelques faiblesses. « Il utilise une base de données essentiellement marine, explique Valérie Masson-Delmotte, et n’a pas utilisé toutes les données terrestres disponibles, en particulier à partir de pollen. L’article montre clairement qu’en utilisant les données marines on obtient une sensibilité globale faible alors qu’avec les terrestres, on a une sensibilité de 3 °C, plus cohérente avec les travaux antérieurs. En prenant en compte davantage de données marines (et des zones de basses latitudes), il s’oriente ainsi vers une sensibilité globale plus faible. »

Le modèle employé, UVic, est effectivement au centre des débats : « il est vraiment simple en ce qui concerne la représentation de l’atmosphère et exprime très mal le contraste continent-océan », continue la scientifique, avant de conclure : « ce modèle est performant pour la partie océan mais vraiment limité pour la partie atmosphère ».

En revanche, les deux études mènent à la même conclusion : le CO2 a un impact important sur la température. Comme le constate Yves Fouquart : « compte tenu des réserves de charbon disponibles, il me semble qu'on n'évitera pas le doublement de la concentration atmosphérique en CO2. Cela nous mène donc à flirter avec la barre des 2 °C de toute manière ».

Futura Sciences 01/12/2011
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MessageSujet: Taxe carbone: les compagnies aériennes américaines veulent l'annulation   Dim 11 Mar - 12:48

Une association rassemblant la plupart des compagnies aériennes américaines, Airlines for America (A4A), a demandé vendredi à l'administration américaine de lancer une procédure à l'OACI pour obtenir l'annulation de la taxe européenne sur la pollution aérienne.

"A4A demande au gouvernement américain de lancer une procédure judiciaire 'Article 84' auprès de l'Organisation de l'aviation civile internationale (OACI) pour annuler la taxe européenne et faire revenir les Européens à la table des négociations", a fait valoir le directeur général de cette association Nicholas Calio, cité dans un communiqué.

L'A4A a souligné que les compagnies aériennes étaient responsables de moins de 2% des émissions de dioxyde de carbone aux Etats-Unis, et de 2% tout juste sur une base mondiale.

Cette association rassemble des compagnies qui assurent plus de 90% du trafic passager et cargo aux Etats-Unis.

La législation européenne, entrée en vigueur sur le papier le 1er janvier 2012, oblige les compagnies opérant dans l'Union européenne, quelle que soit leur nationalité, à acheter l'équivalent de 15% de leurs émissions de CO2, soit 32 millions de tonnes, pour lutter contre le réchauffement climatique.

Mais 26 des 36 membres de l'OACI, dont la Chine, les Etats-Unis et la Russie, contestent la mesure.

L'Union européenne a déjà affirmé qu'elle souhaitait "une solution internationale au sein de l'OACI", par la voix de la négociation.

Une procédure suivant l'article 84 de la Convention de Chicago, en revanche, serait contraignante: elle donne au conseil de l'OACI la responsabilité de trancher un différend en cas d'impossibilité de le résoudre par la négociation.

Cette procédure avait déjà été utilisée il y a une dizaine d'années, au détriment de l'UE, pour trancher un différend sur l'insonorisation des avions.


Sciences et Avenir 11/03/2012
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MessageSujet: Livraison par péniches pour Franprix = réduction de CO2 de 37%   Sam 17 Mar - 2:37

L'enseigne de distribution Franprix prévoit d'acheminer des denrées alimentaires jusqu'à ses supermarchés par l'intermédiaire de péniches qui sillonneront la Seine dès septembre. Une initiative qui a pour but de décongestionner le trafic routier.

Adieu camions, bonjour péniches ! L'enseigne de distribution Franprix a décidé de changer la façon dont sont approvisionnés certains de ses magasins parisiens. A partir du mois de septembre, 80 de ses magasins ne recevront donc plus les denrées alimentaires par la route mais par la Seine, enfin presque. En effet, les conteneurs devront être acheminés par barge, au départ du port de Bonneuil-sur-Marne (Val-de-Marne) jusqu'au port de la Bourdonnais dans le VIIe arrondissement de Paris, soit un trajet de 20 kilomètres sur le fleuve parisien, rapporte l'AFP. Puis des camions de livraison permettront à la marchandise d'être acheminée jusqu'aux supermarchés.

Mais si ce système parait surprenant, il ne date évidemment pas d'hier et était utilisé jusqu'à ce que les trains et le transport routier ne prennent le relais. "Cet acheminement des marchandises alimentaires dans Paris via la Seine, préparé depuis deux ans, va constituer une première depuis le Moyen-Age" commente ainsi Hervé Daudin, directeur général marchandises et flux du groupe Casino qui va pour cette initiative se faire aider par le groupe de logistique Norbert Dentressangle, Ports de Paris et Voies navigables de France.

Au total, ce seront 26 conteneurs comportant quelque 450 palettes qui seront acheminés par jour. Mais à terme, ce sont 48 conteneurs qui seront livrés de cette manière, représentant alors une réduction de 450.000 kilomètres parcourus chaque année par route, soit une baisse globale de l'émission de CO2 de 37%, selon Jean-Paul Mochet, directeur de Franprix. "Aujourd'hui, notre objectif est environnemental afin d'aider à décongestionner le trafic routier" explqiue Philippe Enguix, directeur transports du groupe Casino. Benoît Melonio, directeur du développement de Ports de Paris, espère pour sa part "un effet boule de neige" avec d'autres enseignes.


Maxisciences 16/03/2012
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MessageSujet: Sept alliés de l'aérien dénoncent l'impact de la taxe carbone   Mar 20 Mar - 14:50

Allié à six autres compagnies aériennes, le groupe Airbus a envoyé aux chefs des gouvernements français, allemand, britannique et espagnol, des courriers dans lesquels il dénonce la taxe carbone mise en place par l'Union européenne. Elle constitue selon elles, une réelle menace pour le secteur aérien.

Déjà contestée par 26 des 36 membres de l'Organisation de l'aviation civile internationale (OACI), et notamment la Chine, les Etats-Unis et la Russie, la taxe carbone européenne suscite la colère et l’inquiétude des compagnies aériennes. Plusieurs d'entre elles, Airbus, British Airways, Virgin Atlantic, Lufthansa, Air France, Air Berlin et Iberia, se sont alliées pour dénoncer cette contribution entrée en vigueur le 1er janvier 2012.

Comme l'a annoncé une source proche du dossier à l'AFP, ces six compagnies ont adressé des courriers aux chefs des gouvernement français, allemand, britannique et espagnol, dans lesquels elles expriment leurs craintes quant à l'impact que pourrait avoir cette taxe sur le secteur. Rappelons que la contribution, qui vise à lutter contre le réchauffement climatique, contraint toutes les compagnies opérant dans l'Union européenne à acheter l'équivalent de 15% de leurs émissions de CO2, soit 32 millions de tonnes représentant quelques 256 millions d'euros selon l'UE. "Nous contestons le caractère unilatéral de (la taxe européenne) et nous demandons la mise en place d'une discussion générale avec tous les acteurs concernés au sein de l'OACI, l'Organisation de l'aviation civile internationale", explique la source proche du dossier.

Ces courriers ont été rédigés après l'annonce de possibles représailles de la Chine. Le patron d'EADS, Louis Gallois, a indiqué la semaine dernière que les commandes de 45 Airbus par des compagnies chinoises avaient été désapprouvées par le gouvernement chinois. "Nous ne croyons pas qu'une solution uniquement européenne soit appropriée", déclarait-il. D'après LesEchos.fr, la suspension de ces commandes d'Airbus par la Chine représenteraient une perte de quelque 12 milliards de dollars.

Mais l'UE n'entend pas céder aux menaces et pressions. La présidence danoise de l'Union européenne a assuré que l'UE ne reviendrait pas sur la taxe carbone.


Maxisciences 13/03/2012
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MessageSujet: L’emprisonnement du CO2 est géologiquement viable aux États-Unis   Jeu 22 Mar - 16:20

Limiter la production de gaz à effet de serre ne suffira pas à réduire le réchauffement climatique, estiment certains, qui préconisent de capturer le gaz carbonique émis. Mais où le stocker ? Les couches aquifères salines sont de bonnes candidates mais leur potentiel reste controversé. Sur la base d'un nouveau modèle, une équipe américaine affirme que ce procédé, si l’injection du gaz liquéfié est parfaitement maîtrisée, permettrait de limiter les émissions de CO2 au seuil actuel durant les cent prochaines années.


Les émissions de gaz à effet de serre posent problème. De nombreuses innovations voient le jour pour essayer de les limiter au maximum : des panneaux solaires de plus en plus efficaces sont développés, des champs d’éoliennes sortent de terre un peu partout, etc. Malheureusement, le mal est déjà fait et les industries libérant de grandes quantités de CO2 dans l’atmosphère prospèrent.


Pour de nombreux experts, limiter la production des gaz à effet de serre ne suffira pas à enrayer le réchauffement climatique. Il faudrait parvenir à en emprisonner une certaine quantité, notamment dès leur libération par des centrales électriques à charbon. Dans le futur, il faudrait donc développer des moyens de capture puis de compression des gaz et surtout, trouver des lieux de stockage. Des structures géologiques profondes feraient de bons candidats, notamment les couches aquifères salines. Le carbone excédentaire serait ainsi enfoui sous terre. Cette approche est appelée carbon capture and storage ou CCS.


Les capacités de stockage de ces éléments géologiques ont été estimées à maintes reprises, notamment aux États-Unis. Pour certains, elles pourraient être remplies en seulement quelques années. Pour d’autres, elles seraient exploitables pendant plusieurs siècles. Face à de telles incertitudes, il est difficile d’établir une politique cohérente. Une nouvelle étude dirigée par Ruben Juanes du Massachusetts Institute of Technology (MIT), et publiée dans la revue Pnas, clarifie le potentiel du CCS pour les États-Unis. Elle démontre que le développement de cette approche à grande échelle est géologiquement viable sur du long terme.


La disparité des estimations antérieures est principalement due à deux facteurs. Premièrement, les couches aquifères salines ne sont pas exploitables commercialement et présentent donc peu d’intérêt. Elles se situent en effet à plus de 800 mètres de profondeur, bien en dessous des sources d’eau exploitées pour l’agriculture ou la consommation humaine. Deuxièmement, il est difficile de modéliser la dynamique des fluides au sein de ces couches. Comment et à quelle vitesse le CO2 va-t-il se concentrer puis se déplacer ?

Le nouveau modèle du MIT tient compte de la mécanique des fluides du gaz capturé et surtout de sa vitesse d’injection. Les résultats dépendent notamment de la vitesse de percolation des liquides dans les roches poreuses. La dissolution du dioxyde de carbone augmente la densité de l'eau qui se met alors à couler, limitant ainsi la remontée du gaz carbonique vers l’atmosphère et libérant de l’espace pour de nouvelles injections de gaz. Ce processus est lent. Les capacités de stockage des couches aquifères salines profondes sont donc dynamiques, elles évoluent dans le temps.


Une injection trop rapide de gaz liquéfié saturerait vite le système. Ce paramètre est donc un critère fondamental dont il faut tenir compte pour estimer l’importance de ces ressources. Dépendant de plusieurs facteurs, la durée de vie de ces réservoirs peut être représentée par une courbe. Le CCS sera utile tant que celle-ci restera au-dessus du tracé caractérisant la demande de stockage des industries émettant du CO2.


Concrètement, peut-on déjà prédire l’utilité et surtout la durée de vie du CCS ? Oui ! La mise en place de ce dispositif permettrait de stabiliser la quantité des gaz émis dans d’atmosphère durant… un siècle. Cette étude n’a abordé aucun point économique. Malheureusement, le développement du CCS risquerait d’accroître le coût de production de l’électricité de 15 à 30 %. Ce détail a aussi son importance...


Futura Sciences 22/03/2012
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MessageSujet: Taxe carbone européenne : l'Inde refuse de payer   Sam 24 Mar - 11:15

A l'instar de la Chine le mois dernier, l'Inde a interdit à ses compagnies aériennes de s'acquitter de la taxe carbone imposée par l'Europe depuis le 1er janvier 2012. Le gouvernement a annoncé qu'aucune donnée sur les émissions de CO2 des transporteurs indiens ne serait fournie à l'UE.

Un peu plus d'un mois après la Chine et les Etats-Unis, c'est au tour de l'Inde de marquer fermement son opposition à la taxe mise en place par l'UE pour lutter contre les émissions de gaz à effet de serre du secteur aérien.

Le gouvernement a en effet annoncé avoir interdit à ses compagnies de se plier à cette mesure qui entrée en vigueur le 1er janvier dernier est censée contraindre tous les transporteurs aériens à acheter l'équivalent de 15% des émissions de CO2 sur le territoire européen, soit 32 millions de tonnes, afin de lutter contre le réchauffement climatque.

Aucune donnée ne sera transmise à l'UE, affirme New Delhi. "Même si l'Union européenne a demandé aux transporteurs indiens de fournir leurs données sur les émissions de leur flotte d'ici au 31 mars 2012, aucun transporteur indien ne s'y pliera, conformément à la position du gouvernement", a annoncé le ministre de l'Aviation civile Ajit Singh devant le Parlement, rapporte l'AFP. Et d'ajouter : "L'imposition de la taxe carbone ne s'applique donc pas".

Chine, Etats-Unis et Inde sont loin d'être les seuls pays à rejeter ainsi la taxe carbone européenne. 26 des 36 membres de l'Organisation de l'aviation civile internationale (OACI) ont exprimé leur opposition à cette mesure. Et la Russie pourrait elle aussi interdire à ses compagnies de s'en acquitter, a annoncé Moscou il y a quelques jours.


Maxisciences 23/03/2012
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MessageSujet: CO2 : des normes imposées aux centrales américaines   Jeu 29 Mar - 12:45

Pour la première fois aux Etats-Unis, des normes concernant les émissions de dioxyde de carbone ont été imposée aux centrales énergétiques du pays. Mais ce sont avant tous les centrales à charbon que visent ces nouvelles mesures annoncées le 27 mars par l’Agence de protection de l’environnement (EPA).

Les centrales énergétiques américaines ne pourront plus émettre plus de 454 kilos de CO2 par mégawattheure. Une norme mise en place par l'Agence de protection de l'environnement (EPA) et qui vise tout particulièrement les centrales au charbon.

Actuellement, celles-ci émettent quasiment le double de cette limite imposée. Toutefois, l'agence précise que cette norme s’appliquera uniquement aux nouvelles centrales.

Les autres pourront continuer à fonctionner à condition qu'elles soient mises en conformité avec ces nouvelles règles. Les sites en construction disposeront eux d'un délai de douze mois avant d'être soumis à la norme.

"Jusqu'à maintenant, il n'existait aucune limite au volume de pollution générée par le dioxyde de carbone que les futures centrales sont autorisées à émettre. Et les menaces pour la santé et l'économie que comporte le changement climatique continuent à croître", souligne dans un communiqué Lisa Jackson, la directrice de l'EPA.

"Nous mettons en place des normes qui reposent sur l'utilisation d'une technologie propre, américaine, qui va nous permettre de nous attaquer à un défi qui ne peut être laissé en héritage à nos enfants et petits-enfants" affirme-t-elle.

Mais l'avenir du charbon aux Etats-Unis n'en est pas pour autant compromis. L'administration de Barack Obama entend encore miser sur cette source, qui "restera une part importante du mix énergétique" du pays, souligne l'agence

Maxisciences 28/03/2012
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MessageSujet: Taxe carbone: Paris demande à Bruxelles d'agir face au risque commercial   Ven 6 Avr - 2:18

La France a saisi la Commission européenne des inquiétudes du secteur aéronautique face aux mesures de rétorsion de pays comme la Chine contre la taxe carbone instaurée par l'UE, et exhorté Bruxelles à agir, par le dialogue, mais aussi en assurant la défense "de ses intérêts".

Mi-mars, Airbus et six compagnies aériennes européennes se sont associées pour alerter les chefs de gouvernement français, allemand, britannique et espagnol "sur les conséquences économiques" de cette taxe, une menace "inadmissible" pour leur secteur d'activité, selon eux.

Dans une lettre en date du 22 mars adressée au président de la Commission José Manuel Barroso, dont l'AFP a obtenu copie, le Premier ministre François Fillon se fait l'écho de cette "vive inquiétude de la part des industriels", et évoque la suspension par la Chine d'une "importante commande d'Airbus" (plusieurs dizaines à ce jour, ndlr).
Tout en notant que "la réduction des émissions de gaz à effet de serre dans le secteur de l'aviation est essentielle", le Premier ministre juge "absolument indispensable que l'UE, au regard du contexte international qui ne cesse de se dégrader sur ce dossier, déploie tous les efforts nécessaires pour trouver des solutions mutuellement acceptables avec les Etats tiers".

A ce titre, la Commission doit entreprendre des "contacts politiques", "au plus haut niveau", afin de "préciser clairement que l'UE est prête (...) à réviser sa législation dès que les Etats tiers accepteraient de participer à un accord international (...) ambitieux, global, non discriminatoire et juridiquement contraignant de réduction des émissions du secteur", écrit-il.

Selon François Fillon, l'UE doit souligner qu'elle ne restera pas sans réagir en cas de "mesures discriminatoires". Il affiche en cela le "plein soutien de la France" pour que Bruxelles marque sa "volonté de dialogue" mais aussi la "nécessité" d'affirmer "ses intérêts propres".

Dans sa réponse à François Fillon, José Manuel Barroso a assuré que la Commission était prête à "prendre des actions appropriées" en cas de rétorsions et a insisté sur la nécessité pour les Etats de l'UE de rester "unis" et "fermes" sur leur position, a expliqué son entourage à l'AFP.

La lettre de M. Fillon n'est "en aucun cas une demande de modification de la législation européenne", a-t-on insisté de même source.

"Les autorités chinoises utilisent les compagnies européennes comme un cheval de Troie, et leur demandent sous la menace de faire pression sur leurs gouvernements afin de faire modifier la législation européenne imposant une taxe sur la pollution aérienne", a confié un responsable sous couvert de l'anonymat.

Des discussions sont en cours au sein de l'Organisation de l'aviation civile internationale (OACI), avec une nouvelle réunion "prévue en juin", a rappelé la Commissaire en charge du Climat Connie Hedegaard.

"J'ignore ce qui en ressortira et si ce sera suffisant, et ambitieux. Mais il est clair qu'en cas de compromis dans cette instance, l'Europe serait prête à modifier sa législation", dit-elle.

La taxe carbone européenne, entrée en vigueur sur le papier le 1er janvier 2012, oblige les compagnies opérant dans l'UE, quelle que soit leur nationalité, à acheter l'équivalent de 15% de leurs émissions de CO2, soit 32 millions de tonnes, pour lutter contre le réchauffement climatique.

Vingt-six des 36 membres de l'Organisation de l'aviation civile internationale (OACI), dont la Chine et les Etats-Unis, contestent la mesure.


Sciences et Avenir 05/04/2012
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MessageSujet: Russie : un microsatellite pour étudier les gaz à effet de serre   Mer 11 Avr - 12:23

Mardi, les experts de l'Institut russe de recherche spatiale ont annoncé qu'ils travaillaient actuellement sur la conception d'un microsatellite destiné à étudier la répartition des gaz à effet de serre en partie responsables du réchauffement climatique de la planète.

Afin d'essayer de mieux comprendre la répartition des gaz à effet de serre, qui jouent un grand rôle dans le réchauffement climatique planétaire, les spécialistes de l'Institut russe de recherche spatiale ont décidé de s'en remettre à un microsatellite.

C'est du moins ce qu'a annoncé mardi à RIA Novosti Lev Zeleny, directeur de l'établissement qui a précisé que le projet n'en était pour l'heure qu'à un stade précoce.

"Actuellement, nous envisageons la conception d'un appareil Tchibis-2 destiné à étudier la répartition des gaz à effet de serre dans différentes régions de la Terre", a ainsi expliqué le directeur. L'engin devrait en fait permettre de recueillir un grand nombre de données sur les gaz à effet de serre. Des informations qui serviront ensuite à dresser une carte montrant la répartition de ces gaz.

Toutefois, ce microsatellite est loin d'être le seul mis au point par la Russie en vue d'étudier le climat. Le 25 janvier dernier, l'engin Tchibis-M déjà conçu par l'Institut, a été lancé afin de s'intéresser aux phénomènes des orages, a rappelé Lev Zeleny.


Maxisciences 11/04/2012
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MessageSujet: L'Inde juge que la taxe carbone "casse" les discussions sur le climat   Mer 11 Avr - 17:34

La ministre indienne de l'Environnement a estimé mercredi que l'instauration
européenne d'une taxe carbone dans le secteur du transport aérien était "un
sujet de rupture" dans les discussions sur le changement climatique.


"Pour le ministère de l'Environnement, oui, les mesures unilatérales de
l'Union européenne sont un sujet de rupture pour les discussions", a estimé
Jayanthi Natarajan devant des journalistes à New Delhi.


Une législation européenne, entrée en vigueur sur le papier le 1er janvier
2012, oblige les compagnies opérant dans l'Union européenne, quelle que soit
leur nationalité, à acheter l'équivalent de 15% de leurs émissions de CO2, soit
32 millions de tonnes, pour lutter contre le réchauffement climatique.


Cette législation suscite de nombreuses protestations: 26 des 36 membres de
l'Organisation de l'aviation civile internationale (OACI) y sont opposés. Outre
l'Inde, la Chine, les Etats-Unis, ou la Russie veulent notamment interdire à
leurs compagnies aériennes de payer la taxe.

Sciences et Avenir 11/04/2012
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MessageSujet: "Poids" de l'empreinte carbone dans le panier des ménages ?   Jeu 12 Avr - 10:37

Les produits non-alimentaires dans un panier moyen des ménages en France représentent 11% du poids total des courses mais contribuent à hauteur de 26% à son contenu carbone, selon la première étude du genre publiée jeudi par le ministère du Développement durable.

Pour les fruits et légumes c'est l'inverse: ils pèsent lourd en poids (20%) mais ils n'impactent le contenu carbone qu'à hauteur de 7%, selon les résultats de cette étude auprès de 20.000 ménages basée sur les données de 2009, les dernières disponibles, selon le ministère.

Chaque Français a ainsi acheté en moyenne 700 kilos de nourriture, boissons, produits d'hygiène et d'entretiens et/ou d'aliments pour animaux cette année-là, ce qui s'est traduit par une contribution annuelle de 1,4 tonne d'équivalent carbone (eq.CO2).

A noter que les seuls emballages comptent pour 8% du contenu carbone de ce panier des ménages, ce qui représente une production annuelle de 100 kilos de papiers, plastiques, verre et cartons. La contribution carbone la plus forte vient des eaux minérales, boissons gazeuses, alcools et produits laitiers.

L'origine socio-culturelle du ménage fait également la différence en terme de "bilan carbone". L'agriculture qui consomme largement les produits de sa ferme, oeufs, légumes, volailles etc... affichera un contenu carbone bien plus faible de son panier (-23%) par rapport au panier moyen alors que celui d'un retraité peut être jusqu'à un quart supérieur parce qu'il se prépare essentiellement ses repas à domicile avec des produits achetés.

Dans le même ordre d'idée un couple avec deux enfants adolescents consommera plus de viandes et produits laitiers avec un plus lourd contenu carbone qu'un couple de personnes âgées plus porté sur les fruits et légumes et poissons et produits pour animaux.

L'évaluation du contenu carbone a été effectuée sur la base de l'analyse du cycle de vie et d'un millier de produits génériques réalisée par le cabinet Greenext appliquant les critères de l'Ademe. Seules les émissions de gaz à effets de serre liés à la production, la distribution et l'usage des produits ont été pris en compte. En revanche les émissions en rapport avec le déplacement des ménages pour faire leurs courses n'ont pas été intégrées.




Sciences et Avenir 12/04/2012
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MessageSujet: Japon : réduction gaz à effet de serre possible, même sans le nucléaire   Ven 13 Avr - 10:10

Les émissions de gaz à effets de serre peuvent être réduites au Japon même en abandonnant l'énergie nucléaire


Une commission d'experts au sein du ministère japonais de l'Environnement estime que les émissions de gaz à effets de serre peuvent être réduites de 25 pour cent d'ici 2030 en augmentant sensiblement l'usage des énergies renouvelables.

L'objectif gouvernemental à moyen terme vise des réductions de ces émissions d'un pourcentage équivalent, mais d'ici 2020.

Après l'accident nucléaire de Fukushima l'année dernière, le gouvernement a annoncé son intention de réduire la dépendance nationale à l'énergie nucléaire et d'oeuvrer en parallèle sur des mesures de lutte contre le réchauffement planétaire.

Le gouvernement a donc demandé à la commission d'experts du ministère de l'Environnement d'étudier des mesures de lutte contre ce réchauffement planétaire comprenant une révision des objectifs à moyen terme.

La commission a évalué la quantité d'émissions de gaz à effets de serre qui pourrait être diminuée d'ici 2030, en regard des niveaux atteints en 1990.

Selon la commission, il serait possible d'obtenir une réduction de 25 pour cent de ces émissions tout en se passant totalement de l'énergie nucléaire, et ce en augmentant significativement l'adoption de sources d'énergies renouvelables et en mettant en place des mesures d'économies d'énergie.


NHK 13/04/2012
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MessageSujet: Japon : réduction de 25% des gaz à effet de serre sans le nucléaire   Ven 13 Avr - 21:50

Les gaz à effet de serre peuvent être réduits de 25% au Japon même sans avoir recours au nucléaire

Une commission d'experts au sein du ministère japonais de l'Environnement estime que les émissions de gaz à effets de serre peuvent être réduites de 25 pour cent d'ici 2030 en augmentant sensiblement l'usage des énergies renouvelables.

Après l'accident nucléaire de Fukushima l'année dernière, le gouvernement a annoncé son intention de réduire la dépendance nationale à l'énergie nucléaire et d'oeuvrer en parallèle sur des mesures de lutte contre le réchauffement planétaire.


-----> La démarche japonaise semble aller dans le bons sens ! Comme quoi il est possible de diminuer la pollution due aux gaz à effet de serre sans nécessairement avoir recours au nucléaire... Mais pour cela il faut une poilitique volontariste de la part du gouvernement pour insufler cette volonté à ses concitoyens...

NHK 13/04/2012
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MessageSujet: L'Océan arctique pourrait être à l'origine d'émanations de gaz à effet de serre   Lun 23 Avr - 1:27

La surface de l'Océan glacial arctique pourrait être à l'origine d'émanations de méthane, un important gaz à effet de serre, selon une étude réalisée par des experts en climat et publiée dimanche.

Lors de plusieurs vols, les chercheurs ont mesuré les concentrations atmosphériques en méthane dans le Grand nord jusqu'à 82 degrés de latitude nord. Ils ont constaté des concentrations de méthane à proximité de la surface de l'océan, notamment dans des zones où apparaissait de la glace en morceaux.

Ainsi, par un mécanisme jusqu'ici inconnu, les eaux de surface de l'Océan arctique pourraient représenter une source importante de méthane, "potentiellement sensible aux changements dans la couverture glacée de la mer", indique l'étude, publiée dans le journal Nature Geoscience et conduite par Eric Kort, de l'Institut de technologie de Californie (Caltech).

Déjà, on avait pu constater que le méthane, enfermé pendant des millions d'années dans le permafrost de Sibérie ou d'Amérique du nord, s'échappe du sol lorsqu'il se réchauffe. Il ajoute ainsi au réchauffement climatique, suscitant ainsi, dans un cercle vicieux, une libération supplémentaire de méthane.

Selon cette nouvelle étude, les niveaux de méthane au-dessus de l'océan sont similaires à ceux trouvés sur les côtes de la Sibérie orientale, suite à une érosion de permafrost.

C'est la première fois que l'on établit une contribution au réchauffement du méthane provenant de l'océan, et non de la terre, sous les latitudes arctiques. Le processus même n'est pas clair. Selon les chercheurs, il est improbable que le gaz ait été rejeté des sédiments sur le plateau continental. Il est possible en revanche qu'il provienne de certains microbes (méthanogènes) à la surface de l'océan.

Le méthane est le plus important gaz à effet de serre après le dioxyde de carbone (CO2). Ses concentrations dans l'atmosphère sont relativement basses, mais il est 20 fois plus efficace que le gaz carbonique pour capter la chaleur du soleil.

Les niveaux de méthane ont rapidement augmenté lors de l'industrialisation qui a suivi la 2ème Guerre mondiale, avant une période de stabilité relative dans les années 90, et récemment, une nouvelle hausse.




Sciences et Avenir 22/04/2012
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MessageSujet: CarbonSat : un satellite pour étudier les gaz à effet de serre   Mer 25 Avr - 1:00

Si l’effet de serre est un phénomène naturel essentiel à la vie humaine, les climatologues le mettent en cause dans le réchauffement climatique en raison d’une modification de la concentration de ses gaz.

Pour mieux faire la part des choses entre l’activité humaine et la variabilité naturelle du climat, l’Esa a confié à Astrium un contrat pour la conception du satellite CarbonSat.

Pour sa huitième mission d’exploration de la Terre, l’Agence spatiale européenne a mis en compétition les missions CarbonSat, d’étude des gaz à effet de serre (GES) et Florescence Explorer dédiée au suivi de l’état de l’activité de la photosynthèse à l’échelle de la Planète.

En 2013, l’Esa prendra une décision sur l’avenir de ces deux missions.

Au début du mois, elle a confié à Astrium un contrat pour la conception du satellite CarbonSat qui doit permettre de définir ce à quoi il pourrait ressembler. Concrètement, Astrium doit approfondir les différentes composantes du satellite dont son instrument qui doit succéder au spectromètre Sciamachy (Scanning Imaging Absorption Spectrometer for Atmosphere Chartography) d'Envisat, utilisé pour le pistage spatial des gaz à effet de serre.

CarbonSat est destiné à mesurer, avec une précision sans précédent, la concentration et la répartition, à l’échelle planétaire, des deux principaux gaz à effet de serre : dioxyde de carbone (CO2) et le méthane (CH4).

Comme les autres gaz à effet de serre, le carbone et le méthane font partie d’une des 45 variables climatiques essentielles. Ces paramètres du climat ont été identifiés dans le cadre du Système mondial d’observation du climat mis en place par l’Organisation des Nations unies (Onu) et pour lesquels les agences spatiales et les institutions politiques se sont engagées à mettre en place des programmes d’observations spatiaux et terrestres.

Aujourd’hui, la théorie veut que les activités humaines causent un réchauffement global avec pour conséquences la fonte des glaciers et des glaces de mer et la montée du niveau des océans qui influent sur bon nombre de paramètres climatiques.

Le dioxyde de carbone et le méthane sont les deux premiers gaz à effet de serre responsables de ce changement. La compréhension exhaustive des sources et de la répartition de ces gaz est donc indispensable pour affiner les modèles de prédictions de l’avenir du climat mondial. Les scientifiques ont besoin de mieux distinguer les émissions d'origine naturelle des émissions imputables à l’activité humaine. C’est ce que ferait pour la première fois CarbonSat avec une résolution inférieure à 2 x 2 km et une précision inégalée.

Dans son programme d’observation de la Terre, l’Agence spatiale européenne distingue deux types de missions :

- Celles dites d’exploration de la Terre, qui sont des missions de recherche et de démonstration visant à faire avancer la compréhension des différents processus du système Terre et comprenant également la démonstration de nouvelles techniques d’observation.

- Et les missions de surveillance de la Terre qui sont des prototypes de missions opérationnelles répondant aux besoins du marché en matière d'applications opérationnelles.


Futura Sciences 24/04/2012
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MessageSujet: la Nouvelle-Zélande veut purifier le pet de mouton   Jeu 3 Mai - 13:23

Afin de réduire les émissions de CO2 imputées à l'élevage, les scientifiques néo-zélandais étudient le moyen de purifier les flatulences des moutons en supprimant le méthane que les ovins rejettent en abondance dans l'atmosphère.

Ils cherchent à notamment comprendre pourquoi certains spécimens polluent davantage que d'autres et si certains régimes alimentaires sont plus écologiques.

"Le regain d'attention portée au changement climatique et les nouvelles technologies nous permettent d'espérer accomplir ce qui était impossible avant", explique Peter Janssen du Centre de recherche sur les gaz à effet de serre d'origine agricole.

Dans ce grand laboratoire basé à Palmerston North, sur l'Ile du Nord de l'archipel néo-zélandais, les animaux sont enfermés pendant deux jours à tour de rôle dans des box hermétiques où des filtres mesurent la fréquence de leur rejets et leur contenu.

Plus ambitieux encore, les scientifiques espèrent, grâce à la génétique, pouvoir mettre au point un vaccin qui empêcherait les ruminants de générer du méthane (CH4). Une hypothèse crédible à l'horizon de 15 ans.

"Nous pouvons maintenant identifier ces organismes et les cibler spécifiquement pour travailler sur des vaccins à partir de molécules inhibitrices qui s'attaquent uniquement aux microbes producteurs de méthane", détaille Peter Janssen.

Les ruminants digèrent partiellement leur nourriture en la faisant fermenter dans leur estomac avant de la régurgiter --à grand renfort de méthane-- pour pouvoir ensuite la mâcher plus aisément.

Les Nations Unies estiment que 18% des émissions de gaz à effet de serre dans le monde sont dues aux animaux d'élevage. Mais la proportion est nettement plus élevée --de l'ordre de 50%-- en Nouvelle-Zélande où paissent 35 millions de moutons et huit millions de vaches.

L'archipel a investi 50 millions de dollars néo-zélandais (30,8 millions d'euros) dans un programme de réduction des émissions polluantes d'origine agricole, "probablement le plus vaste dans le monde" sur ce sujet, estime Peter Janssen.

Autrefois sourds aux enjeux écologiques, les éleveurs sont désormais étroitement associés à ces travaux.

En 2003, le gouvernement avait créé une taxe pour la recherche scientifique, mais il avait dû reculer devant la pression des agriculteurs dénonçant "l'impôt du pet" (alors que 90% des émissions viennent de "rots").

"Même le grand public n'avait pas compris. En Nouvelle-Zélande, il est probablement juste de dire que nous sommes sceptiques à l'égard du changement climatique", reconnaît Rick Pridmore, responsable du développement durable à la Fédération néo-zélandaise des producteurs laitiers.

"Mais ça a changé au cours des cinq dernières années, je pense que les agriculteurs sont maintenant sur la même longueur d'onde", souligne-t-il. D'autant qu'un vaccin pourrait améliorer les capacités digestives des bêtes et donc réduire leurs rations alimentaires.

Le méthane (CH4) est émis par les zones humides, l'extraction du charbon, l'industrie gazière et pétrolière, les flatulences des ruminants et la décomposition des déchets organiques dans les décharges à ciel ouvert.



Sciences et Avenir 03/05/2012
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MessageSujet: Microsoft s'engage à avoir un bilan carbone neutre   Mer 9 Mai - 0:22

Le groupe informatique américain Microsoft s'est engagé mardi à avoir un bilan carbone neutre lors de son prochain exercice fiscal, qui débutera en juillet.

"Le but est de rendre nos différentes divisions responsables du coût que représente la compensation de leurs émissions carbones", a expliqué le directeur d'exploitation de Microsoft, Kevin Turner, dans un communiqué.

Il a ajouté que Microsoft n'était pas la première entreprise à rechercher un bilan carbone neutre, mais il a espéré que d'autres fassent de même.

Cette initiative intervient un peu plus de deux semaines après que l'organisation écologiste Greenpeace eut appelé Microsoft, ainsi que le distributeur en ligne Amazon, à utiliser des énergies propres pour leurs services d'informatique externalisée.

Microsoft, Amazon, Apple et Twitter sont mal notés dans un rapport de Greenpeace sur l'impact du secteur des nouvelles technologies sur l'environnement, à la différence de Facebook, Google et Yahoo!.

Amazon et Microsoft sont particulièrement accusés de trop consommer d'énergie produite par le nucléaire et le charbon.

"L'annonce d'aujourd'hui que Microsoft va avoir un bilan carbone neutre est une bonne première étape", a commenté mardi un analyste de Greenpeace, Gary Cook. "Toutefois le diable se cache dans les détails, et les détails montreront si Microsoft est leader pour nous emmener dans un 'cloud' (ndlr: nuage, c'est à dire l'informatique dématérialisée) propre, ou s'il continue à s'en remettre au charbon".

De fait, le plan de Microsoft est d'acheter des crédits carbones pour compenser la consommation d'énergie tirée du charbon plutôt que de basculer sur les énergies vertes, selon M. Cook.



Sciences et Avenir 08/05/2012
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MessageSujet: Méthane en Arctique   Sam 2 Juin - 22:42

De multiples fuites de méthane découvertes en Arctique

Comme à chaque fois, lorsque l’on parle de fonte des glaces, les conséquences ne font pas sourire. Il s’agit cette fois du méthane piégé dans les sols glacés. Libéré par leur fonte, il participe à l’effet de serre.

C'est un nouveau phénomène préoccupant venu d'Arctique. Selon une étude publiée dans Nature Geoscience, le recul des glaciers et la fonte du pergélisol, ces sous-sols gelés en permanence, seraient à l’origine de fuites de gaz à effet de serre, notamment de méthane à plusieurs endroits de la planète. Pour arriver à cet état des lieux préoccupant, les chercheurs de l’Université de l’Alaska et de l’Université d’État de Floride ont analysé 6.700 lacs d’Alaska pendant les hivers 2008 à 2010, et 25 lacs du Groenland.

Ils ont ainsi estimé que ces "puits" à méthane seraient aujourd'hui au moins au nombre de 150.000 et qui bien que rejetant pour l'heure de faibles quantités, pourraient laisser échapper bien davantage de gaz avec l'augmentation des températures. Ce méthane qui s'échappe proviendrait notamment de la décomposition des êtres vivants piégés dans les glaces depuis des milliers d’années voire plus. Or, une fois libéré de sa cage de glace, ce gaz se diffuserait dans l’atmosphère et s’ajouterait ainsi aux autres gaz à effet de serre.

Un phénomène d'autant plus préoccupant que le méthane a la particularité d’être très dommageable : son impact sur l’effet de serre est 25 fois supérieur à celui du dioxyde de carbone (CO2). Mais le plus inquiétant pour les chercheurs se situe dans des régions très particulières, tels que les lisières des glaciers ou les fjords, où l’augmentation des températures est telle qu'elle parvient à faire fondre des glaces qui résistaient depuis des milliers d’années aux changements de saisons.

Dans ces zones très surveillées par les chercheurs, des recueils de données ont été effectués sur les sols et dans l'air en datant les gaz par l’analyse des isotopes. L'équipe a ainsi pu constater que le méthane libéré pouvait être vieux de milliers d'années comme de quelques centaines d'années. "C’est une autre source de préoccupation: le réchauffement nourrira le réchauffement", résume ainsi Katey Walter Anthony, de l’Université de l’Alaska à Fairbanks citée par l'Agence Science presse.




Maxisciences 02/06/2012
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MessageSujet: Un ministre américain juge "minable" la taxe CO2 de l'UE sur les avions   Jeu 7 Juin - 1:23

Le secrétaire américain aux Transports, Ray LaHood, a qualifié mercredi de "politique minable" la taxe imposée par l'Union européenne sur les émissions polluantes du secteur aérien, destinée à limiter le réchauffement climatique.

"Nous pensons que c'est une politique minable, une mesure minable qu'ils ont adoptée", a dit M. LaHood au cours d'une audition devant la commission des Transports du Sénat américain.

Le secrétaire américain aux Transports a demandé mercredi à l'Union européenne d'abandonner sa taxe sur le CO2. "Nous encourageons fortement l'UE a cesser d'appliquer sa taxe sur l'aviation internationale afin de favoriser nos effort pour trouver une solution sur le plan mondial", a-t-il dit devant les élus.

M.LaHood a critiqué la démarche unilatérale, selon lui, de l'Union européenne: "Ils auraient dû le faire de façon plus coopérative". Il a aussi indiqué que les Etats-Unis ne souhaitaient pas se retrouver au "second plan" dans les négociations sur le climat.

La législation européenne, entrée en vigueur sur le papier le 1er janvier 2012, oblige les compagnies opérant dans l'Union européenne, quelle que soit leur nationalité, à racheter l'équivalent de 15% de leurs émissions de CO2, soit 32 millions de tonnes, pour lutter contre le réchauffement climatique.

Vingt-six des 36 membres de l'Organisation de l'aviation civile internationale (OACI) y sont opposés, dont la Chine, les Etats-Unis, l'Inde et la Russie.

En outre, des sénateurs ont déposé l'an dernier un projet de loi qui permettrait au secrétaire américain aux Transports d'interdire à des compagnies américaines de participer à l'ETS (le marché carbone payant européen dont dépend la taxe, ndlr). Mercredi, M. LaHood a félicité les sénateurs qui ont soutenu ce projet de loi, mais il s'est toutefois gardé d'y apporter le soutien officiel du gouvernement américain.

"Le gouvernement américain reste fortement opposé, à la fois sur le plan juridique et sur le plan politique, à l'imposition de l'ETS sur les compagnies aériennes", a dit M. LaHood. "Nous avons été clairs auprès des Etats de l'UE sur notre opposition", a-t-il insisté.

Parallèlement, M. LaHood a assuré que les Etats-Unis souhaitaient une solution négociée auprès de l'Organisation de l'aviation civile internationale (OACI).

Jos Delbeke, le directeur général pour l'environnement de la Commission européenne, qui s'est exprimé après M. LaHood, a assuré aux sénateurs dans un témoignage écrit que l'Union européenne "continue son engagement constructif avec l'OACI pour trouver une solution".

M. Delbeke a indiqué aux sénateurs que l'ETS n'était pas "discriminatoire" et que chaque compagnie était soumise aux mêmes règles. "Ce n'est pas une taxe ni un supplément, c'est une approche fondée sur les règles de l'économie", s'est-il défendu. "L'ETS peut changer", a-t-il aussi affirmé insistant sur la recherche d'un accord.

De son côté, Nancy Young, de l'association Airline for America (A4A), qui rassemble la plupart des compagnies aériennes américaines, a estimé que le fait d'imposer "cette taxe unilatérale aux citoyens américains et aux compagnies américaines est une véritable violation de notre souveraineté nationale".



Sciences et Avenir 06/06/2012
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