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 CO2, taxe carbone... Photosynthèse... Gaz à effet de serre....

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MessageSujet: Le FMI pour une fiscalité plus écologique   Mer 13 Juin - 0:47

La directrice générale du Fonds monétaire international, Christine Lagarde, a plaidé mardi pour une fiscalité plus défavorable aux pollueurs, qui fasse que "le mal que nous faisons se reflète dans les prix que nous payons".

"Le FMI n'est pas une organisation environnementale" mais "peut-être pouvons-nous aider avec un concept simple que tout le monde comprend: donner le juste prix aux choses", a affirmé la Française lors d'un discours à Washington, dont le texte a été transmis à la presse.

Cela "signifie utiliser la politique budgétaire pour faire en sorte que le mal que nous faisons se reflète dans les prix que nous payons. Je pense à des taxes environnementales ou à des systèmes d'échange des émissions de gaz à effet de serre dans le cadre desquels les Etats émettent, et de préférence vendent, des droits à polluer", a-t-elle expliqué.

"C'est la voie la meilleure et la plus globale pour réduire les dégâts pour l'environnement. Cela modifie les prix relatifs et donne une incitation puissance au changement. Cela peut aussi galvaniser le développement des énergies propres", a considéré Mme Lagarde.

"Par ailleurs, dans ces temps difficiles pour les budgets, les pays ont besoin de recettes et ce type de taxe ou d'instruments quasi fiscaux peut donner des résultats", a-t-elle ajouté.

Le FMI s'est peu aventuré jusqu'ici sur les questions environnementales, traditionnellement considérées par les Etats membres comme étant du ressort de l'institution soeur, la Banque mondiale. En 2010, une proposition du prédécesseur de Mme Lagarde, Dominique Strauss-Kahn, de créer un "fonds vert" destiné à parer aux conséquences économiques du changement climatique, avait suscité très peu d'adhésion.

Pour la dirigeante du FMI, "nous n'en sommes qu'aux prémices pour ce qui est de parvenir au juste prix. Actuellement, moins de 10% des émissions de gaz à effet de serre dans le monde sont couvertes par des programmes formels de fixation des prix".

A l'époque où elle était ministre des Finances, Mme Lagarde avait défendu le projet du président Nicolas Sarkozy d'une "taxe carbone" qui n'avait pas abouti. Cet impôt avait été censuré par le Conseil constitutionnel en décembre 2009, trois jours avant son entrée en vigueur prévue.




Sciences et Avenir 12/06/2012
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MessageSujet: L'Australie impose une taxe carbone   Dim 1 Juil - 22:11

En Australie, le gouvernement de Julia Gillard a imposé une taxe carbone sur les émissions de gaz à effet de serre sur fond de critiques émanant de l'opposition.

La taxe est entrée en vigueur dimanche dans le pays riche en ressources naturelles. L'Australie obtient la plus grande partie de son électricité de la combustion de charbon, une importante source de gaz à effet de serre.

La taxe carbone vise environ 300 compagnies, pour la plupart des compagnies d'électricité et des producteurs d'acier à fortes émissions. Elles verseront 23 dollars par tonne de dioxyde de carbone émise.

Néanmoins, certains s'inquiètent de la hausse possible des factures d'électricité entraînée par la taxe carbone, même si le gouvernement promet des baisses d'impôt et d'autres avantages pour les personnes à faibles revenus. Les partis d'opposition critiquent la taxe pour des raisons liées à l'économie.



NHK 01/07/2012
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MessageSujet: Imbroglio en vue sur les normes CO2    Mer 11 Juil - 10:14

L'Europe se penche aujourd'hui sur les nouvelles normes de pollution pour les voitures jusqu'à 2020. Mais le problème est ailleurs.

Déstockage en masse, fermeture d'usines et perspectives d'avenir variant du rose au noir selon la marque, l'industrie automobile n'avait pas vraiment besoin d'un coup de tabac supplémentaire. C'est pourtant ce qui se profile à Bruxelles, où la Commission européenne doit présenter ses propositions aujourd'hui pour limiter encore les émissions de gaz à effet de serre. En d'autres termes, le CO2 qui n'est pas un polluant en tant que tel. Il s'agit en effet d'une unité de mesure empirique qui irrite bon nombre de constructeurs dans le monde, mais aussi les experts et les scientifiques. Ceux-ci ont l'impression que l'Europe, comme les autruches, ne veut pas voir les vrais problèmes.

C'est pourtant l'erreur que risque de commettre l'Europe en maintenant, sous la pression des Verts, un calendrier drastique de réduction du CO2 d'ici à 2020. Le principe est de définir une norme d'émissions à laquelle les constructeurs doivent se plier selon une moyenne calculée sur la totalité des voitures vendues dans l'année. Faute de quoi ils auront une lourde amende à payer. À ce petit jeu, les constructeurs latins s'en sortent mieux, car ils sont historiquement relégués dans les petites cylindrées et le diesel, technique héritée des utilitaires. Son principal mérite est de n'émettre que peu de CO2. En revanche, s'ils ne sont pas équipés de coûteux filtres à particules, ces diesels recrachent des gaz hautement toxiques qui ont été dénoncés dans un très récent rapport de l'OMS.

C'est pourtant cette politique absurde que s'apprête à entériner l'Europe. La norme Euro 6, déjà arrêtée à l'horizon 2015, impose la baisse des émissions moyennes pour la gamme à 130 g de CO2. C'est déjà très pénalisant pour les constructeurs du nord de l'Europe, dont les modèles plus volumineux et dotés de moteurs plus gros sont ainsi fragilisés. Les constructeurs du Sud en tirent un avantage compétitif, et comme ce sont les moins bien lotis commercialement en ce moment, ils se réjouissent de ce calendrier en cours d'élaboration.


Mais ce n'est pas tout. Alors même qu'ils ont accompli d'énormes progrès, les constructeurs allemands notamment redoutent que la tranche suivante n'aggrave la pression. La Commission proposera en effet aujourd'hui, par la voix de la commissaire chargée du climat Connie Hedegaard, de limiter les émissions à 95 grammes de CO2 par kilomètre. L'échéance est fixée à 2020, mais maintient les tolérances accordées aux constructeurs spécialisés dans les grosses cylindrées. Cela provoque, bien sûr, la colère des Verts, et notamment de Greenpeace qui ne s'intéresse qu'à un supposé passe-droit alors qu'il faudrait analyser le sens même d'une mesure antipollution.

Nous avons déjà expliqué ici l'influence directe du CO2 sur l'effet de serre. Le limiter est louable, mais il ne représente en rien la pollution réelle. Or c'est celle-ci qu'il importe de limiter en changeant totalement la règle obsolète du CO2 pour examiner, cette fois, les rejets totaux des polluants et définir une nouvelle règle.

Celle-ci existe déjà aux États-Unis, et si elle est largement perfectible, elle pourrait inspirer une norme future mondialisée qui simplifierait l'écheveau des versions selon les règles changeantes d'une zone économique à l'autre. Japonais et Chinois se disent intéressés, mais, comme les États-Unis, ils n'ont pratiquement pas de parc automobile diesel en circulation. La vieille Europe freine pour défendre l'indéfendable et une norme qui ne reflète même pas l'empreinte écologique réelle d'un moteur. Il serait vraiment temps de passer aux choses sérieuses.



Le Point.fr 10/07/2012
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MessageSujet: L'UE veut encore réduire les émissions de CO2 des voitures   Mer 11 Juil - 22:04

La Commission européenne a présenté ses propositions pour réduire encore les émissions de gaz à effet de serre des automobiles d'ici 2020, des mesures jugées trop contraignantes par les constructeurs et pas assez ambitieuses par les écologistes.

L'objectif fixé par Bruxelles est de réduire les émissions moyennes des voitures neuves à 95 grammes de CO2 par kilomètre en 2020, contre 135,7 gr en 2011 et un objectif contraignant de 130 gr pour 2015. Ces propositions étaient déjà envisagées dans la législation, mais la Commission européenne a souhaité les réaffirmer, en détaillant leur mise en oeuvre.

Elle sont "bénéfiques pour tout le monde" et d'"un bon rapport coût-efficacité", a affirmé Connie Hedegaard, la commissaire chargée de l'action pour le climat. "Elles vont stimuler l'innovation et la compétitivité dans l'industrie automobile et, par conséquent, créer de nombreux emplois".

Mais les constructeurs automobiles ont aussitôt réagi en avertissant que les nouveaux objectifs seraient "difficiles à atteindre". "Ce sont les objectifs les plus contraignants au monde (...) Plus sévères que ceux aux Etats-Unis, en Chine ou au Japon", a précisé Ivan Hodac, secrétaire général de l'Association des constructeurs européens (ACEA). "Ils vont augmenter les coûts de production en Europe", dans un contexte particulièrement difficile pour l'industrie, selon lui.

Pour la Commission, la généralisation de véhicules plus efficaces et moins polluants bénéficiera aux conducteurs, qui "économiseront globalement quelque 30 milliards d'euros par an en carburant", d'après ses estimations. En effet, le propriétaire d'un véhicule neuf réduira sa facture de carburant de 340 euros la première année et entre 2.900 et 3.830 sur une durée de treize ans par rapport à l'objectif de 2015.

Ces propositions vont désormais être soumises au Parlement européen et aux Etats membres. Les débats devraient se focaliser sur les conditions controversées aux termes desquelles seraient versés des "super crédits" permettant à des constructeurs de compenser les niveaux d'émissions élevés des véhicules à forte consommation par celles plus faibles des voitures de petite taille et électriques.

Mme Hedegaard a jugé infondées les critiques émises par Greenpeace pour qui la nouvelle réglementation favoriserait les constructeurs de grosses cylindrées, comme les allemands Daimler et BMW. Pour l'organisation écologique, la Commission a assoupli les standards "sous la pression de l'industrie automobile". "Les constructeurs seront en mesure de vendre plus de véhicules polluants, ce qui poussera les émissions à plus de 95 gr CO2/km", a affirmé Greenpeace, qui réclame que l'objectif soit d'abaisser à 80 gr en 2020 et 60 gr en 2025.

Les nouvelles propositions de Bruxelles ont été en revanche jugées "tout à fait réalisables" par le Bureau européen des Unions de consommateurs (BEUC), selon qui les réductions de CO2 déjà réalisées ont montré que "les protestations des constructeurs étaient bien loin de la réalité". La Fédération internationale de l'automobile (FIA) s'est également déclarée satisfaite, tout en regrettant les "super crédits", qui sont susceptibles "d'affaiblir sensiblement" l'impact positif des propositions.

Les nouvelles mesures concernent aussi les camionnettes, pour lesquelles les émissions seront ramenées de 181 gr CO2/km en 2010 à 147 gr en 2020.

Mme Hedegaard a prévenu qu'il convenait de "préparer d'autres réductions de CO2 au-delà de l'horizon 2020".



Sciences et Avenir 11/07/2012
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MessageSujet: Capture et stockage CO2: l'UE contrainte de réduire ses ambitions   Mer 18 Juil - 11:00

L'Union européenne va être contrainte d'abandonner plusieurs de ses huit projets de captage et de stockage du CO2, dont le programme Ulcos en France, car elle ne parvient pas à mobiliser suffisament de fonds à cause du faible prix du carbone, ont confié mardi à l'AFP des sources proches du dossier.

Ulcos, projet pilote de captage et de stockage du CO2 porté par un consortium de 48 entreprises de l'UE, doit être mis en oeuvre sur les hauts-fourneaux d'ArcelorMittal à Florange, dans le nord-est de la France, actuellement à l'arrêt.

Mais il figure en huitième et dernière position sur la liste des projets sélectionnés par la Commission européenne comme bénéficiaires du programme spécial de financement NER300.

Le principe de ce programme est de monétariser 300 millions de tonnes de quotas de CO2 prélevés sur une réserve destinée aux nouvelles entreprises dans le système d'échange de quotas instaurés par l'UE pour réduire ses émissions de gaz a effet de serre.

Toutes les études de financement se sont basées sur un prix de la tonne de CO2 oscillant entre 20 et 30 euros. Or les premières ventes de quotas - 140 millions de tonnes de CO2 - ont trouvé preneurs à 8,05 euros la tonne et ont rapporté 1,14 milliard d'euros. Le prix de la tonne de CO2 est aujourd'hui inférieur à 8 euros.

"Si le prix reste inférieur à 8 euros, il sera possible de co-financer 2 ou 3 projets. S'il monte à 15 euros, on pourra en co-financer 4", a-t-on expliqué à la Commission européenne.

Le nombre définitif des projets retenus sera annoncé en octobre. Ulcos semble donc condamné pour 2012, car les trois premiers projets retenus - Don Valley Power au Royaume Uni, Belchatow en Pologne et Green Hydrogen aux Pays Bas, soutenu par le groupe Shell - sont soutenus financièrement par les autorités, a-t-on précisé.

Le programme NER300 co-finance les projets pour 50% de leur coût, le reste étant assuré par les investisseurs privés ou les Etats. Le dernier espoir est une remontée significative du prix du CO2 pour la seconde tranche du NER300.

La Commissaire en charge du Climat, Connie Hedegaard, préconise de geler un nombre conséquent de quotas afin de le relever, mais sa proposition se heurte à de sérieuses oppositions de la part des industriels, qui savent comment se faire entendre au sein de la Commission, a-t-on confié. Son porte-parole, Isaac-Valero, a toutefois assuré que Mme Hedegaard avait l'intention de soumettre cette proposition d'ici la fin juillet, "avant la pause de l'été".

L'idée fait toutefois débat au sein même de l'équipe dirigée par José Manuel Barroso. Certains commissaires estiment que la Commission n'a pas à mener d'intervention sur un marché libre. D'autres défendent au contraire cette intervention pour favoriser le développement des énergies renouvelables.

Une fois adoptée, cette proposition devrait être avalisée par les Etats membres, eux mêmes divisés sur l'opportunité de cette action. La Pologne refuse ainsi catégoriquement toute action qui aurait une incidence sur le prix de son énergie, produite à 95% par des centrales au charbon très polluantes.

L'UE produit 12% des émissions mondiales de gaz à effet de serre, soit 4 milliards de tonnes d'équivalent CO2 par an. Ses Etats se sont engagés en 2008 à les réduire de 20% pour 2020, ce qui impose à leurs entreprises de réduire de 21% leurs émissions par rapport à leurs niveaux de 2005.




Sciences et Avenir 17/07/2012
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MessageSujet: Piéger le CO2 au fond des mers, "fertilisées" au fer, peut ouvrir des pistes   Jeu 19 Juil - 0:35

Des expériences de "fertilisation" des océans avec du fer pour favoriser la floraison de phytoplancton capable de "piéger" le CO2 dans les grands fonds ont montré qu'il y avait là des pistes à suivre, même s'il reste encore beaucoup d'interrogations, selon une étude publiée mercredi par la revue Nature.

"La fertilisation de l'océan en ajoutant des composants à base de fer a provoqué une floraison de phytoplancton, dominé par des complexes d'espèces microscopiques, poussant une quantité considérable de dioxyde de carbone vers le fond des océans", a indiqué l'équipe de chercheurs.

Alors que les scientifiques du monde entier cherchent des moyens de stocker et neutraliser le carbone, l'un des principaux gaz à effet de serre responsables du réchauffement climatique, l'expérience menée en 2004 dans les mers australes par l'équipe dirigée par Victor Smetacek, de l'Institut de recherche marine de Bremerhaven en Allemagne, n'a cependant pas permis "d'évaluer avec certitude la durée de la séquestration" de ce carbone.

Les cinq semaines d'observations ont montré que la floraison de la diatomée (complexe d'espèces de phytoplancton) était à son apogée quatre semaines après la "fertilisation". Il s'en est suivie une mortalité importante d'un grand nombre d'espèces de diatomées formant des masses visqueuses d'éléments, incluant des matières fécales des zooplanctons, qui rejoignaient rapidement le fond de l'océan.

"Tous ces éléments et multiples preuves - chacune comprenant cependant toujours un fort degré d'incertitude - nous conduisent à conclure qu'au moins la moitié de cette biomasse a coulé bien plus bas que 1.000 m de profondeur et qu'une proportion substantielle a sans doute atteint le fond de l'océan austral", ont souligné les chercheurs.

Ainsi les floraisons de phytoplancton fertilisé au sulfate de fer "peuvent séquestrer du carbone sur des échelles de temps calculées en siècles dans les couches d'eau juste au-dessus des fonds marins et même pendant plus longtemps dans les sédiments à ces profondeurs", ont-ils ajouté.

Résumant les résultats de cette étude, Michael Steinke, de l'Université britannique d'Essex, explique : "comme les plantes sur la terre ferme, le phytoplancton, issu de la photosynthèse, et flottant dans la mer, capte le CO2 à la surface de l'océan et lorsque ce phytoplancton meurt, il coule au fond de l'océan où une grande partie est piégé dans les sédiments profonds pour des centaines d'années". Ce transfert de CO2 contribue, selon lui, à maintenir la température ambiante à un niveau facilitant la vie sur notre planète.

"Est-ce que cela ouvrira la voie à des méthodes d'ingénierie à grande échelle utilisant la fertilisation de l'océan pour atténuer le changement climatique?", s'interroge-t-il. "Sans doute non, parce que trouver le bon endroit pour de telles expériences est difficile et coûte cher", selon lui.

En 2007 déjà, les experts de l'Union Internationale pour la Conservation de la Nature (UICN) avertissaient des risques de cette technique notamment pour l'environnement marin, un aspect absent de l'étude publiée mercredi.



Sciences et Avenir 18/07/2012
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MessageSujet: En 2011, un Chinois a émis autant de CO2 qu'un Européen   Jeu 19 Juil - 1:02

L'émission moyenne de dioxyde de carbone (CO2) par habitant a été, en 2011, "similaire" en Chine et en Europe, selon une étude publiée mercredi par l'Agence néerlandaise d'évaluation environnementale (PBL).

"L'émission moyenne de CO2 par habitant en Chine a augmenté de 9% pour atteindre 7,2 tonnes de CO2 en 2011", a indiqué le PBL dans un communiqué, soulignant que ce chiffre était "similaire aux émissions par habitant en Europe, de 7,5 tonnes en 2011".

Les habitants des Etats-Unis restent pourtant parmi les plus grands pollueurs de la planète, selon le rapport qui précise qu'un Américain a émis en moyenne 17,3 tonnes en 2011.

L'émission totale de CO2 dans ce pays a pourtant diminué, comme dans les pays de l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE): en Europe, les émissions ont diminué de 3% et aux Etats-Unis et au Japon de 2%.

Cette baisse est notamment due aux "faibles conditions économiques dans beaucoup de pays, d'un hiver doux dans plusieurs pays et des prix du pétrole élevés", selon le rapport du PBL.

Dans le même temps, les émissions de CO2 en Chine ont augmenté "rapidement", "à cause du rythme de la croissance économique et, surtout, du haut niveau d'activité industrielle".

Cette augmentation a annulé les effets des réductions d'émissions dans les pays de l'OCDE car au niveau de la planète, les émissions de CO2 ont augmenté de 3% en 2011, atteignant "le niveau record de 34 milliards de tonnes", a souligné le rapport.

En tonnes émises au total, la Chine a ainsi conforté en 2011 sa position de plus grand pollueur, 29% du total du CO2 émis dans le monde l'ayant été en Chine. Les Etats-Unis (16%), l'Union européenne (11%) et l'Inde (6%) suivent dans ce classement.

Depuis l'an 2000, environ 420 milliards de tonnes de CO2 ont été émises suite aux activités humaines.

"La littérature scientifique suggère que pour limiter la hausse de la température à 2% (...), il faut que l'émission totale sur la période 2000-2050 ne dépasse pas 1.000 à 1.500 milliards de tonnes", assure le PBL.

"Si l'augmentation des émissions continue, les émissions cumulées vont dépasser ce total d'ici deux décennies", prévient le rapport.



Sciences et Avenir 18/07/2012
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MessageSujet: Bruxelles préconise un gel de quotas dans l'UE pour relever le prix du CO2   Mer 25 Juil - 14:59

La Commission européenne a recommandé mercredi de geler un nombre conséquent de quotas de CO2 mis en vente dans l'UE pendant la période 2013-2020 afin de relever le prix du carbone, actuellement trop bas pour financer les investissements dans les énergies renouvelables.

"Devons nous continuer à alimenter un marché inondé? Non, c'est évident. C'est pour cette raison que je propose de modifier la cadence des enchères", a expliqué la commissaire chargée du Climat, Connie Hedegaard, dans un message sur son compte Twitter.

Quelques 8,5 milliards de tonnes de CO2 seront mises aux enchères durant la période 2013-2020. Mme Hedegaard présente trois options: un petit gel de 400 millions de tonnes, un gel moyen de 900 millions de tonnes et une grosse intervention avec un gel de 1,4 milliard de tonnes.

Le Parlement européen préconise cette dernière option. Elle aurait le mérite de doubler le prix de la tonne de CO2, actuellement de sept euros, à 14 ou 15 euros, selon les estimations.

"Nous ne voulons pas nous prononcer. Il revient aux Etats et au Parlement européen de décider quelle option ils vont choisir", a déclaré le porte-parole de Mme Hedegaard, Isaac Valero. La Commission attend une décision "pour la fin de l'année", a-t-il précisé.

L’Union européenne a décidé en 2003 d’instituer un système d’échange de quotas d’émission de CO2 (ETS) afin de lutter contre le réchauffement climatique.

Chaque année les Etats membres allouent à leurs entreprises des certificats de CO2 pour l'équivalent de 2 milliards de tonnes, soit près de la moitié des émissions de CO2 de l'UE, dans les secteurs de la sidérurgie, de la chimie et de la production d'énergie.

11.000 entreprises des 27 pays membres de l'UE et de trois pays associés achètent une partie des certificats via l'ETS. Les autres leur sont accordés gratuitement et ils peuvent les mettre en vente s'ils ne les utilisent pas.

Mais la crise a réduit les activités et le prix de la tonne de CO2 a chuté à 7 euros. Or il devrait osciller entre 24 et 30 euros pour dégager des revenus suffisants afin de financer les investissements nécessaires au développement des énergies renouvelables.



Le Nouvel Obs 25/07/2012
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MessageSujet: Vent, tourbillons et courants poussent le CO2 au fond de l'Océan Austral   Lun 30 Juil - 12:42

Une interaction combinée entre le vent, les tourbillons et les courants serait à l'origine du phénomène par lequel le carbone anthropique est poussé vers les profondeurs de l'Océan Austral où il est piégé à très long terme, ont affirmé des chercheurs britanniques et australiens.

Cependant ce processus pourrait être menacé par le réchauffement climatique, ont-ils ajouté dans une étude publiée dimanche par la revue Nature Geoscience.

Environ un quart du dioxyde de carbone (CO2) créé par les activités humaines sur la planète est piégée dans les océans, dont 40% dans l'Océan Austral entourant l'Antarctique.

A quelque 1.000 m de profondeur, le CO2 peut être stocké pour des centaines de milliers d'années, toutefois il n'a jamais été établi par quel phénomène ce CO2 arrivait à de telles profondeurs après avoir été dissous dans les eaux de surface. Les scientifiques soupçonnaient l'action du vent comme principale force pour pousser les eaux ayant capté le CO2 vers des zones de convergence avant de parvenir au fond de la mer.

A partir de données portant sur dix ans d'expériences avec des robots en eaux profondes, les chercheurs ont découvert qu'en dehors du vent, les tourbillons qui peuvent être comparés à de gigantesques bains à remous de 100 km de diamètre en moyenne, ont également joué un rôle

"Si vous additionnez les effets des tourbillons, ceux du vent et ceux des courants dominants dans l'Océan Austral, cela donne lieu à des genres de "cheminées" larges de 1.000 km qui conduisent le carbone des couches de surface vers l'océan intérieur", a expliqué l'auteur de l'étude, Jean-Baptiste Sallée à l'AFP.

Son équipe a également utilisé les données sur la température, la salinité et la pression de l'eau collectées sur des bateaux depuis les années 1990. "Dans l'Océan Austral, nous avons trouvé cinq de ces -cheminées-", a-t-il ajouté.

L'action des tourbillons, elle, contrebalance parfois un effet contraire du vent qui conduit à relâcher du CO2 stocké lorsque la mer est très agitée. "Cela semble être des bonnes nouvelles, mais reste à savoir quel impact aura le réchauffement climatique sur les tourbillons? Seront-ils plus intenses ou bien vont-ils disparaître? On n'en sait rien", a-t-il reconnu.

Théoriquement, le changement climatique pourrait modifier les flux de surface et tourbillons dans l'Océan Austral en changeant les courants, intensifiant les vents ou en créant de fortes variations de température.

Alors que ces phénomènes de tourbillons ne font pas partie actuellement des modèles de changement climatique, il faudra les y intégrer à l'avenir, selon M. Sallée.

L'équipe de chercheurs a concentré ses travaux sur une zone de l'Océan Austral située au sud des 35° de latitude sud, sans pouvoir dire si des processus semblables pouvaient se produire dans d'autres océans.

L'étude n'a pas abordé un autre processus de capture du CO2 par des micro-organismes vivant près de la surface de l'océan et qui entraînent ce carbone au fond lorsqu'ils meurent.



Sciences et Avenir 29/07/2012
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MessageSujet: Les végétaux et les océans absorbent toujours plus de CO2 selon une étude   Jeu 2 Aoû - 0:09

Nos émissions de CO2 continuent de croître année après année mais la végétation et les océans, qui absorbent environ la moitié du dioxyde de carbone émis, en stockent également davantage aujourd'hui qu'hier, selon des travaux publiés mercredi dans la revue Nature.

"L'absorption globale des puits de carbone océaniques et terrestres a presque doublé durant les cinquante dernières années", indiquent un rapport établi par cinq chercheurs de l'Université du Colorado à Boulder (Etats-Unis).

Les puits de carbone définissent les processus naturels qui contribuent à extraire du CO2 de l'atmosphère. Ils désignent principalement les océans, qui stockent le carbone en profondeur, les végétaux et les forêts. La moitié des émissions de dioxyde de carbone sont absorbées par ces puits.

Le potentiel et l'évolution de ces processus est sujet à débat, des études récentes suggérant une diminution de leur capacité d'absorption, indiquent les chercheurs qui insistent sur l'importance de bien quantifier ces phénomènes pour mieux prévoir les évolutions du climat.

En analysant les mesures de concentrations de carbone dans l'atmosphère au fil des années et en prenant en compte les émissions d'origine humaine, ils ont chiffré l'absorption nette annuelle globale des terres et des océans.

Selon eux, cette absorption a doublé en cinquante ans, passant de 2,4 milliards de tonnes annuelles de carbone en 1960 à 5 milliards en 2010.

"Bien qu'on ne s'attende pas à ce que l'absorption de CO2 par la Terre augmente sans cesse, il n'y a actuellement pas d'éléments suggérant que les puits de carbone faiblissent", indique à l'AFP Ashley Ballantyne, l'un des auteurs.

"Le taux de croissance du CO2 atmosphérique continue d'augmenter parce que les émissions d'origine fossile accélèrent, pas parce que les puits de carbone faiblissent", insiste-t-il.

L'absorption de CO2 par les végétaux et les océans est largement liée à la pression de dioxyde de carbone dans l'atmosphère et il est logique, jusqu'à un certain seuil, que l'augmentation des émissions de CO2 provoquent une augmentation de l'absorption par ce puits, souligne le chercheur.

Reste des questions auxquelles ce calcul global n'apporte pas de réponse, comme la répartition de l'absorption globale entre océans et végétaux, remarque un autre chercheur, Ingeborg Levin, dans un commentaire distinct également publié dans Nature.

"Cela fait une grande différence si le carbone est stocké dans des réservoirs tels que les océans profonds, où il peut rester des centaines ou des milliers d'années, ou s'il est absorbé par des forêts jeunes, où il resterait seulement quelques années ou décennies avant de retourner vers l'atmosphère", relève ce chercheur de l'Université de Heidelberg (Allemagne).



Sciences et Avenir 01/08/2011
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MessageSujet: CO2: 16 pays réaffirment leur opposition à la taxe carbone   Jeu 2 Aoû - 16:02

Les Etats-Unis et une quinzaine de pays ont renouvelé mercredi leur "forte opposition" à la taxe européenne sur les émissions de CO2 des compagnies aériennes, craignant que ses bénéfices puissent servir à payer les dettes souveraines et non un fonds pour l'environnement.

"Les fonds collectés ne seront pas forcément affectés à des objectifs environnementaux et peuvent en réalité servir à remédier à la crise de la dette en Europe", estime le groupe de pays, réunis cette semaine à Washington, dans un communiqué commun.

"En résumé, la réunion a confirmé l'opposition très solide et forte au système d'échange de quotas d'émissions (de CO2) tel qu'appliqué aux compagnies étrangères", a déclaré un haut responsable.

La réunion avait commencé mardi au département américain des Transports et a rassemblé des représentants d'Australie, du Chili, du Brésil, de Colombie, du Canada, de Chine, d'Inde, du Japon, du Nigeria, de Russie, d'Arabie Saoudite, de Singapour, d'Afrique du Sud, de Corée du Sud et des Emirats arabes unis.

La taxe carbone mise en place par l'UE est entrée en vigueur le 1er janvier, mais les compagnies aériennes ne commenceront à recevoir leurs factures qu'en 2013, une fois que leurs émissions de CO2 pour 2012 auront été évaluées. Sans attendre, plusieurs pays dont les Etats-Unis l'ont contestée.

De précédentes éditions du type de cette réunion de deux jours à Washington s'étaient déroulées à Moscou et New Delhi.

"L'objectif de la réunion est de voir s'il est possible d'envisager une solution mondiale pour résoudre la question des émissions de gaz à effet de serre produits par l'aviation", avait déclaré un haut responsable américain en début de semaine.

Il avait assuré que Washington n'était pas hostile au principe d'un système d'échange des droits de polluer comme celui mis en place par Bruxelles mais qu'un tel système ne devait pas être imposé aux transporteurs hors-UE.

Le groupe de pays opposés la taxe européenne espère désormais travailler au sein de l'Organisation internationale de l'aviation civile pour dessiner un projet parallèle qui s'applique à la planète entière.

Mais "cela va prendre un certain temps" avant qu'un tel système mondial soit adopté, a prévenu un haut responsable à l'issue de la réunion.



SCIENCES ET AVENIR 02/08/2012
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MessageSujet: Suisse : L'ordonnance sur le CO2 suscite des avis contrastés en consultation    Sam 4 Aoû - 1:01

Berne (awp/ats) - Le projet d'ordonnance sur le CO2, qui implique une hausse de la taxe sur le CO2 dès 2014, suscite des avis contrastés. Au terme de la consultation, vendredi, près de 110 réponses des milieux concernés étaient parvenues à l'Office fédéral de l'environnement.

Hormis l'UDC qui s'oppose clairement au projet, la majorité des prises de position demandent au Conseil fédéral de corriger le tir, indique une recherche de l'ats. Certains disent leur déception, déplorant que l'ordonnance aille moins loin que la nouvelle loi adoptée en décembre dernier par le Parlement.

Celle-ci prévoit que d'ici 2020, les émissions indigènes de gaz à effet de serre diminuent globalement de 20% par rapport à 1990. Dans le détail, la baisse devra atteindre 40% dans le bâtiment, 10% dans les transports, 15% dans l'industrie.

La taxe sur le CO2 appliquée aux combustibles restera fixée l'an prochain à 36 francs par tonne, soit 9 centimes par litre de fioul. Elle augmentera ensuite en trois temps d'ici 2020. Première étape en 2014: la taxe devant passer de 36 à 60 francs. Une augmentation est prévue en 2016, puis en 2018 pour atteindre au maximum 120 francs par tonne.

Le projet d'ordonnance hérisse l'UDC. Le parti qualifie d'illusoires les objectifs de réduction de gaz à effet de serre. A son avis, la hausse de la taxe sur le CO2 ne vise qu'à imposer à l'économie et à la population des contributions et obstacles administratifs supplémentaires sous couvert de protection du climat. L'UDC souhaite aussi davantage de souplesse dans les critères d'exemption de certaines entreprises.

Le PDC soutient le projet. Le parti demande toutefois qu'un accord bilatéral soit conclu avec l'Union européenne afin que le système suisse d'échange de quotas d'émission puisse être couplé avec le système européen. Cela permettrait d'éviter aux entreprises suisses d'être désavantagées.

Les démocrates-chrétiens se montrent en outre sceptiques par rapport à l'objectif de réduction de 40% d'ici 2019 dans le secteur du bâtiment. Un objectif de 30% semblerait plus réaliste, estiment-ils.

Les Verts et le PS estiment que le Conseil fédéral doit faire nettement plus et augmenter l'objectif de réduction à 40% au lieu de 20%, comme la nouvelle loi sur le CO2 lui en donne la compétence.


Le WWF, le PS et les Verts demandent aussi que la taxe sur les combustibles soit augmentée dès le 1er janvier 2013, et non un an plus tard comme le prévoit le gouvernement. Cela permettrait de dégager plus rapidement des moyens financiers pour développer le programme d'assainissement énergétique des bâtiments. Cette revendication est partagée par le Conseil d'Etat genevois, qui "regrette le manque de moyens proposés" pour atteindre les objectifs.

L'Association transports et environnement (ATE) souhaite aussi que la taxe sur le CO2 augmente dès 2013 déjà et propose un montant de "72 francs au minimum". Sa porte-parole Caroline Beglinger rappelle qu'il s'agit d'une "taxe incitative, pas d'un impôt et que l'argent payé permet de financer l'assainissement de bâtiments".

L'Union suisse des arts et métiers (USAM) constate que le projet d'ordonnance accorde une certaine marge de manoeuvre à l'économie. La faîtière des PME -ainsi qu'economiesuisse- demandent toutefois de le réviser au profit des quelque 2200 entreprises helvétiques qui se sont engagées à diminuer leurs émissions de gaz à effet de serre avec l'appui de l'Agence de l'énergie pour l'economie (AEnEC).


ROMANDIE.COM 03/08/2012
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MessageSujet: Réchauffement : la Terre absorbe de plus en plus de CO2   Mar 7 Aoû - 1:41

Les émissions de CO2 dans l'atmosphère ont été multipliées par 4 au cours de ces 50 dernières années. Heureusement, notre planète aurait réussi, via ses puits de carbone, à capturer la moitié du carbone contenu dans ces rejets. Elle participerait ainsi activement à la lutte contre le réchauffement climatique, mais pour combien de temps encore ?

L’Homme n’est pas seul à lutter contre le réchauffement climatique. Notre planète tout entière s’évertue depuis longtemps à réduire l'impact sur le climat de nos rejets massifs de gaz à effet de serre dans l’atmosphère. Pour ce faire, les océans, le sol et les végétaux absorbent chaque année d’importantes quantités de carbone. Malheureusement, l’efficacité de ces puits de carbone tendrait, selon des études récentes, à diminuer, ou du moins à stagner, dans plusieurs régions terrestres ou océaniques du globe.

Ashley Ballantyne de l’University of Boulder vient de remettre en cause ces travaux au travers d'une nouvelle étude publiée dans la revue Nature. Ses conclusions sont nettes : la Terre absorberait aujourd'hui deux fois plus de carbone qu’il y a 50 ans. Les biosphères terrestres et les océans emprisonneraient environ la moitié du carbone émis dans l’atmosphère sous forme de CO2 par les activités anthropiques (combustion des carburants fossiles, par exemple) ou par les feux de forêts.

Pour commencer son analyse, Ashley Ballantyne a réalisé un inventaire des différents travaux et rapports, dont certains ont été émis par le U.S. Department of Energy’s CO2 information analysis center, ayant estimé les émissions de CO2 dans l’atmosphère au cours de ces 50 dernières années. Les données ont ensuite été comparées à des mesures de la concentration en gaz carbonique atmosphérique prises durant la même période en 40 points du globe (par exemple en Antarctique ou sur le volcan Mauna Loa à Hawaï) par la National Oceanic and Atmospheric Administration (NOAA) et la Scripps Institution of Oceanography.

Près de 350 milliards de tonnes de carbone auraient été libérés dans notre environnement entre 1959 et 2010, dont 33,6 milliards pour cette seule dernière année (selon l’International Energy Agency, IEA). Les émissions de CO2 auraient été multipliées par 4 en cinq décennies. Dans le même temps, le taux de capture moyen du carbone par notre planète serait passé de 2,4 à 5 milliards de tonnes par an. Grâce à cette augmentation, près de 55 % du carbone émis par l’Homme dans l’atmosphère aurait été absorbé, limitant ainsi considérablement les conséquences de nos rejets sur notre environnement et sur le climat.

Malgré ces chiffres impressionnants, la concentration atmosphérique en CO2 est tout de même passée de 280 parties par million (ppm) avant la révolution industrielle à 394 ppm à ce jour. Le seuil des 400 ppm devrait être franchi en 2016.

L’étude d'Ashley Ballantyne a également souligné l’instabilité régnant au sein du cycle du carbone. En effet, la capture globale du CO2 peut fortement varier d’une année ou d'une décennie à l’autre. Elle a par exemple diminué de 1990 à 2000 et augmenté entre 2000 et 2010. Ce résultat souligne un fait important : les études visant à comprendre diverses problématiques liées aux cycles du gaz carbonique et au carbone doivent être réalisées sur de longues périodes.

De nombreuses questions se posent d’ores et déjà devant à ces résultats. Les forêts et les océans ne peuvent pas stocker des quantités illimitées de carbone. Que se passera-t-il lorsqu’ils auront atteint leur niveau de saturation ? Autre point important, l’absorption du dioxyde de carbone par les océans n’est pas sans conséquences sur la vie aquatique. Dans l'eau, en effet, le CO2 se transforme en acide carbonique. Or, cette substance est nocive pour les coraux dont les récifs accueillent près de 25 % des poissons de la planète.

La Terre fait donc le gros du travail afin de limiter au maximum le réchauffement climatique, mais pour combien de temps encore ?



Futura Sciences 06/08/2012
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MessageSujet: Océan Austral : des entonnoirs géants piègent le CO2 dans les abysses   Mar 14 Aoû - 0:37

L’océan Austral capture à lui seul 40 % du carbonevd’origine anthropique stocké chaque année au sein des étendues d’eau de la planète. Les mécanismes permettant une plongée des eaux chargées en cet élément dissout vers les abysses, la clé du système, viennent d’être révélés. Quatre facteurs, dont l'existence de tourbillons, combineraient leurs effets. Problème, certains d'entre-eux sont sensibles au réchauffement climatique.

Les océans constituent d’importants puits de carbone et jouent donc un rôle conséquent sur l’évolution future de notre climat. Ils stockeraient chaque année un quart des émissions annuelles de CO2 d'origine anthropique. Certaines étendues d’eau seraient plus efficaces que d’autres pour réaliser cette tâche.

L’océan Austral par exemple, entourant l’Antarctique, capturerait à lui seul 40 % du carbone emprisonné annuellement par les océans. Les mécanismes régissant les échanges de ce gaz entre l’atmosphère et les couches d’eau superficielles sont connus. Le vent, les vagues et les micro-organismes de la zone photique y jouent des rôles majeurs.

La quantité de carbone capturé dépend, quant à elle, d’un autre facteur : la vitesse à laquelle cet élément peut descendre en profondeur. Malheureusement, les principaux mécanismes en jeu seraient toujours méconnus à ce jour. Le vent, en poussant de grandes masses d’eau puis en les faisant couler à la suite de leur accumulation en des régions précises, pourrait expliquer la migration vers le fond des eaux riches en carbone dissout. Cependant, ce processus physique nommé transport d'Ekman, ne permet pas de comprendre toutes les mesures scientifiques prises sur le terrain. D’autres facteurs doivent intervenir.

Une équipe de chercheurs, menée par Jean-Baptiste Sallée de la British Antarctic Survey, viendrait d’identifier tous les paramètres agissant dans la capture puis l'enfouissement en profondeur du carbone dans l’océan Austral, entre les 35° et 65° de latitude sud, à la limite des glaces du pôle. Les effets de ces éléments s’additionneraient pour donner naissance à de véritables entonnoirs à carbone, d'un diamètre pouvant atteindre 1.000 km de large, en certains points de la planète. Les résultats sont publiés dans la revue Nature Geoscience.

Pendant près de 10 ans, 80 sondes robotisées Argo ont sillonné l’océan Austral à la dérive en récoltant régulièrement des données sur la température de l’eau et sa salinité lors de plongées de 10 jours réalisées à 2.000 m de profondeur. Chaque immersion s’est soldée par une remontée vers la surface, une transmission des données via satellites puis l'initiation d'une nouvelle plongée 10 heures plus tard, les engins étant prévus pour réaliser au minimum 150 cycles.

Selon l’étude, le CO2 dissout se retrouverait dans les abysses de l’océan Austral grâce aux actions conjuguées du vent, de la profondeur de la couche supérieure des océans à l’interface avec l'air, des courants océaniques et de gigantesques tourbillons nommés Eddies en anglais (diamètre moyen de 100 km).

Cinq zones abritant d'importantes subductions, des hot-spots, ont été répertoriées. L’une d’entre elles se trouve à l’extrémité sud du Chili (passage de Drake). Un deuxième site a été localisé à proximité des côtes du sud-est de la Nouvelle-Zélande. Les différents phénomènes de subduction auraient été responsables de l’enfouissement net de 0,42 ± 0,2 pétagramme de carbone par an (PgC/an ; sur base d’une estimation établie pour 1995). Près de 23 ± 10 PgC auraient ainsi été stockés entre 1800 et 1995.

De nombreuses questions se posent d’ores et déjà quant à l’avenir de cette machinerie océanique qui tend à faire disparaître des quantités considérables de CO2 d’origine anthropique pour plusieurs siècles.

En effet, le réchauffement climatique et le trou dans la couche d’ozone provoquent une augmentation de l’intensité des vents dans l’hémisphère sud depuis une quinzaine d’années. Or, ils ont à la fois de l’influence sur le transport d'Ekman, la profondeur de la couche superficielle des océans et sur les tourbillons nécessaires au bon fonctionnement des subductions.

De nouveaux modèles vont être établis pour déterminer les conséquences de ces changements à long terme, en espérant qu'ils ne causent pas une remontée du carbone vers la surface, ce que prédisaient d'anciennes simulations.



FUTURA SCIENCES 13/08/2012
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MessageSujet: Allemagne : une artiste propose d'inscrire l'atmosphère terrestre à l'Unesco   Sam 18 Aoû - 0:04

L'artiste Amy Balkin a envoyé jeudi un dossier en ce sens au ministre allemand de l'Environnement, Peter Altmeier, accompagné de 50.000 cartes postales signées par des visiteurs de la Documenta, qui a ouvert au public début juin et qui dure jusqu'au 16 septembre.

Amy Balkin présente à la Documenta son installation immatérielle "Public Smog", qui consiste notamment en un "parc public" d'air pur fictif et éphémère, car créé via des achats sporadiques de petits permis d'émission de gaz à effet de serre. Elle propose ainsi au public d'acheter l'air qu'il respire, pour dénoncer avec ironie le système "problématique" des droits d'émission, selon le site internet du projet.

Elle milite depuis 2006 pour l'inscription par l'Unesco de l'atmosphère terrestre au patrimoine mondial. Jusqu'à présent, le projet se heurte au fait que les Etats ne peuvent pas proposer de sites situés en dehors de leurs frontières terrestres ou maritimes.

La 13e édition de la Documenta, qui a lieu tous les cinq ans à Kassel, accueille cette année quelque 150 artistes de 55 pays, mais aussi une centaine d'autres participants venant d'horizons divers comme la littérature, l'économie, le militantisme environnemental et la physique quantique.



SCIENCES ET AVENIR 17/08/2012
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MessageSujet: Réchauffement climatique: l'"efficacité carbone" reste insuffisante   Mar 28 Aoû - 10:35

L'amélioration de l'efficacité énergétique dans les pays industrialisés et les grands émergents reste insuffisante face à la hausse mondiale des besoins énergétiques pour enrayer le réchauffement climatique, selon une étude américaine.

Les chercheurs du Center for Global Development (CGD) constatent une baisse de l'intensité carbone (émission de CO2 par unité de consommation énergétique) de 5,5% dans les pays développés, et de près de 10% en Chine et en Inde entre 2004 et 2009. Mais cette amélioration de l'"efficacité carbone" est contrebalancée par l'augmentation de 34% des besoins en électricité des pays en développement sur la même période.

"Réduire l'intensité carbone de 10% en cinq ans est louable, mais je me demande si nous ne sommes pas coincés dans une tendance où tout le monde se concentre sur des petits gains d'efficacité", explique Kevin Ummel, chef de projet au CDG.

Au final, ces gains font "pâle figure en comparaison avec le taux de consommation. Au niveau du climat, nous perdons vraiment la bataille, même si nous faisons de petits progrès ici et là", conclut-il.

La croissance économique en Chine et en Inde a ralenti ces dernières années, mais l'impact sur les émissions reste incertain, d'autant plus que la hausse des rejets de CO2 dépend en partie de l'élargissement de la classe moyenne, qui peut désormais consommer au même niveau que les occidentaux.

"Franchement, personne n'imagine que cette courbe (d'émission de CO2) va fléchir dans un futur proche", estime M. Ummel.

Ces dernières années, on a relevé de nombreuses températures record à travers la planète. Au total, sur les 15 dernières années, 13 ont été les plus chaudes jamais enregistrées.

Devançant l'Espagne et les Pays-Bas, c'est le Canada qui a connu la plus forte baisse d'intensité carbone entre 2004 et 2009, de 22,3%. Mais Ottawa, qui cherche à accroître sa production de sables bitumineux dont l'extraction est très émettrice de CO2, s'est par ailleurs retiré du protocole de Kyoto sur le changement climatique l'an dernier.

Aux Etats-Unis, où l'intensité carbone a baissé de 7,3%, une récente étude a révélé que les émissions ont été, lors du premier trimestre 2012, les plus faibles depuis 20 ans grâce à l'usage accru de gaz naturel et un hiver très doux limitant les besoins de chauffage.


SCIENCES ET AVENIR 28/02/22012
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MessageSujet: Climat: un milliard de crédits carbone générés par le protocole de Kyoto   Ven 7 Sep - 17:45

Le Mécanisme de développement propre (MDP), outil de lutte contre le changement climatique du protocole de Kyoto en vigueur depuis 2005, a atteint vendredi le cap du milliard de crédits carbone générés par des actions menées dans les pays du Sud pour réduire les émissions de dioxyde de carbone (CO2).

"Cette étape réjouissante est un témoignage de l'utilisation croissante du MDP", s'est félicitée dans un communiqué Christiana Figueres, secrétaire exécutive de la convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (CCNUCC).

Le MDP est une opportunité offerte aux pays industrialisés et à leurs entreprises, qui ont contracté dans le cadre du Protocole de Kyoto des objectifs chiffrés de réduction de gaz à effet de serre (GES).

Plutôt que de réaliser ces économies sur leur sol, ils peuvent le faire en finançant des projets "propres" (énergie renouvelable, valorisation énergétique des déchets, etc.) dans des pays émergents ou en développement, en contrepartie de crédits d'émissions qu'ils peuvent utiliser pour atteindre leurs objectifs. Quelque 4.500 projets sont validés dans 75 pays, générant un crédit carbone (baptisé CER dans le cadre de ce mécanisme) pour chaque tonne de dioxyde de carbone (CO2) évitée, selon la CCNUCC.

Le cap du milliard de crédits carbone générés devait être atteint ce vendredi. Il provient d'un projet en Inde où une usine a modifié son approvisionnement énergétique, délaissant le charbon et le pétrole pour la biomasse d'origine locale.

Ces crédits ont, toutefois, vu leur valeur financière s'effondrer ces dernières années sur le marché européen et le mécanisme MDP est lui-même régulièrement critiqué en raison de cas abusifs ou parce que les projets sont davantage menés dans des économies émergentes (Chine, Inde) qu'en Afrique.

La CCNUCC assure que, depuis quelques années, des mesures sont prises pour permettre de "sauvegarder l'intégrité environnementale du mécanisme et étendre sa portée dans des régions sous-représentées".



SCIENCES ET AVENIR 07/09/2012
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MessageSujet: Les émissions de gaz à effet de serre en baisse de 2,5% dans l'UE en 2011   Sam 8 Sep - 8:14

Les émissions de gaz à effet de serre (GES) sont reparties à la baisse en 2011 dans l'Union européenne (-2,5%), après une année 2010 marquée par une hausse de 2,4%, selon une estimation de l'Agence européenne pour l'environnement (AEE).

L'AEE précise que les 15 membres de l'UE les plus anciens, engagés dans le protocole de Kyoto, ont même enregistré une baisse de 3,5% de leurs émissions de GES.

Ces baisses ont été réalisées en dépit d'une augmentation de la consommation de charbon et d'une hausse du PIB, souligne l'Agence. Mais l'hiver a été relativement doux dans plusieurs pays européens, ce qui a contribué à réduire les besoins de chauffage des foyers et donc la consommation de gaz naturel, explique l'AEE.

La consommation d'énergies renouvelables a aussi continué à croître en 2011, contribuant ainsi à la réduction d'émissions de gaz à effet de serre.

En 2011, les 15 membres européens signataires du protocole de Kyoto affichent un niveau d'émissions de GES de 14,1% inférieur à 1990, année de référence pour le protocole qui fixait pour ces pays un objectif de réduction de 8% à l'horizon 2008-2012.

Les émissions de GES des 27, qui ne sont pas engagés collectivement par Kyoto, se sont élevées en 2011 à 14,1% en dessous du niveau de 1990. Leur objectif, non contraignant, est d'atteindre une baisse de 20% d'ici 2020 comparé à 1990.

L'Agence européenne pour l'environnement, basée à Copenhague, publiera en octobre le détail pays par pays des émissions de gaz à effet de serre dans l'UE.

Le protocole de Kyoto, entré en vigueur en 2005, impose des objectifs chiffrés à 35 pays développés. Mais cet accord, le seul contraignant au niveau international, ne couvre qu'une partie des émissions globales (un peu plus d'un quart) du fait de sa non ratification par les Etats-Unis et de l'absence d'objectifs contraignants pour la Chine, l'Inde et le Brésil, devenus de très gros émetteurs.

Les négociations pour parvenir à un nouvel accord devant prendre le relais du protocole de Kyoto ont été engagées mais piétinent, certains pays comme le Canada, la Russie ou le Japon ayant même refusé de prendre de nouveaux engagements chiffrés.


SCIENCES ET AVENIR 07/09/2012
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MessageSujet: Taxe carbone sur l'aérien: Bruxelles regrette un vote du Sénat américain    Mar 25 Sep - 5:02

BRUXELLES - La Commission européenne a regretté lundi le vote par le Sénat américain d'un texte visant à exempter les compagnies aériennes américaines de la taxe européenne sur les émissions de CO2 des compagnies aériennes.

Je regrette que le Sénat américain ait approuvé ce projet de loi, a affirmé Isaac Valero Ladron, le porte-parole de la commissaire chargée du Climat, Connie Hedegaard.
J'attends des autorités américaines et de leur gouvernement qu'ils se concentrent sur l'obtention d'un accord au niveau mondial le plus rapidement possible, a-t-il ajouté.

Le Sénat américain a adopté à l'unanimité dans la nuit de samedi à dimanche un projet de loi visant à exempter les compagnies aériennes américaines du paiement de la taxe européenne sur les émissions polluantes des avions. La Chambre des représentants avait déjà voté un texte similaire.

La taxe carbone européenne, entrée en vigueur le 1er janvier 2012, oblige les compagnies opérant dans l'Union européenne, quelle que soit leur nationalité, à acheter l'équivalent de 15% de leurs émissions de CO2, soit 32 millions de tonnes, pour lutter contre le réchauffement climatique. Les compagnies aériennes ne devraient recevoir leurs factures qu'en 2013, une fois que leurs émissions de CO2 pour 2012 auront été évaluées.

Pour l'heure, seules les compagnies européennes s'y conforment véritablement.

Vingt-six des 36 membres de l'Organisation de l'aviation civile internationale (OACI), dont la Chine, les Etats-Unis, l'Inde et la Russie, se sont opposés à cette obligation.

Outre le boycott de la taxe, la Chine a pris des mesures de rétorsion en bloquant des commandes de compagnies chinoises pour des Airbus dont une portant sur dix A330.

Washington n'est officiellement pas hostile au principe d'un système d'échange des droits de polluer comme celui mis en place par Bruxelles, mais soutient qu'un tel système ne devait pas être imposé aux transporteurs hors-UE.





ROMANDIE.COM 24/09/2012
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MessageSujet: Franprix livre des magasins parisiens par la Seine pour réduire les nuisances   Lun 1 Oct - 19:18

PARIS (AFP) - Franprix approvisionne 80 de ses 350 magasins parisiens par voie fluviale depuis fin août, une première dans la distribution alimentaire en Europe qui pourrait être étendue à d'autres enseignes du groupe Casino et à d'autres villes, ont indiqué lundi les responsables de l'opération.

Annoncé en mars et lancé en phase de test le 27 août, le dispositif devrait permettre d'économiser à terme l'équivalent de 3.874 camions par an et 37% d'émissions de CO2.

Une barge achemine chaque jour 26 conteneurs de denrées alimentaires sèches (biscuits, conserves...) sur 20 kilomètres, entre le port de Bonneuil-sur-Marne (Val-de-Marne), à proximité d'un entrepôt du groupe, et celui de la Bourdonnais dans le VIIe arrondissement, à deux pas de la Tour Eiffel.

"Ce projet, c'est moins de pollution, moins d'embouteillages, moins de nuisances sonores", a souligné Jean-Paul Mochet, directeur de Franprix, lors de l'inauguration officielle. Les magasins concernés se situent dans 9 arrondissements de Paris et à Boulogne-Billancourt et le groupe espère le développer dans d'autres villes de France, "à Lyon, par exemple", selon M. Mochet.

Pour l'instant la barge n'est utilisée qu'à 50% de sa capacité et pourrait donc approvisionner "d'autres Franprix ou d'autres enseignes du groupe (comme Monoprix, ndlr)", a-t-il souligné.

"Selon les historiens, ce mode d'acheminement avait disparu depuis le Moyen-Age", a ajouté Jean-Charles Naouri, PDG de Casino, précisant que cela s'inscrivait dans la démarche environnementale du groupe qui, outre les barges, recourt autant que possible au fret ferroviaire et aux véhicules hybrides.

"Ce projet, ce sont 15 camions en moins chaque jour dans Paris", a estimé Hervé Montjotin, directeur général de la division transport du groupe de logistique Norbert Dentressangle, l'un des partenaires de Casino avec Ports de Paris et Voies navigables de France.

"C'est une opération modeste par sa dimension mais emblématique de ce qu'on peut mettre en oeuvre en matière de report modal", c'est-à-dire pour reporter le transport routier vers les modes alternatifs, selon M. Montjotin, qui précise qu'il n'y a pas de coûts supplémentaires pour Casino.


Voir article précédent concernant l'annonce de cette action, page 4 de cette même rubrique, deuxième message.


SCIENCES ET AVENIR 01/10/2012
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MessageSujet: L'Angleterre inaugure sa première rue négative en carbone   Mar 2 Oct - 22:55

Sinclair Meadows, une rue située dans la ville de South Shields, dans le nord-est de l’Angleterre, est la première rue au monde à être "négative en carbone". Les factures d’électricité de cette rue écolo seront sans aucun doute les plus basses de tout le pays.

C'est jeudi dernier à South Shields dans le nord-est de l'Angleterre que les 21 maisons en bois de la rue de Sinclair Meadows ont été inaugurées. Or, si une rue uniquement faite de ce genre de maisons a de quoi surprendre, sa particularité va bien au delà. En effet, celle-ci est la première rue anglaise à être "négative en carbone" et a été pensée et conçue pour surpasser la définition du "zéro carbone" du gouvernement. Les propriétés se situent ainsi 20% en dessous de la définition courante Ceci grâce à une série d'ingénieux dispositifs qui permettent de produire de l'énergie tout en utilisant au minimum.

Pour cela, rien n'a été laissé au hasard : l’électricité provient de panneaux solaires tandis que l’eau de pluie est récupérée pour les chasses d’eau et le lave-linge. Quant à l’eau chaude et le chauffage, ils sont fournis par une centrale à biomasse alimentée par des copeaux de bois recyclés. Mieux encore : isolées avec du chanvre, les habitations sont conçues pour être "passives", c’est-à-dire pour produire plus d’énergie qu’elles n’en consomment. Grâce à cela, ces maisons pourront redistribuer le surplus énergétique au réseau électrique national, ce qui fera encore baisser la facture. D’après les architectes, il ne faudra ainsi pas plus de trois ans pour que les émissions de carbone générées par la construction des maisons soient compensées par les économies réalisées.

Arrivées en fin de vie, "la majorité des matériaux sera réutilisable, recyclable et biodégradable", assure également Dawn Keightley, directeur des opérations de Four Housing Group, le constructeur de Sinclair Meadows. Au total, la rue compte 21 habitations dont neuf avec trois chambres et le reste avec deux, toutes étant des logements sociaux. Dès les prochains jours, elle pourront ainsi accueillir pas moins de 52 personnes. Mais si les maisons ne sont censées émettre aucune pollution carbone, les familles devront également s'avérer exemplaires dans le domaine. Pour atteindre cet objectif, elles recevront donc une véritable formation destinée à leur apprendre à tirer le meilleur parti de leurs nouvelles habitations.

Les résidents prendront d’ailleurs part à une étude qui sera menée pendant deux ans par l'Université de Northumbria afin d'évaluer quels aspects de ces maisons leur fournissent les plus grandes économies d'énergie. Pour faciliter le calcul de la consommation d'énergie, des systèmes de surveillance ont été installés et permettent de voir l'énergie consommée à tout moment. Il devient donc encore plus simple de savoir quoi faire pour réduire la consommation d'énergie et économiser de l'argent.

Enfin petit plus, ni la faune ni la flore n'ont été oubliés dans ce vaste projet. Aussi, les complexes de maisons abritent des nichoirs destinés à accueillir des oiseaux, d'autres pour les des chauve-souris, des potagers et même un hôtel pour insectes.


MAXISCIENCES 02/10/2012
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MessageSujet: SUISSE : tests d'asphalte moins producteur de CO2   Dim 7 Oct - 1:43

La Confédération Suisse s'intéresse à un asphalte plus écologique, dit à basse température. Des cantonniers en ont appliqué samedi sur un tronçon de route à Wohlen (BE). Il est mélangé et posé à des températures moins élevées. Cette manière de faire utilise moins d'énergie et fait baisser les émissions de CO2.

Selon cette technique, le revêtement est préparé et posé 30 degrés en-dessous des températures habituelles. Cette nouvelle méthode est actuellement analysée dans un projet national de recherche. Avec cet essai grandeur nature, l'Office fédéral des routes (OFROU) veut obtenir des bases scientifiques pour encourager à utiliser cette technique novatrice.

La Uettlingenstrasse convient parfaitement pour réaliser ce test : des travaux de revêtement ont de toute façon lieu en ce moment, explique la direction des travaux publics, des transports et de l'énergie du canton de Berne. Pour le test, cinq tronçons de route ont été marqués. Dans le tronçon de référence, le mélange en fusion habituel a été posé. Différents revêtements à basse température ont été appliqués dans les quatre autres.

Des scientifiques ont déjà prélevé plusieurs échantillons d'asphalte lors de sa préparation : ils ont mesuré l'air, la température et noté la consommation d'énergie. Des capteurs posés sous le revêtement doivent permettre d'observer le comportement de ces nouvelles sortes d'asphalte par rapport au trafic. Les résultats seront analysés jusqu'à fin 2013.




ROMANDIE.COM 06/10/2012
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MessageSujet: Un piège à carbone efficace et méconnu : les déjections d’anchois   Ven 12 Oct - 0:56

Les petits poissons participeraient activement à la capture du CO2 par les océans grâce… à leurs déjections. Majoritairement composées de phytoplancton, elles ont l’avantage de couler rapidement en entraînant vers les grands fonds le carbone fixé par la photosynthèse. Préservons donc les anchois pour limiter le réchauffement climatique !

Près d’un tiers du CO2 émis par l’Homme serait capturé par les océans grâce à des processus chimiques et biologiques. gaz carbonique se dissout en effet très bien dans l’eau de mer, qui contient naturellement des ions carbonates, où il participe à l’acidification des océans. Il peut également être capturé par des organismes pratiquant la photosynthèse, comme le phytoplancton, qui l’utiliseront pour produire de la matière végétale.

À leur mort, le carbone capturé par ces algues peut soit retourner dans l’atmosphère, et donc agir sur le climat, soit précipiter lentement vers les fonds marins au sein de la matière organique en suspension. Il sera alors emprisonné durablement, perdant toute possibilité d’action sur le réchauffement climatique. D’autres organismes joueraient également un rôle primordial dans le fonctionnement de cette pompe biologique : les petits poissons ! En se nourrissant des microalgues, ils concentrent en effet du carbone dans leurs déjections qui coulent plus rapidement que le phytoplancton mort.

Peu d’informations sont disponibles sur le rôle des poissons sur la capture du carbone par les océans. Selon Grace Saba de la Rutgers University et Deborah Steinberg de la Virginia Institute of Marine Science (VIMS), il ne serait pourtant pas négligeable ! Leur étude vient d’être publiée dans la revue Scientific Reports.

Des fèces d’anchois de Californie (Engraulis mordax), poissons pouvant atteindre une longueur de 13 cm, ont été récoltées grâce à un filet adapté dans le canal de Santa Barbara (au sud de la Californie). La profondeur moyenne sur site était de 512 m. Cette zone abrite des eaux particulièrement riches en nutriments, donc favorables à la prolifération du phytoplancton, grâce à la survenue saisonnière d’upwelling.

Jusqu’à 6 pelotes fécales ont été trouvées par m3 d’eau, entre la surface et 50 m de profondeur. Mesurant 1 à 6 mm de long, elles se composaient majoritairement de restes de dinoflagellés et de diatomées, deux algues, et de copépodes, un crustacé. Chaque déjection contenait en moyenne 22 µg de carbone. La quantité peut paraître dérisoire mais un anchois produit un grand nombre de pelotes et, surtout, ces poissons forment, on le sait, d'immenses bancs, jusqu’à plus de 70 m de diamètre. La vitesse de descente d’une fèces, environ 787 m par jour, a été mesurée sur le navire de recherche, le R/V Point Sur. Les déjections atteignent donc le fond en moins d’une journée, ce qui est relativement rapide.

Le flux total de carbone en direction des fonds marins via les déjections a été estimé, pour le site d’étude et dans le meilleur des cas, à 251 mg par m² et par jour. Cette valeur serait supérieure à la quantité transportée par la matière organique en suspension, comme l’ont démontré des mesures prises grâce à un piège à sédiments (20 à 200 mg par m² et par jour). Les poissons joueraient donc un rôle significatif dans la capture durable du carbone
. Un tel taux pourrait être observé dans les eaux côtières du Pacifique bordant l’Amérique du Nord et du Sud. Des upwellings y apportent en effet de grandes quantités d’éléments nutritifs. En France, 5.000 à 6.000 tonnes sont consommées par an.

Faudrait-il cesser de manger des anchois pour sauver le climat ?






Des restes de copépodes ont été trouvés dans les pelotes fécales d’anchois : en 1, un appendice servant à la nage ; en 2, une antenne ; en 3, une furca (segment en forme de fourche) caudale. Les déjections de ces crustacés participent également à l'emprisonnement du carbone dans les sédiments marins, selon le même principe que
celui des poissons. © Grace Saba, Rutgers IMCS



FUTURA SCIENCES 11/10/2012
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MessageSujet: Pour 2013, Séoul double ses objectifs de réduction des gaz à effet de serre    Lun 15 Oct - 14:01

[SEOUL - La Corée du Sud a doublé lundi ses objectifs de réduction d'émissions de gaz à effet de serre en 2013, deux ans avant l'établissement en 2015 d'un marché national permettant aux entreprises d'acheter ou de vendre leurs quotas en fonction de leurs besoins.

Le pays veut réduire les gaz à effet de serre de 17,2 millions de tonnes en 2013, contre un objectif de 8 millions en 2012, a indiqué le ministère de l'Economie.

L'objectif 2013 correspond à 3% du total attendu des émissions pour l'année et s'adresse aux 377 grands groupes producteurs de ces gaz, au sein de la quatrième économie d'Asie, dont les émissions ont doublé au cours des derniers 20 ans, à près de 600 millions de tonnes par an. Les émetteurs estiment que des objectifs ambitieux réduiront leurs marges et accroîtront les risques de licenciements, mais le gouvernement a indiqué avoir pris en compte ces inquiétudes (...) lorsqu'il a fixé ses objectifs de réduction, selon un communiqué du ministère.

Ces objectifs permettront même de renforcer la compétitivité des principaux émetteurs, avant la mise en oeuvre du marché national d'échange de droits d'émissions de gaz à effet de serre en 2015, selon le gouvernement.

Ce système, qui permet aux entreprises de vendre ou d'acheter des quotas selon leurs besoins, a été approuvé en mai à la quasi unanimité par le parlement sud-coréen.

Le système d'échange de droits sera plafonné à 125.000 tonnes pour les entreprises les plus polluantes. Celles-ci devront s'acquitter de pénalités équivalant à trois fois le prix des droits sur le marché, avec toutefois un plafond de 100.000 wons (67 euros) par tonne.

Selon l'ONG américaine Environmental Defense Fund (EDF), ce mécanisme, inspiré du système chinois qui verra le jour en 2015, couvrira environ 60% des émissions sud-coréennes. Il devrait remettre le pays sur les rails pour remplir son objectif de réduire ses émissions de 30% à l'horizon 2020.

En 2009 au sommet de Copenhague, Séoul s'était engagé à réduire de 4% ses émissions de gaz à effet de serre d'ici 2020 par rapport à leurs niveaux de 2005.



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MessageSujet: L'agriculture cause de 19% à 29% des gaz à effet de serre    Jeu 1 Nov - 15:00

La production alimentaire pourrait représenter jusqu'à 29% des émissions humaines de gaz à effet de serre, soit deux fois l'estimation de l'ONU, selon une étude publiée mercredi. Il faut donc faire plus pour réduire les émissions de gaz à effet de serre liées à l'alimentation.

Le Groupe consultatif pour la recherche agricole internationale (GCRAI/CGIAR), chargé de coordonner la recherche agricole internationale, s'est intéressé aux émissions de la totalité du système agroalimentaire, y compris la déforestation, la production d'engrais et le transport, et non pas à la seule agriculture proprement dite.

Dans son rapport, il estime que la production alimentaire est responsable de 19% à 29% de la totalité des émissions de gaz à effet de serre de l'espèce humaine, soit nettement plus que l'estimation de 14% avancée par les Nations unies qui est basée sur une définition plus étroite de l'agriculture.

"D'un point de vue alimentaire, (l'approche des Nations unies) n'a pas de sens", estime Bruce Campbell, qui dirige le programme de recherche du GCRAI sur le changement climatique, l'agriculture et la sécurité alimentaire.

Beaucoup de pays pourraient entreprendre d'importantes économies en réduisant les émissions, fait-il valoir. Exemples :

- La Chine, pourrait nettement réduire ses émissions par une production plus efficace des engrais.

- Le Royaume-Uni pourrait baisser ses émissions en consommant l'agneau venant des exploitations néo-zélandaises plus efficaces qu'en élevant ses propres moutons.

- Une moindre consommation de viande au profit des végétaux (légumes et des fruits) aiderait aussi. Faire pousser des céréales pour nourrir les animaux à viande nécessite beaucoup plus de terre et émet beaucoup plus de gaz à effet de serre que produire des céréales pour la consommation humaine.

Un autre rapport du GCRAI indique que le changement climatique pourrait réduire les rendements des trois principales céréales en terme de production calorique - maïs, blé et riz - dans les pays en développement dans les décennies à venir.





ROMANDIE.COM 31/10/2012
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