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 Actus sur les glaciers, fonte des glaces, montée des eaux....

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BelleMuezza
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MessageSujet: Actus sur les glaciers, fonte des glaces, montée des eaux....    Ven 22 Avr - 9:28

Fonte des glaces : les îles de l’arctique fortement impliquées

Une étude parue aujourd'hui dans la revue Nature dresse une analyse chiffrée des conséquences de la fonte des glaces de l'océan Arctique canadien. Un impact qui s'avère beaucoup plus important que ce qui avait été envisagé jusque là.

L'étude publiée par Nature analyse la fonte des glaciers et des calottes glaciaires de 30.000 îles de l'océan Arctique canadien, entre 2004 et 2009. La recherche, menée par des scientifiques de l'Université du Michigan aux États-Unis montre qu'en six ans les glaces de ces îles ont produit près de 363 kilomètres cubes d'eau. Un volume considérable en constante augmentation : 29 kilomètres cubes par an en 2004 contre 92 en 2009. Ces observations dépassent toutes les prévisions dressées jusqu'à présent.

La suite : ICI


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MessageSujet: Re: Actus sur les glaciers, fonte des glaces, montée des eaux....    Sam 23 Avr - 4:02

L'équipe de recherche sur la fonte des glaces en Arctique dévoile ses images



Après la publication des résultats d'une étude parue dans "Nature", découvrez les images... Mieux que des mots ...

Alex Gardner et son équipe de chercheurs sont allés en Arctique pour suivre la fonte des glaciers des îles de l'archipel canadien. Une expédition impressionnante au regard des photos réalisées sous l'objectif du scientifique. Toutefois, au delà de la beauté des paysages, se cache une réalité quelque peu préoccupante.

L'équipe d'Alex Gardner a analysé 30.000 îles de l'océan Arctique canadien entre 2004 et 2009. Sur cette période, le volume d'eau produit par les glaciers de ces terres a donné près de 363 kilomètres cubes d'eau. Un énorme volume qui serait responsable de la montée d'un millimètre du niveau des océans du globe.

De nombreux scientifiques ont déjà annoncé que le niveau des mers devrait augmenter d'environ un mètre d'ici la fin du siècle. Une prévision préoccupante qui touche en première ligne les dizaines de millions de personnes résidant sur les îles et dans les deltas.

Découvrez les photos de l'expédition en Arctique en cliquant ci-dessous :

http://www.maxisciences.com/fonte-des-glaces/fonte-des-glaces-retour-en-images-sur-l-039-expedition-dans-les-les-de-l-039-arctique_art14172.html


Source : MaxiSciences 22/04/2011
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MessageSujet: Le #Groenland et l'#Antarctique pourraient fondre plus vite que prévu   Jeu 7 Juil - 23:58

Le Groenland et l'Antarctique pourraient fondre plus vite que prévu

Une récente étude menée par des scientifiques américains montre que la fonte de la glace immergée de l’Antarctique et du Groenland pourrait s'accélérer au-delà de ce que les modèles ne prévoyaient.

Jusqu’à présent, concernant la fonte des glaces, les scientifiques s’étaient surtout intéressés à l’impact du réchauffement atmosphérique. Mais qu’en est-il de l’impact du réchauffement de l’eau ? Dans une étude parue dans Nature Geoscience, des chercheurs américains ont montré que l’océan qui entoure le Groenland subira une augmentation de température de 1,7 °C à 2 °C à l'horizon 2100 (voir le graphique ci-dessous). Concernant l’Antarctique, l’augmentation serait moindre (0,6 °C).

«Si vous laissez un glaçon dans une pièce chaude, il va mettre plusieurs heures pour fondre. Mais si vous le mettez dans de l’eau chaude, il fondra en quelques minutes». C’est avec ce préambule que Jianjan Yin, chercheur à l’université d’Arizona, explique le mécanisme de la fonte des parties immergées des glaciers du Groenland et de l’Antarctique.


Photo : 2011. © Jianjun Yin, Université d'Arizona
Boîte à moustache montrant l'estimation des températures au Groenland et en Antarctique en 2100 et 2200, avec les 19 modèles utilisés (points gris, rouges et bleus) dans l'étude. La boîte montre la médiane et les 1er et 3e quartiles (un quart des mesures se situent sous le premier quartile et un quart au-dessus du troisième), la ligne pointillée grise montre la moyenne et les moustaches montrent les 5e et 95e centiles (même principe que les quartiles). Adapté de Yin et al., 2011.

Impact sur la montée des eaux

Les glaces qui sont immergées ne peuvent donc pas être considérées comme celles qui sont émergées et on ne peut pas prédire leur devenir en utilisant les mêmes modèles. C’est pour cela que 19 modèles extrêmement précis ont ici été utilisés pour prévoir l’évolution des inlandsis jusqu’en 2200.

L’augmentation prévue par ces modèles est nettement supérieure à la moyenne de 1 °C calculée par les anciens modèles qui ne prenaient pas en compte le réchauffement de l’eau. La conséquence de cette augmentation de température est la fonte de la glace immergée à des profondeurs comprises entre 200 et 500 mètres, ce qui entraînerait une augmentation du niveau de la mer.

Fonte par les glaciers côtiers

Le réchauffement des eaux serait directement lié à la fonte des glaciers côtiers qui se terminent dans la mer à des profondeurs allant jusqu’à 1.000 mètres. Au niveau de la frontière entre l’inlandsis et la mer, ils agissent comme des barrières, empêchant le glacier de glisser vers la mer.

Fragilisées par la fonte des parties sous-marines exposées à un réchauffement de l’eau, ces barrières ne joueraient plus leur rôle. Cela provoquerait un accroissement du flux des glaciers vers la mer, accélérant encore un peu plus la montée des eaux. Ce phénomène, qui avait déjà été observé, ne pouvait cependant pas être imputable au réchauffement atmosphérique uniquement, confirmant les thèses de Yin et ses collègues.





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MessageSujet: Fonte des glaciers, montée des eaux... Jusqu'où?   Mer 10 Aoû - 11:01

Le réchauffement climatique dilate les océans et fait fondre les calottes glaciaires continentales. Résultat, gonflée par la chaleur et alimentée en eau douce, la mer monte, de trois millimètres par an depuis 1993, selon les observations des satellites Topex-Poseidon et Jason-1, qui ont été rejoints il y a quelques jours par Jason-2, une coopération entre les Etats-Unis, le Centre national d’études spatiales (France) et l’organisation européenne Eumetsat.

Science & Vie vous propose de visiter les littoraux et les estuaires de la planète, et de vous promener en ajustant la hausse (en mètres) du niveau des océans. Cliquez sur la carte ci-dessous, pour faire vos propres simulations....



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MessageSujet: Glaciers : effondrement, fonte...   Jeu 11 Aoû - 10:16

Alaska effondrement d'un glacier à proximité de touristes
Un fragment de plus de 60 mètres s’est détaché du glacier Sawyer dans la vallée glaciaire Tracy Arm en Alaska au beau milieu d’une ballade touristique, rapporte mercredi le Huffington Post. Une femme a été blessée lors du choc.

Si les paysages glaciaires de l'Alaska apparaissent d'une sérénité silencieuse, il ne faut pas se fier aux apparences. Alors qu'il voguait tranquillement sur les eaux gelées, un groupe de touristes a été surpris par l’effondrement du glacier Sawyer, qui s'est séparé d'un fragment de près de 60 mètres de hauteur.

Lors de sa chute, ce dernier a créé une énorme vague qui a fortement secoué le bateau des touristes, blessant l'un des passagers, une femme qui s'est cassée la jambe.

Les glaciers jumeaux Sawyer, le Swayer Nord et le Sawyer Sud, se situent dans le fjord de Tracy Arm localisé dans le sud-est du pays à proximité de la frontière canadienne.

La faune dans cette zone est très diverse avec notamment, des ours noirs et bruns, des cerfs, des loups, des phoques et une grande variété d'oiseaux, comme des sternes d’arctiques et des pigeons guillemots.

L'observation des glaciers de l'Alaska est une activité très prisée chez les touristes. Mais quand on y pense, heureusement qu’aucun visiteur ne se trouvait à proximité lorsqu’un iceberg géant, repéré par un satellite de l'ESA, s’est détaché de l’Antarctique suite aux vagues provoquées par le tsunami japonais.

Découvrez l'incroyable effondrement du glacier Sawyer filmé par les touristes qui y ont assisté, en cliquant ci-dessous :

http://www.maxisciences.com/glacier/panique-a-bord-un-glacier-s-effondre-en-alaska_art16279.html


.Maxisciences 10/08/2011

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MessageSujet: La fonte des glaces arctiques bat un nouveau record, selon des chercheurs    Dim 11 Sep - 22:42

La fonte des glaces arctiques bat un nouveau record, selon des chercheurs

L'étendue des glaces de l'Arctique, l'un des éléments clés du thermostat de la planète, a atteint cette semaine son niveau le plus bas depuis le début des observations par satellite en 1972, ont annoncé samedi des scientifiques allemands.

Le 8 septembre, les glaces du pôle Nord ne couvraient plus que 4,24 millions de kilomètres carrés, selon l'Institut de physique environnementale de l'Université de Brême.

Il s'agit d'"un minimum historique", inférieur d'environ 0,5% au précédent record de septembre 2007, souligne Georg Heygster, responsable du département de télédétection de l'Institut, dans un communiqué.

Selon le centre américain spécialisé dans l'observation de la neige et de la glace (NSIDC), ce précédent record s'établissait à 4,1 millions de km2. L'écart entre les deux chiffres s'explique par des données et des modes de calcul légèrement différents, mais "les résultats sont cohérents dans les deux cas", a assuré à l'AFP M. Heygster, qui s'attend à ce que le NSIDC parvienne à la même conclusion que lui dans les prochains jours.

La fonte de la glace de mer pendant l'été est selon les scientifiques à la fois un indicateur et une clé du réchauffement climatique, avec des effets négatifs à l'échelle de l'Arctique et de la planète.

Elle prouve l'importance de l'impact des activités humaines sur le climat au cours des dernières décennies, selon les chercheurs.

"Le recul de la glace de mer ne peut plus être expliqué par la variabilité naturelle d'une année sur l'autre", indique Georg Heygster.

"Les modèles climatiques montrent plutôt que ce recul est lié au réchauffement climatique, particulièrement prononcé en Arctique du fait de l'albédo", la fraction de l'énergie solaire réfléchie vers l'espace, ajoute-t-il.

Quand une surface auparavant recouverte de neige ou de glace réfléchissante est remplacée par une étendue de mer de couleur foncée, cette dernière absorbe plus de lumière solaire et donc de chaleur.

Les températures dans la région arctique ont augmenté deux fois plus vite que les températures moyennes au cours des cinquante dernières années.

L'épaisseur des glaces arctiques s'est également significativement réduite au cours des récentes décennies, mais il est plus difficile de déterminer l'ampleur de ce phénomène, souligne le communiqué.


Sciences et Avenir 11/09/2011
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MessageSujet: La fonte accélérée et inexorable des glaciers pyrénéens   Jeu 6 Oct - 10:12

Entre la fin du XIXe siècle et l'aube du XXIe, les glaciers des Pyrénées ont considérablement diminué. Une fonte accélérée par le réchauffement climatique, et prouvée par une série de clichés exposés au Muséum d'histoire naturelle de Toulouse.

Depuis 1850, les glaciers des Pyrénées ont vu leur surface diminuer de 85%. En un siècle seulement, 65% d'entre eux ont disparu. De 23 kilomètres carrés il y a un siècle et demi, cette surface est passé en 2007 à 3,5 kilomètres carrés. Un inquiétant bilan dressé dans de nouvelles études publiées par l'Agence régionale pour l'environnement (Arpe).

Pierre René, le président de Moraine, l'Association Pyrénéenne de Glaciologie, tente d'attirer l'attention du public sur ce phénomène engendré par le réchauffement climatique. Alors que les glaciers pyrénéens sont de moins en moins étendus, ils sont de plus en plus vulnérables.

Dans le cadre d'une exposition du Muséum d'histoire naturelle de Toulouse consacrée au photographe Eugène Trutat, de récents clichés des glaciers pris par Pierre René sont juxtaposés à ceux que le scientifique avait réalisés à la fin du XIXe siècle. Les images parlent d'elles-mêmes. Le glacier des Gourds Blancs, près de Luchon en Haute-Garonne, a disparu, tandis que la glace qui apparaissait sur le massif espagnol d'Aneto en 1875 laisse désormais la roche visible.

Chaque année, l'épaisseur des glaciers diminue, de 1,5 mètres pour celui d'Ossoue, et de 63 centimètres pour celui de la Maladetta, qui ne dispose désormais plus que d'une quarantaine de mètres d'épaisseur. Aucun des 27 glaciers des Pyrénées n'est épargné par le réchauffement climatique. Entre 1971 et 2008, une perte d'enneigement de dix à quinze jours a été observée dans le massif, révèle le climatologue de Météo-France Jean-Michel Soubeyroux, cité par l'AFP. A ce rythme, les glaciers pyrénéens pourraient disparaître dans les décennies à venir, alerte Pierre René.

L'exposition "Objectif Pyrénées" se tient au Museum de Toulouse jusqu'au 31 décembre.

Futura Sciences 05/10/2011
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MessageSujet: Suisse : effondrement d'un glacier redouté   Ven 7 Oct - 8:49

Selon la commune de Lauterbrunnen située dans les Alpes suisses, un gigantesque glacier pourrait être sur le point de s'effondrer dans le massif de la Jungfrau. Une crevasse a été découverte, suscitant l'inquiétude des habitants de la région.

Un glacier d'une taille équivalente à celle de 12 terrains de football serait sur le point de s'effondrer. C'est du moins ce que redoute les habitants de la commune de Lauterbrunnen située juste en dessous de la masse de glace dans le massif de la Jungfrau, dans les Alpes suisses. En effet, il y a d'un mois, une crevasse a été découverte dans le glacier de Giesen qui culmine à 2.800 mètres d'altitude. Depuis, plusieurs morceaux sont tombés, suscitant l'inquiétude des autorités locales qui ont formé une cellule de crise.

"Nous ne pouvons pas exclure que d'importants volumes de glace se détachent et tombent en direction de Trimmleten-Sandbach", explique Christian Abbuehl, qui dirige la cellule. Il précise également : "nous ne connaissons pas l'épaisseur de la glace, ainsi nous nous ne savons pas quel volume d'eau serait généré, si il fond". D'après lui, rien n'aurait changé depuis l'avertissement de septembre mais les autorités continuent de surveiller de près la situation et ont fait fermer tous les chemins de randonnée proches par précaution.

Toutefois, Christian Abbuehl a indiqué que la situation pourrait s'améliorer avec une chute des températures et que la glace pourrait rester là où elle est et se stabiliser durant l'hiver. Alors que les premiers jours d'octobre et le mois de septembre ont été exceptionnellement chauds en Suisse, la météo pourrait changer vendredi, avec des chutes de neige annoncées dans les Alpes, rapporte l'AFP. "En ce moment, le danger n'est pas aussi grand, car il va faire plus froid. Il n'y a pas de danger immédiat pour la population", a ainsi commenté le chef de la cellule.

Maxisciences 06/10/2011
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MessageSujet: Re: Actus sur les glaciers, fonte des glaces, montée des eaux....    Mer 19 Oct - 9:08

Alors que le rapport du Giec évoque une hausse de la surface des océans de 20 et 60 centimètres à la fin du siècle, certains travaux récents prévoient des hausses bien plus élevées : entre 0,75 et 1,90 mètre pour certains et même 5 mètres selon un article en cours de publication. En cause : le régime de fonte des glaciers qui ne serait pas continu.

À l’horizon de la fin du siècle, les projections du Giec dépendent évidemment de la consommation des combustibles fossiles mais, selon les scénarios, la hausse des températures la plus probable se situerait entre 1,8 et 4 °C par rapport à la moyenne des températures de 1980 à 1999. C'est ce qu'indique le quatrième rapport du Giec (AR4, Assessment Report 4). Le bas de la fourchette inférieure correspond à des émissions cumulées de 800 gigatonnes d’équivalent-carbone (GtC) (soit 2.900 Gt de CO2) de 1990 à 2100, le haut de la fourchette à plus de 2.500 GtC.

Il est tout à fait possible que le choix entre ces scénarios soit imposé par les réserves disponibles mais en tout cas, depuis 1990, le total de ces émissions est de 150 GtC et les émissions croissent de 2,5 % tous les ans à l’exception de 2009, quand se sont fait sentir les effets de la crise économique. À ces incertitudes directement liées à l’activité humaine, il faut ajouter celles d’ordre scientifique, ce qui élargit la fourchette entre 1,1 et 6,5°C.

L’une des conséquences du réchauffement est la hausse du niveau de la mer. Elle a essentiellement deux causes majeures : la fonte des glaciers (glaciers de montagne et calottes glaciaires) et la dilatation thermique des océans. Toujours selon l’AR4, la hausse serait comprise entre 20 et 60 centimètres selon les scénarios et les modèles. Récemment pourtant, plusieurs articles (Rahmstorf 2007, Vermeer et Rahmstorf, 2009) font état de hausses très nettement supérieures : entre 0,75 et 1,90 mètre.

Une hausse du niveau des mers de 5 mètres ?

Hansen et Sato (en cours de publication) évoquent, eux, une hausse qui pourrait atteindre jusqu’à 5 mètres dans le cas où les émissions continueraient sur leur lancée (BAU : Business As Usual). Bien évidemment, les conséquences d’une hausse de plusieurs mètres du niveau des océans seraient considérables.

Une très grande partie du Bangladesh serait sous l’eau et des villes comme Shanghai ou New York seraient menacées voire complètement sous l’eau. On trouve sur Internet de nombreux sites qui permettent de visualiser sur carte les zones inondables pour un niveau de hausse du niveau moyen donné, comme sur geology.com. Mais pour qu’une région demeure habitable, ce qui compte, ce n’est pas le niveau moyen mais le niveau maximum atteint lors des grandes tempêtes, ce serait donc encore plus grave.

Pourquoi de telles différences ?

La différence tient en deux mots : non-linéarités ou encore « effets de seuil ». Les projections de l’AR4 excluent les changements brusques du régime de fonte des calottes glaciaires, la seule raison en est qu’on ne disposait pas d’assez d’informations sur ces processus. En gros, pour les modèles de l’AR4, les calottes glaciaires sont de simples glaçons qui fondent tout doucement. La réalité est tout autre : sous certaines conditions, les calottes se disloquent au moins partiellement et déchargent alors dans l’océan des quantités de glace très importantes. Le processus est évidemment beaucoup plus rapide que la simple fonte. La diminution rapide de l’albédo qui en résulte amplifie encore le mécanisme. On commence maintenant à évaluer l’ampleur et la vitesse de ces changements brusques.

La calotte la plus fragile est celle de l’Antarctique Ouest. Elle a déjà connu des effondrements partiels, le plus récent d’entre eux datant de 400.000 ans. On s’accorde en général sur 5 à 6 mètres de hausse du niveau des océans si cet inlandsis venait à s’effondrer. Des travaux récents revoient ce chiffre à la baisse – un peu plus de 3 mètres quand même – mais avec des disparités géographiques importantes.

On qualifie la calotte occidentale Antarctique de calotte marine parce qu’elle est posée sur un socle rocheux dont de nombreux secteurs sont situés sous le niveau de la mer. La nappe de glace recouvrant ce socle s’écoule vers l’océan et se prolonge sur la mer par des plateformes de glace flottantes, lesquelles assurent sa stabilité en jouant le rôle d’arc-boutant. Quand les plateformes se disloquent, les glaciers qu’elles retenaient glissent alors beaucoup plus rapidement et leur front se disloquent à leur tour.

Le glacier de Pine Island (reporté approximativement sur la figure 1) fournit une illustration de ce type de processus. Des observations en sous-marin autonome ont montré que sa plateforme terminale reposait initialement sur une élévation sous-marine de près de 300 mètres de haut. La plateforme en est maintenant détachée, ce qui permet à l’eau plus chaude de saper la base du glacier dont l’écoulement s’est accéléré de façon quasi-continue depuis une dizaine d’années.

Quel est le risque à court terme ?

La paléoclimatologie permet d’en savoir un peu plus. On sait que depuis que l’Inde s’est soudée à l’Eurasie, il y a 50 millions d’années, la température de la planète s’est abaissée d’environ 10°C et la concentration atmosphérique en CO2 est passée de 1.100 ppm environ à moins de 200 ppm lors des périodes les plus froides. Au cours du Pléistocène (les deux derniers millions d’années), le climat a oscillé entre de courtes périodes chaudes et des périodes froides beaucoup plus longues avec une périodicité commandée par les fluctuations de l’orbite de la Terre autour du Soleil et de l’inclinaison de son axe (ce sont les cycles de Milankovic). L’analyse isotopique des sédiments marins et celle des carottes de glace en Antarctique et au Groenland permet d’évaluer l’amplitude des variations correspondantes de la température moyenne de la planète à 5 +/-1 °C.

En parallèle la concentration en CO2 varie entre 180 et 300 ppm et le volume et l’étendue des surfaces glacées varient fortement ainsi que la végétation, ce qui se traduit par des variations de l’albédo de la planète. Variations de la concentration atmosphérique en CO2 et des autres gaz à effet de serre tels le méthane (CH4) et le dioxyde d'azote (N2O) et variation de l’albédo constituent les deux forçages globaux, eux-mêmes initiés par les changements de la distribution de l’éclairement solaire. Le forçage des GES peut être estimé assez précisément (3 +/- 0,5 W/m2). L'évaluation de celui de l’albédo, en revanche, est plus délicate. Dans leur article, Hansen et Sato, l’estiment à 3,5 +/- 1 W/m2. On en déduit que si le climat se comportait de façon linéaire, sa sensibilité serait d’environ trois quarts de degré par W/m2. C'est la valeur autour de laquelle tournent les différentes estimations depuis un demi-siècle.

Rétroactions positives

Cependant, la réponse du climat aux forçages n’est très certainement pas linéaire. La valeur de trois quarts de degré par W/m2 n’est donc qu’une première approximation assez grossière, valable seulement pour des conditions proches des conditions actuelles. Qu’en sera-t-il si, comme selon toute probabilité, le réchauffement actuel se poursuit ?

Ici, le forçage est dû à l’augmentation des GES, les variations de l’albédo sont la conséquence du réchauffement qui en résulte et constituent des rétroactions positives. Dans un premier temps, il est vraisemblable que le réchauffement amplifie cette rétroaction : disparition de la banquise arctique, fonte en surface des glaciers et calottes, diminution des surfaces enneigées (les variations de la surface enneigée en hiver quand l’éclairement est faible ont beaucoup moins d’importance que celles qui se produisent lorsque l’éclairement est important). La sensibilité climatique doit donc être temporairement plus élevée.

Les périodes les plus chaudes du passé sont particulièrement intéressantes. L’analyse isotopique des sédiments marins et celle des carottes de glace montrent que depuis 500.000 ans, la planète n’a été plus chaude qu’actuellement que brièvement, au cours de deux périodes interglaciaires (Holsteinian à -400.000 ans et Eémien à -120.000 ans, voir la figure 2). À ces époques, le Groenland était sans doute environ 5°C plus chaud mais en moyenne planétaire, la différence était beaucoup plus faible. À ces époques, le niveau de la mer était pourtant plus élevé de 5 mètres, peut-être plus.

La période la plus chaude depuis la dernière glaciation (c'est-à-dire au cours de l’Holocène) se situe il y a 8.000 ans. Depuis, la température a légèrement diminué en réponse au forçage orbital mais cette diminution a été faible et plus ou moins compensée par le réchauffement de ces 150 dernières années. Dans ces conditions, Hansen et Sato concluent que la température présente n’a sans doute jamais été dépassée de beaucoup plus de 1°C au cours des épisodes les plus chauds de ce dernier demi-million d’années et ceci bien que le niveau de la mer y ait été de plus de 5 mètres supérieur au niveau présent.

Mis à part pour les scénarios les moins gourmands, le réchauffement prévisible dépasse largement 1°C. Selon Hansen et Sato, nous sommes donc très près de conditions qui pourraient provoquer une hausse du niveau de la mer de plusieurs mètres. Dans les milieux climatosceptiques, on accuse souvent James Hansen de catastrophisme, il a au moins le mérite d’aborder des questions qui dérangent peut-être mais qui n’en sont pas moins très importantes. Le pire n’est évidemment pas certain et la question est loin d’être réglée. Le problème est que si l’on attend les certitudes, il sera trop tard même pour tout simplement s’adapter en minimisant les dégâts.

Futura Sciences 24/02/2011
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MessageSujet: Les glaciers chinois de l'Himalaya sont en train de fondre    Mer 26 Oct - 9:12

La forte hausse des températures, imputée partiellement au réchauffement climatique observé sur la planète, provoque la fonte des glaciers chinois dans la chaîne de l'Himalaya, un impact néfaste pour les habitats, le tourisme et l'économie, affirme une étude publiée mardi.

Quelque 77% des 111 stations météorologiques installées dans le Sud-Ouest de la Chine ont affiché un accroissement important des températures entre 1961 et 2008, selon cette étude publiée par le journal britannique "Environmental Research Letters".

Dans les 14 stations de surveillance situées à plus de 4.000 mètres d'altitude, la hausse de la température a été de 1,73 degré Celsius, soit environ deux fois la hausse moyenne enregistrée lors du siècle passé.

Les chercheurs dirigés par Li Zhongxing de l'Académie chinoise des Sciences ont identifié trois modifications intervenues sur les glaciers qui pourraient avoir partiellement pour origine ce réchauffement.

De nombreux glaciers examinés ont montré des signes "de recul drastique" ainsi qu'une importante diminution de leur masse, selon l'étude.

Les 999 glaciers du bassin de la rivière Pengqu, par exemple, ont perdu ensemble une surface de 131 km2 entre 1980 et 2001.

L'étude a également montré l'extension de l'étendue des lacs de glaciers alimentés par la fonte des glaciers.

"Les glaciers sont une part intégrante de milliers d'écosystèmes et jouent un rôle crucial pour les populations humaines", ont indiqué les chercheurs.

La zone sud-ouest de la Chine compte 23.488 glaciers, couvrant une superficie de 29.523 km2 dans la chaîne de l'Himalaya ainsi que les monts Nyainqentanglha, Tanggula et Hengduan.

Les modifications en termes de pluies et chutes de neige étaient moins marquées, selon les chercheurs, mais conformes aux prédictions des modélisations de changements climatiques prévus.

Sciences et Avenir 26/10/2011
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MessageSujet: Nouvelle fonte record pour les glaces du Groenland   Lun 31 Oct - 9:00

De nouvelles observations des glaces du Groenland viennent confirmer une tendance : la fonte s'accélère. Les causes ? Une multitude de facteurs formant un cycle irréversible, comme nous l'expliquent Valérie Masson-Delmotte, de l’Institut Pierre Simon Laplace, et Hubert Gallée, du Laboratoire de glaciologie et géophysique de l’environnement.

Un récent rapport fondé sur les observations de la fonte des glaces au Groenland vient confirmer une tendance déjà fortement soupçonnée : cette fonte s’accélère. « Depuis le milieu des années 1990, on observe un gros réchauffement qui s’est effectué très brutalement, commente ainsi Valérie Masson-Delmotte, chercheuse à l’Institut Pierre Simon Laplace. Et la période 2000-2010 sort du lot » insiste-t-elle.

Un outil complémentaire permet de représenter la concentration des gouttes de pluie dans l'air et de se faire une bonne idée de l’état des glaces : la modélisation. MAR (modèle atmosphérique régional) a été développé par Hubert Gallée. « C’est un modèle météorologique qui permet de prévoir le temps en région polaire mais surtout de voir l’évolution de l'atmosphère et des champs de neige », décrit-il.

L’utilisation de cet outil permet d’une part de confirmer les résultats obtenus grâce à l’observation par micro-ondes, d'autre part son modèle de neige calcule le taux d’écoulement de l’eau, ce dont ne tiennent pas compte les données satellitaires.

Lorsque la neige ou la glace fond, l’eau qui en résulte s’écoule vers le bas. Si elle entre en contact avec une couche de neige plus profonde et plus froide, elle gèle à nouveau. Si ce n'est pas le cas, elle finira par s’écouler latéralement, le long des pentes pour in fine terminer sa course dans l’océan. En mesurant cet écoulement, on peut évaluer la quantité de glace qui est effectivement perdue.

Les chercheurs ont donc pu mesurer, pour l’année 2011, une fonte exceptionnelle, bien au-dessus de la moyenne de la période 1979-2010 et même proche des records. Pourtant, les températures n’étaient pas particulièrement élevées (le printemps 2011 était même plutôt froid). Elles l’étaient cependant en 2010.

Pour arriver à cette conclusion, une équipe de chercheurs, emmenée par Marco Tedesco (City College de New York) et Xavier Fettweis (université de Liège), a analysé l’évolution des glaces du Groenland grâce à deux outils.

D’abord un outil d’observation qui repose sur la réception de micro-ondes par un satellite. Ces ondes électromagnétiques sont émises par les champs de neige. « Les propriétés des ondes qui sont reçues changent lorsque le manteau neigeux contient de l'eau liquide, explique Hubert Gallée, chercheur au Laboratoire de glaciologie et géophysique de l’environnement de Grenoble, contacté par Futura-Sciences. Cependant, il y a un petit souci avec ce système puisque ces ondes sont également absorbées par les gouttes de pluie tombant dans l'air. » Il faut donc un autre système pour limiter ce biais.

Mécanisme cyclique de la fonte des glaces. Les conditions climatiques provoquent une augmentation de la température de la surface qui accélère la fonte et une diminution des précipitations de neige, ce qui expose davantage de glace non recouverte au soleil, entraînant une diminution de l'albédo et donc une fonte de la glace. Le cycle se répète ensuite. © Tedesco et al. 2011

Les scientifiques expliquent que, bien sûr, la température n’est pas l’unique facteur ayant une influence sur la fonte des glaces, mais qu’un ensemble d’éléments contribue également à ce phénomène, parmi lesquels l’écoulement de l’eau, les précipitations de neige, l’effet albédo, la vitesse du vent, etc. Tous ces facteurs interviennent dans la fonte de la glace du Groenland. Si bien que la glace peut fondre de façon abondante même si les températures de l'air ne sont pas exceptionnellement élevées.

Si le glacier observé par les auteurs de l’étude se situe à l’ouest du Groenland, une zone particulièrement touchée par la fonte des glaces, il semblerait néanmoins que ce principe soit applicable à tous les glaciers et que l’accélération de la fonte soit un phénomène généralisé. Et qui ne semble pas réversible.

Futura Sciences 30/10/2011
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MessageSujet: Une énorme fissure découverte dans un glacier de l'Antarctique   Ven 4 Nov - 1:33

Un avion de la NASA a repéré une fissure de 29 kilomètres dans le glacier de Pine Island en Antarctique, laissant suggérer qu'un énorme iceberg pourrait à nouveau se détacher du territoire de glace.

En novembre 2001, le glacier de Pine Island dans l'ouest de l'Antarctique a laissé s'échapper un gigantesque iceberg qui mesurait environ 42 kilomètres sur 17. Ce bloc de glace a été rejeté dans l'océan un peu plus d'un an après qu'une fracture ait été observé sur la surface du glacier. Une large fissure qui a ensuite rapidement progressé à une vitesse estimée à 15 mètres par jour environ avant de conduire au largage de l'iceberg.

Considéré comme massif et instable, le glacier de Pine Island a continué de susciter toute l'attention des scientifiques durant les années suivantes. Ainsi, il y a peu, certains ont suggéré que le glacier était à nouveau sur le point de perdre une partie de son territoire. Mais aucune preuve n'avait été découverte jusqu'ici. Le 14 octobre dernier, la NASA a ainsi elle-même enquêté pour trouver des indices du phénomène dans le cadre de son programme "Operation IceBridge", la plus grande étude aérienne jamais conduite sur les glaces polaires de la Terre.

C'est en étudiant plus en détail des images satellites que les scientifiques ont découvert les premiers signes de cette future fracture. Une observation confirmée par un survol en avion : une fissure s'étendant sur 29 kilomètres de la surface de glace est apparue. D'après les mesures effectuées, elle mesure environ 80 mètres de large sur la plupart de son étendue mais certaines zones atteignent 250 mètres de largeur. Quant à la profondeur de la fissure, les points les plus profonds sont situés entre 50 et 60 mètres sous la surface du glacier, rapporte la NASA dans un communiqué.

Un iceberg de 880 kilomètres carrés

En vérité, cette fracture fait partie d'un processus naturel pour un glacier tel que Pine Island qui termine dans une mer ouverte. "Nous témoignons actuellement de la manière dont ce phénomène se déroule et c'est très excitant pour nous", a expliqué Michael Studinger, scientifique du Goddard Space Flight Center impliqué dans le projet IceBridge. "Cela fait partie d'un processus naturel mais c'est très excitant d'être là et d'observer comment cela se passe. A ma connaissance, personne n'a volé avec un instrument comme le nôtre au-dessus d'un rift en développement actif tel que celui-ci", a t-il rajouté.

Le but est donc désormais de suivre l'évolution de la fissure, mois après mois grâce aux données satellites et celles fournies par les survols aériens. Néanmoins, quand l'iceberg se détachera, il recouvrira quelque 880 kilomètres carrés de surface, d'après les estimations de la NASA. Le bord de la calotte glaciaire de Pine Island reculera alors de la plus grande distance jamais observée depuis la première localisation du glacier dans les années 1940.

Maxisciences 03/11/2011
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MessageSujet: Re: Actus sur les glaciers, fonte des glaces, montée des eaux....    Ven 4 Nov - 9:40

Des scientifiques de la Nasa ont découvert une fissure dans un glacier de l'Antarctique qui continue de s'élargir et devrait donner naissance dans les prochains mois à un iceberg d'une superficie équivalente à celle de New York, a indiqué jeudi l'agence spatiale américaine.

Cette fissure dans le glacier de Pine Island dans la partie occidentale de l'Antarctique est longue d'au moins 30 kilomètres et profonde de 50 mètres.

La fracture, qui s'élargit de deux mètres par jour, produira un iceberg d'environ 880 km2, ont calculé les glaciologues, qui soulignent que ce phénomène ne résulte pas du réchauffement climatique, mais d'un cycle naturel.

L'iceberg devrait être complètement formé d'ici début 2012.

De tels icebergs se forment périodiquement dans l'Antarctique. Le dernier en date s'était détaché du glacier de Pine Island en 2001 et les scientifiques s'attendaient à ce que ce phénomène se reproduise rapidement.

La dernière fissure a été détectée pour la première fois fin septembre par les chercheurs de la Nasa, qui surveillent les changements dans les glaces antarctiques via des observations régulières par avion.

Ces observations aériennes visent à combler le fossé entre la fin du fonctionnement du satellite ICESAT (Ice, Cloud and land Elevation Satellite) en 2009 et le lancement de son successeur ICESAT 2 en 2016.


Sciences et Avenir 04/11/2011
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MessageSujet: Fonte en Arctique : les bactéries vont produire de l'effet de serre   Mer 9 Nov - 3:12

La fonte du pergélisol, ces sols gelés des hautes latitudes, fait peur, à cause des relargages de méthane qu'elle provoque. Un coup d'accélération de l'effet de serre est-il à craindre ? Pour mieux le comprendre, des biologistes ont interrogé l'écosystème microbien, acteur majeur du phénomène, avec un puissant outil génétique : la métagénomique. Réponse : les bactéries modifient leur fonctionnement pour absorber du méthane, mais rejettent du CO2 et du protoxyde d'azote.

La fonte du pergélisol (plus connu sous le nom anglais de permafrost) pourrait libérer une grande quantité de carbone qui, digérée par les bactéries également emprisonnées au cœur de la glace, mènerait à la formation de plusieurs gaz à effet de serre puissants. C’est ce que révèle une étude publiée cette semaine dans la revue Nature.

Selon plusieurs estimations, le pergélisol renfermerait environ 1.672 pétagrammes (Pg) de carbone (1 petagramme = 1012 kg = un milliard de tonnes), soit grosso modo l’équivalent du carbone contenu dans l’atmosphère et au sein des plantes terrestres. Au fur et à mesure que le pergélisol fond, sous l’action du réchauffement climatique, les bactéries qui y sont enfermées, par leur métabolisme, libèrent alors dans l’atmosphère des composés carbonés. Ces produits s’ajoutent à ceux qui avaient déjà été synthétisés par les bactéries mais qui restaient emprisonnés à l'intérieur de la glace. Il s’agit de gaz à effet de serre : le méthane (CH4) et le dioxyde de carbone (CO2).

Pour observer ce qu’il se produit lorsque le sol dégèle, des scientifiques californiens ont réalisé des carottages, qu’ils ont ensuite laissé fondre en laboratoire tout en mesurant les quantités de gaz dégagées au fur et à mesure de la fonte.

Pendant les deux premiers jours, un important volume de méthane est dégagé : celui qui était emprisonné par la glace. Ensuite, les microorganismes sont à leur tour libérés et synthétisent du CO2, fruit de la consommation du méthane, dont la quantité rejetée vers l’atmosphère diminue donc.

C’est la métagénomique qui a permis aux scientifiques d’élaborer ce scénario et d’en déterminer les acteurs. Ce procédé consiste à séquencer l’ADN non pas d’un organisme mais d’un milieu entier, afin d’effectuer une sorte de synthèse du génome de ce milieu et donc des fonctionnalités en présence. En procédant à des analyses à différentes périodes (avant le dégel, deux jours puis sept jours après), il est également possible de reconstituer la dynamique des populations, ou encore l’évolution de l’expression des gènes des organismes présents, au cours du temps au sein de l’écosystème.

En analysant le métagénome de l’écosystème emprisonné au cœur du sol gelé, les scientifiques ont ainsi pu mettre en évidence la présence de plusieurs bactéries (entre autres microorganismes) dont certaines sont capables de transformer le méthane en dioxyde de carbone, tandis que d’autres sont responsables de la synthèse de méthane (probablement une nouvelle espèce). Ce qui explique la libération de ces deux gaz lors de la fonte de la glace (CO2 et CH4). Le méthane étant un gaz provoquant un effet de serre bien supérieur à à celui du dioxyde de carbone (le chiffre retenu est de 25 fois plus), cette transformation en CO2 conduit donc à un moindre effet de serre. Mais le bilan est plus délicat à estimer...

En effet, les bactéries méthanogènes, après le dégel, modifient l’expression de leurs gènes. La dénitrification est un processus en plusieurs étapes : réduction de nitrate qui entraîne la formation de protoxyde d'azote (N2O), qui est ensuite transformé en azote (N2). Mais après le dégel, davantage de nitrate est réduit, tandis qu'autant de N2O est transformé en azote. Or le protoxyde d’azote (le gaz hilarant) est un gaz à effet de serre extrêmement puissant et, de plus, destructeur de la couche d'ozone.

L’analyse métagénomique du pergélisol et de sa surface fournit ainsi de nombreuses informations que les scientifiques utilisent afin d’élaborer des scénarios complexes et, dans ce cas, de prévoir les quantités de gaz dégagées lors de la fonte du pergélisol. Cette technique permet aussi d’identifier les acteurs et de mettre en évidence leur capacité d’adaptation à un environnement.

Dans le cas de cette étude, la métagénomique offre également un aperçu de la catastrophe qui nous attend au fur et à mesure que le pergélisol fond. Et si la quantité de méthane rejetée semble moins importante que prévu, elle est compensée par d'autres gaz à effet de serre puissants.

fUTURA Sciences 08/11/2011
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MessageSujet: Les plateformes glaciaires du Canada se fractionnent rapidement   Dim 13 Nov - 2:20

Les plateformes glaciaires du Canada changent à un rythme inattendu, leur étendue ayant diminué de presque 50% au cours des six dernières années. Cet été seulement, la plateforme de Serson a presque entièrement disparu, et celle de Ward Hunt s'est fracturée. Il en est résulté une perte de près de trois milliards de tonnes de glace, ce qui correspond à environ 500 fois la masse de la grande pyramide de Gizeh.

Des chercheurs de l'Université d'Ottawa et de l'Université Carleton insistent sur l'importance de ces transformations. "C'est notre littoral qui est en train de changer, dit Derek Mueller, chercheur au Département de géographie et d'études de l'environnement de l'Université Carleton. Ces entités géographiques uniques et massives qu'on considère comme faisant partie du Canada sont en train de disparaître, et elles ne reviendront pas."

Luke Copland, chercheur au Département de géographie de l'Université d'Ottawa, affirme que "depuis la fin de juillet, des portions équivalant à une fois et demie la taille de l'île de Manhattan se sont détachées". Il ajoute que les plateformes pétrolières devraient surveiller de près la situation, car le nombre d'icebergs flottant vers le sud risque d'augmenter, ce qui pourrait menacer les installations de forage situées dans la mer de Beaufort ou dans la mer de Tchoukotsk, entre autres.

Après avoir répertorié par imagerie satellite les changements survenus cet été, les chercheurs ont constaté que la taille de ces plateformes glaciaires avait diminué considérablement presque chaque été depuis 2005. Cette attrition rapide aura des conséquences permanentes. Les chercheurs attribuent ce récent vêlage à l'effet conjugué du réchauffement des températures et de l'augmentation des eaux libres. C'est dans un climat plus froid et différent du nôtre que les plateformes de glace se sont formées et maintenues. Leur disparition laisse présager le retour éventuel de conditions que l'Arctique n'avait pas connues depuis des milliers d'années.

Les plateformes glaciaires d'un âge avancé et d'une bonne épaisseur sont relativement rares dans l'Arctique. Ces formations diffèrent nettement de la glace marine ordinaire, dont l'épaisseur dépasse rarement quelques mètres et qui peut disparaître en quelques années. Le Canada possède les plus vastes plateformes glaciaires de l'Arctique, lesquelles sont situées le long du littoral nord de l'île d'Ellesmere. Ces masses de glace flottante, d'une épaisseur qui tourne généralement autour de 40 mètres (l'équivalent d'un immeuble de dix étages) mais qui peut parfois atteindre 100 mètres, se sont épaissies au fil du temps sous l'effet des accumulations de neige, de glace marine et, dans certains cas, d'eau des glaciers. On pense qu'elles auraient été en place pendant une bonne partie des derniers millénaires.

Source : Ice Shelves Breaking up at High Speed - Carleton University

Notre Planète Info 12/11/2011 - Florent Bouvier
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MessageSujet: Himalaya : 1,3 milliard de personnes menacées par la fonte des glaciers   Mar 6 Déc - 22:35

Un bilan global du recul des glaciers de l'Himalaya et de ses conséquences a été publié dimanche dans le cadre de la conférence des Nations Unies de Durban. Ce recul est estimé à 20% au cours des trente dernières années. Un phénomène qui menace plus d'un milliard de personnes vivant dans cette région du monde.

Plusieurs études menées par le Centre for Integrated Mountain Development (ICIMOD), basé à Katmandou, ont été publiées en marge de la conférence de Durban sur la lutte contre le réchauffement climatique. Elles confirment la fonte inquiétante des glaciers de l'Himalaya après la suspicion qu'avait engendré en 2007 un rapport erroné du Groupe intergouvernemental d'experts sur l'évolution du climat (GIEC) qui affirmait que ces glaciers pourraient totalement disparaître à l'horizon 2035, et même avant.

Trois rapports ont été rendus publics par l'ICIMOD. Ils indiquent que les glaciers du Népal ont reculé de 21% au cours de ces trente dernières années, tandis que ceux du Bhoutan accusent une perte de 22%. Cette fonte engendrée par le réchauffement des températures de la région représente une grande menace pour les habitants des pays voisins. Les études menées par l'ICIMOD pendant trois ans, et financées par la Suède, ont suivi dix glaciers de façon régulière. Tous étaient en train de fondre, à une vitesse accélérée entre 2002 et 2005.

Ces rapports "fournissent un nouveau point de comparaison et des informations sur des zones géographiques spécifiques pour comprendre le changement climatique dans l'un des écosystèmes les plus vulnérables au monde", a souligné le président du GIEC Rajendra Pachauri. La région abrite quelque 54.000 glaciers, soit 30% des glaciers du monde. Ils alimentent en eau les huit plus grands fleuves d'Asie, dont cinq, l'Indus, le Gange, le Brahmapoutre, le Yangtze et le fleuve Jaune, risquent de voir leurs ressources diminuer considérablement au cours des prochaines décennies. Au total, ce sont 1,3 milliards de personnes qui pourraient être touchées par le phénomène, alertent les chercheurs.
Maxisciences 05/12/2011
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MessageSujet: Glaciers de l'Himalaya : la tendance à la fonte se confirme   Mer 7 Déc - 12:11

Le Centre international pour le développement intégré en montagne (Icimod) a rendu publique, en marge du sommet de Durban, une synthèse sur l'état des glaciers dans l'Himalaya. Globalement, ils ont tendance à fondre comme neige au soleil.

En « off » du sommet de Durban, le Centre international pour le développement intégré en montagne (Icimod) a publié le 4 décembre trois rapports concernant les glaciers, la neige et le changement climatique dans l’Himalaya. Ces rapports mettent notamment en évidence une importante fonte des glaciers, qui pourrait avoir de fortes répercutions sur les habitants des différentes vallées.

Ces publications constituent la synthèse la plus complète de l’état des glaciers et du manteau neigeux sur les sommets de l’Himalaya, dans la région de l’Hindu Kush-Himalaya, qui englobe la majorité des pics himalayens.

Le premier objet des travaux de cette organisation consistait à recenser les glaciers de la région. Ils sont au nombre de 54.000 (soit 30 % de l’ensemble mondial) et couvrent une surface de 60.000 km² pour environ 6.000 km3 de glace. Mais parmi cette accumulation de glaciers – qui vaut à la région d’être appelée le troisième pôle – seuls dix ont été étudiés précisément, et c’est sur ceux-là que la synthèse de l’Icimod a porté.

Et les résultats parlent d’eux-mêmes. Au cours des trente dernières années, la surface recouverte par les glaciers du Bhoutan a diminué de 22 %, et 21 % au Népal. De plus, les experts de l’Icimod ont noté une baisse importante du bilan de masse – la différence entre l’accumulation et l’ablation. Entre les périodes 1980-2000 et 1996-2005, le taux de fonte des glaciers a ainsi globalement doublé, bien que ce taux varie assez fortement en fonction de la zone considérée.

Plus d'1 milliard d'habitants dépendants des glaciers

Si le rapport de l’Icimod n’avance aucune date pour la disparition des glaciers de l’Himalaya, il confirme néanmoins une tendance : la fonte s’accélère.

Les membres de l’Icimod s’inquiètent également pour les populations qui vivent dans les vallées. Les glaciers alimentent en effet une dizaine de fleuve majeurs – l'Amou-Daria, l'Indus, le Gange, le Brahmapoutre, l'Irrawaddy, la Salouen, le Mekong, le Yangtsé, le Hunag He et le Tarim – dont 1,3 milliard d’habitants dépendent. Une diminution de l’approvisionnement en eau menacerait l’agriculture et la biodiversité et pourrait provoquer un stress hydrique, c'est-à-dire une demande en eau plus importante que l’offre.

En espérant que ces résultats soient entendus par les négociateurs sur le climat réunis à Durban.

Futura Sciences 06/12/2011
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MessageSujet: Les glaciers des Alpes françaises ont reculé de 26% en 40 ans    Jeu 8 Déc - 0:31

La surface des glaciers des Alpes françaises a reculé en moyenne de 26% lors des quarante dernières années, selon une étude de chercheurs français présentée lors de la réunion annuelle de l'American Geophysical Union (AGU) qui se tient à San Francisco en Californie.

"Le recul des glaciers s'est fortement accéléré lors des 25 dernières années réduisant l'étendue de la couche de glace à 270 km2 vers la fin des années 2000, soit une perte moyenne de 26% sur les 40 dernières années", selon l'étude réalisée par des chercheurs de l'Université de Savoie et de celle de Grenoble (Isère).

Alors que la superficie des glaciers dans les Alpes françaises se chiffrait à environ 365 km2 vers la fin des années 1960 et le début des années 1970, elle était réduite à environ 340 km2 en 1985-1986, ont précisé les chercheurs sur la base d'un nouvel inventaire réalisé à partir de cartes topographiques récentes et d'images satellitaires.

Les nouveaux chiffres font aussi ressortir un recul plus important dans les massifs situés dans le sud des Alpes françaises, comme les Ecrins et Belledonne, caractérisés par une altitude moins élevés que le massif du Mont-Blanc, selon un résumé publié sur le site internet de la réunion.

"Dans le massif de Belledonne, située sous les 3.000 mètres d'altitude, les glaciers ont quasiment disparus", ajoute l'étude. Dans le massif des Ecrins, le recul des glaciers a été trois fois plus important que dans celui du Mont-Blanc culminant à 4.810 m.

Cette différence vient vraisemblablement du fait qu'il y a moins de précipitations sur les massifs moins élevés dans le sud, où il fait également plus chaud.

En Autriche, les glaciers ont connu cet été leur plus fort rétrécissement depuis la canicule de 2003, en raison notamment de faibles chutes de neige l'hiver dernier, avait indiqué en octobre l'institut autrichien de météorologie ZAMG.

La couche du glacier Goldbergkees dans le massif du Sonnblick, près de Salzbourg, par exemple, a perdu deux mètres d'épaisseur et près de 7% de sa masse.

Habituellement, les glaciers rétrécissent pendant les mois d'été, mais se reconstituent pendant les mois d'hiver, selon le ZAMG. Au cours des dernières années toutefois, une bonne part de la glace qui a fondu ne s'est pas reconstituée.

Sciences et Avenir 07/12/2011
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MessageSujet: La fonte des glaciers des Alpes précisément mesurée   Ven 9 Déc - 1:10

Une étude sur les glaciers des Alpes françaises montre qu'à l'instar de leurs homologues himalayens, ils sont en forte régression. Leur surface aurait diminué de près de 20 % en vingt-cinq ans. Cette fonte, reflet du réchauffement climatique, réserve également des surprises désagréables.

Il n’y a pas que les glaciers de l’Himalaya qui fondent à grande vitesse. À la réunion automnale de l’Union géophysique américaine (AGU) qui se tient à San Francisco jusqu’au 9 décembre, Marie Gradient, une doctorante de l’université de Savoie, a présenté les résultats de ses recherches sur l’état des glaciers des Alpes françaises, comme le rapporte le site de la BBC.

L’étude de la scientifique et de ses collègues repose sur une analyse des images satellite, des photos aériennes et des cartes anciennes. Mais pour s’assurer de la pertinence des résultats, des travaux de terrain ont également été réalisés. Six cents glaciers ont ainsi été inventoriés sur l’ensemble des Alpes françaises.

Ils ont ensuite mesuré leur surface actuelle et celle des dernières décennies. Selon ces estimations, les glaciers alpins s’étendaient sur un peu moins de 340 km² au milieu des années 1980. À la fin des années 2000 en revanche, cette superficie avait fortement diminué, atteignant 275 km². Soit une baisse de 20 % environ en vingt-cinq ans.

Pour la plupart des glaciers alpins, les précédentes estimations avaient été effectuées en 1967 dans le cadre du World Galcier Inventory (réalisé par le National Snow and Ice Data Center, NSIDC). La surface de l’ensemble des glaciers alpins français s’élevait alors à 375 km². La diminution par rapport à cette époque est donc de 26 %.

La scientifique note cependant que l’intensité de la fonte des glaciers alpins subit une forte variation géographique. Celle-ci pourrait s’expliquer par une différence de climat et d’altitude : au sud, les montagnes sont moins hautes que dans le nord et il y a davantage de précipitations au nord, ce qui favorise le renouvellement de la couverture neigeuse. Celle-ci augmente ensuite l’albédo, qui réduit la température et facilite la reformation de glace.

Ce phénomène pose en outre un problème inattendu, mis en évidence en 2009 par une étude suisse : lorsque les glaciers fondent, ils relâchent des polluants qui avaient été emprisonnés auparavant. La présence de pesticides, de la famille des organochlorés notamment, avait été démontrée dans les eaux d’un lac en contrebas d’un glacier.

La fonte des glaciers, dans les Alpes ou d’autres régions, comme dans l'Arctique, peut ainsi réserver de mauvaises surprises. Un des nombreux effets indirects du réchauffement climatique...

Futura Sciences 08/12/2011
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MessageSujet: Patagonie : Recul plus rapide que prévu du glacier Jorge Montt   Ven 9 Déc - 12:38

Le glacier chilien Jorge Montt recule à la vitesse de 1 km par an, bien plus vite que prévu. Mercredi, des chercheurs ont diffusé une vidéo constituée de 1445 photos. Elle montre sur un an le recul du glacier situé en Patagonie, dans le sud du pays. Les chercheurs ont également montré une vieille carte pour expliquer que le glacier avait reculé de près de 20 km en quelque 110 ans.

NHK 09/12/2011
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MessageSujet: Des îles polynésiennes menacées par la montée des eaux   Mar 13 Déc - 20:35

Certaines des 118 îles de Polynésie française sont menacées de disparition en raison de la montée des eaux, ont rappelé des scientifiques de plusieurs pays, lors de l'ouverture d'un colloque sur le réchauffement climatique, lundi à Tahiti.

Le colloque réunit des scientifiques de la région Pacifique, de métropole et de l'Union européenne, mais aussi des élus politiques locaux. L'Observatoire national sur les effets du réchauffement climatique (Onerc) et le Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (Giec) y participent.

Les 118 îles de Polynésie française sont réparties sur une surface comparable à l'Europe, dans le sud de l'océan Pacifique. Leurs 270.000 habitants seront touchés, probablement avant la fin du siècle, par la montée des eaux.

Celle-ci est évaluée à environ 50 centimètres d'ici à 2100, en estimation basse, si le réchauffement climatique ne s'accélère pas.

L'archipel des Tuamotu, où les atolls culminent souvent à un ou deux mètres au-dessus de la surface de l'océan, pourrait être rayé de la carte. Mais les îles hautes, les plus peuplées, comme Tahiti, Moorea, Raiatea ou Bora Bora, seraient aussi très affectées par une hausse du niveau de l'océan de plusieurs dizaines de centimètres.

Leurs infrastructures, comme les ports, les aéroports, les routes et les bâtiments scolaires, sont situées sur le littoral, où sont aussi concentrées les populations.

"La sécurité civile et la sécurité alimentaire sont en jeu, et nous préparons un plan climatique, que nous déposerons au sommet Rio +20, en juin 2012", a déclaré à l'AFP Jacky Bryant, le ministre de l'Environnement de la Polynésie française. "Le déplacement des populations est une piste tout à fait sérieuse de ce plan".

"Ce que je reproche aux grands pays industrialisés, c'est qu'ils ont les moyens, et qu'ils ne font rien, alors qu'ils sont la cause majeure du changement climatique", a regretté Félix Barsinas, maire de Tahuata, petite île de l'archipel des Marquises.

"Il est encore temps d'agir sur le développement du littoral", affirme le chercheur à l'Institut du développement durable et des relations internationales (Idri) Alexandre Magnan. "Le vrai problème, c'est que ces questions de changement climatique se posent sur des temps assez longs, alors que les politiques d'aménagement, elles, sont des questions d'aujourd'hui".

A Tuvalu, autre île du Pacifique, les produits agricoles sont déjà devenus impropres à la consommation en raison de la salinité qui touche les terres.


Sciences et Avenir 13/12/2011
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MessageSujet: Fonte des glaciers rime avec recul de la biodiversité   Lun 19 Mar - 14:05

Le recul des glaciers sur l'ensemble de la planète met en danger des écosystèmes uniques dépendants des ruisseaux d'altitude qu'ils alimentent.

La hausse du niveau des océans est l’un des effets les plus étudiés de la fonte des glaciers, liée au réchauffement climatique. Cependant, une autre conséquence importante est la perte de biodiversité, expliquent des chercheurs dans la revue Nature Climate Change.

Alors que le recul des glaciers est bien engagé, en particulier celui des petits glaciers, ce sont des écosystèmes uniques qui sont menacés de disparaître, que ce soit dans les Alpes, en Alaska ou dans les Andes, montrent Dean Jacobsen (Université de Copenhague), Olivier Dangles (IRD/CNRS) et leurs collègues.

Les glaciers alimentent des cours d’eau essentiels pour les humains mais nourrissent aussi des ruisseaux d’altitude dont la faune est endémique, comme dans les páramos, paysages propres aux Andes, en Amérique du Sud, situés à plus de 3.500 mètres d’altitude, juste avant les neiges éternelles. Olivier Dangles, chercheur de l’Institut de recherches pour le développement (IRD) basé en Equateur, a réalisé des prélèvements dans les torrents glaciaires et identifié de très nombreuses espèces d’invertébrés. Dans le seul páramo du volcan Antisana, qui alimente en eau la capitale, Quito, les chercheurs ont repéré 150 espèces différentes d’insectes et d’invertébrés.

A partir des prélèvements réalisés dans 49 sites dans les Andes équatoriennes, 34 dans les Alpes et 20 dans le sud-est de l’Alaska, les chercheurs ont modélisé la perte de biodiversité liée au recul des glaciers. Dans les trois régions, tropicale, tempérée et arctique, la diversité de la faune se réduirait considérablement avec la fonte complète des glaciers : 11 à 38% des espèces locales disparaîtraient.

La controverse sur le risque de fonte des glaciers de l’Himalaya a défrayé la chronique et le GIEC, groupement intergouvernemental d’études sur le climat, a dû modifier son rapport il y a deux ans, en admettant qu’ils ne disparaîtraient pas d’ici 2035. Cependant, cette polémique occulte le devenir des petits glaciers, qui sont bien plus menacés que ceux de l’Himalaya. D’après une étude publiée en 2011, la plupart des petits glaciers de la planète (inférieurs à 5 km2) auront complètement fondu d’ici 2100. Pour les Alpes, cela représenterait une perte de 50 à 90% de l’étendue de glace.


Sciences et Avenir 12/03/2012
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MessageSujet: Le niveau des océans pourrait augmenter de 12 à 22 mètres !   Lun 26 Mar - 11:26

Une nouvelle étude évalue la future montée des eaux imputable au réchauf-fement climatique. Les résultats sont aussi effrayants que problématiques : de 12 à 22 mètres supplémentaires !

La fonte des glaces est peut-être le pire grain de sable dans la mécanique du climat. Elle engendra de nombreuses manifestations climatiques dévastatrices.

On connaissait les prévisions du GIEC et de l’Amap qui tablent respectivement sur une augmentation du niveau de la mer maximale de 60 cm et 1,60 mètres d’ici 2100. Mais aujourd’hui, une nouvelle étude vient bouleverser les plans à long terme. Avant la fin du millénaire, les océans pourraient grignoter plus de 20 mètres de hauteur sur la surface terrestre.

C’est le professeur Kenneth G. Miller, de l’université de Rutgers, qui a mis en évidence cette bombe à retardement.

Il s’est appuyé sur les données géologiques de Virginie, du Pacifique et de Nouvelle-Zélande pour établir un parallèle entre notre époque et celle de l’ère Pliocène. Il y a environ 3 millions d’années, le taux de dioxyde de carbone et les températures dans l’atmosphère étaient sensiblement les mêmes qu’aujourd’hui. Or, à cette époque, le niveau de la mer était bien au-dessus de celui qu’on connaît. La différence est de l’ordre de… 12 à 22 mètres.

Le pire dans tout ça, c’est que les travaux du professeur Miller se sont basés sur un réchauffement climatique « limité » à + 2°C seulement. Ce +2, c’est l’augmentation maximale de la température imposée par la communauté internationale. Pourtant, quand on sait à quel point les mesures pour atteindre cet objectif divisent les membres, on se demande comment il pourra être atteint. Quoi qu’il en soit, une hausse de 2°C seulement ferait donc monter de 12 à 22 mètres le niveau de la mer avant la fin du millénaire.

«Cette montée des océans inondera les côtes du monde entier et affectera environ 70% de la population mondiale», avertit H. Richard Lane, directeur de programme à la division Géologie de la National Science Foundation et financeur de cette recherche.

Des grandes villes comme Shangaï, Le Caire, Londres ou La Nouvelle-Orléans seraient totalement englouties par les eaux. Des pays entiers disparaitraient comme le Bangladesh, le Cambodge ou les Pays-Bas. Ce scénario, loin d’être le plus alarmiste, obligerait l’humanité à réaménager son territoire et à organiser les plus grandes migrations démographiques de son histoire.


Maxisciences 20/03/2012
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MessageSujet: Niveau des mers : 14 cm en 350 ans... il y a 14.600 ans   Lun 2 Avr - 23:58

Il y a 14.600 ans, le niveau marin a connu une hausse brutale de presque 14 mètres en seulement 350 ans. Cette élévation impressionnante semble coïncider avec le début de la première période chaude qui marqua la fin de la dernière glaciation.


Les chercheurs du Centre européen de recherche et d'enseignement en géosciences de l'environnement (CEREGE, Aix-Marseille Université/ CNRS/ IRD/ Collège de France), en collaboration avec des collègues anglais et japonais, ont publié dans la revue Nature les résultats de leurs travaux de forage effectués en 2005 sur les pentes des récifs coralliens de Tahiti. Ils mettent en évidence la contribution de la calotte antarctique à l’élévation significative du niveau de la mer entre -14.650 et -14.300. En effet, en 350 ans, le niveau des mers a progressé de 14 mètres !


Cette colossale élévation correspond à l'un des événements climatiques les plus marquants des derniers 20.000 ans. A plus grande échelle, le niveau marin global est remonté d'environ 120-130 mètres entre -21.000 et -11.000 environ. Cette hausse du niveau des mers s’est faite par à-coups successifs, on le savait déjà, mais la plus importante de ces hausses, appelée Melt-Water Pulse 1A (MWP-1A), restait cependant par bien des aspects, énigmatique, souligne le CNRS dans un communiqué. Ces nouveaux travaux ont permis de confirmer l'existence de cet événement climatique majeur, tout en révélant pour la première fois son amplitude, sa chronologie et sa durée.


Ainsi, le début du MWP-1A a été daté à 14.650 ans, ce qui fait coïncider cet évènement avec le début de la première phase chaude qui marqua la fin de la glaciation dans l'hémisphère Nord. Cette période, appelée Bølling, a vu la température de l'hémisphère Nord augmenter de près de 5°C en quelques années. Grâce à des simulations de modèles géophysiques, les chercheurs ont aussi établi que la calotte antarctique avait contribué très significativement au MWP-1A.


L’étude illustre ainsi parfaitement l'instabilité des calottes glaciaires, en particulier de la calotte antarctique, à une perturbation climatique majeure. Ces travaux amènent donc à reconsidérer la contribution future de la calotte antarctique à la remontée du niveau des mers dans le contexte actuel de réchauffement climatique.


Maxisciences 02/04/2012
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MessageSujet: Autriche : la fonte des glaciers continue en 2011   Sam 7 Avr - 11:35

Les 95 glaciers autrichiens surveillés par le club alpin autrichien (ÖAV) ont reculé de 17 mètres en moyenne en 2011 et aucun d'eux n'a progressé, selon un rapport annuel de l'OAV publié vendredi.

D'après les experts, 97% des glaciers du pays ont reculé, les 3% restants ont stagné.

Causée par un été précoce, "la longue période de fonte en 2011 a beaucoup fait reculer les langues des glaciers", a expliqué lors d'une conférence de presse Andrea Fischer, de l'université d'Innsbruck, chargée de la mesure des glaciers pour l'ÖAV. Elle a précisé que 15 glaciers avaient perdu plus de 30 mètres, soit le double de l'année précédente.

Les fontes les plus importantes ont été relevées dans la vallée de l'Ötz au Tyrol (ouest), où l'un des glaciers a reculé jusqu'à 64,5 mètres.

En 2010, les glaciers des Alpes autrichiennes avaient reculé de 14 mètres en moyenne.


Sciences et Avenir 06/04/2012
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MessageSujet: Re: Actus sur les glaciers, fonte des glaces, montée des eaux....    

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