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 Actus sur les glaciers, fonte des glaces, montée des eaux....

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MessageSujet: La fin du petit âge glaciaire amorcée par l'Homme ?   Sam 7 Sep - 23:12

Le petit âge de glaciaire en Europe est associé à des séries de mauvaises récoltes, de famines, de catastrophes naturelles… La situation a brusquement changé au milieu du XIXe siècle. Les glaciers se sont rapidement retirés, pour une raison jusqu’alors inconnue. Une équipe américaine suggère à présent que l’explosion d’utilisation du charbon pourrait bien être en cause.

Dans le monde de la climatologie, la fin du petit âge glaciaire est l’une des énigmes les plus intrigantes. Les glaciers alpins ont commencé à se retirer dans les années 1860 tandis qu’il n’y avait pas de hausse sensible de la température, ni de diminution de précipitations. Les pluviomètres et thermomètres indiquent qu’en ne considérant que ces paramètres, les glaciers n’auraient pas dû se retirer avant 1910, période où la température a sensiblement commencé à grimper. Pourtant, la chaîne alpine a entamé son déclin dès 1860. Une nouvelle étude, publiée dans les  Pnas, met en cause l’émission anthropique de suie.

 La suie et en particulier le carbone noir absorbent beaucoup le rayonnement solaire, et s'échauffent. À la surface d'un glacier, une couche fine de particules de ce type peut fournir beaucoup de calories pour la fonte de la glace de surface. © Ville Miettinen, Wikipédia, cc by 2.0

La fonte des glaciers dépend des flux d’énergie à leur surface. L’énergie disponible permettra en effet à la glace d’entrer en fusion, et donc de conduire au retrait du glacier. Le rayonnement solaire est la première source d’énergie. En moyenne, seulement 30% de ce rayonnement est absorbé. L’atmosphère et les nuages rayonnent aussi, mais dans de plus grandes longueurs d’onde (dans l’infrarouge pour l’essentiel). Ils contribuent à fournir de l’énergie de fonte. La turbulence de l’air, c'est-à-dire le vent et la température de l’atmosphère, fournissent aussi de l’énergie, il s’agit du flux de chaleur sensible. Enfin, les changements de phase de l’eau, soit la condensation, l’évaporation ou la sublimation, nécessitent beaucoup d’énergie, le flux de chaleur latente est donc très important.

L’influence des forçages radiatifs est définie par un paramètre appelé albédo. Il caractérise la quantité de radiations réfléchies par la surface du glacier. S’il est de 0,7, cela veut dire que 70 % du rayonnement total est réfléchi et ne contribue donc pas à la fonte du glacier. À la fin du petit âge de glace, le flux de chaleur sensible n’a pas réellement été modifié. Le rayonnement solaire non plus. En revanche, d’après l’étude menée par le Jet Propulsion Laboratory, les émissions de suie ont considérablement augmenté et de façon abrupte, au milieu du XIXe siècle dans l’Europe de l’ouest.

La suie est le résultat de la combustion incomplète de combustibles fossiles (essence, gazole, fioul, charbon…). C’est un aérosol goudronneux, noir et riche en carbone. Son forçage radiatif est énorme. Il aurait ajouté au bilan énergétique des glaciers alpins entre 13 et 17 W/m2 entre 1850 et 1880, entre 9 et 22 W/m2 au début du XXe siècle. En saison de fonte, c'est-à-dire principalement durant les mois d’avril, mai et juin, la suie sur les glaciers pouvait apporter jusqu’à 35 W/m2 de plus !

 Les cryoconites (les trous coniques) se forment localement autour d'une particule au fort pouvoir radiatif. On en observe régulièrement sur les glaciers. L'albédo de la particule diminue localement l'albédo du glacier et la glace se met à fondre autour de la particule. © Curd W., Wikipédia, cc by sa 2.0

Une mince couche de suie favorise l’absorption des calories. L’albédo chute et la glace absorbe beaucoup plus de chaleur que si elle était pure. Localement, la glace chauffe, et encore aujourd’hui, on observe régulièrement des cryoconites, des trous au fond desquels se trouvent des particules sombres qui ont localement entraînées la fonte autour d’elles. Dans les années 1860, la suie était si abondante qu’elle aurait suffisamment recouvert les glaciers pour entraîner une fonte de 0,9 m d’équivalent d’eau par saison de fonte.

Au milieu du XIXe siècle, les glaciers alpins étaient déjà étroitement surveillés. Cette étude se base donc avant tout sur les données historiques de bilan de masse, de température et de précipitations. L’équipe a aussi analysé les carottages de divers glaciers, tant en Italie, qu’en Suisse ou qu’en France. Ils ont ainsi pu quantifier la quantité de suie, et en particulier de carbone noir, apportée chaque année sur les glaciers. Ils se sont ensuite servis d’un modèle numérique, qui simule la dynamique des glaciers, pour vérifier la plausibilité de leur théorie. Les conclusions de l’article sont sans équivoque : modèles et données d’archives convergent vers l’idée que le dépôt de la suie sur les glaciers est un facteur, peut-être le principal, impliqué dans la fin du petit âge glaciaire.

FUTURA SCIENCES 6/9/2013
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MessageSujet: La hausse du niveau des mers condamne des dizaines d’îles françaises   Dim 15 Sep - 0:28

D’ici 2100, le niveau des mers va poursuivre sa montée, de 1 à 3 m selon diverses estimations non catastrophistes. Selon de nouveaux travaux, la France aura alors perdu entre 6 et 12 % de ses îles, ainsi que 300 des espèces endémiques que certaines d'entre elles abritent. La Polynésie et la Nouvelle-Calédonie seront les plus touchées.

Les scénarios les plus récents concernant le réchauffement climatique montrent que le niveau de la mer devrait s'élever, d'ici la fin du siècle, entre un et trois mètres. Certains scénarios, qui prévoient une débâcle catastrophique des glaces du Groenland, tablent même sur une élévation atteignant six mètres. Cette hausse aura des conséquences dramatiques sur les populations, la flore et la faune établies sur la bande littorale.

  L'île Surprise, du récif d'Entrecasteaux, à 230 km au nord de la Nouvelle-Calédonie, où les auteurs étudient le fonctionnement des écosystèmes depuis plus d'une décennie. Sa faible élévation la rend particulièrement sensible à la montée du niveau des océans suite au réchauffement climatique, avec une probabilité forte d'inondation permanente et totale d'ici la fin du siècle. © Jean-Louis Chapuis

Les chercheurs du laboratoire Écologie, systématique et évolution (université Paris-Sud) se sont d'abord intéressés aux conséquences de la hausse du niveau de la mer sur les îles françaises. La France possède dans le monde entier 2.050 îles de plus d'un hectare, et donc susceptibles d'abriter des communautés animales et végétales. Les scientifiques ont croisé les profils de relief de 1.269 de ces îles avec les modèles d'élévation du niveau de la mer. Ceci, en tenant compte du fait que cette hausse ne sera pas homogène. La mer n'étant pas plate, certaines régions de l'océan s'élèveront plus que d'autres.

Ainsi, si le niveau de la mer augmente de 1 m seulement en moyenne, la France perdrait 6% de ses îles, contre 12 % pour une montée des eaux de 3 m. La Polynésie française et la Nouvelle-Calédonie seraient les régions les plus affectées, puisque deux tiers des îles submergées leur appartiendraient. La France possède des îles dans tous les océans, sous toutes les latitudes et de divers types géologiques et écologiques. De ce fait, les chercheurs pensent que si leurs résultats sont extrapolés aux 180.000 îles du monde entier, la planète pourrait perdre entre 10.000 et 20.000 îles au cours de ce siècle. Ces chiffres ont été rapportés dans la revue  Nature Conservation.

Les chercheurs se sont ensuite intéressés aux pertes de biodiversité dues à cette hausse du niveau de la mer, notamment dans certains points chauds de biodiversité comme la Méditerranée, les Philippines ou la Nouvelle-Calédonie. En effet, 
les îles abritent 20% de la biodiversité mondiale, dont une très grande proportion se compose d'espèces endémiques.


  La courbe rouge caractérise l’augmentation mesurée par satellite du niveau des mers (en cm en fonction du temps en années). Elle est comparée aux données récoltées par des marégraphes (en orange). Les traits bleus et verts correspondent aux projections établies par le Giec, respectivement dans ses 3e et 4e rapports, sur la base de différents scénarios d’émissions de gaz à effet de serre. Les océans montent bien plus vite que prévu. © Adapté de Rahmstorf et al. 2012, ERL

Les Philippines, l'Indonésie et les Caraïbes sont les zones les plus vulnérables : au moins 300 espèces endémiques, en majorité des végétaux, y sont gravement menacées par l'élévation du niveau des mers. Ce chiffre constitue l'estimation la plus basse, selon l’article paru dans la revue Global Ecology and Biogeography  En effet, les chercheurs n'ont considéré que les espèces dont l'aire de répartition serait totalement immergée à l'horizon 2100. Ils n'ont pas pris en compte les espèces perdant 70, 80 voire 90% de leur territoire, ni l'addition d'autres facteurs comme l'érosion littorale ou les marées exceptionnelles. Pourtant, ces conditions peuvent rendre inaptes à la survie de nombreuses espèces sur une large bande du littoral. Enfin, les chercheurs n’ont pas tenu compte des événements catastrophiques comme les cyclones.

Ces travaux montrent à quel point l'élévation du niveau de la mer est une nouvelle menace qui pèse sur la biodiversité des écosystèmes insulaires. De ce fait, les politiques de conservation ou de sauvegarde d'espèces en danger doivent aussi intégrer les conséquences de ce processus inexorable.

FUTURA SCIENCES 14/9/2013
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MessageSujet: Suisse: changement climatique à l'oeuvre au glacier de Morteratsch   Dim 22 Sep - 15:13

Morteratsch (Suisse) (AFP) - La marche de la station de Morteratsch jusqu'au glacier du même nom, dans les Alpes suisses, doit se faire dans une vallée envahie d'une moraine de rochers laissés là par la glace qui a fondu.

En 1900, il fallait parcourir un kilomètre depuis le village pour arriver à la glace, aujourd'hui il faut marcher deux kilomètres de plus; soit 3 km..

"J'ai suivi cette fonte. C'est à la fois fascinant et effrayant", raconte Ursula Reis, 73 ans, une marcheuse de Zurich, qui vient pratiquement tous les ans depuis 1953 sur ce glacier des Grisons, près de l'Italie, au sud-est de la Suisse.

 La marche de la station de Morteratsch jusqu'au glacier du même nom, dans les Alpes suisses, doit se faire dans une vallée envahie d'une moraine de rochers laissés là par la glace qui a fondu. (c) Afp

Tout le long du chemin, des panneaux rappellent les niveaux de la glace et les dates correspondantes.

Les scientifiques observent attentivement le phénomène et estiment que seul le sommet du glacier a une chance de voir le prochain siècle. "Les glaciers sont un signe direct du changement climatique", souligne Samuel Nussbaumer, du Centre de surveillance des glaciers dans le monde à l'université de Zurich.

Si on se tient là où arrivait le glacier en 1950, sa base est aujourd'hui à 1.600 mètres de là, cachée derrière une forêt de hauts arbres qui a poussé depuis, et même si on est au niveau du panneau 2010, le bas du glacier est 200 mètres plus loin, dans un vacarme d'eau se transformant en torrent.

"C'est là que vous pouvez voir la vitesse avec laquelle la glace fond", constate Gian Luck, un guide de montagne, se tenant sur la moraine de roches qui, il y a trois ans, étaient cachés par un système de grottes de glace qui se sont brusquement effondrées.

Un rapport en 2011 du Centre européen sur le changement climatique note que depuis 1850 plus de la moitié des zones couvertes de glace dans les Alpes ont disparu, le volume de la glace diminuant de deux tiers.

Entre 2000 et 2010, les glaciers alpins ont perdu en moyenne plus d'un mètre d'épaisseur chaque année. "Ils diminuent, et le rythme augmente", souligne M. Nussbaumer, expliquant que les vents et les précipitations jouent un rôle mais que la hausse des températures est la principale explication.

Dans les Alpes, les glaciers couvrent 2.900 kilomètres carrés dont 1.342 se trouvent en Suisse. Les scientifiques indiquent qu'une hausse de 4 degrés des températures par rapport au niveau d'aujourd'hui ferait pratiquement disparaître toute glace dans les Alpes en 2100.

Les Alpes, comme l'Arctique et l'Antarctique, sont considérés comme les zones les plus vulnérables, où le réchauffement peut être deux à trois fois supérieur à la moyenne.

"Ces géants pourraient disparaître le temps d'une vie humaine, ou même moins", pense Sergio Savoia, qui dirige le groupe alpin suisse du WWF, le Fonds mondial pour la nature. Il appelle à se préparer à de sérieuses conséquences.

Dans le monde, la fonte des glaciers est un des principaux facteurs de la hausse du niveau des mers, et des détails devraient être fournis sur ce point dans le rapport de l'ONU sur le réchauffement climatique qui sera publié vendredi prochain à Stockholm. Mais les glaciers alpins ne sont pas concernés, ils n'ajouteraient qu'un millimètre au niveau des océans. En revanche, les conséquences sur la région seraient dramatiques. Ils alimentent en été plusieurs systèmes fluviaux européens, le Rhône, le Pô, le Danube, le Rhin. Si les glaciers disparaissaient, les effets seraient ressentis dans toute l'Europe, prévient M. Savoia. Les tentatives de couvrir la glace de bâches ne sont "qu'une manifestation de notre impuissance", souligne-t-il, seule une action globale peut ralentir le phénomène.

"Vous marchez et vous marchez, les panneaux défilent, "ici était le glacier" mais tout est vert. Tout d'un coup, il est là. Il est réellement grand. C'est de l'eau et de la glace, mais elle vit. C'est comme un dinosaure, en train de mourir", remarque un promeneur allemand, Guenther Baldauf, 45 ans, qui grimpe pour la première fois au Morteratsch.


SCIENCES ET AVENIR 21/9/2013
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MessageSujet: La montée de la mer revue à la hausse par les climatologues   Mer 25 Sep - 19:27

Stockholm (AFP) - Les climatologues devraient revoir à la hausse vendredi la montée attendue du niveau de la mer, mettant en exergue une menace majeure du réchauffement bien loin de ne concerner que les atolls du Pacifique.

En 2007, dans son dernier rapport, le Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (Giec) avait estimé que la hausse moyenne des océans pourrait atteindre 18 à 59 cm en 2100.

Ostende se prépare à la montée des eaux - Philtownwalker / YouTube 14/01/2012

Or, dans son nouvel état des lieux de la planète, dont le premier volet sera publié vendredi à Stockholm, l'organe scientifique devrait revoir ces chiffres à la hausse. Il évoquera une montée des eaux pouvant dépasser 80 cm à la fin du siècle, selon une version provisoire du résumé encore susceptible de modifications.

Le sujet est évidemment vital pour nombre d'Etats insulaires du Pacifique (Tuvalu, Maldives, Kiribati).

En Floride, le niveau de la mer pourrait s'élever de 60 centimètres d'ici 2060. Face aux enjeux environnementaux et économiques, l'archipel des Keys, très vulnérable en raison de sa faible altitude, se protège. AFPFR / YouTube 22/8/2013

Mais il concerne aussi potentiellement des dizaines de millions de personnes vivant dans les mégalopoles côtières et les grands deltas.

Baie de Somme, réchauffement climatique et montée du niveau de la mer - Sabine Godard / YouTube 26/11/2010

Une récente étude parue dans la revue Nature Climate Change chiffre l'impact économique potentiel des inondations dans les 136 villes côtières de plus d'un million d'habitants: le coût pourrait dépasser en 2050 les 1.000 milliards de dollars si rien n'est fait pour les protéger. Face à de tels enjeux, le Giec tente d'apporter des réponses toujours plus précises.

"On a aujourd'hui réduit la marge d'incertitude de façon considérable", indique à l'AFP Anny Cazenave, spécialiste de l'observation des océans au Laboratoire d'études en géophysique et océanographie spatiale (Legos).

Globalement, la montée du niveau de la mer s'est accélérée depuis 20 ans, constatent les climatologues: 3,2 mm par an en moyenne sur les 20 dernières années contre 1,7 mm en moyenne entre 1901 et 2010.

Ils prennent désormais mieux en compte un phénomène encore insuffisamment connu en 2007: l'écoulement dans les océans des glaciers côtiers du Groenland et de l'Antarctique, explique Mme Cazenave, co-auteur, comme en 2007, du chapitre sur la mer du nouveau rapport du Giec.

Selon les études les plus récentes, les calottes du Groenland et de l'Antarctique auraient ainsi contribué pour un peu moins d'un tiers à l'élévation du niveau de la mer depuis 20 ans, le reste se répartissant entre la dilatation thermique et la fonte des glaciers de montagne.

Pour autant, "on n'a pas encore fait le tour de la question", précise Anny Cazenave, car ce phénomène d'écoulement doit encore être mieux observé et analysé.

Des progrès sont encore possibles pour mieux cerner la très forte variabilité régionale de la montée des eaux. Une variabilité due à des différences dans l'expansion thermique mais aussi aux mouvements de la croûte terrestre. Dans certaines régions, le sol a en effet tendance à s'enfoncer, par exemple en raison du pompage d'eau ou l'exploitation de pétrole, rendant ces régions encore plus vulnérables. C'est le cas, par exemple, de la côte est des Etats-Unis où la mer monte plus vite que de l'autre côté de l'Atlantique, selon les scientifiques.

Dans certaines régions, la hausse du niveau de la mer serait "dix fois plus rapide que la moyenne", affirmait récemment le géophysicien Jerry Mitrovica dans la revue Nature.

Ces réponses scientifiques sont plus attendues que jamais par les responsables politiques et économiques. "Les décideurs sont souvent un peu perdus quand il y a 25 études qui donnent des résultats différents", relève Stéphane Hallegatte, économiste à la Banque mondiale et spécialiste du climat. "Le rapport du Giec va clarifier l'état de la connaissance en mettant en avant les études les plus robustes".

A condition de ne pas pécher par prudence excessive, estime toutefois Anders Levermann, chercheur au Centre de recherche sur les impacts climatiques de Postdam (PIK). Ce dernier attend du Giec qu'il évoque les seuils les plus hauts que pourrait atteindre la mer: "Il n'y a aucun intérêt à construire une digue et réaliser, après un demi-siècle, qu'elle était trop basse et la reconstruire, c'est trop cher..."




Sciences et avenir 25/9/2013
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MessageSujet: 2013 : La sixième plus grosse fonte de la banquise arctique cet été   Mer 25 Sep - 21:02

La banquise arctique a atteint sa surface minimale de l’année le 13 septembre 2013. Bien que le record de fonte de l’année dernière ne soit pas atteint, la fonte estivale est néanmoins classée dans le top 10 des fontes de la banquise.

Il ne s’inscrit pas comme le record absolu mais tout de même, le retrait estival de la banquise arctique cette année est le sixième plus important jamais enregistré par les satellites. En 2013, la banquise a perdu 5,1 millions de km2. C’est 1,12 million de km2 de plus que la fonte moyenne, calculée entre 1981 et 2010. D’après le National Snow and Ice Data Center (NSIDC), le minimum d’extension de la glace de mer aurait été atteint le 13 septembre 2013.

Bright Enlightenment / YouTube 3/4/2013

Un an plus tôt, la banquise atteignait son record de fonte. Le 16 septembre 2012, la glace de mer s’étendait sur 3,41 millions de km2, soit sur la moitié de la superficie estivale moyenne calculée sur la période 1981-2010. Aujourd’hui, elle recouvre 1,69 million de km2 de plus qu’en 2012, mais figure toujours parmi le top 10 des fontes record. À en croire les chercheurs du Goddard Space Flight Center, il n’est pas surprenant que la fonte de l’Arctique soit moins importante cette année, en réponse à la fonte exceptionnelle de 2012. Il est rare d’observer deux années consécutives avec le même minimum de glace.

NASAgovVideo / YouTube 22/8/2013 L'animation montre l’extension de la glace de mer arctique et les changements de la couverture saisonnière entre le 16 mai et le 15 août 2013, jour de son minimum d'extension. © Nasa

La météo est en partie responsable de cette différence entre 2012 et 2013. Cette année, la température de l’air a oscillé entre 1,8 °C et 2,5 °C en dessous de la moyenne. Ces conditions froides sont attribuables aux tempêtes qui ont eu lieu cet été. En conditions cycloniques, les vents de surface ont favorisé l’extension de la glace. Ce cas de figure est totalement différent de l’année passée. En août 2012, une puissante tempête avait traversé l’océan Arctique, provoquant des ravages sur la fonte de la banquise. Cela s’explique par la persistance des conditions anticycloniques qui ont régné durant l’été 2012.

Si la fonte de la glace de mer arctique en 2013 est moins importante que l’année dernière, elle s’inscrit néanmoins dans une série de fontes sur le long terme. Depuis les années 1970, la banquise perd 12 % de sa surface totale chaque décennie. Le déclin de la banquise s’est accéléré depuis 2007, et l’été 2013 ne fait qu’appuyer cette observation. À ce rythme, il est tout à fait probable qu’il n’y ait plus de banquise à la belle saison d’ici la fin du siècle.

  Une image de la banquise arctique au nord-est des îles de Nouvelle-Sibérie, saisie par l'instrument Modis du satellite Terra de la Nasa le 13 septembre 2013. La glace de mer domine la moitié inférieure gauche de l'image. À droite se trouve l'océan, surmonté de formations nuageuses. © Nasa Worldview

Une telle accélération de la fonte s’explique par le fait que la banquise s’affine d’année en année. Aujourd’hui, elle est de moitié plus mince qu’il y a quelques décennies. En 1981, son épaisseur moyenne était de 3,8 m, tandis qu’elle atteint tout juste 1,9 m actuellement. Dans son cycle moyen, dès le printemps, la banquise commence à fondre pour atteindre son minimum d’extension en septembre. Néanmoins, il reste toujours de la glace résiduelle, à partir de laquelle se reforme la banquise hivernale. Somme toute, presque tout l’océan Arctique était couvert d’une glace pluriannuelle.

    La banquise arctique au nord de l'Alaska, captée par l'instrument Modis sur le satellite Aqua de la Nasa le 13 septembre 2013. On peut observer un front de nuages dans le coin inférieur gauche, et les zones sombres indiquent les régions d'eau libre entre les formations de glace de mer. © Nasa Worldview

Aujourd’hui, il ne reste presque plus que de la glace saisonnière, plus mince et donc plus fragile. Le caractère de la glace est complètement différent. Elle est mince, se divise et peut fondre plus facilement. Cette année, la banquise s’est un peu moins retirée en raison de la température, mais l’amincissement de la glace a fait que la fonte estivale a quand même été importante. Si ces mêmes conditions météo avaient prévalu 30 ans plus tôt, la banquise aurait très probablement eu une étendue supérieure à la moyenne.


FUTURA SCIENCES 24/9/2013
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MessageSujet: L'Ile de Sein face à la menace de la montée du niveau des mers   Dim 6 Oct - 13:24

Brest (AFP) - Petit bout de rocher plat au large de la pointe du Raz (Finistère), dans une zone de forts courants et de grosses tempêtes, l'Ile de Sein est très vulnérable face à la montée du niveau des mers, une menace qui inquiète particulièrement le maire.

Dans son nouveau rapport adopté le 27 septembre, le Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (Giec) revoit à la hausse l'augmentation du niveau des mers, de 26 à 82 cm d'ici à 2100.


 Petit bout de rocher plat au large de la pointe du Raz (Finistère), dans une zone de forts courants et de grosses tempêtes, l'Ile de Sein est très vulnérable face à la montée du niveau des mers, une menace qui inquiète particulièrement le maire. (c) Afp


"Si l'eau monte, on aura de plus en plus d'ennuis", assure Jean-Pierre Kerloch, maire de la petite commune que l'on rejoint depuis le continent après une traversée d'une heure. "L'inquiétude va grandir avec les années", prévient-il, disant s'attendre à une montée du niveau de la mer et à une augmentation du nombre des tempêtes dans les prochaines années.

Comme posée à fleur d'eau, l'Ile de Sein s'étale sur moins de trois kilomètres de long et à peine 25 à 800 mètres de large. Régulièrement balayée par les vents et arrosée d'écume, elle n'abrite plus qu'une centaine d'habitants à l'année, contre plus de 1.300 dans les années 1950, quand la ressource halieutique était encore importante.

L'altitude moyenne y est de 1,5 m avec un point culminant à 9 m et des endroits situés sous le niveau de la mer. Pour faire face à la houle de cette zone réputée dangereuse pour la navigation, l'île est cintrée par près de 3 km de digues, dont les premières furent construites dans les années 1850.

"Avec une augmentation de 83 cm, il y en aurait partout de l'eau", assure M. Kerloch, soulignant qu'avec un gros coefficient de marée le port est déjà envahi par la mer et disant redouter que "les pouvoirs publics ne s'intéresseront plus à nous" si la population continue de diminuer.

"D'ici 2100, la hausse du niveau de la mer à l'île de Sein sera certainement identique à ce qui est projeté par les différents scénarios du Giec", assure à l'AFP Nicolas Pouvreau, référent national de l'observation du niveau de la mer auprès du SHOM, le service hydrographique et océanographique de la Marine, expliquant que dans certaines zones du globe le niveau monte moins vite que dans d'autres.

L'Ile de Sein a d'ailleurs déjà connu une augmentation du niveau moyen de la mer d'environ 30 cm entre 1.700 et aujourd'hui, assure l'expert, faisant état de la plus longue série d'observations du niveau de la mer au monde, réalisée à Brest sur 300 ans.

"L'Ile de Sein est particulièrement vulnérable car elle est très, très basse", estime pour sa part Alain Retière, de la plate-forme internationale TASK de partage de connaissances sur l'approche territoriale du changement global. "Le danger n'est pas là tous les jours, mais on sait qu'il est inéluctable". Un danger qui, pour l'heure, ne semble pas troubler les habitants de l'île.

"Je fais refaire mon atelier, je ne suis pas du tout inquiet de la montée du niveau de la mer", assure Didier-Marie Le Bihan, artiste-peintre sur l'île depuis une douzaine d'années, désignant un vaste bâtiment à quelques dizaines de mètres de la mer. "La montée des eaux est peut-être réelle, mais je ne me sens pas en danger ici", insiste l'homme à la barbe poivre et sel, se disant "plus inquiet pour des villes comme Toulon ou Venise.

"Notre génération ne verra pas les dégâts causés par une montée des eaux", explique Malory Porsmaguer, jeune maman de 32 ans, se souvenant cependant de la tempête de mars 2008 qui avait fait "beaucoup de dégâts". "On a eu très peur, c'était impressionnant", témoigne-t-elle. "Mais de là à ce qu'on voit l'île disparaître..."


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MessageSujet: Glacier Mendenhall : des arbres vieux de 1 000 ans émergent de la glace   Dim 13 Oct - 0:13

Les glaciers de l'Alaska étaient-ils autrefois boisés ? C'est ce que semble suggérer une nouvelle découverte. D'anciens arbres ont été retrouvés par des chercheurs et sont, pour la première fois depuis 1.000 ans, visibles de tous.

Une ancienne forêt commence à émerger des glaces au fur et à mesure que le Glacier Mendenhall, en Alaska, fond. Des souches et des rondins sont apparus au sud du glacier, qui forme une rivière de glace de plus de 95 kilomètres carrés se jetant dans un lac près de Juneau. 

 Le glacier Mendenhall en Alaska - tominator3 / Youtube 4/6/2013

Depuis plus de 50 ans, seule la glace était visible à cet endroit. Mais, au cours de l'année 2012, des scientifiques de l'Université d'Alaska du Sud-Est ont observé une recrudescence du nombre d'arbres apparaissant. La plupart sont même encore, bien droits, dans leur position d'origine et quelques-uns possèdent encore leurs racines et des restes d'écorce, rapporte NBC.

"Il y en a énormément, et le fait qu'ils soient encore dans une position de développement est très excitant car nous pouvons apercevoir une grande partie de l'arbre et par conséquent déterminer son âge. La plupart du temps, les gens trouvent des morceaux de bois un peu au hasard, mais retrouver des arbres encore debouts est fantastique", s'enthousiasme Cathy Connor, professeur de géologie à l'Université d'Alaska du Sud-Est, auprès de LiveScience. L'équipe de scientifiques a déjà identifié plusieurs des arbres découverts, en se basant sur le diamètre des troncs et le type d'arbres poussant dans la région. Selon eux, ils appartiennent à la famille des épicéas ou des cigües. Toutefois, des recherches complémentaires doivent encore être réalisées afin de confirmer la nature des arbres.

D'après les premières observations, les arbres auraient probablement été protégés par une couche de graviers et ce, il y a plus de 1.000 ans. Pour déterminer cela, les chercheurs se sont appuyés sur une datation au radiocarbone des arbres. Haute de 1,2 à 1,5 mètre, la couche de graviers aurait recouvert les arbres avant que le glacier ne vienne figer l'ensemble et n'emprisonne les arbres dans une tombe de glace. Ensuite, au fur et à mesure des fontes du glacier avec l'arrivée de l'été, des petites rivières d'eau ont fait rouler les graviers sur les bords du glacier, dévoilant peu à peu les arbres. 

 Glacier de Taku - JunIceRsrchPrgrm / YouTube 17/7/2012

Actuellement, le glacier Taku, au sud de Juneau, subit le même processus, alors qu'il progresse vers une forêt de peupliers d'Amérique. "Nous aurons alors la possibilité d'observer ce qui se passe en temps réel, et que nous avons manqué pour le Glacier Mendenhall", précise Cathy Connor. Néanmoins, à l'inverse de ce dernier, le glacier Taku est assez élevé pour accumuler de la neige à son sommet et, par conséquent, continuer à grandir. De son côté, peu élevé, le glacier Mendenhall perd environ 52 mètres par an depuis 2005. Un phénomène probablement aggravé cette année, à cause des températures estivales particulièrement élevées.

La fonte des glaciers est un phénomène alarmant pour de nombreuses populations locales, inquiètes par la montée des eaux de l'océan et la perte d'une source majeure d'eau douce. Par exemple, Anchorage, ville la plus peuplée de l'État, tire l'ensemble de son eau potable du glacier Eklutna. Cependant, la fonte des glaciers offre une chance unique aux chercheurs de découvrir les restes, très bien préservés, d'anciennes forêts.

 L'équipe de l'Université d'Alaska du Sud-Est prévoit de retourner sur le glacier Mendenhall afin d'étudier les sédiments pour trouver les épines de pin à associer avec les arbres et d'autres végétaux. "C'est l'histoire de ces reliques que nous cherchons à déterminer. La datation au radiocarbone et une étude stratigraphique devraient permettre de remettre en place les chapitres de cette histoire", conclut Cathy Connor.

maxisciences 12/10/2013
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MessageSujet: Suisse : Plus de glace en Valais au-dessous de 3000 mètres   Mer 27 Nov - 1:04

Les glaciers valaisans auront perdu 90% de leur volume d'ici 2100. Seules subsisteront les masses glaciaires situées au-dessus de 3000 mètres d'altitude. Tout ce qui est en dessous aura probablement disparu.

Le recul des glaciers est un phénomène à analyser en détail. Le canton veut améliorer ses connaissances dans ce domaine pour adopter une politique de gestion de l'eau responsable. Si les conséquences ne sont pas immédiates, l'anticipation est à l'ordre du jour, a déclaré le chef du département de l'environnement Jacques Melly.

La Suisse château d'eau de l'Europe par filmarchiv100 11/5/2011
En moyenne, les 680 glaciers valaisans, qui couvrent 15% du territoire cantonal, reculent de 5 à 30 mètres chaque année. Des mesures de profondeur ont débuté en 2009 pour évaluer le volume des mers de glace. Les résultats sont attendus pour 2014.

Parallèlement, l'ancien chef de la section des dangers naturels Charly Wuilloud a lancé un cri d'alarme sous la forme d'un livre. Intitulé "Adieu, glaciers sublimes", l'ouvrage veut montrer l'importance des glaciers sous forme d'un voyage entre passé et avenir, entre légendes et histoire, entre croyances et vérités scientifiques.

 
 Recul des glaciers - restera-t-il suffisamment d'eau pour la production d'énergie hydraulique? Par FNSinfo - 15/3/2012
Romandie.com 26 Nov. 2013
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MessageSujet: Les glaciers du Kilimandjaro disparaîtront d'ici 2030   Jeu 19 Déc - 23:13

Les glaciers du Kilimandjaro sont sérieusement menacés. Soumise à un climat tropical de savane et à la déforestation, la calotte glaciaire disparaît de plus en plus rapidement. D’ici 20 ans, toute la façade nord du cratère pourrait bien être dépourvue de glace.

Le Kilimandjaro, chaîne de montagne associant volcans éteints et glaciers, culminant à plus de 5.900 m d’altitude et surplombant une gigantesque forêt tropicale, pourrait bien perdre rapidement la façade nord de sa calotte glaciaire. Les plus hauts pics, qui auraient plus de 10.000 ans, se situent en effet dans la zone septentrionale de la montagne et reculent semble-t-il plus rapidement que les autres. Lors de la conférence de l’American Geophysical Union (AGU), la semaine dernière à San Francisco, le chercheur Pascal Sirguey rapportait qu’ils pourraient disparaître d’ici 2030.

   Le sommet du Kilimandjaro est recouvert par une calotte glaciaire, dont le retrait s'accélère depuis le début du XXe siècle. © Yosemite, Wikipédia, GNU 1.2

D’après ce scientifique de l’université d’Otago, en Nouvelle-Zélande, depuis les années 2000, la calotte aurait perdu 29 % de son volume total. Les glaciers sur la façade nord ont largement contribué à cette perte. Le glacier Credner par exemple aurait contribué pour 43 % de cette perte. Sur ces 13 dernières années, on estime que le Kilimandjaro a perdu quelque 4 millions de m3 d’eau. Si la vitesse de fonte actuelle est conservée, le glacier Credner disparaîtra complètement d’ici 20 ans. Pour le reste, l’équipe Néo-Zélandaise envisage un sursis de seulement 30 ans.

La menace qui plane sur les glaciers du Kilimandjaro est connue depuis longtemps, mais les instruments de mesure in situ ne permettaient pas d’évaluer avec certitude la vitesse de fonte. L’équipe de Pascal Sirguey a utilisé les données des images satellite GeoEye 1. Il fournit des données fines, et permettra de développer des cartes topographiques d’une résolution de 50 cm. À partir de ces images satellite, l’équipe a construit un modèle d’élévation, qui rend compte en 3D de l’évolution des glaciers du Kilimandjaro.

   Cette image satellite légendée a été prise le 15 avril 2008. L'image est fournie par le satellite Landsat7. La façade méridionale (Southern Icefield, en anglais) contient plus de glaciers que la façade septentrionale (Northen Icefield, en anglais). © Sémhur, Wikimedia Commons, cc by sa 3.0

Le Kilimandjaro contient plus d’une dizaine de glaciers. Sur la face nord, on peut rencontrer le glacier Credner, de loin le plus imposant, mais aussi les glaciers Pengalski, Grand Penck et Petit Penck. Si cette face disparaît plus rapidement, c’est en partie parce qu’elle est plus exposée. Le Kilimandjaro se trouve dans l’hémisphère sud, à seulement 340 km de l’équateur, le versant nord de la chaîne montagneuse reçoit donc plus de rayonnement solaire. Les conditions climatiques des versants nord et sud sont sensiblement différentes. Durant les deux saisons humides, le Kilimandjaro est presque toujours entouré de nuages, mais durant les saisons sèches, l’éclairement est permanent et les températures grimpent.

Soumis à un climat tropical de savane, le Kilimandjaro connaît une courte saison de pluie, précédée par une longue saison sèche, aux températures modérées et suivie d’une saison chaude. Au même titre que les glaciers andins tropicaux, ces étendues de glace sont sérieusement menacées. 


Leur bonne santé dépend des variations climatiques naturelles, El Niño notamment, du changement climatique actuel, mais également de la déforestation. Celle-ci jouerait même un rôle majeur. En effet, le Kilimandjaro est entouré d'une forêt tropicale qui, malgré la création d’un parc national en 1973, continue de régresser. Or la végétation dense est une composante importante dans le cycle biogéochimique de l’eau.

Un nouveau modèle numérique montre que les glaciers du Kilimandjaro sont en diminution. Si le rythme se poursuit, le glacier de Credner pourrait disparaître d'ici 2030, ont déclaré des chercheurs de l'Université d'Otago en Nouvelle-Zélande.  LiveScienceVideos 12/12/2013

En somme, les glaciers du Kilimandjaro sont sérieusement menacés, mais l’élaboration de ce modèle 3D permet d’identifier précisément les zones les plus en danger du Kilimandjaro. Ces connaissances aideront les autorités à mettre en place de meilleures mesures de protection du site.

Futura Sciences 18/12/2013
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MessageSujet: Antarctique : le glacier de l’île du Pin recule-t-il irréversiblement    Mer 15 Jan - 22:07

Le recul du glacier de l’île du Pin — l’un des plus importants de la calotte polaire antarctique, pourrait bien être irréversible. Une équipe de recherche française suggère que d’ici 20 ans, la limite terre-mer du glacier pourrait reculer de 40 km, engendrant une importante hausse du niveau de la mer.

Responsable à lui seul d’un quart de la contribution de la partie ouest antarctique dans la hausse du niveau de la mer, le glacier de l’île du Pin pourrait quintupler sa contribution d’ici 20 ans. Depuis qu’il est surveillé, ce glacier fond de façon continue mais la tendance est à l’accélération. Une équipe du Laboratoire de glaciologie et de géophysique en environnement (LGGE) rapporte, dans un article publié dans la revue Nature Climate Change, que cette accélération devrait s’intensifier et ce de façon irréversible.

   Les icebergs du glacier de l'île du Pin naissent de la plateforme glaciaire à l'image. Cette photo satellite de la Nasa montre le début de formation d'icebergs. © Nasa

En 2012, la fonte de ce glacier était pourtant la plus basse jamais enregistrée. C’est que mentionnait une étude, parue la semaine précédente dans la revue Science, qui mettait en exergue la complexité de ce glacier. Par sa configuration de plateforme glaciaire, il est extrêmement sensible au réchauffement des océans, mais également à la variabilité climatique naturelle. Les années 2011-2012 ont connu un long épisode La Niña, durant lequel l’océan Pacifique tropical est plus froid que la moyenne, modifiant la circulation atmosphérique à l’échelle mondiale. En Australie, cet événement a fait reculer l’océan ; en Antarctique, il a ponctuellement ralenti la fonte des glaciers.

D’après les observations, de 1992 à 2011, le glacier de l’île du Pin a perdu 20 milliards de tonnes d’eau par an. L’équipe du LGGE a confronté ces observations à trois modèles numériques d’état de l’art de l’écoulement de la glace en Antarctique. Ces modèles simulent, à partir des connaissances actuelles, l’avenir des glaciers en fonction de l’évolution des paramètres clés, tels que le réchauffement de l’océan, les changements du régime de vent… Les trois simulations s’accordent sur un point dramatique : la ligne d’échouage est engagée dans un recul qui pourrait atteindre 40 km, engrangeant une perte de masse de 100 milliards de tonnes par an pour les 20 prochaines années.

   Le glacier de l’île du Pin draine environ 79 km3 de glace par an. Sur cette photo, on observe la naissance d’un iceberg survenue en octobre 2011. La fin du glacier s'étendait sur environ 48 kilomètres, flottant sur l'océan. À mesure qu’il s’écoule de plus en plus de glace vers l'eau, la langue s'allonge, pour finalement se casser et former un gros iceberg. © Nasa

La ligne d’échouage délimite la partie du glacier qui est sur le socle rocheux de celle qui flotte sur la mer (c’est-à-dire la plateforme glaciaire). Plus elle recule, plus l’eau de mer peut attaquer le glacier et jouer le rôle de lubrifiant. Et c’est bien là le problème. On compte quatre principaux facteurs de glissement des glaciers finissant en plateformes flottantes. D’abord, le vêlage donne naissance aux icebergs et favorise l’écoulement du socle vers la mer. Ensuite, divers processus peuvent amincir la plateforme et la rendre plus fragile. Par ailleurs, l’eau de fonte en surface peut s’infiltrer jusqu’à la base du socle rocheux et donc agir comme lubrifiant. Enfin, plus la ligne d’échouage recule, plus l’eau de mer pénètre sous la plateforme glaciaire. Ce processus est aujourd’hui considéré comme le principal facteur de fonte des glaciers côtiers des calottes polaires.

 Dans cette vidéo un peut voir une fissure massive qui est en passe de créer un iceberg géant. CoconutScienceLab 20/11/2012

Dans une étude parue il y a quelques mois, une équipe américaine montrait que la moitié de l’eau de fonte en Antarctique provient des plateformes glaciaires flottantes. Le courant océanique circumpolaire se réchauffe par endroits et fait entrer en fusion la glace basale. En outre, la configuration du glacier de l’île du Pin le rend d’autant plus vulnérable. Le courant circumpolaire, plus chaud que l’eau de surface afflue sur le plateau continental voisin et pénètre de plus en plus sous la plateforme glaciaire. Son insertion est sérieusement facilitée depuis que la plateforme s’est détachée d’une crête sous-marine.

 GeoBeats News 11/9/2013

Les modèles utilisés par l’équipe du LGGE préconisent un recul de 40 km de la ligne d’échouage, et une augmentation de plus de 80 milliards de tonnes de perte d’eau pour les cinquante années à venir. Cela correspondrait à une augmentation du niveau de la mer de 3,5 à 10 mm, en ne considérant que ce glacier. Néanmoins, le caractère irréversible est à nuancer. Les modèles s’accordent pour les 50 prochaines années, mais divergent peu à peu pour les décennies suivantes. Le glacier de l’île du Pin est massif, s’il est menacé, il n’est pas voué à disparaître prochainement.

Vidéo supprimée...  Le glacier géant de Pine Island, en Antarctique, serait en recul au-delà du point de non-retour. C'est l'un des plus grands contribueurs à l'élévation du niveau de la mer...Et il est en train de fondre de manière irréversible ? "Le glacier a commencé une phase de recul auto-entretenue et irréversible et poursuit son déclin", a déclaré Gael Durand, glaciologue à Alpes Université de [/i]Grenoble  (France). Durand et une équipe internationale ont utilisé trois modèles différents pour prévoir l'avenir du glacier sur la base de la «ligne de masse», qui est la zone sous l'eau où la banquise - une extension de la calotte glaciaire du continent couvrant la mer - flotte. Cette ligne a reculé d'environ 10 kilomètres lors de la dernière décennie. Le glacier lui-même est responsable de 20% de la perte totale de la glace de la calotte glaciaire de l'Antarctique Ouest aujourd'hui.  Les spécialistes du climat gardent un œil inquiet sur ​​les calottes glaciaires du Groenland et de l'Antarctique car les fontes continues pourraient menacer les villes côtières vulnérables par un niveau de la mer dangereusement élevé. Angie White Phoenix 12/1/2014


Futura Sciences 14/1/2014
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MessageSujet: Record de vitesse pour un glacier   Mar 4 Fév - 18:01

Le glacier Jakobshavn Isbræ est se déplace de la calotte glaciaire du Groenland vers l’océan à une allure qui dépasse toutes les mesures précédentes.

Le Jakobshavn Isbræest est un glacier côtier de l'Ouest du Groenland. Enorme, il draine 6,5 % de l'inlandsis du Groenland et produit environ 10 % de l'ensemble des icebergs du Groenland. C’est probablement lui qui a produit l’iceberg qui a coulé le Titanic en 1912. Des chercheurs de l'Université de Washington et de l'Agence spatiale allemande ont mesuré les vitesses du glacier en 2012 et 2013. Les résultats sont publiés dans la revue The Cryosphere.


  
The Mars Underground 28/6/2013

«Nous voyons maintenant des vitesses, en été, quatre fois plus grandes qu’en 1990, sur un glacier qui à l'époque était considéré comme l'un des plus du Groenland», explique Ian Joughin , chercheur au Polar science Center de l'Université de Washington. À l'été 2012, le glacier a atteint une vitesse record de plus de 17 kilomètres par an, soit plus de 46 mètres par jour. Ces débits sont sans précédent : ils semblent être les plus rapides jamais enregistrés pour un glacier ou un flux de glace au Groenland ou en Antarctique estiment les chercheurs. Pour mesurer ces vitesses, l'équipe a utilisé des données acquises par le satellite TerraSAR- X des satellites de l'Agence spatiale allemande.


 Un iceberg détaché du glacier de Jakobshavn. Ian Joughin, PSC/APL/UW

Les auteurs signalent un ralentissement de l’écoulement durant l’hiver mais ajoutent que l’accélération moyenne au cours des deux dernières années est près de 3 fois ce qu'elle était dans les années 1990. De quoi envoyer des tonnes d’eau supplémentaire dans l’océan ce qui contribue à l'élévation du niveau des mers. «Nous savons que de 2000 à 2010, ce seul glacier a augmenté le niveau de la mer d'environ 1 mm. Avec de la vitesse supplémentaire, il contribuera probablement un peu plus au cours de la prochaine décennie», avertit Ian Joughin .

Comme la région de l'Arctique se réchauffe, les glaciers du Groenland tels que le Jakobshavn Isbrae sont en souffrance. Même s’il accélère son écoulement vers la côte son front de vêlage est en recul. En 2012 et 2013, les scientifiques ont noté un recul de plus d’un kilomètre par rapport aux étés précédents. Ils estiment que le glacier est devenu instable et qu’il pourrait reculer de près de 50 Km d’ici la fin du siècle.




Futura Sciences 4/2/2014
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MessageSujet: En Ouganda, les glaciers des "Alpes africaines" fondent   Lun 17 Mar - 14:18

Sous une neige tourbillonnante, John Medenge perce du bout d'une lance une fine couche de neige recouvrant une crevasse, guidant un groupe de grimpeurs vers le sommet abrupte du Mont Stanley.

"Nous sommes parmi les derniers à grimper sur la glace, ça va tellement vite", dit-il après avoir escaladé la dangereuse crête de cette montagne de la chaîne du Rwenzori, à cheval entre l'Ouganda et la République démocratique du Congo (RDC).

Avec ses 5.109 m, le Mont Stanley est la troisième plus haute montagne d'Afrique, derrière le mont Kenya et le mythique Kilimandjaro tanzanien.

AFP/AFP - Au sommet du Mont Stanley, dans la chaîne du Rwenzori, à cheval entre l'Ouganda et la République démocratique du Congo (RDC), des alpinistes grimpent dans la neige le 8 mars 2014


Mais, comme pour le mont Kenya et le Kilimandjaro, les experts mettent aujourd'hui en garde contre la fonte des neiges qui le frappe, à une vitesse alarmante. Selon eux, dans deux décennies, les pics africains, où neige et glace déjà se raréfient, ne seront plus que rocs.

"Tous les ans, la glace diminue", dit encore John Medenge. Ce guide aujourd'hui âgé de 54 ans grimpe le Mont Stanley depuis l'adolescence.

L'astronome et géographe grec Ptolémée est le premier à avoir, dès le IIe siècle, écrit sur le Rwenzori. Il avait alors identifié ces "Montagnes de la lune" comme la source du majestueux Nil blanc.

Si des siècles durant, chaque génération a pu admirer le manteau de neige qui les recouvrait, la fonte est aujourd'hui bien réelle, et a des conséquences plus graves que la seule banalisation du spectacle.

"La fonte des glaciers est un autre avertissement, un "canari dans la mine", de l'incapacité de l'humanité à limiter les dégâts du changement climatique", estime Luc Hardy de Pax Arctica, une organisation de sensibilisation au changement climatique qui a mené une expédition dans le massif en janvier.

"La fonte de ce glacier africain unique constitue une importante menace pour les communautés locales, puisqu'elle entraîne une évidente réduction des eaux renouvelables", poursuit l'explorateur franco-américain, par ailleurs vice-président de l'ONG écologiste Green Cross (Croix-Verte).

Le phénomène nuit déjà à l'agriculture et à la production hydroélectrique, pointe Richard Atugonza, du centre des ressources de la montagne à l'université ougandaise de Makerere, dans la capitale Kampala. "Cela peut devenir un gros problème à l'avenir pour la région, les rivières changent déjà".

Situé à quelques km seulement de l'équateur, le Rwenzori, souvent perdu dans la brume, s'étend sur environ un km2 et comprend quelques autres glaciers, qui pour la plupart ne sont plus aussi recouverts que d'une minuscule calotte de glace.

L'explorateur américano-britannique Henry Morton Stanley fut lui le premier Occidental à découvrir ces glaciers en 1889. A l'époque, la glace recouvrait le sommet du mont qui porte désormais son nom sur sept km2. Aujourd'hui, il n'en reste plus qu'un petit km2.

Dans le but de préserver les neiges, le roi des Bakonzo, la tribu qui peuple la région, envoie régulièrement des chefs locaux sacrifier des poulets et des chèvres aux pieds des montagnes du Rwenzori pour apaiser les dieux qui vivent sur les crêtes.

"Le réchauffement climatique n'est pas provoqué par les gens ici, mais il nous fait du mal", dénonce Baluku Stanley, président d'une des principales compagnies de trekking locales. "Bien sûr, quand il n'y aura plus de neige, cela affectera le tourisme, même si les randonnées dans la vallée sont incroyables".

Ces vallées abritent en effet une végétation digne de contes de fées, faite d'arbres tarabiscotés enveloppés dans des manteaux de lichen vert fluorescent mais aussi de lobélies et de bruyères hautes de cinq mètres. Une végétation qui permet aux éléphants, léopards et autres chimpanzés de se cacher tandis que plus haut en altitude, virevoltent des oiseaux bariolés.

Pour l'heure cependant, les grimpeurs cherchent encore à se frayer des chemins jusqu'aux pics. L'exercice est de plus en plus périlleux, car la fonte des neiges a rendu impraticables certaines pistes, où des échelles rouillées pendent désormais dangereusement dans les airs.

"Les Rwenzoris sont parmi les glaciers les plus excitants que j'ai grimpés, qui rivalisent avec les pics d'Europe et d'Amérique latine", estime cependant encore Paul Drawbridge, un Britannique de 34 ans parti pendant huit jours à l'assaut du Mont Stanley. "C'est tellement dommage de penser que les enfants que j'aurai peut-être à l'avenir ne verront jamais ces pics enneigés".


----->Illustration à venir (photos ou vidéo) suite problème informatique impossible actuellement.



Yahoo Actualités / AFP 17/3/2014
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MessageSujet: Climat : l'inlandsis du Groenland fond plus vite que prévu   Mer 19 Mar - 13:01

Au nord-est du Groenland, une partie de l’inlandis que l’on pensait résistante au réchauffement climatique serait en réalité en train de perdre des quantités importantes de glace : jusqu’à dix milliards de tonnes disparaissent chaque année depuis 2003. Ces données n’étaient pas prises en compte dans les modèles de prédiction de la hausse du niveau des mers, ce qui laisse penser que la situation pourrait être pire que prévu.

Le Groenland, dont le territoire est recouvert à 80 % de glace, constitue l’un des principaux contributeurs à l’élévation du niveau des océans, derrière l’inlandsis antarctique. Sur les 3,2 mm de hausse annuelle reportée, cette île grande comme quatre fois la France est impliquée à hauteur de 0,5 mm. Ses glaciers au nord-ouest et au sud-est figurent parmi les principaux suspects. En revanche, la région nord-est, celle du glacier Zachariae, était jugée stable. En effet, les relevés effectués entre 1978 et 2003 n’indiquaient pas de perte de glace.

Tous les glaciers groenlandais, comme le glacier d’Upernavik, au nord-ouest du territoire, s’effritent progressivement. Y compris dans les régions que l’on pensait encore épargnées par le réchauffement climatique. © Shfaqat Abbas Khan

Bien qu’il existe un courant glaciaire dont la source remonte à plus de 600 km dans les terres, le flux du Zachariae était lent, à cause de nombreux débris gelés qui lui barraient la route. De ce fait, les scientifiques considéraient qu’il était la dernière partie de l’inlandsis arctique qui ne subissait pas les affres du réchauffement climatique.

Ce temps semble révolu. Une nouvelle étude parue dans Nature Climate Change montre à quel point son recul a été sous-estimé cette dernière décennie, ce qui laisse envisager un scénario d’une hausse du niveau des mers plus importante que prévu, puisqu’il faut désormais considérer les milliards de tonnes de glace supplémentaires qui s’échappent du Groenland.

Les mesures effectuées par les 56 stations du réseau GNET (GPS Greenland Network) révèlent un recul important du glacier : 20 km ont été perdus en l’espace d’une décennie. Une perte de glace très intense, lorsqu’on la compare à celle évaluée pour le Jakobshavn Isbræ (aussi appelé Sermeq Kujalleq), considéré comme l’un des glaciers les plus rapides, ayant reculé de 35 km… en 150 ans (bien que l’accélération soit plus nette ces dernières décennies).

Des courants glaciaires, comme celui du glacier Helleim à l’image, parcourent le Groenland comme de grandes rivières de glace qui s’écoulent des terres vers la mer, et contribuent donc à élever le niveau des océans quand les quantités d’eau gelée qui tombent dans la mer sont plus importantes que celles qui se figent à l’intérieur du territoire. © Shfaqat Abbas Khan

Entre avril 2003 et avril 2012, les scientifiques, dont Shfaqat Abbas Khan, de l’institut national de l’espace du Danemark, ont estimé qu’en moyenne, dix milliards de tonnes de glace émanant du courant glaciaire du Zachariae étaient perdues chaque année. Des quantités qui avaient jusque-là été négligées par les différentes simulations qui tentaient d’anticiper la hausse du niveau des mers. Celle-ci pourrait donc se révéler plus importante qu’évalué jusqu’à aujourd’hui. Des résultats concordants avec le dernier rapport du Giec, qui estimait que l’élévation du niveau des océans avait été sous-évaluée.

Les auteurs tentent d’expliquer cette accélération brutale et imprévue par la possibilité d’un mécanisme complexe, dans lequel le réchauffement de l’air extérieur ainsi qu’une nouvelle dynamique du glacier qui en découle augmentent la vitesse du courant glaciaire. Désormais, toute la façade de la calotte glaciaire groenlandaise souffre donc de la hausse globale des températures.


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MessageSujet: ARCTIQUE. La banquise a atteint son étendue maximale : elle est basse   Jeu 10 Avr - 1:46

En Arctique, la banquise a atteint son étendue maximale le 21 mars dernier avec 14,80 millions de kilomètres carré.

Le maximum annuel du 21 mars 2014. By NSIDC

Le chiffre est décevant : il représente 730.000 km² en dessous de l'amplitude moyenne relevée entre 1981 et 2010 et 330.000 km² de plus que le plus bas niveau atteint en 2006. Ces nouvelles mesures satellites ont été communiquées en début de mois par le National Snow & Ice data Center.

Evolution de la banquise depuis mars 1979. By NSIDC.

Si on regarde les données enregistrées depuis 1979, l'année 2014 correspond au cinquième niveau le plus bas. Le tableau ci-dessus indique une diminution de l'étendue de la glace de 2,6% par décennie par rapport à la moyenne 1981-2010.


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MessageSujet: Montée du niveau des océans: la Floride en première ligne   Mer 23 Avr - 23:05

Miami Beach (Etats-Unis) (AFP) - Miami, ses plages de rêve et ses milliers de propriétés à un jet de pierre de la mer sont de plus en plus menacées par la montée du niveau de l'océan Atlantique, ont rapporté des élus et des experts mardi.

La situation est particulièrement inquiétante à Miami, la métropole du sud de la Floride, en raison du nombre colossal de magasins, hôtels et immeubles d'habitation situés au bord de l'eau.

AFP news agency 23/8/2013 - En Floride, le niveau de la mer pourrait s'élever de 60 centimètres d'ici 2060. La Floride est particulièrement vulnérable, en particulier en raison de sa faible altitude

Lors d'une audition du Sénat américain exceptionnellement organisée à Miami, le sénateur Bill Nelson a même qualifié le sud de la Floride de "Ground Zero" du changement climatique.

Selon l'élu, les trois-quarts des 20 millions d'habitants de la Floride vivent sur la côte. Et la mer se rapproche dangereusement. A en croire l'ONG World Resources Institute, la Floride a perdu 30 cm de côtes depuis 1870. Et d'ici 2060, la mer devrait avoir encore gagné de 23 à 61 cm. Plus inquiétant: la ville de Miami se trouve à seulement 1,22 m d'altitude.



"Nous nous trouvons sur un sol constitué de roche sédimentaire calcaire qui est poreuse et imbibée d'eau", a souligné le sénateur Nelson. "Construire des digues ne servirait à rien", car le sous-sol est "comme du gruyère".

"Nous devons trouver des solutions innovantes" pour protéger les biens immobiliers situés au bord de l'océan qui, à Miami, ont une valeur totale de 14,7 milliards de dollars, a expliqué M. Nelson, un élu démocrate.

Le maire de Miami-Beach, Philip Levine, a quant à lui raconté comment, lors d'inondations, les habitants sont forcés de traverser les rues avec de l'eau jusqu'aux genoux pour rentrer chez eux.

Les autorités vont d'ailleurs installer trois pompes avant les grandes marées d'octobre pour mieux évacuer l'eau, a-t-il précisé.

Sciences et avenir 22/4/2015
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MessageSujet: Nos villes sous l'eau : bientôt une réalité ?   Mar 13 Mai - 22:21

La montée des eaux liée au réchauffement climatique va-t-elle bientôt submerger nos villes ? C’est le scénario inquiétant présenté sur World Under Water, un site interactif lancé cette semaine.

À l’approche de la Journée Mondiale de l’Environnement le 5 juin prochain, le constat est peu glorieux : la fonte des glaces en Antarctique a récemment atteint un point de non-retour, et l’élévation du niveau de la mer sera bientôt une réalité si aucune action n’est prise. D’ici l’an 2100, on estime que celle-ci s’approchera des 2 mètres selon de récentes études.

 Le site World Under Water permet de visualiser la montée des eaux, consécutives du réchauffement climatique. World Under Water

Alors, comment alerter l'opinion sur la question? En guise de prévention, la plateforme de "crowdfunding" pour des projets écologiques Carbon Story lance World Under Water en association avec l’agence BBDO Proximity, un site interactif qui a pour but de sensibiliser les esprits sur la question.

En se basant sur les données de Google Maps, il permet de découvrir – sous le navigateur Chrome exclusivement – ce à quoi ressembleraient les plus grandes villes de notre planète une fois submergée par les eaux : Paris, Londres ou encore New York voient ainsi leurs plus beaux monuments engloutis. Il est également possible d’entrer sa propre adresse dans la barre de recherche afin d’avoir un aperçu de sa rue noyée...

worldunderwater 5/5/2014

Le site distille également quelques informations à retenir lors de cette visite virtuelle : l’élévation de la mer est estimée à plus de 0,3 cm par an, 13 des 14 années les plus chaudes se sont déroulées au cours de ce siècle, et les taux de CO2 dans l’atmosphère battent des records.

Une déception néanmoins par rapport à la "mise en eau" du site : les effets graphiques des inondations sont les mêmes partout et le niveau de la mer ne varie pas selon la localisation. Le résultat reste cependant édifiant et permet de prendre conscience du problème encouru.

En cas de forts changements des conditions climatiques, ce sont les populations les plus pauvres qui seraient les premières à en subir les conséquences. Toute l’activité économique mondiale serait ralentie et la vie sous-marine serait modifiée de façon irréversible. Pour réagir d'ores et déjà, World Under Water propose de calculer son empreinte carbone, pour mieux se rendre compte de l’impact de notre quotidien sur la planète.

Sciences et avenir 13/5/2014
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MessageSujet: La fonte des glaciers de l'Antarctique s'accélère La fonte des glaciers de l'Antarctique s'accélère   Mar 13 Mai - 22:36

Deux nouvelles études vont faire réviser à la hausse les prévisions les plus pessimistes d'élévation du niveau de la mer.

Deux études publiées lundi 12 mai le montrent : la fonte des glaciers de l'Antarctique s'accélère inexorablement. La première provient de la revue Geophysical Research Letters. Dans cette étude conduite par des chercheurs du Jet Propulsion Laboratory de la Nasa, les équipes se sont basées sur des mesures satellite des six plus grands glaciers de la région (Pine Island, Thwaites, Haynes, Smith, Pope et Kohler) entre 1992 et 2011.

 Un trou dans un glacier de l'Antarctique Biosphoto

"Celui de Pine Island a reculé de 31 km, Thwaites de 14 km, Haynes de 10 km, quant à Smith et Kohler, ils ont chacun perdu 35 kilomètres" énumère l'étude qui conclut de manière alarmante : "Les mesures de 2011 ne montrent aucun obstacle susceptible d'empêcher l'ensemble de ces glaciers de se détacher et de partir à la mer". En d'autres termes : c'est un point de non retour qui a été atteint.

 Un gif animé montrant la fonte et le glissement du glacier de Pine Island entre 2002 et 2014. Crédit : Géophysical Research Letters.

Et les conséquences pourraient être dramatiques. "Ces glaciers contribuent de manière significative à l'augmentation du niveau des océans, car ils relâchent chaque année autant de glace dans l'océan que l'ensemble de la banquise du Groenland" précise l'auteur de l'étude, cité par un article de la Nasa.

"Ces glaciers contiennent suffisamment d'eau pour accroître le niveau global des océans de 1,2 mètre. Et ils fondent plus rapidement que ce que les scientifiques avaient prévu" conclut Eric Rignot glaciologue de l’université de Californie à Irvine et de la Nasa, et principal auteur de cette étude. Ce qui implique donc, selon lui, de revoir les prédictions actuelles d'élévation du niveau des mers.

Les dernières prévisions du Giec estimaient que le niveau des eaux devrait grimper de plus de 80 cm d'ici 2100. "Ces glaciers seront un contributeur majeur à la montée des océans au cours des décennies et des siècles à venir", insiste-t-il.

 Un gif animé montrant la fonte et le glissement du glacier de Thwaites entre 2002 et 2014. Crédit : Géophysical Research Letters.

"L’effondrement des masses de glace de ce secteur de l'ouest de l’Antarctique paraît ainsi être irréversible" commente Eric Rignot. "Le fait que ce recul des glaciers se produise simultanément sur une vaste zone laisse penser que ce phénomène a résulté d’une cause commune : un réchauffement de l’eau de l’océan dans laquelle flotte une partie de ces masses de glace. La disparition de ce secteur paraît donc, désormais, inéluctable" conclut le chercheur.

Une seconde étude publiée dans le journal Science par un chercheur du Centre des Sciences Polaires de l'université de Washington va dans le même sens.

Ce glaciologue a focalisé ses recherches sur le plus imposant de ces glaciers : celui de Thwaites. À partir de cartes topographiques détaillées obtenues par radar aéroporté, mesurant l'épaisseur de la glace, il a établi un modèle numérique de la désintégration de ce dernier.

L'objectif de son étude était de tester la sensibilité des calottes glaciaires au réchauffement et de voir quelles conditions permettaient d'inverser le processus de fonte. Et ses conclusions sont sans appel : quel que soit le scénario envisagé, le glacier de Thwaites est condamné à disparaître d'ici deux à neuf siècles.

 Carte montrant l'épaisseur de la glace sur le glacier de Thwaites. Crédit : David Shean / Université de Washington

Dans un article publié sur le site de l'université de Washington, le chercheur affirme que "le glacier de Thwaites qui se déplace rapidement pourrait accroître le niveau des océans d'environ de 60 centimètres. Et ce glacier agit comme un pivot qui pourrait entraîner avec lui le reste de la banquise" commente le chercheur. Et ce dernier de préciser que le reste de cette banquise contient assez d'eau pour accroître le niveau des océans de 3 à 4 mètres.

"Auparavant, quand nous avons constaté l'amincissement, du glacier, nous ne savions pas comment allait évoluer la fonte", explique Ian Joughin de l’université de Washington et co-auteur de l'étude. "Les simulations dans notre modèle informatique semblent indiquer une accélération dans le futur, sans aucun mécanisme de stabilisation en vue" précise le glaciologue.

"De nombreux glaciologues suspectaient une telle accélération de la fonte. Désormais, notre modèle nous donne une idée de la vitesse à laquelle elle se produit" précise Ian Joughin.

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MessageSujet: Fonte des glaces au Groenland : le changement global responsable à 50 %   Mar 13 Mai - 23:52

Si le Groenland et une partie du Canada se sont nettement réchauffés ces dernières années, c'est en partie à cause d'une élévation de température... dans l'océan Pacifique. Le réchauffement global de la planète n'y a contribué que pour moitié. C'est la conclusion d'une équipe qui a étudié les aspects régionaux des variations du climat.

Depuis plusieurs années, les scientifiques notent des fontes exceptionnelles de l’inlandsis groenlandais. Les indices en sont le maintien d’eau liquide en surface et la vitesse d’écoulement de certains glaciers, mais aussi les températures. Le changement climatique global en est-il la cause, ou bien faut-il incriminer des variations régionales ? La zone s’est réchauffée bien plus vite que la planète. Le Groenland et la partie est du Canada ont en effet connu une hausse de 1 °C par décennie depuis les années 1980.

 Le glacier Helleim, photographié par Shfaqat Abbas Khan, de l'institut national de l’espace du Danemark, descend, comme d'autres, de l'inlandsis vers la mer, transportant son eau douce. © Shfaqat Abbas Khan

La question est difficile à trancher, car les relations entre changement planétaire et variations locales sont très mal connues. En 2013, une équipe faisait de ces phénomènes variables les responsables de l’accélération de la fonte des glaciers groenlandais en 2012. Le forçage principal causant l’apparition de glace de surface au Groenland, expliquaient les chercheurs, est « lié à des changements durant l'été de l’oscillation nord-atlantique (NAO), de l’indice de blocage du Groenland [le GBI, qui caractérise le système de hautes pressions centrées sur le Groenland, NDLR] et le courant-jet polaire qui a favorisé l’advection d'air chaud le long de la côte ouest ».

 Le front du glacier groenlandais Jakobshavn Isbræ. En 2012, il a reculé de 1 km et autant en 2013. D’ici la fin du siècle, les scientifiques s’attendent à un recul total de 50 km. © Nasa Goddard Photo and Video, Flickr, cc by 2.0

Une autre équipe, de l’université de Washington aux États-Unis, vient de publier sur la base de modélisations et d’observations des résultats quantitatifs dans la revue Nature. Selon eux, la part du réchauffement global sur l’élévation de température au Groenland et à l’est du Canada est d’environ 50 %. L’autre moitié serait due à des eaux de surface plus chaudes dans l'océan Pacifique ouest en région tropicale. Depuis le milieu des années 1990, les eaux aux alentours de la Papouasie-Nouvelle-Guinée restent plus chaudes de 0,3 °C qu’auparavant. Les modèles montrent que cet échauffement produit dans l’atmosphère une onde stationnaire qui s’étale en un grand cercle jusqu’au Groenland. Sur cet arc, des zones s’échauffent là où l’air descend et d’autres se refroidissent là où il monte. Résultat : une augmentation de 0,5 °C par décennie depuis 1979 entre l’Arctique canadien et le Groenland.

Pourquoi les eaux du Pacifique ouest sont-elles plus chaudes ? On ne sait pas, répondent les auteurs de l’étude, qui soulignent l’importance de ces facteurs difficilement prédictibles sur le climat. « Nous devons comprendre pourquoi le réchauffement climatique n’est pas uniforme depuis 30 ans, conclut l’un d’eux, Qinghua Ding, dans un communiqué de l’université de Washington. Surimposées au changement global, des caractéristiques régionales doivent être expliquées. »


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MessageSujet: Au Groenland, la surface plus sombre fait fondre la glace plus vite   Sam 14 Juin - 18:01

Des poussières minérales, emportées par le vent et venues se déposer sur les neiges du Groënland, ont, ces dernières années, réduit l'albédo de la surface, accélérant les fontes printanières se produisant à la surface de l'inlandsis. Un effet qui augmente celui de l'élévation de la température de l'air.

Dans une publication parue le 8 juin dans Nature Geoscience, des chercheurs de Météo-France et du CNRS viennent de montrer que la neige recouvrant la calotte groenlandaise au printemps est plus sombre depuis 2009 à cause d'un accroissement des dépôts d’impuretés. Cet assombrissement a contribué à la récente fonte accélérée de la calotte et pourrait amplifier le changement climatique sur la calotte.

 Sur une surface neigeuse, des impuretés absorbantes ont réduit l'albédo, provoquant une élévation de température et une fonte locale. À l'échelle de la calotte glaciaire du Groenland, ce phénomène serait responsable d'une fonte plus importante en surface. © Rémi Maupetit

L'énergie solaire absorbée par la surface de la calotte groenlandaise dépend de la blancheur, donc du pouvoir réfléchissant — l'albédo —, de la neige qui la recouvre. L’albédo varie essentiellement avec la taille des grains de neige et la quantité d’impuretés absorbantes contenues dans le manteau neigeux. Grâce à des satellites observant la surface du Groenland dans le visible et l’infrarouge, Marie Dumont, du Centre d’études de la neige du CNRM-GAME (CNRS/Météo-France), et ses collègues viennent de mettre en évidence que depuis 2009, la neige présente à la surface du Groenland au printemps et en été était moins blanche qu’auparavant.

L’assombrissement estival est bien connu. Il a déjà fait l'objet de précédents travaux ayant montré qu’il était un maillon d’une « boucle de rétroaction positive » du système climatique : sous l’effet du réchauffement climatique, la température estivale de la neige de surface augmente, ce qui entraîne un grossissement des grains de neige. Cet accroissement de taille induit une diminution de l’albédo et donc une augmentation de l'absorption de l’énergie solaire par la surface qui amplifie le réchauffement initial.

 Évolution de l’albédo vue par les satellites depuis 2003 pour les points élevés (supérieurs à 2.000 m d’altitude) de la calotte groenlandaise entre avril et juillet. Depuis 2008-2009, on observe une baisse de l’albédo, c'est-à-dire du pouvoir réfléchissant. Au cours de l’été, cette diminution est attribuée au grossissement des grains et à l’élévation de température. Au printemps, ces travaux permettent de montrer qu’elle est également due à une plus forte concentration en impuretés absorbantes dans la neige de surface. © M. Dumont et al., Nature Geoscience, CNRS

La nouveauté concerne le printemps : cette étude montre pour la première fois que l’assombrissement est à cette saison lié à la présence croissante d’impuretés dans la neige. Les images satellites révèlent par ailleurs des impuretés colorées et non noires comme le carbone suie, ce qui indique qu'elles pourraient être constituées de poussières minérales. Les chercheurs avancent l’hypothèse que la poussière minérale rendue disponible par une fonte plus précoce de la couverture neigeuse saisonnière aux hautes latitudes de l'inlandsis serait transportée par le vent et se redéposerait sur la calotte groenlandaise.

La modélisation numérique permet en outre de conclure que cet assombrissement printanier a pu contribuer à la récente accélération de la fonte du Groenland. Il induirait en effet un réchauffement plus précoce de la neige de surface, ce qui renforcerait la boucle de rétroaction positive se mettant en place en été. L’augmentation possible du dépôt d’impuretés dans le futur doit donc être prise en compte dans les projections climatiques de l’évolution de l’état du Groenland et de son effet sur l’élévation du niveau des mers.

Futura sciences / CNRS 14/6/2014
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MessageSujet: La glace fond de plus en plus vite... aux deux pôles   Lun 25 Aoû - 23:22

Des chercheurs allemands ont chiffré les volumes de glace perdus par chacun des pôles chaque année. Ils sont astronomiques.

C'est une étude encore plus alarmante que prévu qui vient d'être publiée dans la revue Cryosphère. En se basant sur 3 ans de données collectées par le satellite d'observation Cryosat-2 (sur la période 2011 - 2014), une équipe de chercheurs allemands a mesuré la vitesse à laquelle fondaient les glaces aux deux pôles de notre planète. Et les résultats sont stupéfiants.

D'après les chiffres de cette étude, la vitesse à laquelle la glace du Groenland disparaît a été multipliée par 2,5 entre la période 2003 -  2009 (relevés effectués à l'aide du satellite ICE Sat de la Nasa) et 2011 - 2014. Les glaces du pôle Nord reculeraient ainsi d'un volume estimé à 375 kilomètre cube chaque année.

 Figure extraite de la publication de Cryosphère. Sur cette carte du Groenland, les zones en rouges marquent un recul des glaces, celles en bleu une progression.

Et côté pôle Sud, la situation est tout aussi alarmante. La fonte globale des glaces y est 3 fois plus rapide, notamment dans la partie ouest de ce continent. L'étude note toutefois que dans la région de Dronning Maud, à l'est de l'Antarctique, la couche de glace s'accroît. Mais cela ne compense qu'une partie les pertes en glace puisqu'au total, la calotte glaciaire de l'Antarctique perdrait environ 128 Km cube de glace par an.

 Figure extraite de la publication de Cryosphère. La carte représente l'Antarctique. Les zones en rouges marquent un recul des glaces, celles en bleu une progression.


Sciences et avenir 25/8/2014
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MessageSujet: La fonte des glaces affecte la gravité terrestre   Jeu 2 Oct - 9:16

Les données engrangées par feu le satellite GOCE montrent que les variations des masses des calottes glaciaires génèrent des modifications locales de la gravité. Pendant quatre ans, avant de se désintégrer dans l’atmosphère en 2013, le satellite GOCE (mission d’étude de la gravité et de la circulation océanique en régime stable) a mesuré la gravité terrestre avec une précision inégalée.

 La fonte des glaciers modifie la gravité terrestre en Antarctique. DGFI/Planetary Visions

En résulte le géoïde ci-dessous : il montre que le champ de gravité terrestre n’est pas uniforme. En effet il varie subtilement par endroit en raison de la rotation de la planète et de la répartition inégale des masses (montagnes, fosses océaniques), principalement.

 Le géoïde obtenu grâce à GOCE. ESA/HPF/DLR.

La nouveauté, c'est qu'une nouvelle analyse des données enregistrées par GOCE indique que la fonte des glaces affecte aussi, localement, la gravité.

C’est une équipe internationale qui a fait cette constatation en se basant sur les mesures réalisées par GOCE au-dessus de l’Antarctique entre novembre 2009 et juillet 2012.

Les scientifiques ont noté, au cours de cette période, que la fonte de la glace contenue dans de nombreux bassins versants s’est reflétée dans les relevés satellitaires. La perte de masse des calottes glaciaires a entraîné une diminution locale de la gravité, trop imperceptible pour être ressentie par un être humain mais suffisante pour être relevée par GOCE (qui n’a pourtant pas été conçu pour enregistrer les variations de gravité au cours du temps).

The Mars Underground 26/9/2014

Ces données confirment celles d’un autre satellite (nommé GRACE) qui avait, le premier, observé un lien entre la masse des glaces et la gravité aux pôles. Mais les chiffres beaucoup plus précis envoyés par GOCE permettent d’afficher ces variations pour chaque bassin versant analysé. "Nous travaillons maintenant avec une équipe interdisciplinaire pour étendre l'analyse des données de GOCE à l'ensemble de l’Antarctique" signale Johannes Bouman de l'Institut allemand de recherche géodésique.

L’analyse permettra de créer une carte des variations de la gravité en Antarctique sur deux ans et des les relier à la fonte des glaciers. Cela permettra de compléter les mesures des satellites altimétriques comme CryoSat 1 et 2, lesquels cartographient les variations d’épaisseur de la glace aux pôles.

NASA.gov Video 22/5/2013

La fonte de l’inlandsis et des glaciers en Arctique et en Antarctique est une préoccupation majeure de la communauté scientifique. Les mesures sont alarmantes et relèvent une accélération de la fonte des glaces associée au réchauffement climatique.

Ainsi entre 2011 et 2014, ce sont 125 km3 par an de glace qui se sont volatilisés en Antarctique. Et le processus continue de s’emballer à tel point qu’aujourd’hui certains scientifiques estiment qu’il est irréversible. Avec pour conséquence, une montée du niveau des eaux qui pourrait atteindre 80 cm d’ici 2100 selon les dernières estimations du GIEC, le groupement d’experts chargé d’évaluer le changement climatique en cours.

exposurelabs 4/9/2012

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MessageSujet: La fonte inquiétante des glaciers arctiques   Mar 21 Oct - 13:49

Chasing Ice, ce que l'on pourrait probablement traduire par « à la poursuite de la glace », est un documentaire états-unien réalisé à partir des aventures en Arctique des membres du Extreme Ice Survey (EIS). Il a été présenté au festival de Sundance 2012, où il a remporté le prix de la meilleure photographie. Son but est de montrer la réalité du réchauffement climatique et son impact sur le retrait des glaciers.

 La fonte des glaciers en Arctique inquiète mais la situation est également préoccupante en Antarctique. On voit ici un iceberg tabulaire. Il est de forme plate, avec une longueur supérieure à cinq fois sa hauteur. Les tabulaires sont caractéristiques de la zone antarctique et de ses nombreuses « barrières de glace », certaines longues de plusieurs kilomètres. Elles dérivent dans l’océan austral au gré des vents et des courants. © cc by sa 2.0, Michael Clarke, Wikipédia

Les images sont certainement l’un des meilleurs moyens pour faire prendre conscience au grand public de l’importance des problèmes découlant du réchauffement climatique et de la nécessité de prendre des mesures pour y faire face. Les membres du Catlin Seaview Survey l’ont bien compris et c’est pourquoi ils sont en train de réaliser un Google Street View des récifs coralliens de la planète afin de surveiller leur évolution pendant le XXIe siècle.

James Balog faisait initialement partie des climatosceptiques. Mais, durant deux ans, il a réalisé des reportages photographiques sur le retrait des glaciers, d'abord en Islande, pour le compte du New Yorker et finalement de National Geographic. Ce qu’il a vu l’a fait changer d’avis, tant l’évolution des glaces était spectaculaire et rapide. Convaincu de la réalité du changement climatique en cours, il a fondé il y a 7 ans un ambitieux projet baptisé Extreme Ice Survey (EIS) afin de catalyser des collaborations entre des ingénieurs, des photographes et des glaciologues tels que Jason Box (Ohio University’s Byrd Polar Research Center) et Tad Pfeffer (Institute of Arctic and Alpine Research, University of Colorado).

 La bande annonce du documentaire Chasing Ice. Les aventures de James Balog ont commencé en Islande en 2005. © Exposure Labs, YouTube, 4/9/2012

Le but de l'EIS est de donner à voir au grand public l’ampleur du phénomène de retrait des glaces en Arctique et de fournir aux scientifiques un dossier photographique leur permettant de comprendre les mécanismes et la vitesse de recul des glaciers en liaison avec le réchauffement global.

Au cours des années, une trentaine d’appareils de prise de vue, spécifiquement conçus pour prendre des photographies toutes les demi-heures pendant la journée dans un climat froid, ont été installés sur 13 glaciers au Groenland, en Islande, en Alaska, au Canada, dans l'Himalaya et même dans les montagnes Rocheuses. Ils ont permis de réaliser des time-lapses impressionnants montrant l’impact du réchauffement climatique sur la fonte des glaciers en Arctique.

 Exposure Labs 14/12/2012 : En mai 2008,  Adam LeWinter et Jeff Orlowski, ont filmé l'effondrement historique d'un glacier du Groenland.

Le travail accompli depuis 2007, et qui se poursuit, a débouché en novembre 2012 sur un film documentaire réalisé par Jeff Orlowski : Chasing Ice. On y voit l'équipe de l’EIS confrontée à de nombreux problèmes techniques et des dysfonctionnements des appareils photo ainsi que les problèmes aux genoux dont a été victime James Balog. Bien sûr, l’essentiel de ce documentaire, qui a reçu de nombreux prix, n’est pas là. Les images des glaciers en train de fondre sont en effet à couper le souffle. On retiendra en particulier celles d’un des plus grands vêlages jamais observés, celui survenu sur le Glacier Sermeq Kujalleq, au Groenland.


Futura Sciences 20/10/2014
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MessageSujet: Le réchauffement est inéluctable? Les Alpes se préparent à faire avec   Lun 1 Déc - 1:38

Innsbruck (Autriche) (AFP) - La randonnée plutôt que le ski ? Les régions alpines, plus affectées que d'autres par le réchauffement climatique, veulent mieux anticiper la poursuite de la hausse des températures, jugée inéluctable par les scientifiques.

"L'idée d'un environnement immuable est sympathique. Mais elle ne correspond pas à la réalité de la vie, qui est faite d'adaptations permanentes", juge Andrea Fischer, experte en glaciers à l'Institut pour la recherche interdisciplinaire sur la montagne (IGF) d'Innsbruck, au Tyrol autrichien.

 Des skieurs sur le domaine de Val Thorens le 22 novembre 2014 (c) Afp

Avec un ensoleillement annuel en hausse de 20% depuis 1880 et des températures qui ont crû deux fois plus vite que la moyenne mondiale, le massif des Alpes est aux premières loges pour mesurer les effets du réchauffement climatique, auquel l'ONU consacre une conférence à partir de lundi à Lima.

L'étendue des glaciers autrichiens a ainsi reculé de 15% en moyenne en moins de 20 ans, à l'image du Pasterze, le plus grand d'entre eux, selon l'IGF. Et les chances fondent de jour en jour de pouvoir limiter à moins de 2°C la hausse globale des températures d'ici à la fin du siècle, selon un rapport du Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (Giec) présenté à Copenhague début novembre.

Prenant acte de cette évolution, instituts de recherche et collectivités se fédèrent pour tenter d'en anticiper les conséquences, notamment au sein de projets comme le C3-Alps, qui regroupe des partenaires issus des huit pays alpins (Allemagne, Autriche, France, Italie, Liechtenstein, Slovénie et Suisse).

"On ressent déjà les effets du changement climatique et il faut désormais prendre les devants. C'est un problème transnational qui nécessite une collaboration transnationale", explique à l'AFP Karine Siegwart, vice-directrice de l'Office fédéral suisse pour l'environnement, membre de C3-Alps. Certaines stations de sports d'hiver de basse et de moyenne montagne, comme Stockhorn en Suisse, ont déjà fait leur deuil des pentes enneigées et ont démonté leurs remonte-pentes pour miser sur la randonnée, même en hiver. Avec ou sans raquettes.

Mais outre l'impact touristique, le changement climatique peut avoir des conséquences particulièrement graves et prises très au sérieux pour la sécurité des habitants et des infrastructures des Alpes, comme la multiplication des inondations, des glissements de terrain ou des incendies de forêt. "Imaginez la conséquence d'un glissement de terrain dans une vallée étroite avec une route, une voie de chemin de fer et peut-être des lignes électriques et des habitations... C'est ce que nous essayons d'anticiper", confie Georg Rebernig, directeur de l'Agence autrichienne de l'environnement, également membre du C3-Alps.

Dans ce pays, la province du Tyrol a déjà investi 125 millions d'euros pour protéger des sections de route des avalanches, en prévision de la multiplication du phénomène. Plus au nord, dans la région danubienne, les autorités autrichiennes ont relogé quelque 250 foyers qui habitaient près du fleuve, en raison de risques accrus d'inondations, pour 90 millions d'euros.

L'agriculture, l'industrie hydroélectrique et l'approvisionnement en eau pour la consommation humaine peuvent également être affectés par des épisodes croissants de sécheresse, en raison notamment de la réduction des réservoirs naturels que constituent les champs de neige, soulignent les experts.

En Allemagne, des agriculteurs sont déjà incités à cultiver des variétés résistantes à la chaleur et peu gourmandes en eau.

"Il faut partir du principe qu'il y aura davantage de situations extrêmes - des inondations, mais aussi des manques d'eau", précise Mme Siegwart, soulignant "qu'il faut sensibiliser les populations sur le terrain, parce que les effets du changement climatique seront ressentis localement".

Comptant parmi les régions montagneuses les plus prospères au monde, les provinces alpines espèrent que les fruits de leurs travaux pourront servir à plus pauvres qu'elles. Ainsi, "les régions qui n'ont pas nos moyens pourront tirer profit de notre expérience", espère M. Rebernig.


Sciences et avenir 28/11/2014
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MessageSujet: La fonte des glaciers a triplé dans la partie de l'Antarctique où elle est la plus rapide   Mer 3 Déc - 18:18

Washington - La fonte des glaciers dans la région de l'Antarctique où elle est la plus forte a vu son rythme tripler lors de la dernière décennie, montre mardi une étude menée sur les 21 dernières années.

Les glaciers dans l'échancrure de la mer d'Amundsen, dans l'ouest de l'Antarctique, perdent de la glace plus rapidement que partout ailleurs sur le continent et sont les plus grands contributeurs à la montée du niveau des océans, rappellent ces chercheurs de l'Université de Californie à Irvin et au Jet Propulsion Laboratory de la Nasa.

Deux recherches publiées en mai dernier concluaient que la fonte des grands glaciers de l'ouest de l'Antarctique, qui contiennent assez d'eau pour faire monter les océans d'au moins un mètre, s'accélère sous l'effet du réchauffement et paraît irréversible.

Cette dernière étude est la première à évaluer et à réconcilier les observations faites à partir de quatre techniques de mesure de la fonte de ces glaciers et permet de produire une estimation du volume et du rythme de perte de glace sur deux décennies, expliquent ces scientifiques dont les travaux paraîtront dans la revue Geophysical Research Letters datée du 5 décembre.

La perte de masse de ces glaciers s'accélère à un rythme surprenant, souligne Isabella Velicogna, une scientifique de l'Université de Californie à Irvin (UCI) et au JPL, co-auteur de la recherche.

Des études précédentes suggéraient que cette région de l'ouest de l'Antarctique change très rapidement depuis les années 1990 et nous avons voulu voir comment les différentes techniques mesuraient ce changement, ajoute Tyler Sutterley, de l'UCI, le principal auteur.  Le fait que les quatre techniques produisent les mêmes résultats conforte notre confiance dans l'exactitude des mesures, souligne-t-il.

Il s'agit de mesures effectuées par des satellites et des radars de la Nasa et de l'ESA, l'agence spatiale européenne, ainsi qu'avec le modèle de climat atmosphérique de l'Université d'Utrecht aux Pays-Bas.

Le volume total de glace perdu depuis 1992 a été en moyenne de 83 milliards de tonnes par an. En comparaison, les glaciers de l'Antarctique ont fondu de l'équivalent d'un mont Everest tous les deux ans depuis les 21 dernières années. L'Everest pèse 161 milliards de tonnes.

Le rythme de la perte de ces glaces s'est aussi accéléré en moyenne de 6,1 milliards de tonnes chaque année depuis 1992. Et de 2003 à 2009, quand les quatre techniques ont été utilisées simultanément, le rythme de fonte des glaciers s'est accru de 16,3 milliards de tonnes annuellement, soit près d'un triplement comparativement à l'ensemble de la période de 21 ans.

Les résultats de cette dernière recherche sont publiés au moment où viennent de débuter à Lima, au Pérou, deux semaines de négociations internationales sur le climat jugées déterminantes pour conclure un accord multilatéral de lutte contre le réchauffement fin 2015 à Paris.

Les gaz à effet de serre, dont surtout le dioxyde de carbone (CO2), ont augmenté de 45% depuis 1990 ce qui pourrait faire de 2014 l'année la plus chaude sur le globe depuis le début des relevés de température en 1880.


Romandie 3/12/2014
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MessageSujet: Miquelon et la montée des eaux...   Mer 24 Déc - 20:47

Miquelon, petite île française de l'Atlantique nord, risque de devenir une illustration inattendue du réchauffement climatique et de son corollaire de la montée des eaux qui pourrait affecter son isthme fragile et des infrastructures clés.

«On parle beaucoup de réchauffement climatique, cela apparaît comme une évocation abstraite pour beaucoup de nos compatriotes et il est très important de montrer que la France, qui va organiser le sommet (sur le climat en décembre 2015), est directement concernée», a déclaré mardi François Hollande, premier président de la République à se rendre sur Miquelon.

 La baie de Miquelon le 23 décembre 2014 à Saint-Pierre et Miquelon - Stéphane de Sakutin AFP

Dans l'imaginaire collectif, le réchauffement affecte les zones tropicales avec ses exemples les plus spectaculaires: les petits Etats du Pacifique qui risquent une submersion totale, ou certaines îles des Seychelles dans l'Océan indien.

«La France a le deuxième domaine maritime du monde», a rappelé M. Hollande. Lors de la Conférence des parties sur le climat (COP 21) à Paris en décembre 2015, M. Hollande a promis aux Miquelonais qu'il «donnerait l'exemple de ce qui peut se produire ici à Miquelon-Langlade si rien n'est fait pour empêcher le réchauffement climatique».

Miquelon (110 km2) et Langlade (91 km2) sont reliées depuis le XVIIIème siècle par un isthme de sable. Les 600 habitants sont tous regroupés au nord de Miquelon sur la presqu'île du Cap. Si le point culminant est à 250 m d'altitude, une grande partie de l'île n'est pas si haute.

 Port de Miquelon, vu du Cap. Christophe Detcheverry / GFDL

«Le bourg repose sur un banc de galets dont l'altitude varie entre zéro et trois mètres d'altitude. Il est bordé par le grand étang, d'est en ouest par la mer et un cordon littoral qui protège le village mais qui est fortement exposé à l'érosion éolienne et marine», a exposé Hélène Guignard, directrice adjointe de la Direction des territoires, de l'alimentation et de la mer (DTAM) de Saint-Pierre et Miquelon.

«Les experts dans leurs prévisions les plus pessimistes estiment une potentielle élévation des océans d'un mètre associée à une fréquence plus importante des tempêtes et de leur intensité», a poursuivi Mme Guignard.

Afin de mettre en place un plan de prévention des risques littoraux, l'Etat et des partenaires ont entrepris de mesurer la topographie des zones basses, le recul du trait de cote, la hauteur de la houle, des marée et concomitamment l'élévation de la croûte terrestre. (Image : Eric Gaba CC BY-SA 3.0)

Une simulation «statique» a été réalisée en imaginant les pires conditions conjuguées à ce jour: «si le village est relativement bien situé sur son banc de sable mais quelques infrastructures comme l'aéroport, la centrale électrique, le centre médical auraient les pieds dans l'eau», a décrit la directrice adjointe de la DTAM.

 Et en associant, à l'horizon 2050, l'élévation des eaux à 30 cm, «on se rend compte de la vulnérabilité du village», a-t-elle ajouté, soulignant que pour affiner ces projections il faudrait pouvoir faire une modélisation en trois dimensions associant la dynamiques de houles et des courants liés aux tempêtes. «Le risque que l'on ait un fractionnement de Miquelon-Langlade en trois îles puisque l'isthme est un bout de terre qui peut être dans 40, 50 ans, submergé», a constaté François Hollande, du haut du promontoire où lui était exposée la situation. (Image : 

Le maire de la commune, Jean de Lizzaraga, a déploré l'absence de communication de ces études préalablement aux élus et à la population qu'il ne «faut pas affoler». «L'exercice ne consiste pas à faire peur mais à mettre, grâce à vous et avec vous, les moyens de prévenir ce type de risque», a temporisé le chef de l'Etat.

Par contre, «cela justifie le combat ou la mission confiée à la France de préparer Paris climat 2015 et de montrer combien cela est une réalité aujourd'hui», a renchéri Annick Girardin, secrétaire d'Etat à la francophonie et ex-députée de l'archipel de Saint-Pierre et Miquelon.

20 Minutes 24/12/2014
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