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 Le point sur le corail... Les coraux dans le monde

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MessageSujet: Le crabe velu, peut-être un médecin contre le blanchissement du corail    Mar 5 Fév - 17:30

SYDNEY - Les scientifiques ont longtemps accusé le crabe velu du corail de nuire à la Grande barrière au large de l'Australie mais une nouvelle étude lui prête en réalité des vertus prophylactiques contre le blanchissement dû au réchauffement de l'eau de mer.

Cymo melanodactylus, le crabe velu du corail Brian Mayes


Les scientifiques de l'Ecole de biologie marine et tropicale de la James Cook University ont étudié l'impact du Cymo melanodactylus sur des fragments coralliens souffrant de blanchissement, une maladie mortelle présente dans tout le pourtour indo-pacifique.

Les crabes n'éradiquent pas la maladie, dont les mécanismes restent mal connus, mais l'étude montre qu'ils contribuent grandement à la ralentir: la propagation est trois fois moins rapide.

Je pense que les crabes se rendent utiles en consommant le tissu (du corail) lorsqu'il tombe et aussi en ingérant les micro-organismes associés qui pourraient prospérer sur ce tissu mort ou agonisant, érigeant de fait une ceinture sanitaire entre les colonies saines et les colonies malades, a expliqué le biologiste Joseph Pollock à l'AFP.

La Grande barrière de corail en Australie a perdu plus de la moitié de ses prairies coralliennes au cours des trois décennies passées en raison des tempêtes, des ravages provoqués par une étoile de mer coralliphage, et du réchauffement.


------>Et aussi par les chaluts et filets, il ne faut pas l'oublier... Même si en Australie des règles existent, notamment au pourtour de la mer de Corail.... Que certains fraudeurs ne respectent pas ou peu !


ROMANDIE 5/2/2013
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MessageSujet: Coral Disease : un plan pour protéger le corail calédonien   Sam 16 Fév - 16:03

Les coraux sont malades ! Depuis les années 1980, on observe la prolifération du «white syndrome», responsable de l’extinction des coraux branchus aux Caraïbes. En Nouvelle-Calédonie, deuxième plus grand récif corallien, le projet Coral Disease s’est mis en place. L’objectif est de prévenir le lagon d’une invasion de maladies. Lumières sur ce projet.


De nombreuses études ont montré que le nombre de maladies coralliennes, le nombre d’espèces de coraux concernées par ces maladies et leur distribution ont considérablement augmenté ces dernières décennies. Dans les années 1980, une prolifération de la maladie dite « white syndrome »(maladie de la bande blanche) a ravagé et décimé les coraux branchus du genre Acropora dans les Caraïbes, réduisant le couvert corallien. Dans les Caraïbes, les maladies coralliennes sont considérées comme un facteur majeur de déclin des récifs coralliens.


Le problème des maladies coralliennes a également émergé dans l’océan Indo-Pacifique. L’explosion de certaines maladies (dont le « white syndrome ») est maintenant connue et augmente en fréquence à travers l’Indo-Pacifique. L’intensification des perturbations anthropiques (liées aux activités humaines) sur le littoral, la surpêche et les conditions environnementales associées au changement climatique global semblent toutes contribuer à l’augmentation des maladies coralliennes dans l’océan Indo-Pacifique.


Cette région représente donc un challenge important en matière de gestion des maladies infectieuses coralliennes, car elle est beaucoup plus vaste que celle des Caraïbes et de nombreuses économies majeures en dépendent. Comprendre la dynamique des maladies coralliennes de l’Indo-Pacifique est crucial si l’on veut conserver les récifs coralliens.


Coral Disease a pour objectif d’étudier et déterminer des lésions-maladies coralliennes rencontrées dans le lagon néocalédonien, ce qui comprend l’identification des pathogènes tels que des bactéries ou champignons au niveau des tissus et des squelettes coralliens. En outre, une base de données sera mise en place. Elle permettra d’établir l’état de santé initial des 12 récifs étudiés afin de pérenniser le suivi des maladies coralliennes. Enfin, de nouveaux indicateurs de santé seront intégrés aux suivis mis en place par les autorités et les acteurs locaux de l’environnement (Provinces, Aquarium de Nouméa, UNC) pour suivre en routine l’état de santé des écosystèmes.


Actuellement deux types de suivis sont utilisés : le RORC (protocole simplifié accessible à tous les niveaux) et le GCRMN (protocole plus complet demandant une expertise scientifique). Avant 2010, les maladies coralliennes n’avaient jamais été étudiées en Nouvelle-Calédonie. Or, cet archipel tropical situé le plus au sud du Pacifique ouest a inscrit au patrimoine mondial près de 60 % de ses récifs, alors qu’il affiche parallèlement un développement d’activités anthropiques important sur le littoral (activités minières, développement urbain, etc.).


L’IRD et le bureau d’études Biocénose collaborent en Nouvelle-Calédonie dans le cadre du projet Coral Disease coordonné par Aline Tribollet (Chargée de Recherche à l’IRD), en partenariat avec deux scientifiques d’Hawaii (Greta Aeby, Hawaii Institute of Marine Biology, et Thierry Work,U.S. Geological Survey- National Wildlife Health Center). Le projet a débuté en 2010 avec un financement Crisp et va se poursuivre en 2013 avec un financement du Ministère de l’Ecologie, du Développement Durable et de l’Energie dans le cadre du programme Ifrecor.


En février 2013, l’équipe, composée de trois chercheurs (A. Tribollet, G. Aeby et T. Work), d’un biologiste (G. Lasne, Biocénose) et d’une équipe de marins-plongeurs de l’IRD, retournera sur les récifs étudiés en 2010 afin de confirmer ou d’infirmer les tendances observées alors. Ces sites correspondent à 6 récifs barrières et 6 récifs côtiers répartis du nord au sud du lagon néocalédonien sous influence océanique ou terrigène.


En 2010, 23 lésions-maladies ont été observées et concernaient 14 genres coralliens. Bien que présentes à tous les sites, les maladies coralliennes n’étaient pas très abondantes, indiquant une bonne santé relative des récifs étudiés. Les deux maladies les plus communément observées étaient le « white syndrome » sur les coraux branchus du genre Acropora, et les anomalies de croissance chez les coraux massifs du genre Porites.





Principales maladies coralliennes dans le lagon calédonien. A : « white syndrome » d’Acropora. B : Croissance anormale de Porites. © A. Tribollet, IRD

Les coraux sont un refuge pour de nombreuses espèces de poissons, comme ici le poisson clown. En Chine, 80 % du récif corallien a disparu en conséquence de la pollution anthropique. Les maladies coralliennes sont en partie dues à l'Homme. Le projet Corail Disease, coordonné par l'IRD vise à protéger le lagon calédonien. © Nemos Great Uncle




FUTURA SCIENCES 16/2/2013
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MessageSujet: La fluorescence, un signe de bonne santé chez les coraux   Mer 20 Mar - 1:00

Certains coraux brillent et cette lumière peut être un outil efficace pour évaluer leur état de santé estiment les chercheurs de la Scripps Institution of Oceanography.

Les coraux sont bien connus pour leurs couleurs éclatantes. Ce qu’on sait moins c’est que la plupart des espèces peuvent émettre une lueur grâce à des protéines fluorescentes. Les chercheurs pensent que ce phénomène encore mal connu pourrait aider à protéger le corail des effets des rayons UV du Soleil ou éventuellement contre différentes formes de stress. Selon une nouvelle étude publiée dans Scientific Reports, le niveau de fluorescence du corail pourrait servir d’indicateur de l’état de santé des récifs.

Les chercheurs de la Scripps Institution ont soumis des coraux à des températures froides ou chaudes et ont analysé leur luminescence. Ils ont constaté que les spécimens soumis aux stress thermiques affichaient rapidement une baisse de la fluorescence. S’ils étaient capables de s’adapter aux nouvelles conditions la fluorescence se rétablissait par la suite. En fait soumis au froid le corail s’en sort plutôt bien c’est la chaleur qui lui nuit le plus. Ceux qui ont été exposés à des températures plus hautes sont finalement devenus incolores.

Les coraux sont des animaux microscopiques qui construisent tout au long de leur vie un squelette extérieur. Ils doivent leurs couleurs chatoyantes à des algues symbiotiques : les zooxanthelles qui fournissent également leur nourriture. Le blanchissement du corail correspond à l’expulsion des zooxanthelles sous l’effet d’un stress ou de maladies. C’est une menace qui pèse sur tous les récifs du monde à cause du réchauffement climatique et d’autres facteurs encore mal compris. Les chercheurs ont remarqué un pic de fluorescence chez les coraux en train de blanchir.

«Cette étude est la première à quantifier la fluorescence avant, pendant et après le stress», a déclaré Dimitri Deheyn, biologiste à Scripps Institution. «Grâce à ces résultats, nous avons démontré que les changements de fluorescence peuvent être un bon indicateur de la santé des coraux». Cette méthode a aussi l’avantage d’être non invasive contrairement aux techniques habituelles qui nécessitent le prélèvement d’un échantillon.

Gorgones-fouets (Junceella) entre 18 et 22 m dans le lagon de Madang, Papouasie-Nouvelle-Guinée © Pierre Laboute / MNHN / PNI / IRD


Les coraux sont des animaux de la même famille que les anémones de mers ou les méduses. SUPERSTOCK/SUPERSTOCK/SIPA

Ils vivent en colonie où chaque individu (polype) forme un exosquelette. SUPERSTOCK/SUPERSTOCK/SIPA

Les coraux ont formé par accumulation de ces squelettes durs des récifs coralliens dont certains sont devenus les plus grandes structures complexes connues créées par les organismes vivants (les grandes barrières de corail). SUPERSTOCK/SUPERSTOCK/SIPA

De nombreux coraux vivent en symbiose avec des végétaux unicellulaires : les zooxanthelles dans les mers chaudes, ou d'autres espèces de phytoplancton dans les mers froides. Ils sont à l'origine des couleurs éclatantes des coraux. SUPERSTOCK/SUPERSTOCK/SIPA

Les colonies de coraux ont la propriété de contribuer à fortement construire leur environnement et leur habitat. SUPERSTOCK/SUPERSTOCK/SIPA

Ils constituent eux-mêmes un habitat pour de très nombreuses autres espèces. SUPERSTOCK/SUPERSTOCK/SIPA

Les récifs coralliens sont en situation de crise écologique ou de stress partout dans le monde. Environ 10 % des récifs coralliens du monde sont récemment morts, et environ 60 % de ceux qui subsistent sont en danger à cause de l'homme. SUPERSTOCK/SUPERSTOCK/SIPA

les coraux sont doublement menacés par le réchauffement climatique: lorsque l’eau est trop chaude ils blanchissent et lorsqu’elle est trop acide leur squelette se dissout. Elapied/Marine life

La Grande barrière de corail en Australie a ainsi perdu plus de la moitié de ses prairies coralliennes au cours des 27 dernières années sous l'effet des tempêtes, de la prédation d'étoiles de mer et du blanchiment. (c) Afp


SCIENCES ET AVENIR 19/3/2013
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MessageSujet: Océan chaud et acide : les coraux seront dévorés par les algues   Jeu 21 Mar - 23:33

L’acidification des océans est le principal facteur de risque pour la santé des coraux. Or, l’effet de l’augmentation de la température est aussi un paramètre très important. Le couplage de ces deux facteurs de dommages induirait une prolifération d’algues qui érodent le corail. Retour sur les effets de cette combinaison.


L’océan est le plus grand puits de carbone au monde. Il absorbe et dissout le CO2 atmosphérique en formant des acides. Les mers absorberaient 50 % du surplus de CO2 émis par l’Homme, si bien que leur acidité aurait augmenté de 30 % depuis le début de l’ère industrielle. Coraux et mollusques sont les premiers à en subir les conséquences : les acides dissolvent le carbonate de calcium, principaux constituants de leur squelette. Ainsi, évaluer l’impact de la dissolution du carbonate est une composante fondamentale pour l’étude de la destruction des écosystèmes des récifs coralliens.


Néanmoins, l’acidification des océans est liée aux émissions anthropiques de CO2 et non au changement climatique. Que se passerait-il si l’on couplait les effets de ces deux forces destructrices ? Dans une étude menée par le Centre of Excellence for Coral Reef Studies (CoECRS), des scientifiques montrent qu’affaiblis par de microscopiques foreurs, les récifs coralliens s’éroderont plus rapidement sous l’effet du réchauffement et de l’acidification des océans. Les résultats de leur étude ont été publiés dans la revue Global Change Biology.


Lorsque le récif corallien vieillit, il s’érode par différents mécanismes. Les vagues, les poissons, les éponges ou de petites algues en sont les principaux agents. L’équilibre entre l’accumulation (pour la formation du squelette) et la perte (érosion) de carbone est sensible. Les récifs en bonne santé sont ceux qui absorbent plus de carbone qu’ils n’en perdent. Cependant, des études antérieures ont déjà montré que les émissions anthropiques de CO2 réduisent le taux de carbonate dans l’océan, ce qui oblige les récifs à se former plus lentement.


Dans cette nouvelle étude, les chercheurs du CoECRS ont mis en évidence que le manque de carbonate n’est pas le seul problème. Si la mer s’acidifie et se réchauffe, les coraux Porites cylindrica et Isopora cuneata, véritables bâtisseurs des récifs, sont plus fragiles à cause de la prolifération de l’algue verte Ostreobium. Pour évaluer l’impact d’un océan chaud et acide sur l’activité des algues, les chercheurs ont exposé différents types de squelettes de coraux dans des cuves contenant une eau de mer qui simule les conditions futures possibles.


En Nouvelle-Guinée, les récifs fossiles du Pléistocène sont aussi riches en espèces que ceux d’aujourd’hui, malgré une baisse du niveau marin de 120 mètres. © Mila Zinkova, cc by sa

Deux scénarios modélisant l’état des océans envisagé pour la fin du siècle ont été considérés. Le premier suppose que rien n’est fait par l’humanité pour modifier les émissions de CO2. Dans ce cas, le taux d’érosion des coraux par les algues double par rapport à aujourd’hui, lorsque la température augmente. Dans le deuxième scénario, on estime que le taux de CO2 sera inférieur à celui d’aujourd’hui. Le taux d’érosion est alors 35 % plus important qu’actuellement. Donc, quoi qu’il en soit, à l’avenir, non seulement les coraux auront moins de carbonate pour construire les récifs, mais les vieux coraux seront également érodés plus rapidement.


Si l’on en croit cette étude, le récif est démonté plus vite qu’il ne s’édifie : il ne peut donc que s’effondrer. Les résultats des deux scénarios montrent une augmentation de la concentration d’algues vertes, qui se logent dans les squelettes pour provoquer leur érosion. Si certains coraux (étudiés ici) réussissent à vivre dans des eaux plus acides, d’autres sont voués à disparaître. Le problème est que ces derniers contribuent à la construction du récif. Indubitablement, à terme, ce sont tous les coraux et les espèces qui en dépendent qui seront affectés.


Le taux de CO2 atmosphérique devrait continuer à augmenter. Cet accroissement devrait entraîner une réduction du pourcentage de saturation en aragonite dans les couches superficielles de l'océan. Ceci pourrait à son tour conduire à une baisse du taux de calcification par les coraux, et donc constituer une menace certaine pour le fonctionnement des écosystèmes coralliens. © Ray Berkelmans, AIMS


FUTURA SCIENCES 21/3/2013
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MessageSujet: Les récifs coralliens isolés de l’Homme surmontent mieux le blanchissement   Mar 9 Avr - 21:48

Après un épisode de blanchissement, les récifs coralliens isolés récupèrent mieux qu’on ne le pensait jusqu’alors, à deux conditions. Premièrement, l’eau qui les abrite doit être de bonne qualité. Deuxièmement, des poissons herbivores doivent être présents en nombre. Bref, il ne faut aucun impact anthropique sur le milieu. Le système récifal de Scott, en Australie, en est la preuve.


Les temps sont durs pour les coraux constructeurs de récifs (soit 845 espèces), puisqu’un tiers d’entre eux serait sur le déclin. L’Homme n’est pas étranger à ce problème. En effet, plusieurs de ses activités (ou leurs conséquences), comme la pollution, la pêche à la dynamite ou la surexploitation de quelques espèces animales, mettent les écosystèmes coralliens à mal. Au-delà d’un certain seuil, ces facteurs de stress poussent même les coraux à se débarrasser de leurs zooxanthelles (des algues unicellulaires), ce qui les fait blanchir puis, dans le pire des cas, mourir.


Les poissons-perroquets sont herbivores, puisqu'ils consomment des algues, mais certains apprécient en plus manger des polypes (colonies d’individus constituant les coraux). © Peter Nijenhuis, Flickr, cc by nc nd 2.0


Des facteurs environnementaux peuvent également provoquer des épisodes massifs de blanchissement. Ainsi, environ 16 % des récifs de la planète ont été détruits en 1998 suite à une élévation de la température des eaux de surface des océans. Selon divers spécialistes, un récif touché par ce type d’événement doit, s’il veut récupérer et survivre, recevoir des larves provenant de sites sains. C’est précisément ce point qui a suscité des craintes chez James Gilmour de l'université d'Australie occidentale.


Certains récifs touchés par la catastrophe étant isolés, il leur est donc difficile de recevoir des larves : soit en raison de leur éloignement par rapport à un site épargné, soit parce que les courants océaniques ne s’y prêtent pas. Sont-ils donc voués à disparaître à moyen ou long terme ? Pour le savoir, James Gilmour et plusieurs de ses collaborateurs se sont intéressés au système récifal de Scott. Il se situe en mer de Timor, 250 km au large du nord-ouest de l’Australie. Ce site a vu disparaître 70 % à 90 % de ses coraux en 1998, ce qui a laissé présager le pire à l’époque. Ces inquiétudes étaient infondées selon l'article paru dans Science, car les récifs de Scott se portent maintenant à merveille.


La situation était pourtant désespérée. Pour preuve, le nombre de larves recensées sur place a chuté de 94 % les six premières années qui ont suivi le blanchissement, entre 1998 et 2004. Alors, comment expliquer que, malgré tout, le taux de recouvrement des récifs soit passé de 9 % à 44 % en douze ans, ce qui représente une croissance anormalement élevée ?



Le système récifal de Scott repose en bordure du plateau continental australien, sur un socle situé entre 400 m et 500 m de profondeur. Il se compose de trois récifs ressemblant à des atolls. © N. Thake

Suite à son isolement, le système récifal de Scott peut se targuer d’avoir des eaux de qualité, c'est-à-dire non affectées à une échelle locale ou régionale par des activités anthropiques. Ainsi, les colonies de coraux ayant survécu à la catastrophe ont pu afficher des taux de croissance et de survie record durant quelques années, jusqu’à ce que la production de juvéniles soit suffisante et que ces derniers puissent s’implanter massivement. Cette installation a été grandement facilitée par un autre facteur d'importance. En l'absence de pêche massive ou destructive, les poissons herbivores ont pu continuer à vivre nombreux. Or, ils débarrassent les récifs des macro-algues, et favorisent ainsi l'implantation d’algues coralligènes, puis la fixation des larves de cnidaires
.

L[size=18]es récifs isolés peuvent donc récupérer par eux-mêmes après un épisode de blanchissement, surtout lorsque les poissons herbivores sont présents en quantité, et que l’eau est de qualitékblue]].

Le message est une fois de plus très clair : il faut diminuer les pressions anthropiques exercées sur les récifs coralliens, pour leur permettre de mieux résister aux perturbations environnementales. Mais est-ce possible à l’heure où les régions tropicales voient leurs populations sans cesse augmenter, tandis que la température de leurs eaux s’élève ?



FUTURA SCIENCES 9/4/2013
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MessageSujet: Catlin Seaview Survey dans les récifs coralliens d'Asie   Lun 21 Avr - 0:17

En 2013, Futura-Sciences nous invitait à découvrir tous les récifs coralliens du monde en suivant le projet Catlin Seaview Survey, qui veut créer une sorte de Google Street View de ces structures vivantes. Il s'agit aussi d'aider à les protéger, car les récifs jouent un grand rôle dans l'océan et sont vitaux pour des centaines de millions de personnes. La campagne 2014 est en cours en Asie du Sud-Est, comme l'explique le biologiste marin Benjamin P. Neale qui dirige l'équipe des récifs peu profonds.

 Le biologiste marin Benjamin P. Neale est un spécialiste des coraux. On le voit ici en plein travail au Philippines avec le SVII, l'appareil de prise de vue spécialement conçu pour le Catlin Seaview Survey. © Official Blog of Atlantis Dive Resorts & Liveaboards - Philippines

Voici donc la suite des aventures coralliennes de l'ambitieux programme Catlin Seaview Survey. Nous avons terminé notre campagne d’étude des récifs coralliens du Parc naturel du récif de Tubbataha (Tubbataha Natural Reefs Park ou TRNP en anglais), puis nous nous sommes abrités dans le port de Puerto Princesa juste avant les vents et la pluie de la dépression tropicale Caloy. Le travail de collecte des données est terminé et le traitement de quelque 33.000 images va bientôt débuter.

Au cours du temps passé à travailler avec le Bureau de gestion de Tubbataha, nous avons établi avec lui une relation solide qui va se traduire par des publications conjointes sur l'écologie du parc, ce qui aidera à déterminer sa gestion à l'avenir. L'aide de trois de ses membres que nous avions à bord a été inestimable pour la localisation des sites de recherche, la compréhension de l’histoire du parc, et aussi pour apprécier le caractère unique de cette ressource naturelle merveilleuse aux Philippines.

Le traitement des images recueillies par l'appareil de prise de vues SVII muni d'un objectif fisheye (très grand angle) implique d'abord la correction des couleurs puis de la perspective pour faire disparaître la distorsion due à la très courte focale. Ce travail est réalisé par notre équipe spécialisée SeaView Labs.

 Depuis deux ans, les membres du Catlin Seaview Survey réalise une sorte de Google Street View des récifs coralliens de la planète. Cette vidéo donnent une idée du travail accompli. © Catlin Seaview Survey, YouTube

Les images seront utilisées pour étudier la composition de la communauté benthique en utilisant CoralNet, un système de traitement d'image automatique en ligne mis au point par des chercheurs de l'institut d'océanographie Scripps, de l'université de Californie à San Diego. Les nombreuses données obtenues seront comparées à celles recueillies à la main par le passé, mais leur analyse nécessitera beaucoup moins de temps, aidant ainsi à développer un outil qui devrait être utilisé pour la cartographie et la compréhension des aires marines protégées dans le monde entier. Nous espérons terminer le traitement des données de cette campagne dans un mois de deux. Toutes les images et les informations dérivées seront en libre accès sur le site du Catlin Global Reef Record.

L'équipe du Catlin Seaview Survey et les membres d'équipage de l'Atlantis Azores. Leur travail s'est effectué sur les récifs coralliens des Philippines. © Official Blog of Atlantis Dive Resorts & Liveaboards - Philippines

Merci au bateau de plongée Atlantis Azores qui nous a servi de navire de recherche et à ses membres d’équipage. Ils nous ont nourris et gardés confortablement au chaud et au sec avec style, tout en conduisant leur esquif sur tous les sites que nous voulions, même dans des conditions de mer très difficiles, aux abords exposés au mauvais temps de récifs sauvages et éloignées. Ils forment vraiment une équipe d’excellence sur un solide bateau. Merci beaucoup les gars !

Nous avons fait un bon départ pour la campagne du Triangle de corail, le TRNP nous ayant fourni une référence solide pour caractériser ce à quoi doit ressembler un récif corallien sain dans cette région. Pour sa prochaine étape, l'équipe des récifs peu profonds fera halte dans les îles Salomon, situées à la limite est du Triangle de corail. Nous partons le 22 avril, en collaboration avec la Khaled bin Sultan Living Oceans Foundation.

Vous pouvez aussi suivre les aventures du Catlin Seaview Survey sur  Google+Twitter et Facebook.


Futura Sciences 20/4/2014
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MessageSujet: Plongez dans les récifs coralliens avec Catlin Seaview Survey   Lun 4 Aoû - 1:29

À l’occasion de la Journée mondiale des océans en juin 2014, le Catlin Seaview Survey avait mis en ligne une nouvelle collection d’images qui nous invitent à plonger parmi les récifs coralliens inscrits au patrimoine mondial sous-marin de l’Unesco. On peut désormais explorer ces sites avec Google Street View.

Depuis que les campagnes du Catlin Seaview Survey ont été lancées en 2012, nos équipes ont d’ores et déjà recueillies des données dans 19 pays et réalisées environ 350.000 panoramas (plus d'un million d’images). Nous avons exploré pas moins de cinq écosystèmes appartenant au patrimoine mondial et travaillé en collaboration avec l’Unesco afin d’établir en quoi ces régions du monde sont si particulières. Faisons un peu plus connaissance avec ces milieux avant de d’y plonger virtuellement avec Google Maps.

Cette vidéo montre le travail des membres du Catlin Seaview Survey chargés de révéler au monde la beauté de plusieurs récifs coralliens classés au patrimoine mondial. © CATLIN SEAVIEW SURVEY 6/6/2014 / Youtube

Cinq récifs coralliens classés au patrimoine mondial de l’Unesco

Parc naturel du récif de Tubbataha, Philippines : Ajouté au patrimoine mondial de l’Unesco en 1993, le Parc national de Tubbataha est l’un des plus vieux écosystèmes des Philippines, situé au milieu de la mer de Sulu. Cette région possède d’excellents exemples de récifs coralliens en parfaite santé avec une diversité marine incroyablement riche. Quelque 11 espèces de cétacés, 11 espèces de requins et environ 479 espèces de poissons vivent parmi les 374 espèces de coraux (presque 90 % de toutes les espèces de coraux aux Philippines).

L'Île Héron - La Grande Barrière de Corail, Australie : Depuis 1981, la grande barrière de corail figure sur la liste du patrimoine mondial de l’Unesco. C’est une véritable icône du monde naturel. On y rencontre la plus grande collection de récifs coralliens au monde : 400 espèces entourées de 1.500 variétés de poissons et 4.000 de mollusques. Son importance est également d’ordre scientifique, car on y rencontre des spécimens, hélas, menacés comme le dugong (vache de mer) et la grande tortue verte.
Marchez depuis le rivage, explorez le récif et cherchez les tortues vertes autour de l’ile Héron.

Sian Ka’an, Mexique : Sian Ka’an est une réserve de la biosphère qui s’étend de la côte est du Mexique jusque dans la mer des Caraïbes. Avec 80 espèces de coraux constructeurs, la partie du récif méso-américain est l’une des plus diverses du pays. Conjointement avec les habitats aquatiques environnants, celui-ci abrite plus de 400 espèces de poissons et bien d’autres populations marines. C’est bien sûr pour cette raison qu’il fut déclaré comme site du patrimoine mondial de l’Unesco en 1987.

Réseau de réserves du récif de la barrière du Belize : C’est la plus grande barrière de corail de l’hémisphère nord. En 2009, l’Unesco l’a ajouté sur sa liste du Patrimoine mondial en danger. C’est un exemple classique de différents types de récifs : frangeant, barrière et atoll. Les sept sites de cette région fournissent un habitat important pour les espèces menacées. La plongée présente Half Moon Cay, dans la partie sud de l’atoll Lighthouse Reef.

Îles Galapagos, Équateur : Situé dans l’océan Pacifique, à environ 1.000 km du continent sud-américain, l’archipel fut inscrit sur la liste du patrimoine mondial de l’Unesco en 1978. Ces 19 îles et la réserve marine qui les entoure sont considérées comme un musée et un laboratoire vivants de l’évolution. Au confluent de trois courants océaniques, les Galapagos sont un creuset d’espèces marines. Cette plongée montre des otaries espiègles autour de Champion Isla.

 Philippe Cousteau en plongée avec le Catlin Seaview Survey en Australie sur le récif corallien de Wilson Island. © Catlin Seaview Survey

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Futura Sciences 2/8/2014
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MessageSujet: Inquiétudes américaines face au braconnage présumé de corail   Jeu 13 Nov - 19:11

Le gouvernement américain s'inquiète des informations selon lesquelles des braconniers de corail à bord de bateaux de pêche chinois seraient à l'œuvre près des îles japonaises Ogasawara.

S'adressant à la presse mercredi, la porte-parole du département d'Etat, Jen Psaki, a précisé que de telles activités illégales menacent les espèces maritimes, dont le corail.

Le gouvernement américain a récemment accru ses efforts pour lutter contre le braconnage et le trafic internationaux.  En février Washington a dévoilé une stratégie nationale contre le trafic d'espèces sauvages. En juin les Etats-Unis ont par ailleurs organisé une conférence internationale sur la préservation des ressources maritimes et animales.

Un grand nombre de bateaux chinois sont soupçonnés de braconnage du corail dans les eaux situées près des îles Ogasawara et Izu, dans le Pacifique. Le gouvernement japonais a demandé à plusieurs reprises au gouvernement chinois de prendre des mesures contre ces bateaux.

Les observateurs estiment que Washington s'inquiète de l'impact que cet enjeu pourrait avoir sur les relations sino-japonaises. Les liens entre ces deux pays montrent des signes d'amélioration, suite au sommet tenu lundi entre le premier ministre japonais Shinzo Abe et le président chinois Xi Jinping.

Voir les articles précédents sur le même sujet.



NHK WORLD 13/11/2014
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MessageSujet: L'acidification des océans nuit bien aux coraux   Jeu 27 Nov - 2:29

Des tests menés sur des récifs indiquent que les coraux pâtissent de l'acidification des océans. Toutefois il existe des différences notables entre les récifs et la valeur moyenne du pH de l'océan n'est pas un indicateur fiable.

L'acidification des océans est une conséquence de l'augmentation des émissions de dioxyde de carbone dans l'atmosphère. Les océans sont des puits naturels de carbone, ils en absorbent quotidiennement 22 millions de tonnes. Ce CO2 est ensuite transformé dans l’eau en acide carbonique, directement responsable de la diminution du pH des océans.

 Un bloc de carbonate de calcium après un an sous l'eau. Nyssa Silbiger at UH M?noa and Mark Riccio at the Cornell Unversity Facility for Imaging and Preclinical Research

Le pH moyen des eaux était de 8,15 durant la période préindustrielle, et maintenant il a chuté autour de 8,05. Avec des conséquences pour beaucoup d'animaux marins, les crustacés et les coraux notamment dont les coquilles ou les exosquelettes ont plus de difficultés à se former dans les eaux acides.

Des chercheurs de l'Institut de biologie marine de Hawaï ont utilisé des petits blocs de carbonate de calcium, la matière qui forme l'exosquelette des coraux, pour appréhender les effets de l'acidification des océans. Ils les ont disposé le long de récifs dans la baie de Kane'ohe où ils sont restés immergés pendant un an. Durant cette période, des relevés quotidiens de pH et d'autres variables étaient effectués.

Au bout d'un an, les scientifiques ont récupéré les blocs et ont étudié leur érosion. Habituellement, cette mesure se fait en comparant la différence de poids avant et après l'immersion. Cette fois-ci, les chercheurs ont étudié les blocs au scanner ce qui a permis de faire des mesures plus précises des taux d'érosion et aussi de repérer les traces d'érosion biologique comme l'action des vers marins ou des poissons-perroquets.

Les résultats publiés dans la revue Marine Ecology indiquent bien que l'acidité joue un rôle primordial dans l'érosion du carbonate de calcium. Elle met également en évidence des variations importantes du pH de l'eau sur de toutes petites distances et également au cours de la journée.

"C'était surprenant de découvrir que des changements à toute petite échelle peuvent influer sur tout un écosystème. Nous avons vu des différences de pH sur des distances de quelques mètres et elles modifient radicalement l'érosion des coraux", explique Nyssa J. Silbiger, principal auteur de l'étude. Un facteur à prendre en compte dans le cadre des mesures prises pour la conservation des coraux.



Sciences et avenir 26/11/2014
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megmatii
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MessageSujet: Le corail subit un grave épisode de blanchissement dans le Pacifique nord   Lun 22 Déc - 22:48

La hausse de la température des océans dans le Pacifique nord, due en partie au courant El Niño, entraîne un stress sans précédent dans les prairies coralliennes.

Les coraux du Pacifique nord connaissent actuellement un phénomène de blanchissement inédit par son ampleur en raison d'un épisode de type El Niño qui fait monter la température des océans, ont annoncé lundi 22 décembre 2014 des scientifiques. La température de surface est en effet d'environ un demi degré supérieure à la normale depuis quelques mois, un écart suffisant pour provoquer un stress délétère chez les coraux.

 Le corail du Pacifique nord subit un blanchissement inédit (c) Afp

La situation est la plus spectaculaire dans les îles Marshall où le blanchissement corallien observé depuis la mi-septembre est "le pire jamais enregistré", a indiqué à l'AFP Karl Fellenius, un océanographe de l'université de Hawaii basé à Majuro, capitale des Marshall. Selon Mark Eakin, responsable de la surveillance des récifs coralliens à l'Agence nationale américaine Océanique et Atmosphérique (NOAA), l'ensemble du Pacifique nord est touché.

"Un important blanchissement a été constaté à Guam, aux îles Mariannes du nord, aux îles hawaïennes du nord-ouest, aux îles Marshall et aux Kiribati, a-t-il expliqué en invoquant des nouveaux records de stress thermique" dans la partie septentrionale du Pacifique. Le blanchissement corallien est un phénomène naturel survenant dans des endroits où l'eau circule peu, en période de marées de faible amplitude et de fortes chaleurs, à de petites profondeurs. Mais l'ampleur du phénomène étudié ne peut s'expliquer que par "les émissions de gaz à effet de serre qui font monter la température des océans", affirme Karl Fellenius.

L'Organisation météorologique mondiale (OMM) a prévenu en décembre au sommet de Lima que les températures relevées entre janvier et octobre autour du globe, sur terre et mer, pourraient faire de 2014 l'année la plus chaude depuis 1880 dans le monde. El Niño est un courant chaud du Pacifique qui apparaît généralement tous les cinq à sept ans en moyenne et exerce une forte influence sur le climat du globe. L'OMM estimait en septembre à 70% les chances qu'El Niño refasse son apparition entre novembre et février.


Sciences et Avenir 22 décembre 2014
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MessageSujet: Les coraux auraient-ils une arme secrète ?   Mar 24 Fév - 14:59

Des chercheurs ont découvert que les coraux sont mieux équipés que prévu pour faire face aux changements climatiques.


 La symbiose entre une algue unicellulaire et le corail étoilé massif permet à se dernier de se protéger des changements thermiques. © Wikimedia Commons

 Petite lueur d’espoir pour le corail étoilé massif (Orbicella annularis), dont la survie est menacée à cause notamment des changements climatiques et des pêches destructives. Des chercheurs ont relevé que ces chnidaires seraient plus tolérants au réchauffement climatique que prévu. En utilisant une technique à la fine pointe, ils ont découvert que la symbiose entre les cnidaires et des algues protectrices, les zooxanthelles "D", était chose courante. Concrètement, l’union entre les zooxanthelles et les coraux permettent à ces derniers d’augmenter leur tolérance aux changements thermiques. (Photo Symbiodinium est un genre d' algues  dinoflagellés de la famille Symbiodiniaceae classe Dinophyceae. Institut national de Coral Reef - NOAA  / domaine public)

Les scientifiques ont relevé que plus de 30% des coraux issus des 552 colonies des Caraïbes étudiées entretenaient des symbioses.  Une analyse précédente de ces mêmes échantillons, réalisée avec une autre technique, avait plutôt permis de détecter la présence de l’algue chez 12% des cnidaires.  "La prévalence de ces algues peuvent refléter la capacité des coraux à tolérer le réchauffement climatique de façon temporaire grâce à la symbiose", indiquent les chercheurs dans leur étude publiée dans Coral Reefs

 Cette photographie montre une ponte des coraux dans la région de Baru, dans les Caraïbes colombiennes. Stefaniagutierrez GFDL 

Malgré ces résultats encourageants, la survie des coraux est gravement menacée. Plusieurs scientifiques ont d’ailleurs estimé que d’ici 20 ans, la majorité des récifs coralliens des Caraïbes aura disparu. Puisque les coraux protègent les littoraux et certaines espèces animales, sont utilisés dans la conception des médicaments et représentent d’importantes ressources économiques, ce phénomène pourrait avoir des répercussions très importantes...


Sciences et avenir 24/2/2015
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MessageSujet: Une algue hébergée par des coraux pour résister aux fortes chaleurs   Dim 8 Mar - 14:14

Symbiodinium thermophilum, une espèce d'algues marines récemment découverte, permet aux coraux du golfe Persique de survivre dans des eaux parmi les plus chaudes de la Planète. Une capacité qui redonne espoir quant à l'avenir des récifs coralliens de cette partie du monde.

Elle s'appelle Symbiodinium thermophilum. Son nom vient de sa capacité à résister à de hautes températures. Cette nouvelle espèce d'algues marines découverte dans le golfe Persique est en effet capable de supporter 36 °C et plus. Une aptitude physique qui permet aux coraux au sein desquels elle vit de supporter la chaleur de leur environnement, rapporte une étude publiée dans Scientific Reports.

 Les récifs coralliens, visibles ici dans le lagon de l'île volcanique de Bora-Bora, en Polynésie française, sont composés de nombreuses espèces de coraux qui forment des écosystèmes marins complexes et parmi les plus riches en biodiversité. Importants puits de carbone, ils stockent du CO2 atmosphérique et diminuent ainsi le réchauffement climatique... tant qu'ils arrivent à lui survivre. © Samuel Etienne, Wikimedia Commons, CC by-sa 3.0

Les récifs coralliens en eaux peu profondes sont connus pour dépendre de la symbiose obligatoire entre un hôte corallien, un cnidaire, et une algue du genre Symbiodinium (les zooxanthelles). Cette association naturelle est très sensible aux perturbations thermiques : seulement 1 °C au-dessus des moyennes estivales maximales suffit à rompre cette symbiose et à conduire à la mort de certains coraux, un phénomène appelé « blanchissement corallien ».

Or, les coraux abritant Symbiodinium thermophilum résisteraient mieux au réchauffement océanique. « Nous avons suivi ce partenariat symbiotique sur plusieurs saisons pour s'assurer que cette association était stable à travers une gamme de conditions thermiques », précise John Burt, chercheur à l'université de New York Abu Dhabi, aux Émirats arabes unis, et co-auteur de l'article. Les scientifiques confirment à l'issue de leurs travaux que ce nouveau type d'algue est le symbiote qui prévaut toute l'année parmi d'autres espèces dominantes du golfe Persique.

 Les algues cellulaires du genre Symbiodinium vivent une relation mutuellement bénéfique dans les tissus (mésentère) d'organismes coralliens, ici, ceux d'un cnidaire : les symbiotes produisent des sucres nutritifs et le corail leur procure un abri et des nutriments essentiels à leur croissance. © Allison M. Lewis, Wikimedia Commons, CC by-sa 4.0

À cause des activités humaines et des changements climatiques, les récifs coralliens subissent un déclin rapide à l'échelle mondiale. Environ la moitié de ces structures coralliennes étaient en effet considérées en mauvaise santé à la fin du XXème siècle. « Comprendre comment les coraux survivent dans les températures extrêmes du golfe nous donnera des indications importantes sur la capacité des récifs coralliens à gérer le stress thermique », se réjouit Jörg Wiedenmann, océanographe à l'université de Southampton, au Royaume-Uni, et autre co-auteur de la publication.

 De nouvelles espèces d'algues résistantes à la chaleur découvertes dans les coraux Abu Dhabi. Des organismes qui aident les coraux à survivre à des températures d'eau de mer  jusqu'à 36 degrés Celsius : des températures qui seraient mortelles pour d'autres coraux ailleurs dans le monde. algaeworld.org

Pour ces chercheurs, constater que les coraux ont davantage de façons de s'adapter au réchauffement océanique donne de l'espoir quant à leur futur. Cependant, ils rappellent que ces êtres vivants sont soumis à bien d'autres stress environnementaux tels que la pollution, la surpêche ou encore l'aménagement du littoral et que ce n'est qu'en réduisant ces différents types de perturbations que les coraux seront en mesure de bénéficier de leur capacité d'adaptation aux changements climatiques.


Futura Sciences 6/3/2015
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MessageSujet: Les touristes à la rescousse des récifs coralliens en Floride   Mar 30 Juin - 16:47

Armés de tubas et de palmes, touristes et volontaires sont devenus les nouveaux jardiniers des fonds marins en Floride, où des scientifiques les encadrent pour reconstruire branche après branche les récifs coralliens en péril.

Le corail, dans le sud-est des Etats-Unis comme en beaucoup d'endroits de la planète, est affecté par la pollution humaine. Son rôle crucial pour la biodiversité marine a poussé les chercheurs à développer des techniques de sauvegarde.

 La monitrice de plongée sous-marine, Patti Gross, plante des coraux et des algues, le 23 mai 2015 en Floride - DAVID GROSS DAVID GROSS

Le programme de Stephanie Schopmeyer, chercheuse à l'Université de Miami, consiste à couper l'extrémité d'une branche de corail qui est ensuite fixée à un «arbre» artificiel sous l'eau. Dans cette pépinière des mers, le morceau se développe avant d'être «repiqué» sur un récif corallien.

«On peut comparer ça à un rosier. Si vous le taillez, il va repousser plus fort, plus garni et un peu plus vivant», explique Mme Schopmeyer, dont le programme «Sauvez un récif» est l'un des nombreux à proposer aux touristes et à des groupes d'adolescents de mettre la main à la patte.

Les volontaires, comme Nicole Besemer, sont tous soucieux d'agir pour l'environnement, sachant que les coraux sont l'habitat et la source d'alimentation de nombreuses espèces de poissons, tortues, oursins, hippocampes... «En tant qu'amatrice de plongée, je veux m'assurer que nos récifs soient aussi sains que possible», explique cette étudiante de Floride.

L'expérience a aussi un caractère pédagogique pour la jeune femme qui s'étonne de voir les coraux repousser après avoir été coupés et percés de clous. C'est en effet sous l'œil médusé des volontaires que des plongeurs expérimentés s'affairent à clouer les «biscuits» au fond de l'océan: de petits disques sur lesquels les scientifiques d'un jour devront fixer des morceaux de coraux de la taille d'un doigt.

La mission des bénévoles comprend aussi d'autres tâches, comme le nettoyage des «arbres» artificiels dans la pépinière de la baie de Biscayne, où Mme Schopmeyer les conduit par groupes d'une dizaine en bateau.

Le travail de cette main d'œuvre enthousiaste porte ses fruits«Maintenant on atteint des échelles écologiquement significatives (...). On a pris conscience que tout dépendait du nombre (de coraux) qu'on peut faire pousser et du nombre qu'on peut réimplanter dans leur environnement», explique Diego Lirman. Ce professeur qui enseigne la biologie marine à l'Université de Miami a fait sa thèse il y a trente ans sur les dommages causés par les ouragans, en se focalisant sur le récif d'Elkhorn, non loin de là. Aujourd'hui, il n'y a plus de coraux dans ce secteur, constate-t-il, amer.

Les tentatives ont été longues et laborieuses mais selon ce chercheur, le partage de savoirs avec des scientifiques du monde entier --Israël, Fidji, Indonésie ou Philippines-- a permis d'élaborer des méthodes efficaces pour sauvegarder les coraux.

La surpêche, le dragage des fonds marins, les fortes intempéries ou encore l'acidification des océans sont les grandes menaces pesant sur les récifs qui se voient privés de sources de lumière, de protection ou encore de nourriture.

Bien qu'ils aient l'aspect de plantes ou de petits rochers, les coraux sont des animaux très fragiles, appartenant à la même famille que les méduses ou les anémones. Ils se reproduisent en relâchant dans l'eau œufs et spermatozoïdes.

En Floride et dans les Caraïbes, la majeure partie du travail de sauvegarde est assurée par la Fondation de restauration du corail (CRF), qui s'appuie sur une dizaine de salariés et une armée de bénévoles. C'est le Recovery Act, initié par la Maison Blanche pour relancer l'économie après la crise financière de 2008, qui a dans un premier temps permis d'allouer à la CRF et l'Université de Miami l'essentiel des financements nécessaires pour ce travail. Mais les dons ont également afflué, si bien que «nous atteignons aujourd'hui un stade de croissance explosif», explique Ken Nedimyer, président de la CRF.

La Fondation dispose désormais de 500 «arbres» artificiels en Floride, permettant de faire pousser entre 40 et 50.000 coraux en même temps, explique-t-il. 

Dès l'âge de 14 ans, il est possible d'assister la CRF dans sa vaste tâche, après avoir suivi les leçons d'un moniteur de plongée spécialisé. «C'est bien plus difficile que ça n'en a l'air quand on est sur la terre ferme», explique une monitrice, Patti Gross. Mais «c'est véritablement gratifiant au bout du compte», assure-t-elle, après avoir formé quelque 250 personnes à ce très spécial jardinage des mers.


20 Minutes 30/6/2015
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MessageSujet: Une manipulation génétique pourrait sauver le corail...   Mer 15 Juil - 14:57

En croisant des coraux d'origines géographiques différentes, des chercheurs sont parvenus à renforcer leur résistance à la chaleur. Un espoir dans la perspective du réchauffement des océans.

Selon une nouvelle étude parue jeudi 26 juin 2015 dans le magazine Science (en anglais, article payant), certains coraux sont déjà génétiquement adaptés à des températures plus chaudes et ces traits pourraient être disséminés à grande échelle avec une aide humaine

 La Grande barrière de corail au large de l'Australie © WILLIAM WEST / AFP

Les scientifiques ont croisé des coraux de la Grande barrière de corail dans l'océan Pacifique au large de l'Australie avec des coraux vivant à des latitudes plus froides à près de 500 kilomètres au sud. Ils ont constaté que les larves de corail dont les parents venaient du nord où les eaux sont environ deux degrés plus chaudes avaient jusqu'à dix fois plus de chances de survivre au stress thermique.

C’est en recourant à la génomique que les chercheurs ont identifié les processus biologiques permettant à ces animaux marins de mieux tolérer la chaleur. Ils ont pu aussi montrer en analysant ces variations génétiques spécifiques que la tolérance à des températures plus élevées pouvait évoluer rapidement. Mikhail Matz, professeur adjoint de biologie à l'Université du Texas à Austin  et l’un des principal auteur explique à l’AFP : "nous avons découvert que les coraux n'ont pas à attendre de nouvelles mutations". Il détaille également que "les efforts pour empêcher une extinction des récifs coralliens pourraient commencer en dispersant simplement les larves de coraux dotées de ces traits génétiques pour qu'elles se greffent sur les autres récifs coralliens qui en sont dépourvus. Les larves se déplacent de façon naturelle à travers les océans mais les humains peuvent aussi contribuer à ces mouvements en déplaçant des coraux adultes résistants à la chaleur pour amorcer et accélérer le processus".

Cette découverte montre pour la première fois que le fait de croiser des coraux provenant de différentes latitudes peut aider à la survie des récifs. "Cela donne une raison d'espérer et d'être optimistes pour les récifs coralliens et la faune marine qui y prospère" d’après Mikhail Matz. 

Le docteur Line Bay, écologiste membre de l’Institut australien de science marine et co-auteur de l’étude ajoute : "cette découverte contribue à notre compréhension du potentiel des coraux pour s'adapter à des océans plus chauds". Les espèces de coraux qui fabriquent des récifs dans le nord de l'océan Pacifique et dans la mer des Caraïbes sont similaires à celles utilisées au cours de cette expérience. Les coraux résistants à la chaleur pourraient ainsi être utilisés en priorité en les disséminant artificiellement dans le cadre des efforts de conservation et de restauration des récifs menacés.

La hausse de la température provoque un blanchissement des coraux, un phénomène de dépérissement qui se traduit par une décoloration et entraîne une insuffisance en apports nutritifs conduisant à leur mort. Les coraux se nourrissent d'algues microscopiques, les dinoflagellés, qui vivent en vastes colonies à leur surface. Celles-ci consomment de l'azote, du phosphore et d'autres nutriments fournis par le corail. Elles utilisent la lumière pour transformer cette nourriture en énergie. Leur photosynthèse libère également de l'énergie dans les tissus du corail, lui permettant de construire le squelette de calcium qui abrite ces algues unicellulaires. 

Quand le corail est soumis à un stress, comme une hausse importante de la température de l'eau, il se débarrasse des dinoflagellés et blanchit avant de dépérir. La disparition des récifs coralliens a un impact très important sur l'écosystème marin car ils fournissent nourriture et abri à de nombreuses espèces de poissons et de crustacés

Cette découverte est donc une vraie bonne nouvelle dans la perspective d’une préservation des faunes et flores marines même si il convient bien sûr de rester prudent face aux conséquences du réchauffement sur le corail au niveau mondial

Sera-t-il suffisant de procéder à cette opération de croisement à grande échelle comme l’espère les scientifiques pour permettre à cet animal marin vital pour nos océans de survivre ?




Sciences et avenir 6/7/2015
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MessageSujet: Re: Le point sur le corail... Les coraux dans le monde   

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