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BelleMuezza

Les Grands Lacs nord-américains menacés par une espèce de moule

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Introduite par accident en Amérique du Nord à la fin des années 1980, la moule zébrée venue de la mer Caspienne s'avère particulièrement dangereuse pour les Grands Lacs canado-américains. Des biologistes viennent de découvrir qu'elle libère des PCB, des composants toxiques, et tirent la sonnette d'alarme.

La moule zébrée a fait son apparition de façon accidentelle en 1986 en Amérique du Nord. Venue de la mer Caspienne, elle recouvre 25 ans plus tard entre 30 et 40% de la surface des Grands Lacs nord-américains. Les mollusques s'agrègent par centaines de milliers au mètre carré. Et si cette prolifération inquiétait déjà en raison du plancton qu'elles dévorent et dont elles privent alors les autres espèces des lacs, des biologistes américains ont découvert que les moules filtrent les sédiments contenant des polychlorobiphényles (PCB) pour les rejeter dans l'eau, rapporte l'AFP. Comme l'explique Todd French, du département de biologie de l'université Queen's à Kingston, en Ontario, la moule zébrée absorbe tout ce qu'elle trouve sur son chemin, et rejette ce qui est toxique pour elle.

Comme en Europe, les PCB sont interdits en Amérique du nord depuis les années 1970 en raison de leur toxicité pour l'Homme comme pour l'environnement. La concentration de ces composants a alors diminué dans les eaux des Grands Lacs, jusqu'à l'introduction accidentelle des moules zébrées. A partir de la fin des années 1980, la concentration a cessé de diminuer.

En outre, la moule zébrée s'avère être un véritable prédateur pour les autres mollusques et les crustacés, qu'elle parasite et étouffe. Elle prolifère aussi sur les infrastructures, comme les canalisations qu'elle bouche. Hélas, souligne Chris Grooms, vice-président de l'association écologiste locale Kingston Field Naturalists, il y a peu de choses à faire pour lutter contre ce fléau. "On essaie simplement de limiter sa progression en nettoyant les coques des bateaux pour éviter qu'elle contamine d'autres lacs" explique-t-il.

Maxisciences 30/09/2011

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