LOVE ANIMALIA NATURALIS ENVIRONNEMENTALIS
Bienvenue sur le Forum Love Animalia Naturalis : Actualités, informations et conseils sur les Animaux, la Nature et l'Environnement. Des rubriques exclusives réservées aux membres du forum. Pour satisfaire votre curiosité retrouvez l'actualité ou des conseils et pour satisfaire la nôtre, nous serons heureux de lire les vôtres! Toutes les personnes de 10 ans et plus, partageant ces centres d'intérêts sont les bienvenues.

LOVE ANIMALIA NATURALIS ENVIRONNEMENTALIS

Animaux, Nature et Environnement : Actualités, Informations et Conseils
AccueilPortailS'enregistrerConnexion
Vous avez des photos sur les animaux, la nature et l'environnement ? Si vous êtes prêts à nous offrir l'une d'elles... Ecrivez un message à l'un des administrateurs. Merci

Partagez | 
 

 ABEILLES : Pesticide STOP !

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Aller à la page : Précédent  1, 2, 3, 4  Suivant
AuteurMessage
Admin
Fondateur Administrateur
Fondateur Administrateur
avatar

Messages : 20116
Date d'inscription : 15/11/2010
Age : 64
Localisation : Essonnes

MessageSujet: SUISSE : Morts d'abeilles: le CF blanchit l'usage de produits phytosanitaires    Jeu 11 Oct - 4:15

Berne (awp/ats) - L'hécatombe d'abeilles l'hiver dernier est due au parasite Varroa destructor. Aucune étude n'a pu mettre en évidence un lien avec l'utilisation des produits phytosanitaires, répond mercredi le Conseil fédéral à Maya Graf (Verts/BL) dans un rapport.

La conseillère nationale voulait que le gouvernement vérifie une nouvelle fois l'homologation de la clothianidine. Les essais opérés en plein champs n'ont pas montré de hausse de mortalité non naturelle d'abeilles ni directement après le semis, ni au cours de la phase de guttation des jeunes plantes de maïs, explique le rapport.

Aucun résidu de clothianidine n'a pu être décelé ni dans les abeilles ni dans le miel. Aucune atteinte à la santé des colonies n'a été observée. La Confédération conclut qu'en l'état actuel des connaissances scientifiques, l'ensemencement de maïs traité présente des avantages par rapport à la pulvérisation d'insecticides et qu'il ne constitue pas un risque inacceptable.

"Les mesures applicables visant à réduire les risques sont suffisantes". Une évaluation stricte est menée. En ce qui concerne les abeilles, un insecticide n'est autorisé qu'à l'issue d'un examen approfondi.

Les utilisateurs du produit sont tenus de respecter les conditions d'application qui permettent d'exclure un risque pour les colonies d'abeilles. Les autorisations existantes sont adaptées sur la base de nouvelles connaissances. Dans les situations extrêmes, elles peuvent être retirées.


ROMANDIE.COM 10/10/2012
Revenir en haut Aller en bas
http://lane.forumgratuit.org
BelleMuezza
Fondateur Administrateur
Fondateur Administrateur
avatar

Messages : 12462
Date d'inscription : 15/11/2010
Age : 64
Localisation : Essonnes

MessageSujet: Des avancées pour les abeilles, mais des luttes à venir contre les pesticides   Mar 16 Oct - 0:42

AGEN (AFP) - Les milliers d'apiculteurs européens réunis à Agen (Lot-et-Garonne) de jeudi à dimanche ont salué les avancées de leur combat pour sauver les abeilles menacées notamment par les pesticides, mais se préparent à de nouvelles batailles, sur fond de crise, avec l'industrie agrochimique.



Au fil des ans, les études scientifiques ont permis d'établir que les pesticides dits "systémiques" ou "néonicotinoïdes" ont bien un impact létal sur les abeilles, qu'ils désorientent, au point que certaines ne savent plus revenir à leur ruche: en une quinzaine d'années, leur mortalité est passée de 5 à 30%.

Une étude de l'Inra en ce sens, visant le pesticide Cruiser OSR, a notamment été diffusée dans "Science", en mars, non sans être contestée sur la méthode par Syngenta, fabricant suisse du produit. D'autres recherches ont été présentées au Congrès d'Agen. Le chercheur italien Marco Lodesani, coordinateur du programme de surveillance et de recherche en apiculture APENET, a ainsi assuré avoir constaté que sous l'effet du "Cruiser", les abeilles "perdent la perception des couleurs et même la mémoire des odeurs".

En Europe, les cris d'alarme des protecteurs des abeilles, vigies de l'écosystème où elles occupent, à travers la pollinisation, une place centrale, sont de plus en plus entendus.

"Nous avons obtenu quelques avancées, témoigne Sophie Dugué, vice-présidente de l'Unaf (Union nationale de l'apiculture française): les Italiens, les Slovènes, les Allemands ont interdit ou suspendu l'utilisation de ces pesticides", dit-elle, même si Syngenta tient à souligner qu'en Allemagne et en Italie, le Cruiser est seulement "suspendu", et non interdit, pour son usage sur le maïs.

Après la suspension du Cruiser, "en Italie, les producteurs de maïs ont utilisé les règles de l’agronomie en procédant à la rotation des cultures et les rendements des cultures de maïs ont été bien supérieurs", assure Francesco Panella, président du syndicat apicole italien, en soulignant que les maïsiculteurs n'ont pas pour autant été touchés par la Chrysomèle, insecte combattu par ce pesticide.

En France, Stéphane Le Foll, ministre de l'Agriculture, a de son côté confirmé le 29 juillet le retrait définitif de l'Autorisation de mise sur le marché (AMM) du Cruiser OSR utilisé en traitement de semence pour le colza. Reste son usage pour le maïs, qui, bien que contesté, n'a pas été à ce stade définitivement banni. Pour les apiculteurs, qui, depuis la fin des années 1990, ont aussi obtenu le retrait du Régent et du Gaucho (Bayer), la partie reste toutefois dure.

"Les intérêts économiques en jeu sont importants, notamment autour de la culture du maïs, bastion de l'agriculture", explique un spécialiste français sous couvert de l'anonymat, qui évoque aussi les "pressions des lobbys de l'industrie des produits phytopharmaceutiques".

Selon Eurostat, la France est le premier producteur agricole européen, leader sur le maïs, se situant aussi au deuxième rang mondial concernant l'exportation de semences. Ce pays arrive donc logiquement en tête en termes d'utilisation de pesticides.

Dans une allocution diffusée aux apiculteurs à Agen Stéphane Le Foll a annoncé pour début 2013 "un plan stratégique pour l'abeille", sans en révéler le contenu, jugeant d'ores et déjà scandaleux que la France soit importatrice de miel. Mais ces bonnes dispositions gouvernementales pourraient être insuffisantes, selon les représentants de l'apiculture.

Syngenta pourrait selon eux tenter de s'appuyer sur un règlement européen de 2009 instaurant la libre circulation de "semences traitées", pour continuer à vendre le Cruiser OSR.

"Tout ce que nous avons fait depuis des années serait ruiné", s'inquiète Me Bernard Fau, avocat de l'Unaf, impliqué depuis des années dans les procédures judiciaires visant les pesticides.

Contacté par l'AFP, un porte-parole de Syngenta a souligné que l'on attendait, avant la fin 2012, une évaluation de ce type de produit par l'EFSA (Autorité européenne de sécurité des aliments). "Nous contestons le fait que les autorités françaises aient pris cette décision unilatérale", a-t-il déclaré, en soulignant que "personne d'autre" en Europe n'a suivi.

"Il existe un risque que nous repartions en arrière", estime aussi l'apiculteur espagnol Manuel Izquierdo: "Avec la crise, l'environnement passe au second plan, d'autant que l'industrie phytosanitaire représente beaucoup d'argent".


SCIENCES ET AVENIR 15/10/2012
Revenir en haut Aller en bas
http://www.lane-forumactif.com
BelleMuezza
Fondateur Administrateur
Fondateur Administrateur
avatar

Messages : 12462
Date d'inscription : 15/11/2010
Age : 64
Localisation : Essonnes

MessageSujet: Déclin des abeilles : les effets des pesticides peuvent s’additionner !   Mar 23 Oct - 16:25

Les abeilles et les bourdons ne se limitent pas à la visite d’un seul champ lorsqu’ils butinent, au risque d’être exposés à plusieurs pesticides différents. Cet aspect du problème aurait été trop peu étudié. Car les effets néfastes des néonicotinoïdes ou des pyréthrinoïdes peuvent s’additionner au point de mettre à mal la survie des colonies !

L’année 2012 aura vu paraître un important nombre d’études, souvent sources de fervents débats, traitant de l’impact des pesticides sur les abeilles. Une exposition à des néonicotinoïdes, des composés notamment présents dans le Cruiser, perturberait par exemple les capacités de navigation de ces insectes, allant jusqu’à empêcher le retour à domicile de 31,6 % des butineuses parties en exploration. Les conséquences de ce facteur sur la survie des colonies ont depuis fait l’objet de controverses.

Dans la plupart des cas, seul un effet précis de l’exposition à un insecticide spécifique a été caractérisé. Difficile alors de tirer des règles générales concernant l’emploi des pesticides et la survie des insectes pollinisateurs ou de leurs colonies.

L’étude récemment publiée par Richard Gill de l’University of London dans la revue Nature sort donc du lot pour trois raisons :

- Premièrement, le sujet expérimental n’est autre que le bourdon Bombus terrestris, une espèce plus sensible que l’abeille car ses colonies comptent moins d’individus (quelques dizaines).

- Deuxièmement, ce sont à la fois les arthropodes et leurs nids qui ont fait l’objet d’attention.

- Enfin, les insectes ont été exposés à plusieurs pesticides, séparément ou concomitamment !

Dans la nature, des cultures adjacentes ne sont pas toujours traitées de la même manière. Puisque les pollinisateurs ne limitent pas leurs explorations à une seule et même parcelle, ils peuvent être contaminés par plusieurs produits à la fois, par exemple par des néonicotinoïdes ou des pyréthrinoïdes. Sans grande surprise, les effets causés par des expositions successives à chacun de ces agents s’additionneraient, au point de poser parfois de sérieux problèmes !

Près de 40 colonies réparties en 4 lots ont été observées durant les expériences. Les insectes préalablement munis d’une micropuce RFID étaient libres de sortir explorer leur environnement. Cependant, selon les conditions expérimentales, ils pouvaient rencontrer sur leur passage un récipient contenant du sirop de sucrose enrichi en imidaclopride (un néonicotinoïde se retrouvant dans le pollen) à des doses observables en culture (10 parties par milliard), un papier filtre recouvert de λ-cyhalothrine (pyréthrinoïde pulvérisé sur les feuilles et les fleurs), les deux à la fois ou au contraire rien de tout cela.

Les colonies exposées soit à l’imidaclopride, soit aux deux produits ont vu leur nombre de naissances d’ouvrières chuter de respectivement 27 % et 9 %. Le contact à l'λ-cyhalothrine a quant à lui provoqué la mort de 36 à 39 % des travailleuses (43 % d’entre elles avaient moins de 4 jours). Elles ont été trouvées à l’intérieur des 20 ruches exposées à ce produit. Ce taux est 4 fois supérieur à celui du groupe témoin. Les premiers effets de la double exposition se sont fait sentir au bout d’une semaine, les autres ruches ayant été touchées 15 jours plus tard. Deux colonies parmi les 10 mises en contact avec le couple de pesticides se sont même éteintes avant la fin des expériences, soit en moins de 4 semaines.

Les expositions ont également eu des effets sur les comportements d’exploration, confirmant ainsi les études précédentes. Les insectes contaminés par les deux agents ont en moyenne réalisé moins de sorties. En revanche, ils ont été un plus grand nombre à s'aventurer hors du nid. Mais pourquoi ? Peut-être car les bourdons ayant consommé de l’imidaclopride ont rapporté moins de pollen que les autres, même s’ils restaient à chaque fois plus longtemps à l’extérieur. Dernier détail d’importance : le nombre de Bombus qui se sont perdus a augmenté de 50 à 55 % par rapport au groupe témoin.

Ainsi, une exposition aux néonicotinoïdes réduirait la collecte du pollen, forçant un plus grand nombre d’ouvrières à sortir et donc à délaisser les larves (qui sont par ailleurs contaminées par les aliments rapportés). Au final, les taux de mortalité cumulés observés pour chaque type d’exposition parlent d’eux-mêmes : ils sont de 41 %, 51 % et 69 % respectivement pour les lots mis en présence d’imidaclopride, d'λ-cyhalothrine ou des deux (contre 30 % dans le groupe témoin). Les colonies concernées par la double contamination ont donc été touchées plus sévèrement. CQFD !


FUTURA SCIENCES 23/10/2012
Revenir en haut Aller en bas
http://www.lane-forumactif.com
BelleMuezza
Fondateur Administrateur
Fondateur Administrateur
avatar

Messages : 12462
Date d'inscription : 15/11/2010
Age : 64
Localisation : Essonnes

MessageSujet: Une proposition de résolution écologiste pour la préservation des abeilles    Mar 30 Oct - 4:32

PARIS - Les député(es) écologistes ont déposé une proposition de résolution visant à la préservation des insectes pollinisateurs et à un moratoire sur les pesticides de la famille des néonicotinoïdes et des phénylpyrazoles, a annoncé le groupe lundi.

La proposition, rédigée par Laurence Abeille, députée du Val-de-Marne, demande au gouvernement d'agir et d'interdire cette catégorie de pesticides dits "systémiques", responsables du phénomène d'effondrement des colonies d'abeilles, indique un communiqué du groupe.

Ces pesticides tuent les abeilles non pas directement, mais indirectement par perte de géolocalisation, par non-retour à la ruche.

Le respect de la biodiversité est essentiel, les abeilles rendent des services écologiques absolument nécessaires à notre sécurité alimentaire, grâce à la pollinisation. 35% de la production mondiale de nourriture est liée aux insectes pollinisateurs, soulignent les écologistes.

Le ministre de l'Agriculture Stéphane Le Foll a interdit en juin le pesticide Cruiser OSR, utilisé pour l'enrobage des semences de colza, en raison d'effets néfastes soupçonnés sur les abeilles: ce n'est qu'un premier pas et d'autres doivent suivre. Le principe de précaution doit enfin devenir effectif, affirme encore le texte.


ROMANDIE.COM 29/10/2012
Revenir en haut Aller en bas
http://www.lane-forumactif.com
BelleMuezza
Fondateur Administrateur
Fondateur Administrateur
avatar

Messages : 12462
Date d'inscription : 15/11/2010
Age : 64
Localisation : Essonnes

MessageSujet: Pesticides tueurs d'abeilles : ne laissez pas les lobbys faire la loi !   Ven 9 Nov - 0:07

La bataille qui a lieu en ce moment au niveau européen peut être déterminante pour la survie des abeilles – et notre avenir à tous.

Les lobbys agrochimistes sont sur le point d'imposer trois types de pesticides néonicotinoïdes notoirement dangereux pour les abeilles dans tous les pays européens. La seule façon de leur barrer la route, c’est que des centaines de milliers de citoyens se mobilisent à travers toute l’Europe pour obliger les députés européens à intervenir.

Aidez-nous à sauver les abeilles ! Signez dès maintenant la pétition aux députés européens CLIQUEZ ICI pour SIGNER la PETITION.

C’est le dernier round d’un combat mené au corps à corps depuis l’été dernier, rappelez-vous :

Après plusieurs études qui, coup sur coup, ont montré les ravages de certains pesticides neurotoxiques (les néonicotinoïdes) sur les abeilles, et le retrait de la vente d’un de ces pesticides – le Cruiser OSR - en France par le Ministre de l’Agriculture, la Commission Européenne a demandé à son autorité sanitaire (l’EFSA) de réévaluer la dangerosité de ces substances(1). Et plus particulièrement celle du Thiametoxam, de l’Imidaclopride et de la Clothianidine, trois types de néonicotinoïdes responsables à eux seuls de la mort de millions d’abeilles chaque année en Europe(2).

Seulement voilà : Les lobbys agrochimistes ont toutes les chances de gagner la bataille.

Pourquoi ? Parce que ce sont EUX-MÊMES qui sont chargés d’évaluer la dangerosité de leurs produits !

Incroyable, mais vrai… Les autorités sanitaires européennes chargées de garantir notre sécurité alimentaire sont composées de technocrates, pas de scientifiques. Personne, dans les institutions européennes, n’est capable de mener les tests scientifiques nécessaires pour évaluer la dangerosité d’un pesticide sur les abeilles(3). En clair, ce sont les fabricants de pesticides eux-mêmes qui évaluent la dangerosité de leurs produits. Et vu le chiffre d'affaires phénoménal qu'ils tirent de ces pesticides, on ne peut pas s'attendre à ce qu'ils les interdisent(5) !

Résultat : les autorités sanitaires délèguent ce travail à un groupe «informel» d’experts, l’ICPBR (International Commission on Plant-Bee Relationships)… qui, lui, est composé aux deux tiers par des membres de l’industrie agrochimique(4) !

Notre seule façon d’agir, en tant que citoyens, c’est de dénoncer ce scandale haut et fort, et d'exercer une pression maximale sur les députés européens pour qu’ils interviennent avant que les agrochimistes aient eux-mêmes déclaré leurs produits «inoffensifs».

Le temps presse : le verdict doit être rendu en décembre. Il n’y a pas une minute à perdre : s’il vous plait, agissez vite, CLIQUEZ ICI pour SIGNER la PETITION, et faites-la suivre à tous vos amis.

Toute la communauté scientifique sait que ces pesticides néonicotinoïdes font des ravages irréparables sur les abeilles :

- Dans les ruches en bonne santé, ces produits neurotoxiques agissent sur le système d’orientation des abeilles, les empêchant de revenir à la ruche. Incapables de retrouver leur chemin, elles finissent par mourir d'épuisement . Petit à petit, les ruches se vident, les essaims sont décimés, et c'est tout l'écosystème qui se trouve en danger(7).

- Dans les ruches déjà affaiblies par un parasite ou une maladie, les néonicotinoïdes apportent le coup de grâce aux abeilles, qui n’ont plus assez de force pour résister à ce poison trop violent(6).

Alors oui, il y a urgence à retirer ces substances toxiques du marché !

J’espère que je peux compter sur votre action. Vous, moi et tous les citoyens qui se soucient des abeilles, de la biodiversité et de l'avenir des générations futures, nous sommes le seul rempart face à la rapacité des firmes agrochimiques.

Ces firmes l’ont déjà annoncé : elles mettront «tous les moyens» pour continuer à faire autoriser leurs produits. Et quand on voit les ressources financières énormes dont elles disposent, il y a de quoi s’inquiéter -8- !

Aussi, je vous demande de signer dès maintenant la pétition aux députés européens, CLIQUEZ ICI pour SIGNER la PETITION
et de transmettre ce message à vos proches, vos amis et vos collègues, (sur les sites que vous connaissez ou gérez aussi, bien sûr!) pour leur demander d’agir, eux aussi, pour faire barrage aux fabricants de pesticides tueurs d’abeilles.

Par avance, merci.

Nicolas Laarman
Délégué général - Pollinis (www.pollinis.org)
Conservatoire des Fermes et de la Nature

SOURCES ET COMPLÉMENT D'INFORMATIONS :

- (1).Mandate for scientific and technical assistance (EFSA conclusions) in accordance with Article 21 of Regulation (EC) No 1107/2009 to perform an evaluation of neonicotinoids as regards the risk to bees, n° M-2012-0160, modifié le 25/27/2012 : “The Commission therefore asks EFSA to prioritise the review of thiametoxam, clothianidin and imidacloprid”.

- (2).Nous avons recensé plus de 20 études alertant sur les effets toxiques des pesticides systémiques neurotoxiques sur les abeilles et les pollinisateurs sauvages. Pour se faire une idée :
- Shah, S. Behind mass die-offs, pesticides lurk as culprit (traduit en français par Christian Pacteau sous le titre “Derriere la multitude des morts les pesticides se dissimulent comme des coupables”), Yale Environment 360, 7 janvier 2010
- Girolami, V. M. (2009). Translocation of Neonicotinoid Insecticides From Coated Seeds to Seedling Guttation Drops : A Novel Way of Intoxication for Bees . Journal of Economic entomology , 102 (5), 1808-1815.
- Tennekes, H.A (2010) The significance of the Druckrey-Kupfmuller equation for risk assessment – The toxicity of neonicotinoid insecticides to arthropods is reinforced by exposure time (traduit en francais par Christian Pacteau sous le titre “Signification de l’équation de Druckrey-Küpfmüller pour l’évaluation des risques. La toxicité des insecticides néonicotinoïdes contre les arthropodes est renforcée par la durée d’exposition.”) in “Toxicology”.

- (3). L'avenir des abeilles est-il entre les mains du lobby des pesticides ? (Corporate Europe Obervatory, novembre 2010) : http://corporateeurope.org/sites/default/files/sites/default/files/files/article/futur_des_abeilles_francais.pdf

- (4). La faillite de l'évaluation des pesticides sur les abeilles (Le Monde du 09 juin 2012) : http://www.lemonde.fr/planete/article/2012/07/09/abeilles-la-faillite-de-l-evaluation-des-pesticides_1731092_3244.html

- (5). Au lieu d'avoir baissé, comme le prévoit le plan Ecophyto 2018 de l’INRA (réduction de 50 % de l'usage des produits chimiques dans l'agriculture d'ci à 2018), la consommation de produits phytosanitaires a encore augmenté de 1,3% en 2011- soit, en volume, 62 700 tonnes de pesticides dispersés dans les champs (contre 61 900 tonnes en 2010). En valeur, la progression est de 5%. Le chiffre d’affaire 2011 du secteur des vendeurs de «produits phytosanitaires» atteint 1,9 milliards d’euros. Mention spéciale à la catégorie «herbicides», dont le chiffre d’affaire grimpe de 17%. Les insecticides se situent juste derrière, avec 11% de plus qu’en 2010.

- (6).L'effet cocktail mortel pour les abeilles (Sciences & Avenir) : http://fr.scribd.com/doc/59532257/Mort-des-abeilles-deux-suspects-demasques-Sciences-et-Avenir-n°771?secret_password=1jrfwi2mxvbexeh3p0h6

- (7).L'étude de Mickaël Henry et son équipe de l'INRA d'Avignon à l'origine de l'interdiction du Cruiser OSR en France : http://211.144.68.84:9998/91keshi/Public/File/41/336-6079/pdf/348.full.pdf

- (8 ).Le chiffre d'affaire 2012 de la firme suisse Syngenta qui produit le Cruiser (L’Usine Nouvelle) : http://www.usinenouvelle.com/article/syngenta-confirme-ses-previsions-2012-et-vise-un-ca-record.N184511
Quand l'agriculture est mauvaise pour la santé (Good planet Infos) : http://www.goodplanet.info/Alimentation-agriculture/Pesticides/Pesticides/(theme)/266




POLLINIS 6/11/2012
Revenir en haut Aller en bas
http://www.lane-forumactif.com
Admin
Fondateur Administrateur
Fondateur Administrateur
avatar

Messages : 20116
Date d'inscription : 15/11/2010
Age : 64
Localisation : Essonnes

MessageSujet: Abeilles: conclusions inquiétantes de l'EFSA sur l'impact des pesticides    Mer 16 Jan - 18:28

BRUXELLES (Belgique) - La Commission européenne pourrait proposer d'interdire l'utilisation de certains pesticides après les conclusions inquiétantes rendues mercredi par l'autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) sur leur impact létal pour les abeilles.

L'EFSA a rendu mercredi des conclusions inquiétantes sur l'impact de trois types de produits sur le nectar et le pollen, a expliqué Frédéric Vincent, porte-parole de Tonio Borg, commissaire européen en charge de la Santé et des Consommateurs. Il a indiqué que cet avis avait été demandé par la Commission.

Une lettre va être adressée cette semaine au groupe allemand Bayer et au suisse Syngenta, qui produisent les pesticides comportant les trois néonicotinoïdes incriminés --clothianidin, imidacloprid et thiamethoxam--, notamment le Cruiser OSR, pour leur demander de réagir à ce rapport, a annoncé M. Vincent, précisant que les deux groupes avaient jusqu'au 25 janvier pour répondre.

D'autre part, la Commission européenne a décidé d'inscrire le sujet à l'ordre du jour de la réunion du comité permanent de l'UE en charge de ces questions prévue le 31 janvier. La Commission, avec les Etats membres, prendra les mesures qui s'imposent, a conclu le porte-parole.

Des Etats membres ont déjà pris des mesures au plan national. La France a ainsi retiré le 29 juillet l'autorisation de mise sur le marché (AMM) du Cruiser OSR utilisé en traitement de semence pour le colza. Reste son usage pour le maïs qui, bien que contesté, n'a pas été à ce stade définitivement banni. L'Italie et l'Allemagne interdisent l'usage des pesticides incriminés seulement pour le maïs, les Pays-Bas pour traiter les plantes qui attirent les abeilles, et la Slovénie pour toutes les plantes.

L'idée de la Commission européenne est d'arrêter une ligne de conduite au niveau de l'UE et d'aller si nécessaire vers une interdiction des produits incriminés.

Au fil des ans, les études scientifiques ont permis d'établir que les pesticides dits systémiques ou néonicotinoïdes ont bien un impact létal sur les abeilles, qu'ils désorientent, au point que certaines ne savent plus revenir à leurs ruches. En une quinzaine d'années, leur mortalité est passée de 5 à 30%.

Les apiculteurs ont déjà obtenu le retrait du Régent et du Gaucho (Bayer). Les fabricants insistent de leur côté sur l'impact économique de la suppression de leurs pesticides.

L'entreprise est prête à coopérer avec la Commission européenne et les Etats membres de l'UE et à développer des solutions pragmatiques pour aborder les lacunes en termes de données évoquées par l'EFSA, a réagi le groupe allemand dans un communiqué.

Sa division d'agrochimie, Bayer CropScience, rappelle que les nombreuses données rassemblées par le groupe ont été examinées par l'UE et les Etats membres et confirment que ses produits ne présentent aucun risque inacceptable. Nous sommes convaincus que les nouvelles conclusions de l'EFSA ne changent rien à la qualité et à la validité de cette évaluation des risques, a ajouté le groupe. Selon lui, la recherche a montré que plusieurs facteurs expliquent le déclin de la population des abeilles, le principal étant un acarien parasite de l'espèce Varroa.

Bayer CropScience s'engage à une utilisation responsable des néonicotinoïdes et investit dans un programme destiné à réduire leurs effets sur les abeilles, a encore affirmé l'entreprise.


----->En lisant entre les lignes, je comprends que : puisque avant les connaissances que nous avons aujourd'hui sur les effets produits par les pesticides sur les abeilles, le produit avait été avalisé, il faut que cela continue à cause des répercussions économiques... Si l'EFSA devait céder devant la "pression" économique, ce serait faire fi, comme le fait le groupe, de l'importance des abeilles indispensables à la pollinisation de nombreuses plantes. Et, mettre sur la mortalité accrue des abeilles uniquement sur le varroa c'est une échappatoire aisée... alors que différentes études montrent bien l'implication des pesticides dans leur destruction..


ROMANDIE.COM 16/1/2013
Revenir en haut Aller en bas
http://lane.forumgratuit.org
Admin
Fondateur Administrateur
Fondateur Administrateur
avatar

Messages : 20116
Date d'inscription : 15/11/2010
Age : 64
Localisation : Essonnes

MessageSujet: Génération Future appelle à interdire les pesticides épinglés par l'EFSA    Jeu 17 Jan - 1:06

PARIS - L'association Générations futures a salué mercredi la publication par l'autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) d'un rapport dénonçant l'impact de certains pesticides sur les abeilles et demandé le retrait immédiat du marché des produits concernés.

L'association, tout en saluant un document qui reconnaît les risques importants que ces produits font courir aux abeilles, se dit scandalisée par ce que le rapport révèle au niveau des manques de données très importants des dossiers fournis à l'origine par les industriels au moment de lhomologation de ces produits.

Aujourdhui il ny a qu'une seule attitude possible : le retrait immédiat du marché des pesticides contenant les trois substances épinglées (des néonicotinoïdes : clothianidine, imidaclopride et thiamethoxam, ndlr) dans le rapport, ajoute-t-elle dans un communiqué.

Dans un communiqué distinct, le député PS de Haute-Garonne Gérard Bapt a demandé au ministre de l'Agriculture l'extension au maïs de l'interdiction du Cruiser. Le gouvernement français avait interdit définitivement en juillet le Cruiser OSR, un pesticide utilisé pour le colza, dont plusieurs études ont confirmé les effets néfastes sur les abeilles. L'interdiction, entrée immédiatement en vigueur, ne concerne toutefois pas le Cruiser 350 utilisé pour le maïs. Cette interdiction pour le maïs existe déjà un Italie et en Allemagne, a dit le député socialiste.

La Commission européenne, au regard des conclusions qu'elle qualifie d'inquiétantes de l'EFSA, pourrait proposer d'interdire l'utilisation de certains pesticides.


ROMANDIE.COM 16/1/2013
Revenir en haut Aller en bas
http://lane.forumgratuit.org
Admin
Fondateur Administrateur
Fondateur Administrateur
avatar

Messages : 20116
Date d'inscription : 15/11/2010
Age : 64
Localisation : Essonnes

MessageSujet: L'Union des Apiculteurs exige le retrait des pesticides épinglés par l'EFSA   Ven 18 Jan - 0:11

PARIS - L'Union nationale de l'Apiculture française (UNAF) a demandé jeudi le retrait du marché des pesticides épinglés par l'Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA), affirmant qu'il en allait de la survie des abeilles et des pollinisateurs sauvages essentiels pour la production alimentaire.

L'EFSA affirme que l'utilisation de trois types d'insecticides sur les cultures attractives pour les abeilles est inacceptable, ce qui exclut que ces molécules demeurent légalement sur le marché, écrit l'UNAF dans un communiqué.

Le président de l'UNAF, Olivier Belval, appelle la Commission européenne à rayer ces substances actives de la liste d'autorisation sur le territoire de l'Union et le gouvernement français à prendre sans délai les décisions qui s'imposent.

Dans un avis rendu mercredi, l'EFSA a mis en avant des risques parfois aigus pour les abeilles, liés à l'utilisation de trois types de substances présentes dans les pesticides produits par le groupe allemand Bayer et le suisse Syngenta. La Commission européenne a jugé ces conclusions inquiétantes et annoncé qu'elle allait prendre les mesures qui s'imposent.

Des Etats membres ont déjà pris des mesures au plan national, dont la France qui a retiré, le 29 juillet, l'autorisation de mise sur le marché (AMM) du Cruiser OSR utilisé en traitement de semence pour le colza. Reste son usage pour le maïs qui, bien que contesté, n'a pas été à ce stade définitivement banni.

L'UNAF rappelle qu'il y va de la survie des abeilles et des pollinisateurs sauvages, dont l'activité se traduit au plan économique par des services évalués au niveau mondial à 153 milliards d'euros, soit 9,5% de la valeur de la production mondiale de produits agricoles.

Depuis plusieurs années, les abeilles des pays industrialisés de l'hémisphère nord sont frappées par une forte mortalité, appelée syndrome d'effondrement des colonies, qui peut atteindre jusqu'à 85%.Les experts mettent en avant une multiplicité de facteurs explicatifs, comme l'emploi des pesticides mais aussi les parasites acariens de type Varroa, perte de la biodiversité....

Cette mortalité pourrait avoir de graves conséquences, dans la mesure où un tiers du tonnage de l'alimentation mondiale dépend de l'activité pollinisatrice des abeilles.

ROMANDIE.COM 17/1/2013
Revenir en haut Aller en bas
http://lane.forumgratuit.org
Admin
Fondateur Administrateur
Fondateur Administrateur
avatar

Messages : 20116
Date d'inscription : 15/11/2010
Age : 64
Localisation : Essonnes

MessageSujet: Le retrait de pesticides nuisibles aux abeilles aura un coût: Coordination rurale    Sam 19 Jan - 13:56

BORDEAUX - La coordination rurale Aquitaine a affirmé vendredi que le retrait de certains pesticides qui ont un impact létal sur les abeilles, envisagé par la Commission européenne aurait des conséquences néfastes pour les agriculteurs.

Nous demandons à l'EFSA, l'Autorité européenne de sécurité des aliments, de faire de nouvelles investigations avant de demander de retirer certains produits, a indiqué à l'AFP Jacques Commère, responsable de l'Organisation des producteurs de grains (OPG), la section culture de la Coordination rurale.

L'EFSA a rendu mercredi des conclusions inquiétantes sur l'impact de trois types de produits sur le nectar et le pollen. Son avis avait été sollicité par la Commission européenne qui pourrait proposer d'interdire trois néonicotinoïdes incriminés, produits par les laboratoires Bayer et Syngenta et mis en cause par les apiculteurs.

Aujourd'hui rien n'est avéré et j'ai peur que même si on retire ces produits le problème des abeilles persiste, a-t-il ajouté, notant toutefois que si l'EFSA le juge absolument nécessaire, oui il faut les retirer.

Mais retirer ces produit aura des conséquences, a souligné M. Commère, estimant que les cultivateurs se retrouveraient alors démunis face à certains nuisibles et seront sans traitement efficace contre des insectes du sol.

Les agriculteurs seront conduits à revenir à des méthodes anciennes, plus coûteuses et moins efficaces, note l'OPG.

Des États membres ont déjà pris des mesures au plan national. La France a ainsi retiré le 29 juillet l'autorisation de mise sur le marché (AMM) du Cruiser OSR utilisé en traitement de semence pour le colza. Reste son usage pour le maïs qui, bien que contesté, n'a pas été à ce stade définitivement banni.

Mais l'idée de la Commission européenne est d'arrêter une ligne de conduite au niveau de l'UE et d'aller si nécessaire vers une interdiction des produits incriminés.


ROMANDIE.COM 18/1/2013
Revenir en haut Aller en bas
http://lane.forumgratuit.org
Admin
Fondateur Administrateur
Fondateur Administrateur
avatar

Messages : 20116
Date d'inscription : 15/11/2010
Age : 64
Localisation : Essonnes

MessageSujet: Sauver les abeilles : une occasion historique...    Ven 25 Jan - 12:40

Le phénomène de disparition des abeilles est en train de prendre un tour dramatique.
Les derniers chiffres de l'Institut de recherches publiques FranceAgrimer, dépendant directement du Ministère de l'Agriculture, sont effarants :


Plus de 1 000 colonies d'abeilles sont décimées en France... CHAQUE JOUR !

En seulement 6 ans, le nombre d'apiculteurs aurait chuté de plus de 40 % ! Et ce serait « directement corrélé à la disparition des abeilles » d'après France Agrimer (1).

C'est une véritable révolution silencieuse et tragique que nous sommes en train de vivre.
La majeure partie de ce que nous cultivons aujourd'hui et consommons au quotidien est en danger : tomates, courgettes, melon, pastèque, fraises, pommes, abricots, cassis, mûres, choux, oignons, poivrons, poireaux, persil, tournesol...


Les abeilles ne font pas uniquement du miel. Elles sont une humble et gigantesque force de travail, pollinisant 80 % des plantes à fleurs sur terre, et près de 90 % des plantes que nous cultivons. Il n'existe aucune alternative, ni technique, ni scientifique, pour les remplacer (2). Sans elles, c'est l'alimentation de toute la population qui est menacée ! Sans parler de millions d'espèces d'insectes, d'oiseaux et de mammifères qui dépendent directement de ces plantes pour se nourrir.

Ce déclin catastrophique des abeilles est un phénomène complexe. Mais parmi les multiples facteurs qui joueraient un rôle dans cette hécatombe, il y en a un – majeur, décisif – qui est aujourd'hui clairement identifié et dénoncé par plus d'une quarantaine d'études scientifiques menées à travers le monde depuis plus de dix ans (3).

Il s'agit d'un groupe d'insecticides utilisés massivement sur les cultures : les néonicotinoïdes.

Ce sont des variétés de pesticides systémiques, c'est-à-dire qu'ils sont mis sur la graine de la plante, et lorsque celle-ci poussera, elle suintera des composants chimiques à forte dose qui ne laissent aucune chance aux insectes quels qu'ils soient.

Les hécatombes ont commencé, et progressivement augmenté dans les années qui ont suivi l'apparition de ces nouveaux pesticides sur le marché, dans les années 1990. Et les populations d'abeilles augmentent là où ces produits ont été interdits.

Les preuves à charge contre ces pesticides ultra-nocifs sont accablantes, et pourtant... Sous la pression des grands groupes agrochimiques, Bayer, Syngenta, Dow Chemical ou Monsanto, ils continuent à être autorisés, commercialisés et utilisés massivement dans les champs, - tuant ainsi des millions d'abeilles chaque année (4).

C'est pour couper court à cette situation dramatique que la députée Laurence Abeille (la bien-nommée !) a déposé une proposition de résolution pour interdire immédiatement les pesticides néonicotinoïdes dangereux pour les abeilles.

Si cette résolution était adoptée par l'Assemblée Nationale, des millions d'abeilles seraient sauvées, permettant ainsi la préservation de l'écosystème et de l'alimentation des générations futures (5).

Plusieurs de ses collègues soutiennent déjà l'initiative de Laurence Abeille, mais si nous ne faisons pas immédiatement et massivement pression sur les députés pour qu'ils co-signent cette proposition, elle sera rejetée.

De leur côté, les lobbys de l'industrie des pesticides sentent l'étau se resserrer. Et ils font des pieds et des mains pour que leurs produits continuent à être vendus : ils brandissent de pseudos arguments scientifiques pour prouver qu'on n'a pas d'autre choix que d'utiliser leurs poisons, ils prédisent des licenciements massifs si leurs produits étaient interdits... Ils sont en passe de bloquer la proposition de Laurence Abeille à l'Assemblée Nationale.

C'est pour cela que je vous demande d'interpeler dès à présent le député de votre circonscription, afin de lui demander de cosigner cette proposition de résolution.

C'est très simple, il vous suffit de suivre ce lien :
http://www.pollinis.org/petitions/proposition_Laurence_Abeille.php

Et s'il vous plaît, transmettez ce message (reçu par email) à vos contacts pour leur demander de faire pression à leur tour sur leur député pour qu'il co-signe la proposition de résolution pour mettre fin à cette hécatombe.

Pour peser dans la balance face aux multinationales agrochimiques, la mobilisation doit être massive. Il faut que chaque député reçoive des milliers de messages provenant de citoyens électeurs de sa circonscription.

Nous devons donner le plus d'ampleur possible à cette action primordiale (ce n'est pas tous les jours qu'une députée se positionne aussi franchement dans le combat pour sauver les abeilles !).

C'est pour cela que toute l'équipe de Pollinis a travaillé d'arrache-pied pour recenser les noms, les emails et les circonscriptions de chacun des 577 députés qui siègent à l'Assemblée nationale, pour que vous n'ayez plus qu'à mettre votre nom et qu'un email soit envoyé directement à votre député.

Pour envoyer votre email à votre député, cliquez ici.

Et s'il vous plaît, juste après avoir signé, transmettez cet email à vos amis pour qu'ils interpellent eux aussi leur député. Seule une mobilisation massive des citoyens pourra décider les députés de tous bords politiques à cosigner cette proposition de résolution.

Pollinis et les abeilles comptent sur vous ! Comptent sur nous !
Merci d'avance,

Nicolas Laarman
Délégué général - Pollinis
Conservatoire des Fermes et de la Nature


SOURCES ET COMPLÉMENT D'INFORMATIONS :

(1) FranceAgrimer – Etablissement National des Produits de l'Agriculture et de la Mer : Audit économique de la filière apicole française – Septembre 2012
http://www.franceagrimer.fr/Actualites/node_22291/Audit-economique-de-la-filiere-apicole-francaise/%28filiere%29/983/%28nodeActu%29/985

(2) Global Honey Bee Colony Disorders and Other Threats to Insect Pollinators :
http://www.unep.org/dewa/Portals/67/pdf/Global_Bee_Colony_Disorder_and_Threats_insect_pollinators.pdf
PNUE : les abeilles menacées d'extinction, l'humanité met en cause son avenir : http://www.un.org/apps/newsFr/storyF.asp?NewsID=24688#.UP2311HWnrk

(3) 47 études qui condamnent les néonicotinoïdes : http://www.pollinis.org/spip.php?page=article&id_article=74

(4) Le futur des abeilles est-il entre les mains du lobby des pesticides - Corporate Europe Observatory, European Beekeeping Coordination - Novembre 2010 : http://bee-life.eu/fr/doc/151/

(5) Assemblée Nationale – N° 300 : Proposition de résolution relative à la préservation des insectes pollinisateurs et à un moratoire sur les pesticides de la famille des néonicotinoïdes et des phénylpyrazoles : http://www.assemblee-nationale.fr/14/propositions/pion0300.asp


Pour envoyer votre email à votre député, CLIQUEZ ICI.


Pour transmettre la pétition, vous pouvez copier/coller le lien suivant : http://www.pollinis.org/petitions/proposition_Laurence_Abeille.php


Tout savoir sur les dangers qui menacent les abeilles : Cliquez ICI



POLLINIS 24/1/2013 email + site
Revenir en haut Aller en bas
http://lane.forumgratuit.org
Admin
Fondateur Administrateur
Fondateur Administrateur
avatar

Messages : 20116
Date d'inscription : 15/11/2010
Age : 64
Localisation : Essonnes

MessageSujet: UE/Bruxelles veut protéger les abeilles sans bannir les pesticides   Mar 29 Jan - 1:46

Bruxelles (awp/afp) - La Commission européenne a indiqué lundi qu'elle allait proposer des mesures "contraignantes" pour protéger les abeilles contre les dangers de certains pesticides au sein de l'UE, sans toutefois préconiser une interdiction totale de ces substances.

"La Commission va proposer une série de mesures législatives ambitieuses mais proportionnées" lors de la réunion du comité permanent de l'UE en charge de ces questions, prévue jeudi, a annoncé le commissaire à la Santé et à la Politique des consommateurs, Tonio Borg.

"Notre proposition demandera des mesures harmonisées et contraignantes au sein de l'UE", a ajouté le commissaire maltais à l'occasion du conseil des ministres de l'Agriculture. "Une action rapide et décisive" s'impose pour limiter l'impact de certains pesticides sur les abeilles, mais "une interdiction totale ne serait pas justifiée", a-t-il assuré. Aucune décision n'est attendue à ce stade, même si l'objectif est de trouver un accord pour une entrée en vigueur des mesures en 2014, a indiqué une source européenne.

Le 16 janvier, l'autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) avait rendu des onclusions, qualifiées d'"inquiétantes" par Bruxelles, sur l'impact sur le nectar et le pollen de trois néonicotinoïdes présents dans des pesticides produits par les groupes allemand Bayer et suisse Syngenta, notamment le Cruiser OSR. Selon M. Borg, l'EFSA a toutefois identifié un certain nombre d'usages sûrs pour les abeilles de ces pesticides.

L'avis de l'EFSA avait été demandé par la Commission européenne. "Il y a un vrai problème avec les pesticides. Nous attendons de voir ce qui sera proposé, mais nous attendons une décision qui soit européenne pour éviter les problèmes de distorsion de concurrence", a déclaré à l'AFP le ministre français de l'Agriculture, Stéphane Le Foll, en marge du conseil.

Des Etats membres ont déjà pris des mesures au plan national. La France a ainsi retiré le 29 juillet l'autorisation de mise sur le marché (AMM) du Cruiser OSR utilisé en traitement de semence pour le colza. Reste son usage pour le maïs qui, bien que contesté, n'a pas été à ce stade définitivement banni.

L'Italie et l'Allemagne interdisent l'usage des pesticides incriminés seulement pour le maïs, les Pays-Bas pour traiter les plantes qui attirent les abeilles, et la Slovénie pour toutes les plantes.

Les mesures qui seront proposées jeudi sont "concrètes" et "ciblées" et incluent notamment la possibilité d'interdire les trois néonicotinoïdes incriminés -clothianidin, imidacloprid et thiamethoxam- pour les cultures de maïs, de colza et de tournesol, a indiqué une source communautaire. Cette solution risquerait cependant de se heurter aux réticences de l'Espagne, d'après cette source.

Au fil des ans, les études scientifiques ont permis d'établir que les pesticides dits "systémiques" ou "néonicotinoïdes", ont bien un impact létal sur les abeilles, qu'ils désorientent, au point que certaines ne savent plus revenir à leurs ruches. En une quinzaine d'années, leur mortalité est passée de 5 à 30%.

Les apiculteurs ont déjà obtenu le retrait du Régent et du Gaucho (Bayer). Les fabricants insistent de leur côté sur l'impact économique de la suppression de leurs pesticides.


----->Compte tenu de l'importance des abeilles dans le domaine de la pollinisation, il me semble, si on s'en remet au bon sens, que ces produits devraient être purement et simplement interdits... Mais les fabricants ne le voient pas ainsi, arguant, en cette période de crise, que cela poserait des problèmes économiques ! Voilà un beau chantage à la clef !


ROMANDIE.COM 28/1/2013
Revenir en haut Aller en bas
http://lane.forumgratuit.org
BelleMuezza
Fondateur Administrateur
Fondateur Administrateur
avatar

Messages : 12462
Date d'inscription : 15/11/2010
Age : 64
Localisation : Essonnes

MessageSujet: Abeilles: Bruxelles recommande une interdiction ciblée des pesticides    Jeu 31 Jan - 17:06

BRUXELLES - L'Union européenne pourrait interdire pendant deux ans l'utilisation de certains pesticides mortels pour les abeilles à compter du 1er juillet si ses Etats membres acceptent cette mesure préconisée jeudi par la Commission européenne.

Nous avons proposé de suspendre pendant deux ans l'utilisation de trois néonicotinoïdes présents dans des pesticides pour quatre types de cultures: le maïs, le colza, le tournesol et le coton, a annoncé Frédéric Vincent, porte-parole du commissaire chargé de la Santé et des Consommateurs Tonio Borg.

La mesure a été soumise jeudi aux experts des Etats membres et a suscité de sérieuses réserves de la part de plusieurs pays, notamment l'Allemagne, le Royaume-Uni et l'Espagne, a-t-on appris de sources communautaires.

Les experts vont présenter cette option dans leur pays et si les conditions sont réunies, la Commission présentera une proposition de règlement pour permettre l'adoption de cette mesure.

Elle pourrait être soumise à la réunion des experts prévue le 25 février et si elle est adoptée, l'interdiction pourrait entrer en application le 1er juillet, a expliqué Frédéric Vincent.

Les trois néonicotinoïdes incriminés --clothianidin, imidacloprid et thiamethoxam-- sont présents dans des pesticides produits par les groupes allemand Bayer et suisse Syngenta, notamment le Cruiser OSR.

La Commission s'est fondée sur un avis très négatif rendu par l'Autorité européenne pour la sécurité des aliments (EFSA).

Au fil des ans, les études scientifiques ont permis d'établir que les pesticides dits systémiques ou néonicotinoïdes ont bien un impact mortel sur les abeilles, qu'ils les désorientent au point que certaines ne savent plus revenir à leurs ruches et par voie de conséquence meurent. En une quinzaine d'années, la mortalité des colonies d'abeilles est passée de 5% à 30%.

La France a retiré le 29 juillet l'autorisation de mise sur le marché (AMM) du Cruiser OSR utilisé en traitement de semence pour le colza. Reste son utilisation pour le maïs qui, bien que contesté, n'a pas été à ce stade définitivement banni.

L'Italie et l'Allemagne interdisent l'usage des pesticides incriminés seulement pour le maïs, les Pays-Bas pour traiter les plantes qui attirent les abeilles et la Slovénie pour toutes les plantes.

Il y a un vrai problème avec les pesticides. Nous attendons de voir ce qui sera proposé, mais nous attendons une décision qui soit européenne pour éviter les problèmes de distorsion de concurrence, avait déclaré lundi à l'AFP le ministre français de l'Agriculture, Stéphane Le Foll, en marge d'une réunion avec ses homologues de l'UE à Bruxelles.



ROMANDIE 31/1/2013
Revenir en haut Aller en bas
http://www.lane-forumactif.com
Admin
Fondateur Administrateur
Fondateur Administrateur
avatar

Messages : 20116
Date d'inscription : 15/11/2010
Age : 64
Localisation : Essonnes

MessageSujet: Plan abeilles sans réduction des pesticides: "insuffisant" pour les apiculteurs   Mar 12 Fév - 23:44

PARIS (AFP) - Face à la chute continue de la production de miel en France, le gouvernement veut favoriser l'installation de 200 à 300 apiculteurs par an: pourquoi pas, disent les professionnels, mais tout plan d'aide restera "insuffisant" tant qu'on n'aura pas limité l'usage de pesticides.

Vendredi dernier, le ministre de l'Agriculture Stéphane Le Foll a présenté un plan triennal doté de 40 millions d'euros prévoyant notamment la mise en place d'une formation à l'apiculture et des aides à l'achat d'abeilles reines.

"Installer des apiculteurs, pourquoi pas", déclare Olivier Belval, le président de l'Union nationale des apiculteurs français (Unaf), "mais mettre 40 millions dans un plan, sans retirer les pesticides, ce n'est pas une gestion saine de l'argent public".

"Tant que se poursuivra l'hécatombe des abeilles en France, par le fait d'une agro-chimie que l'autorité publique ne limite qu'à regret, installer durablement des centaines de jeunes apiculteurs chaque année apparaît comme une fausse promesse", écrit mardi l'Unaf dans une lettre ouverte à Stéphane Le Foll. "Depuis la mise sur le marché de ces produits (famille des néonicotinoïdes) depuis le milieu des années 90, la production en France a été divisé par deux", rappelle Olivier Belval.

D'environ 32.000 tonnes en 1995, la production française est en effet tombée à moins de 16.000 tonnes en 2012. Parallèlement, la demande pour le miel étant soutenue, les importations ont suivi le chemin inverse: de 6 à 7000 tonnes en 1995, elles sont passées à 26.000 tonnes en 2012.

Les néonicotinoïdes visés se retrouvent dans des pesticides comme le Gaucho, le Regent, le Cruiser ou le Proteus utilisés pour des cultures que les abeilles butinent. Ils persistent aussi dans la terre au-delà de l'année de culture.

"S'il se limite à des mesures économiques, le plan sera très insuffisant", a estimé mardi Sophie Dugué, vice-présidente de l'Unaf, qui ne veut pas d'une "apiculture sous perfusion, avec des aides pour que les abeilles continuent à polliniser". Selon le ministère de l'Agriculture, environ un tiers de ce que nous mangeons n'existerait plus si les abeilles disparaissaient.

"On espère une décision en faveur d'un retrait des néonicotinoïdes, le ministre a les cartes en main après l'avis de l'agence européenne", plaide Sophie Dugué. "Il avait fait un pas en avant avec le Cruiser OSR (interdit sur le colza en juin 2012 ), mais là il se retranche derrière l'avis au niveau européen", regrette l'apicultrice de la Sarthe.

L'Efsa, l'agence européenne sanitaire, a rendu un avis inédit à la mi-janvier dans lequel elle estime que certains néonicotinoïdes (clothianidine, imidaclopride et thiamethoxam) sont dangereux pour les abeilles, qui accusent depuis une quinzaine d'années des taux de mortalité en forte hausse (30%).

Du coup, la Commission européenne a proposé d'interdire ces pesticides pour deux ans à compter du 1er juillet sur quatre types de culture, très attractives pour les abeilles (maïs, colza, tournesol et coton).

"Nous avons bon espoir que les grands pays agricoles ne soutiennent pas la proposition de la Commission", a indiqué à l'AFP Xavier Thévenot, porte-parole de Syngenta. "Il n'y a aucune corrélation entre les problèmes apicoles et les néonicotinoïdes", a-t-il affirmé. "Entre 2004 et 2007, il y a eu un moratoire sur les néocotinoïdes et la production de miel est passée de 25.000 à 16.000 tonnes", a argumenté M. Thévenot.

La mortalité des abeilles n'est-elle pas multifactorielle (parasites, maladies, manque de nourriture) comme le soulignent les fabricants d'insecticides comme Syngenta ou Bayer? "Oui, répond Henri Clément, porte-parole de l'Unaf, mais les pesticides en sont la principale cause, bien devant l'acarien Varroa, la perte de diversité des cultures ou le frelon asiatique", soutient-il.

En 1999, Jean Glavany (ex-ministre de l'Agriculture) avait retiré l'autorisation du Gaucho pour le tournesol. En 2004, cet insecticide a été interdit pour le maïs et le Régent sur toutes les cultures en France au prix de combats tranchés par les tribunaux, rappelle l'Unaf.

Pour Olivier Belval, "ces produits ont été autorisés en raison d'un dysfonctionnement des agences sanitaires nationales et européenne, dont les processus d'homologation manquent de transparence et de rigueur".



SCIENCES ET AVENIR 12/2/2013
Revenir en haut Aller en bas
http://lane.forumgratuit.org
Admin
Fondateur Administrateur
Fondateur Administrateur
avatar

Messages : 20116
Date d'inscription : 15/11/2010
Age : 64
Localisation : Essonnes

MessageSujet: Abeilles: la France va soutenir une interdiction ciblée de pesticides    Dim 24 Fév - 3:52


PARIS - Le ministre de l'Agriculture, Stéphane Le Foll, a indiqué vendredi que la France allait soutenir le moratoire de deux ans sur certains pesticides affectant les abeilles, qui est préconisé par la Commission européenne.

La Commission européenne vient de proposer, sur une partie de ces familles de molécules qui sont clairement identifiées comme perturbantes pour les abeilles, un moratoire de deux ans. Je vais soutenir la Commission européenne, a déclaré M. Le Foll sur RMC/BFM TV.

Les abeilles sont victimes de plusieurs facteurs, dont l'un est le recours à un certain nombre de pesticides qui sont perturbants et qui ne sont pas interdits aujourd'hui, a-t-il expliqué. L'objectif du moratoire est de voir si, quand on ne les utilise plus, les abeilles retrouvent de la vitalité, a noté le ministre, rappelant que la France a pris une initiative: 40 millions d'euros seront mis pour un plan abeilles.

La proposition de moratoire pourrait être soumise lors de la réunion des experts prévue lundi 25 février et si elle est adoptée, l'interdiction pourrait entrer en application le 1er juillet. La Commission s'est fondée sur un avis très négatif rendu par l'Autorité pour la sécurité des aliments (EFSA).

Les trois néonicotinoïdes incriminés -clothianidin, imidacloprid et thiamethoxam- sont présents dans des pesticides produits par les groupes allemand Bayer et Suisse Syngenta, notamment le Cruiser OSR. Ils sont utilisés pour quatre types de cultures: le maïs, le colza, le tournesol et le coton.

La Confédération paysanne et quatre associations d'apiculteurs (FNOSAD, SNA, UNAF et FFAP), qui veulent l'interdiction de tous les insecticides néonicotinoïdes et qui ont été reçues jeudi au ministère de l'Agriculture, ont salué une avancée positive. Mais elles dénoncent le fait que les traitements pesticides soient maintenus sur les céréales à paille, réduisant l'effet bénéfique pour les abeilles de la suspension sur 4 cultures et critiquent la frilosité du ministère à ce sujet. Elles déplorent également que la suspension ne soit que de deux ans, ne permettant pas de supprimer l'effet de la rémanence importante des pesticides dans les sols.

De leur entretien au ministère de l'Agriculture, la Confédération paysanne et les apiculteurs ont compris que si la position européenne était amoindrie, le ministère est décidé à aller au-delà de l'exigence européenne.

La France a retiré le 29 juillet l'autorisation de mise sur le marché (AMM) du Cruiser OSR utilisé en traitement de semence pour le colza, mais pas pour le maïs qui, bien que contesté, n'a pas été à ce stade définitivement banni. L'Italie et l'Allemagne interdisent l'usage des pesticides incriminés seulement pour le maïs, les Pays-Bas pour traiter les plantes qui attirent les abeilles, et la Slovénie pour toutes les plantes.



ROMANDIE 22/2/2013
Revenir en haut Aller en bas
http://lane.forumgratuit.org
Admin
Fondateur Administrateur
Fondateur Administrateur
avatar

Messages : 20116
Date d'inscription : 15/11/2010
Age : 64
Localisation : Essonnes

MessageSujet: SUISSE : Plus de 80'000 signatures pour l'interdiction de pesticides    Ven 1 Mar - 19:39

Une pétition exigeant l'interdiction immédiate de pesticides dangereux pour les abeilles a recueilli en un an 80.103 signatures. Récoltés par Greenpeace avec le soutien d'apiculteurs, les paraphes ont été remis jeudi aux autorités fédérales.

Ils étaient joints à une lettre adressée au ministre de l'agriculture Johann Schneider-Ammann. Selon les activistes, il est urgent d'agir devant les hécatombes d'abeilles subies par les apiculteurs d'Europe et d'Amérique du Nord. En Suisse, la moitié des ruches a ainsi disparu l'hiver dernier.

Cela met en danger l'environnement, mais aussi la production alimentaire si les abeilles ne butinent plus sur les plantes, avertissent les pétionnaires. La valeur économique de la pollinisation des abeilles est estimée à environ 260 millions de francs (suisses) par an.

En janvier, l'Autorité européenne de la sécurité des aliments a admis que les insecticides clothianidine, imidaclopride et thiaméthoxame de la famille des néonicotinoïdes représentaient un danger pour les abeilles. Même une faible dose cause des problèmes de vol et de navigation chez les abeilles, ce qui réduit leurs activités de procréation et de recherche en nourriture.

Utilisés depuis 20 ans pour traiter les semences ou directement épandues sur les plantes, ces pesticides sont cent fois plus toxiques que d'autres insecticides. L'Union européenne décidera sous peu si elle interdit pour deux ans clothianidine, imidaclopride et thiaméthoxame.

Les autorités suisses tergiversent, nos démarches se sont heurtées jusqu'ici à un mur, critique Greenpeace. La faute aux intérêts de l'industrie agrochimique. Selon la chargée de campagne agriculture de Greenpeace Marianne Künzle, ce sont en premier lieu les groupes puissants comme Syngenta ou Bayer qui profitent de la situation.

L'agriculture suisse traite quasiment 100% des semences de colza, 95% de celles des betteraves à sucre, 5 à 10% des semences de maïs et de nombreuses espèces de légumes en néonicotinoïdes. Greenpeace exige l'arrêt immédiat de l'épandage de pesticides mettant les abeilles en danger et le retrait du marché des substances incriminées.

L'ONG estime encore qu'il faut une stratégie nationale pour réduire l'usage des pesticides dans le pays et une promotion substantielle de l'agriculture biologique.

ROMANDIE 28/2/2013
Revenir en haut Aller en bas
http://lane.forumgratuit.org
Admin
Fondateur Administrateur
Fondateur Administrateur
avatar

Messages : 20116
Date d'inscription : 15/11/2010
Age : 64
Localisation : Essonnes

MessageSujet: Abeilles: Bruxelles veut un vote sur son moratoire contre les pesticides   Jeu 14 Mar - 14:59

BRUXELLES - La Commission veut soumettre au vote vendredi sa proposition d'interdire pendant deux ans certains pesticides mortels pour les abeilles afin de mettre les Etats de l'UE face à leurs responsabilités, a assuré jeudi à l'AFP une source européenne.

L'issue de ce vote est très incertaine, a toutefois reconnu cette source impliquée dans ce dossier.

Les représentants des Etats se sont réunis jeudi matin au sein d'un comité d'experts à Bruxelles et le tour de table va permettre de connaitre les positions des uns et des autres. [b]Mais en tout état de cause, la Commission veut aller au vote vendredi, même si le résultat est négatif, pour mettre les Etats face à leurs responsabilités.[/b]

Une demi-douzaine de pays -Royaume Uni, Espagne, Hongrie, Autriche, République Tchèque, Lituanie-- s'opposent ouvertement aux propositions de la Commission.

L'incertitude demeure sur la position de l'Allemagne, qui pèse 29 voix en cas de vote et sera déterminante pour constituer une minorité de blocage. Selon les dernières informations obtenues par l'AFP jeudi, son représentant devrait voter contre la proposition actuelle de la Commission.

La France en revanche soutient une interdiction ciblée, a assuré le ministre de l'Agriculture Stephane Le Foll. La France est à l'origine des mesures proposées par Bruxelles. Elle compte elle aussi pour 29 voix.

Le Danemark et la Slovénie sont sur la même ligne, mais la balance penchait jeudi en faveur des adversaires de la proposition et la Commission va devoir chercher une solution qui convienne à une majorité d'Etats, ont expliqué à l'AFP plusieurs sources proche du dossier.


----->J'ai le sentiment qu'une majorité des opposants à cette loi pour protéger les abeilles, sont plus sensibles au profit immédiat qu'à la sauvegarde des abeilles. Je connais les pratiques de certains pays.... Qui utilisent à tour de bras pesticides, herbicides... Histoire d'aller plus vite et d'économiser sur la main d'oeuvre, quitte à empoisonner la terre, les insectes et ceux qui consomment leurs produits... Pour ma part, bien qu'ayant de faibles revenus, je privilégie les produits français et le bio chaque fois que j'ai le choix....


ROMANDIE 14/3/2013
Revenir en haut Aller en bas
http://lane.forumgratuit.org
Admin
Fondateur Administrateur
Fondateur Administrateur
avatar

Messages : 20116
Date d'inscription : 15/11/2010
Age : 64
Localisation : Essonnes

MessageSujet: Pesticides: déception des apiculteurs après le statu quo européen   Ven 15 Mar - 19:00

PARIS - L'Union nationale des apiculteurs français (Unaf), la principale organisation professionnelle, a fait part vendredi de sa grande déception à l'issue du vote d'un comité d'experts de la Commission européenne, qui n'a pas entériné l'interdiction de plusieurs pesticides.

C'est une grande déception, car nous avions placé beaucoup d'espoir dans la proposition de la Commission européenne, a indiqué à l'AFP Olivier Belval, président de l'Unaf.

Pour Anaïs Fourest de Greenpeace France, le nouvel échec de ce vote revient à ignorer avec entêtement les avertissements de la communauté scientifique et à céder à la pression des industriels qui défendent un modèle agricole intensif pour leurs seuls intérêts.

Suite à un avis négatif de l'Autorité européenne pour la sécurité des aliments (EFSA), la Commission proposait de suspendre pendant deux ans l'utilisation de trois néonicotinoïdes présents dans des pesticides pour quatre types de cultures: le maïs, le colza, le tournesol et le coton.

Les trois néonicotinoïdes incriminés - clothianidine, imidaclopride et thiaméthoxame - sont notamment présents dans des pesticides produits par les groupes allemand Bayer et suisse Syngenta.

Nous espérons néanmoins un nouveau vote, car le Commissaire européen Tonio Borg s'est montré très déterminé à obtenir une position claire dans ce dossier, a expliqué Olivier Belval.

L'Unaf comme Greenpeace France appellent le ministre de l'Agriculture Stéphane Le Foll à réaffirmer sa position en faveur de l'interdiction et à agir pour convaincre d'autres pays européens.

Le vote de vendredi n'a pas permis de dégager une majorité qualifiée, mais la Commission a indiqué qu'elle maintenait sa proposition, car celle-ci n'a pas été rejetée. Elle lui a apporté des modifications et elle peut la soumettre une nouvelle fois au comité d'experts, avec l'espoir que les pressions de l'opinion publique incitent les abstentionnistes à adopter une position plus tranchée.

Selon un décompte obtenu par l'AFP, 13 Etats ont voté pour l'interdiction de ces pesticides, dont la France, l'Italie, l'Espagne et la Pologne, mais 9 ont voté contre (République Tchèque, Slovaquie, Roumanie, Irlande, Grèce, Lituanie, Autriche, Portugal et Hongrie) et 5 se sont abstenus, dont l'Allemagne et le Royaume-Uni.


ROMANDIE 15/3/2013
Revenir en haut Aller en bas
http://lane.forumgratuit.org
Admin
Fondateur Administrateur
Fondateur Administrateur
avatar

Messages : 20116
Date d'inscription : 15/11/2010
Age : 64
Localisation : Essonnes

MessageSujet: UE/Pesticides: coalition d'intérêts divergents, les abeilles sans protection   Ven 15 Mar - 19:11

Bruxelles (awp/afp) - Une coalition d'intérêts divergents au sein de l'Union européenne (UE) a empêché vendredi la constitution d'une majorité pour interdire pendant deux ans plusieurs pesticides mortels pour les abeilles, a-t-on appris de sources européennes.

La Commission européenne (CE) a expliqué dans un communiqué que le vote organisé au sein d'un comité d'experts "n'a pas permis de dégager une majorité qualifiée en faveur ou contre sa proposition".

Selon un décompte obtenu par l'AFP, treize Etats ont voté pour l'interdiction de ces pesticides, dont la France, l'Italie, l'Espagne et la Pologne, neuf ont voté contre (République Tchèque, Slovaquie, Roumanie, Irlande, Grèce, Lituanie, Autriche, Portugal et Hongrie) et cinq se sont abstenus, dont l'Allemagne et le Royaume-Uni.

Les abstentions de ces deux pays qui comptent chacun 29 voix ont empêché que la majorité penche dans un sens ou l'autre.

La Commission a indiqué qu'elle maintenait sa proposition car elle n'a pas été rejetée. Elle lui a apporté quelques modifications pour tenir compte de plusieurs demandes et elle peut la soumettre une nouvelle fois au comité d'experts, avec l'espoir que les pressions de l'opinion publique incitent les abstentionnistes à adopter une position plus tranchée.

"Tous les Etats jurent leur attachement à la protection des abeilles mais dès qu'il s'agit d'agir ils trouvent toujours des objections", a déploré une source proche du dossier.

La Commission européenne propose de suspendre pendant deux ans l'utilisation de trois néonicotinoïdes présents dans des pesticides pour quatre types de cultures: le maïs, le colza, le tournesol et le coton. La Commission s'est fondée sur un avis très négatif rendu par l'Autorité européenne pour la sécurité des aliments (EFSA).

Les trois néonicotinoïdes incriminés - clothianidine, imidaclopride et thiaméthoxame - sont présents dans des pesticides produits par les groupes allemand Bayer et suisse Syngenta, notamment le Cruiser OSR.

La division d'agrochimie de Bayer a salué vendredi dans un communiqué l'absence de majorité sur l'interdiction de ces pesticides.

"L'absence de majorité est clairement une confirmation qu'il n'existe pas d'arguments convaincants contre la poursuite de l'utilisation de produits à base de néonicotinoïdes", a estimé le groupe, qui voit dans les résultats du vote une "chance de parvenir à une solution juste et équitable".

"L'expérience montre que les effets sur les abeilles" des insecticides qui contiennent des néonicotinoïdes "sont insignifiants quand les produits sont mis en oeuvre de manière responsable et réglementaire", a ajouté Bayer CropScience.


ROMANDIE 15/3/2013
Revenir en haut Aller en bas
http://lane.forumgratuit.org
BelleMuezza
Fondateur Administrateur
Fondateur Administrateur
avatar

Messages : 12462
Date d'inscription : 15/11/2010
Age : 64
Localisation : Essonnes

MessageSujet: Pesticides : Bruxelles veut un nouveau vote pour protéger les abeilles   Dim 24 Mar - 17:50

BRUXELLES, 19 mars 2013 (AFP) - La Commission européenne a annoncé mardi un nouveau vote des Etats au printemps sur sa proposition d'interdire pendant deux ans plusieurs pesticides mortels pour les abeilles et espère pouvoir la faire entrer en vigueur le 1er juillet 2013.

Le commissaire en charge de la Santé Tonio Borg a annoncé aux ministres de l'Agriculture de l'UE réunis à Bruxelles sa décision de relancer les discussions sur sa proposition et de la soumettre au vote lors d'un comité d'appel au printemps, car un premier vote vendredi dernier au sein d'un comité d'experts n'a pas permis de prendre une décision, a expliqué son porte-parole. "La Commission espère que des mesures pourront être prises à compter du 1er juillet 2013", a-t-il indiqué.

Une procédure d'appel est en effet prévue au sein de l'UE si aucune majorité qualifiée ne se dégage entre les Etats. Enfin, si cette situation perdure, la décision finale revient à la Commission européenne et les abstentions sont considérées comme un soutien tacite à la mesure proposée.

La Commission propose de suspendre pendant deux ans l'utilisation de trois néonicotinoïdes présents dans des pesticides pour quatre types de cultures : le maïs, le colza, le tournesol et le coton. Elle s'est fondée sur un avis très négatif rendu par l'Autorité européenne pour la sécurité des aliments (EFSA).Les trois néonicotinoïdes incriminés - clothianidine, imidaclopride et thiaméthoxame - sont présents dans des pesticides produits par les groupes allemand Bayer et suisse Syngenta, notamment le Cruiser OSR.

Treize Etats ont voté pour cette interdiction lors d'un vote vendredi au sein d'un comité d'experts, mais neuf ont voté contre (République Tchèque, Slovaquie, Roumanie, Irlande, Grèce, Lituanie, Autriche, Portugal et Hongrie) et 5 se sont abstenus, dont l'Allemagne et le Royaume-Uni. Les abstentions de ces deux pays qui comptent chacun 29 voix ont empêché que la majorité penche dans un sens ou l'autre.

30 millions d'amis 19/3/2013
Revenir en haut Aller en bas
http://www.lane-forumactif.com
BelleMuezza
Fondateur Administrateur
Fondateur Administrateur
avatar

Messages : 12462
Date d'inscription : 15/11/2010
Age : 64
Localisation : Essonnes

MessageSujet: Les apiculteurs demandent à Le Foll d'interdire certains pesticides   Mer 27 Mar - 17:35

PARIS - Les apiculteurs affiliés à l'Union nationale des apiculteurs français (Unaf) se sont mobilisés mercredi dans plusieurs régions pour demander au ministre de l'Agriculture, Stéphane Le Foll, d'interdire certains pesticides, indépendamment d'une future décision de la Commission européenne à ce sujet.

Des requêtes dans ce sens ont été déposées dans plusieurs préfectures de région (Ile-de-France, Aquitaine, Midi-Pyrénées, Auvergne, Bretagne, Languedoc-Roussillon, Rhône-Alpes).

La Commission européenne a proposé cette année d'interdire pour quatre grandes cultures (le maïs, le colza, le tournesol et le coton) trois molécules, appelées néonicotinoïdes, utilisées dans des pesticides accusés de contribuer à la forte mortalité des abeilles enregistrées ces dernières années. Un récent vote à Bruxelles n'a pas permis de dégager une majorité qualifiée dans ce sens, mais une nouvelle consultation devrait avoir lieu.

La situation est catastrophique, a estimé mercredi Henri Clément, porte-parole de l'Unaf, en rappelant que le taux de mortalité des abeilles était passé de 5% dans les années 90 à 30% aujourd'hui et que la production nationale de miel avait été divisée par deux pour tomber à 16.000 tonnes.

Nous demandons à M. Le Foll d'interdire ces pesticides en France et de continuer à tenter de convaincre d'autres pays européens de la nécessité de cette mesure, a ajouté M. Clément, lors d'une rencontre avec des parlementaires réunis pour le lancement d'un comité de soutien pour les alternatives aux pesticides.

Ce comité, qui rassemble notamment le député EELV Denis Baupin et les sénatrices Chantal Jouanno (UDI), Brigitte Alain (EELV), Laurence Rossignol (PS) et Sophie Primas (UMP) a pour but d'oeuvrer pour passer de la prise de conscience aux actes, alors que le plan Ecophyto lancé en 2008 n'a pas permis de réduire l'utilisation des pesticides.

Devant la préfecture à Toulouse, Christian Pech, apiculteur en Haute-Garonne, a estimé que cela ne servait à rien de financer le développement de l'apiculture si en même temps, on continue à utiliser des insecticides systémiques qui anéantissent les colonies.

Stéphane Le Foll a présenté en février un plan national Abeilles visant notamment à soutenir l'installation de nouveaux apiculteurs. Le ministre plaide plutôt pour une interdiction des néonicotinoïdes au niveau européen, afin de ne pas pénaliser les agriculteurs français.

Mardi, la Confédération paysanne a rendu public un courrier adressé à la ministre de l'Environnement, Delphine Batho, dans laquelle ils écrivent qu'il est temps de passer du discours aux actes. Le syndicat agricole estime que la France doit prendre la décision sur son territoire d'interdire tous les néonicotinoïdes sur toutes les cultures.


ROMANDIE 27/3/2013
Revenir en haut Aller en bas
http://www.lane-forumactif.com
BelleMuezza
Fondateur Administrateur
Fondateur Administrateur
avatar

Messages : 12462
Date d'inscription : 15/11/2010
Age : 64
Localisation : Essonnes

MessageSujet: Les pesticides perturbent le cerveau des abeilles, selon une étude   Mer 27 Mar - 21:58

PARIS (AFP) - Des pesticides pouvant être utilisés pour sur les cultures ou dans les ruches perturbent le fonctionnement du cerveau des abeilles, affectant notamment leurs facultés de mémoire et d'orientation, selon une étude publiée mercredi.

Cette étude paraît dans Nature Communications alors que la Commission européenne propose d'interdire, pendant deux ans, l'utilisation de plusieurs pesticides mortels pour les abeilles. Cette proposition, visant des substances appelées néonicotinoïdes, a été rejetée à la mi-mars par une majorité d'Etats, mais la Commission a annoncé un nouveau vote au printemps en espérant une entrée en vigueur au 1er juillet.

L'étude s'intéresse aux effets sur le cerveau des abeilles de deux de ces nénicotinoïdes utilisés pour protéger les cultures, ainsi qu'à un autre type de pesticides, appelés organophosphorés, en l'occurrence le coumaphos, parfois utilisé contre le parasite Varroa dans les ruches, selon les chercheurs.

En cas d'exposition à des concentrations similaires à celles constatées en champs, les abeilles subissent des perturbations, ont-ils observé.

"Ensemble, ces deux classes de pesticides montrent un impact négatif plus grand sur le cerveau de l'abeille et semblent inhiber l'apprentissage des abeilles", a indiqué à l'AFP, Christopher Connolly, chercheur au centre de recherche médical de l'université de Dundee (Ecosse) et co-auteur de l'étude.

Le 16 janvier, l'autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) avait rendu des conclusions, qualifiées d'"inquiétantes" par la Commission européenne, sur l'impact sur le nectar et le pollen des trois néonicotinoïdes que Bruxelles souhaite aujourd'hui suspendre.

Les auteurs de l'étude appellent pour leur part à un examen plus approfondi des alternatives possibles à ces substances, dont les effets sur la santé des abeilles restent faibles, assurent les fabricants, lorsqu'ils sont utilisés dans les règles.

Dans un commentaire, un professeur d'apiculture de l'Université du Sussex, Francis Ratnieks, a estimé pour sa part que les concentrations de pesticides utilisées dans l'étude sont plus importantes que celles constatées dans la réalité. "Nous ne savons pas si des niveaux faibles de nénicotinoïdes dans le nectar et le pollen des plantes traitées (...) ont des impacts négatifs dans le monde réel", a-t-il estimé.


SCIENCES ET AVENIR 27/3/2013
Revenir en haut Aller en bas
http://www.lane-forumactif.com
Admin
Fondateur Administrateur
Fondateur Administrateur
avatar

Messages : 20116
Date d'inscription : 15/11/2010
Age : 64
Localisation : Essonnes

MessageSujet: USA: les autorités accusées de laisser utiliser des pesticides à risque   Jeu 28 Mar - 14:30

WASHINGTON - L'Agence américaine de protection de l'environnement (EPA) est accusée par les apiculteurs et des environnementalistes d'autoriser des pesticides dangereux pour les humains et les abeilles, des pollinisateurs clés pour d'importantes récoltes.

Le Natural Resources Defense Council (NRDC), une ONG, a publié un rapport mercredi accusant l'EPA d'avoir autorisé, en utilisant une carence des réglementations, la commercialisation de plus de 10.000 pesticides sans les avoir testés ou de façon insuffisante.


La semaine dernière plusieurs apiculteurs et des groupes de défense de l'environnement ont entrepris une action en justice contre l'EPA (Environmental Protection Agency), accusée de ne pas protéger les abeilles et de précipiter la mise sur le marché des deux-tiers de tous les pesticides.

Cette procédure judiciaire cherche à faire suspendre les demandes d'autorisation de pesticides identifiés comme nuisibles aux abeilles.

Interrogée par l'AFP, l'EPA a indiqué dans une déclaration écrite ne pas faire de commentaires sur des actions de justice en cours.

Des pesticides du type néonicotinoïdes sont suspectés de contribuer à la disparition soudaine des abeilles dans des ruches, un phénomène toujours mystérieux appelé Colony Collapse Disorder fatal à environ 30% de ces insectes chaque année depuis 2007.

Les deux pesticides de cette catégorie mis en cause dans l'action en justice sont la clothianidine et le thiamethoxame. Ces deux produits ont commencé à être utilisés à grande échelle au milieu des années 2000, qui correspond au début du phénomène de forte mortalité des abeilles dans le monde.

En 2012, la France a interdit le thiamethoxam trouvé dans des pesticides fabriqués par le groupe helvétique Syngenta, après que des recherches eurent montré qu'il écourtait la vie des abeilles.

Plusieurs pays européens ont restreint ou interdit des néonicotinoïdes mais l'Union Européenne n'est pas parvenue à un consensus début mars sur ce sujet.

Dans le cas de la clothianidine, Bayer CropScience a obtenu une autorisation conditionnelle de l'EPA en 2003. Ce produit est très utilisé depuis pour traiter les graines de maïs et de colza sur près de la totalité des 37,2 millions d'hectares plantés chaque année aux Etats-Unis, affirme Larissa Walker du Center for Food Safety, un des co-plaignants dans cette action en justice.

Un grand nombre d'agriculteurs estiment qu'il est difficile de trouver des semences ne contenant pas un néonicotoïde, dit-elle à l'AFP.

L'EPA avait approuvé en 2003 la clothianidine à condition que son fabricant Bayer effectue une étude sur les effets de ce néonicotoïde sur les abeilles un an plus tard, soit en 2004. Malheureusement cette étude non seulement a été remise avec plusieurs années de retard mais souffre aussi de graves lacunes, affirme Jennifer Sass, une scientifique du NRDC.

Une recherche séparée menée par l'Université Purdue en 2012 montre que les semences enrobées de clothianidine dont des échantillons ont été prélevés sur les équipements agricoles, contenaient jusqu'à 700.000 fois la dose mortelle du pesticide pour les abeilles.

Cela n'empêche pas l'EPA de continuer à s'appuyer sur l'étude défectueuse de Bayer CropScience, qui est la seule à ne pas avoir trouvé d'effets néfastes de ce pesticide sur les abeilles, et la clothianidine reste donc sur le marché, ajoute Jennifer Sass.

Les écologistes mettent en cause un échappatoire dans la loi votée par le Congrès en 1978 qui permet à l'EPA d'autoriser la commercialisation de pesticides avec un minimum de tests préalables pour évaluer leur nocivité.

Or cette clause ne devrait s'appliquer que dans des situations exceptionnelles comme dans le cas d'une crise sanitaire. Mais en fait l'EPA a recouru à cette disposition pour approuver 65% des 16.000 pesticides actuellement sur le marché aux Etats-Unis, selon le NRDC.


ROMANDIE 28/3/2013
Revenir en haut Aller en bas
http://lane.forumgratuit.org
Admin
Fondateur Administrateur
Fondateur Administrateur
avatar

Messages : 20116
Date d'inscription : 15/11/2010
Age : 64
Localisation : Essonnes

MessageSujet: Les abeilles perdent la tête en présence de certains pesticides   Mar 2 Avr - 17:34

Les néonicotinoïdes, des pesticides couramment employés en agriculture, désorientent les abeilles à certaines doses. Il apparaît maintenant qu’ils affectent également leurs capacités d’apprentissage et de mémorisation, tout comme le coumaphos. Cela s’explique peut-être par les troubles neurologiques qu'occasionnent ces produits phytosanitaires.


Les abeilles sont des insectes sociaux qui récoltent du nectar et du pollen pour se nourrir durant l'hiver. Au passage, elles pollinisent de nombreuses plantes, tout en étant régulièrement au contact de pesticides. © Christopher Connolly


Les pesticides épandus sur les grandes cultures européennes (comme le maïs ou le colza) suscitent de vives interrogations. En 2012, des études scientifiques ont montré qu’une exposition à des doses sublétales pouvait altérer les capacités de navigation des abeilles, et réduire l’apparition de nouvelles reines chez les bourdons. Ces produits sont donc accusés d’intervenir partiellement dans l’actuel déclin des populations de pollinisateurs.


Ces effets ont été constatés à la suite d’expositions d’abeilles à des agents phytosanitaires de la famille des néonicotinoïdes. Or, les abeilles, tout comme les autres pollinisateurs, ne rencontrent pas que ces produits durant leur vie. Elles peuvent également être exposées à des composés chimiques organophosphorés, comme le coumaphos. Cet agent est principalement employé aux États-Unis pour lutter contre le varroa, un acarien parasitant les abeilles.


Deux études scientifiques menées en laboratoire viennent de livrer de nouveaux résultats sur les effets qu’ont ces produits, seuls ou combinés, sur les butineuses. Une exposition à des doses rencontrées dans certains milieux aurait ainsi des effets neurologiques immédiats, ce qui expliquerait pourquoi les pollinisateurs contaminés présentent de sérieux troubles de la mémoire.



Anatomie du cerveau de l'abeille. Les cellules de Kenyon font partie du corps pédonculé (en vert). © Société centrale d'apiculture

Les expériences neurologiques ont été menées à l’université de Dundee (Royaume-Uni), sous la direction de Christopher Connolly. Des abeilles domestiques Apis mellifera ont été anesthésiées par le froid, puis les cerveaux ont été extraits puis préservés dans un liquide adapté. Ils ont ensuite été équipés d’électrodes en vue d’enregistrer leur activité en présence de stimulations chimiques (injection de neurotransmetteurs). Finalement, les encéphales ont été exposés à de la clothianidine (2,5 parties par milliard, ppb), de l’imidaclopride (2,6 ppb) et du coumaphos (3,6 ppb). Les doses testées correspondent à celles pouvant être trouvées dans certains milieux naturels
.

Les néonicotinoïdes (clothianidine et imidaclopride) ont directement provoqué une hyperactivité des cellules de Kenyon (elles représentent 40% des neurones du corps pédonculé), avant de rapidement inactiver l’activité neuronale. Or, ces cellules nerveuses interviennent dans la vision et l’olfaction. La région du cerveau concernée a en quelque sorte fait une crise d’épilepsie, avant d’être réduite au silence.


Des résultats similaires ont été obtenus avec le coumaphos. En outre, les réponses perçues ont gagné en intensité lorsque des agents appartenant aux deux familles de pesticides ont été simultanément mis en contact avec les cerveaux. Conclusion, leurs effets s’additionnent. Ces informations ont été publiées dans la revue Nature Communications.


Sally Williamson et Geraldine Wright, de l’université de Newcastle (Royaume-Uni), se sont quant à elles intéressées aux effets des néonicotinoïdes et du coumaphos sur les capacités d’apprentissage des abeilles. L’olfaction est un sens important pour les butineuses, car elle leur permet d’associer un signal sensoriel à la présence d’une source de nourriture. Cette simple opération leur permet, par la suite, d’optimiser leurs explorations, ou celles de leurs congénères.


Des abeilles «saines» ont été confrontées à des sources de nectar associées à des odeurs caractéristiques, ce qui a très clairement conditionné leur comportement de recherche de nourriture quelque temps plus tard. En revanche, leurs homologues exposés aux différents pesticides seuls ou combinés (imidaclopride ou coumaphos) ne sont pas parvenus à associer odeur et source de nectar, c’est-à-dire à retourner rapidement sur une structure artificielle riche en nectar après être rentrés à la «ruche». Une fois encore, les doses employées peuvent être trouvées dans la nature.


[size=18]Ainsi, les pesticides incriminés provoquent également des troubles de la mémoire et de l’apprentissage, qui réduisent l’efficacité des explorationsrkred]]. Selon les auteurs et leur article paru dans le Journal of Experimental Biology (JEB), les abeilles contaminées auraient plus de mal à trouver une source de nourriture, apprendre sa position et s’en souvenir pour transmettre ensuite l’information à leurs congénères. Le nombre d’éléments prouvant la toxicité de ces pesticides sur les abeilles vient encore d’augmenter, quelques jours à peine après que la Commission européenne ait refusé d’interdire ces néonicotinoïdes pour deux ans.

Rayons de cire d'abeilles domestiques portant des œufs et des larves. Les parois des cellules ont été enlevées. Les larves (des faux-bourdons) sont âgées de trois à quatre jours. Chez le bourdon terrestre, une exposition à de l'imidaclopride provoque une diminution du nombre de larves en cours de croissance. Beaucoup de cellules restent vides. © Waugsberg, GNU 1.2



FUTURA SCIENCES 2/4/2013
Revenir en haut Aller en bas
http://lane.forumgratuit.org
BelleMuezza
Fondateur Administrateur
Fondateur Administrateur
avatar

Messages : 12462
Date d'inscription : 15/11/2010
Age : 64
Localisation : Essonnes

MessageSujet: Greenpeace cible sept pesticides à interdire pour protéger les abeilles   Mar 9 Avr - 12:19

PARIS (AFP) - Greenpeace cible sept pesticides accusés de contribuer au déclin des abeilles et demande l'interdiction de ces substances chimiques "largement utilisées en Europe" et dont trois sont déjà dans le collimateur de la Commission européenne, dans un rapport scientifique rendu public mardi.

"Les données scientifiques sont claires et montrent que la nocivité potentielle de ces pesticides est largement supérieure à tous les avantages qu'ils pourraient apporter en termes de lutte contre les parasites et d'augmentation des rendements agricoles", estime l'ONG, à l'initiative de ce rapport conduit par des scientifiques basés à Exeter (Grande-Bretagne) et en Europe centrale.

Pour Greenpeace, sept pesticides présentent "les dangers potentiels les plus immédiats pour la santé des pollinisateurs" et doivent être interdits. Y figurent notamment trois néonicotinoïdes (clothianidine, imidaclopride et thiaméthoxame), utilisés pour le maïs, le colza, le tournesol et le coton, que la Commission européenne souhaite suspendre pendant deux ans. Bruxelles se fonde sur un avis très négatif rendu par l'Autorité européenne pour la sécurité des aliments (EFSA).

La proposition de la Commission n'a pu être adoptée à la mi-mars, faute de majorité qualifiée, mais Bruxelles a annoncé un nouveau vote au printemps en espérant une entrée en vigueur au 1er juillet.

Les quatre autres pesticides dans le collimateur de Greenpeace sont le fipronil, le chlorpyriphos, la cyperméthrine et la deltaméthrine.

S'appuyant sur plusieurs études récentes, le rapport souligne que le déclin des abeilles s'explique par des causes multiples, "agissant séparément ou en combinaison".

Les maladies et les parasites, comme le varroa destructor, représentent les principales menaces. Les pesticides, eux, agiraient notamment en affaiblissant les abeilles domestiques ou perturbant leurs facultés d'apprentissage et d'orientation. Le changement climatique et l'agriculture intensive, à travers les monocultures, semblent aussi jouer un rôle.

Le déclin des abeilles a un impact économique, souligne Greenpeace, les insectes pollinisant "environ un tiers des cultures destinées à notre alimentation".

SCIENCES ET AVENIR 9/4/2013
Revenir en haut Aller en bas
http://www.lane-forumactif.com
BelleMuezza
Fondateur Administrateur
Fondateur Administrateur
avatar

Messages : 12462
Date d'inscription : 15/11/2010
Age : 64
Localisation : Essonnes

MessageSujet: Abeilles: action de Greenpeace chez Syngenta à Bâle (Suisse)   Mer 17 Avr - 10:53

Des militants de Greenpeace ont escaladé mercredi matin la façade d'un bâtiment bâlois du groupe agrochimique Syngenta pour protester contre les pesticides nuisibles pour les abeilles. Ils y ont suspendu une banderole de 20 mètres sur 10 exigeant l'interdiction de ce type de produits.

Après l'action de l'organisation écologiste, Syngenta a fermé l'entrée principale de son site, indique à l'ats un porte-parole de Greenpeace. Le mouvement dénonce principalement les effets du pesticide Thiametoxan, de type néonicotinoïde.

Ce produit est mortel pour les abeilles alors même que ces dernières sont indispensables pour l'agriculture et l'écosystème, rappelle Greenpeace. L'Union européenne envisage d'interdire les pesticides dangereux pour les abeilles.

ROMANDIE 17/4/2013
Revenir en haut Aller en bas
http://www.lane-forumactif.com
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: ABEILLES : Pesticide STOP !   

Revenir en haut Aller en bas
 
ABEILLES : Pesticide STOP !
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 2 sur 4Aller à la page : Précédent  1, 2, 3, 4  Suivant
 Sujets similaires
-
» ABEILLES : Pesticide STOP !
» Une campagne choc pour les abeilles dans le métro parisien
» pétition : sauvons les abeilles
» Essaim d'abeilles
» allergie à un pesticide

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
LOVE ANIMALIA NATURALIS ENVIRONNEMENTALIS :: ESPACE MONDE des Animaux Sauvages :: PETITIONS : Animaux de la faune sauvage-
Sauter vers: