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Une clôture électrifiée pour protéger les récoltes de la faune au mont Kenya

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Selon BBC news, les autorités du Kenya viennent de décider d’installer une vaste clôture électrifiée à proximité du point culminant du pays, afin de protéger les zones cultivées (par de petits exploitants) contre les dégâts occasionnés par la grande faune.

Avec une longueur totale de 400 kilomètres, insérée à 1 mètre de profondeur sous terre et ayant une hauteur de 2 mètres, cette gigantesque clôture électrifiée devrait au total encercler pas moins de 2.000 kilomètres carrés de forêt indigène sur le mont Kenya (y compris les sources de nombreuses rivières). Ainsi, elle devrait empêcher les grands animaux sauvages de cette zone – notamment les éléphants – d’accéder aux terres cultivées qui environnent celle-ci.

C’est un des premiers jalons de ce projet ‘pharaonique’ que devait symboliquement planter, vendredi dernier, à titre d’inauguration, le ministre kenyan des Finances, Njeru Githae, bien qu’un premier tronçon, qui devra faire 50 km de long, ait déjà commencé à être édifié. Celui-ci devrait être terminé début 2014. La clôture est prévue pour délivrer une décharge électrique dissuasive, mais sans danger, selon ses concepteurs. L’ONG Rhino Ark, qui mènera le chantier en collaboration avec le Service de la faune et avec le soutien du Service des forêts du Kenya, et qui a déjà travaillé sur des projets analogues, estime que les travaux dureront 5 ans.

D’une altitude de 5.199 mètres, le mont Kenya, deuxième sommet d’Afrique, et la forêt qui le couvre, sont inscrits depuis 1997 au patrimoine mondial de l’Unesco. Mais les pentes basses de la montagne ont un fort potentiel agricole et sont intensivement cultivées. Si les animaux y sont rares en temps normal, certains s'aventurent parfois dans ces zones causant alors de nombreux dégâts et menant à des face-à-face quelque fois mortels avec les paysans.



Maxisciences 12/09/2012

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Pour la survie des populations décroissantes de lions en Afrique, des projets de clôture à grande échelle pourraient s'avérer nécessaires selon une nouvelle étude publiée dans Ecology Letters. Selon de récentes estimations, on ne compterait plus en effet que 35 à 15 000 lions, une chute de population très importante puisqu'en 1960, celle-ci était estimée aux alentours de 100.000. La situation critique des lions a conduit les chercheurs à formuler une proposition qui pourrait bien susciter la controverse à savoir, confiner les grands prédateurs dans un périmètre clôturé.


 Des lions rassemblés devant une clôture dans la Réserve de Tswalu Kalahari en Afrique du Sud. Photo de Luke Hunter.


«Ces résultats mettent en exergue l'actuelle gravité de la crise en matière de protection des lions ainsi que les choix limités dont nous disposons pour assurer un avenir aux espèces,» a déclaré Luke Hunter, co-auteur de l'étude et responsable du programme pour les lions à Panthera. "Personne ne veut se résoudre à clôturer davantage les merveilleuses aires sauvages d'Afrique mais à moins d'une implication immédiate et plus importante pour protéger les lions, il se pourrait que nous n'ayons guère d'autre choix."

"Alors que la perte d'habitat et le déclin des proies ont fortement impacté les populations de lions, le conflit entre hommes et lions dans une situation de populations humaines en constant accroissement et de populations de lions en diminution n'a fait qu'exacerber une situation déjà difficile. Toujours plus de lions sont tués par des lances, du poison ou des fusils car ceux-ci sont considérés comme des fléaux et des prédateurs pour le bétail local. Les lions, par ailleurs, peuvent s'e révéler extrêmement dangereux pour les hommes se trouvant à proximité. Les attaques fréquentes témoignent du fait que le manque de proies et l'intrusion humaine accroissent les probabilités d'attaques des lions.

 Un lion en Tanzanie. Photo de Rhett A. Butler.

«En Afrique du Sud, les lions sont considérés si dangereux qu'on ne peut les réintroduire qu'après que les autorités de gestion aient érigé des clôtures de protection. Ce sont elles, d'ailleurs, qui donnent leur accord pour capturer de nouveau les lions en fuite ou pour les tuer,» écrivent les scientifiques, lesquels soulignent que cette pratique controversée de clôtures pour les lions, a «empêché de très probables conflits entre ces derniers et les hommes en Afrique du Sud bien que cette stratégie aille à l'encontre d'une éthique séculaire de conservation des aires protégées sans clôture aucune."

Clôturer les parcs soulève un certain nombre de problèmes au nombre desquels le coût initial élevé, l'incapacité des animaux à se déplacer de manière naturelle ou à migrer, les plaintes liées à des questions d'esthétique. Toutefois, l'étude a constaté que si l'on ne confinait pas les lions dans un périmètre clôturé (et si l'on ne tenait pas les hommes à l'écart), près de la moitié des populations actuelles pourrait tout simplement disparaître dans les 20 à 40 prochaines années. De plus, maintenir les populations confinées dans un périmètre clôturé revient en fait moins cher. L'étude a estimé que clôturer une réserve coûtait environ 500 dollars au km² tandis que les réserves sans clôtures requièraient des mesures de protection avoisinant les 2.000 dollars.

 Une femelle adulte et deux jeunes mâles dans le Masai Mara au Kenya. Photo de Benh Lieu Song. 

«Les populations de lions se trouvant dans les réserves clôturées sont significativement plus proches de leur capacité limite estimée que les populations non clôturées,» écrivent les chercheurs. En comparant les réserves clôturées avec celles ne l'étant pas, les scientifiques ont aussi constaté que les réserves clôturées permettaient de conserver à long terme les populations de lions proches de leur capacité limite. Ces lions se révèlent aussi «moins sensibles» à la proximité d'importantes concentrations de population humaine et ce, «probablement parce que les clôtures réduisent le braconnage, minimisent la perte d'habitat, restreignent le pâturage illégal et empêchent les conflits directs,» écrivent les chercheurs. "Il est clair que les clôtures fonctionnent et que le maintien des populations non clôturées coûtent extrêmement cher," a déclaré l'auteur principal de l'étude, Craig Packer, de l'Université du Minnesota.

Les auteurs notent qu'il pourrait même être temps de commencer à clôturer les villages et les villes situés au sein des aires sauvages ou dans leur proche environnement, en un mot, à protéger les populations des prédateurs.

"Dans certains cas, un enclavement pourrait même s'avérer nécessaire dans les zones occupées par les hommes au sein d'écosystèmes plus largement dominés par la Nature (à titre d'exemple, 30.000 personnes vivent dans 40 villages au sein de la Réserve nationale de Niassa au Mozambique) comme ceci a été préconisé dans les zones d'élevage de bétail aux alentours du Parc national de Yellowstone dans le but de réduire les conflits entre les loups et les propriétaires de ranchs."

Néanmoins, si le parc poursuit son actuelle gestion, les scientifiques indiquent qu'il faudra bien plus de fonds pour empêcher les populations de lions de décliner davantage.

 
MONGABAY 30/5/2013

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