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 Australie : La grande barrière de corail en danger !

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MessageSujet: Trois banques françaises renoncent à investir dans un vaste projet minier en Australie   Jeu 9 Avr - 13:18

Paris - Trois banques françaises - Société Générale, BNP Paribas et Crédit Agricole -, ont décidé de ne pas participer au financement d'un vaste projet minier près de la Grande barrière de corail, en Australie, a-t-on appris mercredi de sources concordantes.

Elles se sont engagées à ne financer aucun des projets de mines de charbon et d'infrastructures associées dans le bassin de Galilée, dans l'Etat du Queensland (est), a indiqué à l'AFP Lucie Pinson de l'ONG Les Amis de la Terre.

C'est la première fois que les banques s'engagent à ne pas financer les projets de toute une région en raison de leurs impacts environnementaux et climatiques, a souligné l'ONG dans un communiqué. Leurs engagements vont donc au-delà de celui des huit autres banques internationales qui s'étaient, pour la plupart, seulement engagées à ne pas financer l'extension du port d'Abott Point, nécessaire à l'exportation du charbon, souligne-t-elle.

Interrogées par l'AFP, les trois banques françaises ont confirmé cette information, BNP précisant que sa décision s'inscrit dans une politique de financements responsables mise en place depuis plusieurs années.

Selon Les Amis de la Terre, neuf mines de charbon sont prévues dans le bassin de Galilée, ainsi que des extensions portuaires, notamment du port d'Abbot Point destiné à l'exportation du minerai essentiellement vers l'Inde, mais aussi des voies ferrées et des centrales à charbon pour alimenter les mines.

Ce gigantesque projet est une bombe climatique, car il contribuerait à émettre 705 millions de tonnes de CO2 par an, soit presque autant que l'Allemagne, 6e pays le plus émetteur au monde, avertit Lucie Pinson.

Il abîmerait aussi la Grande barrière de corail, l'un des plus grands écosystèmes de la planète, qui souffrirait des infrastructures construites le long de la côte et du passage des bateaux, ajoute-t-elle, se félicitant du succès de la campagne menée par Les Amis de la Terre avec le soutien d'une cinquantaine d'ONG internationales.

Huit banques internationales ont déjà pris un engagement à ne pas financer l'extension du port d'Abbot Point (...): Deutsche Bank, HSBC, RBS, Barclays, Citi, Morgan Stanley, JPMorgan Chase et Goldman Sachs, rappellent Les Amis de la Terre.

L'extension d'un terminal pour le charbon à Abbot Point doit être réalisée par les groupes indiens GVK et Adani.

Selon Les Amis de la terre, Société Générale, BNP Paribas et Crédit Agricole S.A. comptent parmi les 25 premiers financeurs du secteur du charbon au niveau international.

Société Générale avait annoncé en décembre dernier qu'elle suspendait son mandat de conseil dans le projet Alpha Coal, l'une des mines prévues dans le bassin de Galilée.


Romandie 8/4/2015
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MessageSujet: Mines: l'indien Adani indifférent au refus des banques françaises de financer ses projets   Jeu 9 Avr - 13:39

Sydney - Le groupe indien Adani a balayé d'un revers de main jeudi le refus de trois grandes banques françaises de ne pas participer au financement d'un vaste projet minier près de la Grande barrière de corail, en Australie.

La Société Générale, BNP Paribas et le Crédit Agricole se sont engagés à ne financer aucun des projets de mines de charbon et d'infrastructures associées dans le bassin de Galilée, dans l'Etat du Queensland (est). Les banques françaises suivent ainsi la ligne de conduite fixée par des établissements étrangers, dont l'allemande Deutsche Bank et les américaines Citigroup, Goldman Sachs et JPMorgan Chase.

 Infographie Greenpeace

L'Australie a autorisé Adani l'an dernier à investir 16,5 milliards de dollars AUD (11,8 milliards d'euros) dans le développement de mines, et approuvé l'extension d'un port de charbon à Abbot Point, sur la côte de la Grande barrière de corail, en contrepartie de sévères restrictions environnementales.

L'industriel s'est déclaré jeudi parfaitement indifférent à la décision de ces banques qu'il n'avait pas sollicitées. Adani n'a pas formellement demandé de financement à ces institutions, a déclaré à l'AFP un porte-parole de l'entreprise dans le Queensland. Dans un communiqué, il a ironisé sur une institution qui refuse de faire une chose qui ne lui a pas été demandée, assurant que cela n'avait aucune incidence sur ses opérations. L'entreprise continue d'avancer dans le montage financier de ses projets en Australie, a-t-il encore dit.

 ABC News (Australia) 29/10/2013

Selon l'ONG Les Amis de la Terre, neuf mines de charbon sont prévues dans le bassin de Galilée, ainsi que des extensions portuaires, notamment à Abbot Point destiné à l'exportation du minerai essentiellement vers l'Inde, mais aussi des voies ferrées et des centrales à charbon pour alimenter les mines.  Ce gigantesque projet est une bombe climatique, car il contribuerait à émettre 705 millions de tonnes de CO2 par an, soit presque autant que l'Allemagne, 6e pays le plus émetteur au monde, selon une responsable des Amis de la Terre, Lucie Pinson.

 Infographie Greenpeace

Les projets d'Adani dans le Queensland répondent aux normes environnementales les plus strictes, a rétorqué le porte-parole d'Adani.

En 2013, l'Unesco s'est inquiétée des menaces croissantes pesant sur la Grande barrière, le plus grand site corallien du monde, d'une très grande richesse marine, inscrit depuis 1981 au patrimoine de l'humanité. Elle a menacé de la placer sur la liste du patrimoine naturel en péril mais a donné à Canberra le temps de présenter un rapport sur la manière dont il compte protéger le site.

 DW (English) 9/8/2014

L'Australie a présenté fin mars un plan de préservation sur 35 ans qui interdit, de manière totale et définitive, tout déversement de déchets de dragage aux abords de la Grande barrière, et fixe des objectifs en matière d'amélioration de la qualité de l'eau et de protection de la vie marine.


Romandie 9/4/2015
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MessageSujet: Australie : le paradis perdu de la Grande Barrière de corail   Mar 14 Avr - 10:47

L’île Lady Elliot est un paradis pour plongeurs, qu’ils soient touristes ou scientifiques. Avec son immense variété de coraux, ses poissons multicolores, ses tortues, elle est l’un des endroits les mieux préservés de la Grande Barrière de corail, qui s’étire sur plus de 2 000 km au large de l’Etat du Queensland, sur la côte est de l’Australie

Des raies mantas, ces géants des mers qui peuvent atteindre 5 mètres avec leurs immenses « ailes », résident dans ses eaux. Les requins de récif ne sont jamais très loin. Pendant l’hiver, les baleines se chargent du spectacle. La Grande Barrière, aussi étendue que l’Italie, est le plus grand ensemble corallien du monde.

 Le bassin Galilée, dans le centre du Queensland est l'objet de neuf projets miniers prévus. Photo: Andrew Quilty / Greenpeace / PAA 

 On y compte 400 espèces de coraux, 1 500 espèces de poissons. Elle attire 2 millions de touristes chaque année et rapporte 6 milliards de dollars (4,1 milliards d’euros) à l’Australie. Pourtant, si elle fait parler d’elle, ce n’est plus seulement pour ses merveilles, mais aussi pour son déclin. Elle a perdu plus de la moitié de ses coraux en trente ans : en 1985, la couverture corallienne était en moyenne de 28 % ; elle était de 12 % en 2011. (Photo : une des espèces de poissons (Priacanthus hamrur) dépendant de la grande barrière de corail. Richard Ling Flickr / CC BY/SA 2.0) 

La Grande Barrière de corail est « sous pression », reconnaît le gouvernement australien. L’Unesco, qui l’a classée au Patrimoine mondial en 1981, menace de l’inclure dans sa liste du patrimoine en péril.

  Image satellite de la grande barrière de corail, NASA, MIRS, 2000 / domaine public

« Ça a énormément changé depuis mon enfance », explique Shani Tager, de Greenpeace. La jeune femme a grandi près de Townsville, ville portuaire voisine de la Grande Barrière. « Quand je plongeais près de chez moi, c’était plein de vie. Maintenant, il y a quelques petites zones en bonne santé, mais le reste des coraux est mort. Il n’y a plus de poissons », décrit-elle. Si la Grande Barrière reste très bien préservée dans son extrémité nord, les scientifiques et les politiques reconnaissent que son état, surtout près des côtes développées, est « pauvre » et continue de décliner.

Les causes sont multiples, mais la première est le changement climatique. Il est responsable de près de la moitié de la disparition des coraux de la Grande Barrière. L’augmentation de la température de la mer entraîne un blanchissement des coraux, qui finissent par mourir. Ils souffrent également de l’acidification des océans, causée par les émissions humaines de dioxyde de carbone. 

 Les ressources énergétiques australiennes et les ports d'exportation majeurs. Historicair CC BY-SA 3.0

« Le squelette du corail se dissout. Pour faire une comparaison avec le corps humain, c’est comme si les coraux souffraient d’ostéoporose », explique John Gunn, directeur de l’Institut océanographique d’Australie. Il y a également les cyclones : de plus en plus nombreux et violents, ils détruisent les récifs coralliens sur leur passage. « Tous les récifs coralliens souffrent du changement climatique, pas seulement la Grande Barrière », souligne le ministre de l’environnement australien, Greg Hunt.

 Les autres causes du déclin sont dues aux activités humaines le long de la côte. Plus de 10 000 agriculteurs y travaillent : des champs de canne à sucre s’étendent à perte de vue, certains cultivent des bananes, et d’autres, plus loin, élèvent des bovins. Or les nitrates qu’ils utilisent sont rejetés en mer et favorisent la multiplication d’une étoile de mer invasive, l’acanthaster, également appelée « couronne d’épine ». L’étoile de mer se pose sur le corail, qu’elle tue en quelques heures en dévorant ses polypes. Les autorités tentent de s’attaquer à la racine du mal et d’aider les agriculteurs à modifier leurs pratiques. Entre 2009 et 2013, la quantité de pesticides relevée dans les eaux de la Grande Barrière a chuté de 28 %, et l’objectif est une diminution de 60 % en 2018. (Photo Acanthaster planci au Fidji. Matt Wright  CC BY 2.5)

Mais le sujet polémique, c’est l’expansion des ports industriels. Il oppose depuis des années partisans du développement industriel et environnementalistes. Les sous-sols du Queensland regorgent de matières premières : le charbon, exporté depuis des ports situés sur la Grande Barrière, alimente la croissance asiatique. C’est le développement du port de Gladstone, en 2011, qui a provoqué l’inquiétude de l’Unesco pour la Grande Barrière. Il s’étend sur une trentaine de kilomètres. Ici, on est loin du cliché des eaux turquoises. Les usines se succèdent, avec cimenterie, fonderie d’aluminium.

 Des wagons chargés de charbon se dirigent vers les terminaux d’exportation, où attendent des tankers de 200 à 300 mètres de long. Environ 2 000 y sont chargés chaque année. Des usines de liquéfaction de gaz naturel se sont ajoutées au paysage : difficile, aujourd’hui, d’imaginer que l’île Curtis, où elles ont été construites, a été une zone vierge, riche en herbes sous-marines, essentielles pour l’alimentation des dugongs, des mammifères marins en voie de disparition. Il a fallu draguer 22 millions de mètres cubes de terre pour ouvrir le canal vers Curtis. (Photo Étoile de mer sur du corail. Les touristes photographient souvent la beauté naturelle du récif. Richard Ling CC BY-SA 3.0)

Les poissons étaient tombés malades en 2011, entraînant une interdiction de la pêche pendant plusieurs mois. « Il y a eu beaucoup d’inquiétude et c’était justifié. (…) Mais aujourd’hui Gladstone n’a pas de conséquences négatives sur l’environnement », assure le directeur du port, Craig Doyle. Les militants pour l’environnement sont loin de partager cet avis, mais concentrent désormais leur énergie sur Abbot Point, à 600 kilomètres au nord de Gladstone. Le port est encore de taille modeste, mais devrait devenir, d’ici à quelques années, le plus grand du monde pour l’exportation de charbon.

En 2014, près de 3 000 navires ont sillonné les eaux abritant la Grande Barrière de corail ; le trafic devrait doubler d’ici à dix ans si Abbot Point, projet indo-australien, se développe comme prévu. Mais, pour apaiser les esprits, et certainement dans l’espoir d’éviter les réprimandes de l’Unesco, l’Australie est revenue sur une décision très controversée : elle a finalement interdit le déversement des déchets de dragage dans les eaux de la Grande Barrière de corail.

 « C’est un bon point, mais il y a toujours un problème à avoir l’un des plus grands ports du monde sur la Grande Barrière de corail », estime Adam Smith, qui a démissionné, il y a un an, du poste de directeur qu’il occupait à la Great Barrier Reef Marine Park Authority, chargée de la gestion de la zone. « C’est bien de travailler avec les agriculteurs pour diminuer les sédiments, mais si c’est pour en créer d’autres avec les ports et l’augmentation du nombre de bateaux… » (Photo une tortue verte  (Chelonia mydas). Nize CC BY-SA 2.5)

Pour Felicity Wishart, de l’Australian Marine Conservation Society, « le gouvernement doit faire beaucoup plus contre le changement climatique ». L’Australie, l’un des plus gros pollueurs de la planète par habitant, passe souvent pour le mauvais élève dans les négociations internationales. Le premier ministre conservateur, Tony Abbott, qui affirmait en octobre 2014 que le charbon était « bon pour l’humanité », a abrogé la taxe carbone. « Or tout est lié », pour Mme Wishart. Davantage d’exploitation et d’exportation de charbon signifie plus d’émissions de CO2 ; davantage de cyclones signifie plus de sédiments dans la mer amenés par la pluie, détaille-t-elle.

 Pour donner des gages à l’Unesco, Canberra a présenté, en mars, un plan sur trente-cinq ans de préservation de son joyau, avec la promesse, notamment, que le développement portuaire sera limité à quatre sites déjà existants, que plus de 2 milliards de dollars seront investis dans les dix ans à venir pour la préservation de la barrière… Le ministre Greg Hunt se dit « confiant » quant à la décision de l’Unesco. (Photo : Un Dugong Un dugong broutant le fond marin. Julien Willem CC BY-SA 3.0)

Si la barrière est jugée « en péril », « il y aura un impact sur l’emploi », craint le ministre de l’environnement du Queensland, Steven Miles. Le tourisme sur la Grande Barrière représente plus de 60 000 emplois. Pour Felicity Wishart, « on ne va pas dans un restaurant s’il est mal noté ; ça sera pareil pour la Grande Barrière ». L’Unesco prendra sa décision fin juin.

Lire aussi : Feu vert à la plus grande mine de charbon d'Australie

Le Monde 12/4/2015
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MessageSujet: L'Australie s'agite pour empêcher le classement "en péril" de la grande barrière de corail    Ven 15 Mai - 17:52

Le gouvernement australien déploie des efforts frénétiques pour éviter un statut dévaforable pour les récifs coralliens de la Grande Barrière de Corail. Cet avertissement lancé par l'Unesco pourrait contribuer à déjouer les plans visant à ouvrir une vaste région du Queensland à l'exploitation de nouvelles mines de charbon...

Le gouvernement australien a entrepris des efforts diplomatiques frénétiques pour éviter à la Grande Barrière de Corail d'être listée "en danger" par l'ONU, au milieu de l'inquiétude internationale croissante sur l'ouverture d'une vaste région dans l'état du Queensland pour de nouvelles mines de charbon gigantesques.

  Abbot Point, entouré par les zones humides et les récifs coralliens, est en passe de devenir le plus grand port de charbon du monde si la proposition d'expansion du terminal charbonnier se concrétise. Photo: Tom Jefferson / Greenpeace

La décision sur le statut de la barrière devrait être connue à la fin de ce mois, avant une réunion du comité du patrimoine mondial de l'Unesco, à Bonn, en Allemagne en juin. L'Unesco a déjà exprimé sa préoccupation sur l'érosion du récif, qui a perdu 50 % de son corail au cours des 30 dernières années.

Il s'avère que les ministres et les diplomates australiens ont visité 19 pays, membres du comité, dont le Portugal, le Japon et la Jamaïque, ces derniers mois, dans un effort de lobbying désespéré pour tenter d'éviter de voir la Grande Barrière de Corail figurer sur la liste noire "en péril", "classement" embarassant au niveau international.

Le classement sur la liste "en danger / péril", pour le plus grand écosystème marin (la plus grande entité vivante au monde), se révélerait très problématique pour les sociétés minières. Ces derniers tentent d'ouvrir une exploitation massive de combustibles fossiles dans le bassin de Galilée, dans le Queensland donc, une zone de la taille de la Grande-Bretagne.

Les critiques insistent sur les projets concernant ce bassin, car ils auraient aussi des effets dévastateurs quant à la production de gaz à effet de serre, et donc sur les tentatives mondiales de limiter à un niveau soutenable le changement climatique en cours.

Des scientifiques et des groupes écologistes, ainsi que d'autres personnes, comme le président américain Barack Obama, l'acteur Leonardo di Caprio et l'homme d'affaires Richard Branson, ont exprimé leur préoccupation sur la menace posée par le changement climatique sur le récif.

Les écologistes soulignent également que l'expansion prévue de Port Abbot Point, sur la côte du Queensland pour traiter l'exportation des millions de tonnes  de charbon et les milliers de voyages supplémentaires, générés par ce trafic, le long des côtes va mettre trop de la pression sur le récif.

 Le développement du charbon dans le bassin de Bowen juste à l'est du bassin Galilée. La région est sous la menace des mines de charbon et en particulier la perte de la réserve naturelle Bimblebox - foyer du Diamant à bavette (Poephila cincta - Black-throated Finch), en voie de disparition. Photo: Tom Jefferson / Greenpeace

La plupart des grandes institutions financières se sont ralliées aux "Principes de l'Équateur", un ensemble de normes qui empêchent le financement de projets qui nuisent à des sites du patrimoine mondial.

Le gouvernement et l'industrie minière d'Australie espèrent que le récif ne sera pas listé "en danger", fournissant ainsi la confiance nécessaire aux prêteurs concernés, sur les riques "d'endommager leurs qualité environnementale" en investissant dans les mines du bassin de Galilée. Au moins 11 banques internationales, y compris Barclays et HSBC, ont déjà pris leurs distances avec le financement des projets.

Plus tôt ce mois-ci, la banque Standard Chartered (cotée à Londres) a promis de revoir son rôle de conseiller de la société indienne Adani sur la mine Carmichael, la première et la plus grande de l'aménagement du bassin Galilée. Le projet, qui est de commencer l'extraction de charbon en 2017, est en passe de devenir un des plus importants développements charbon du monde.

La mine Carmichael pourrait, à pleine capacité, déterrer 60millions de tonnes de charbon pour l'exportation via le port Abbot Point élargi, qui se trouve à côté de la Grande Barrière de Corail. Le charbon sera expédié en passant à travers la barrière de corail à des pays comme l'Inde, générant des émissions de dioxyde de carbone annuelles estimé à 130millions de tonnes, soit à peu près l'équivalent de ce que la Suède et la Nouvelle-Zélande émettent en une année.

Cette mine est juste la première des 9 mines prévues dans le bassin de Galilée. À pleine capacité, les émissions de gaz à effet de serre provenant de la combustion du charbon pourraient dépasser 700millions de tonnes par an. S'il était un pays, le bassin de Galilée serait le septième contributeur de dioxyde de carbone dans le monde, juste derrière l'Allemagne...

De plus, le bassin Galilée est juste l'un des 14 projets de combustibles fossiles géants - ou «bombes de carbone» - à travers le monde qui produirait 6,3 gigatonnes de dioxyde de carbone par an en 2020 - autant que l'ensemble des États-Unis émettent annuellement. C'est tout simplement insoutenable si on veut limiter le réchauffement climatique en-dessous de 2°C, considéré comme le seuil d'un changement climatique dangereux.

Le gouvernement de coalition australien (Conservateurs) est également inquiet des répercussions négatives sur le tourisme, si le Grande barrière de corail devait être reconnue par l'UNESCO comme en péril, car l'industrie du tourisme rapporte 6 milliards de dollars rien que pour le récif !  

Le Premier ministre Tony Abbott, qui a insisté sur le fait que le charbon est " bon pour l'humanité ", a soutenu le développement des mines du bassin de Galilée. Toutefois, les développements des projets ont enregistré des retards, dont des recours judiciaires de propriétaires terriens, à un moment où le prix mondial de charbon a diminué de moitié depuis le boom du charbon en Australie il ya cinq ans.

Le lobbying de l'Australie auprès du comité du patrimoine mondial de l'Unesco a contrarié les écologistes et les politiciens opposés aux mines. Ils affirment que plus d'efforts doivent être faits pour préserver le récif. "Ce que le récif a besoin en ce moment c'est l'action, pas des voyages de lobbying à l'étranger", a déclaré Larissa Waters, un sénateur australien des Verts. "Pour montrer sa volonté réelle de sauver le récif, le gouvernement devrait révoquer son approbation du plus grand port de charbon du monde dans la Grande Barrière de Corail à Abbot Point et introduire des politiques climatiques crédibles".

Sebastian Bock, militant Greenpeace UK, a déclaré: "Tony Abbott a dépensé des centaines de milliers de dollars de l'argent des contribuables pour une offensive de relations publiques destinée à convaincre les délégués de l'Unesco que le récif est OK. Nous souhaitons que le gouvernement se focalise sur les problèmes et supprime la menace de l'expansion de l'exploitation du charbon pour le récif plutôt que d'utiliser des paroles et de passer sous silence le problème".

"Les scientifiques nous avertissent que nous pouvons soit avoir des extensions de mines de charbon, soit le récif - pas les deux. Le récif est sur le fil du rasoir. Mettre plus de pression sur le récif en permettant une plus grande expansion du charbon est impensable. Le gouvernement australien doit annuler les projets prévus comme le méga-mine Carmichael, le dragage et l'immersion à Abbot Point. "Si le gouvernement est sérieux au sujet d'Abbott Point, dans la perspective de protéger le récif - comme il ne cesse de dire le monde, il doit- il devrait stopper tout projet de charbon à Galilée de ses objectifs".

La Grande Barrière de corail reste une énorme carte du tourisme pour l'Australie, mais les scientifiques l'ont déclaré en mauvais état ​​et en diminution, avec un écosystème corallien dégradé par la pollution, une série de cyclones et une invasion d'étoiles de mer mangeant le corail.

Le changement climatique, cependant, est la plus grande menace à long terme pour la barrière de corail. A cause du réchauffement de l'eau, il sera difficile pour beaucoup de coraux du récif de survivre, tandis que l'acidification des océans va entraver la capacité des coraux restants pour former leurs squelettes.

L'industrie minière et le gouvernement affirment que de solides protections pour le récif ont été mises en place et que tout arrêt de l'extraction du charbon ne ferait que nuire à l'économie de l'Australie.

Michael Roche, directeur général de la Conseil des ressources du Queensland (executive director of the Queensland Resources Council), a fustigé Branson pour sa campagne sur récif, au cours de laquelle l'entrepreneur a mis en garde sur le fait que le récif est "gravement menacée."

"M. Branson est heureux de faire des profits à partir de l'économie du Queensland, [...] de transporter des touristes pour voir notre merveilleuse beauté naturelle», a déclaré Roche. "Pourquoi donc est-ce qu'il pense qu'il est OK de saboter notre économie avec ses déclarations irresponsables ?".

L'ouverture du bassin Galilée a suscité des inquiétudes au-delà du changement climatique. Plusieurs agriculteurs, qui détiennent d'énormes propriétés de pâturage sur le site des mines prévues, ont fait part de leurs craintes sur leur approvisionnement en eau de bonne qualité, qui sera amoindrie du fait des projets.

Pendant ce temps, des autochtones ont objecté que les mines vont "déchirer" leurs terres ancestrales, dont des wangan et Jagalingou, qui prétendent une connexion de leur patrie du Centre du Queensland datant de plusieurs dizaines de milliers d'années. Ils sont inquiets autant sur le plan spirituel que par la destruction de l'environnement.

«Nous avons peur d'être totalement anéantis, toute la mémoire de notre tribu sera effacée à jamais en raison de l'exploitation minière», a déclaré Adrian Burragubba, un musicien autochtone et membre dirigeant du clan. "Si nous ne pouvons pas conservé ce que nos ancêtres nous ont donné, nous allons devenir inexistant. Ce sera un désert aride, un génocide culturel ».


The Guardian 14/5/2015
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MessageSujet: L'Australie certaine d'en avoir fait assez pour la Grande barrière de corail   Sam 30 Mai - 12:50

Sydney (AFP) - L'Australie s'est dite certaine vendredi d'en avoir fait assez pour protéger la Grande barrière de corail, écosystème de récifs coralliens le plus étendu au monde, et éviter que l'Unesco ne la place sur sa liste du patrimoine naturel en péril.

En 2013, l'Unesco s'est inquiétée des menaces croissantes pesant sur la Grande barrière, site d'une très grande richesse marine, inscrit depuis 1981 au patrimoine de l'humanité. Elle doit présenter dans les prochaines heures son projet de recommandation pour le site avant une décision définitive en juin.

 Vue aérienne de la Grande Barrière de corail, près des côtes du Queensland en Australie, le 20 novembre 2014 (c) Afp

"Ils peuvent constater qu'on fait un vrai travail pour améliorer le récif", a déclaré le ministre de l'Environnement Greg Hunt à la Australian Broadcasting Corporation.

"Nous avons présenté notre dossier à l'Unesco et ils nous ont dit que ce que l'Australie avait fait ces 18 derniers mois était extraordinaire", a-t-il assuré. "Je crois que nous avons mis en œuvre des changements historiques pour nous assurer que dans un siècle, la Grande barrière sera non seulement dans le même état, mais même en meilleur état que depuis le début de la colonisation européenne".

La Grande barrière de corail, une étendue de 345.000 km2, compte quelque 3.000 "systèmes" récifaux et un millier d'îles tropicalesMais elle souffre du réchauffement climatique, de la prolifération d'une étoile de mer dévoreuse de coraux, de la pêche, des rejets massifs de nitrates et pesticides provenant des exploitations agricoles et du développement industriel sur la côte consécutif au boom minier.

Des chercheurs australiens avaient constaté en février que les coraux de la Grande Barrière ingèrent des débris de plastique dont le Pacifique est abondamment pollué "à un rythme à peine inférieur à celui auquel ils consomment habituellement le plancton".

En mars, l'Australie avait présenté un plan de préservation sur 35 ans qui interdit tout déversement de déchets de dragage et fixe des objectifs en matière d'amélioration de la qualité de l'eau et de protection de la vie marine. L'Etat du Queensland, d'où partent les touristes qui visitent la Grande barrière, avait aussi annoncé des lois pour limiter le développement portuaire.


Sciences et avenir 29/5/2015
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MessageSujet: Grande barrière de corail pas au Patrimoine naturel en péril ?   Dim 31 Mai - 15:55

L’UNESCO demande à l'Australie de lui préciser d'ici fin 2016 les progrès réalisés dans la protection de la Grande barrière de corail mais ne place pas le site sur sa liste du patrimoine naturel en péril, dans un projet de décision publié aujourd’hui.

 © FRANCETVINFO Un plan de 35 ans pour protéger la grande barrière...

L'Australie devra remettre au Comité du patrimoine mondial de l'Unesco, "d'ici au 1er décembre 2016", un rapport faisant le point sur les progrès réalisés afin de "confirmer que la mise en oeuvre du plan de protection a été efficace", indique ce texte.
           
Le projet de décision salue les mesures prises par l'Australie mais souligne qu'elle doit "mettre en oeuvre, rigoureusement, tous ses engagements".
           
Quelques heures avant la publication de ce projet de décision, l'Australie s'était dite certaine d'en avoir fait assez pour protéger la Grande barrière et éviter que l'Unesco ne la place sur sa liste du patrimoine naturel en péril.
           
Le pays a présenté en mars dernier un plan de protection sur 35 ans de la Grande barrière, le plus grand récif corallien au monde et attraction touristique très prisée. Il interdit, de manière totale et définitive, tout déversement de déchets de dragage et fixe des objectifs en matière d'amélioration de la qualité de l'eau et de protection de la vie marine.
           
L'Unesco s'était inquiétée en 2013 des menaces croissantes pesant sur ce site d'une très grande richesse marine, inscrit depuis 1981 au patrimoine de l'humanité, et doit prendre une décision définitive  en juin.
           
Selon le WWF, la Grande barrière a "perdu plus de la moitié de sa couverture corallienne" ces trente dernières années et a vu décliner ses populations de dauphins, de dugongs (mammifères marins) et de requins.


Polynésie 1ère 29/5/2015
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MessageSujet: Grande barrière de corail: la justice bloque un vaste projet minier indien   Mer 5 Aoû - 14:53

Sydney - La justice australienne a porté un coup d'arrêt mercredi à un gigantesque projet minier du groupe indien Adani qui menace d'après les défenseurs de l'environnement la Grande barrière de corail classée au patrimoine de l'Humanité.

Cette décision a été saluée par les écologistes mais le groupe indien a immédiatement fait part de sa détermination à aller de l'avant dans la réalisation de ce projet de 16,5 milliards de dollars australiens (11,08 milliards d'euros).

 Le scinque de yakka ou Egernia rugosa est une espèce endémique du Queensland en Australie dans le sud de la péninsule du Cap York, le sud de St George et Bollon. On la trouve dans forêts sèches, les forêts ouvertes, et les affleurements rocheux. Cette espèce se trouve dans un habitat qui est menacé par les taux élevés de perte et de dégradation de son habitat dues à l'expansion agricole (entre autres). Au cours des 200 dernières années, plus de 60% de la végétation d'origine a disparu de la Southern Brigalow Belt (Wilson 2003). Par ailleurs, les feux inappropriés et le surpâturage ont également été répertoriés comme des menaces pour les reptiles de la région, car ils détruisent la végétation vitale et la litière des feuilles (Wilson 2003). Photo Melissa Bruton Reptile data base / uicn

Avec le consentement des parties, la Cour fédérale a officiellement mis de côté le feu vert accordé par les autorités au projet Carmichael, a annoncé le ministère de l'Environnement.


Le projet, auquel l'Australie avait donné son aval en juillet 2014, prévoit l'exploitation d'une mine de charbon dans l'Etat du Queensland, qui deviendrait l'une des plus vastes au monde. Il prévoit aussi la construction de 189 kilomètres de chemin de fer pour acheminer la matière première et l'extension d'un port de charbon à Abbot Point, à proximité de la Grande barrière de corail, afin de l'exporter.

La mine doit produire chaque année 60 millions de tonnes de charbon thermique. En contrepartie, Canberra avait exigé de sévères restrictions environnementales.

Mais des associations de défense de l'environnement avaient contesté ce feu vert, faisant valoir que le projet allait générer d'importantes émissions de gaz à effet de serre, ses conséquences négatives sur des espèces vulnérables et le piètre bilan environnemental du groupe indien.

Elles avaient également jugé que le projet menaçait la Grande barrière de corail du fait de l'exportation du charbon via Abbot Point et dénoncé son impact en termes de réchauffement climatique.

La Cour n'a pas rendu publics ses attendus. Mais selon le ministère de l'Environnement, elle a jugé qu'il existait une possibilité que l'argumentaire fourni au ministre Greg Hunt avant sa prise de décision n'ait pas répondu à l'ensemble des critères techniques requis.

Il s'agit d'un problème technique et administratif, selon le ministère, qui souligne que le feu vert devra être reconsidéré mais que cela ne nécessitait pas de revoir la procédure dans son entier.

 Denisonia maculata est une espèce de serpents de la famille des Elapidés. Il vit dans le bassin de Bowen dans le Queensland. Espèce nocturne, d'une taille d'environ 40cm, il semble être principalement un mangeur de grenouilles.  La journée  Denisonia maculata (ou serpent ornemental) s'abrite dans des infractuosités du sol. L'habitat préfentiel semble être les zones alluviales.  Bien que généralement pas considéré comme dangereux pour l'homme, les morsures de cette espèce peuvent entraîner un oedème localisé  et / ou une perte de connaissance.
L'espèce est répertoriée vulnérable par l'UICN tewart Macdonald CC BY-SA 2.5

D'après Sue Higginson, avocate du groupe Mackay Conservation, l'association à l'origine du recours, la Cour s'est demandé si les conseils relatifs à deux espèces vulnérables de reptiles -l'Egernia rugosa, qui ressemble à un lézard, et le serpent Denisonia maculata-, avaient bien été pris en compte. Ces espèces ne vivent que dans le Queensland.

La ministre n'aurait également pas tenu compte des émissions globales à effet de serre résultant de la combustion du charbon et du bilan environnemental d'Adani, a ajouté l'avocate. Mais ces questions n'ont pas été tranchées par la Cour.

Le ministère a expliqué qu'un nouvel argumentaire serait prêt dans six à huit semaines.

Plusieurs banques internationales, dont les françaises Société Générale, BNP Paribas et le Crédit agricole, avaient renoncé à investir dans ce programme, qui doit fournir de l'électricité à une centaine de millions d'Indiens et créer des milliers d'emplois en Australie.

Certains opposants au projet ont estimé que la chute des cours du charbon limitait son intérêt.

Adani s'est dit déterminé à le mener à bien dans le respect des lois australiennes, y compris environnementales. Il est regrettable qu'une erreur technique et légale du ministère fédéral de l'Environnement ait exposé le feu vert à une décision contraire, estime le groupe indien dans un communiqué.

Adani ajoute qu'il attendrait que le gouvernement révise la procédure tout en se disant certain que les éléments ayant motivé l'approbation initiale de son programme étaient toujours valables et appropriés.

En 2013, l'Unesco s'était inquiétée des menaces croissantes pesant sur la Grande barrière, le plus grand site corallien du monde, d'une très grande richesse marine, inscrit depuis 1981 au patrimoine de l'Humanité.

L'Australie a présenté fin mars un plan de préservation sur 35 ans qui interdit, de manière totale et définitive, tout déversement de déchets de dragage aux abords de la Grande barrière, et fixe des objectifs en matière d'amélioration de la qualité de l'eau et de protection de la vie marine.

En juillet, l'Unesco a décidé de ne pas inscrire cette attraction touristique majeure sur sa liste du patrimoine en péril.


Romandie 5/8/2015
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MessageSujet: Grande barrière de corail: Canberra relance un projet minier controversé   Jeu 15 Oct - 11:44

Sydney - Canberra a bravé les craintes des défenseurs de l'Environnement en relançant jeudi un projet minier critiqué pour son impact sur la Grande barrière de corail et qui avait été bloqué en août par la justice.

Le ministre australien de l'Environnement, Greg Hunt, a accordé un nouveau feu vert au projet Carmichael du groupe indien Adani, assurant dans un communiqué qu'il était subordonné à 36 des conditions les plus strictes de l'histoire australienne.

Mais il s'est d'emblée attiré les foudres d'associations de défense de l'environnement, qui jugent ce gigantesque projet houiller d'une valeur de 16,5 milliards de dollars australiens (10,45 milliards d'euros) néfaste pour le plus grand récif corallien au monde.

Son impact sur le climat en général est également montré du doigt, vu les piètres performances du charbon en matière de gaz à effet de serre.

Le projet, auquel l'Australie avait donné un premier feu vert en juillet 2014, prévoit l'exploitation d'une mine de charbon dans l'Etat du Queensland, qui deviendrait l'une des plus vastes au monde.

Il prévoit aussi la construction de 189 kilomètres de chemin de fer pour acheminer la matière première. Adani doit également procéder à l'extension d'un port de charbon à Abbot Point, à proximité de la Grande barrière de corail, afin de l'exporter.

Début août, la Cour fédérale australienne avait porté un coup d'arrêt au projet en invalidant l'autorisation du ministère, au motif qu'elle négligeait la protection de deux espèces vulnérables de reptiles, l'Egernia rugosa, qui ressemble à un lézard, et le serpent Denisonia maculata (voir photos et brèves descriptions message précédent).

Les conditions très précises vont permettre de protéger les espèces menacées et auront des répercussions positives à long terme sur l'environnement au travers d'un ensemble de compensations, indique Greg Hunt dans son communiqué. Je devrai vérifier le respect de ces conditions avant le début de l'activité minière, a-t-il ajouté.

 Photo d'un diamant à bavette (Poephila cincta), Baltimore aquarium, Maryland (USA). Chris Williamson, CCBY-SA2.0. Pour une description détaillée, voir ICI

Selon le système de compensations, le groupe indien doit s'engager à protéger ailleurs des habitats que son projet minier menace. Adani doit par exemple protéger 31.000 hectares d'habitat pour le diamant à bavette, une espèce de passereau dont le secteur du projet minier est un des derniers refuges.

Adani devra en outre allouer un million de dollars australiens sur dix ans à des programmes de recherches sur des espèces menacées du Bassin de Galilée, où se situe le projet
.

Malgré cela, le groupe Mackay Conservation, à l'origine du recours en justice, a estimé que ce nouveau feu vert mettait en péril des espèces en danger, des nappes phréatiques précieuses, le climat mondial et l'argent des contribuables"Le ministre Hunt a de nouveau trahi la population australienne en ne tenant pas compte de nouvelles preuves de l'impact dévastateur de ce qui sera la plus grande mine de charbon d'Australie, a déclaré Ellen Roberts, une de ses responsables".

Greenpeace a quant à lui qualifié le projet de catastrophe complète pour le climat et la Grande barrière de corail. "L'impact sur ces récifs classés au Patrimoine mondial de l'Unesco est notamment lié à l'intensification du trafic maritime vers Abbot Point". "La mission du gouvernement fédéral et du ministre de l'Environnement devrait être de protéger les récifs et le climat, pas de donner aux entreprises minières le droit de les détruire", a estimé dans un communiqué Shani Tager, un dirigeant de Greenpeace.

A la Bourse de Bombay, l'action d'Adani a accueilli l'annonce du gouvernement australien par un bond de 10% en séance.

L'annonce, aujourd'hui, du feu vert fédéral final accordé par le ministre Hunt à la mine Carmichael et à la voie ferrée du Bassin de Galilée montre que les préoccupations (en matière de protection des espèces) ont été prises en compte au travers de conditions drastiques, a indiqué le groupe dans un communiqué.

Le groupe affirme que son projet créera 10.000 emplois et générera des milliards de dollars australiens de recettes pour l'Etat australien. Mais ses détracteurs affirment que sa viabilité est désormais plombée par la chute des cours du charbonDe nombreuses banques se sont ces derniers mois retirées du projet Carmichael -dont les françaises Société Générale, BNP Paribas et Crédit Agricole- en raison de son empreinte écologique.


Romandie 15/10/2015
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MessageSujet: Grande #barrière de #corail: nouveau recours contre un projet minier controversé   Lun 9 Nov - 10:42

Sydney - Des défenseurs australiens de l'environnement ont introduit lundi un nouveau recours en justice contre le second feu vert octroyé par Canberra à un projet controversé de mine géante, estimant que son impact sur la Grande barrière de corail n'avait pas été assez pris en compte.


Le projet Carmichael du groupe indien Adani, d'une valeur de 16,5 milliards de dollars australiens (10,45 milliards d'euros) s'est attiré les foudres des écologistes.

Non seulement le charbon produit contribuera au réchauffement climatique global mais en outre la matière première devra transiter par un port proche du plus grand récif corallien au monde classé au patrimoine mondial, font-ils valoir.


Le projet, auquel le gouvernement australien a donné son second feu vert le 15 octobre après avoir été retoqué une première fois par la justice, prévoit l'exploitation d'une mine de charbon dans l'Etat du Queensland, qui deviendrait l'une des plus vastes au monde.

La Fondation australienne pour la conservation (FAC, ACF en anglais) a annoncé avoir déposé un recours auprès de la Cour fédérale contre le nouvel agrément du ministre de l'Environnement Greg Hunt.

C'est un recours historique. C'est la première fois qu'on cherche à éprouver les obligations du ministre de l'Environnement en ce qui concerne le patrimoine mondial et les conséquences sur la Grande barrière du changement climatique dû à la pollution émanant de la combustion de charbon, a déclaré pour la FAC Geoff Cousins.

Adani a fait valoir qu'il avait respecté ses engagements en matière de protection des espèces, accusant les ONG de vouloir faire feu de tout bois afin de faire traîner les choses en longueur.


La mine doit produire chaque année 60 millions de tonnes de charbon thermique. Le projet prévoit aussi la construction de 189 kilomètres de chemin de fer pour acheminer la matière première. Adani va parallèlement procéder à l'extension d'un port de charbon à Abbot Point afin de l'exporter.

D'après les écologistes, la Grande barrière inscrite au patrimoine de l'humanité depuis 1981 est déjà menacée par le réchauffement climatique, les ruissellements agricoles, le développement économique ou la prolifération des acanthasters, étoiles de mer qui détruisent les coraux.

Le site de 345.000 km2 a évité de justesse d'être placé par l'Unesco sur sa liste des sites en péril et Canberra oeuvre à un plan de préservation sur 35 ans.


Les scientifiques nous disent qu'en quelques décennies, le réchauffement des eaux pourrait blanchir le récif et le rendre méconnaissable, a poursuivi Geoff Cousins. Ce serait une tragédie pour l'Australie et pour la planète.

Le mois dernier, des chercheurs avaient prévenu que la résurgence du courant chaud équatorial du Pacifique El Niño pourrait provoquer en 2016 le pire épisode de blanchiment corallien jamais recensé.


Début août, la Cour fédérale avait bloqué le projet à la suite d'un recours portant sur la protection de deux espèces vulnérables de reptiles, un lézard (Egernia rugosa) et un serpent (Denisonia maculata).

Cette fois, les avocats de la FAC cherchent à obtenir une évaluation indépendante par la Cour fédérale de la légalité du nouveau feu vert de Canberra.

L'Australie a l'obligation légale internationale de faire tout ce qu'elle peut pour protéger notre Grande barrière de corail pour les générations futures, a déclaré Sean Ryan, l'un de ces avocats.

Nous posons la question: le ministre de l'Environnement a-t-il rempli son obligation légale en évaluant l'impact de la combustion du charbon produit par cette mine sur la Grande barrière de corail ?.



Romandie 9/11/2015
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MessageSujet: Le Parlement du #Queensland adopte l’interdiction des déversements de #déchets dans la #Grande_Barrière_de_Corail   Lun 16 Nov - 13:40

Le WWF Australie et l’Australian Marine Conservation Society (AMCS) se réjouissent de l’adoption par le Parlement du Queensland d’une loi interdisant les déversements de déchets de dragage et saluent « une des plus grandes victoires pour la Grande Barrière de Corail ».


Dermot O’Gorman, Directeur général du WWF Australie explique ainsi que depuis plus d’un siècle, le déversement d’énormes volumes de déchets dans les eaux de la Grande Barrière de Corail était la norme. Mais aujourd’hui, la mobilisation de nombreux acteurs pour lutter contre le déclin continu de ce patrimoine naturel mondial à travers une campagne internationale a enfin porté ses fruits pour mettre fin à ces pratiques.  

« Pour chaque personne mobilisée dans le monde pour le sauvetage de Grande Barrière de Corail australienne, ce jour est un grand jour », ajoute Dermot O’Gorman, « Nous sommes parvenus à stopper le déversement de plus de 46 millions de mètres cube de déchets dans les eaux environnant la Grande Barrière de Corail. Cela représente, symboliquement, l’équivalent de 4,6 millions de camions qui, placés les uns derrière les autres, pourraient recouvrir 3 fois le tour de l’Australie. 


Il s’agit d’une grande victoire démontrant une nouvelle fois le pouvoir de chacun. Nous remercions les scientifiques, les Australiens de tous âges et tous les citoyens du monde ayant contribué à cette victoire. Nous remercions également le gouvernement fédéral et le Parlement du Queensland pour leur écoute et leur action». Le WWF Australie et AMCS remercient par ailleurs le parti national libéral d’opposition pour avoir soutenu le gouvernement pour l’adoption de cette loi.

Selon le Directrice de campagne de l’AMCS, Imogen Zethoven, « L’interdiction du déversement de déchets fournit une base législative s’inscrivant dans la lignée d’autres étapes marquantes de la protection de la barrière comme l’établissement d’un parc marin sur la zone de la Grande Barrière de Corail, son inscription au Patrimoine mondial de l’UNESCO et la création de zones vertes ».


En juin dernier, le gouvernement fédéral interdisait le déversement de déchets de dragage dans le parc marin de la Grande Barrière de Corail. Mais au cours des dernières années, 80 % des déversements s’effectuaient en dehors du parc, plus près des côtes. Le projet de loi du gouvernement de Queensland pour le développement d’un port responsable étend à présent cette mesure de protection à l’ensemble de la zone inscrite au Patrimoine mondial. Il restreint par ailleurs tout nouveau dragage conséquent dans les régions de Townsville, Abbot Point, Gladstone et Hay Point/Mackay.


Quelques points restent toutefois en suspens : « le dernier plan de dragage d’Abbot Point peut en effet être autorisé d’un jour à l’autre, l’interdiction promise du transbordage n’a pas encore été approuvée, la loi ne couvre pas le déversement de déchets de dragage provenant de plus petits projets comme les marinas et chaque année, près d’un million de mètres cube de déchets de dragages de maintenance sont déversé dans les eaux de la Grande Barrière », explique enfin Imogen Zethoven.


AMCS et WWF se portent volontaires pour travailler avec le gouvernement du Queensland pour réduire le volume des déversements et minimiser leur impact.


WWF 13/11/2015
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MessageSujet: #GreatBarrierReef - Grande barrière de corail: le #Queensland valide un projet minier controversé   Mar 2 Fév - 23:31

Sydney - Le gigantesque projet minier Carmichael du groupe indien Adani -très critiqué pour son impact sur la Grande barrière de corail- a franchi mardi un nouvel obstacle en obtenant le feu vert des autorités de l'Etat australien du Queensland.

Le projet prévoit l'exploitation d'une mine de charbon dans l'Etat du Queensland, qui deviendrait l'une des plus vastes au monde. Il est dénoncé par des associations de défense de l'environnement, qui jugent ce projet houiller de 16,5 milliards de dollars australiens (10,6 milliards d'euros) néfaste pour le plus grand récif corallien au monde. Son impact sur le climat en général est également montré du doigt, vu les piètres performances du charbon en matière de gaz à effet de serre.


Le gouvernement australien avait apporté en juillet 2014 son feu vert à ce projet
. Mais la Cour fédérale australienne avait invalidé l'autorisation du ministère, au motif qu'elle négligeait la protection de deux espèces vulnérables de reptiles -l'Egernia rugosa, qui ressemble à un lézard, et le serpent Denisonia maculata.

Le ministre australien de l'Environnement, Greg Hunt, a finalement accordé en octobre un nouveau feu vert au projet, en le subordonnant à 36 conditions.


Le département de l'Environnement et de la Protection du patrimoine de l'Etat du Queensland a également validé mardi le projet, en fixant 140 conditions, dont neuf qui concernent directement le diamant à bavette, une espèce de passereau dont le secteur du projet minier est un des derniers refuges.

Dans un communiqué, le département se dit confiant que les conditions strictes permettent que la mine ne pose aucun risque inacceptable pour l'environnement, en assurant que son impact sera étroitement surveillé.

Au moins deux recours juridiques barrent encore la route d'Adani.

- L'un a été formé par un groupe aborigène qui a saisi la cour fédérale de Brisbane en reprochant à Adani de ne pas avoir sollicité son consentement.


- La Australian Conservation Foundation a de son côté saisi la Cour fédérale australienne d'un nouveau recours contre le feu vert gouvernemental d'octobre.


A l'heure où les cours du charbon s'effondrent, où des pays comme la Chine, les Etats-Unis ou même le Vietnam ferment progressivement leurs mines, le gouvernement du Queensland devrait présenter un plan de reconversion pour les ouvriers du charbon, plutôt que de soutenir les projets qui vont dans le mur comme Carmichael, a estimé mardi Greenpeace dans un communiqué
.

L'Australie a donné en décembre son feu vert à un autre projet controversé, celui de l'agrandissement d'Abbot Point, l'un des plus grands ports charbonniers du monde, capable d'exporter jusqu'à 120 millions de tonnes chaque année, et situé juste à côté d'une portion de la Grande Barrière.



Romandie 2/2/2016
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MessageSujet: #Australie : la #GrandeBarrière #corail plus #menacée qu'on ne le pensait ( #GreatBarrierReef )   Mar 23 Fév - 23:15

La Grande barrière de corail australienne, le plus grand récif corallien du monde, est plus menacée qu'on ne le pensait. Ceci est dû à l'acidification des océans provoquée par le réchauffement climatique, ont indiqué des chercheurs mardi.

La diminution de la quantité d'aragonite, un minéral utilisé par les coraux pour former leur squelette, va probablement s'accélérer avec l'absorption par les océans du gaz carbonique (CO2) issu de la combustion d'énergies fossiles par l'homme, selon une étude parue dans la revue Nature Communications.


L'équilibre chimique des océans en est perturbé, dont le pH en  baisse, ce qui correspond à une acidification. Il en est de même pour leur concentration en aragonite. Sans ce minéral, les coraux ne peuvent plus reconstituer leur squelette et se désintègrent petit à petit.

Une équipe de scientifiques d'Australie et d'Arabie saoudite a créé un nouveau modèle pour mesurer le taux d'aragonite sur plus de 3000 récifs de la Grande barrière. Selon ces chercheurs, la diminution de l'aragonite "va probablement être plus importante sur la Grande barrière que prévu actuellement" par le Giec, le Groupe intergouvernemental d'experts sur l'évolution du climat.


Ainsi, même si les émissions de CO2 sont réduites de manière importante, comme les pays s'y sont engagés, il est peut-être trop tard pour empêcher une diminution de la surface couverte par les coraux et des pertes au niveau de "la biodiversité de cet écosystème".

Les chercheurs ont constaté des différences notables selon les zones, avec un risque accru pour les récifs situés à l'intérieur et dans la partie sud de la Grande barrière. L'acidité des océans a augmenté de 26% par rapport à l'ère pré-industrielle et les récifs de coraux sont peut-être déjà condamnés à l'extinction, selon le Giec.


Selon le WWF, près d'un tiers des récifs coralliens du monde sont déjà perdus et ceux qui restent pourraient disparaître d'ici le milieu du siècle.

Ces écosystèmes uniques abritent environ un quart des espèces marines, y compris des poissons essentiels pour l'homme.



Romandie 23/2/2016
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MessageSujet: Re: Australie : La grande barrière de corail en danger !   

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