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  Conférence 2015 sur le climat

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MessageSujet: Refuser la logique d'un échec sur le climat à Paris en 2015   Mer 13 Mar - 13:20

PARIS - La logique voudrait qu'il n'y ait pas d'accord sur le climat lors de la grande conférence de 2015 qui devrait se tenir à Paris, a estimé mardi le ministre délégué au Développement Pascal Canfin, ajoutant qu'il fallait faire mentir cette logique.

Souhaitant éviter à tout prix l'énorme attente qui avait précédé la conférence de Copenhague fin 2009, qui s'était soldée par un quasi-échec, M. Canfin a mis en avant le principe de réalité lors d'une audition devant la commission du Développement durable de l'Assemblée nationale.

La logique serait qu'il n'y ait pas d'accord en 2015, si on prend toutes les tendances, a déclaré Pascal Canfin, l'un des trois ministres en charge des questions des négociations climatiques.

La communauté internationale s'est fixé comme objectif de conclure en 2015, pour une entrée en vigueur en 2020, un accord sans précédent sur les réductions d'émissions de gaz à effet de serre qui inclurait, pour la première fois, tous les pollueurs dont les Etats-Unis et la Chine.

Le grand rendez-vous climat de Copenhague avait échoué à parvenir à un vaste accord contraignant et s'était soldé par un simple accord politique, les pays s'engageant individuellement à des objectifs de réduction de GES, bien loin du compte pour atteindre l'objectif de limiter le réchauffement du globe à 2°C.

Nous allons évidemment tout faire pour faire mentir cette logique, a poursuivi M. Canfin, prévenant: Si nous ne pensons pas différemment les choses, il y a assez peu de raison qu'on arrive à des résultats différents.

Il a notamment appelé à rompre avec l'imaginaire du partage du fardeau entre les pays sur la lutte contre le changement climatique qui préside aux négociations de l'ONU depuis des années. La capacité de l'humanité à se mettre d'accord sur le partage d'un fardeau, de manière coopérative, pacifique, sans que rien ne l'impose aujourd'hui, est à peu près nulle, a-t-il constaté.

On peut penser qu'il va y avoir une sorte de sursaut de l'humanité en 2015 avec Paris, a-t-il dit avec ironie, mais on peut aussi se dire qu'on peut construire autre chose (...) un imaginaire positif qui consisterait par exemple à mettre en avant quel est le bénéfice pour un pays de signer cet accord.

Paris n'a pas encore été formellement désigné pour organiser la conférence de l'ONU sur le climat en 2015, mais la capitale française est la seule candidate.


ROMANDIE 12/3/2013
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MessageSujet: Conférence 2015 sur le climat   Mar 21 Mai - 14:45

PARIS - La conférence de l'ONU sur le climat, que la France a proposé d'organiser en 2015, aura lieu au Bourget (Seine-Saint-Denis) si la candidature française est avalisée à la fin de l'année à Varsovie, a annoncé mardi la ministre de l'Ecologie, Delphine Batho.

La candidature française pour accueillir cette conférence, où doit être adopté le prochain grand accord international sur le changement climatique, devrait être décidée à Varsovie au mois de décembre prochain, a souligné la ministre lors d'un colloque sur le réchauffement à Paris.

Un round de négociations annuel sur la lutte contre le changement climatique doit se tenir en fin d'année à Varsovie. La conférence de 2015, si nous l'accueillons, se tiendra au Bourget, a dit Mme Batho.

Cette candidature, a-t-elle précisé, a déjà été endossée par le groupe des pays auquel appartient la France dans les négociations (Europe de l'ouest, Etats-Unis, Canada, Australie, Nouvelle-Zélande et Israël).

La conférence climat de 2015 est le prochain grand rendez-vous des négociations internationales sur le climat, toujours plombées par l'échec du sommet de Copenhague en 2009. A Durban (Afrique du Sud), en 2011, les pays négociant sous l'égide de l'ONU sont tombés d'accord pour adopter en 2015 un accord global fixant des objectifs de réduction d'émissions de gaz à effet de serre à tous les Etats. L'entrée en vigueur de cet accord est prévue à partir de 2020.

La lutte contre le réchauffement climatique, c'est le défi de ce siècle, et le défi que doit relever notre génération, a souligné Mme Batho lors de son intervention au Conseil économique, social et environnemental (Cese).

La ministre de l'Ecologie a reconnu l'existence actuellement d'une petite musique (...) consistant à dire que les grands enjeux de long terme, notamment ceux de la lutte contre le réchauffement climatique, devraient être reportés à plus tard en raison de la crise économique.

Je suis convaincue qu'il faut au contraire faire de cet enjeu un levier de compétitivité, a-t-elle dit, réaffirmant l'importance de respecter le facteur 4, c'est-à-dire l'engagement de la France de réduire ses émissions de gaz à effet de serre par quatre d'ici 2050 par rapport à 1990.

Selon un récent état des lieux réalisé par la Conseil général de l'environnement et du développement durable, la France respecte formellement ses engagements de réduction, [b]mais il s'agit d'un résultat en trompe l'oeil car ces émissions seraient en fait en hausse de 15% si on prenait en compte non seulement les émissions depuis le territoire français mais aussi celles contenues dans les produits importés.[/b]

Ce rapport, débattu ce mardi au Cese, insiste notamment sur des engagements européens plus importants, la feuille de route actuelle de l'UE (-20% de baisse des émissions de gaz à effet de serre en 2020 par rapport à 1990) reportant de manière injustifiée les efforts à plus tard.

L'Europe souffre aujourd'hui d'un objectif de long terme au-delà de 2020, a estimé Mme Batho, rappelant que la France plaidait au niveau européen pour qu'un nouvel objectif de -40% en 2030 soit adopté au plus tard début 2014.

ROMANDIE 21/5/2013
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MessageSujet: Pas de nouvelle politique climatique de l'UE avant 2015, selon Varsovie   Mer 22 Mai - 12:36

VARSOVIE - Une nouvelle politique climatique de l'Union européenne pourra voir le jour seulement après la conclusion d'un accord global possible en 2015 sur les objectifs à atteindre, a affirmé mercredi le ministre polonais de l'Environnement, Marcin Korolec.

Une longue discussion commence sur l'avenir de la politique climatique. Il est exclu que de nouvelles solutions puissent être adoptées durant le mandat actuel du Parlement européen et de la Commission européenne, a déclaré le ministre à l'agence polonaise PAP. Il faut d'abord un accord global concernant les objectifs à atteindre, qui devrait être conclu en 2015, a-t-il ajouté.

Selon le ministre polonais, Bruxelles devrait proposer notamment une réduction de 30% des importations d'hydrocarbures d'ici à 2030, accompagnée de mesures de soutien aux producteurs de voitures électriques. L'UE devrait aussi, estime-t-il, interdire de subventionner certaines technologies de l'énergie, afin d'inciter les producteurs à chercher de nouvelles solutions économiquement viables.

Concernant le marché des quotas d'émissions de CO2, M. Korolec a critiqué la proposition de la Commission européenne de geler une partie de ces quotas pour en faire augmenter le prix. On peut se demander pourquoi la Commission propose de perturber avec des décisions administratives les mécanismes de marché qu'elle avait elle-même institués, a-t-il dit.

La Pologne y a été opposée dès le début et je suis confiant que le Parlement européen le rejettera une nouvelle fois, a ajouté le ministre. "Le Parlement européen avait refusé en avril d'augmenter le prix des permis de polluer mis en vente dans l'UE pour ne pas pénaliser l'industrie lourde frappée par la récession et marquer sa défiance face à l'absence d'accord international pour lutter contre le réchauffement du climat".

Les eurodéputés ont rejeté une proposition de geler 900 millions de tonnes de quotas d'émissions sur les 8,5 milliards mis en vente dans l'UE sur la période 2013-2020 afin de doubler le prix du CO2, tombé à moins de 5 euros la tonne.


romandie ééSad:éà&"
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MessageSujet: Climat: les raisons d'espérer selon Laurence Tubiana (France)   Ven 8 Nov - 22:29

Paris (AFP) - La conférence de l'ONU sur le climat en 2015, que la communauté internationale prépare à partir de lundi à Varsovie, devra réussir là où Copenhague a échoué en 2009: conclure un accord ambitieux contre le réchauffement.

Les leçons d'un échec et les raisons d'espérer selon Laurence Tubiana, ex-négociatrice de la délégation française et directrice de l'Institut du développement durable et des relations internationales (Iddri).

Q- Comment la France, qui accueillera la conférence en 2015 à Paris, devra-t-elle la préparer pour éviter les erreurs de Copenhague?

R - "L’échec de Copenhague a plusieurs composantes: l'héritage des négociations passées, c’est à dire un protocole de Kyoto instaurant une barrière entre les pays développés et les pays en développement, les premiers ayant une obligation d'agir et les autres ne devant pas y être soumis. Or, à Copenhague, la différence de traitement est devenue de plus en plus injustifiée tant les émissions et le développement économique de certains pays ont progressé, en particulier en Chine. En même temps, les pays émergents sont arrivés à Copenhague avec l'idée que rien ne doit changer et que leur statut de pays en développement devait être préservé. Ils n'étaient donc pas prêts à envisager des politiques sérieuses de réduction d'émissions de gaz à effet de serre.

De ce point de vue les pays arriveront à Paris avec beaucoup plus de préparation.

Il y a eu aussi une mauvaise gestion de la négociation par le Danemark : la présidence danoise a négligé cette dimension politique, négociant un texte d'accord avec les pays développés avant de consulter les pays émergents et les pays en développement. C'était une recette assurée pour l'échec".

Q- Le contexte économique et géopolitique mondial est-il plus favorable à la conclusion d'un accord en 2015?

R - "Non, si on regarde le contexte européen, la peur de la crise économique, les espoirs placés dans les nouvelles ressources fossiles, gaz et huile de schiste, pétrole off shore à grande profondeur. Cela met la cause climatique en difficulté.

Mais d’autres éléments sont positifs : des secteurs de la nouvelle économie sobre en carbone s’organisent et se font entendre, presque tous les grands pays ont produit ou vont produire des scénarios de réduction des émissions, on connaît mieux le potentiel de réduction de chaque secteur et les coûts.

La perception des risques et des dommages du changement climatique s’est beaucoup accrue dans les grands pays. Tout cela ne remplace pas les engagements des Etats Nations mais montre que le contexte est plus favorable : des acteurs vont pousser leurs gouvernements et pas seulement les ONG et les scientifiques".

Q - Un nouvel échec à parvenir à un accord digne de ce nom sonnerait cette fois-ci le glas du processus multilatéral de négociation?

R - "Tout dépendra de ce qui se passe dans les deux ans. L’échec de Copenhague n’a pas empêché le travail de se poursuivre car de fait des pays se sont mis en mouvement, d’autres n’ont pas accepté l’échec et ont continué à se battre. Et puis la lutte contre le changement climatique ne s’arrête pas à Paris mais c’est une étape très importante".

Propos recueillis par Claire Snegaroff

Sciences et avenir 8/11/2013


Dernière édition par Admin le Ven 21 Nov - 0:51, édité 1 fois (Raison : Suppression de la vidéo cause : supprimée par son auteur)
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MessageSujet: 500 jours pour réussir Paris 2015   Sam 17 Mai - 1:31

"Le dernier rapport du GIEC, Groupement intergouvernemental d’experts pour le climat, annonce que si nous n’agissons pas, il y aura une hausse de 4° à 5° aux conséquences cataclysmiques" expliquait Laurent Fabius, le 14 mai, à la veille de nommer Laurence Tubiana "sa représentante spéciale pour le sommet de la COP 21 sur le climat" que la France doit accueillir et présider en décembre prochain 2015. "Nous avons 500 jours pour réussir la conférence de Paris 2015 et inverser la donne" a insisté le ministre des affaires étrangères.

Voici les dates clés des négociations climatiques qui précèderont ce sommet crucial qui doit permettre de parvenir à un accord mondial :

 Venu pour "resserrer les liens" avec Cuba, Laurent Fabius a noté qu'il y avait "énormément de choses à faire", dans les domaines économiques -"énergie, tourisme, investissements"-, culturels et politiques. Ernesto Mastrascusa/EFE/SIPA

- 4 au 15 juin 2014 : réunion annuelle à Bonn des pays signataires de la convention sur le changement climatique

- 22 septembre 2014 : assemblée générale des Nations Unies. Un appel de Ban Ki Moon est programmé.

- 14 au 18 octobre 2014 : réunion du GIEC à Batoumi (Georgie) : adoption de la synthèse de cinquième rapport d’évaluation

- 1er au 12 décembre 2014 : COP 20 à Lima (Bolivie)

- 1er semestre 2015 : remise des engagements et des plans d’action des Etats

- Juin 2015 et vraisemblablement septembre : réunion des pays signataires

- 30 novembre au 11 décembre 2015 : COP 21 à Paris

Ministère des Affaires étrangères et du Développement international 14/5/2014


Sciences et avenir 16/5/2014
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MessageSujet: Laurence Tubiana : "Le plus grand ennemi de l’accord climat, c’est la crise économique."   Sam 17 Mai - 18:29

La France accueillera et présidera l’an prochain la 21e conférence sur le climat. L’économiste Laurence Tubiana, qui vient d’être nommée représentante spéciale de Laurent Fabius, en décrypte les enjeux à Sciences et Avenir.

Sciences et Avenir : La France accueille la prochaine conférence qui doit aboutir à un accord global pour le climat. Quel sera son rôle ?

Laurence Tubiana : Comme présidente, la France devra bâtir un bon compromis entre les pays. Un bon compromis ce n’est pas un accord pour un accord, c’est une base solide pour répondre aux problèmes du climat ; donc la France comme présidente doit pousser les uns et les autres à se mettre d’accord mais de façon dynamique.

Il ne s’agit pas seulement de faire les comptes et de constater qu’on n’arrive pas à proposer des pistes sérieuses en matière de réduction des émissions ou d’adaptation, mais de se donner les meilleures chances pour que progressivement les ressources d’énergie fossiles soient marginalisées et que la déforestation soit stoppée, des villes durables soient construites.

Sciences et Avenir : Quelle sera votre mission exacte pour la conférence de Paris 2015 ?

Laurence Tubiana : Mon rôle au sein de l’équipe française est d’assister le ministre qui va présider cette négociation. Il faut en particulier mobiliser tous les acteurs qui en-dehors des gouvernements veulent participer à l’effort. C’est le cas des villes, des régions, de nombreuses entreprises.

L’idée est de comprendre ce qu’ils peuvent apporter, beaucoup sont en train de s’organiser d’ores et déjà, et ce qu’il faut c’est évaluer en quoi leurs propositions aident à nous mettre sur les bon rails.

Est-ce que les changements qu’ils proposent, en terme d’énergies renouvelables, de gestion des déchets, d’efficacité énergétique, ou de gestion de leurs portefeuilles financiers construisent les bases de l’économie "sobre en carbone" ? Donc mon premier travail sera de faire l’inventaire de ces initiatives et d’évaluer ce qu’elles peuvent apporter, de rencontrer un maximum de ces porteurs de projets.

Un moment important sera le sommet de septembre 2014 sur le climat organisé par le secrétaire général des Nations Unies (voir calendrier message précédent) qui réunira les chefs d’Etat et les responsables d’entreprises de villes et de régions.

Sciences et Avenir : La conférence de Copenhague a été décevante, pourquoi celle de Paris 2015 serait-elle un succès ? Les conditions sont-elles réunies cette fois-ci ? 

Laurence Tubiana : Les pays n’étaient pas préparés à prendre des engagements à Copenhague. Depuis le début de la négociation, les grands pays émergents et beaucoup de pays à revenu intermédiaire (le Mexique, la Colombie etc…) réfléchissaient encore selon une logique où eux-mêmes n’auraient pas grand-chose à faire dans l’immédiat. Et selon laquelle les pays développés étaient toujours les plus concernés par la politique de réduction des émissions de gaz à effet de serre. Ils ont donc résisté jusqu’au bout… mais en faisant de fait des progrès. Car tous les pays ont commencé à se poser la question de ces nouvelles responsabilités et de ces nouvelles politiques.

La situation n’est donc plus la même aujourd’hui : la plupart des grands pays se préparent et ont mis en place des politiques de réductions des émissions. Par ailleurs, la Chine est devenue de loin le plus grand émetteur.

Cependant la crise économique est passée par là et les citoyens et les responsables politiques de beaucoup de pays se désintéressent des risques environnementaux pour se concentrer sur la sortie de cette crise. Pourtant, le changement climatique causera beaucoup plus de dommages économiques que la crise des subprimes. Le plus grand ennemi de l’accord climat, c’est la crise économique.

Sciences et avenir 17/5/2014
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MessageSujet: Climat: le futur accord "ne sera pas parfait", selon le négociateur américain   Dim 25 Mai - 23:22

Paris (AFP) - A un an et demi d'un nouveau pacte mondial contre le réchauffement climatique espéré fin 2015 à Paris, les Etats-Unis ont mis en garde jeudi contre des attentes irréalistes en prévenant que ce futur accord ne serait "pas parfait".

ABS-CBN News 24/5/2014 : M. Heherson Alvarez commissaire au changement climatique, explique le brusque changement de climat, et met en garde sur l'état critique des Philippines en cas de surchauffe...

"Il est important que nos attentes soient ambitieuses, et aussi fondées sur la réalité", a indiqué lors d'une rencontre avec quelques journalistes Todd Stern, négociateur en chef américain dans le processus de discussions sur le changement climatique impliquant depuis 1992 quelque 195 pays sous l'égide de l'ONU.

"Je suis certain que ce ne sera pas parfait", a-t-il ajouté. "C'est une négociation difficile. Sur quelque point que ce soit, c'est difficile d'obtenir un accord de tous les pays", selon le négociateur américain, pour qui oublier les réalités politiques ne "peut que conduire à une déception".

 Photo aérienne de la ville de Taclovan dans la province Leyte aux Philippines, le 11 novembre 2013, après le passage de Hayan un méga-typhon, où plus de 10.000 personnes sont mortes (c) Afp

Les pays négociant sous l'égide de l'ONU ont pris rendez-vous pour conclure à Paris un accord global contraignant de limitation des émissions de gaz à effet de serre pour tous les pays, applicable à partir de 2020.

National Geographic 18/5/2007 : Le réchauffement climatique pourrait faire plus que simplement faire fondre la glace polaire. Cela pourrait changer nos cartes, et déplacer les populations des villes et des îles tropicales...

Les 19 mois jusqu'à la conférence de Paris doivent notamment permettre d'affiner la nature et le degré de contrainte des engagements que pourraient prendre les pays.

L'objectif global est de contenir le réchauffement à 2 degrés maximum par rapport à l'époque pré-industrielle, sachant que le thermomètre a déjà gagné 0,8°C selon les scientifiques et que le rythme actuel d'émissions nous place plutôt sur une trajectoire de +4°C.

list25 25/3/2014 : Le réchauffement climatique est l'un des problèmes environnementaux les plus alarmants auquel le monde est confronté aujourd'hui. Ce phénomène n'implique pas seulement l'augmentation significative de la température terrestre, mais beaucoup plus. Les effets néfastes du réchauffement climatique sont de plus en plus évidents depuis l'aube du 20ème siècle, avec plus d'ouragans et de tempêtes tropicales causant des destructions massives dans différentes régions du monde. Plusieurs espèces animales perdent leurs habitats et sont en voie d'extinction... Et de plus de gens meurent en raison de complications telles que le coup de chaleur...

Pour Todd Stern, le nouvel accord doit être "un important premier pas", "un cadre exploitable qui sera remis à jour tous les cinq ans".

Plutôt qu'une approche globale visant à attribuer à chaque pays un objectif de réduction, il se dit favorable à un système où chaque pays déterminera lui-même sa cible, "en cohérence avec ses capacités".

Reste la question clé des éventuelles différences dans la nature des engagements que pourraient prendre les pays, les grands émergents comme la Chine et l'Inde souhaitant que les pays développés prennent des engagements plus stricts en raison d'une responsabilité "historique" dans le réchauffement.

Les Etats-Unis et la Chine, les deux pays clé de la négociation car principaux émetteurs de gaz à effet de serre, sont engagés dont un "échange bilatéral intensif" sur ce thème, a reconnu le négociateur américain.

Sciences et avenir 22/5/2014
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MessageSujet: Entre 20 et 25.000 délégués attendus pour la conférence "Paris climat 2015"   Mar 10 Juin - 23:48

Paris (AFP) - Jusqu'à 25.000 délégués sont attendus pour la conférence de l'ONU sur le climat à Paris fin 2015, où 195 pays doivent sceller un accord pour limiter le réchauffement de la planète, a indiqué mardi le ministre des Affaires étrangères Laurent Fabius.

Un globe-terrestre exposé lors de la conférence sur le climat de Copenhague, le 19 décembre 2009 (c) Afp

En ajoutant la participation de personnes non accréditées, ce sont "40 à 50.000 personnes de 195 pays qui sont attendues" du 30 novembre au 11 décembre 2015, a ajouté M. Fabius, à l'occasion d'une visite du site du Bourget, au nord de Paris, qui accueillera la conférence.

La dernière conférence onusienne sur le climat, en décembre dernier à Varsovie, avait attiré près de 12.000 délégués.

En 2009, la COP (conférence des parties) de Copenhague, avait réuni 26.600 participants officiels: précédée d'une forte prise de conscience au niveau mondial des enjeux climatiques, elle avait eu l'ambition de conduire à un accord majeur qui n'avait finalement pas vu le jour.

La France, en tant que pays hôte du rendez-vous de 2015, déploie déjà d'intenses efforts diplomatiques pour qu'un accord ambitieux soit finalisé car, a rappelé Laurent Fabius, "il faut agir aujourd'hui pour éviter les catastrophes demain".

Une réunion intermédiaire se déroule actuellement à Bonn (Allemagne) jusqu'au 15 juin pour ébaucher le contenu de l'accord, avant la conférence annuelle fin 2014, organisée cette année à Lima.

Au premier semestre 2015 au plus tard, chaque pays devra annoncer sa contribution à l'effort mondial de réduction des gaz à effet de serre et les moyens d'y parvenir.

"Les gaz à effet de serre restent des dizaines, et pour certains des centaines d'années dans l'atmosphère, voilà pourquoi les réduire est une urgence, en partie à cause de cet aspect irréversible", a plaidé le climatologue Hervé Le Treut, lors de la réunion du comité de pilotage de "Paris climat 2015" au Bourget, à laquelle ont pris part des collégiens et lycéens de la Seine-Saint-Denis.

Pierre-Henri Guignard, secrétaire général de la COP de Paris, a dit la volonté de la France "d'impliquer directement les jeunes" dans ce rendez-vous, que ce soit au niveau scolaire ou au niveau étudiant avec des bénévoles et des vacataires.

Interrogé sur le coût pour l'Etat d'un tel événement, il a indiqué que la conférence de Copenhague avait couté 150 millions d'euros, "un indicateur pris en compte" dans l'élaboration du budget pour celle de Paris.

Mardi, Unesco a par ailleurs lancé la Plateforme océan et climat 2015 en partenariat avec des ONG et des organismes de recherche. Le but est de "davantage placer l'océan au coeur des discussion sur le climat", compte tenu du rôle majeur que jouent les océans dans le système climatique, selon un commuiqué de l'Unesco. La plateforme a été lancée à l'occasion de la journée mondiale des océans, le 8 juin dernier.

Les membres fondateurs de la plateforme "Océan et Climat" :

- Agence française des Aires Marines Protégées
- Association Innovations Bleues
- CNRS
- Comité français de l’Union internationale de conservation de la nature
- Green Cross France et Territoires
- Fondation Prince Albert II de Monaco
- Institut Océanographique - Fondation Albert Ier Prince de Monaco
- Institut du Développement Durable et Relations Internationales
- Institut Ecologie et Environnement
- Institut Océanographique Paul Ricard
- NASF ; Nausicaá-Centre National de la Mer
- The Pew Charity Trusts / France
- Réseau MEDPAN
- Réseau Océan Mondial
- Surfrider Foundation Europe
- Tara Expéditions
- UNESCO/COI.



Pour en savoir plus...


S et A 10juin..2014 - Institut océanographique de Monaco
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MessageSujet: Climat: difficiles négociations en vue fin octobre sur le paquet de l'UE   Ven 10 Oct - 18:07

Bruxelles - Les négociations s'annoncent difficiles fin octobre entre les dirigeants européens pour aboutir à un accord sur le plan d'action de l'UE pour le climat, afin que l'Europe présente un front uni au sommet de Paris en 2015.

Le débat sera d'une ampleur similaire à celui sur le budget pluriannuel de l'UE, qui avait donné lieu en 2013 à des négociations acharnées entre les chefs d'Etat et de gouvernement, confie une source européenne.

La Commission européenne a proposé en juillet un paquet avec trois objectifs pour 2030:

- réduction de 40% des gaz à effets de serre,
- part des énergies renouvelables portée à 27% de la consommation
- et 30% d'économies d'énergie.

Un projet de conclusions du sommet européen des 23 et 24 octobre auquel a eu accès l'AFP reprend ces trois objectifs. Tous les Etats membres vont participer à cet effort, en équilibrant les considérations de justice et de solidarité.

La question du partage du fardeau est centrale, souligne une source européenne, entre les pays dépendant encore de sources d'énergie fossile, particulièrement la Pologne avec le charbon, ceux qui s'appuient sur le nucléaire comme la France et le Royaume-Uni, d'autres engagés dans une transition énergétique comme l'Allemagne avec le gaz et les renouvelables.

La nouvelle Première ministre polonaise, Ewa Kopacz, a affirmé la semaine dernière qu'elle n'excluait pas de mettre son veto aux réductions draconiennes des émissions de CO2. Les Polonais demandent des compensations. Ils veulent un chèque pour les accompagner dans leurs efforts, affirme une source européenne, ce à quoi plusieurs pays s'opposent en ces temps de restrictions budgétaires.

Conseil Economique, Social et Environnemental 10/10/2014 (sommet mondial des régions pour le climat

Selon le projet de conclusions, qui devrait encore évoluer d'ici le sommet, le critère de PIB par habitant sera maintenu pour déterminer le niveau d'effort de chacun. Un fonds de soutien alimenté par une petite partie (1 ou 2%) des ventes de quotas d'émission de CO2 de l'UE doit être mis en place pour aider les pays les plus pauvres à améliorer leur efficacité énergétique et moderniser leurs systèmes énergétique.

L'Espagne veut profiter de cette négociation pour obtenir de meilleures interconnexions avec le reste de l'UE. Les dirigeants européens devraient prendre l'engagement de donner la plus haute priorité aux réseaux permettant de relier les îles énergétiques, dont elle fait partie, au reste de l'Europe.

BFMTV 10/10/2014

Romandie 10/10/2014
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MessageSujet: Climat: 190 pays réunis à Bonn pour paver la voie à l'accord de 2015   Mar 21 Oct - 12:55

Paris - Les négociations internationales en vue d'un accord à Paris en 2015 pour contenir le réchauffement climatique ont repris lundi à Bonn (Allemagne), une étape destinée à débroussailler le chemin et éviter l'enlisement des discussions comme à Copenhague en 2009.

Lors du sommet de l'Onu en septembre à New-York, la mobilisation sans précédent de la société civile nous a rappelé haut et fort que nous devons nous attaquer au changement climatique, a déclaré à l'ouverture des travaux Christina Figueres, la secrétaire général de la Convention des Nations unies sur le changement climatique (Cnucc), qui encadre ces négociations.

Elle a également mis en avant les annonces ambitieuses d'entreprises, d'institutions financières et de gouvernements locaux faites à l'Onu pour se détourner des énergies fossiles, responsables des émissions de gaz à effet de serre (GES), et aller vers des économies plus sobres en énergie. A New York, 120 chefs d'Etat avaient réaffirmé leur soutien à une action concertée et ambitieuse.

Cette semaine est une opportunité pour tendre la main à vos homologues, construire des ponts et trouver un chemin que chacun pourra suivre, a également lancé Christina Figueres.

Les délégations de plus de 190 pays sont réunies de lundi à samedi à Bonn pour progresser vers un accord prévu en 2015, engageant tous les pays à partir de 2020 dans la lutte contre le changement climatique.

Bonn est une réunion d'étape qui doit préparer la conférence annuelle de l'Onu sur le climat prévue en décembre à Lima, où les grandes lignes du futur texte doivent être arrêtées. La méthode vise à éviter l'échec de 2009 à Copenhague où les pays avaient mis sur la table de multiples textes sans pouvoir se mettre d'accord à l'issue de deux semaines de négociations.

J'ai vécu la préparation de Copenhague, jusqu'à la dernière minute il n'y avait pas de sens partagé sur la direction des négociations, se souvient Paul Watkinson, négociateur pour la France. Les grands éléments du texte doivent se dessiner bien avant Paris, ajoute-t-il.

La COP (Conference of parties) de Lima doit se conclure par un texte avec des éléments clairs, constructifs et substantiels, pas seulement une liste d'idées, a déclaré lundi à Bonn Manuel Pulgar-Vidal, le ministre péruvien de l'Environnement.

Dans cet esprit, de nombreuses réunions à Bonn aborderont l'un des noeuds des discussions: la nature et l'ampleur des engagements de chaque pays pour réduire les émissions de gaz à effet de serre (année de référence, baisse absolue ou par habitant, etc.) à partir de 2020. L'évaluation des contributions nationales pour limiter la hausse de la température globale à 2°C et le suivi des engagements dans le temps doivent aussi faire l'objet de règles communes.

Les actions et les financements à mettre en oeuvre par un certain nombre de pays avant 2020 seront également sur la table, un sujet suivi de très près par les pays en voie de développement.

Enfin, la capture et le stockage du carbone, une des pistes pour réduire les émissions, ainsi que l'impact des gaz à effet de serre (hors CO2), comme le méthane et les hydroflurocarbones (HFC), seront aussi débattues.

Les experts du Giec (Groupe intergouvernemental d'experts sur le climat), dans leur dernier rapport publié en avril, estiment qu'il faut d'ici 2050 réduire les émissions de GES de 40 à 70% pour espérer freiner le rythme actuel du réchauffement climatique et rester sous la barre des 2°C par rapport à l'ère pré-industrielle, seuil fixé par la communauté internationale.

La température moyenne du globe a déjà gagné 0,8°C par rapport au 19e siècle et, en l'absence de changements radicaux dans la production d'énergie notamment, les scientifiques prévoient une hausse de 4 à 5°C d'ici la fin du siècle, ce qui provoquerait des impacts graves et irréversibles, selon le Giec.

Selon l'Agence américaine océanographique et atmosphérique (NOAA), septembre 2014 a d'ailleurs été le mois de septembre le plus chaud du monde depuis le début des relevés de température en 1880.

Romandie 20/10/2014
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MessageSujet: Hollande prépare sa Conférence sur le climat avec sérieux   Ven 21 Nov - 0:41

PARIS (AFP) - François Hollande ne s'en cache pas: deux ou trois ans plus tôt, il n'aurait certainement pas réagi ainsi. Mais devenu président de la République, abreuvé des rapports accablants du GIEC, il en est désormais convaincu: le sort de l'humanité se joue avec le réchauffement climatique.

Un autre François Hollande, assure le chef de l'Etat français, s'apprête à réunir la conférence mondiale de Paris sur le climat en décembre 2015 avec la volonté farouche d'arracher un accord global et contraignant sur la réduction des émissions de gaz à effet de serre.

 Le président François Hollande, le 19 novembre 2014 à Canberra (c) Afp

Il était incrédule, le voici effrayé par les conséquences du réchauffement climatique, même s'il n'est pas pas à l'abri de contradictions (recul sur l'écotaxe...). Avec le zèle du converti, il a pris son bâton de pèlerin et plaidé sa cause du Canada aux îles du Pacifique et au G20.

Comme à Nouméa lundi quand il a lancé un "appel à la mobilisation" devant les 26 membres de la Communauté du Pacifique. "Il y a urgence", a-t-il insisté, "très ému" par les témoignages, quelques semaines plus tôt à New York, des dirigeants des petite îles menacées par la montée du niveau des mers.

Cet ordre de mobilisation générale, François Hollande entend l'appliquer d'abord à lui-même, mais aussi à la diplomatie française et à Nicolas Hulot, son "envoyé spécial pour la protection de la planète". Leur mission: scander l'année 2015 avec une série de conférences internationales et d'"événements" pour paver la voie d'un accord. Car le président de la République veut éviter à tout prix une réédition de Copenhague, conclue sur le constat amer d'un échec. Sans plus attendre, la France a déjà avancé ses pions dans les instances internationales.

L’Europe s'est fixé fin octobre des objectifs "ambitieux" de réduction de ses émissions de gaz à effet de serre. La présidence australienne du G20 réuni à Brisbane ce week-end ne voulait pas entendre parler d'engagements environnementaux au détriment de son économie florissante. Mais elle s'est finalement résolue à glisser un paragraphe dans le communiqué final appelant au succès de la conférence de Paris.

Et la France et l'Allemagne qui, les premières, avaient contribué chacune à hauteur d'un milliard de dollars au fonds vert de l'Onu pour le climat ont été rejointes par les Etats-Unis (3 milliards de dollars) et le Japon (1,5 milliard) avant d'autres encore, sans doute.

Bien sûr, tout ceci n'est pas exempt de considérations de politique intérieure. François Hollande l'a concédé devant des journalistes l'accompagnant dans le Pacifique : la conférence de Paris sera "un moment très important pour colorer le quinquennat", en vert donc.

Toujours aussi impopulaire, le chef de l'Etat sait qu'il joue gros car s'il n'ose rêver d'un concert d'éloges en cas de succès, il ne se fait guère d'illusions sur les conséquences d'un échec.

Son discours est parfois contradictoire: au Canada, début novembre, il vante les entreprises françaises engagées dans la recherche et l'exploitation pétrolières, tout en encourageant Ottawa à en faire plus pour l'environnement. Un grand écart le jour même où le GIEC (Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat) émettait de sérieux doutes sur la capacité des dirigeants de la planète à limiter à moins de 2 degrés la hausse des températures.

Il n'y a plus de ministre écologiste au gouvernement. Et même si la loi sur la transition énergétique a été approuvée, il a renoncé à l'écotaxe et continue d'entretenir le doute sur la fermeture de la centrale nucléaire de Fessenheim.

"La pire des guerres, ce serait celle que nous avons nous-mêmes organisée, une guerre contre les générations futures" avec le réchauffement climatique en héritage, a-t-il souligné devant la Conférence du Pacifique.

Face à ces enjeux, assure-t-il, il ne sera pas cette "étoile filante" allant de réunions en sommets "dans les mêmes lieux, les mêmes décors, les mêmes tours" sans jamais rien décider.

"Soyons capables de réenchanter le monde, de donner à la jeunesse du monde l'espoir qu'elle vivra mieux que nous", avait-il exhorté à New York, appelant à remporter la "bataille contre le temps, contre l'indifférence et les profits qui altèrent jusqu'à l'équilibre du monde".


Romandie 20/11/2014
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MessageSujet: Climat: une semaine à Genève pour plancher sur le futur accord de la COP 21   Ven 6 Fév - 17:11

Paris - A partir de dimanche et pendant toute la semaine, les négociateurs du climat vont se retrouver à Genève pour plancher sur le texte du futur accord de Paris, qui vise à limiter un réchauffement planétaire porteur de grandes tensions et de bouleversements irrémédiables.

Ce premier rendez-vous depuis la conférence de Lima en décembre s'annonce intense: le brouillon actuel de 37 pages offre un panel très large d'options, qui devront être clarifiées par les représentants des 195 Etats réunis sous la bannière de l'Onu à défaut d'être tranchées.

 Laurence Tubiana, fondatrice de l'IDDRI et representante speciale de La France pour la conference Paris Climat 2015. Adam Berry AFP

Nous sommes à un moment critique, pointe le sud-africain Maesela Kekana, négociateur au sein du groupe Afrique. Ce sera la dernière chance de réviser les éléments qui composeront le texte de négociation, avant la prochaine réunion, prévue en juin à Bonn.

Si tout va bien, on aura à la fin de la semaine un texte un peu amélioré. On a 35 pages, et il ne faut pas qu'on sorte avec 200, résume Laurence Tubiana, responsable de la négociation pour la France qui accueillera en décembre la grande conférence censée sceller le tout premier accord universel sur le climat.

Objectif de cette entente destinée à succéder au protocole de Kyoto pour l'après-2020: contenir la hausse des températures à +2° par rapport à l'ère préindustrielle (sachant qu'elles affichent déjà +0,8°), ce qui implique de réduire drastiquement les émissions de CO2 et donc des énergies fossiles.

Actuellement, le monde file vers +4 à 5°C à la fin du siècle, comme l'a illustré le record de chaleur de l'année 2014. Avec à la clé des épisodes climatiques extrêmes, une montée des océans, une sécurité alimentaire menacée, la perspective de vastes phénomènes migratoires.

Alors que les gaz à effet de serre atteignent dans l'atmosphère des concentrations inédites depuis 800.000 ans, l'enjeu est de se détourner des énergies fossiles, base des économies actuelles, au profit notamment des renouvelables.

L'urgence et le diagnostic, confirmé en 2014 par les experts mondiaux du Groupe intergouvernemental d'experts sur le climat (Giec), suscitent un concert unanime des nations. Mais les tractations achoppent sur les moyens et le partage des responsabilités, controverses récurrentes que Lima n'a pas soldées.

Quelle part du fardeau pour les pays en développement ? Comment garantir les financements qui leur ont été promis à la fois pour faire face aux effets du réchauffement et pour le limiter, à ce stade non assurés ? Quels efforts demander aux Etats émergents, à la Chine, l'Inde, dont les émissions augmentent rapidement ?

Les petits Etats insulaires soulignent par exemple qu'ils comptent bien rappeler à Genève les besoins urgents des pays les plus vulnérables.

Les avocats du climat espèrent cependant qu'apparaîtront aussi les signes concrets d'une volonté de compromis au cours de cette session animée par deux nouveaux co-présidents, un Américain et un Algérien.

Parallèlement, les Etats sont invités à annoncer leurs contributions à la réduction des émissions. Le délai limite est fixé au 1er octobre.

Ces engagements seront une première étape, d'autant qu'ils se limitent à 2025 ou 2030, insiste Laurence Tubiana. D'où un autre enjeu essentiel de la négociation: établir un processus de révision et de progression des engagements pour les années à venir, si l'on veut rester sous les 2°C.

Alors que les négociations se poursuivent, négociateurs et observateurs soulignent aussi l'importance des initiatives des collectivités, des entreprises, des investisseurs pour bâtir des économies plus sobres en carbone.

Ce serait fondamentalement mal comprendre la complexité de ce que nous gérons là que d'imaginer qu'un accord à Paris résoudra seul lui-même miraculeusement le changement climatique, soulignait jeudi Christiana Figueres, la responsable climat aux Nations unies, lors d'une conférence de presse.

Ce que Paris vise à faire, c'est établir la route que peuvent emprunter gouvernements et entreprises (...) vers la trajectoire des 2°C. Afin d'y arriver, nous devons entreprendre des transformations fondamentales. Le rôle de l'accord de Paris est de tracer la route vers cette destination de long terme.


Romandie 6/2/2015
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MessageSujet: Les négociations internationales sur le climat de A à Z   Ven 6 Fév - 17:27

Paris - Les négociations internationales sur le climat de A comme atténuation à Z comme zéro émission:

A comme Adaptation et Atténuation: les deux piliers de la lutte contre le réchauffement climatique. L'atténuation consiste à réduire les émissions de gaz à effet de serre. Modifier habitats, infrastructures, systèmes de santé, modes de production agricoles font partie des principales actions d'adaptation.

B comme Blocs de négociation: reposant sur une logique géographique ou politique. Exemples: le groupe Afrique (54 nations), l'Alliance bolivarienne (Alba, neuf pays), le G77 avec la Chine (133 pays en développement + Pékin), l'UE, les Pays les moins avancés (48 pays), etc.

C comme Contributions: les pays doivent d'ici le 1er octobre, si possible avant, annoncer leur contribution, c'est-à-dire leurs engagements pour réduire leurs émissions de gaz à effet de serre (GES) après 2020.

E comme Energie: le sujet au coeur des négociations, les pays devant prévoir leurs besoins et la manière dont ils produiront leur énergie à 10-20 ans. Une tâche difficile pour les pays en développement, qui verront leurs besoins s'accroître fortement.

F comme Financement: sujet-clé des discussions et point d'achoppement entre le Sud et le Nord, qui a promis d'arriver à 100 milliards d'euros d'aides annuelles en 2020 pour des projets climat. Le chemin pour y parvenir reste flou.

G comme GIEC: le groupe intergouvernemental d'experts sur l'évolution du climat a produit depuis 1988 cinq rapports de synthèse des connaissances. C'est le socle scientifique des négociations.

G comme GES: Les gaz à effet de serre (CO2, méthane et protoxyde d'azote), à l'origine du réchauffement, ont atteint une concentration inégalée depuis 800.000 ans.

I comme Iles: les petites îles sont très menacées par la hausse du niveau de la mer, un des marqueurs les plus visibles du réchauffement. Elles sont regroupées au sein de l'Alliance des Etats insulaires.

K comme Kyoto: le protocole de Kyoto, conclu en 1997 et entré en vigueur en 2005, est le seul accord international pour lutter contre les GES. Il imposait aux pays riches des objectifs contraignants, à l'exception des Etats-Unis qui ne l'ont pas ratifié. Il n'a pas permis de contenir l'explosion des émissions, du fait du fort développement de pays comme la Chine, l'Inde, le Brésil, etc.

L comme Lima: la dernière conférence des parties (COP), rendez-vous annuel onusien sur le climat, a eu lieu à Lima en décembre 2014. Un accord à l'arraché a été signé pour encadrer les futurs engagements des pays et un brouillon de texte pour le futur accord de 2015 a été entériné.

M comme MRV: mesurer, notifier et vérifier (monitoring, reporting, verifying). Le processus de MRV, sur lequel les pays doivent s'entendre, sera le mur de soutènement de l'accord, sans lequel les engagements risquent d'être un simple affichage.

N comme Négociations: la 1ère conférence des parties (COP) a eu lieu à Berlin en 1995. La 21ème COP de Paris-Le Bourget doit déboucher fin 2015 sur un accord engageant l'ensemble des pays. Des négociations intermédiaires ont lieu entre deux COP.

O comme ONG: certaines ont le statut d'observateur qui leur permet d'assister à des débats à huis clos.

P comme Pékin: Pékin a en mains une bonne partie de l'avenir climatique de la planète. La Chine est le premier producteur de GES (27%), devant les Etats-Unis. Si les pays occidentaux réduisent leurs émissions, Pékin dit viser un pic d'ici 2030, alors que les émissions globales doivent absolument amorcer un déclin.

R comme Responsabilité: responsabilité commune mais différenciée des pays, inscrite dans la Convention de l'Onu sur le climat. Elle engage tous les pays dans la lutte contre le réchauffement mais à des degrés divers en fonction de la responsabilité historique dans les émissions, du niveau de développement et du potentiel de réduction de ces émissions. Elle donne lieu à un bras de fer entre pays riches, émergents et en développement.

T comme Transferts de technologie: ce sera l'un des chapitres du futur accord, ces transferts étant nécessaires pour optimiser l'action des pays en voie de développement.

Z comme Zéro émission de GES: c'est l'horizon fixé pour la fin du 21ème siècle, avec une baisse de 40 à 70% en 2050, pour tenir le scénario de +2°C.


----->Personnellement j'aurais bien ajouté I et S : I comme information et S comme situation... Et même H comme horloge....

Romandie 6/2/2015
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MessageSujet: Climat: à Genève, 195 pays se penchent sur le futur accord   Dim 8 Fév - 11:25

Genève - Les négociations sur le climat reprennent dimanche à Genève, première réunion formelle depuis deux mois, destinée à préparer le texte du grand accord que doivent signer en décembre à Paris 195 Etats, toujours divisés sur plusieurs points clés.

Ces discussions intermédiaires, sous l'égide de l'Onu, visent à aboutir en fin d'année à l'accord le plus ambitieux jamais signé pour lutter contre le réchauffement climatique, entente universelle devant prendre le relais du protocole de Kyoto pour l'après-2020.

 Ministère des Affaires étrangères et du Développement international 15/1/2015

Elles doivent s'ouvrir à 09H00 GMT par une séance plénière avant de laisser place aux sessions de travail à huis clos. Le ministre français des Affaires étrangères Laurent Fabius sera présent en fin de journée pour faire le point des négociations sur l'avancement du futur accord.

La session de Genève étant la seule session de négociation d'ici mai, son objectif est de produire le texte de négociation le 13 février à l'issue des travaux, ont souligné dans une note les deux co-présidents des débats, l'Algérien Ahmed Djoghlaf et l'Américain Daniel Reifsnyder, appelant à des discussions constructives.

L'objectif est connu: il faut limiter la hausse de la température mondiale à +2°C par rapport à l'ère pré-industrielle, faute de quoi la science prévoit un dérèglement climatique lourd de conséquences sur les écosystèmes, les sociétés et les économies, en particulier des régions les plus pauvres.

Or au rythme actuel, le monde file vers +4 à 5° à la fin du siècle si aucune mesure draconienne n'est prise pour réduire les émissions de gaz à effet de serre, liées notamment à l'usage massif d'énergies fossiles.

Lundi encore, l'Organisation météorologique mondiale confirmait que l'année 2014 avait été la plus chaude jamais enregistrée sur la terre, suivant une tendance de fond.

Nous devons déclencher une profonde +dé-carbonisation+ de l'économie mondiale et pour finir atteindre dans la seconde moitié de ce siècle la +neutralité climatique+, c'est-à-dire un équilibre entre les émissions et la capacité de la terre à les absorber, explique la responsable climat de l'Onu Christiana Figueres.

Pour autant, Mme Figueres a d'ores et déjà prévenu qu'il ne fallait pas attendre de Genève un texte finalisé, mais plutôt espérer un document reflétant un peu mieux les points communs. "Nous espérons que les gouvernements seront capables de travailler ensemble pour produire un texte plus gérable. Ce n'est jamais garanti", a-t-elle dit.

De fait, les Etats se divisent autour des moyens à mettre en oeuvre, comme le reflète le brouillon d'accord de 37 pages qui sera étudié à Genève, et qui propose un éventail d'options sur des questions-clé.

Comment répartir la charge des réductions d'émissions entre pays du Nord et pays du Sud, nations vulnérables, moins préparées, en demande d'énergie? Quelle place réserver aux grands pays émergents: Chine, Inde...?

Les pays en développement attendent aussi des développés qu'ils mobilisent les fonds promis pour financer à la fois les mesures d'adaptation et de lutte contre le réchauffement climatique (100 milliard de dollars annuels d'ici 2020). "Nous devons nous assurer que cet accord soit non seulement ambitieux et tourné vers l'avenir, mais aussi juste et équitable", a déclaré, à la veille de la réunion, le président du groupe des pays les moins avancés (LDC).

Parallèlement aux négociations, les Etats sont invités à communiquer au cours de l'année leurs engagements en matière de coupes dans leurs émissions. Inconnue du futur accord: quel mécanisme de révision et de progression pour ces engagements, à ce stade insuffisants pour tenir la trajectoire des 2°?

Et puis quelle forme juridique donner à la future entente de Paris Et quelle action nouvelle pour la période 2015-2020, que les scientifiques considèrent comme critique?

Renforcer la confiance entre gouvernements sera un point critique, souligne le Fonds mondial pour la nature (WWF), doté du statut d'observateur aux débats, pour qui l'urgence impose désormais à chacun de sortir de sa routine.

 Des événements étranges ou phénomènes météorologiques extrêmes survenus en 2014. Jason A 14/12/2014


Romandie 8/2/2015
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MessageSujet: Climat: à Genève, les Etats appelés à oeuvrer urgemment   Dim 8 Fév - 22:45

Genève - Les négociateurs du climat se sont retrouvés dimanche à Genève pour une semaine de travail autour du texte du futur accord de Paris, le président des négociations les exhortant à travailler efficacement, avec le sens du compromis et de l'urgence.

Première réunion formelle depuis deux mois, ces discussions, sous l'égide de l'Onu, visent à aboutir en décembre à l'accord le plus ambitieux jamais signé pour lutter contre le réchauffement climatique, entente universelle devant prendre le relais du protocole de Kyoto pour l'après-2020.

 Nous devons travailler avec un sens encore plus aigu de l'urgence, a lancé lors de la séance d'ouverture le péruvien Manuel Pulgar Vidal, rappelant les avertissements contenus dans le dernier rapport des scientifiques du climat (Giec) et mentionnant que l'année passée fut la plus chaude jamais enregistrée sur terre. (Photo Manuel Pulgar Vidal, Ministre de l'Environnement du Pérou. Congrès de la République du Pérou CC BY-SA 2.0)

Je vous demande de travailler avec efficacité, et le sens du compromis. Je vous demande de trouver des solutions novatrices, le temps est compté, chaque jour doit être un succès. Ce n'est pas une compétition entre nous, a déclaré le ministre de l'Environnement du Pérou aux représentants des 195 Etats, toujours divisés sur plusieurs points clés.

L'objectif est connu: il faut limiter la hausse de la température mondiale à +2°C par rapport à l'ère pré-industrielle, faute de quoi la science prévoit un dérèglement climatique lourd de conséquences sur les écosystèmes, les sociétés et les économies, en particulier des régions les plus pauvres. Or, au rythme actuel, le monde file vers +4 à 5° à la fin du siècle si aucune mesure draconienne n'est prise pour réduire les émissions de gaz à effet de serre, liées notamment à l'usage massif d'énergies fossiles.

 Courbes et cartes de localisation montrant les effets du réchauffement climatique par régions dans le monde, selon le plus récent rapport de la Banque mondiale - AFP S. Ramis, J. Jacobsen

[...]La session de Genève est la seule session de négociation d'ici mai; son objectif est de (...) présenter vendredi (13 février) à 18h le texte de négociation de l'accord de Paris sur le climat, a insisté l'Américain Daniel Reifsnyder, qui co-présidera les débats de la semaine avec l'Algérien Ahmed Djoghlaf. Mais le texte devra avant toute chose refléter les positions de toutes les parties. Et nombreuses sont encore les questions non résolues.

[...]Dimanche, l'Afrique du sud, au nom d'un très large ensemble de pays émergents et en développement, en a appelé à la bonne volonté - notamment des pays riches, appelés à préciser comment ils comptent tenir leur promesse financière.

"On nous a demandé de faire tellement, en tant que tout premiers pays à supporter les impacts du changement climatique, et nous avons fait tant de concessions dans ces négociations au cours des années. Le groupe attend de voir ce que nos partenaires sont prêts à mettre sur la table", a déclaré la représentante sud-africaine Nozipho Mxakato-Diseko.

Parallèlement aux négociations, les Etats sont invités à communiquer au cours de l'année leurs engagements en matière de coupes dans leurs émissions. Inconnue du futur accord: quel mécanisme de révision et de progression pour ces engagements, à ce stade insuffisants, pour tenir la trajectoire des 2°?

 Principales dates avant la conférence de Paris sur le climat de 2015 - AFP P. Pizarro/G. Handyside 

Et puis quelle forme juridique donner à la future entente de Paris' Et quelle action nouvelle pour la période 2015-2020, que les scientifiques considèrent comme critique?

Sitôt après la plénière d'ouverture, les délégués sont entrés en réunion pour une intense semaine à huis clos. Le ministre français des Affaires étrangères Laurent Fabius sera présent dimanche soir pour faire le point des négociations.


Romandie 8/2/2015 - Ma Nouvelle République
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MessageSujet: Climat: toute la sécurité mondiale risque d'être déréglée   Dim 8 Fév - 23:15

Genève - La lutte contre le dérèglement climatique constitue une question de survie pour la planète et son échec représenterait un risque pour toute la sécurité mondiale qui pourrait être déréglée, a estimé le ministre français des Affaires étrangères Laurent Fabius dimanche à Genève.

Il faut qu'on arrive à lutter contre ce dérèglement climatique à la fois pour des raisons environnementales, pour des raisons de capacité de vivre mais aussi pour des raisons de santé et de sécurité, a déclaré le ministre français à l'ouverture d'une semaine de travail entre négociateurs du climat autour du texte du futur accord de Paris, sous l'égide de l'ONU.

Si vous avez un dérèglement climatique, toute la sécurité mondiale est déréglée: l'immigration, le fait que l'on se bat pour des ressources, que ce soit pour du pétrole ou de l'eau, a précisé M. Fabius.

Après avoir rencontré le ministre de l'Environnement péruvien Manuel Pulgar Vidal, président de la COP20, l'Américain Daniel Reifsnyder et l'Algérien Ahmed Djoghlaf qui présideront les débats de la semaine, le chef de la diplomatie française a jugé que l'atmosphère ici est extrêmement positive. Mais les pays restent très divisés sur les moyens à mettre en oeuvre, comme le reflète le brouillon d'accord de 37 pages qui doit être étudié cette semaine, et qui propose tout un éventail d'options.

Les premiers résultats ne vont pas se faire en un jour. Il va y avoir des itérations successives, mais nous espérons que grâce au travail des uns et des autres, au mois d'octobre (...) nous aurons un bon texte qui nous permettra d'aborder la COP21 de Paris dans un excellent climat pour obtenir un succès, a-t-il ajouté.

Selon lui, la France doit être exemplaire dans ce domaine: La France a pris toute une série de dispositions, notamment une loi pour la transition énergétique qui est tout à fait à l'avant-garde.

Première réunion formelle depuis deux mois, ces discussions à Genève visent à aboutir en décembre à l'accord le plus ambitieux jamais signé pour lutter contre le réchauffement climatique, entente universelle devant prendre le relais du protocole de Kyoto pour l'après-2020.


Romandie 8/2/2015
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MessageSujet: Le réchauffement à l'origine de nouveaux flux migratoires   Mer 11 Fév - 1:09

Le réchauffement de la planète va provoquer de nouveaux flux migratoires. Plusieurs organisations ont plaidé mardi à Genève, à l'occasion des négociations sur le climat, pour que la conférence de Paris, en décembre, adopte des mesures préventives et prévoie des plans de réinstallation.

En 2013, 22 millions de personnes étaient déplacées en raison de catastrophes naturelles, pour une majorité liées à des facteurs climatiques, a affirmé le directeur de l'Observatoire des situations de déplacement interne (IDMC) du Conseil norvégien pour les Réfugiés. Cela représente près de la moitié des déplacés et réfugiés dans le monde.

"De 1970 à 2013, les risques de flux migratoires liés à des catastrophes ont doublé. Ces flux vont continuer à augmenter", a averti l'expert lors d'une conférence de presse.

  20Minutes / Afp 9/2/2015

Jose Riera, conseiller auprès de la Division de la protection internationale du Haut Commissariat de l'ONU pour les réfugiés (HCR), a expliqué que la majorité des 46 millions de déplacés et réfugiés dont l'agence de l'ONU s'occupait l'an dernier est concentrée dans des zones vulnérables sur le plan climatique.

"Le document qui sera adopté à Paris doit recommander des mesures pour traiter de la mobilité humaine liée au changement climatique", a déclaré Bernd Hemingway, directeur au Département de la gestion des migrations à l'Organisation internationale pour les migrations (OIM).

Les organisations humanitaires poussent pour que le projet de document de Paris, en discussion à Genève, recommande des mesures concrètes. Elles souhaitent que les gouvernements adoptent des stratégies pour faciliter les migrations ou, si nécessaire, comme dernière option, des plans de réinstallation des personnes qui seraient chassées de chez elles par des événements climatiques extrêmes.

Les petites îles du Pacifique craignent de voir leur territoire être submergé par les eaux à la suite de la montée du niveau de la mer. Des millions de personnes devraient dans ce cas être relogées ailleurs.

Le représentant du HCR a insisté sur le fait que la réinstallation devrait avoir lieu seulement en dernier ressort, et avec le consentement et la participation des populations concernées. Il a rappelé que les migrants climatiques n'ont pas droit juridiquement à la protection offerte par le statut de réfugié.

Cette lacune juridique doit être comblée, a affirmé Jose Riera. Selon des diplomates, les négociations, entamées dimanche, sur un projet de document pour la conférence de Paris progressent à Genève entre les 190 pays. Une conférence de presse finale est prévue vendredi.


Romandie 10/2/2014
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MessageSujet: Négociations climat : les grands rendez-vous jusqu'à Paris   Ven 13 Fév - 19:50

Genève - Après la réunion de Genève, au cours de laquelle a été adopté vendredi un projet d'accord, plusieurs grands rendez-vous vont jalonner cette année de négociations sous l'égide de l'Onu en vue d'un accord multilatéral espéré en décembre à Paris pour lutter contre le réchauffement climatique.

- AVANT le 31 MARS : les pays qui sont en mesure de le faire doivent annoncer leur engagement, appelé contribution nationale, pour limiter leurs émissions de gaz à effet de serre, mesures cruciales pour freiner le réchauffement planétaire.

- 31 MAI : date-butoir pour l'envoi du projet officiel de texte, adopté vendredi à Genève, aux 195 pays membres de la Convention de l'Onu sur le climat.

- MARS ET MAI : deux réunions informelles seront organisées par la présidence péruvienne des négociations et la future présidence française, à Lima puis Paris. D'un format plus restreint, elles seront consacrées aux points difficiles et ouvertes à tous les pays qui le souhaiteraient, selon la négociatrice française Laurence Tubiana.

- DU 1er AU 11 JUIN : réunion intermédiaire de négociations sur le futur accord à Bonn, siège du secrétariat de la Convention.

- DU 7 AU 10 JUILLET : Conférence scientifique sur le changement climatique à l'Unesco à Paris

- 31 AOUT au 4 SEPTEMBRE : 3e session de négociations intermédiaires de l'année, à Bonn, pour préparer l'accord de Paris.

- 19 au 23 OCTOBRE : 4e session de négociations intermédiaires à Bonn

- OCTOBRE/NOVEMBRE : pré-conférence de Paris (au niveau ministériel)

- 1ER NOVEMBRE : publication par le secrétariat de la Convention de l'Onu sur le climat d'une synthèse des engagements nationaux de réduction des gaz à effet de serre, afin de mesurer l'effort global.

- 30 NOVEMBRE-11 DECEMBRE : 21e conférence de l'Onu sur le climat (COP21), sur le site du Bourget, près de Paris.


Romandie 13/2/2015
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MessageSujet: Climat: adoption à Genève d'un texte de négociation en vue d'un accord multilatéral   Ven 13 Fév - 19:55

Genève - Les pays membres de la convention de l'ONU sur le climat ont adopté vendredi à Genève un texte de négociation en vue d'un accord multilatéral pour lutter contre le réchauffement climatique, espéré en décembre lors de la conférence de Paris.

Pouvons-nous considérer que le texte de négociation que vous avez livré aujourd'hui à Genève est le texte de négociation sur lequel (nous) entamerons des négociations substantielles, a demandé en séance plénière le coprésident des débats, Daniel Reifsnyder. N'entendant aucune objection, il en est ainsi décidé, a-t-il ajouté, une déclaration accueillie par une salve d'applaudissements.

Les délégués étaient réunis depuis dimanche à Genève pour plancher sur un texte ébauché lors de la conférence de Lima en décembre. Six jours plus tard, le texte de négociation (...) reflète les propositions faites par toutes les parties, a souligné M. Reifsnyder, saluant l'engagement de tous au cours de cette semaine.

La prochaine session de négociation se déroulera à Bonn en juin et sera précédée de rencontres et d'échanges informels. Mais le texte, adopté par les 195 pays membres de la convention sur le climat, ne sera pas retouché avant le rendez-vous de juin.


----->A suivre pour ce qui concerne le texte en question...


Romandie 13/2/2015
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MessageSujet: Climat : Genève, de dissensions encore à résoudre   Sam 14 Fév - 2:02

Genève - Des points de dissension majeurs restent à résoudre à l'issue de la réunion de Genève si la communauté internationale veut parvenir en décembre à Paris à un accord ambitieux pour limiter le réchauffement de la planète.

Cette controverse irrigue toutes les autres : les pays en développement, grands émergents en tête, tiennent à être traités différemment des pays industrialisés qui ont une responsabilité historique dans le réchauffement. Mais ces derniers relèvent la part croissante d'Etats comme la Chine ou l'Inde dans les émissions mondiales de gaz à effet de serre, issues principalement de la combustion d'énergies fossiles alimentant leur développement.

Certains pays, parmi lesquels la Chine, veulent garder un accord strictement fondé sur cette division pays développés/en développement instaurée en 1992 par la convention-cadre de l'ONU. D'autres, comme le Brésil, proposent des options plus intermédiaires.

La conférence de Lima en décembre avait produit un texte final évoquant le principe de responsabilités communes mais différenciées (...) à la lumière des différentes circonstances nationales. Ce terme sera-t-il repris à Paris ? Suffira-t-il à définir la part concrète de chacun ?

Les pays du Sud, dont beaucoup souffrent déjà des effets du changement climatique, souhaitent que les mesures d'adaptation à cette situation soient reconnues comme aussi importantes que celles visant à limiter le réchauffement. Ils veulent voir une aide en ce sens plus clairement inscrite dans l'accord.

Certains Etats, comme les îles qui seront très affectées par l'élévation du niveau des océans, réclament que soient en outre prévus des pertes et dommages pour compenser les dégâts subis.

Les pays en développement exigent que soit précisée la façon dont les pays industrialisés comptent arriver à verser 100 milliards de dollars par an promis à partir de 2020, afin de financer notamment leur basculement vers des énergies propres. A ce stade, le Fonds vert de l'ONU pour le climat, un des mécanismes financiers, a franchi le cap des 10 milliards de dollars pour 2015-18.

Les pays riches refusent toute mention d'engagement financier à long terme dans l'accord, dans un monde instable où les situations économiques évoluent.

En 2009 à Copenhague, les Etats se sont accordé pour limiter la hausse de la température mondiale à 2° par rapport aux niveaux pré-industriels. Mais les désaccords sont profonds sur la manière d'y parvenir. Se donne-t-on un objectif global (objectif zéro émission nette et quand)? Définit-on une trajectoire pour l'atteindre?

Les petites îles de leur côté militent toujours pour limiter le réchauffement à 1,5°.

S'agira-t-il d'un protocole, nécessitant ratification par les Parlements (comme le protocole de Kyoto dont l'accord de Paris est censé prendre le relais)? Ou d'une simple déclaration politique?

Les engagements nationaux de réduction des gaz à effet de serre feront-ils partie de l'accord (engageant ainsi les Etats) ou d'annexes, ou en seront-ils totalement séparés ? C'est le gros point de divergence sur la nature juridique de l'accord, selon la négociatrice française Laurence Tubiana.

Y aura-t-il un mécanisme de contrôle et de publication des mesures nationales ?

Dans tous les cas, il n'y aura pas de mécanisme de sanctions. La contrainte, ce sera l'engagement international, l'obligation de transparence, l'effet de réputation, explique Mme Tubiana.


Romandie 13/2/2015
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MessageSujet: Climat / Genève : retour sur l'adoption d'un texte   Sam 14 Fév - 2:14

Genève - Les pays de la convention de l'ONU sur le climat ont adopté vendredi à Genève un texte de négociation en vue du tout premier accord multilatéral pour lutter contre le réchauffement climatique, espéré en décembre lors de la conférence de Paris.

Ce texte, qui a ce stade inclut toutes les positions, a été largement salué comme une base de travail, gage de transparence et de confiance entre les parties. Mais il promet d'intenses tractations dans les mois à venir tant les points de vue divergent.

[...]Les délégués étaient réunis depuis dimanche au palais des Nations pour travailler sur un texte ébauché lors de la conférence de Lima en décembre. Six jours plus tard, le texte, qui a plus que doublé de volume, reflète les propositions faites par toutes les parties, a souligné M. Reifsnyder, saluant l'engagement de tous au cours de cette semaine.

La prochaine réunion de négociation aura lieu en juin à Bonn, six mois avant l'ouverture de la conférence de Paris. D'ici juin, les échanges informels promettent donc d'être abondants, pour tenter de faire progresser des positions très différentes sur les moyens de lutter contre le réchauffement planétaire.

Pour la responsable climat de l'Onu, les délégués (...) partent dans de très bonnes dispositions.  Nous avons un texte de 86 pages, a dit Christiana Figueres à la presse. Cela rend (la session de) juin un petit peu plus difficile, mais il a une valeur énorme car il est reconnu comme le texte formel de négociation et toutes les parties voudront fortement s'impliquer.

Les gouvernements se sont fixés depuis 2009 l'objectif de contenir l'élévation de la température mondiale à +2° d'ici la fin du siècle par rapport aux niveaux d'avant la Révolution industrielle. Ce qui implique de restreindre radicalement les émissions de gaz à effet de serre, chaque année plus importantes dans le monde.

Si les émissions se poursuivent, les scientifiques mettent en garde contre les effets dévastateurs d'un réchauffement de +4 ou 5° en 2100 et surtout non stabilisé: désertification, inondations, montée du niveau de la mer... A moins de 300 jours de la conférence de Paris, la route vers un accord ambitieux paraît longue. Nous nous sommes mis d'accord sur un texte de négociation, c'est positif car c'est une base pour avancer, a dit à l'AFP Elina Bardram, la représentante de l'UE. Mais les négociations difficiles sont devant nous et le temps manque.

Laurence Tubiana, envoyée spéciale du gouvernement français chargé de préparer la conférence de Paris, a souligné la volonté intacte de tous de parvenir à un accord.  Mais nous ne sommes pas entrés dans des discussions très difficiles, poursuit-elle. Et tout le monde s'attend à des difficultés.

Au coeur des divisions entre négociateurs depuis des années: la répartition de l'effort entre pays développés et en développement.

Alors que Paris doit prendre le relais du protocole de Kyoto en impliquant pour la première fois l'ensemble des pays dans l'effort de réduction des gaz à effet de serre, les pays en développement estiment qu'ils ne doivent pas être traités comme les pays industrialisés. Ils invoquent leur droit au développement et la responsabilité historique des pays riches dans le réchauffement.

Les pays riches pointent eux la part croissante d'Etats comme la Chine ou l'Inde dans les émissions mondiales.

Résultat : dans le chapitre finances du projet de texte par exemple, les options vont d'engagements précis des pays développés à un accord sans engagements individuels et quantifiés.

Parallèlement aux négociations, les Etats sont invités à publier leurs engagements en matière de réductions d'émissions, dont la somme ne permettra probablement pas de tenir l'objectif des +2°, indique Mme Tubiana.

Mais Genève aura permis de rétablir une confiance entre les parties, parfois mise à mal dans le passé. C'est important que cet +esprit de Genève+ se maintienne et se renforce jusqu'à Bonn, a-t-elle souligné.


Romandie 13/2/2015
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MessageSujet: Climat: un accord probable à Paris, mais "insuffisant" selon le Giec   Lun 16 Fév - 1:50

Bruxelles (AFP) - Un accord pour lutter contre le réchauffement sera trouvé à Paris, mais il sera "insuffisant" pour protéger le climat, car les promesses de réductions des émissions de gaz à effet de serre ne sont pas à la hauteur des attentes, a averti le vice-président des experts du Giec, le Belge Jean-Pascal Van Ypersel, dans un entretien à l'AFP.


 La Tour Eiffel masquée par un épais brouillard le 12 février 2015 (c) Afp


Question: Un texte de négociation vient d'être adopté à Genève, pensez-vous qu'il permette de conclure un accord lors de la conférence de Paris ?

Réponse: La volonté réelle ou non d'aboutir va déterminer le succès à la fin de l'année. Je suis assez optimiste. On aura un accord à Paris.

Q: Au regard des promesses de réduction des émissions, sera-t-il suffisant pour limiter la hausse du réchauffement à +2°C. Ne risque-t-on pas un accord au rabais ?



R: L'accord risque d'être largement insuffisant par rapport à l'ampleur du défi et par rapport à ce qui serait nécessaire pour vraiment aboutir à la protection du climat

Mais une chose à la fois. Un succès à Paris permettra de continuer le travail. Malheureusement le temps passe. Ma crainte vient de la manière dont les décisions sont prises. Elles sont basées sur le consensus. Il faut que l'immense majorité des pays soit d'accord sur le texte. Je ne sens pas encore aujourd'hui le consensus sur une ambition plus grande.


Q: Les contributions nationales doivent être annoncées avant le 31 mars. Peut-on espérer des engagements plus importants de la part de certains grands pays, notamment des Etats-Unis ?



R: Je crains que dans la mesure où il n'y a pas de mécanisme pour forcer plus d'ambition, il faudra se satisfaire de ce que les pays sont prêts à annoncer. Les Etats-Unis ont certaines difficultés législatives, et les négociateurs américains n'accepteront à Paris que ce qu'ils savent qu'ils pourront faire accepter par la suite, ce qui est très honnête. Il vaut mieux cela que des négociateurs qui acceptent n'importe quoi en sachant que cela n'a aucune chance de passer par la suite devant leur parlement.

Q: Cela ne risque-t-il pas de fausser les négociations, voire de les faire échouer ?

R: Aucun pays ne représente plus d'un quart des émissions mondiales. Ce qui veut dire que même si un pays très important ne participe pas, il y a toujours la possibilité que les trois quarts des émissions mondiales soient affectés par ce qui se fait dans les autres pays. Plus personne ne dit: +Si tous les autres n'agissent pas, je n'agis pas non plus+.

Q: Comment contraindre les Etats à s'engager davantage ?



R: Il faut espérer que les citoyens fassent pression sur les gouvernements. Les promesses actuellement sur la table ne permettent pas de respecter l'objectif de +2°C à l'horizon 2020. Il faut aller plus loin. Il faut attendre les contributions nationales, voir leur somme et leur évaluation. Si on émet pendant plus longtemps à un niveau élevé, il faudra réduire plus fortement plus tard. Mais il est évident que ce sera difficile et coûtera plus cher.



Q: Vous êtes candidat à la présidence du Giec. L'élection est prévue en octobre. Quel doit être son rôle après la conférence de Paris ?



R: Le Giec (Groupe intergouvernemental d'experts sur l'évolution du climat) a un rôle de conseiller. Il va continuer à dire ce qui est, à décrire les risques, et essayer d'être le plus clair possible quant aux possibilités d'agir pour réduire ces émissions. Il y a beaucoup d'options du coté de la technologie, des changements de comportements et des politiques économiques, notamment la diminution des aides aux combustibles fossiles. Il faut arriver à se passer de la combustion de ces combustibles fossiles à l'air libre d'ici la fin du siècle.


Sciences et avenir 15/2/2015
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MessageSujet: Nicolas Hulot: les changements climatiques, une crise insidieuse déjà à l'oeuvre   Mer 25 Fév - 5:00

 Paris - La visite de François Hollande aux Philippines jeudi et vendredi doit rappeler que les changements climatiques sont une crise insidieuse (...) déjà à l'oeuvre, a déclaré à l'AFP Nicolas Hulot, envoyé spécial du président français pour la protection de la planète. (Photo Nicolas Hulot à la fête de l'Humanité 2008. Olivier Tétard CC BY-SA 3.0)

QUESTION: Les questions climatiques seront au centre de la visite d'Etat du président Hollande aux Philippines...

REPONSE: Les Philippines font partie des trois pays les plus impactés par les manifestations du changement climatique, avec le Vietnam et le Bangladesh. Elles subissent de plein fouet ce que les climatologues appellent l'intensification et l'amplification des extrêmes climatiques. Le typhon Haiyan, fin 2013, a non seulement fait des milliers de victimes mais fragilisé aussi la situation de centaines de milliers d'autres. L'idée est donc de rappeler que les changements climatiques sont déjà à l'oeuvre et que c'est une crise insidieuse qui génère des tragédies silencieuses.

QUESTION : Les Philippines sont-elles appelées à jouer un rôle particulier dans la perspective de la conférence sur le climat de Paris, fin 2015 ?

REPONSE : Lors de ce voyage, le président François Hollande et le président philippin Benigno Aquino délivreront un message commun pour faire de l'enjeu climatique un enjeu de solidarité majeur. Ce message est d'autant plus important quand il est prononcé conjointement par un pays émergent, les Philippines, faiblement émetteur de gaz à effet de serre et qui subit les effets de changement climatique, et par la France, qui représente d'une certaine manière les pays les plus développés. C'est un appel à un accord ambitieux à Paris mais à une ambition proportionnée aux capacités de chacun des acteurs, en fonction de ses capacités économiques et de sa situation géopolitique.

QUESTION: Comment poursuivre la montée en puissance de la Conférence de Paris ?

REPONSE: Il est très important, et c'est la volonté du président Hollande, qu'au niveau ministériel et plus encore des chefs d'Etat et de gouvernement, toutes les occasions soient saisies d'ici à cette conférence pour convaincre, y compris sur des sujets de divergence. Il y a tout un calendrier élaboré par les Nations unies et d'autres rencontres, comme le G7 ou le G20. Mais je ne doute pas que la diplomatie française créera aussi ses propres occasions.



Romandie 24/2/2015
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MessageSujet: Climat: Hollande appelle à un accord "ambitieux, équitable et universel"   Jeu 26 Fév - 16:41

Manille (AFP) - Les présidents français et philippin, François Hollande et Benigno Aquino, ont appelé solennellement jeudi dans un "Appel de Manille" à un accord "ambitieux, équitable et universel" lors de la conférence mondiale sur le climat que la France réunira à Paris fin 2015.


 Le président François Hollande à son arrivée le 26 février 2015 à Manille (c) Afp

"Nous appelons la communauté internationale à conclure un accord ambitieux, équitable et universel sur le climat", ont-ils déclaré dans cet appel, lu en leur présence par l'actrice Marion Cotillard, soulignant que les résultats de cette conférence "concerneront la vie de milliards de personnes".

"Nous espérons que nous écrirons ensemble l'Histoire à Paris en décembre et que nous ne nous contenterons pas de la regarder se dérouler en simple spectateurs", poursuit l'appel.

"Les pays en développement qui ont le moins contribué au changement climatique sont ceux qui souffrent le plus de ses effets", soulignent encore les deux présidents, qui en appellent "à la solidarité et à la justice face au changement climatique" mais aussi à la "solidarité financière et technologique".


Sciences et avenir 26/2/2015
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MessageSujet: Effet de serre: la Suisse veut une réduction de 50 % d'ici 2030   Sam 28 Fév - 12:26

D'ici 2030, la Suisse veut réduire ses émissions de gaz à effet de serre de 50 % par rapport à 1990. Au moins 30 % devra intervenir sur territoire helvétique. Le reste pourra être réalisé par le biais de projets à l’étranger. La ministre de l'environnement Doris Leuthard a annoncé vendredi ces objectifs.

Ces buts avaient été approuvés par le Conseil fédéral en novembre. Un nouvel accord climatique international doit être conclu lors de la Conférence sur le climat de Paris en décembre. Tous les Etats membres de la Convention de l'ONU sur les changements climatiques doivent annoncer auparavant leur engagement pour l'après 2020.

Sur le plan national, un projet de révision de la loi sur le CO2 sera mis en consultation à la mi-2016. L’essentiel des propositions visera le renforcement des mesures existantes.

Les réductions porteront sur les sept gaz à effet de serre déjà pris en compte dans la législation actuelle: CO2, méthane, protoxyde d’azote, hydrofluorocarbures, perfluorocarbures, hexafluorure de soufre, trifluorure d'azote. L’effet des forêts sera pris en considération.

La Suisse est responsable de 0,1 % des émissions mondiales de gaz à effet de serre. Du fait de la structure de son économie, elle a un niveau d’émission bas, soit 6,4 tonnes par an par habitant. Elle doit pouvoir recourir à des réductions à l'étranger, estime le gouvernement. Cette solution permet aussi de répartir les mesures nationales sur une période plus longue et de tenir compte des capacités de l’économie.

Avec un objectif de -50 %, la Suisse s'inscrit dans la fourchette définie par le Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (entre 40 à 70 %). Ses émissions annuelles par habitant devraient s'établir à trois tonnes d’équivalents CO2 en 2030.

Grâce aux mesures prises jusqu'ici, la Suisse émet aujourd’hui moins de gaz à effet de serre qu’en 1990. Elle a renforcé le dispositif. La loi sur le CO2 prescrit une baisse des émissions des gaz à effet de serre de 20 % jusqu’en 2020 par le biais de mesures nationales.

Plusieurs instruments sont mis à contribution: taxe sur le CO2 sur les combustibles, baisse des émissions des voitures neuves, obligation pour les importateurs des carburants de compenser une partie du CO2 émis par les transports ou encore Programme Bâtiment.

La Suisse gagnerait en crédibilité en se fixant un objectif de 75 % de réduction des gaz à effet de serre d'ici 2030, soit davantage que les 50 % préconisés par le gouvernement, ont estimé les Verts. Viser 50 % de réduction des émissions de CO2 n'est pas seulement un but irréaliste, cet objectif menace la prospérité suisse, souligne de son côté l'UDC.


Romandie 27/2/2015
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