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  Conférence 2015 sur le climat

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MessageSujet: Climat: l'AIE sonne l'alarme à six mois de la conférence de Paris   Mar 16 Juin - 17:35

Londres - Une vague de chaleur tous les deux ans à Paris et un réchauffement supérieur à 4 degrés sur les terres de l'hémisphère nord attendus d'ici à la fin du siècle: l'Agence internationale de l'Énergie (AIE) a tiré lundi la sonnette d'alarme à six mois d'une conférence cruciale sur le changement climatique.

Avant la conférence de Paris en décembre (COP 21) censée déboucher sur le tout premier accord universel contre le réchauffement climatique, l'AIE a fourni des estimations nouvelles du phénomène et avancé quelques propositions dans un rapport spécial consacré à l'énergie et au changement climatique.

Le secteur énergétique doit jouer un rôle majeur si l'on souhaite un succès des efforts pour réduire les émissions de gaz à effet de serre (GES), a lancé Maria van der Hoeven, la directrice exécutive de l'AIE, lors d'une conférence de presse à Londres.

Les émissions de GES (notamment de dioxyde de carbone, CO2), en partie responsables du réchauffement climatique, proviennent aux deux-tiers de la production et de la consommation d'énergie, aussi l'AIE - organisation de 29 pays développés consommateurs d'énergie - souligne-t-elle que la question énergétique doit être au coeur de l'accord intergouvernemental espéré en fin d'année.

Les délégués des 196 membres de la convention de l'Onu sur le climat tenteront alors de s'entendre sur des mesures visant à limiter la montée de la température moyenne du globe à 2°C par rapport à l'ère pré-industrielle.

Dans la perspective de la conférence de Paris, une quarantaine de nations (dont les États-Unis, les pays européens, la Russie, le Canada et le Mexique) ont déjà avancé des propositions concrètes en ce sens (présentées sous la dénomination anglaise Intended Nationally Determined Contributions ou INDC) et deux acteurs importants (la Chine et le Japon) ont évoqué les grandes lignes de leurs objectifs.

L'AIE a compilé l'effet attendu de ces diverses propositions, qui vont dans le bon sens mais restent insuffisantes d'après l'agence, et y a ajouté les politiques conduites actuellement par les pays qui n'ont pas encore fait de promesses, comme l'Inde.

Au final, l'AIE estime que sur la base de ces politiques, la température de la planète augmentera plus fortement que les 2°C fixés comme limite tolérable.

Le scénario central établi par l'agence sur la base de modèles mathématiques conduit à un bond du mercure de 2,6 degrés d'ici à 2100. Et il ne s'agit que d'une moyenne appliquée à l'ensemble de la planète, avec une hausse beaucoup plus conséquente sur la terre ferme et particulièrement dans les zones densément peuplées.

La hausse moyenne de température atteindrait ainsi 4,3 degrés sur les terres de l'hémisphère nord (où vit la majorité de la population mondiale), a précisé le rapport.

Ce changement s'accompagnerait d'événements climatiques extrêmes plus nombreux, a détaillé Fatih Birol, l'économiste en chef de l'agence, ajoutant notamment que l'Afrique, faible contributeur au réchauffement climatique jusqu'à présent, subirait le plus gros de ces conséquences néfastes, en terme de sécheresses et autres événements violents.

Il a aussi évoqué l'arrivée d'une vague de chaleur tous les deux ans à Paris.

L'AIE prévient en outre que les émissions de CO2 issues de l'énergie continueront d'augmenter au moins jusqu'en 2030, sur la base des promesses actuelles. Elle préconise donc la mise en place de cinq mesures essentielles pour atteindre un pic des émissions de GES dès 2020.

Elle prône ainsi

- une meilleure efficacité énergétique dans l'industrie, le bâtiment et les transports, 

- un moindre recours aux centrales électriques au charbon peu efficaces et l'interdiction de leur construction, 

- une augmentation des investissements dans les énergies renouvelables, 

- la suppression progressive des subventions aux énergies fossiles d'ici à 2030 

- et la réduction des émissions de méthane par le secteur pétrolier et gazier.

D'après l'AIE, ces mesures sont d'autant plus opportunes qu'elles sont réalisables avec les technologies actuelles et qu'elles ne ralentiraient en rien l'activité économique.



Romandie 15/6/2015
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MessageSujet: Climat: près de 2.000 scientifiques attendus à Paris en juillet   Sam 20 Juin - 19:06

Paris - Près de 2.000 scientifiques du monde entier vont se retrouver du 7 au 10 juillet à Paris pour débattre des moyens de faire face au changement climatique, mais aussi pour nouer un dialogue avec la société civile.

Organisée à cinq mois de la conférence mondiale sur le climat à Paris (COP21), cette conférence a pour objectif d'éclairer sur les enjeux, la complexité, l'interdépendance des solutions possibles et de nourrir les citoyens pour qu'ils puissent s'emparer de ces questions, a expliqué vendredi Jean Chambaz, président de l'université Pierre et Marie Curie (UPMC), lors d'une conférence de presse.

Intitulée "Our common future under climate change" (Notre avenir commun face au changement climatique) et organisée notamment sous l'égide de l'UNESCO, elle permettra d'actualiser les connaissances scientifiques sur le climat, a indiqué la physicienne Claire Weill, secrétaire générale de la conférence.

La conférence, qui se tiendra au siège de l'Unesco et à l'UPMC, va aussi mettre en avant que la science est une partie de la solution aux défis climatiques et renforcer le dialogue entre science et société, a-t-elle ajouté.

On ne peut plus considérer le problème du climat de manière isolée, il est lié au problème de la biodiversité, aux problèmes de la société, de la justice sociale, a souligné le physicien Hervé Le Treut, président du Comité d'organisation de la conférence.

Durant quatre séances plénières et 140 sessions parallèles, les participants se pencheront sur des thèmes tels que l'avenir de la science du changement climatique, l'impact du changement climatique, les scénarios du futur en matière de biodiversité et de climat, changement climatique et santé, sécurité alimentaire et eau, les technologies pour transformer le secteur de l'énergie, politique macroéconomique, finance et commerce...

Parallèlement, 75 manifestations satellites (débats, expositions...) doivent être organisées dans 19 pays, avant, pendant et après le forum.

La conférence doit être ouverte par le président François Hollande. Plusieurs personnalités, dont le prix Nobel d'économie Joseph Stiglitz et le secrétaire général des Nations unies Ban Ki-moon, doivent intervenir durant les débats.

Une déclaration finale devrait être publiée à l'issue des discussions.


Romandie 19/6/2015
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MessageSujet: Charbon et climat: interrogations sur les engagements de la France   Dim 28 Juin - 15:17

Paris - Plusieurs ONG environnementales ont exprimé leurs craintes vendredi de voir le gouvernement reculer sur ses engagements de ne plus soutenir à l'étranger la construction de centrales à charbon, l'énergie la plus néfaste pour le climat.

Fin 2014, lors de la conférence environnementale, le président français avait annoncé la suppression de tous les crédits à l'exportation accordés aux pays en développement dès lors qu'il y a utilisation du charbon, afin de renforcer l'action de la France dans la lutte contre le changement climatique. Cet engagement avait été réaffirmé début février par le Premier ministre. Le président de la République l'a dit et je le répète: la France supprimera l'assurance-crédit à l'export des centrales à charbon sans stockage de CO2, avait déclaré Manuel Valls, soulignant que la France devait montrer l'exemple. Le calendrier de ce retrait devait toutefois encore être arrêté.

Mais désormais, le gouvernement envisage de continuer à cautionner des projets sans cette technologie de captage et stockage de carbone jusqu'en 2020, selon une note transmise cette semaine aux membres du Conseil national de la transition écologique, consultée par l'AFP. Une réunion ministérielle doit avoir lieu prochainement à ce sujet.

A cinq mois de la COP21, il serait inacceptable que la France revienne sur son annonce emblématique de 2014, écrivent dans un courrier à François Hollande les Amis de la Terre, Oxfam et la Fondation Hulot. La note est très technique et doit être analysée avec minutie, mais il y a a priori un écart net entre les options sur la table et les annonces du gouvernement, a affirmé Matthieu Orphelin de la Fondation Hulot (FNH).

La note envoyée aux membres du CNTE met effectivement en avant une menace sur les 750 salariés d'Alstom à Belfort et Massy pour justifier un régime d'exception temporaire à l'obligation d'un dispositif de captage et de stockage de CO2.

Nous sommes très mal à l'aise avec l'argument de l'emploi chez Alstom qui est avancé, car les projets de cet industriel à l'étranger ayant bénéficié de garanties publiques se comptent sur les doigts d'une main ces dernières années, a ajouté le porte-parole de FNH. Cela serait un renoncement et un très mauvais signal envoyé par la France, a renchéri Lucie Pinson des Amis de la Terre.


Romandie 26/6/2015
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MessageSujet: COP 21: le Premier ministre chinois annonce la contribution de son pays   Mar 30 Juin - 15:43

Le Premier ministre chinois, Li Keqiang, a annoncé mardi la contribution très attendue de son pays à la réduction des émissions de CO2 dans la perspective de la conférence mondiale sur le climat que la France accueillera fin 2015, fixant le pic des émission «autour de 2030» lors d'une visite à l'Elysée, a indiqué la délégation chinoise.

Le président français François Hollande et le Premier ministre chinois Li Keqiang à l'Elysée, le 30 juin 2015 à Paris. Le Premier ministre chinois Li Keqiang a débuté mardi une visite de trois jours en France avec la signature attendue d'une cinquantaine d'accords de coopération et de contrats pour plusieurs dizaines de milliards d'euros, qui devrait illustrer des relations économiques "à leur meilleur niveau historique" selon Paris. Il s'agit de la première visite d'un Premier ministre chinois en presque une décennie ainsi qu'une réponse à une visite de M. Valls en janvier en Chine. "Ces visites mutuelles des deux Premiers ministres en moins de six mois illustrent les relations étroites et de haut niveau entre la Chine et la France", a souligné le vice-ministre des Affaires étrangères, Wang Chao.(c) Afp

Premier pollueur mondial avec 25% des rejets de gaz à effet de serre, la Chine se fixe pour objectif d'«atteindre le pic de ses émissions de CO2 autour de 2030 tout en s'efforçant de l'atteindre au plus tôt», a-t-elle indiqué dans un communiqué alors que Li Keqiang s'entretenait avec le président français.

La Chine entend aussi «baisser l'intensité carbonique de 60%-65% par rapport à 2005» et «porter la part des énergies non fossiles dans la consommation énergétique primaire à environ 20%».

Toujours selon la délégation chinoise à Paris, la Chine projette d'«augmenter (son) stock forestier d'environ 4,5 milliards de mètres cube par rapport à 2005».

«Le Chine déploie le maximum d'efforts pour lutter contre les changements climatiques» et «assume sa responsabilité pour participer en profondeur à la gouvernance mondiale et promouvoir le développement partagé de l'humanité», a souligné Li Keqiang, cité par le communiqué.

Le Premier ministre chinois a également assuré le chef de l'Etat français de parvenir en décembre à Paris à «un accord global, équilibré et ambitieux» de réduction des émissions de gaz à effet de serre.


20 Minutes 30/6/2015 - Tempsreel.NouvelObs
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MessageSujet: Climat: l'engagement de Pékin salué mais jugé insuffisant pour tenir les 2°C   Mar 30 Juin - 23:01

Paris - A cinq mois de la conférence climat de Paris, la Chine, premier pollueur mondial, a promis mardi de plafonner ses émissions de CO2 à l'horizon 2030, un pas en avant salué par ONG et experts mais jugé insuffisant pour limiter le réchauffement global à 2°C.

L'annonce, faite à Paris par le Premier ministre chinois Li Keqiang, n'a pas été une surprise puisqu'elle reprend les termes de l'accord USA-Chine conclu en novembre dans lequel Pékin s'engage à atteindre un pic de ses émissions autour de 2030 et à oeuvrer pour y parvenir plus tôt.

Elle n'en constitue pas moins un signe de soutien au processus de négociations internationales devant conduire à un accord universel à Paris, la Chine étant le premier pays émergent à dévoiler sa contribution nationale. Elle a également longtemps mis en avant ses besoins de développement pour s'exonérer d'objectifs contraignants.


La Chine a toujours été sur la défensive en matière de changement climatique, mais l'annonce d'aujourd'hui (mardi) est un premier pas vers un rôle plus actif, a commenté Li Shuo de Greenpeace Chine dans un communiqué du Climate action network (CAN).

De son côté, Oxfam international se félicite que la Chine fasse preuve d'un leadership tellement essentiel pour combattre le changement climatique.


Nick Mabey, fondateur de l'ONG E3G, estime que la Chine réaffirme son engagement à poursuivre le chemin vers un développement bas carbone et Samantha Smith, expert climat et énergie du WWF, relève qu'il s'agit du premier pays en développement fortement émetteur à se fixer un objectif avec un pic total d'émissions.


C'est un tournant dans le modèle de développement du pays, a souligné Matthieu Orphelin de la Fondation Hulot, en soulignant que la Chine avait quadruplé ses émissions depuis 1990. L'engagement de baisser son intensité carbone (taux d'émission de CO2 par point de croissance) de 60 à 65% en 2030 par rapport à 2005 est un effort significatif, correspondant à une baisse de 4% par an, a également commenté le porte-parole de la Fondation.


Mais ces réactions à l'unisson pour saluer l'officialisation des objectifs climatiques de la Chine ont également souligné qu'ils ne seraient pas suffisants pour réussir globalement à limiter le réchauffement de la planète à 2°C. Au delà de ce seuil, selon les scientifiques et les économistes, l'adaptation sera beaucoup plus difficile et coûteuse, et impossible dans de nombreuses régions du globe.


La question demeure sur le niveau auquel se fera ce pic, souligne Oxfam sachant qu'il y a un volume global d'émissions de CO2 à ne pas dépasser pour respecter l'objectif de 2° et que la Chine compte pour 27% des émissions mondiales, devant les Etats-Unis (14%).


A ce stade, si on additionne les contributions des principaux pays émetteurs, nous ne sommes pas sur une trajectoire de 2°C, mais plutôt sur 3,5 ou 4°, avance Pascal Canfin, expert auprès du World Ressource Institute. Selon lui, la Chine se garde une marge de manoeuvre car il est probable que son pic de consommation de charbon soit déjà là et que son pic d'émissions de CO2 survienne avant 2030.


La consommation de charbon, l'énergie la plus polluante d'un point de vue climatique, a pour la première fois stagné en 2014 en Chine, mais la croissance a ralenti et des actions ont été engagées contre les plus vielles centrales pour lutter contre le problème de plus en plus aigu de la pollution de l'air dans les grandes villes.
La Chine, dont les besoins énergétiques explosent, est à la fois le premier consommateur de charbon au monde et le premier investisseur dans les énergies renouvelables.


Nous espérons que la Chine poursuivra ses efforts pour influencer et entraîner le marché mondial des énergies renouvelables et de l'efficacité énergétique, espère Samantha Smith (WWF).


Pour Pascal Canfin, après cette annonce de Pékin, nous arrivons à un moment de vérité. Les politiques vont-ils prendre acte du fossé actuel pour tenir les 2°C et proposer des engagements complémentaires aux engagements nationaux ou ne vont-ils rien faire, a-t-il interrogé.


Romandie 30/6/2015
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MessageSujet: Inquiets, les scientifiques poussent à un accord ambitieux sur le climat   Mer 15 Juil - 2:34

La conférence "Notre futur commun face au changement climatique" se conclut par un appel des scientifiques pour un accord robuste sur le climat à la COP21 de Paris en décembre.

Ils sont de plus en plus inquiets. Et ils tiennent à le faire savoir. La déclaration signée par les 36 sommités scientifiques du comité d’organisation de la conférence qui vient de se tenir à l’Unesco à Paris proclame : "Le changement climatique est un défi essentiel du 21ème siècle. Ses causes sont profondément ancrées dans la façon dont nous produisons et utilisons l’énergie, faisons pousser les récoltes, gérons les paysages et consommons au-delà de nos besoins. Ses effets peuvent impacter chaque région du monde, chaque écosystème et de nombreux aspects de l’activité humaine. Sa solution réclame un engagement ambitieux pour notre futur commun". Il s’agit donc de l’impérieuse nécessité d’entrer à marche forcée dans une économie en mutation qui ne brûlerait plus du tout de charbon, de pétrole et de gaz.

 Ségolène Royal sur la scène de l'Unesco pour la conférence "Notre futur commun face au changement climatique". © JACQUES DEMARTHON / AFP

Lors des quatre jours de débats, les scientifiques ont eu tout loisir de montrer leur angoisse devant l’inertie des 195 Etats qui in fine décideront de la force de leur engagement à la COP21 en décembre 2015. Car, pour eux, les déclarations déjà enregistrées des efforts consentis par les gouvernements ne sont pas suffisants, malgré un optimisme de façade. 

Ainsi, Fatih Birol, directeur de l’Agence internationale de l’énergie (AIE), fait partie de ceux qui estiment que l’économie mondiale est dans la bonne voie de la "décarbonisation" : "Un examen des propositions étatiques couvrant les 2/3 des émissions mondiales montrent qu’un quart de l’énergie produite en 2030 sera d’origine renouvelable. La Chine ne dépendra plus qu’à 60% des énergies fossiles à cette date. Aux Etats-Unis, en Europe, au Japon, la demande de charbon va baisser de 45% d’ici 15 ans et de 25% en Inde". L'AIE plaide ainsi pour un accord international sur un pic des émissions de gaz à effet de serre dès 2020, obligeant à une baisse régulière du CO2 après cette échéance avec une supervision tous les cinq ans de l’action des Etats.

Ottmar Edenhofer du Postdam Institute (Allemagne) ne partage pas cette vision. Ce qu’il remarque lui, c’est que ces dix dernières années, les émissions mondiales de CO2 ont crû de 2,5% par an pour atteindre les 49 milliards de tonnes en 2014. Cette hausse n’était que de 1,5% par an dans la décennie précédente. "Ce à quoi on assiste aujourd’hui, c’est à une intensification de l’utilisation du carbone et l’on voit par exemple des pays en voie de développement utiliser le charbon parce qu’il n’est pas cher, ainsi la République du Congo, 17% d’émissions supplémentaires, ou encore du Bénin, +11,2% ».

Les scientifiques viennent récemment de faire le budget global du carbone alloué à l’Humanité. 1000 milliards de tonnes de CO2 ont déjà été émises. Or, pour ne pas dépasser les 2°C de hausse de température, il ne faut émettre désormais pas plus de 900 milliards de tonnes. Au rythme actuel d’utilisation des énergies fossiles, ce quota sera atteint d’ici 20 ans. "De plus, nous estimons qu’il reste dans le sol 12.000 milliards de tonnes de charbon, pétrole et gaz, poursuit Ottmar Edenhofer. Comment faire en sorte que l’industrie n’exploite pas ces réserves ?" Grave question quand on voit l’appétit actuel pour le gaz de schiste ou les gisements pétroliers de l’Arctique. Où qu’on s’aperçoit que 500 milliards d’euros sont dépensés tous les ans pour subventionner l’utilisation des énergies fossiles.

Ce que voudraient les scientifiques et qui ne sera vraisemblablement pas obtenu à Paris en décembre : 


- Eradiquer ces aides néfastes, 


- donner un prix élevé au carbone émis, 


- contraindre les Etats à adopter des objectifs ambitieux et des trajectoires de réduction des émissions sérieuses et contrôlables par la communauté internationale, 


- contraindre à laisser dans le sol le pétrole et le charbon, 

comme le réclame le Prince Charles dans un article du quotidien britannique The Guardian.

Tout est perdu ? Non. Car il reste la volonté des hommes. Hans Schellnhuber, physicien et fondateur du Postdam Institute for Climate Impact Research compare la situation actuelle avec la fin de l’esclavage. 

"Il a fallu trois conditions


- D’abord la peur et le désastre avec les premières révoltes d’esclaves, 


- ensuite les découvertes avec l’arrivée des machines remplaçant la force humaine 


- et enfin la décence, parce que cette situation n’était plus moralement supportable.


Avec le climat, nous aurons les désastres car la nature va réagir à nos dépens, les découvertes avec les technologies qui vont nous permettre de réduire l’usage des énergies fossiles et enfin la décence. Car la question est : voulons-nous faire partie de la génération qui aura définitivement détruit la planète ?".

Lire aussi :

4 jours et 2000 scientifiques pour la conférence "Notre avenir commun"

Les océans ont-il un avenir ?

21 infos pour en savoir autant que Poutine, Obama et Hollande sur le climat

La course mortelles entre les espèces et le réchauffement climatique


Sciences et avenir 11/7/2015
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MessageSujet: Climat: le "Pact" de sept dirigeants polynésiens pour faire entendre leur voix   Sam 18 Juil - 12:01

Taputapuatea (France) - Au son du tambour et des chants, sur le site sacré de leurs ancêtres, sept territoires et Etats du triangle polynésien ont adopté jeudi une déclaration pour porter leur vision stratégique à la conférence sur le climat de décembre à Paris.

Pieds nus sur les pierres noires de Taputapuatea, site en voie d'inscription à l'Unesco, les dirigeants de la Polynésie française, de Niue, des îles Cook, de Samoa, de Tonga, de Tokelau et de Tuvalu sont venus ancrer dans le berceau de leur civilisation commune leur volonté de taper du poing sur la table à la COP 21.

 Leaders polynésiens à Tahiti pour discuter du changement climatique. Photo: Fourni radionz.co.nz

Le climat change, l'heure est grave et le temps est à l'action, écrivent dans ce Pact (Polynesia against Climate Threats, Polynésie contre les menaces climatiques) les frères polynésiens réunis au sein du Groupe des dirigeants polynésiens (Polynesian Leaders Group, PLG) créé fin 2011.

Regrettant l'absence de courage pour trancher des dirigeants mondiaux depuis des années, Toke Talagi, Premier ministre de Niue et président du PLG, appelle à passer à la phase politique.

 Les dirigeants polynésiens lors de la  déclaration sur le changement climatique signée en Polynésie française. Photo: Fourni / gouvernement de la Polynésie française radionz.co.nz

Fortes du soutien du président François Hollande, qui a déjà exprimé à Nouméa en novembre sa volonté de mettre le Pacifique au coeur des débats et de la tenue d'un sommet France-Océanie en amont de la COP, ces îles veulent saisir leur chance à Paris pour qu'enfin leur message soit pris en compte, estime Edouard Fritch, président de la Polynésie française.

Plus personne n'ignore que Tuvalu et Kiribati ont les pieds dans l'eau mais si tu gémis, on te met dans un coin, il faut être positif et offensif, poursuit M. Fritch.

Si les souffrances des insulaires sont abondamment rappelées dans le PACT, ce nouvel état d'esprit s'affirme. Le peuple de la pirogue, à la culture consubstantielle de l'océan et de la nature, demande que l'objectif de contenir le réchauffement global d'ici 2100 soit de 1,5°C, et non 2°C comme avancé dans les discussions préparatoires.

Les signataires, classés parmi les petits Etats insulaires, revendiquent aujourd'hui le statut de grands Etats et territoires océaniques, arguant des 10 millions de km2 que représentent leurs zones économiques exclusives (ZEE) réunies. Ils demandent que cet espace marin soit reconnu comme l'un des puits de carbone parmi les plus grands au monde à l'instar des grandes forêts comme l'Amazonie.

Nous sommes devenus les fournisseurs de nourriture pour la table du monde, le monde a tout intérêt à s'investir pour que le climat ne bouleverse pas les ressources halieutiques du Pacifique, met en garde Tuilaepa Sailele Malielegaoi, Premier ministre de Samoa.

Devant le risque de grignotage voire de submersion de leurs îles par les cyclones plus forts, les houles plus hautes et l'élévation des eaux, le PLG plaide pour que les limites de leur ZEE, calculée en fonction des terres émergées, soient fixées de manière permanente et sans tenir compte de la hausse du niveau des océans.

Ces petits poucets politiques voient également grand en se fixant l'ambition de devenir une vitrine mondiale du développement durable.

Poussés par la nécessité de s'adapter pour réduire leur dépendance aux énergies fossiles importées, développer une agriculture adaptée, gérer des espaces marins protégés, ces pays demandent un accès simplifié aux financements internationaux, et notamment au Fonds vert pour le climat, inaccessibles à la plupart vu la complexité des procédures. Ils souhaitent aussi des transferts de technologies pour mettre en oeuvre des solutions concrètes pour assurer (leur) survie.

Les îles, vigies du changement climatique, sont à juste titre vindicatives par rapport aux pays émetteurs de CO2 et en même temps elles vivent sur un modèle de développement occidental qui n'est pas adapté à des territoires insulaires, remarque Marie-Hélène Aubert, conseillère du président français pour les négociations sur le climat. La menace climatique, sans la minimiser parce qu'elle est réelle, peut servir de levier pour mettre en place un autre type de développement, estime Mme Aubert, qui a participé à la conférence du PLG.


Romandie 17/7/2015
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MessageSujet: Climat: les Marshall, premières petites îles à publier leur contribution   Dim 19 Juil - 23:12

Paris (AFP) - Les îles Marshall, qui comptent parmi les petits Etats insulaires ultra-vulnérables au changement climatique, ont publié dimanche leur engagement de réduction de gaz à effet de serre, appelant les grandes nations émettrices à l'action.

L'archipel de Micronésie est le premier des petites îles à présenter sa contribution à l'accord mondial, espéré à Paris en décembre, pour lutter contre le réchauffement planétaire.

 Le président des îles Marshall, Christopher Loeak, devant sa maison à Majuro, le 23 août 2014 (c) Afp

Il prévoit de réduire ses émissions de gaz à effet de serre (GES), la source du réchauffement, de 32% d'ici à 2025 par rapport au niveau de 2010, détaille un document officiel transmis à l'AFP. L'Etat espère atteindre -45% d'ici 2030, pour arriver à un bilan d'émissions neutre d'ici 2050.

Alors que les émissions de cet Etat de 68.000 habitants ont atteint leur maximum en 2009, le pays compte aller plus loin en se renforçant dans le solaire, mais aussi l'éolien, les biocarburants et avec un projet d'énergie thermique marine, explique-t-il.

"Depuis le +choc pétrolier+ de 2008, les Marshall ont pris les mesures parmi les plus vigoureuses au monde en matière d'énergie renouvelable et d'efficacité énergétique", relève le ministre des Affaires étrangères, Tony de Brum, depuis Paris, où il assistera en début de semaine à une réunion informelle de 45 pays sur les négociations climatiques.

"Notre message est simple: si l'un des pays les plus petits, les plus pauvres et les plus isolés géographiquement peut le faire, alors vous le pouvez aussi", ajoute-t-il à l'adresse des autres Etats, en particulier les gros émetteurs.

Les 195 Etats parties à la Convention de l'Onu sur les changements climatiques sont invités à publier avant le 31 octobre, un mois avant l'ouverture de la conférence de Paris, leurs engagements nationaux de réduction de GES. A ce stade 47 l'ont fait, avec des prévisions à horizon 2025 comme les Etats-Unis, ou 2030 comme l'UE, le Japon ou la Chine.

Les Marshall insistent sur l'importance de se fixer un horizon pas trop lointain - 2025 plutôt que 2030 - afin de pouvoir réviser ensuite les ambitions à la hausse. "Nous annonçons un objectif pour 2025 pour dire qu'il est trop dangereux de verrouiller le niveau d'ambition jusqu'en 2030. C'est jouer avec le feu", dit encore M. de Brum à l'AFP.

Les petits Etats insulaires, très menacés par le réchauffement et ses conséquences sur l'élévation du niveau de la mer, sont très actifs dans les négociations climatiques. Leur Alliance (Aosis) réclame notamment que la communauté internationale s'accorde pour limiter le réchauffement global à +1,5°.

Les Etats, en 2009, se sont fixé pour objectif de maintenir le monde sous le seuil de +2°, les scientifiques prévoyant déjà des impacts forts à +1,5°, sur les écosystèmes comme les sociétés.

Le monde a gagné +0,8° par rapport aux niveaux d'avant la Révolution industrielle, et si rien n'est fait, d'abord pour réduire la consommation d'énergies fossiles, il s'achemine vers +5-6°, selon le rapport 2014 du Groupe intergouvernemental d'experts sur le climat (Giec).


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BreeMeg
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MessageSujet: Climat: les grandes questions sur la table des négociations   Mar 21 Juil - 0:09

Paris - Plusieurs questions majeures restent à trancher si le monde veut trouver, en décembre à Paris, un accord pour limiter le réchauffement planétaire.

Niveau d'ambition, partage de l'effort, forme juridique... voici un rappel des points encore irrésolus, selon le terme employé dans un document de travail interne préparé par la France pour les réunions informelles de lundi et mardi dans la capitale française.

- La responsabilité différenciée :

Autrement dit le partage des efforts entre pays développés, émetteurs historiques des gaz à effet de serre (GES) source du réchauffement, et pays en développement et émergents.

De cette controverse de fond dans les négociations climatiques découleront les choix faits en matière d'obligations, de mécanisme de transparence et de révision des objectifs nationaux, ou encore la part que certains pays en développement pourraient prendre pour soutenir financièrement les autres pays du sud.

- Les objectifs de long terme :

Il est entendu que l'accord de Paris devrait réaffirmer l'objectif de long terme des accords précédents, notamment le maintien du réchauffement sous 2°, voire 1,5°, note le document français. Mais la traduction concrète de cet objectif reste en débat.

La question de la durée de l'accord, de son actualisation dans le temps et des modes de réévaluation des engagements nationaux sont aussi sur la table.

- Les moyens :

Les pays en développement réclament que soit précisée la façon dont les pays industrialisés comptent arriver à verser les 100 milliards de dollars par an promis d'ici 2020, afin de financer notamment leur basculement vers des énergies propres.

En outre, quels objectifs collectifs et individuels se fixer pour l'après-2020, année d'entrée en vigueur de l'accord ? Et comment renforcer les mécanismes de transfert de technologies ?

- L'adaptation au changement climatique :

Il est désormais admis que l'accord de Paris devrait donner une importance politique égale à l'atténuation (du changement climatique) et à l'adaptation au réchauffement, qui a jusqu'ici bénéficié d'un moindre soutien financier, souligne le document français.

Comment dès lors intensifier les financements pour l'adaptation, comment encourager les parties à prévoir des plans d'adaptation ?

Les pays devront aussi se pencher sur la question sensible des pertes et dommages liés aux impacts inévitables du changement climatique
, qui sont réclamés par les états les plus vulnérables comme les petites îles, menacées de submersion.

- Les actions de coopération :

Comment renforcer l'ambition en matière de réduction des GES pour la période pré-2020, dont les scientifiques répètent qu'elle sera cruciale si l'on veut rester sous 2°?

Comment renforcer l'action après 2020, via notamment des plateformes de coopération, avec la possible participation d'acteurs non-étatiques (villes, etc).

- La forme juridique de l'accord :

Les pays se sont mis d'accord en 2011 à Durban pour aboutir en 2015 à un protocole, un autre instrument légal ou une solution concertée ayant une force légale, ce qui laisse les options ouvertes.

Peu de discussions ont eu lieu depuis et plusieurs questions restent en suspens. Notamment, les engagements nationaux de réduction des GES feront-ils partie de l'accord (engageant ainsi les Etats), ou en seront-ils séparés' Quel sera le statut des règles de transparence? etc.


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MessageSujet: Climat: Paris réunit les consciences face à la crise climatique   Mar 21 Juil - 16:11

Paris - Dignitaires chrétiens, sages asiatiques, Indiens d'Amazonie ou philosophes occidentaux, des dizaines d'autorités morales du monde entier étaient réunies mardi à Paris pour un sommet des consciences sur le climat, quatre mois avant la cruciale conférence COP21 en France.

Ce rendez-vous part du constat que la crise climatique, et plus largement la crise écologique, ne se réduit pas à ses dimensions scientifique, technologique, économique et politique mais qu'il s'agit d'une crise de sens, a souligné le président François Hollande en ouverture de cet événement.

 6Medias 21/7/2015

Selon le chef de l'Etat, la lute contre le réchauffement climatique constitue un choix éthique qui doit être partagé. C'est la raison pour laquelle nous avons besoin de nous mettre au plus haut niveau de réflexion, a-t-il dit dans l'hémicycle du Conseil économique, social et environnemental (CESE).

Le climat, why do I care (pourquoi je m'en préoccupe), c'est le mot d'ordre de ce sommet auquel participent notamment l'ex-secrétaire général des Nations unies Kofi Annan, le Bangladais Muhammad Yunus, pionnier du microcrédit et prix Nobel de la paix 2006, et le photographe brésilien Sebastiao Salgado. L'acteur et ancien gouverneur de Californie Arnold Schwarzenegger, coorganisateur du rassemblement à travers son réseau R20, a pour sa part transmis un message vidéo.

 6Medias 21/7/2015

L'événement se tient à l'initiative de Nicolas Hulot, envoyé spécial de François Hollande pour la protection de la planète. La crise climatique est l'ultime injustice, a martelé l'ancien animateur de télévision à la tribune, en allusion aux populations victimes des dérèglements climatiques, luttant pour l'eau ou venant grossir les flux migratoires. Attention à ce que le fatalisme des uns ne développe pas le fanatisme des autres! Voilà ce qui se joue à Paris (avec la COP21, NDLR): c'est la paix ou le conflit. Nous allons choisir la paix, a lancé Nicolas Hulot, très applaudi.

Le Bourget, près de Paris, accueillera du 30 novembre au 11 décembre la prochaine grande conférence internationale sur le climat, qui réunira 195 pays sous l'égide des Nations unies. La communauté internationale s'est fixé pour objectif de limiter à 2°C la hausse du thermomètre global, générée par les émissions de gaz à effet de serre, faute de quoi la science promet des impacts graves et irréversibles.

Même aujourd'hui, avec un accord qui pourrait être celui que l'on entrevoit, nous sommes encore au-dessus de 2°C, sans doute 3°C, a regretté François Hollande.

Aboutir à un accord sur le climat, c'est renoncer à utiliser 80% des ressources d'énergies fossiles facilement accessibles dont nous disposons encore. Nous pouvons le vivre comme une contrainte, c'en est une. Mais c'est aussi une opportunité de bâtir un monde plus sûr et plus équitable, a-t-il fait valoir.

Un sommet d'autorités religieuses et morales n'était pas une proposition simple dans un pays comme la France, laïque, a estimé François Hollande, tout en soulignant que la laïcité doit permettre à tous, croyants comme non croyants, de participer à une réflexion commune.

C'est dans cet état d'esprit que j'ai lu l'encyclique du pape François (Laudato si'), qui propose à tous les hommes +d'entrer en dialogue avec tout en ce qui concerne notre maison commune+, a poursuivi le chef de l'Etat. Le cardinal ghanéen Peter Turkson, président du conseil pontifical Justice et Paix et probable représentant du pape à la COP21, a lui appelé à emprunter la route difficile d'un changement de trajectoire sur le climat, un engagement éthique à ses yeux.

Dans la même veine, le patriarche oecuménique Bartholomée, qui exerce une primauté honorifique sur l'ensemble des orthodoxes, a souligné que notre responsabilité est à la hauteur de l'urgence.

Les participants au sommet devaient lancer mardi en fin d'après-midi un appel des consciences adressé à chaque chef de délégation devant participer à la COP21.

La journée est aussi l'occasion de lancer Green Faith in Action, une initiative mondiale visant à rendre les villes de pèlerinage de toutes obédiences religieuses et spirituelles sobres en carbone et résilientes aux dérèglements climatiques. Sont notamment concernées la Mecque, Touba (Sénégal), Lourdes, Fatima (Portugal), Amritsar et Benarès (Inde).


Romandie 21/7/2015
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MessageSujet: Climat: la France appelle à des compromis dès maintenant pour trouver un accord   Mar 21 Juil - 17:12

Paris - A quatre mois de la conférence de Paris sur le climat, la France a appelé lundi les politiques à chercher des compromis dès maintenant, en recevant les représentants de 45 pays pour une réunion visant à accélérer les négociations en vue d'un accord contre le réchauffement planétaire.

Ces deux jours, nous allons essayer d'accélérer la marche vers l'accord, a dit le ministre des Affaires étrangères Laurent Fabius aux responsables d'une quarantaine de pays, ministres et chefs de délégations, réunis à l'invitation de la France, et représentant l'ensemble des coalitions régionales parties à la négociation.

Car nos négociateurs techniques butent encore sur une série de grandes questions politiques, a-t-il souligné. Il nous faut, nous ministres, chercher dès maintenant les compromis sur les grandes questions politiques qui se posent, et c'est sur cette base que nos négociateurs vont pouvoir avancer.

Le temps est compté, car il reste dix jours de négociations formelles avant la conférence de Paris, qui réunira fin novembre 195 Etats sous l'égide de l'ONU.

Les options restent extraordinairement ouvertes, le texte n'est pas négociable en l'état, et le temps presse pour arriver à des éléments de convergence, résumait récemment la négociatrice française Laurence Tubiana. Lors du dernier round de pourparlers officiels à Bonn en juin, les délégués ont peu avancé sur le texte de négociation, un document long et confus intégrant encore toutes les options possibles.

Une version amincie et rationalisée doit être présentée le 24 juillet par les deux coprésidents des débats, qui devrait servir de base de discussions à la prochaine session, du 31 août au 4 septembre à Bonn.

La communauté internationale s'est fixé en 2009 l'objectif de contenir la hausse du thermomètre mondial sous les 2°C, seuil charnière si le monde veut éviter des impacts graves et irréversibles pour les sociétés comme les écosystèmes.

Comme pour rappeler l'urgence des mesures, l'agence météorologique américaine a publié lundi un nouveau rapport soulignant que le premier semestre 2015 avait été le plus chaud jamais enregistré sur la planète, avec des températures records à la surface terrestre et maritime.

Le temps est venu d'être pragmatique, a déclaré à l'ouverture de la réunion de Paris lundi le péruvien Jorge Voto Bernales, dont le pays avait présidé la conférence climat de 2014: Chacun de nous devra mettre face à face ce qu'il préfèrerait et le risque qu'il n'y ait pas d'accord, a-t-il prévenu.

La réunion sera consacrée à deux des questions majeures qui formeront le socle de l'accord espéré:

- la répartition de l'effort entre pays développés et pays en développement, pour réduire les émissions de gaz à effet de serre, source du réchauffement.

- Et le niveau d'ambition du futur accord (2°C? 1,5°C?).

Deux questions sur lesquelles il faut que nous avancions, a insisté M. Fabius, tout en se disant convaincu qu'il y a une volonté de réussir.

Quatre ministres, d'Allemagne, de Bolivie, du Brésil et de Singapour, serviront de facilitateurs dans ces ateliers. A l'issue de la réunion mardi soir, la France tirera un bilan, qui sera posté sur le site de la Convention des Nations Unies sur les changements climatiques.

L'objectif est aussi d'impliquer les politiques suffisamment en amont, une leçon de l'échec de la conférence de Copenhague de 2009, quand les chefs d'Etat avaient été appelés à la rescousse en dernière minute. L'idée qu'on pourrait trouver un compromis ambitieux de dernière minute, c'est une illusion et une leçon que nous avons tous tirée de Copenhague, a aussi dit M. Fabius. Si on veut que l'accord soit présenté et adopté en temps utile, tout ça doit être préparé.

Une autre réunion informelle, les 6 et 7 septembre à Paris, sera consacrée aux financements des politiques climat. La question financière reviendra à Lima en octobre en marge d'une assemblée FMI-Banque mondiale. Une pré-COP aura lieu début novembre, à Paris probablement.



Romandie 20/7/2015
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MessageSujet: Climat: percée dans les discussions en vue de la COP 21   Mer 22 Juil - 16:24

Paris - La réunion ministérielle informelle sur le climat organisée lundi et mardi à Paris a permis une percée dans les discussions, quatre mois avant la conférence censée aboutir en décembre à un accord mondial pour lutter contre le réchauffement, a déclaré mardi la négociatrice française Laurence Tubiana.

C'est une percée, a estimé Mme Tubiana, soulignant que les représentants des 46 pays présents avaient notablement avancé sur plusieurs points clés. Ce n'est +que+ 46 pays, il faut maintenant associer les autres, mais c'est quand même beaucoup de pays (...) On est en train d'avoir un tournant dans la discussion, a-t-elle expliqué à des journalistes.

Les participants se sont accordés sur plusieurs principes, notamment celui d'un accord pérenne et d'un mécanisme régulier de réévaluation à la hausse de l'engagement collectif pour réduire les gaz à effet de serre, source du réchauffement mondial.

Le gain le plus important porte sur le fait que l'accord est durable et là pour rester, a souligné la négociatrice française, avec la mise en place de règles que tout le monde doit se donner pour longtemps, pour augmenter l'effort progressivement, avec des rendez-vous réguliers tous les 5 ans.

C'est peut-être la chose la plus importante. Il y avait des résistances de certains pays (...) Là, tout le monde a parlé de mécanisme de relèvement régulier de l'ambition, tout le monde, sans exception, a-t-elle noté.

On est de bonne humeur, on a eu deux très bonnes journées, a-t-elle encore dit. Tout n'est pas réglé (...) mais on sent une évolution tout à fait notable, avec des participants dans une dynamique positive sur des questions qui pourtant divisent.

On a eu cet esprit constructif qui signale qu'on est entré dans la dernière ligne droite, a ajouté Mme Tubiana. Les gens ont vraiment envie d'arriver à (la conférence de) Paris.


Romandie 21/7/2015
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MessageSujet: Martin Beniston: on se dirige au mieux vers 4° de plus d'ici 2100    Mar 28 Juil - 11:31

"Le climat continue de passer au second plan", constate Martin Beniston à quelques mois de la conférence de Paris. Malgré des motifs d'espoir, il pense que l'objectif des 2° est caduc, tablant plutôt sur 4° de plus d'ici 2100 "si nous agissons dès maintenant".

"Le contexte actuel est assez proche de celui de la Conférence de Copenhague en 2009, année marquée par le début de la crise des crédits hypothécaires à risque: les Etats sont davantage préoccupés par la crise économique (...) que par le réchauffement climatique", note le climatologue dans un entretien publié lundi par la Tribune de Genève.

"Mais il existe des éléments plus favorables", pense-t-il. "Les mentalités ont changé (...) Et la Chine, qui était un cancre du climat, vient de prendre un virage historique en fixant son pic des émissions 'autour de 2030'".

L'objectif des 2° de réchauffement est encore atteignable "en théorie, mais je ne pense pas que nous y parviendrons", estime pourtant le directeur des sciences de l'environnement à l'Université de Genève. "Il faudrait des efforts monumentaux (...) et nous n'en prenons pas la direction".

"Le coût des investissements à réaliser freine les gouvernements. Le prix de cette inaction risque de se révéler bien plus important que celui de l'action, lorsque les catastrophes naturelles vont se multiplier", relève Martin Beniston.

"Par rapport à l'ère préindustrielle, les températures se sont déjà accrues de 0,85°. Cela laisse peu de marge pour agir. Je tablerai plutôt sur 4° à la fin du siècle si nous commençons à agir maintenant. Sans aucune réaction, cela sera plutôt 5 à 6°".

"L'essentiel des émissions provient des énergies fossiles. Il faut donc en sortir", résume le climatologue. "Certains emplois vont se perdre", reconnaît-il, mais "d'autres vont se créer. Et les entreprises doivent comprendre que l'écologie peut être un avantage concurrentiel".

"Chacun, au quotidien, peut faire des gestes simples, comme utiliser des produits de basse consommation, mettre des pulls en hiver plutôt que de monter le chauffage et utiliser les transports publics au lieu d'avoir une voiture privée", dit-il.

"Si rien n'est fait, en 2050, un été sur deux pourrait être aussi chaud que celui de 2015", prévient-il.


Romandie 27/7/2015
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MessageSujet: Obama se prépare à annoncer un plan de lutte inédit contre le changement climatique   Lun 3 Aoû - 15:58

Washington - Le président Barack Obama doit dévoiler lundi un plan ambitieux pour l'environnement qu'il présente comme l'avancée la plus importante des Etats-Unis dans la lutte contre le changement climatique, dont il a fait l'une de ses priorités.

La Maison Blanche doit publier la version finale du Plan américain pour une énergie propre (America's Clean Power Plan), une série de règles et de réglementations qui imposeront pour la première fois aux centrales électriques du pays de réduire de 32% en 2030 leurs émissions de carbone, par rapport aux niveaux de 2005.

Barack Obama a souligné que les Etats-Unis et le reste du monde devaient agir maintenant pour sauver la planète, à moins de six mois de la tenue à Paris de la conférence sur le climat (COP21).

Elle réunira sous l'égide des Nations unies 195 pays, qui devraient s'engager à limiter à 2 degrés Celsius la hausse de la température mondiale générée par les émissions de gaz à effet de serre.

Le changement climatique n'est pas le problème de la prochaine génération. Il ne l'est plus, a affirmé Barack Obama dans une vidéo diffusée dimanche, soulignant que le changement climatique constituait désormais une menace pour l'économie, la santé, le bien-être et la sécurité des Etats-Unis.

Les centrales électriques sont la principale source de pollution par le carbone nocif qui contribue au changement climatique, a ajouté le président américain qui avait placé la lutte contre le changement climatique au coeur des ses promesses électorales lors de sa campagne de 2008. 

Mais jusqu'à présent, les autorités fédérales n'ont imposé aucune limite à cette pollution générée par les centrales, a-t-il déclaré. Dans l'intérêt de nos enfants, pour la santé et la sécurité de tous les Américains, cela va bientôt changer, a-t-il encore dit.

Barack Obama, dont la fin de mandat approche, a expliqué que cette mesure contribuerait à réduire les factures d'énergie des particuliers, à créer des emplois dans le secteur des énergies renouvelables et assurera des services énergétiques plus fiables.

Les centrales électriques sont responsables de 40% des émissions américaines de dioxyde de carbone, le gaz le plus répandu contribuant au changement climatique. Dans son projet initial présenté l'an dernier, l'administration Obama avait fixé à 30% le plafond de réduction des émissions de carbone des centrales.

Mais la limite ambitieuse de 32% a provoqué la vive opposition des républicains, qui ont dénoncé des mesures disproportionnées, maladroites et aux conséquences dévastatrices sur l'économie américaine.

Barack Obama a fait de la lutte contre le changement climatique l'une de ses priorités mais il fait face à la ferme opposition du Congrès contrôlé par les républicains. Les réductions des émissions de gaz à effet de serre sont en outre une question politiquement sensible car le charbon, l'une des sources d'énergie les plus polluantes, est un secteur industriel important aux Etats-Unis. Des centaines de centrales à charbon fournissent encore quelque 37% de l'électricité du pays.

La candidate démocrate à la Maison Blanche Hillary Clinton a vu pour sa part dans ces mesures un grand pas en avant, tout comme la directrice de l'agence américaine de protection de l'environnement, Gina McCarthy, qui a salué des objectifs raisonnables et qui peuvent être atteints.

Le président américain est attendu au cours des prochains mois en Alaska pour mettre en évidence l'impact du réchauffement climatique. Il recevra également le pape François à la Maison Blanche, où les deux hommes devraient lancer un appel commun à l'action.


Romandie 3/8/2015
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MessageSujet: Conférence climat: rassemblement citoyen Alternatiba fin septembre à Paris   Mer 5 Aoû - 4:06

Paris - Le mouvement citoyen Alternatiba organisera les 26 et 27 septembre en plein centre de Paris, à deux mois de la conférence climat au Bourget, un rassemblement se voulant une vitrine des solutions locales pour lutter contre le changement climatique.

L'objectif est de valoriser des actions concrètes de la vie quotidienne concernant les enjeux liés au climat pour permettre aux citoyens de s'approprier des solutions locales, ont expliqué mardi lors d'un point de presse les organisateurs.

Ce village des alternatives, où sont attendues environ 50.000 personnes au cours du week-end, rassemblera plus de 250 organisations de tailles très diverses, investies dans l'écologie mais aussi dans l'éducation populaire, la coopération Nord-Sud, le logement social, l'accès à la culture.

L'écrivain, cinéaste et militante altermondialiste canadienne Naomi Klein doit y présenter, en avant-première en Europe, un film basé sur son dernier livre (Tout peut changer).

Conférences, débats, spectacles et concerts se succéderont sur la place de la République et à proximité, où seront installés des quartiers thématiques (transports, logement, alimentation, etc.).

Un appartement-témoin, dans un immeuble proche, permettra de présenter au public comment vivre de manière responsable, notamment en utilisant des économiseurs d'eau, des produits d'entretien écologiques, des poubelles adaptées au tri et au recyclage, ont précisé les organisateurs.

Samedi, premier jour du rassemblement, correspondra à l'arrivée du tour Alternatiba 2015, un voyage en vélo multiplaces de 5.600 kilomètres, parti de Bayonne le 5 juin, afin de mobiliser les citoyens autour des alternatives écologiques lors de quelque 180 étapes.

De très nombreux cyclistes sont invités à rejoindre la caravane Alternatiba à partir de la Porte de Pantin pour effectuer les cinq derniers kilomètres jusqu'à la place de la République.

Alternatiba, né à Bayonne en novembre 2013, compte aujourd'hui 86 antennes en France, et quelques-unes en Europe. D'autres rassemblements sont prévus d'ici la fin de l'année, notamment à Grenoble, Lyon, Montpellier et Toulouse.

Pendant la COP21, qui se déroulera au Bourget du 30 novembre au 11 décembre, Alternatiba organisera à Montreuil un village mondial des alternatives les 5 et 6 décembre.

Mais les organisateurs espèrent que la mobilisation des citoyens perdurera au-delà de la conférence de l'Onu sur le climat, où un accord mondial pour lutter contre le réchauffement est espéré.


Romandie 4/8/2015
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MessageSujet: Climat: l'Australie va réduire de 26% ses émissions, un objectif insuffisant pour les écologistes   Mar 11 Aoû - 12:47

Sydney - Le gouvernement australien a annoncé mardi une réduction de ses émissions de carbone de 26% d'ici 2030 pour lutter contre le réchauffement climatique mais ses détracteurs l'accusent de ne pas prendre sa juste part du fardeau international.

Le Premier ministre conservateur Tony Abbott n'a jamais fait mystère de son soutien à l'économie australienne, en particulier à son vaste secteur minier, jetant par exemple aux orties une taxe controversée sur les émissions carbone imposée aux industries polluantes.

Balayant les critiques d'un revers de main, il a souligné que les objectifs de son gouvernement se situaient plutôt dans la moyenne de ceux qui ont été déterminés par les pays au niveau économique comparable en vue de la conférence de Paris sur le climat qui doit déboucher sur un accord mondial pour limiter le réchauffement de la planète.

Nous sommes parvenus à (...) un objectif pour 2030 situé dans la fourchette de 26 à 28% à partir des niveaux de 2005, a déclaré M. Abbott. L'objectif de 26% est définitif mais en vertu des circonstances qui seront à l'oeuvre, nous pourrons aller jusqu'à 28%.

Le pays rejette environ 1,3% des émissions de gaz à effet de serre dans le monde, mais est un des plus gros émetteurs de la planète par tête d'habitant en raison de l'importance de son secteur minier et de sa dépendance à l'électricité produite grâce au charbon.

L'Australie est aussi un grand exportateur de matières premières (minerai de fer, charbon, cuivre...) et le pays compte plusieurs géants du secteur, dont Rio Tinto et BHP Billiton.

Le Premier ministre a souligné à cet égard que son gouvernement restait déterminé à trouver un équilibre entre objectifs environnementaux et économiques. Il s'agit d'un bon objectif, solide, responsable du point de vue économique, responsable du point de vue environnemental, a-t-il dit.

Notre objectif de 26 à 28%, c'est mieux que le Japon. C'est presque le même que la Nouvelle-Zélande. C'est un poil en-dessous du Canada, un peu en dessous de l'Europe, a martelé le chef du gouvernement. Et bien sûr, c'est démesurément mieux que la Chine, a-t-il dit du premier pollueur mondial qui a promis de plafonner ses émissions de CO2 à l'horizon 2030. Nous ne sommes pas en tête mais nous ne sommes certainement pas à la traîne, a encore affirmé M. Abbott.

La conférence sur le climat prévue à Paris en décembre vise à limiter à 2 degrés la hausse du thermomètre mondial par rapport au niveau pré-industriel pour limiter les impacts du changement climatique, dont la vitesse est inédite.

Mais les défenseurs de l'environnement ne sont pas de l'avis du gouvernement et l'accusent d'être loin d'assurer une part équitable du combat contre le réchauffement.

- Ces objectifs sont nettement insuffisants s'agissant de protéger les Australiens des impacts du changement climatique et ne représentent pas une contribution juste aux efforts internationaux pour contrôler la situation, a dit Tim Flannery, de l'institut indépendant Climate Council.

- S'il est vrai que les engagements australiens ne sont guère différents de ceux du Canada et du Japon, ils sont loin derrière ceux des Etats-Unis et de l'Europe, a renchéri Will Steffen, spécialiste du changement climatique au sein du même organisme. Canberra est toujours dans la queue du peloton des pays développés.

Les Etats-Unis se sont engagés à une réduction de 26 à 28% d'ici 2025, soit cinq ans avant, et l'Europe a été plus loin encore. Nous sommes loin derrière là où nous devrions être pour participer de manière équitable à l'objectif des deux degrés, a-t-il poursuivi.

- World Wild Fund Australie est du même avis. Si tous les pays fournissaient le même niveau d'efforts que l'Australie, le monde serait bon pour trois ou quatre degrés de réchauffement, a lancé Kellie Caught.

- A la décharge de l'Australie, Frank Jotzo, directeur du Centre pour les politiques climatique et économique à l'Université de Canberra, a noté que les cibles de la plupart des autres pays développés sont insuffisantes.

Au moins, l'Australie est dans le coup de l'action climatique internationale même si elle est considérée comme une retardataire.

L'Australie, au 13ème rang mondial des émissions en valeur absolue, remplit sa part et c'est ce qui compte, a dit la ministre des Affaires étrangères Julie Bishop.


Romandie 11/8/2015
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MessageSujet: COP 21 : Paris souhaite que les chefs d'Etat interviennent au début de la conférence   Mar 18 Aoû - 23:19

Paris - La France, qui accueillera en décembre à Paris la conférence mondiale (COP21) de l'ONU sur le climat, souhaite que les chefs d'État et de gouvernement interviennent à l'ouverture des travaux, pour ensuite laisser les ministres négocier l'accord final, a indiqué mardi Laurent Fabius.

Nous voulons éviter ce qui s'est passé à Copenhague a expliqué M. Fabius au cours d'une conférence de presse au quai d'Orsay, où au dernier moment sont arrivés un certain nombre de chefs d'État qui ont pensé pouvoir résoudre les problèmes et qui n'ont rien résolu du tout.

Il faut laisser aux négociateurs et aux ministres le soin de négocier les éléments techniques, a estimé le chef de la diplomatie française. Donc l'idée que nous avons à l'esprit, c'est d'inviter ceux des chefs d'État et de gouvernement qui voudraient s'exprimer à le faire au tout début de la conférence, pour donner une impulsion. Ensuite ce sera aux ministres de travailler pour aboutir à l'accord. Cela permettrait de concilier l'impulsion politique utile sans la mélanger avec la négociation.

Car si vous dites : les chefs d'État et de gouvernement viennent à la fin, les ministres ne négocient pas en disant, +on va attendre que les chefs d'État viennent+, et quand ils arrivent c'est trop tard, a-t-il ajouté. Ce sont des négociations épouvantablement compliquées, quand on regarde les textes. Ce n'est pas quelque chose qu'on peut faire au dernier moment.

Les représentants de 195 pays sont attendus le 30 novembre à Paris, jusqu'au 11 décembre, pour négocier, sous l'égide des Nations unies, lors de la 21e conférence sur le climat, un accord mondial visant à freiner le réchauffement climatique de la planète.


Romandie 18/8/2015
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MessageSujet: Conférence climat: Ségolène Royal salue la mobilisation des chefs d'Etat   Mar 18 Aoû - 23:31

Paris - La ministre de l'Ecologie Ségolène Royal s'est félicitée mardi de la mobilisation des chefs d'Etat pour la conférence de Paris sur le climat, se disant optimiste sur sa préparation.

A un moment, sur des enjeux aussi cruciaux que ceux-là, il doit y avoir un engagement au plus haut niveau politique. C'est en train de se passer et c'est pour ça que j'ai confiance et je suis optimiste sur le bon déroulement de la préparation de la conférence sur le climat, de sa finalisation, a déclaré Mme Royal à la presse, à quelques jours d'une nouvelle session de négociations onusiennes à Bonn.

En juin, la ministre avait jugé les négociations de l'ONU totalement inadaptées à l'urgence climatique. Elle avait appelé à changer de méthode sans pour autant stopper les négociations onusiennes.

Le secrétaire général de l'ONU, M. Ban Ki-moon lui-même (...) a dit qu'il partageait tout à fait mon point de vue. Il a appelé les responsables politiques et les chefs d'Etat à donner des instructions beaucoup plus claires aux négociateurs et à s'impliquer personnellement dans les négociations, a déclaré Mme Royal.

Contrairement à ce qui s'est passé dans les précédents sommets, vous voyez les chefs d'Etat et de gouvernement qui s'impliquent personnellement. C'est comme ça que ça peut marcher, a-t-elle souligné, citant le président américain Barack Obama. C'est très nouveau et c'est très positif, a-t-elle estimé.

Le sommet de l'ONU sur les objectifs du développement durable, fin septembre à New York, va être un élément clé et M. Ban Ki-moon va s'impliquer personnellement pour que les chefs d'Etat (...) puissent prendre leurs responsabilités, a ajouté la ministre.

Mme Royal s'est aussi félicitée de la mobilisation des autorités spirituelles, rappelant que le pape se rendrait à l'ONU à New York en septembre.

La ministre, qui présentait la loi sur la transition énergétique parue mardi au Journal Officiel, a souligné par ailleurs que ce texte inscrit dans la loi ses engagements en matière de réduction de gaz à effet de serre.

La conférence qui réunira les représentants de 195 pays du 30 novembre au 11 décembre au Bourget, près de Paris (COP21), va tenter de parvenir à un accord pour limiter à 2 degrés le réchauffement climatique par rapport à l'ère pré-industrielle pour éviter des impacts irréversibles.



Romandie 18/8/2015
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MessageSujet: Climat: l'UE exhorte de grands pays comme le Brésil et l'Inde à soumettre leurs objectifs de réduction d'émissions   Jeu 20 Aoû - 15:09

Bruxelles - Le commissaire européen chargé du Climat, Miguel Arias Canete, a exhorté jeudi plusieurs grands pays, dont le Brésil et l'Inde, à soumettre sans délai leurs objectifs de réduction d'émissions de carbone, à l'approche de la conférence internationale sur le climat (COP 21) prévue fin novembre à Paris.

Plusieurs pays clés du G20, comme l'Argentine, le Brésil, l'Inde, l'Indonésie, l'Arabie Saoudite, l'Afrique du Sud et la Turquie doivent présenter leurs intentions sans délai, dans l'optique d'obtenir un accord pour limiter à 2°C le réchauffement climatique, a-t-il dit lors d'un point de presse.

Il a également regretté que les discussions techniques soient sérieusement à la traîne des discussions politiques dans ce dossier, estimant que cela doit changer.

Le commissaire a salué comme un progrès le fait que 56 pays représentant 61% des émissions mondiales aient déjà présenté leurs objectifs de réduction de rejets de gaz carbonique.

Il a rappelé que le protocole de Kyoto, actuellement en vigueur et considéré par les défenseurs de l'environnement et les scientifiques comme largement insuffisant pour combattre le réchauffement climatique, contenait des objectifs fermes de 36 pays seulement, représentant 14% des émissions mondiales.

Les contributions actuelles ne viennent pas seulement des plus gros émetteurs, dont la Chine, l'UE et les Etats-Unis, mais aussi de certains des pays les plus vulnérables d'Afrique, des Caraïbes et du Pacifique, zones particulièrement menacées par la montée des eaux consécutive à la fonte des glaces, a-t-il souligné.

Ce qui n'est pas une très bonne nouvelle, c'est que les contributions ne viennent que d'un quart de la totalité des pays, a-t-il immédiatement ajouté, en appelant les plus grands d'entre eux à annoncer leurs objectifs sans délai.

Nous devons avoir une idée claire de l'effort cumulé avant de nous rencontrer à Paris pour la conférence internationale prévue du 30 novembre au 11 décembre, pour savoir où nous nous situons par rapport à l'objectif d'une hausse des températures inférieure à 2 degrés, a insisté M. Canete.

Il a rappelé l'objectif ambitieux de l'Union européenne, officiellement présenté en mars: une réduction de 40% des émissions de gaz à effet de serre d'ici à 2030 par rapport aux niveaux de 1990.


Romandie 20/8/2015
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MessageSujet: Merkel compte sur un engagement fort du Brésil en faveur du climat   Ven 21 Aoû - 19:25

L'Allemagne travaille avec le Brésil pour réduire le réchauffement climatique, a affirmé jeudi la chancelière allemande Angela Merkel à Brasilia. 

[...] Lors d'une visite-éclair au Brésil, Mme Merkel a annoncé une déclaration commune sur le changement climatique, promettant "d'atteindre des résultats ambitieux" en vue de la conférence internationale sur le climat (COP 21), qui doit s'ouvrir fin novembre à Paris.

"Le Brésil est (un acteur) clé dans l'ensemble des objectifs en matière de climat. Mais c'est aussi la clé pour le maintien de la biodiversité dans le monde, car le Brésil est le pays le plus riche au monde en matière de biodiversité. Et ce qui est détruit ici n'est pas remplaçable", a souligné la chancelière allemande.

Mme Merkel espère qu'un engagement fort du Brésil en matière de réduction des gaz à effet de serre aura un effet domino en Amérique latine et sur d'autres économies émergentes. Selon des sources du gouvernement allemand, l'Allemagne déboursera 550 millions d'euros dans les deux prochaines années pour combattre la déforestation et encourager la promotion d'énergies renouvelables.

Mercredi, les deux pays ont signé un accord, financé par l'Allemagne, pour protéger certaines zones en Amazonie. "Nous sommes très satisfaits des progrès faits par le Brésil pour réduire les déboisements", a déclaré Mme Merkel avant de rencontrer son homologue, Dilma Rousseff, au siège de la présidence.



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MessageSujet: COP 21 : Hollande fait monter la pression, évoquant une catastrophe en cas d'échec   Ven 21 Aoû - 19:40

Le Bourget-du-Lac (France) - A trois mois de la conférence mondiale de Paris sur le climat, François Hollande a fait monter la pression jeudi en affirmant qu'un échec serait une catastrophe pour la planète et en insistant sur la nécessité d'aider financièrement les pays émergents ou en développement.

S'il y a un accord sur le climat, ça ne sera pas simplement un accord sur des règles, sur des mécanismes, ce sera aussi un accord sur des financements, a affirmé le président français à l'issue d'une visite de l'Institut national de l'énergie solaire au Bourget-du-Lac (Savoie).

Il a souligné que beaucoup de pays émergents ou vulnérables ont demandé, à juste raison, que leur transition énergétique puisse être accompagnée financièrement.

Si nous avons un accord, et même si nous n'en avions pas, ce qui serait une catastrophe, l'enjeu c'est d'être capable de proposer à beaucoup de pays qui vont s'engager dans la transition énergétique, des solutions, a insisté François Hollande.

L'un des sujets épineux au menu de la COP 21 (30 novembre - 11 décembre), censée accoucher du premier accord universel contre le réchauffement climatique, est le partage des efforts entre pays développés, émetteurs historiques des gaz à effet de serre (GES) et pays en développement et émergents.

L'appel de François Hollande intervient à quelques jours d'une nouvelle session de négociations sur le climat du 31 août au 4 septembre à Bonn. Les négociations portent notamment sur les moyens de contenir le réchauffement sous les 2° par rapport à l'ère pré-indutrielle. Les représentants des 196 pays membres de la convention de l'ONU pour le climat n'ont pour l'instant que toiletté le texte, particulièrement dense, sans trancher sur le fond.

Un précédent round de discussions dans la cité rhénane en juin s'est terminé sur une note optimiste avec la promesse d'un avant-projet de texte pour la conférence de Paris.

Nous avons entraîné l'Europe. La complémentarité avec l'Allemagne a été essentielle. Avec Angela Merkel, nous avons fait en sorte que les objectifs qui ont été posés par l'Union européenne puissent préparer le succès de la conférence, a dit le chef de l'Etat.

La France doit être exemplaire pour être capable de convaincre tous les pays de signer un accord, a ajouté M. Hollande en annonçant le doublement à 800 mégawatts d'un appel d'offres du gouvernement dans le domaine de l'énergie solaire.

L'une des principales revendications des pays en développement concerne la façon dont les pays industrialisés comptent verser les 100 milliards de dollars par an promis d'ici 2020, afin de financer leur basculement vers des énergies propres.

C'est l'affaire du Fonds vert (pour le climat), c'est l'affaire des fonds privés comme publics, des banques de développement qui doivent se mobiliser, a déclaré François Hollande, pour qui un accord à Paris ne doit pas être regardé comme une contrainte mais comme une chance pour la croissance et pour l'emploi.

La COP 21 devra aussi se pencher sur la question sensible des pertes et dommages liés aux impacts inévitables du changement climatique, qui sont réclamés par les Etats les plus vulnérables comme les petites îles, menacées de submersion.

Un accord à la conférence de Paris est aussi lié aux engagements nationaux en matière de réduction des gaz à effet de serre. Quarante-et-un pays ont rendu publiques leurs contributions, qui, selon les premiers calculs, auront du mal à ramener le monde sur la voie des 2°C.


Romandie 20/8/2015
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MessageSujet: Climat: objectifs de réduction d'émissions insuffisants, le succès n'est pas acquis à Paris   Ven 21 Aoû - 20:08

Bruxelles - Les réductions d'émissions proposées à ce jour sont insuffisantes et le succès de la conférence internationale sur le Climat (COP 21) fin novembre à Paris dépendra de l'engagement des participants à revoir à terme leur niveau d'ambition, a confié jeudi à l'AFP le commissaire européen chargé du Climat, Miguel Arias Canete.

Question: 53 pays, dont les Etats-Unis et la Chine, ont à ce jour soumis leurs contributions. Vont-elles permettre un accord lors de la Conférence de Paris ?

Réponse: Je suis convaincu que nous parviendrons à un accord à Paris, mais j'ai des doutes sur le niveau d'ambition. Il faut des engagements de réduction des émissions importants. Or, les contributions actuelles, qui couvrent plus de 60% des émissions mondiales, sont insuffisantes et ne permettent pas de limiter à 2°C le réchauffement. Ce qui ne signifie pas que Paris va être un échec.

Q: Quelles sont les conditions pour que la conférence soit un succès ?

R: Il faut que soit réaffirmé l'objectif de limiter le réchauffement à 2°C. Il faut un objectif de réduction des émissions à long terme, au moins 60% en 2050 par rapport aux niveaux de 2010, et plus aucune émission en 2100. Il faut des règles pour pouvoir contrôler la mise en oeuvre des engagements pris par les pays. Il faut un processus pour relever le niveau d'ambition tous les cinq ans. Il faut enfin que les engagements nationaux soient contraignants.

Q: Cela pose un problème avec les Etats-Unis, qui refusent tout accord contraignant. Comment éviter un blocage sur ce point ?

R: C'est l'une des questions les plus difficiles que nous devrons régler et pour le moment aucun progrès n'a été réalisé. Le problème n'est pas seulement avec les Etats-Unis. Beaucoup de pays ont des réserves sur ce point. L'UE est clairement en faveur du caractère contraignant. Le problème est que les pays qui refusent n'ont toujours pas proposé de mécanisme alternatif qui puisse garantir qu'ils respecteront leurs engagements. Pour que Paris soit un succès, nous avons besoin que tous les grands émetteurs soient impliqués. Il faut que les pays importants du G20 que sont le Brésil, l'Argentine, l'Inde, l'Indonésie, l'Arabie saoudite, l'Afrique du Sud et la Turquie soumettent sans attendre leurs contributions. Car nous devons avoir avant Paris une idée claire de la situation et c'est pour cette raison que la Commission et le Maroc, qui présidera la COP22, ont organisé une conférence internationale les 12 et 13 octobre à Rabat.

Q: Mais si les engagements ne sont pas contraignants et si l'objectif de limiter le réchauffement à 2°C n'est pas atteint, comment pourra-t-on dire que Paris est un succès ?

R: Si Paris fixe un objectif de réduction des émissions pour le long terme, si Paris établit des règles de contrôle des engagements, si Paris établit un processus permanent de révision des engagements et si les Etats acceptent volontairement d'assumer de nouveaux objectifs, alors nous aurons fait une grande avancée. Le caractère obligatoire des engagements et le financement pour aider les pays en voie de développement seront les sujets qui se régleront tout à la fin de la conférence. Mais ce seront deux semaines très difficiles.

Q: La France, qui organise la Conférence, a proposé de réunir les dirigeants des pays participants pour l'ouverture des travaux. Est-ce judicieux?

R: La France est très respectueuse du processus des Nations Unies et c'est très intelligent. Paris ne sera pas un sommet comme les autres. Jamais ne pourront être réunies des conditions aussi favorables. Inviter les chefs d'Etat au début de la COP pour qu'ils lancent un message très clair sur la nécessité de parvenir à un accord ambitieux est une très bonne idée. L'erreur aurait été de les convoquer pour la phase finale, pour prendre des décisions que les ministres ont été incapables de prendre. C'est ce qui a été fait à Copenhague et ce fut une catastrophe. Il ne faut pas la répéter.


Romandie 20/8/2015
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MessageSujet: Climat: la COP21 sur les rails, à cent jours de son ouverture   Dim 23 Aoû - 0:02

Paris - A cent jours de son ouverture, la conférence de Paris sur le climat (COP21) est sur les rails, mais plusieurs sujets sont encore loin de faire consensus et de nombreux pays n'ont pas encore annoncé leurs engagements en matière de réduction des gaz à effet de serre.

 Fondation Nicolas Hulot 30/3/2015

Les représentants de 195 pays doivent se retrouver au Bourget, près de Paris, du 30 novembre au 11 décembre, pour négocier, sous l'égide de l'ONU, un accord mondial visant à limiter le réchauffement climatique à 2 degrés par rapport à l'ère préindustrielle. Au-delà, les conséquences seraient irréversibles pour la planète, selon les scientifiques.

L'action s'impose d'urgence: juillet et les sept premiers mois de 2015 ont été les plus chauds jamais enregistrés sur la planète depuis le début des relevés de températures en 1880, a rappelé cette semaine une étude américaine.

 TV5MONDE 19/8/2015

Une absence d'accord à la COP21 serait une catastrophe, a insisté le président François Hollande jeudi.

Le chef de l'Etat lancera à l'Elysée le 10 septembre la mobilisation française autour de la COP 21, avec l'ensemble des acteurs concernés, pour montrer la volonté d'aboutir à un accord le 11 décembre à Paris, a indiqué vendredi la négociatrice française Laurence Tubiana dans un communiqué.

 Programme de développement des Nations Unies 21/8/2015

La ministre de l'Ecologie Ségolène Royal s'est déclarée optimiste sur la préparation de la COP21.

Pourtant, plusieurs grandes questions sont toujours sur la table: le partage de l'effort entre pays du Nord, émetteurs historiques de gaz à effet de serre, et ceux du Sud, la forme juridique de l'accord, son niveau d'ambition...

 noel kokou Tadegnon 6/7/2015

Autant de points qui seront au menu d'une nouvelle séance de négociations intermédiaires, du 31 août au 4 septembre à Bonn. Les négociateurs discuteront sur la base d'un texte plus court et synthétique que précédemment, mais qui a conservé toutes les options.

Ces négociations se tiendront alors que de nombreux pays n'ont pas encore publié leurs engagements de réduction des gaz à effet de serre.

 BFMTV 4/8/2015

Les deux principaux émetteurs, la Chine et les Etats-Unis, ont fait connaître leurs objectifs. Au total, 56 pays, représentant plus de 60% des émissions mondiales, ont fait de même.

Mais les réductions proposées à ce jour sont insuffisantes pour limiter à 2 degrés le réchauffement, a souligné jeudi le commissaire européen chargé du Climat, Miguel Arias Canete.

Sur le terrain, au Bourget, le chantier de la COP doit débuter le 7 octobre. A proximité du site de la conférence, des espaces Génération climat, lieux d'expression de la société civile, présenteront des stands.

L'organisation de la conférence devrait coûter environ 170 millions d'euros, dont 20% pris en charge par des entreprises partenaires, françaises et étrangères, selon des sources officielles françaises.

Au total, 40.000 personnes sont attendues, a-t-on indiqué de source officielle.


Romandie 21/8/2015
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MessageSujet: Ségolène Royal en visite au Botswana   Dim 23 Aoû - 12:12

Le pays, victime du réchauffement climatique, est devenu un enjeu stratégique à quelques mois de la grande conférence de Paris sur le climat.

À trois mois de la COP21, la conférence sur le climat, la ministre de l'Écologie s'est rendue au Botswana afin de constater quels sont les problèmes de l'Afrique australe. Le Botswana compte 160 000 éléphants. Dans les eaux du delta de l'Okavango, le pachyderme est chez lui.


"Le niveau d'eau baisse, ce qui a un impact à la fois très fort sur la production d'électricité dans les pays qui ont fait le choix de l'hydraulique, et puis ce qui a un impact aussi très fort sur la survie animale", prévient Ségolène Royal, ministre de l'Écologie et du Développement durable.

Le documentariste Yann Arthus-Bertrand est également dans le pays pour tourner un film sur le Botswana. Il insiste sur l'importance de l'écosystème. Sa priorité est le monde animal.

"Le changement climatique, ce n'est pas seulement l'énergie. C'est aussi la protection des animaux, comment l'homme regarde la vie autour de lui", explique le réalisateur. À la frontière avec la Namibie, la région est fortement touchée par la sécheresse.  


Francetv info 21/8/2015
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MessageSujet: Climat: les grandes questions sur la table des négociations   Sam 29 Aoû - 12:36

Paris - Plusieurs questions majeures restent à trancher si le monde veut trouver, en décembre à Paris, un accord pour limiter le réchauffement planétaire.

Niveau d'ambition, partage de l'effort, forme juridique... voici un rappel des principaux points de dissension alors qu'une nouvelle session de négociations s'ouvre lundi à Bonn.

- La responsabilité "différenciée" : Autrement dit le partage des efforts entre pays développés, émetteurs historiques des gaz à effet de serre (GES) source du réchauffement, et pays en développement et émergents.

De cette controverse de fond dans les négociations climatiques découleront les choix faits en matière d'obligations, de mécanisme de transparence et de révision des objectifs nationaux, ou encore la part que certains pays en développement pourraient prendre pour soutenir financièrement les autres pays du Sud.

- Les objectifs de long termeIl est entendu que l'accord de Paris devrait réaffirmer l'objectif de long terme des accords précédents, notamment le maintien du réchauffement sous 2°, voire 1,5°, selon un document de travail interne préparé par la France pour la réunion ministérielle informelle en juillet à Paris. Mais la traduction concrète de cet objectif reste en débat.

La question de la durée de l'accord, de son actualisation dans le temps et des modes de réévaluation des engagements nationaux sont aussi sur la table.

- Les moyens : Les pays en développement réclament que soit précisée la façon dont les pays industrialisés comptent arriver à verser les 100 milliards de dollars par an promis d'ici à 2020 (fonds vert), afin de financer notamment leur basculement vers des énergies propres.

En outre, quels objectifs collectifs et individuels se fixer pour l'après-2020, année d'entrée en vigueur de l'accord' Et comment renforcer les mécanismes de transfert de technologies.

- L'adaptation au changement climatique : Il est désormais admis que l'accord de Paris devrait donner une importance politique égale à l'atténuation (du changement climatique) et à l'adaptation au réchauffement, qui a jusqu'ici bénéficié d'un moindre soutien financier, selon la même source.

Comment dès lors intensifier les financements pour l'adaptation, comment encourager les parties à prévoir des plans d'adaptation

Les pays devront aussi se pencher sur la question sensible des pertes et dommages liés aux impacts inévitables du changement climatique, qui sont réclamés par les Etats les plus vulnérables comme les petites îles, menacées de submersion.

- Les actions de coopérationComment renforcer l'ambition en matière de réduction des GES pour la période pré-2020, dont les scientifiques répètent qu'elle sera cruciale si l'on veut rester sous 2° ?

Comment renforcer l'action après 2020, via notamment des plateformes de coopération, avec la possible participation d'acteurs non-étatiques (villes, etc)?

- La forme juridique de l'accord : Les pays se sont mis d'accord en 2011 à Durban pour aboutir en 2015 à un protocole, un autre instrument légal ou une solution concertée ayant une force légale, ce qui laisse les options ouvertes.

Peu de discussions ont eu lieu depuis et plusieurs questions restent en suspens. Les engagements nationaux de réduction des GES feront-ils partie de l'accord (engageant ainsi les Etats), ou en seront-ils séparés ? Quel sera le statut des règles de transparence?



rOMANDIE 29/8/2015
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