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UNESCO : Patrimoine mondial ... Les infos

Messages recommandés

Hiraizumi et Ogasawara recommandés pour l'inscription comme sites du patrimoine



Des organisations consultatives de l'UNESCO ont recommandé l'inclusion de deux sites dans la liste du patrimoine mondial.

Cette décision suit la proposition du gouvernement japonais de répertorier la circonscription de Hiraizumi, dans la préfecture septentrionale d'Iwate, comme site culturel et les îles Ogasawara, dans le Pacifique, comme site naturel.

Hiraizumi abrite des temples bouddhistes et des jardins construits par le clan Oshu Fujiwara au XIIe siècle.

Le Conseil international des monuments et des sites a effectué une enquête sur le terrain à Hiraizumi. Il a conclu que ce site remplissait les conditions nécessaires pour être répertorié sur la liste du patrimoine mondial, à condition que certaines ruines soient exclues.

Les îles Ogasawara se trouvent à environ 1 000 km au sud de Tokyo. Elles sont connues pour leur abondance de plantes et animaux rares.

Les îles ont été recommandées par un autre organe consultatif de l'UNESCO, l'Union internationale de conservation de la nature. L'enquête sur le terrain avait été effectuée l'an dernier.

Des décisions finales seront prises lors de la réunion du Comité du patrimoine mondial qui se tiendra le mois prochain à Paris.


Source : NHK 07/05/2011

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L'oeuvre de Sakubee Yamamoto admise au Patrimoine mondial de l'Unesco


Quelque 700 oeuvres et un journal intime du peintre japonais Sakubee Yamamoto, dont les aquarelles évoquaient la vie dans les mines de charbon, entreront bientôt au Patrimoine mondial de l'Unesco.

Ses tableaux représentaient les mineurs de la préfecture de Fukuoka, dans le sud de l'Archipel. C'est la première fois qu'une oeuvre japonaise est admise au registre international "Mémoire du Monde".


Source :
NHK 26/05/2011

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Qu'est-ce que le patrimoine mondial de l'Unesco ?



J'ai toujours eu envie de savoir quels étaient les lieux, édifices ou monuments, oeuvres, etc... qui étaient inscrits au patrimoine mondial de l'Unesco... qui est en quelque sorte la mémoire du monde. La reconnaissance par l'Unesco dans ce domaine assure leur préservation ou tout au moins leur conservation dans de meilleures conditions. Cela permet, en outre, de les plébisciter et susceptibles d'augmenter le tourisme. Un tourisme que j'appellerai intellectuel ou de la mémoire...

Les derniers articles dans ce domaine ont encore plus aiguisé ma curiosité et j'ai donc fait des recherches... et j'ai trouvé.

Je vais donc énumérer queques listes du patrimoine mondial, par pays, dont la France et d'autres dont la culture m'attire. D'abord, je vais expliquer comment ça fonctionne.

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Les critères de sélection


Pour être inscrit et figurer sur la liste du patrimoine mondial, les sites, oeuvres... etc, doivent avoir une valeur universelle particulière et satisfaire à dix critères. Ceux-ci doivent être expliqués pour orienter pour mettre en oeuvre la convention prévue. A savoir : ces critères sont régulièrement révisés pour permettre l'évolution du concept.

Critères de sélection : tels que prévus depuis 2004

1 - Représenter un chef-d'œuvre du génie créateur humain ;

2 - Témoigner d'un échange d'influences considérable pendant une période donnée ou dans une aire culturelle déterminée, sur le développement de l'architecture ou de la technologie, des arts monumentaux, de la planification des villes ou de la création de paysages ;

3 - Apporter un témoignage unique ou du moins exceptionnel sur une tradition culturelle ou une civilisation vivante ou disparue ;

4 - Offrir un exemple éminent d'un type de construction ou d'ensemble architectural ou technologique ou de paysage illustrant une ou des périodes significative(s) de l'histoire humaine ;

5 - Etre un exemple éminent d'établissement humain traditionnel, de l'utilisation traditionnelle du territoire ou de la mer, qui soit représentatif d'une culture (ou de cultures), ou de l'interaction humaine avec l'environnement, spécialement quand celui-ci est devenu vulnérable sous l'impact d'une mutation irréversible ;

6 - Etre directement ou matériellement associé à des événements ou des traditions vivantes, des idées, des croyances ou des oeuvres artistiques et littéraires ayant une signification universelle exceptionnelle. (Le Comité considère que ce critère doit préférablement être utilisé en conjonction avec d'autres critères);

7 - Représenter des phénomènes naturels ou des aires d'une beauté naturelle et d'une importance esthétique exceptionnelles ;

8 - Etre des exemples éminemment représentatifs des grands stades de l'histoire de la terre, y compris le témoignage de la vie, de processus géologiques en cours dans le développement des formes terrestres ou d'éléments géomorphiques ou physiographiques ayant une grande signification ;

9 - Etre des exemples éminemment représentatifs de processus écologiques et biologiques en cours dans l'évolution et le développement des écosystèmes et communautés de plantes et d'animaux terrestres, aquatiques, côtiers et marins ;

10 - Contenir les habitats naturels les plus représentatifs et les plus importants pour la conservation in situ de la diversité biologique, y compris ceux où survivent des espèces menacées ayant une valeur universelle exceptionnelle du point de vue de la science ou de la conservation.

La protection, la gestion, l'authenticité et l'intégrité des biens sont également des considérations importantes.

Depuis 1992, les interactions majeures entre les hommes et le milieu naturel sont reconnues comme constituant des paysages culturels.

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Proposition d'inscription



Si les critères sont remplis, le pays* peut proposer le lieu ou autre, à être inscrit sur la liste du patrimoine mondial. Attention, cette proposition n'est en aucuns cas l'assurance que celui-ci figurera sur cette liste...

A savoir : *Seuls les pays qui ont signé la Convention du patrimoine mondial et se sont par-là même engagés à protéger leur patrimoine naturel et culturel peuvent soumettre des propositions d’inscription de biens situés sur leur territoire sur la Liste du patrimoine mondial.

1 - La Liste indicative
La première chose que le pays doit faire est de dresser un inventaire des sites naturels et culturels les plus importants situés à l’intérieur de ses frontières. Cet inventaire est appelé La Liste indicative et constitue un état prévisionnel des biens que l’Etat peut proposer pour inscription au cours des cinq à dix années à venir ; elle peut être mise à jour à tout moment. C’est une étape importante, car le Comité du patrimoine mondial ne peut étudier une proposition d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial si le bien considéré ne figure pas déjà sur la Liste indicative de l'Etat en question.


2 - Le dossier de proposition d’inscription
Le fait de préparer une Liste indicative dans laquelle il sélectionnera des sites permet à l’Etat de planifier la soumission des dossiers de proposition d’inscription. Le Centre du patrimoine mondial peut conseiller et aider l’Etat à préparer ce dossier qui doit être aussi exhaustif que possible, avec toute la documentation et les cartes requises. La proposition d’inscription est alors soumise au Centre qui vérifie si elle est complète. Si c’est le cas, le Centre l’envoie à l’organisation consultative compétente pour évaluation.


3 - Les organisations consultatives
Les biens proposés pour inscription sur la Liste du patrimoine mondial sont évalués par deux organisations consultatives indépendantes, désignées par la Convention du patrimoine mondial : le Conseil international des monuments et des sites (ICOMOS) et l’Union mondiale pour la nature (UICN) qui fournissent respectivement au Comité du patrimoine mondial des évaluations des sites culturels et naturels proposés pour inscription. La troisième organisation consultative est le Centre international d’étude pour la préservation et la restauration des biens culturels (ICCROM), un organisme intergouvernemental qui donne au Comité des conseils avisés sur la conservation des sites culturels ainsi que sur les activités de formation.


4 - Le Comité du patrimoine mondial
Une fois qu’un site a été proposé et évalué, c’est au Comité intergouvernemental du patrimoine mondial qu’appartient de prendre la décision finale concernant son inscription. Une fois par an, le Comité se réunit pour décider quels sites seront inscrits sur la Liste du patrimoine mondial. Il peut aussi différer sa décision et demander aux Etats parties de plus amples informations sur leurs sites.


5 - Les critères de sélection
Pour figurer sur la Liste du patrimoine mondial, les sites doivent avoir une valeur universelle exceptionnelle et satisfaire à au moins un des dix critères de sélection. Ces critères sont expliqués dans les Orientations devant guider la mise en œuvre de la Convention du patrimoine mondial qui est, avec le texte de la Convention, le principal outil de travail pour tout ce qui concerne le patrimoine mondial. Les critères sont régulièrement révisés par le Comité pour rester en phase avec l’évolution du concept même de patrimoine mondial.

Jusqu’à la fin de 2004, les sites du patrimoine mondial étaient sélectionnés sur la base de six critères culturels et quatre critères naturels. Avec l’adoption de la version révisée des Orientations, il n’existe plus qu’un ensemble unique de dix critères.


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Patrimoine mondial en péril



Comme pour la nature, la faune, il est dressé une liste pour le patrimoine mondial en péril...

Qu'est-ce qui peut mettre en péril un bien inscrit sur la liste du patrimoine mondial ?

- Les conflits armés et la guerre,
- les séismes et autres catastrophes naturelles,
- la pollution, le braconnage,
- l’urbanisation sauvage,
- et le développement incontrôlé du tourisme posent des problèmes majeurs aux sites du patrimoine mondial.

... quand il s’agit de menaces imminentes spécifiques et établies, ou en situation de « mise en péril », quand ils sont confrontés à des menaces qui pourraient avoir des effets nuisibles sur leurs valeurs de patrimoine mondial.

Aux termes de la Convention de 1972, le Comité du patrimoine mondial peut inscrire sur la Liste du patrimoine mondial en péril les biens dont la protection exige « de grands travaux (…) et pour lesquels une assistance a été demandée ».

L’inscription d’un site sur la Liste du patrimoine mondial en péril permet au Comité d’accorder immédiatement au bien menacé une assistance dans le cadre du Fonds du patrimoine mondial. Elle alerte également la communauté internationale dans l’espoir que celle-ci se mobilise pour sauver les sites concernés.

... L’inscription sur la Liste du patrimoine mondial en péril n’est pas perçue de la même manière par toutes les parties concernées. Certains pays demandent l’inscription d’un site pour focaliser l’attention internationale sur ses problèmes et obtenir une assistance compétente pour les résoudre. D’autres, cependant, souhaitent éviter une inscription qu’ils perçoivent comme un déshonneur.

... Quelques exemples de sites inscrits sur la Liste du patrimoine mondial en péril : (pour avoir une description rapide, cliquez sur les caractères en gras ci-dessous = liens)

Cité iranienne de Bam : En 2004, l’ancienne citadelle et le paysage culturel de la cité iranienne de Bam, où 26 000 personnes ont perdu la vie lors du tremblement de terre de décembre 2003, ont été inscrits simultanément sur la Liste du patrimoine mondial de l’UNESCO et sur la Liste du patrimoine mondial en péril. D’importants moyens internationaux sont mobilisés pour sauver le patrimoine culturel de cette ville dévastée.

Vallée de Bamiyan, en Afghanistan : Ce paysage culturel a été inscrit simultanément sur la Liste du patrimoine mondial en péril et sur la Liste du patrimoine mondial en 2003. Il est dans un état de conservation fragile dû à l’abandon et aux opérations militaires et de dynamitage. ... A la demande des autorités afghanes, l’UNESCO coordonne tous les efforts internationaux pour sauvegarder et mettre en valeur le patrimoine culturel de l’Afghanistan, notamment à Bamiyan.

Cité fortifiée de Bakou, en Azerbaïdjan : Exemple exceptionnel et rare d’architecture médiévale au point de rencontre des nombreuses cultures de la région, la Cité fortifiée de Bakou a subi d’importants dégâts lors du tremblement de terre de novembre 2000. Elle souffre de la pression croissante de l’urbanisation, de l’absence d’une politique de conservation et de méthodes de restauration discutables. C’est pourquoi elle a été inscrite en 2003 sur la Liste du patrimoine mondial en péril. Depuis, l’UNESCO travaille avec l’État partie et les organisations consultatives afin d’élaborer un plan d’action pour s’attaquer aux problèmes de conservation, et avec toutes les parties concernées afin de coordonner la mise en œuvre des mesures de sauvegarde.

Ville historique de Zabid, au Yémen : Le patrimoine archéologique et historique exceptionnel de Zabid s’est considérablement détérioré ces dernières années. En particulier, 40 % des maisons ont été remplacées par des bâtiments en béton. En 2000, à la demande de l’État partie, le site a été inscrit sur la Liste du patrimoine mondial en péril. L’UNESCO aide les autorités locales à élaborer un plan de conservation urbaine et à adopter une approche stratégique de la préservation de ce site du patrimoine mondial.

Les Parcs nationaux de la Garamba , de Kahuzi-Biega , de la Salonga , des Virungaet la Réserve de faune à okapis, en République démocratique du Congo : Depuis 1994, les cinq sites du patrimoine mondial de la RDC sont inscrits sur la Liste du patrimoine mondial en péril, en raison de la guerre et des troubles civils qui ravagent la région des Grands lacs. En 1999, une campagne de sauvegarde internationale a été lancée par l’UNESCO avec plusieurs ONG internationales de conservation afin de protéger l’habitat d’espèces menacées comme le gorille des montagnes, le rhinocéros blanc et l’okapi. Elle a débouché sur un programme quadriennal urgent de sauvetage des cinq sites de 3,5 millions de dollars EU, financé par la Fondation des Nations Unies et le gouvernement belge. En 2004, des bailleurs de fonds internationaux, des ONG et les gouvernements belge et japonais ont promis 50 millions de dollars EU supplémentaires pour aider la RDC à restaurer ces parcs du patrimoine mondial.

Que faut-il faire ?


Les États liés à la Convention doivent informer le Comité dès que possible des menaces qui pèsent sur leurs sites. D’autre part, les particuliers, les ONG et d’autres groupes peuvent également attirer l’attention du Comité sur les menaces existantes. Si l’alerte est justifiée et le problème suffisamment sérieux, le Comité peut envisager d’inscrire le site sur la Liste du patrimoine mondial en péril.

Pour informer le Comité du patrimoine mondial de menaces touchant des sites, adressez-vous à son Secrétariat :
Centre du patrimoine mondial
UNESCO7, place de Fontenoy
75352 Paris 07 SP
France
Tél. : 33 (01) 45 68 18 71
Fax : 33 (01) 45 68 55 70
courriel : wh-info@unesco.org

Activités du centre du patrimoine mondial : http://whc.unesco.org/fr/activites/disaster-risk-reduction/

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Convention du patrimoine mondial : quelle utilité ?






La Convention du patrimoine mondial est plus qu’un simple texte, c’est avant tout un instrument utile permettant une action concrète pour préserver les sites en péril et les espèces menacées. En reconnaissant la valeur universelle exceptionnelle d’un site, les Etats parties s’engagent à le préserver et à s’efforcer de trouver des solutions pour le protéger. Si un site est inscrit sur la Liste du patrimoine mondial en péril, le Comité du patrimoine mondial peut prendre des dispositions immédiates pour redresser la situation, ce qui a permis de nombreuses restaurations fort réussies. La Convention est également un outil très puissant pour attirer l’attention de la communauté internationale et l’inciter à agir au moyen de campagnes de sauvegarde internationales.


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En péril : quelles solutions ?





Il arrive souvent que le Comité du patrimoine mondial et les Etats parties, avec l’aide d’experts de l’UNESCO et d’autres partenaires, trouvent des solutions avant que la situation ne se détériore au point d’endommager le site.

Les Pyramides de Guizeh, en Egypte Ces pyramides étaient, en 1995, menacées par un projet de construction d’autoroute à proximité du Caire qui aurait gravement porté atteinte aux valeurs du site archéologique. Les négociations engagées avec le gouvernement égyptien ont débouché sur des solutions de rechange au projet contesté.

Parc national de Royal Chitwan, au Népal Ce parc abrite environ 400 rhinocéros à une corne, caractéristiques de l’Asie du Sud. Au début des années 1990, le Comité du patrimoine mondial a remis en question les conclusions de l’évaluation d’impact sur l’environnement du projet de détournement des eaux de la rivière Rapti. La Banque asiatique de développement et le gouvernement népalais ont revu l’évaluation et se sont rendus compte que le projet constituerait une menace pour les habitats riverains, très importants pour le rhinocéros du parc de Royal Chitwan. Le projet a donc été abandonné et le site du patrimoine mondial a été sauvé pour le bénéfice des générations à venir.

Le site archéologique de Delphes, en Grèce Au moment où son inscription avait été proposée en 1987, il était question de construire une usine d’aluminium à proximité. Le gouvernement grec avait été invité à trouver un autre emplacement pour l’usine, ce qu’il a fait, et le site de Delphes a pu prendre la place qu’il méritait sur la Liste du patrimoine mondial.

Le sanctuaire de baleines d’El Vizcaino, au Mexique En 1999, la communauté du patrimoine mondial a fait campagne contre un projet d’agrandissement d’une usine de production de sel à Laguna San Ignacio, dans la baie d’El Vizcaino, dernier lagon intact où la baleine grise du Pacifique vient se reproduire. Le Comité du patrimoine mondial a mis en garde le gouvernement mexicain contre les menaces que ferait peser sur l’écologie marine et terrestre, sur les baleines grises et sur l’intégrité du site, l’établissement d’une usine de sel à l’intérieur du sanctuaire. En mars 2000, le gouvernement mexicain a décidé de refuser l’autorisation de construire l’usine.

Parc national du Mont Kenya/Forêt naturelle du Kenya La proposition d’inscription de ce site avait d’abord été renvoyée à l’Etat partie en raison de constats faits lors de l’évaluation qui indiquaient que plusieurs menaces graves pesaient sur le site, principalement l’exploitation illégale du bois et la culture de la marijuana à l’intérieur du parc. L’Etat partie a réagi en élaborant un plan d’action qui prévoyait notamment la fourniture de véhicules supplémentaires, l’augmentation des patrouilles, des projets de sensibilisation de la population locale, la formation des gardes forestiers et une révision de la politique concernant la réserve forestière adjacente. Fort de ces assurances, le Comité a inscrit le site en 1997. Aujourd’hui, si certaines menaces perdurent, des progrès considérables ont été faits sur le plan de la gestion du site.

---> Moi qui trouvait superfétatoire les inscriptions de biens sur la liste du patrimoine de l'Unesco, j'avoue que l'ensemble des documents lus m'ont permis de réviser mon jugement. En fait c'est utile, très utile même car tous les paramètres sont pris en compte...

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Des restaurations réussies


Grâce au dispositif mis en place par l'Unesco, des biens ont pu être restaurés afin de préserver leur valeur et permettre aux générations futures, d'hériter (en quelque sorte), d'un patrimoine d'intérêt mondial...


Angkor, au Cambodge Le parc archéologique d’Angkor, qui est l’un des sites archéologiques les plus importants de l’Asie du Sud-Est, contient les magnifiques vestiges des différentes capitales de l’Empire khmer (IXe - XVe siècle). En 1993, l’UNESCO s’est lancée dans un programme ambitieux de sauvegarde et de mise en valeur de ce site historique, programme exécuté par la Division du patrimoine culturel en étroite coopération avec le Centre du patrimoine mondial. Fouilles illicites, pillage de sites archéologiques et mines antipersonnel étaient les principales menaces pesant sur le site. En 2004, ayant constaté que ces problèmes n’existaient plus et que de nombreuses activités de conservation et de restauration coordonnées par l’UNESCO étaient entreprises avec succès, le Comité du patrimoine mondial a retiré le site de la Liste du patrimoine mondial en péril.

La vieille ville de Dubrovnik, en Croatie Celle que l’on appelle la « perle de l’Adriatique », avec ses magnifiques bâtiments gothiques, Renaissance et baroques, avait traversé les siècles et survécu à plusieurs tremblements de terre. En novembre et décembre 1991, sérieusement endommagée par des tirs d’artillerie, la ville a été immédiatement inscrite sur la Liste du patrimoine mondial en péril. Avec les conseils techniques et l’aide financière de l’UNESCO, le gouvernement croate a restauré les façades des cloîtres franciscains et dominicains, réparé des toitures et reconstruit des palais. C’est ainsi que la ville a pu être retirée de la Liste du patrimoine mondial en péril en décembre 1998.

Les Mines de sel de Wieliczka, près de Cracovie, en Pologne Ce bien faisait partie des douze premiers sites inscrits au patrimoine mondial en 1978. Cette immense mine est en activité depuis le XIIIe siècle. Ses 300 kilomètres de galeries contiennent de célèbres œuvres d’art, dont des autels et des statues sculptés dans le sel. L’ensemble était gravement menacé par l’humidité due à la ventilation artificielle mise en place à la fin du XIXe siècle. Le site a été inscrit sur la Liste du patrimoine mondial en péril en 1989. Neuf ans d’efforts communs de la Pologne et de la communauté internationale ont permis d’installer un système efficace de déshumidification et le Comité, à sa session de décembre 1998, a eu la satisfaction de retirer le site de la Liste du patrimoine mondial en péril.

La Zone de conservation de Ngorongoro, en République-Unie de Tanzanie Cet immense cratère où l’on trouve la plus forte concentration d’animaux sauvages au monde, a été classé patrimoine en péril en 1984 car il y avait une détérioration globale du site à cause de l’absence de gestion de celui-ci. Dès 1989, grâce à un suivi permanent et à des projets de coopération technique, la situation s’est sensiblement améliorée et le site a pu être retiré de la Liste du patrimoine mondial en péril.

---> De par mes centres d'intérêts personnels, je connaissais la situation pour Ankor et Ngorongoro, pas pour les autres sites... Comme quoi, il n'est jamais trop tard pour "savoir"... Il n'y a pas d'âge pour apprendre... Il suffit d'être un tantinet curieux et de vouloir savoir...


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Pourquoi des campagnes internationales de sauvegarde ?



Les sites pour lesquels des campagnes internationales ont été lancées dans les années 1960 sont presque tous devenus des sites du patrimoine mondial. Le concept même de patrimoine mondial est issu de ces premières campagnes lancées par l’UNESCO.
Cependant, les campagnes internationales ont une portée beaucoup plus grande et font intervenir des technologies plus complexes qui exigent des millions de dollars EU. Par exemple, le projet en faveur d’Abou Simbel, en Egypte, a coûté plus de 80 millions de dollars EU.
Au total, 26 campagnes internationales ont été organisées, pour un coût de près de 1 milliard de dollars EU.

Venise, en Italie La campagne de sauvegarde internationale la plus longue de l’histoire dure depuis 1966 quand l’UNESCO a décidé de lancer une campagne pour sauver la ville suite à l’inondation catastrophique de 1965 ; la tâche exige du temps, des compétences techniques extrêmement pointues et, surtout de l’argent. La synergie internationale suscitée par ce projet a été une source d’inspiration importante lors de la création de la Convention.

Le Temple de Borobudur, en Indonésie Une campagne internationale de sauvegarde a été lancée en 1972 par l’UNESCO pour restaurer ce célèbre temple bouddhique qui date des VIIIe et IXe siècles. Abandonné en l’an 1000, il avait été progressivement envahi par la végétation et ne fut redécouvert qu’au XIXe siècle. Avec la participation active du Japan Trust Fund for the Preservation of World Cultural Heritage et d’autres partenaires, la restauration de Borobudur a été achevée en 1983.

---> A priori, je manque d'info pour Venise, car je croyais que le projet avait abouti ou était terminé... Avec la fonte programmée des glaciers, et donc la montée des eaux qui devrait s'ensuivre un peu partout, je me demande alors comment on pourra sauver Venise et d'autres cités côtières plus basses que le niveau de la mer dans le monde... ? Je doute fort que toutes soient épargnées et que l'on puisse dililgenter des travaux simultanés de préservation étant donné les coûts...

Il est impossible de juguler un phénomène d'une telle ampleur puisque une grande partie de l'activité humaine est responsable des changements climatiques (et donc de la fonte des glaciers). Cela ne va pas aller en s'arrangeant compte tenu de la pression démographique humaine... et des modes de vie moderne... Il faudrait réellement prendre des mesures drastiques pour obliger le monde humain à préserver son environnement. Empêcher les véreux à tout saccager au nom du seul profit... C'est une opinion qui n'engage que moi....

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L’inscription sur la Liste du patrimoine mondial de l’UNESCO de biens culturels et naturels exceptionnels situés dans 40 pays sera à l’ordre du jour de la réunion du Comité du patrimoine mondial qui se tiendra à Paris du 19 au 29 juin.

Pour six de ces pays, il pourrait s’agir d’une première inscription d’un bien sur la Liste du patrimoine mondial : Barbade, Congo, Emirats Arabes Unis, Jamaïque, Micronésie et Palaos.

A ce jour, les biens naturels dont l’examen est prévu lors de la réunion sont :

- Lla Côte de Ningaloo (Australie),
- Le Parc national de la Pendjari (Bénin, une extension du Parc national du W du Niger),
- Le Parc national de Wudalianchi (Chine),
- Les Forêts anciennes de hêtres d’Allemagne (Allemagne, une extension des Forêts primaires de hêtres des Carpates, Slovaquie et Ukraine),
- Les Ghâts occidentaux (Inde),
- L’Aire protégée de Harra (Iran),
- Les Iles d’Ogasawara (Japon),
- Le Réseau des lacs du Kenya dans la vallée du Grand Rift (Kenya),
- La Trinational de la Sangha (Cameroun, Congo, République centrafricaine),
- Ainsi que la possible inscription suivant de nouveaux critères du Parc national de Phong Nha – Ke Bang (Viet Nam), déjà inscrit.

Trois biens sont proposés en tant que sites mixtes (à la fois naturels et culturels) :

- Le Parc national des montagnes Bleues et des monts John Crow (Jamaïque),
- La Zone protégée du Wadi Rum (Jordanie)
- et le Delta du Saloum (Sénégal).

Les biens culturels suivants seront également examinés pour une éventuelle inscription :

- Activités perlières, témoignage d’une économie insulaire (Bahreïn) ;
- Le Centre historique de Bridgetown et sa garnison (Barbade) ;
- Le Paysage culturel du lac de l’Ouest de Hangzhou (Chine) ;
- Le Paysage culturel du café (Colombie) ;
- Le Paysage culturel du pays Konso (Ethiopie) ;
- Les Causses et les Cévennes (France) ;
- L'Oeuvre architecturale de Le Corbusier, une contribution exceptionnelle au Mouvement Moderne (France, Argentine, Belgique, Allemagne, Japon, Suisse) ;
- L’Usine Fagus (Allemagne) ;
- Le Jardin persan (Iran) ;
- Le Pays des grottes et des refuges des basses terres de Judée, Maresha, Bet-Guvrin et Adulam (Israël) ;
- La Porte des trois arches de Dan (Israël) ;
- Les Lombards en Italie, lieux de pouvoir (568-774 après J.C.) (Italie) ;
- Hiraizumi - Temples, jardins et sites archéologiques représentant la Terre pure bouddhiste (Japon) ;
- Le Fort Jésus à Mombasa (Kenya) ;
- Les Hauts-fourneaux de la Fundidora Monterrey (Mexique) ;
- Les Sites de monnaie de pierre de Yap aux Palaos et à Yap (Micronésie / Palaos) ;
- Les Ensembles pétroglyphiques de l’Altaï mongolien (Mongolie) ;
- La cathédrale de León (Nicaragua) ;
- Le paysage culturel d’Oke-Idanre (Nigeria) ;
- La Ville historique de Djeddah (Arabie saoudite) ;
- Le Paysage culturel de la Serra de Tramuntana (Espagne) ;
- Les Sites archéologiques de l’île de Méroé (Soudan) ;
- Les Sites palafittiques préhistoriques autour des Alpes (Suisse, Autriche, France, Allemagne, Italie, Slovénie) ;
- Les Villages antiques du Nord de la Syrie (Syrie) ;
- La Vieille ville et remparts d’Alanya et chantier naval seldjoukide (Turquie) ;
- La Mosquée Selimiye et son ensemble social (Turquie) ;
- La Résidence des métropolites de Bucovine et de Dalmatie (Ukraine) ;
- Les Sites culturels d’Al Aïn : Hafit, Hili, Bidaa Bint Saud et les oasis (Emirats Arabes Unis) ;
- La Citadelle de la dynastie Hô (Viet Nam).

Durant cette session, le Comité du patrimoine mondial examinera l’état de conservation de 169 sites, notamment les 34 sites inscrits sur la Liste du patrimoine mondial en péril à cause des menaces sérieuses hypothéquant leur valeur universelle exceptionnelle.

Le Comité du patrimoine mondial, responsable de la mise en œuvre de la Convention du patrimoine mondial, comprend des représentants de 21 pays*, élus pour quatre ans par les Etats parties à la Convention. Tous les ans, le Comité ajoute de nouveaux sites sur la Liste du patrimoine mondial.... Comité supervise l’attribution de plus de 4 millions de dollars chaque année, provenant du Fonds du patrimoine mondial et destinés, entre autres, aux mesures d’urgence, à la formation d’experts et à la promotion de la coopération technique.


*
Membres du Comité : Afrique du Sud, Australie, Bahreïn, Barbade, Brésil, Cambodge, Chine, Égypte, Émirats Arabes Unis, Estonie, Éthiopie, Fédération de Russie, France, Iraq, Jordanie, Mali, Mexique, Nigéria, Suède, Suisse, Thaïlande.[/b]

Membres du Bureau

Président : S.E. Mme Mai Bint Muhammad Al Khalifa (Bahreïn)
Rapporteur : M. Ould Sidi Ali (Mali)
Vice-présidents : Afrique du Sud , Barbade , Cambodge , Estonie , Suisse

Le Comité a pour fonctions essentielles :

1 - d'identifier, sur la base des propositions d'inscription soumises par les Etats parties, des biens culturels et naturels de valeur universelle exceptionnelle qui doivent être protégés dans le cadre de la Convention, et d'inscrire ces biens sur la Liste du patrimoine mondial ;

2 - de contrôler l'état de conservation des biens inscrits sur la Liste du patrimoine mondial, en liaison avec les Etats parties ; de décider quels biens de la Liste du patrimoine mondial doivent être inscrits ou retirés de la Liste du patrimoine mondial en péril ; et de décider si un bien peut être supprimé de la Liste du patrimoine mondial ;

3 - et d'examiner les demandes d'assistance internationale financées par le Fonds du patrimoine mondial.



Aujourd’hui, la Liste du patrimoine mondial comprend 911 biens d’une « valeur universelle exceptionnelle », dont 704 biens culturels, 180 biens naturels et 27 mixtes, dans 151 Etats. La convention du patrimoine mondial a été ratifiée par 187 Etats parties à ce jour (5/05/2011).


A savoir : Les débats du Comité du patrimoine mondial ne sont pas ouverts à la presse mais les journalistes accrédités pourront assister à l’ouverture de la session et des points de presse réguliers se tiendront durant la réunion.






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D'où proviennent les fonds ?


La protection et la conservation des sites du patrimoine mondial requièrent des ressources financières importantes. Les sources de financement comprennent le Fonds du patrimoine mondial, qui reçoit l’essentiel de ses revenus des Etats membres ainsi que des contributions volontaires. D’autres sources de financement comprennent les revenus provenant de la vente de publications sur le patrimoine mondial et de fonds en dépôt alloués par certains pays pour des objectifs précis.


Fonds du patrimoine mondial


Destiné à subventionner les activités demandées par les Etats parties, le Fonds du patrimoine mondial dispose d’environ 4 millions de dollars E.U. par an provenant des contributions des Etats parties et des dons privés.
Le Comité du patrimoine mondial affecte les fonds de l'assistance internationale en donnant la priorité aux sites les plus menacés.


Fonds-en-dépôt

Fonds-en-dépôt espagnol

Fonds-en-dépôt flamand

Convention France-UNESCO

Fonds-en-dépôt italien

Fonds-en-dépôt néerlandais

Fonds-en-dépôt japonais




Fonds de Réponse Rapide


Le Fonds de Réponse Rapide est une collaboration entre le Centre du Patrimoine Mondial de l'UNESCO, la Fondation des Nations Unies et Fauna & Flora International. Il vise à protéger en période de crise tous les Sites Naturels inscrits au Patrimoine Mondial. Le Fonds de Réponse Rapide (RRF) a été créé afin de fournir rapidement et avec flexibilité les ressources indispensables pour lutter contre les menaces et les urgences pouvant peser sur des sites naturels inscrits au patrimoine mondial, ainsi que sur leurs zones d'influence.

Le RRF a pour objectifs:

* Mobiliser rapidement les fonds nécessaires pour répondre aux situations d'urgence dans les sites naturels inscrits au patrimoine mondial;
* Fournir un financement relais là où des financements à plus long terme sont recherchés; et
* Catalyser des mécanismes de financement innovants, dans le cadre de programmes de soutien à long terme.


Pour plus de renseignements, voir:

www.rapid-response.org
http://www.fauna-flora.org/initiatives/rapid-response-facility
http://whc.unesco.org/en/activities/578

.

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Liste du patrimoine mondial pour la France


La liste des biens de la France reconnus comme patrimoine mondial



France (en cliquant sur France, accès à l'actualité et au détail des sites).

  • Basilique et colline de Vézelay
  • Cathédrale de Chartres
  • Mont-Saint-Michel et sa baie
  • Palais et parc de Versailles
  • Sites préhistoriques et grottes ornées de la vallée de la Vézère
  • Abbaye cistercienne de Fontenay
  • Arles, monuments romains et romans
  • Cathédrale d'Amiens
  • Palais et parc de Fontainebleau
  • Théâtre antique et ses abords et « Arc de Triomphe » d'Orange
  • De la grande saline de Salins-les-Bains à la saline royale d’Arc-et-Senans, la production du sel ignigène
  • Abbatiale de Saint-Savin sur Gartempe
  • Golfe de Porto : calanche de Piana, golfe de Girolata, réserve de Scandola #
  • Places Stanislas, de la Carrière et d'Alliance à Nancy
  • Pont du Gard
  • Strasbourg – Grande île
  • Cathédrale Notre-Dame, ancienne abbaye Saint-Rémi et palais de Tau, Reims
  • Paris, rives de la Seine
  • Cathédrale de Bourges
  • Centre historique d’Avignon : Palais des papes, ensemble épiscopal et Pont d’Avignon
  • Canal du Midi
  • Pyrénées - Mont Perdu*
  • Ville fortifiée historique de Carcassonne
  • Chemins de Saint-Jacques-de-Compostelle en France
  • Site historique de Lyon
  • Beffrois de Belgique et de France*17
  • Juridiction de Saint-Émilion
  • Val de Loire entre Sully-sur-Loire et Chalonnes18
  • Provins, ville de foire médiévale
  • Le Havre, la ville reconstruite par Auguste Perret
  • Bordeaux, Port de la Lune
  • Fortifications de Vauban
  • Lagons de Nouvelle-Calédonie : diversité récifale et écosystèmes associés
  • Cité épiscopale d'Albi
  • Pitons, cirques et remparts de l’ile de la Réunion

Pour les explications complémentaires se référer au site de l'Unesco, en bas de page (sous notes).

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Liste du patrimoine mondial répertorié avant la prochaine session de juin 2011




Je vais indiquer uniquement les pays répertoriés (sauf la France) comme détenant des sites ou biens reconnus comme étant un patrimoine mondial. Pour le détail de ceux-ci, cliquer sur le nom des pays indiqués.
A

Afghanistan, Afrique du Sud , Albanie, Algérie, Allemagne, Andorre, Arabie saoudite, Argentine, Arménie,
Australie, Autriche, Azerbaïdjan

B

Bahreïn, Bangladesh, Bélarus, Belgique, Belize, Bénin, Bolivie (État plurinational de), Bosnie-Herzégovine,
Botswana, Brésil, Bulgarie, Burkina Faso

C

Cambodge, Cameroun, Canada, Cap-Vert, Chili, Chine, Chypre, Corée, République de, Corée, République populaire démocratique de , Costa Rica, Côte d'Ivoire, Croatie

D


Danemark, Dominique,

E

Égypte, El Salvador, Équateur, Espagne, Estonie, États-Unis d'Amérique, Éthiopie, Ex-République Yougoslave de Macédoine, l'

F

Fédération de Russie, Finlande

G

Gabon, Gambie, Géorgie, Ghana, Grèce, Guatemala, Guinée

H

Haïti, Honduras, Hongrie

I

Îles Marshall, Îles Salomon, Inde, Indonésie, Iran (République islamique d'), Iraq, Irlande, Israël, Italie

J

Jamahiriya arabe libyenne, Japon, Jérusalem (site proposé par la Jordanie), Jordanie

K

Kazakhstan, Kenya, Kirghizistan, Kiribati

L

Lettonie, Liban, Lituanie, Luxembourg,

M

Madagascar, Malaisie, Malawi, Mali, Malte, Maroc, Maurice, Mauritanie, Mexique, Mongolie, Monténégro,
Mozambique

N

Namibie, Népal, Nicaragua, Niger, Nigéria, Norvège, Nouvelle-Zélande

O

Oman, Ouganda, Ouzbékistan

P

Pakistan, Panama, Papouasie-Nouvelle Guinée, Paraguay, Pays-Bas, Pérou, Philippines, Pologne, Portugal

R

République arabe syrienne, République centrafricaine, République de Moldova, République démocratique du Congo, République démocratique populaire laos, République dominicaine, République tchèque, Roumanie,
Royaume-Uni de Grande Bretagne et d'Irlande du Nord

S

Saint-Kitts-et-Nevis, Saint-Marin, Saint-Siège (Vatican), Sainte-Lucie, Sénégal, Serbie, Seychelles, Slovaquie, Slovénie, Soudan, Sri Lanka, Suède, Suisse, Suriname

T

Tadjikistan, Tanzanie, République-Unie de , Thaïlande, Togo, Tunisie, Turkménistan, Turquie

U

Ukraine, Uruguay

V

Vanuatu, Venezuela (République bolivarienne du), Viet Nam

Y

Yémen

Z

Zambie, Zimbabwe


Source pour l'ensemble du dossier sur le patrimoine mondial : UNESCO

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Niigata espère entrer au patrimoine mondial de l'UNESCO



La ville de Niigata, au nord-ouest du Japon, espère entrer au patrimoine mondial de l'UNESCO du fait de sa culture culinaire particulière.

Niigata est l'une des principales villes de production de riz et de saké au Japon.

Avec l'aide de spécialistes, elle va poser sa candidature à la section gastronomie du réseau des villes créatives de l'organisation.

Si sa démarche aboutit, elle sera autorisée à utiliser le logo de l'UNESCO pour faire la promotion de ses produits dans le monde entier.

Nagoya et Kobe ont déjà fait leur entrée dans le patrimoine mondial de l'UNESCO en tant que villes du design, tandis que Kanazawa a été désignée ville de l'artisanat.




Le réseau des villes créatives comporte 7 catégories. Il regroupe 18 villes dans 28 pays.


nhk 28/05/2011

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L'île de Sado reconnue par la FAO

Un haut responsable de l'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture s'est rendu dans l'île de Sado pour y constater les mesures de protection de l'ibis japonais.

Cette visite fait suite à la décision de la FAO d'ajouter l'île de Sado et la péninsule de Noto à la liste du Patrimoine mondial.


NHK 16/06/2011

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L'UNESCO pourrait inscrire deux nouveaux sites japonais à la liste du Patrimoine mondial


----> RETOUR sur l'article précédent

Deux nouveaux sites japonais pourraient être inscrits à la liste du Patrimoine mondial de l'UNESCO. La question sera débattue par le comité du Patrimoine mondial au cours des 11 jours de discussions qui débutent ce dimanche à Paris.

Le gouvernement japonais a déposé les candidatures de Hiraizumi, une municipalité de la préfecture d'Iwate, dans le nord-est du Japon, et de l'archipel des Ogasawara, un ensemble d'îles du Pacifique.

En mai, deux instances importantes ont recommandé l'inscription de ces deux sites. Leur soutien était important car il compte beaucoup dans les décisions du comité.

Le Conseil international des monuments et des sites, l'ICOMOS, a décidé de soutenir la candidature de Hiraizumi après modification du dossier. Certaines ruines mentionnées dans le projet initial ont été retirées. Il présente désormais un ensemble de temples et de jardins bouddhiques du XIIème siècle.

Par ailleurs, l'Union internationale pour la conservation de la nature s'est prononcée en faveur du dossier des îles Ogasawara, qui pourraient être inscrites sur la liste du Patrimoine naturel de l'UNESCO. Ces îles sont situées à quelque 1000 km au sud de Tokyo et sont réputées pour la richesse de leur faune et de leur flore.



nhk 19/06/2011

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L'archipel d'Ogasawara bientôt classé au patrimoine mondial

Les îles japonaise d'Ogasawara devraient être ajoutées au patrimoine naturel mondial de l'Unesco.

Le Centre du patrimoine mondial de l'Unesco se penchera à partir de jeudi, à Paris, sur la liste des trente-sept sites naturels, culturels et mixtes candidats au classement.

Les îles d'Ogasawara, à un millier de kilomètres au sud de Tokyo dans le Pacifique, sont en haut de la liste. Elles sont le berceau d'un grand nombre d'espèces animales et végétales rares.


nhk 23/06/2011

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Les îles d'Ogasawara ajoutées au Patrimoine mondial de l'UNESCO


L'UNESCO a ajouté les îles tropicales japonaises d'Ogasawara dans l'océan Pacifique à sa liste de sites du Patrimoine mondial.

La Commission du Patrimoine mondial de l'UNESCO a accepté d'inscrire les îles d'Ogasawara en tant que site du Patrimoine naturel à la session de vendredi de sa réunion annuelle à Paris. L'inscription a eu lieu un jour plus tard que prévu.

Les îles d'Ogasawara se situent à environ 1000 kilomètres au sud de Tokyo.Elles sont réputées pour leur faune rare et leur flore luxuriante. Les îles d'Ogasawara sont le 15ème site du Patrimoine mondial du Japon. Sur la liste figurent déjà la Péninsule de Shiretoko à Hokkaido et le dôme de la ville de Hiroshima, devenu un symbole du bombardement atomique.

NHK World 25/06/2011

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Préservation réussie du sanctuaire de faune de Manas

Les améliorations significatives apportées à la préservation du sanctuaire de faune de Manas ont permis de retirer ce site de la Liste du patrimoine mondial en péril.

Situé dans une zone des contreforts de l'Himalaya, le sanctuaire de Manas abrite une faune d'une extrême richesse qui comprend de nombreuses espèces menacées, comme le tigre, le sanglier nain, ainsi que le rhinocéros et l'éléphant indiens. Il a été inscrit sur la Liste du patrimoine en péril en 1992, sept ans après avoir été inscrit sur la Liste du patrimoine mondial de l'UNESCO.

Le Comité du patrimoine mondial, qui tient actuellement sa 35e session à Paris, a indiqué que le site retrouvait la valeur universelle exceptionnelle en vertu de laquelle il avait été inscrit sur la Liste du patrimoine mondial après les dommages causés pendant les troubles ethniques qui s'y sont déroulés.

Pour plus d'informations: http://whc.unesco.org/fr/list/338/documents/

Source : Techno-Sciences.net

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Après les îles d'Ogasawara, c'est au tour de Hiraizumi d'être inscrite au patrimoine mondial de l'Unesco

L'UNESCO a décidé d'ajouter à sa liste de sites du Patrimoine mondial la ville de Hiraizumi dans le nord-est du Japon.

La Commission du Patrimoine mondial de l'UNESCO a pris cette décision lors de la session de samedi de sa rencontre annuelle à Paris.

C'est sur le site de Hiraizumi, dans la préfecture d'Iwate, que l'on peut admirer le temple Chuson-ji ainsi que d'autres vestiges historiques.

Le gouvernement japonais a mis en avant les aspects culturels de Hiraizumi pour promouvoir la candidature du site au Patrimoine mondial, ajoutant que l'art bouddhique unique de cette ville possède une valeur universelle.

Hiraizumi est ainsi devenu le 16ème site du Patrimoine mondial et le 12ème site du patrimoine culturel du Japon.


nhk 26/06/2011

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La Thaïlande annonce son retrait de la Convention du patrimoine mondial de l'UNESCO

La Thaïlande a annoncé son retrait de la Convention du patrimoine mondial de l'UNESCO, en raison d'un conflit qui l'oppose au Cambodge à propos d'un temple situé dans une zone frontalière disputée.

La Thaïlande a annoncé sa décision à l'issue d'une réunion de la Commission du patrimoine mondial de l'UNESCO, samedi à Paris.

Selon le délégué de Thaïlande, ce retrait s'inscrit en réaction à la prise en compte, par la commission, d'un projet cambodgien d'aménagement du temple hindou Preah Vihear, projet susceptible de menacer la souveraineté de son pays.

Il a ajouté que le projet en question devait être suspendu tant que le contentieux territorial ne sera pas résolu entre le Cambodge et la Thaïlande.

La commission onusienne a toutefois rejeté la requête thaïlandaise.

Rappelons qu'en 2008, le temple Preah Vihear a été inscrit sur la liste du patrimoine mondial de l'UNESCO en tant que site cambodgien, malgré l'opposition de la Thaïlande.


NHK 27/06/2011

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Le Comité du patrimoine mondial a inscrit au total 25 sites sur la Liste du patrimoine mondial de l’UNESCO, dont 3 naturels, 21 culturels et 1 mixte. Un site a été retiré de la Liste du patrimoine mondial en péril et deux sites ont été ajoutés à cette liste. La Liste du patrimoine mondial compte désormais 936 sites : 183 sites naturels ; 725 sites culturels et 28 sites mixtes.


3 sites naturels :

la Côte de Ningaloo (Australie)
les Iles d’Ogasawara (Japon)
le Réseau des lacs du Kenya dans la vallée du Grand Rift (Kenya)

+ Extension : Les Forêts primaires de hêtres des Carpates et les Forêts anciennes de hêtres d’Allemagne (Slovaquie, Ukraine, Allemagne).

1 site mixte (naturel et culturel) :

la Zone protégée du Wadi Rum (Jordanie)

21 sites culturels :

l’Usine Fagus à Alfeld (Allemagne)
le Centre historique de Bridgetown et sa garnison (Barbade)
le Paysage culturel du lac de l’Ouest de Hangzhou (Chine)
le Paysage culturel du café de Colombie (Colombie)
le Jardin persan (Iran)
les Sites culturels d’Al Aïn : Hafit, Hili, Bidaa Bint Saud et les oasis (Emirats Arabes Unis)
le Paysage culturel de la Serra de Tramuntana (Espagne)
le Paysage culturel du pays Konso (Ethiopie)
les Causses et Cévennes, paysage culturel de l’agro-pastoralisme méditerranéen (France)
les Lombards en Italie, lieux de pouvoir (568-774 après J.C.) (Italie)
Hiraizumi - Temples, jardins et sites archéologiques représentant la Terre pure bouddhiste (Japon)
le Fort Jésus à Mombasa (Kenya)
les Ensembles pétroglyphiques de l’Altaï mongolien (Mongolie)
la cathédrale de León (Nicaragua)
les Villages antiques du Nord de la Syrie (République arabe syrienne)
les Sites archéologiques de l’île de Méroé (Soudan)
les Sites palafittiques autour des Alpes (Suisse, Allemagne, Autriche, France, Italie, Slovénie)
le Delta du Saloum (Sénégal)
Mosquée Selimiye et son ensemble social (Turquie)
la Résidence des métropolites de Bucovine et de Dalmatie (Ukraine)
la Citadelle de la dynastie Hô (Viet Nam)

Ajouts sur la Liste du patrimoine mondial en péril :

la réserve de biosphère de Río Plátano (Honduras)

le Patrimoine des forêts tropicales ombrophiles de Sumatra (Indonésie)


Retrait de la Liste du patrimoine mondial en péril :

Le sanctuaire de faune de Manas




UNESCO 28/06/2011

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L'UNESCO se préoccupe également de l'homme, de l'homme et de son environnement (biosphère), de l'éducation, notamment des filles mais aussi des femmes dans certains pays, la paix à travers le sport, l'enseignement. Ce sont aussi des actions pour soutenir des éléments culturels comme les livres, la démocratie, l'économie verte... etc...

C'est peut-être l'une des entités internationales que je trouve la plus utile pour le bénéfice de tous... Cet organisme a, à mon sens, été bien pensé et son travail d'aide à la préservation de tout ce qui fait notre monde permet d'alerter l'opinion lorsque c'est nécessaire ou d'appeler l'attention du plus grand nombre sur certaines vérités qui parfois dérangent.

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Le suspense va durer jusqu’à la réunion du jury (4-8 juillet)



Le jury des Prix d’alphabétisation UNESCO tiendra sa réunion annuelle au Siège de l’UNESCO du 4 au 8 juillet. Les cinq experts indépendants évalueront les nominations et transmettront leurs recommandations sur les lauréats à la Directrice générale de l’UNESCO peu après s’être mis d’accord sur une proposition finale.



Les lauréats seront annoncés fin Juillet. La cérémonie annuelle de remise des prix aura lieu pour la première fois à New Delhi le 8 septembre 2011, lors de la Journée internationale de l’alphabétisation.



Venus de différentes régions et représentant les deux sexes, les membres du jury sont nommés par la Directrice générale de l’UNESCO pour une période de trois ans, renouvelable une fois.

Les membres actuels du jury sont : Zhou Nanzhao (Chine); Norbert Nikiema (Burkina Faso); Sylvia Schmelkes (Mexique); Abdelwahid A. Yousif (Soudan) et Shinil Kim (Corée).



Source : Unesco

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18 nouvelles réserves de biosphère sont ajoutées au réseau MAB de l’UNESCO

Le Conseil international de coordination du Programme MAB (Man and the Biosphere), réuni à Dresde (Allemagne) du 28 juin au 1er juillet, a étendu une réserve de biosphère existante et ajouté 18 nouvelles réserves au Réseau mondial de réserves de biosphère. Ces ajouts et extensions portent à 580 le nombre de réserves de biosphère du MAB réparties dans 114 pays.

Cette année, des réserves de biosphère ont été inscrites pour la première fois en Lituanie, aux Maldives, à Saint-Kitts-et-Nevis et au Togo. Pour sa part, l’Australie a décidé de retirer l’île Macquarie du Réseau mondial de réserves de biosphère car cette dernière ne compte aucun habitant alors qu’il s’agit d’un critère du réseau mondial depuis 1995.

Les nouvelles réserves désignées sont :

Le Lac Bras d’or (Canada) est une vaste étendue d’eau salée qui occupe le centre de l’île du Cap-Breton, en Nouvelle-Ecosse. Cette « mer intérieure » communique avec l’océan Atlantique par trois chenaux. La nomination a été préparée lors d’un processus qui a étroitement associé les représentants des Premières Nations, les agences gouvernementales provinciales et fédérales, des citoyens et des universitaires. Les parties prenantes travaillent ensemble dans le cadre de l’Association de la réserve de biosphère du lac Bras d’Or, créée en 2005. Cela a permis de développer un plan global de gestion du lac. Plus de 14 000 personnes vivent dans cette zone et ont lancé plusieurs initiatives qui créent de nouveaux emplois, encouragent la création d’entreprises et développent des solutions concrètes en vue d’un développement durable.

La montagne Mao’er (Chine) propose un paysage de montagne particulièrement spectaculaire, avec des sommets dépassant les 2 000 m. On y trouve des forêts de bambous, de conifères et de feuillus qui offrent un habitat à deux rares espèces endémiques de grenouille et de salamandre (Hynobius Mao’er Mountainensis et Rana Mao’er Mountainensis). La réserve de biosphère est habitée par des Chinois Han et par plusieurs minorités (notamment Miao, Yao, Zhuang, Dong, Yi et Hui) qui confèrent à la région une riche diversité culturelle. Grâce à un projet financé par le Fonds pour l’environnement mondial (GEF), la protection de l’environnement et des activités économiques durables, dont l’éco-tourisme, ont été développées dans la zone.

Le Corridor biologique Nevados de Chillan – Laguna del Laja (Chili) se situe dans la partie nord de la Patagonie, au Chili central. C’est une des régions du monde qui enregistrent la plus grande biodiversité. Elle compte aussi un grand nombre d’espèces endémiques. Le corridor relie trois zones centrales.

Le Songor (Ghana) couvre 51 113 ha dans la zone côtière du sud du pays. Il s’agit d’une combinaison unique d’écosystèmes marin, estuarien, d’eau douce et d’eau saumâtre, avec des mangroves, des îles et des lambeaux de forêts protégées par les communautés. Certaines portions de l’écosystème marin servent de lieux de nidification pour les poissons, tortues et oiseaux migrateurs. Les principales sources de subsistance des communautés du site et des alentours sont l’agriculture de subsistance, la pêche et la collecte du sel. L’établissement principal, Ada Foah, est connu pour son activité touristique mais le potentiel reste encore largement inexploité. La possibilité de développer dans la zone des secteurs de tourisme culturel et d’écotourisme pourrait faire du site un modèle de développement durable.

Le Mujib (Jordanie) appartient au bassin de la Mer Morte et au paysage de la vallée du Jourdain. Situé sur les berges orientales de la Mer Morte, ce paysage impressionnant comprend le point le plus bas de la surface terrestre (420 m sous le niveau de la mer). Les activités humaines ont joué un certain rôle et modelé beaucoup des habitats de la réserve. Il s’agit d’activités agricoles, de pêche et chasse, de ramassage de bois de chauffage, de collecte de plantes et herbes médicinales, mais on trouve aussi des pâturages, des carrières dans des parties restreintes à la frontière de la réserve et des établissements humains de petite taille. On répertorie dans la zone plus de 90 espèces de plantes rares au niveau national, une espèce endémique de poisson et 24 espèces de mammifères importants du point de vue de la conservation au plan national, régional ou mondial.

Zuvintas (Lituanie) se situe dans la partie sud des basses terres lituaniennes. D’une superficie de près de 59 000 ha, le site comprend des lacs, des marais, des tourbières et des pinèdes. Cette grande variété d’habitats et de végétation se traduit par une riche biodiversité. La Réserve de biosphère occupera une catégorie à part dans la législation nationale de protection. Les principales activités humaines sont l’agriculture, la sylviculture, la pêche et, depuis peu, le tourisme et l’éco-agriculture. Quelque 11 000 personnes – petits ou grands propriétaires - vivent dans la zone.

L’Atoll Baa (Maldives) héberge dans ses nombreux récifs une biodiversité d’intérêt mondial et illustre une longue histoire d’interactions entre l’homme et son environnement. Le site, qui couvre environ 139 700 ha de zones marines et côtières, est représentatif de la richesse des Maldives en animaux coralliens, avec des coraux durs et mous, des espèces de poissons associées aux récifs, des tortues marines, des raies mantas et des requins baleines. Habitée par 12 170 résidents, la réserve reçoit 350 000 touristes par an. En tant que projet GEF, le site est prometteur pour illustrer aux Maldives et dans la région un développement durable reposant sur une économie verte.

L’Archipel Berlengas (Portugal) comprend les Berlengas, un groupe de petites îles et îlots, ainsi que la ville de Peniche sur le continent. L’archipel est régulièrement visité par des touristes, des pêcheurs et des scientifiques qui transitent par Peniche vers ces emplacements exceptionnels du point de vue de la géophysique et de l’écologie. Des habitants de Peniche participent à la gestion de la réserve de biosphère afin de promouvoir le développement durable et la conservation des îles.

La plaine inondable Volga-Akhtuba (Fédération de Russie) représente un écosystème unique, situé dans la vallée de la Volga. La Volga-Akhtuba est une mosaïque de paysages allant de prairies inondables, permettant de hauts rendements agricoles, à des frayères, des chênaies et des zones humides d’importance internationale. Habité en permanence par près de 45 000 personnes, l’endroit a un important patrimoine historique et culturel. Les principales activités sont l’agriculture, la pêche, le tourisme et l’usage récréatif.

L’importance de St. Mary’s (Saint-Kitts-et-Nevis) tient à sa biodiversité particulièrement riche. La réserve englobe des forêts humides, des mangroves et des récifs coralliens, mais aussi le Parc national de la forteresse de Brimstone Hill, site inscrit sur la Liste du patrimoine mondial pour son importance historique, culturelle et architecturale. Il s’agit d’une des premières réserves de biosphère situées dans les petites îles des Caraïbes et elle peut constituer un exemple du fait de l’importante participation locale à la préservation de cette mosaïque exceptionnelle de paysages culturels et naturels.

La réserve de l’Archipel Blekinge (Suède) comprend l’essentiel des zones côtières et des archipels de Blekinge, au sud-est de la Suède. Sur ses plus de 200 000 ha, la réserve offre des paysages de côtes granitiques et toute une variété d’îles et d’îlots. L’endroit a un riche patrimoine naturel et culturel et la population locale est fermement décidée à maintenir le dynamisme économique et social de la région par le biais d’un entreprenariat innovant et du développement de technologies favorables à l’environnement et aux économies d’énergie. Une recherche conjointe sur l’utilisation durable des ressources côtières est menée par des municipalités et des universités.

Le Paysage de la rivière Nedre Dalälven (Suède) s’étend sur 308 000 ha, mariant zones humides, rivières, lacs, plaines inondables et forêts. On y trouve notamment le lac Hovran et la baie Färnebofjärden, un site Ramsar. La région a une grande biodiversité et la rivière marque une nette frontière du point de vue de la faune et de la flore entre les parties sud et nord de l’Europe du Nord. L’agriculture et la sylviculture ont évolué suite aux changements dans la sidérurgie. Plus de 100 projets pour le développement durable témoignent du grand dynamisme de la région. La réserve de biosphère bénéficie d’un système de gouvernance hautement participatif ainsi que de nombreux partenariats avec des universités et centres de recherche axés sur le suivi environnemental.

Oti-Keran / Oti-Mandouri (Togo). Située dans la partie nord du pays, la réserve de biosphère inclut le Parc national Keran et la réserve de faune de l’Oti-Mandouri, soit 179 000 ha comptant 16 710 habitants. Il s’agit d’une zone clé établissant une continuité entre Oti-Keran et l’ensemble WAP – W (Niger), Arly (Burkina-Faso) et Parc national du Pendjari (Bénin) – et représentant un corridor migratoire transfrontalier pour les éléphants et d’autres gros mammifères comme les buffles. La réserve de biosphère Oti-Keran / Oti-Mandouri offre de nombreux écosystèmes : zones arbustives, savanes, galeries forestières, prairies. Les communautés ont été impliquées dans le processus de création et de gestion de la réserve de biosphère, notamment en ce qui concerne la surveillance. Une recherche centrée sur la dynamique de l’écosystème et l’évolution de la biodiversité, ainsi que sur des questions socioculturelles est menée en collaboration avec des universités nationales et internationales.

Roztochya (Ukraine) s’étend sur 74 800 ha consacrés à l’agriculture, l’élevage et la pisciculture. Situé sur la frange nord-ouest du Podillya Upland, à 20 km de la ville de Lviv, le site attire des vacanciers avec ses sanatoriums. Des plans prévoient le développement de l’économie et du tourisme dans la région. Une coopération avec la Pologne existe déjà et se poursuivra.

Bura’a (Yemen) doit son nom au massif granitique Jabal Bura’a qui domine la région. S’échelonnant de 200 à 2 200 m, le Bura’a est une zone montagneuse très accidentée avec plusieurs vallées très encaissées qui sont riches en espèces de plantes endémiques rares et vulnérables. Le site héberge aussi une faune diverse, notamment un grand nombre d’espèces d’oiseaux et plusieurs reptiles (tortues d’eau douce et lézard monitor du Yémen). Les systèmes traditionnels agro-forestiers ont toujours cours et représentent une importante source de revenus pour les communautés locales.

La Réserve de biosphère de Santana Madeira (Portugal) est située dans l’archipel de Madère. Il s’agit de la première réserve dans cet archipel. Même si des activités touristiques y sont développées, l’agriculture domine largement dans la communauté vivant sur le site. La réserve abrite une faune et une flore riches qui présentent un taux élevé d’espèces endémiques. Avec ses écosystèmes marins et côtiers, sa végétation d’altitude et ses forêts de laurier, la Réserve est représentative des principales unités biologiques présentes sur l’île. L’archipel de Madère fait partie de la Macaronésie, qui comprend notamment les îles Canaries et les Açores, qui comptent plusieurs réserves de biosphère insulaires.

Ramot Menashe (Israël) comprend un ensemble de systèmes écologiques représentant la version méditerranéenne de l’écosystème global de type « forêts sclérophylles à feuilles persistantes, bois et broussailles ». Couvrant 17000 ha, le site, géré par le Conseil régional de Megiddo, a été créé après un long processus de consultation innovant impliquant 13 exploitations agricoles et 10 000 habitants. Il englobe le site de Megiddo, inscrit sur la Liste du patrimoine mondial et entretient une coopération régulière avec la Réserve de biosphère du Mont carmel. La réserve de biosphère apparaît comme un site pilote en matière de développement durable et pourrait être imité par d’autres réserves situées dans des zones arides. Parmi les pratiques durables, on peut citer notamment l’utilisation d’un système d’irrigation goutte-à-goutte fonctionnant à partir des eaux usées retraitées provenant des exploitations agricoles de la Réserve de biosphère ou encore le maintien des écosystèmes « batha » et de revenus de subsistance tirés de l’activité pastorale.

Trifinio Fraternidad (El Salvador/Guatemala/Honduras) est la première Réserve de biosphère trinationale d’Amérique centrale. Elle est considérée comme une contribution majeure à la mise en place d’un Couloir biologique mésoaméricain. Située dans la partie centrale de la région, elle présente un nombre élevé d’espèces endémiques vivant dans les forêts tropicales humides. Elle présente des zones centrales à cheval sur les trois pays, ce qui permet de protéger de larges parts de la forêt tropicale par-delà les frontières. Le fleuve Lempa, qui traverse les trois pays avant de se jeter dans l’océan Pacifique, y prend sa source. Trois millions de personnes tirent directement leur subsistance du fleuve. La gestion de cette Réserve est coordonnée par le Plan Trifinio, une agence de coopération interétatique qui se trouve sous la supervision directe des vice-présidents des trois pays concernés.

Extensions ou changements de délimitation de réserves de biosphère

Cat Tien (Viet Nam) est le nouveau nom de l’ancienne réserve de biosphère Dong Nai, inscrite en 2001. Deux nouvelles zones centrales ont été ajoutées, ce qui porte la surface totale de la réserve à 966 563 ha. L’extension vise à répondre aux défis posés par les demandes liées au développement socio-économique. Sous la direction du Comité populaire de la province de Dong Nai, une collaboration accrue entre les différents acteurs devrait aider à renforcer la coordination et les processus de gestion pour l’ensemble de la réserve en réconciliant une conservation pluri-objectif et les objectifs de développement.

Depuis 40 ans, le Programme MAB est pionnier dans son approche scientifique du développement durable. Les réserves de biosphère sont des lieux reconnus par le MAB où les communautés locales sont étroitement associées à la gouvernance, gestion, recherche, éducation, formation et au suivi, en vue à la fois du développement socio-économique et de la conservation de la biodiversité. Ce sont aussi des sites d’expérimentation et d’enseignement du développement durable.



UNESCO 30/06/2011

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Selon les objectifs fixés lors de sa première session, en novembre 1971, c'est développer les bases scientifiques de l’utilisation rationnelle et de la conservation des ressources de la biosphère pour améliorer la relation globale entre l’homme et l’environnement ; pour prévoir les conséquences des actions d’aujourd’hui sur le monde de demain et ainsi accroître les capacités humaines à gérer efficacement les ressources naturelles de la biosphère.

Conçu en 1968, le programme MAB a été lancé à la Conférence générale de l’UNESCO en 1970. Il couvre un large spectre d’écosystèmes : terrestres, aquatiques, des régions polaires aux régions tropicales. Il n’était pas limité dans le temps.

Pour atteindre cet objectif, le Conseil du MAB a créé treize (plus tard quatorze) thèmes ou projets internationaux, certains traitant des interactions entre l’homme et différents types d’écosystèmes (forêts, pâturages, etc..) ou entités géographiques (i.e. montagnes, îles, villes) ; d’autres s’intéressant à des processus ou impacts plus globaux (perception de l’environnement, les effets des pesticides, les travaux d’ingénierie, les polluants…).

Comment sont financées les activités du MAB ?

Le financement des activités du MAB provient principalement de source nationale, appuyé par une action catalytique de l’UNESCO, les agences bilatérales, les organisations internationales et le secteur privé. En terme de structures, les principaux organes sont les Comités nationaux du MAB qui ont été établis dans plus d’une centaine de pays. Les orientations et priorités du programme sont du domaine du Conseil international de coordination du MAB (CIC du MAB), constitué des représentants scientifiques et diplomatique des 34 États membres, qui se réunissent au moins une fois tous les deux ans (dernièrement, chaque année).

Le réseau mondial des réserves : (pages en anglais)


Afrique
États arabes
L'Asie et le Pacifique
L'Europe et l'Amérique du Nord
L'Amérique latine et les Caraïbes

Liste des réserves de biosphère transfrontières(pdf)

Liste de biosphère réserves qui sont entièrement ou partiellement de Ramsar humides (pdf)
Ramsar = zones humides d'importance internationales. C'est le nom d'une convention !

Liste de biosphère réserves qui sont entièrement ou partiellement des sites du patrimoine mondial (pdf)

Les informations devraient être prochainement disponibles en français. En attendant, le fait que ce soit en anglais, n'empêche pas de prendre connaissance de ce document... Les lieux sont facilement compréhensibles. On peut également faire une recherche secondaire si on veut mieux visualiser l'endroit en tapant le nom ou groupe de mots dans la barre de recherche....


Source : UNESCO

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La protection du patrimoine face aux révolutions


Bombardements en Libye , révolutions en Tunisie et en Egypte, coups de feu autour d’un temple à la frontière entre la Thaïlande et le Cambodge… Comment travaille l’Unesco pour protéger le patrimoine archéologique dans ce contexte politique instable ? Les réponses de Francesco BANDARIN, sous-directeur général pour la culture à l’Unesco, directeur du Centre du Patrimoine mondial.


Sciences et Avenir: Plusieurs pays du monde arabe riches en patrimoine viennent d’être le théâtre de révolutions, certaines toujours à l’œuvre. Qu’a pu faire l’Unesco pour apporter son aide ?

Francesco BANDARIN: Le rôle de l’Unesco est compliqué, car en tant qu'organisation internationale liée à la culture, nous devons évoluer au milieu d’évènements de nature politique, dans des pays aux situations forts diverses. Le cas de l’Egypte et de la Tunisie n’est par exemple pas comparable à celui de la Libye ou de la Syrie. Pour agir, nous dépendons de la volonté des gouvernements… Ceci dit, nous ne sommes bien entendu pas restés les bras croisés. Des missions de l’Unesco ont tout de suite été envoyées partout où cela était possible. Trois se trouvent déjà en Tunisie et deux en Egypte. Une troisième devrait s’envoler vers ce pays le 15 mai.

S.A : En Libye, de nombreux bombardements ont lieu. L’Unesco a-t-elle déposé des requêtes auprès des armées de la coalition ?F.B: Nous avons fait beaucoup plus que cela. Il existe la Convention internationale de La Haye de 1954, dite Convention de la protection du patrimoine culturel en cas de conflit armé, dont la Libye est d’ailleurs signataire ainsi que tous les intervenants –mis à part l’Angleterre. L’Unesco a donc réalisé, comme le prévoit la Convention, l'inventaire de tous les sites libyens accompagnés de leurs coordonnées géographiques. Cet inventaire a été remis au Commandement de l’Otan. Ces derniers sont donc informés et nous avons des échanges réguliers avec eux. L’Otan possède la liste complète de l’ensemble des sites du patrimoine mondial libyen, avec en particulier ceux de Leptis Magna et Sabratha, les plus proches des actuelles zones de combats. Heureusement, la plupart d’entre eux sont éloignés ou à l’intérieur des terres.

S.A: L’Egypte a récemment connu de graves pillages … quelles initiatives concrètes a pu prendre l’Unesco ?
F.B: Nos équipes ont justement été envoyées faire le point sur ces pillages et dresser un inventaire. Dès les premières alertes, nous avons pris des mesures immédiates et lancé un programme avec nos partenaires, qu’il s’agisse des grandes ONG culturelles ou d’INTERPOL. Mais il n’y a pas que ça. Il est pour nous essentiel de mettre le paquet sur la jeunesse du monde arabe qui a été trop longtemps tenue hors de la vie économique, culturelle et politique. C’est un vrai problème, et il est valable partout! Un des volets importants de nos missions actuelles est donc de développer des projets avec la jeunesse de ces pays. Il faut impérativement associer les jeunes à la culture. Les impliquer dans l’élaboration des programmes culturels, qu'il s'agisse de l’éducation, de la formation ou de la communication.
" Il faut impérativement associer les jeunes à la culture."


S.A: Quels autres projets souhaitez-vous renforcer ?F.B: Depuis toujours, l’image de l’Unesco est liée à celle de l’Egypte, et les relations que nous entretenons avec ce pays sont fondamentales. Plusieurs projets en cours ont été relancés. Par exemple, la restauration du Caire historique. Un chantier gigantesque, pour une ville ancienne sans doute la plus extraordinaire du monde islamique. Il faut établir un plan général de restauration de la ville historique, ce qui n’a jamais été fait. Désormais tout cela doit s’inscrire dans un cadre stratégique. Il y a ensuite un projet plus modeste du point de vue financier -mais très important du point de vue symbolique- celui du grand architecte égyptien Hassan Fathy, avec la restauration de New Gourna : un village de Louxor qui pourrait symboliser l’architecture populaire durable. Sans parler de l’achèvement du grand Musée national de la civilisation égyptienne (NMEC) sur le site d’El Fustat, au Caire, auquel l’Unesco est associé depuis le début. Si tout fonctionne comme nous l’espérons, l’Egypte deviendra un pilier de notre activité dans les prochaines années.

S.A: Et concernant la Tunisie?F.B: Là, il n’y a pas eu de gros problèmes sur les sites archéologiques. La difficulté concerne plutôt la réorganisation du secteur culturel. Heureusement, le gouvernement de transition a choisi comme ministre un grand expert, ancien fonctionnaire de l’Unesco, M. Ezzeddine Beschaouch. Plusieurs projets sont donc déjà sur les rails. Le premier concerne Carthage. Le site antique se trouvait non loin de la résidence de l’ancien Président. Des permis de construire donnés illégalement avaient ainsi limité l’extension de la zone tampon du site. Tout cela est désormais balayé. L’ancienne Carthage va de nouveau retrouver une vie normale et répondre aux critères et principes de conservation. Notre second projet très important, à l’instar de celui lancé en Egypte, est surtout d’impliquer la jeunesse dans toutes ces réalisations. Tout cela sera long et il ne faut pas espérer de résultats à court terme. Mais ce qui est essentiel, c’est que ces programmes aillent tous dans la bonne direction.

S.A: Qu’en est-il des autres pays arabes en conflit?F.B: Nous sommes très inquiets pour la Syrie, le Yémen ou Bahreïn… Nous avons d’ailleurs dû transférer la réunion du prochain Comité du Patrimoine mondial de l’Unesco qui devait se tenir du 19 au 29 juin à Bahreïn. Elle aura lieu finalement à Paris aux mêmes dates.

S.A: D’autres régions du monde posent aussi problème. Quelle est la position de l’Unesco dans le conflit qui oppose actuellement le Cambodge et la Thaïlande autour du temple de Preah Vihear, situé sur la frontière entre les deux pays, classé au Patrimoine mondial de l’humanité?

FB: La situation est là aussi très complexe. J’ai rencontré le ministre des affaires étrangères de la Thaïlande, puis le vice-premier ministre du Cambodge à plusieurs reprises. A chacune des rencontres, il nous a été répondu: «C’est réglé. Nous avons un accord. Nous allons retirer les soldats et rouvrir le site aux touristes etc. ». Nous avions donc reçu des garanties des deux côtés. Or à peine rentrés, les affrontements ont repris! Nous avions même envoyé en mission spéciale l’ancien directeur de l’Unesco, Mr. Koïchiro Matsuura. L'organisation d'une rencontre à Paris avait été décidée pour le 25 mai, les deux parties devant se réunir pour tenter de trouver une solution. Il y a là une violation de toutes les règles ! Il ne peut y avoir d’armée sur un site classé au patrimoine mondial. On est hors de toute convention. Tout est violé. Aujourd’hui la situation nous dépasse. Des actes de guerre sur un site du patrimoine mondial sont impossibles. Du fait du conflit politique, le rôle de l’Unesco est limité. Cette affaire est désormais dans les mains du Secrétaire général des Nations Unies à New York, Mr. Ban Ki Moon.

S.A: Une crise financière très grave touche actuellement les économies de la planète. Avec quels budgets fonctionne aujourd’hui l’Unesco ?
F.B: La recherche de financement est une quête quotidienne car il n’aura échappé à personne que les Etats n’ont plus d’argent. Pour simplifier, je dirais que l’Unesco fonctionne avec deux budgets. Un budget de contributions obligatoires des Etats-membres (calculé en fonction de leur puissance économique), et un budget dit volontaire (constitué de legs, dons, subventions de gouvernements ou d’institutions publiques ou privées, d’associations ou de particuliers). Le budget obligatoire versé par les Etats-membres s'élève à environ 226 millions d’euros annuels (326 millions de dollars), alors que le budget volontaire est de l’ordre de 174 millions d’euros (250 millions de dollars) par an.

S.A : Quels sont les plus gros contributeurs de l’Unesco ?F.B: En termes de contribution obligatoire, les Etats-Unis sont le plus important donateur. Ils participent à hauteur de 22% au budget de l’Unesco. Ensuite, c’est le Japon. En ce qui concerne les contributions volontaires, c’est l’Italie, avec près de 40 millions de dollars.

S.A: Certains pays connaissent un très grand développement économique. La Chine, par exemple. Ce pays fait-il partie des donateurs ?
F.B: Non. En tout cas, ce n’est pas un donateur dans le sens traditionnel du terme. Mais les Chinois font des investissements importants sur leur territoire en ce qui concerne la protection de leurs propres sites.

"Le trafic illicite des biens est devenu le 4ème plus grand marché criminel derrière la drogue, le trafic des êtres humains et les armes."

S.A: Sur la question des restitutions à laquelle la Chine participe aussi (notamment pour récupérer les biens pris lors du sac du Palais d'été en 1860), de plus en plus de demandes de restitution sont faites à travers le monde. Quelle est la position de l’Unesco sur ce sujet?F.B: Elle est très claire. Il existe un Traité international de l’Unesco, la Convention pour la lutte contre le trafic illicite des biens culturels. Il date de 1970. Au fur et à mesure de la signature de ce traité par chacun des pays, la date d'entrée constitue le début de leur adhésion. Tout ce qui a pu se passer avant cette date ne peut être pris en compte. Quoi qu’ait pu être transféré d’un pays à l’autre. Ce que l’on a fait, par contre, c’est de créer un Comité pour le retour et restitution qui traite des cas antérieurs : par exemple les marbres du Parthénon, ou la Tête de Nefertiti, etc. Ceci dit, ce comité n’a qu’un pouvoir de facilitation mais aucun pouvoir juridique.

Par contre, pour tout ce qui a été ratifié «après 70», nous avons les moyens pour intervenir. Si un objet volé ou fouillé illicitement est transféré dans un autre pays, nous pouvons agir à travers les traités ou encore INTERPOL, qui gère une banque de données que nous alimentons régulièrement. La Police peut donc être contactée à tout instant pour saisir les objets incriminés. Le trafic des biens illicites est devenu le 4e plus grand marché criminel derrière la drogue, le trafic des êtres humains et les armes ! Savez-vous qu’en Italie, plus d’un million d’objets ont quitté le pays au cours des trente dernières années (1) ! Le montant de ce trafic est estimé à 6 milliards de dollars par an. C’est un trafic international sous-estimé qui est en train d’atteindre une échelle préoccupante ! Les gouvernements devraient s’en inquiéter aussi sérieusement qu’ils le font pour celui de la drogue. Ce sont d’ailleurs souvent les mêmes organisations et les mêmes « routes » qui sont impliquées. Les intérêts en jeu sont colossaux.

S.A: Si vous aviez une baguette magique, quels seraient vos souhaits?

F.B: Je souhaite organiser un Sommet mondial sur « Culture et Développement » en 2013. C’est fondamental. Car aujourd’hui il faut savoir que la culture n’est pas considérée comme un facteur de développement économique! C'est une véritable absurdité. Jamais aucun Sommet international n’a eu lieu autour de cette question. Il ne s’agit pas de conférences, lesquelles ont été déjà nombreuses. Non, un sommet, ça veut dire de la politique! Des choix! Nous sommes bien parvenus à faire un sommet sur l’environnement. Il faut réussir à en faire une sur la culture !

Mon second rêve serait de pouvoir faire approuver une nouvelle convention pour la protection des paysages. Cette fois au niveau international. Elle n'existe pour l'instant qu'au niveau européen. Nous en discuterons lors du prochain conseil exécutif de l’Unesco. Mais faire passer une convention n’est pas facile. Là il me faudra une baguette magique !

.Sciences et Avenir 09/05/2011

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Le typhon Talas cause des dégâts sur un site du patrimoine mondial de l'UNESCO

La tempête tropicale Talas a laissé dans son sillage des destructions à travers l'ouest du Japon. Elle a notamment endommagé un site inscrit au Patrimoine mondial de l'UNESCO dans la préfecture de Mie.

Des anciennes routes de pèlerinage pavées de pierres et appelées "Kumano Kodo" ont été recouvertes de boue dans le village de Mihama qui a été détrempé par des pluies torrentielles amenées par le typhon. Ces routes sillonnent la chaîne de montagnes de Kii, chevauchant les préfectures de Mie, Wakayama et Nara. Elles ont été classées comme patrimoine mondial en 2004, en raison de leur valeur culturelle et de la beauté des paysages.

Des représentants d'une entreprise publique affiliée au gouvernement préfectoral de Mie précisent que des éboulements de terre ont été confirmés sur une section de 200 mètres d'une route menant au "Kumano Kodo". Le bureau de l'éducation de la préfecture a l'intention de procéder à une évaluation des dégâts.

NHK 07/09/2011

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Le Mont Fuji et Kamakura candidats au patrimoine mondial de l'humanité


Le gouvernement japonais va recommander l'inscription du Mont Fuji et de la ville de Kamakura au patrimoine mondial de l'humanité de l'UNESCO, tablant sur un classement des deux sites en 2013.

La décision a été prise lors d'une réunion de diverses agences gouvernementales jeudi.

Le gouvernement prévoit de soumettre une lettre de recommandation à l'UNESCO avant la fin du mois.

NHK 22/09/2011

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Séoul veut classer la frontière intercoréenne en biosphère mondiale


La Corée du sud veut élever au rang de biosphère mondiale une zone sauvage située sur la frontière intercoréenne, un secteur truffée de mines mais où s'ébattent depuis six décennies, de nombreuses espèces animales.

Le ministère sud-coréen de l'Environnement a déposé un dossier auprès de l'Unesco. Motif : il souhaite obtenir la protection d’un no man’s land de 2.979 kilomètres carrés qui comprend la zone démilitarisée (DMZ). Cette DMZ est une bande de terre de 2 kilomètres qui s’étend de chaque côté de la ligne de démarcation d’une longueur de 240 kilomètres. C’est cette ligne qui partage depuis 1953, date de la fin de la Guerre de Corée, le pays entre un Nord communiste, proche de Moscou et Pékin, et un Sud capitaliste, soutenu par les États-Unis.

Or, si cette bande de terre parait peu accueillante, ce sont 2.716 espèces animales et végétales qui y ont été recensées parmi lesquels : sangliers, martres, oiseaux, reptiles et amphibiens, entre autres. De plus, des espèces menacées y ont également été répertoriées, comme le cerf porte-musc, chassé pour le musc, une des rares matières naturelles animales entrant dans la composition des parfums.

Plus d'un million de mines

Mais bien que dit démilitarisée, la DMZ est en réalité hypersécurisée, avec ses fils barbelés, ses champs de mines et des milliers de soldats qui se font face. Une zone à laquelle aucun civil n'a accès. C'est d'ailleurs pour cette raison même qu'elle constitue naturellement une réserve pour les animaux qui n’y sont pas menacés, excepté par les mines. D'où le souhait de Séoul de faire reconnaitre cette formidable étendue en biosphère mondiale.

Selon des estimations datant de 2007 et établies par l'ONG Campagne internationale pour l'interdiction des mines (ICBL), plus d'un million de mines étaient disséminées de part et d'autre de cette frontière, relève l'AFP.

Maxisciences 24/09/2011

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L'Agence des Nations unies pour la culture, l'UNESCO, a été contrainte de suspendre ses dépenses sur ses nouveaux programmes après le retrait par les Etats-Unis de leur financement.

Dans un communiqué auprès des diplomates de l'UNESCO ce mercredi à Paris, la directrice générale Irina Bokova a annoncé la nécessité de geler temporairement les nouveaux projets.

Mme Bokova a précisé que l'organisation va devoir prendre des mesures radicales pour surmonter ce manque à gagner, provoqué par la décision américaine de ne pas verser 60 millions de dollars sur sa cotisation, ce qui représente presque un quart du budget de l'UNESCO, Washington en étant le plus gros donateur.

Les Etats-Unis ont pris leur décision après qu'une majorité d'Etats membres de l'UNESCO aient voté le 31 octobre, lors d'une assemblée générale, l'admission de la Palestine en tant que membre à part entière.

L'UNESCO estime devoir faire face à un déficit de 143 millions de dollars l'année prochaine si le gouvernement américain maintient le gel de sa subvention.

NHK 11/11/2011

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Le Japon et l'Espagne soumettent une demande à l'UNESCO

Le Japon et l'Espagne vont déposer ensemble une demande pour faire inscrire au Registre mondial de la Mémoire du monde de l'UNESCO des documents et objets relatifs à une délégation japonaise qui s'est rendue en Espagne au 17e siècle.

Mardi, la Commission japonaise auprès de l'UNESCO a décidé de recommander 47 objets et documents rapportés au Japon par la mission conduite par Tsunenaga Hasekura à Mexico, à Madrid et à Rome entre 1613 et 1620.

Désignés trésors nationaux au Japon, ils comprennent un certificat de citoyenneté reçu par Hasekura ainsi que des objets rituels chrétiens.

L'Espagne soumettra de son côté 94 objets et documents dont une lettre du roi d'Espagne à Date Masamune, seigneur féodal ayant commandité la mission.

Alors que le Japon se préparait à faire une demande seul, l'Espagne a proposé en octobre de déposer une candidature commune.

Etabli en 1992, le Registre compte déjà le manuscrit de la Neuvième symphonie de Beethoven et le Journal d'Anne Franck.

NHK 28/02/2012

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Des bureaux gouvernementaux souhaitent l'inscription du Mont Fuji au patrimoine de l'humanité

La campagne s'intensifie pour faire inscrire le Mont Fuji sur la liste du patrimoine culturel de l'humanité, avec au premier plan des promoteurs des ministères et agences japonais.

Un organisme consultatif de l'UNESCO se rendra sur les sites candidats cet été. La candidature du Mont Fuji sera prise en considération à l'été 2013.

La montagne emblématique est le plus haut sommet du Japon et fait l'objet d'un culte depuis des siècles.


NHK 12/03/2012

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Le Titanic sera protégé par l'UNESCO

L'épave du Titanic se retrouvera sous la protection de l'UNESCO plus tard ce mois-ci.

La désignation deviendra officielle le 15 avril, soit le centième anniversaire du célèbre naufrage.

Les expéditions non-scientifiques dans l'épave seront ainsi interdites.

Il ne sera donc plus possible de récupérer illégalement des objets du Titanic.

Lire l'info sur le site officiel de l'UNESCO


NHK 06/04/2012

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L'épave du Titanic est désormais sous la protection de l'Unesco. Les restes du paquebot échoué à 4 000 mètres de profondeur en Atlantique Nord, était régulièrement pillés par des expéditions, qui repêchaient tout type de pièces dans le but de les exposer ou de les vendre. Selon l'agence, plus de 700 plongeurs auraient déjà visité le site.

Alors que l’on s’apprête à commémorer le naufrage de l' "insubmersible", Irina Bokova, directrice générale de l'Unesco, a déclaré que la tragédie du Titanic était " ancrée dans la mémoire de l'humanité " et qu'il était important de " protéger un site où plus de 1 500 personnes ont perdu la vie ".

La Convention de l'Unesco sur la protection du patrimoine culturel subaquatique, élaborée en 2001, a été ratifiée par 41 États. Selon les termes de la convention : “ Les Etats signataires pourront interdire la destruction, le pillage, la vente et la dispersion des objets trouvés sur le site. Ils peuvent prendre toutes les mesures en leur pouvoir pour protéger l’épave et faire en sorte que les restes humains soient traités dignement. L’épave se trouvant dans les eaux internationales, aucun État ne peut revendiquer une juridiction exclusive sur le site.”

La convention protège uniquement les navires coulés depuis plus d'un siècle et selon la directrice générale de l'Unesco " il resterait des milliers d'autres épaves qui auraient également besoin d'une telle protection. "

Atlantico 06/04/2012

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"L'épave se trouvant dans les eaux internationales, aucun État ne peut revendiquer une juridiction exclusive sur le site", précise l'organisme onusien. L'Unesco explique que c'est l'une des raisons pour lesquelles les vestiges du paquebot, qui gisent par 4.000 m de fond au large de Terre-Neuve, n'étaient pas encore protégés.

"Désormais, les États parties à la Convention pourront interdire la destruction, le pillage, la vente et la dispersion des objets trouvés sur le site. Ils peuvent prendre toutes les mesures en leur pouvoir pour protéger l'épave et faire en sorte que les restes humains soient traités dignement", indique l'Unesco.

A ce jour, 41 États dans le monde ont ratifié le document.

Jusqu'ici, le transatlantique ne pouvait revendiquer cette protection car la convention ne s'applique qu'aux navires naufragés depuis au moins 100 ans.

Le Titanic a sombré dans la nuit du 14 au 15 avril 1912, lors de son voyage inaugural à destination de New York, après avoir heurté un iceberg au large de Terre-Neuve.

RTL.be 6/04/2012

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Au Japon, la municipalité des îles Ogasawara, à quelque 1000 kilomètres au sud de Tokyo, a décidé de limiter le nombre de touristes admis dans le site du Patrimoine mondial de l'UNESCO.

Le village d'Ogasawara envisage d'introduire cette mesure en juin pour réduire d'environ 30% le nombre de passagers de la ligne de ferry qui dessert les îles et protéger ainsi les plantes et animaux locaux rares.

Le nombre de visiteurs a augmenté de 1,7 fois d'une année à l'autre au cours des 10 mois qui ont précédé mai. Les îles sont inscrites comme site du Patrimoine naturel depuis juin dernier.

La forte augmentation du nombre des visiteurs suscite la crainte que l'intrusion d'espèces étrangères n'ait des répercussions sur les espèces indigènes et que les touristes ne piétinent les plantes.



NHK 28/05/2012

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Réuni en session jusqu'au 6 juillet à St-Pétersbourg (Russie), le Comité du Patrimoine mondial de l'Unesco a inscrit vingt sites culturels, cinq sites naturels et un site mixte sur la nouvelle Liste.

Pour la première fois, le Tchad, le Congo, Palaos et la Palestine ont des sites inscrits au Patrimoine mondial. Tombouctou et le Tombeau des Askia ont été placés d'urgence sur la Liste du patrimoine en péril.

- Le lagon sud des îles Chelbacheb, à Palaos, est d'une beauté intacte. Quelque 100.200 hectares composés d'eaux turquoises, de récifs coralliens et de 445 îlots calcaires inhabités. Dans cet environnement unique, 385 types de coraux y vivent, des oiseaux et des animaux y séjournent : comme le dugong et pas moins de 13 espèces de requins.

D'origine volcanique, ces îles présentent la plus grande concentration de lacs marins au monde, une source d'endémisme élevé qui pourrait déboucher sur la découverte de nouvelles espèces, rien que ça.

Avec une telle description, comment ne pas inscrire ce site sur la nouvelle Liste du Patrimoine mondial de l'Unesco ? Justement, il a été choisi comme le seul site mixte en plus des des 5 sites naturels et des 20 sites culturels retenus par le Comité du Patrimoine mondial réuni jusqu'au 6 juillet à St-Pétersbourg (Russie).

Parmi les nouveaux élus :

- la Palestine compte pour la première fois un site inscrit à son nom sur la fameuse liste. Le lieu que les Chrétiens reconnaissent traditionnellement comme celui de la naissance de Jésus, l'église de la Nativité ainsi que la route de pèlerinage à Bethléem ont tous deux été retenus sous la bannière palestinienne.

- Le Tchad (les Lacs d'Ounianga) et le Congo (le parc trinational de la Sangha) voient également pour la première fois un élément de leur patrimoine placé sur la Liste.

- La France n'est pas en reste, puisque le bassin minier du Nord-Pas de Calais fait partie des nouveaux heureux élus. Façonné par trois siècles (XVIIe au XXe) d'extraction du charbon, les 120.000 hectares du site ont été classés en raison du poids historique de l'activité. Du haut des corons, ou au pied des terrils, les gares et les villages de la région illustrent une période significative de l'histoire de l'Europe industrielle. En parallèle, quatre sites miniers majeurs de Wallonie (Belgique) font également partie des 20 sites culturels retenus.

En réponse à la demande du gouvernement malien, l'Unesco a accepté d'inscrire la ville de Tombouctou et le Tombeau des Askia sur la Liste du patrimoine en péril. Cette décision a pour objectif de favoriser la coopération et le soutien en faveur des sites menacés par le conflit armé qui affecte la région. Un groupe d'islamistes contrôle actuellement le nord du Mali depuis trois mois et poursuivent la destruction de lieux religieux musulmans à Tombouctou. L'une des plus grandes mosquées, celle de Sidi Yahia (classée au patrimoine mondial) a notamment subi la destruction de sa porte principale. Ces actes de destructions ont été vivement condamné par les Etats-Unis, l'Algérie ou encore la Russie.

Les 5 sites naturels retenus au patrimoine mondial au cours de cette session sont :

- le Site fossilifère de Chengjiang (Chine)
- le Trinational de la Sangha (Congo, Cameroun et République centrafricaine)
- le parc naturel des colonnes de la Lena (Fédération de Russie)
- les Ghâts occidentaux (Inde)
- les Lacs d'Ounianga (Tchad)

Le lagon sud de Rocks Islands/Chelbacheb (Palaos) a lui été inscrit comme site mixte, culturel et naturel.

Quant aux 20 sites culturels inscrits, il s'agit de :

- l'opéra margravial de Bayreuth (Allemagne)
- les activités perlières, témoignage d'une économie insulaire (Bahreïn)
- les sites miniers majeurs de Wallonie (Belgique)
- Rio de Janeiro, paysages cariocas entre les montagnes et la mer (Brésil)
- le paysage de Grand Pré (Canada)
- le site de Xanadu (Chine)
- la ville historique de Grand-Bassam (Côte d'Ivoire)
- le bassin minier du Nord-Pas de Calais (France)
- le paysage culturel de la province de Bali : le système des subak en tant que manifestation de la philosophie du Tri Hita Karana (Indonésie)
- les sites de l'évolution humaine du Mont-Carmel : les grottes Nahal Me'arot/Wadi el-Mughara (Israël)
- Masjed-e Jame' d'Ispahan (République islamique d'Iran)
- Gonbad-e Qabus (République islamique d'Iran)
- le patrimoine archéologique de la vallée de Lenggong (Malaisie)
- Rabat, capitale moderne et ville historique : un patrimoine en partage (Maroc)
- le lieu de naissance de Jésus : l'église de la Nativité et la route de pèlerinage, Bethléem (Palestine)
- la ville de garnison frontalière d'Elvas et ses fortifications (Portugal)
- le pays Bassari : paysages culturels Bassari, Peul et Bédik (Sénégal)
- le patrimoine du mercure. Almadén et Idrija (Slovénie/Espagne)
- les fermes décorées de Hälsingland (Suède)
- le site néolithique de Çatal Höyük (Turquie)

En outre, cinq sites ont été placés sur la Liste du patrimoine en péril :

- le lieu de naissance de Jésus : l'église de la Nativité et la route de pèlerinage, Bethléem (Palestine)
- la ville de Tombouctou (Mali)
- le Tombeau des Askia (Mali)
- Liverpool-Port marchand (Royaume-Uni)
- les fortifications de la côte caraïbe de Portobelo-San Lorenzo (Panama)

Enfin, le Comité du patrimoine mondial a retiré deux sites de la Liste du patrimoine en péril en raison de leur bon état de conservation :

- le Fort et les jardins de Shalimar à Lahore (Pakistan)
- ainsi que les rizières en terrasses des cordillères (Philippines).




Maxisciences 05/07/2012

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Observatoires britannique ou français, cercle de pierres de Stonehenge, temple égyptien ou vestiges préhistoriques ont fait leur apparition vendredi sur une liste "du patrimoine de l'astronomie" soutenue par l'Unesco. Le site www.astronomicalheritage.net, lancé à l'occasion de l'Assemblée générale de l'Union astronomique internationale (UAI) à Pékin, se présente comme une base de données, d'études et un lieu de discussions sur les sites liés à l'astronomie de par le monde, explique l'organisation dans un communiqué.

Il vise surtout à défendre et à promouvoir cet héritage astronomique de la même façon que le fait la liste du patrimoine mondial de l'Unesco, associé à l'UAI dans ce portail internet. "Une grande partie de notre patrimoine astronomique le plus précieux, à la fois antique et moderne, est menacé. Si nous n'agissons pas pour le préserver, nous courons le risque de le perdre", explique Clive Ruggles, membre de l'UAI et professeur d'archéo-astronomie à l'université britannique de Leicester.


L'Unesco lance un portail sur le patrimoine de l'astronomie. Image : capture d'écran

Ce "patrimoine mondial de l'astronomie" regroupe non seulement des sites et monuments historiques liés à l'observation du ciel et des étoiles mais aussi des instruments, pratiques culturelles ou même paysages et lieux préservés de toute pollution lumineuse.

Beaucoup, comme les pyramides et temples égyptiens, Stonehenge ou l'observatoire chinois de Dengfeng, où les astronomes de la dynastie Tang utilisaient un pilier pour mesurer l'ombre du soleil et en déduire le passage du temps, figurent déjà sur la liste du patrimoine de l'Unesco. D'autres n'y sont pas, mais ont joué un rôle déterminant pour le progrès scientifique, tels la tour Einstein de Potsdam (Allemagne) ou l'observatoire de Meudon, près de Paris. La liste devrait rapidement s'étoffer dans les mois à venir, indique l'UAI.


LE POINT.FR 26/08/2012

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ROME - Une poutre de soutien du toit en tuiles est tombée dans la nuit de vendredi à samedi dans la fameuse Villa des Mystères de Pompéi en Italie, restée toutefois ouverte aux visites après la mise en sécurité du périmètre, a indiqué à l'AFP un porte-parole du site archéologique.

Il s'agit d'une poutrelle de bois d'environ 4 mètres de long qui est tombée probablement à cause des intempéries, a indiqué le porte-parole de la surintendance archéologique de Pompéi, contacté par téléphone. La nouvelle directrice du site Grete Stefani a expliqué que la poutrelle avait été installée dans le péristyle il y a une quinzaine d'années lors de travaux de restauration. Selon elle, la zone concernée a été fermée au public surtout par précaution car il n'y a pratiquement aucun risque pour les touristes.

La poutrelle tombée sera remplacée et des contrôles vont être opérés sur le reste de la Villa des Mystères, a ajouté Mme Stefani. La Villa des Mystères, exemple très bien conservé de villa suburbaine romaine et située à la lisière du site, est l'un des édifices les plus connus de Pompéi.

Selon le porte-parole, les carabiniers sont déjà venus faire de premières constatations et il n'y a pas de risque que le toit s'effondre. Les touristes peuvent continuer de visiter la Villa des Mystères sauf la pièce concernée, fermée au public par mesure de sécurité, a-t-il ajouté.

Depuis deux ans, Pompéi a été le théâtre de nombreux incidents comme la chute d'un pilier d'une pergola extérieure de la maison de Loreius Tiburtinus en décembre 2011, précédée par de spectactulaires effondrements de pans de murs dans la Maison des Gladiateurs et celle du Moraliste.

La Villa des Mystères renferme de très beaux exemples de peintures antiques. Son nom vient de la grande fresque du triclinium (salon) peinte vers 70/60 avant JC, représentant un rite dionysiaque mystérieux d'initiation des femmes au mariage.

Située près de Naples, Pompéi constitue l'ensemble le mieux conservé d'une ville de l'époque romaine. Elle est classée au patrimoine mondial de l'Humanité par l'Unesco depuis 1997.

L'Union européenne a accordé une aide de 105 millions d'euros pour le lancement d'un plan d'entretien et restauration du site sur au moins quatre ans, inauguré en grande pompe ces derniers mois par le chef du gouvernement Mario Monti.

Construite au 2è siècle avant Jésus Christ, l'élégante Villa des Mystères est l'une des 100 demeures découvertes dans la zone du Vésuve, à la fois fermes agricoles et refuges, à la sortie de la cité ensevelie sous les cendres par l'éruption du volcan le 24 août 79.




ROMANDIE.COM 08/08/2012

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Le Château de Chillon veut poursuivre son renouveau. Des projets d'aménagement paysager et d'amélioration de l'accueil des visiteurs ont été lancés mardi. La stratégie 2016 vise également l'inscription de l'édifice au Patrimoine mondial de l'UNESCO.

Après divers progrès et nouveautés apportés ces dernières années à l'attrait de la bâtisse et de son contenu, la Fondation de Chillon lance un concours d'architecture. Son but: la mise en valeur du site ainsi que la réalisation d'infrastructures d'accueil dignes des quelque 320'000 visiteurs annuels.

Vu l'imbrication des tâches, la fondation encourage le regroupement d'architectes et d'architectes-paysagistes pour le concours qui porte également sur un bâtiment de service (cafétéria, boutique) hors les murs. Celui-ci doit permettre d'alléger la pression sur le château lui-même.

Les projets doivent être rendus d'ici au 15 mars 2013. Leur montant s'élève à 3,8 millions de francs au total. La fondation imagine que l'Etat prendra à sa charge l'extérieur et les infrastructures sanitaires (un million de francs environ).

Le reste devrait être financé par des fonds propres, par le biais de la Loi sur l'appui au développement économique (LADE) et via un partenaire privé. Ce dernier doit encore être trouvé, a précisé Claude Ruey, président de la fondation.

Claude Ruey a aussi présenté mardi d'autres éléments de la stratégie 2016 pour le château. Outre 600'000 francs à consacrer annuellement aux travaux de conservation et restauration, le but est d'obtenir que Chillon figure sur la liste du Patrimoine mondial de l'UNESCO.

"On en est aux manoeuvres exploratoires", explique-t-il. L'idée d'une extension du label accordé à Lavaux s'est révélée "compliquée". Il faudrait donc que la Confédération valide la demande de Chillon et la soumette à l'UNESCO. L'objectif est calculé à moyen terme, soit vers 2015-2016.




ROMANDIE.COM 16/10/2012

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RAMALLAH (Territoires palestiniens) - La France va contribuer à hauteur de 200.000 euros au financement de la restauration du toît de la basilique de la Nativité à Bethléem, en Cisjordanie, a-t-on indiqué mercredi de sources officielles française et palestinienne.

Une convention d'aide budgétaire a été signée à Ramallah par le conseiller du président de l'Autorité palestinienne pour les affaires chrétiennes, Ziad al-Bandak, et le consul général de France à Jérusalem, Frédéric Desagneaux, a constaté l'AFP.

Cette contribution (...) traduit le souhait de la France de soutenir lAutorité palestinienne dans la préservation du patrimoine historique palestinien et mondial qui lui incombe, a souligné de son côté un communiqué du consulat général de France. Elle reflète également la responsabilité particulière héritée de lHistoire par la République Française vis-à-vis des églises et des communautés chrétiennes de Terre Sainte, ajoute le texte.

Elle témoigne enfin dun engagement fort de la France en faveur de l'église de la Nativité, classée au Patrimoine mondial de lUNESCO lors de la session de juin dernier de lorganisation à Saint-Pétersbourg, précise-t-il.

Le site de Bethléem a été inscrit en urgence le 29 juin dernier au Patrimoine mondial malgré la vive opposition d'Israël et des Etats-Unis après que l'UNESCO a accueilli la Palestine en son sein le 31 octobre 2011.

Nous remercions le peuple et le gouvernement français pour leur soutien constant à la cause palestinienne, en particulier le droit de notre peuple à l'autodétermination et leur rôle dans l'adhésion de la Palestine à l'UNESCO et l'inscription de Bethléem au Patrimoine mondial, a déclaré de son côté M. al-Bandak.

Le représentant palestinien a appelé le reste des pays européens et du monde à adopter la même position que la France en termes de soutien politique ou de contribution financière à la protection de notre patrimoine et de notre culture.

Le 2 septembre 2010, l'Autorité palestinienne et les représentants des Eglises grecque-orthodoxe, arménienne apostolique (orthodoxe) et latine (catholique) avaient signé un accord historique pour la rénovation du toit de la basilique de la Nativité, où est né le Christ selon la tradition.

Le toit, pourrissant, n'a pas été entretenu depuis 200 ans, selon la Custodie, gardienne des lieux saints au nom de l'Eglise catholique conformément à une tradition qui remonte à l'époque croisée en 1219.

Selon un rapport de l'UNESCO (Organisation des Nations unies pour l'éducation, la science et la culture), le toit, dont la structure date du 15e siècle, laisse passer l'eau et des parties en bois, ainsi que des restes de mosaïques et de peintures sont menacés par l'humidité. L'Autorité palestinienne a elle-même créé un fonds d'un million de dollars pour la restauration de cette toiture.

Datant de l'empereur romain Constantin, au 4e siècle, et restaurée par Justinien au 6e siècle, la basilique de la Nativité est l'une des plus anciennes et sacrées églises de la chrétienté. Elle est en mauvais état et est considérée comme un site en danger.

La basilique est administrée, dans une cohabitation parfois difficile, par les Grecs orthodoxes, les Arméniens orthodoxes et l'Ordre des Franciscains aun nom des catholiques romains.


Haut lieu de pèlerinage, Bethléem est le premier site touristique des Territoires palestiniens (deux millions de visiteurs en 2011).




ROMANDIE.COM 17/10/2012

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Après l’Afghanistan, et hier Tombouctou au Mali, cette fois, c’est en Tunisie, qu’un mausolée de saint du XIIIe siècle, vient d’être détruit par des hommes cagoulés. "Ces actions doivent être condamnées et poursuivies en tant qu'actes terroristes par les institutions nationales et internationales", réagit Francesco Bandarin, directeur du Centre du Patrimoine Mondial de l'Unesco.

MARDI 16 OCTOBRE, la «zaouia» de Leila Manoubia, le sanctuaire d’une des saintes soufi les plus vénérées de Tunisie a été incendié dans la banlieue de Tunis.

«Il s’agit d’un délit contre la culture et la société toute entière», selon l’universitaire Abdel Hamid Larguèche, historien, professeur à l’Université de la Manouba. Révélée par RFI, cette attaque succéderait à trois autres actions du même type menées ces derniers mois dans la région de Zaghouan, au Cap-Bon et du côté de Matmata, dans le gouvernorat de Gabès, où plusieurs sanctuaires ont été saccagés et détruits.

LA SAINTE, de son véritable nom Saïda Aïcha Manoubia, a vécu de 1180 à 1257. Sa sépulture était surtout fréquentée par des femmes. En mars dernier, des menaces avaient déjà été proférées contre ce même sanctuaire par des groupes salafistes. Pour les islamistes radicaux, vénérer un saint serait porter atteinte aux fondements de la religion. «[i]Tous ceux qui veulent effacer le passé d’un peuple, détruisent en même temps son avenir[/i]», a déclaré l’historien tunisien Abdel Hamid Larguèche.

SCIENCES ET AVENIR a recueilli la réaction de Francesco Bandarin, directeur du Centre du Patrimoine Mondial de l'Unesco. "L'UNESCO condamne fermement ces gestes de destruction du Patrimoine et des lieux de culte comme un crime contre la Culture et la coexistence des communautés".

"Ces actions sont l'expression du fanatisme et de l'intolérance et doivent être condamnées et poursuivies en tant qu'actes terroristes par les Institutions nationales et internationales", s'alarme Francesco Bandarin.


SCIENCES ET AVENIR 17/10/2012

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BAMAKO - Les islamistes armés qui contrôlent le nord du Mali détruisaient jeudi de nouveaux mausolées à Tombouctou, ville historique où ils avaient déjà procédé à de telles destructions en juillet, ont rapporté des témoins à l'AFP.

Actuellement, les islamistes sont en train de détruire les mausolées de Kabara (bien Kabara), un quartier du sud de Tombouctou, a affirmé un de ces témoins, propos confirmé par un autre habitant de la ville qui a précisé que les islamistes étaient arrivés à Kabara à bord de trois véhicules, certains armés.

Le premier témoin a indiqué qu'il y a trois mausolées dans ce quartier. Avec des pioches et d'autres outils, ils détruisent le premier mausolée, disant qu'ils vont détruire tous les mausolées, a-t-il affirmé.

En juillet, les islamistes d'Ansar Dine (Défenseurs de l'islam), groupe armé qui contrôle Tombouctou (nord-ouest) avec Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi), avaient suscité un tollé en détruisant des mausolées en terre dans l'enceinte de la plus grande mosquée de la ville, classée patrimoine mondial en péril.

De nombreux habitants avaient assisté, impuissants, à l'opération de destruction, alors que les islamistes promettaient de détruire tous les mausolées de la région. Ils avaient, quelques jours auparavant, déjà détruit sept des seize mausolées de Tombouctou et brisé la porte sacrée de la mosquée Sidi Yahia.

Des mausolées de saints vénérés par les populations locales ont également été détruits en septembre par les islamistes dans d'autres localités, à Goundam (90 km de Tombouctou) et à Gao, grande ville du nord-est du Mali contrôlée par un autre groupe armé islamiste, le Mouvement pour l'unicité et le jihad en Afrique de l'Ouest (Mujao).

Outre ses mausolées, Tombouctou, surnommée la ville aux 333 saints, compte également trois grandes mosquées historiques (Djingareyber, Sankoré et Sidi Yahia).

Fondée entre les XIe et XIIe siècles par des tribus touareg, elle a été un grand centre intellectuel de l'islam et une ancienne cité marchande prospère des caravanes. Elle est également célèbre pour ses dizaines de milliers de manuscrits, dont certains remontent au XIIe siècle, et d'autres de l'ère pré-islamique.


Les combattants d'Ansar Dine sont guidés par une idéologie fondamentaliste rejetant les visites aux saints, pourtant très répandues. Ils s'attaquent aux mausolées - importants lieux de recueillement - car ils considèrent la vénération des saints comme de l'idolâtrie, contraire à l'unicité de Dieu.

Ces nouvelles destructions sont intervenues à la veille d'une réunion internationale de haut niveau à Bamako, destinée à peaufiner une stratégie de reconquête militaire du nord du Mali, occupé depuis plus de six mois par ces groupes islamistes armés.

Ces jihadistes prônent la charia (loi islamique), dont ils ont une interprétation rigoriste. Ils commettent en son nom de nombreuses exactions (meurtres, lapidations, amputations, coups de fouet en public) avec de plus en plus de brutalité, selon des témoins.


----->J'ai déjà dit ce que je pensais de l'extrêmisme, de tous les extrêmismes... ! Il s'agit d'un manque de tolérance d'autant plus que certains meneurs religieux font leur propre interprétation de certains préceptes... J'en veux pour preuve un entretien que j'ai eu avec un responsable de mosquée qui m'a rétorqué : l'islam, le vrai, ce n'est pas la violence, mais comme dans la plupart des religions il y a plusieurs "mouvances". Je n'en dirai pas davantage, ce n'est pas le propos ni le but du forum...

Le 12 octobre, le Conseil de sécurité de l'ONU a adopté une résolution préparant le déploiement d'une force militaire internationale de quelque 3.000 hommes au Mali, donnant 45 jours aux pays ouest-africains, qui en constitueront le noyau, pour préciser leurs plans.


ROMANDIE.COM 18/10/2012

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Le président de la République François Hollande et le Gouvernement français ont annoncé aujourd’hui avoir «décidé de présenter la candidature de La Grotte Chauvet Pont-d'Arc à l’inscription sur la liste du patrimoine mondial de l’Unesco», alors qu'un fac-simile de la grotte, comme pour Lascaux, est en cours de construction depuis l'automne 2012.

La France n'en est cependant pas à son coup d’essai. En janvier 2012, elle avait déjà déposé un dossier auprès de l'Unesco pour faire reconnaitre la célèbre cavité découverte à Vallon-Pont-d’Arc (Ardèche) en décembre 1994, ornée de peintures préhistoriques datant de 25.000 à 37.000 ans. Préparé de longue date, il avait cependant été retiré en catastrophe à la veille de la session annuelle du Patrimoine mondial de l'Unesco, en juillet 2012 à Saint-Pétersbourg (en Russie).

Pour quelle raison la France avait-elle fait machine arrière ? Il semble qu'une demande de «procédure d’urgence» de dernière minute fût à la source du retrait anticipé. C'est que, contre toute attente, ce dossier – avec plusieurs autres cas –, avait été retoqué en première instance par l'Unesco le 1er mars 2012 pour des raisons administratives : il avait été jugé incomplet. Dès lors, l'administration Française avait fait le choix risqué de passer en force en sollicitant un dispositif d'urgence invoquant «les conditions climatiques à l'intérieur de la grotte».

En mettant en avant la notion de «péril» éventuellement encouru par la cavité, les autorités françaises pouvaient prétendre à cette procédure d'exception telle qu'elle est définie dans les paragraphes 161-162 des Orientations de l'organisme international. «Des concentrations de dioxyde de carbone et de radon» (naturellement présents dans la cavité) ont ainsi été invoqués pour justifier cette requête.

En mai 2012, un expert de l’ICOMOS, le Conseil International des Monuments et des Sites, avait donc été dépêché sur place. Si celui-ci a bien confirmé «la valeur universelle exceptionnelle, l'intégrité et l'authenticité du site [...].» Il n'a pas, en revanche, mis en évidence un quelconque péril, «les concentrations de CO2 et de radon n'étant pas anormales dans une telle grotte [...].» La France a dû alors se résoudre à retirer sa demande d'urgence.

En voulant forcer un simple «goulet» administratif, les Français ne s'étaient-ils pas fourvoyés ? Avaient-ils été mal conseillés par de hauts responsables ? Le choix de la procédure d'urgence était-il opportun ? Toujours est-il que le dossier repart aujourd'hui de zéro. Il va être à nouveau expertisé, ce qui devrait prendre pas moins de 18 mois. Ainsi, le verdict du Comité du patrimoine mondial de l’Unesco n’est pas attendu avant l’été 2014.



SCIENCES ET AVENIR 25/1/2013

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Un ambitieux plan de restauration de 105 millions d'euros, dont 41,8 millions venant de l'Union européenne, a été lancé mercredi à Pompéi pour redonner tout son lustre au célèbre site archéologique. Celui-ci a été mis à mal par des écroulements à répétitions et des scandales de corruption.

Le "Grand Projet Pompéi", annoncé en octobre 2011, a été lancé en grande pompe en présence des ministres italiens de la Culture Lorenzo Ornaghi et de l'Intérieur Anna Maria Cancellieri, ainsi que du commissaire européen en charge de la politique régionale Johannes Hahn et du président de la région de Naples Stefano Caldoro.

"Il s'agit d'un premier pas. Les travaux ont vraiment commencé, ce n'est pas seulement une annonce de façade", a expliqué M. Hahn, qui a lui-même parcouru le site de long en large durant deux heures.

A la fin des travaux, prévue pour le 31 décembre 2015, est attendue une augmentation notable de la fréquentation touristique du site, qui devrait selon les estimations passer de 2,3 millions de touristes annuels actuellement à 2,6 millions en 2017. Une manne bienvenue pour cette région sinistrée.

"Il s'agit d'une grande opportunité pour l'économie locale", a souligné M. Hahn. Ce projet "peut aider à créer de nouveaux emplois et à maintenir ceux déjà existants", a-t-il ajouté.

Située près de Naples, Pompéi, ensevelie sous les cendres par l'éruption du Vésuve le 24 août 79, constitue l'ensemble le mieux conservé d'une ville de l'époque romaine. Elle est classée au patrimoine mondial de l'Humanité par l'UNESCO depuis 1997.




ROMANDIE 6/2/2013

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TOKYO - Le Mont Fuji, plus haut volcan du Japon, devrait être inscrit par l'Unesco en juin au patrimoine mondial après avoir été jugé admissible dans cette liste de biens naturels et culturels par un comité spécial, selon le gouvernement japonais.

Symbole de l'archipel, le Mont Fuji (Fuji-san pour les Nippons), qui culmine à 3.776 mètres, est une pièce maîtresse de l'iconographie du Japon, l'emblème des paysages traditionnels japonais, un lieu culturel autant sinon plus qu'un site naturel.

Son inscription devrait être officialisée en juin lors d'une réunion au Cambodge de l'Organisation des Nations unies pour l'Education, les Sciences et la Culture (Unesco), après que le Conseil international pour les sites et monuments (Icomos) l'a recommandé.

Volcan encore actif dont les sources chaudes font les délices des Nippons, le Mont Fuji s'étend sur quelque 70.000 hectares à une centaine de kilomètres au sud-ouest de Tokyo, englobant 5 lacs, les chutes de Shiraito et huit grands sanctuaires shintoïstes.

Si de ce cône quasi parfait est admis au patrimoine mondial, ce sera le 17e site du Japon à rejoindre cette liste des biens culturels et naturels distingués, le précédent étant la région historique d'Hiraizumi dans la préfecture d'Iwate au nord-est de l'archipel, enregistrée en juin 2011. Les sanctuaires et temples de Nikko ont quant à eux été inscrits en 1999.

La Liste du patrimoine mondial est régi par un traité international destiné à encourager l'identification, la protection et la préservation du patrimoine mondial culturel et naturel considéré comme ayant une valeur exceptionnelle pour l'humanité.

Parmi les actuels 962 biens constituant ce patrimoine, figurent la colline et la basilique de Vézelay (Yonne, centre de la France), le Mont-Saint-Michel et sa baie (ouest de la France), la Grande Muraille de Chine, l'Acropole d'Athènes ou encore le centre historique de Cesky Krumlov (République Tchèque).

ROMANDIE 1/5/2013

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Le célèbre Mont Fuji figure désormais sur la liste du patrimoine mondial de l'UNESCO.

La décision est intervenue samedi, au deuxième jour d'une session qui se déroule entre vendredi et dimanche à Phnom Penh, la capitale du Cambodge, où 30 candidatures sont examinées par le comité de l'UNESCO en charge du patrimoine mondial.


 Le mont Fuji vu depuis le Kawaguchiko. - Photo : Fg2 / domaine public




Le Mont Fuji, le sommet le plus élevé de l'Archipel, est un site sacré depuis plusieurs siècles et une source permanente d'inspiration pour l'art et la culture du Japon.


Le mont Fuji vu de la région des cinq lacs, dans la préfecture de Yamanashi. - Photo : Fg2 / domaine public
Le gouvernement nippon a recommandé en janvier 2012 l'inscription de ce site, remarquable par ses paysages et sa dimension historique, sur la liste du patrimoine mondial.

L'UNESCO a également retenu la forêt de pins de Miho-no Matsubara, située en bord de mer à 45 km environ du Mont Fuji, autre recommandation du gouvernement japonais.






NHK WORLD 22/6/2013

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Lors de la 37e session du Comité du patrimoine mondial, l’Unesco a inscrit ce 21 juin le premier site naturel de Namibie sur la Liste du patrimoine mondial. Le désert de dunes nommé Erg du Namib s’étend sur plus de 3 millions d’hectares le long de la côte atlantique.

Réuni actuellement pour sa session annuelle à Phnom Penh, le Comité du patrimoine mondial de l’Unesco doit examiner jusqu’au 27 juin au total l’inscription de 31 sites naturels et culturels au patrimoine mondial. La liste compte à ce jour 962 noms dans 157 pays. Parmi les candidats, il y a trois pays africains qui avaient déposé un dossier : le Niger espère que la ville d’Agadez sera distinguée pour sa «valeur universelle exceptionnelle». D’ores et déjà, l’Unesco avait donné son accord pour une extension du Parc naturel du Mont Kenya, inscrit sur la Liste dès 1977. La superficie ajoutée au Parc national correspond à la voie traditionnelle de migration des populations d’éléphants entre le mont Kenya et l’écosystème Somali/Masai. Il s’agit d’une zone centrale de près de 20 000 hectares et d'une zone tampon de presque 70 000 hectares.


 Les dunes de Sossusvlei font partie de l'Erg du Namib, premier site naturel de Namibie à faire son entrée au patrimoine mondial.Olivier PEYRE / FLICKR



Avec l’Erg du Namib, l’Unesco distingue un paysage d’une beauté exceptionnelle. Ce désert de dunes de plus de trois millions d’hectares représente un site unique au monde : «L’endroit est exceptionnel, car les dunes sont constituées de matériaux venus de loin, transportés depuis l’intérieur de l’Afrique australe par les cours d’eau, les courants océaniques et le vent…» Des vastes champs de dunes influencés par le brouillard environnant, voilà une autre caractéristique ce cet écosystème exceptionnel. «Le brouillard est ici la principale source d’eau, contribuant à un environnement unique à une telle échelle, où invertébrés, reptiles et mammifères endémiques s’adaptent à une grande variété de microhabitats et de niches écologiques toujours changeantes.»

Parmi les autres sites inscrits lors de la session 2013 se trouve le Tianshan au Xinjiang en Chine qui appartient à l’une des sept plus grandes chaînes de montagnes du monde. Le site s’étend jusqu’au désert de Taklimakan, un des plus grands et plus hauts déserts du monde, célèbre pour la diversité de ses formes dunaires et sa capacité à produire de nombreuses tempêtes de poussière. En Europe, c’est le mont Etna, l’un des volcans «les plus emblématiques et les plus actifs du monde» qui a été inscrit sur la Liste : «Sa notoriété, son importance scientifique et ses valeurs culturelles et pédagogiques sont d’importance mondiale».

En plus des nouvelles inscriptions, le Comité du patrimoine mondial de l'organisation onusienne avait inscrit le 20 juin six sites syriens sur la liste du patrimoine mondial en danger. L’inscription vise à mobiliser la communauté internationale pour préserver ces sites d’une valeur universelle exceptionnelle pour l’humanité tout entière, dont les anciennes villes d’Alep, de Damas et de Bosra et le site de Palmyre.

La 37e session du Comité du patrimoine mondial se terminera le 27 juin à Angkor.


RFI 21.06.2013

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