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Substances radioactives dans 1es stations d'épuration de 16 préfectures

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Substances radioactives dans les dépôts de stations d'épuration d'eau de 16 préfectures




Au Japon, seize préfectures ont décelé des matières radioactives dans les dépôts de leurs stations d'épuration d'eau depuis l'accident survenu en mars à la centrale nucléaire Fukushima Dai-ichi.

Par le biais d'interviews, la NHK a constaté qu'au moins 22 des 47 préfectures de l'Archipel ont procédé à des analyses des boues afin de vérifier la présence éventuelle de substances radioactives. Dans 16 d'entre elles, allant du Hokkaido à Osaka, des éléments radioactifs ont été détectés.

Le niveau du césium radioactif était le plus élevé dans la ville de Fukushima où il a atteint 447 mille becquerels par kilo. Vient ensuite Tokyo avec 55 mille becquerels et Maebashi, une ville au nord de Tokyo, où l'on a enregistré 42 800 becquerels.

Des terres détrempées par la pluie contenant des substances radioactives se sont transformées en boues contaminées qui sont stockées dans les stations d'épuration d'eau.

A l'heure actuelle, le Japon ne dispose pas de directives chiffrées en matière de boues contaminées, ce qui constitue un nouveau problème.

nhk 14/06/2011

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Commentaire sur le problème de l'eau contaminée

Dans notre commentaire d'aujourd'hui, nous avons interviewé Akio Koyama, professeur à l'institut de recherche sur les réacteurs nucléaires, qui dépend de l'université de Kyoto. Nous avons évoqué avec lui le traitement de l'eau hautement radioactive, qui est considéré comme une étape essentielle à la résolution des problèmes à la centrale de Fukushima.

Akio Koyama :
Tepco, la Compagnie d'électricité de Tokyo, ne pourra pas passer à l'étape suivante ou progresser selon le calendrier qu'elle s'est fixée sans avoir résolu ce problème. Il y a beaucoup de travail à fournir pour refroidir le carburant des réacteurs 1, 2 et 3 et les barres de combustible usagé. Les techniciens doivent entrer dans les bâtiments des réacteurs et des turbines. Mais la présence d'eau hautement radioactive freine leurs travaux.
La quantité d'eau contaminée augmente tous les jours, au fur et à mesure de refroidissement des réacteurs. Le pire des scénarios serait que cette eau se déverse dans l'océan. Son traitement est donc des plus urgent.

Radio Japon :
Que faudra-t-il faire une fois que le traitement aura commencé ?

Akio Koyama :
Le plus important sera la gestion des substances radioactives retirées de l'eau. Le système utilisé cette fois fonctionne en utilisant de la zéolite, un minéral qui absorbe du césium, et différents agents chimiques pour isoler les autres substances radioactives. Cela signifie qu'il restera d'importantes quantités d'absorbants et de dépôts très contaminés. Quand les 100 000 tonnes d'eau radioactive seront traitées, les résidus représenteront 2 à 3 pour cent de ce volume. Cela signifie qu'il restera 2 à 3000 tonnes de déchets très contaminés.

Le pire est que le niveau de radioactivité de ces déchets est 100 à 1000 fois supérieur à celui de l'eau contaminée. Or, pour l'instant, il n'y a aucun projet de traitement de ces déchets. S'en occuper représentera une tâche importante.

RJ :
C'était Akio Koyama, professeur à l'institut de recherche sur les réacteurs nucléaires, qui dépend de l'université de Kyoto.


NRJ 17/06/2011

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