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BelleMuezza

TUNISIE : les décors construits pour Star WARS "La menace fantôme" menacés par les dunes de sable

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 Les décors de Mos Espa construits en Tunisie pour filmer la Menace fantôme sont menacés par l'avancée des dunes.


 Ce n’est pas une menace fantôme. À Chott el-Gharsa, en Tunisie, l’avancée des dunes menace d’engloutir Mos Espa. Cette grande rue en « T » a été construite en 1997 pour les besoins du tournage de l’épisode 1 de Star Wars, la Menace fantôme.


 LucasFilm


l s’agit d’une vingtaine de bâtiments que le scénario du film situe sur la planète Tatooine. Et c’est à Mos Espa que les chevaliers Jedi Qui-Gon Jinn et Obi-Wan Kenobi font la connaissance du jeune prodige Anakin Skywalker, futur Dark Vador.

Pour les fans de la saga, les décors, toujours debouts, sont devenus un lieu de pèlerinage. Pour les géologues, ce sont des marqueurs visibles depuis le ciel et qui permettent de mesurer l’inexorable avancée des dunes de sable. Et leur verdict est implacable : la ville est menacée.


L’étude vient d’être publiée dans la revue Geomorphology. Les chercheurs se sont basés sur l’analyse d’images satellitaires de la région, prises en 2002, 2004, 2008 et 2009. Ils notent qu’en 1997, quand fut tournée la Menace Fantôme, la dune en forme d’arc de cercle était à 140 mètres environ des décors : aujourd’hui, seuls 10 mètres la séparent de Mos Espa.


 Mos Eisley, l'autre fameuse ville de Tatooine. Crédit Kobal/ The Picture Desk/ AFP.

Après avoir affuté leurs calculatrices, les scientifiques ont évalué le taux de migration du sable à 50 m3 par mètre et par an. Une progression qui n’est pas surprenante en soi. «Ce sont les chiffres que pouvaient attendre quiconque s’est embêté à faire ce type de mesures», s’amuse Ralph D. Lorenz, l’un des auteurs de l’étude, physicien à l’uinversité Johns Hopkins (Maryland, États-Unis).

Les dunes de «Tatooine» ne sont en effet pas les plus rapides du monde, ce record étant détenu – en tout cas sur Terre – par celles au nord du Tchad, dans la dépression du Bodélé (désert du Sahara). Elles progressent, elles, au rythme de 1000 m3 par mètre et par an. Une avancée qui est fonction du relief de la région, de la force du vent, et de la composition du sable – les grains du Bodélé ressemblant presque à de petites coquilles creuses, qu’Éole déplace avec grande facilité… 


SCIENCES ET AVENIR 23/7/2013

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